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Avis de soutenance de thèse _ Vincent Serantoni

Vincent Serantoni
Soutiendra sa thèse
Analyse thermomécanique du système vasculaire de surface - Application au pied diabétique
lundi 14 octobre à 14h, Amphithéâtre Jean-Jacques Moreau au LMGC (860 rue St Priest - 34090 Montepllier)
 
 
Devant le jury est composé de :
 
M. Xavier Balandraud, Professeur, Institut Pascal, Sigma, Clermont-Ferrand, Rapporteur
Mme. Agnès Hartemann, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier, Hôpital La Pitié-Salpêtrière, Paris, Rapporteur
M. Yohan Payan, Directeur de Recherche CNRS, TIMC-IMAG, Grenoble, Examinateur
M. Hervé Louche, Professeur, LMGC, Directeur
M. Franck Jourdan, Professeur, LMGC, Co-directeur
Mme. Ariane Sultan, Professeur des Universités - Praticien Hospitalier, PhyMedExp, Montpellier, Co-encadrante
 
Résumé : 
Le diabète est une maladie chronique et un problème majeur de santé publique avec 422 millions d’adultes diabétiques dans le monde en 2017. Il constitue une pathologie grave, notamment par la sévérité de ses complications micro-vasculaires (rétinopathie diabétique, néphropathie diabétique, neuropathie) et macro vasculaires (cardiopathie ischémique, artériopathie périphérique). Parmi ces complications, le « pied diabétique » est un problème médical, social, humain et économique majeur. Il a un retentissement sévère à la fois pour la personne diabétique (sa qualité de vie, sa durée de vie), mais aussi pour la société en engendrant un coût économique important. Au travers de cette thèse de doctorat on s’intéresse à relier cette pathologie, ainsi que ses complications, à la température de la peau. En évaluant les mécanismes en partie responsables des deux principales complications, que sont la neuropathie périphérique (atteinte des nerfs) et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (atteinte des structures vasculaires), ainsi que les effets de ces dernières sur le corps, on montre qu’il est possible de relier les variations de la température cutanée à l’état pathologique des patients grâce à l’évaluation des mécanismes de thermorégulation encore actifs. Ces travaux reposent sur : (i) des modèles numériques permettant de relier les variations du débit sanguin aux variations la température cutanée ; (ii) une importante phase de métrologie pour l’utilisation précise d’une caméra infrarouge micro-bolométrique ; (iii) le développement d’un protocole expérimental permettant l’activation des mécanismes de thermorégulation ; (iv) la quantification de l’intensité de ces mécanismes en fonction de différents groupes de sujets, pathologiques ou non.