GLIN102 - TD/TP séance 1 : L'environnement de travail
Durée : 3h00
Objectifs
- Prendre en main son environnement de travail (Linux CentOS et Windows)
- Savoir se connecter à son compte
- Connaître les bases des environnements Linux et Windows
- Connaître les bases du système de gestion de fichiers Linux et Windows
- Savoir utiliser l'interface graphique pour des opérations sur les fichiers
- Savoir utiliser la ligne de commande pour des opérations sur les fichiers
Au menu
- Consignes
- Connexion au système Linux
- Prise en main de l'environnement de travail
- Déconnexion
- Généralités sur les applications
- En vue de l'inscription pédagogique (P. I. E.)
- L'arborescence des fichiers
- Le système de gestion de fichiers, en mode graphique
- La gestion des fichiers en ligne de commandes Linux
- La gestion des fichiers en ligne de commandes Windows
- Quotas et restrictions sur les fichiers (important, lire attentivement !)
- À retenir
A. Consignes (5 min) ↑ 
Lisez attentivement cet énoncé de TP/TD
en suivant les instructions.
En cas d'interrogation,
faites appel à l'enseignant qui est là pour vous répondre,
que ce soit pour en savoir plus sur un des points abordés pendant le TP, ou
pour savoir comment effectuer une des tâches demandées (numérotées pour pouvoir
y faire référence simplement).
Surtout
ne restez pas bloqué sur une des questions
(en particulier
H35 ou
H36 pour lesquelles l'enseignant peut vous aider).
Si vous terminez en avance (et seulement dans ce cas), vous pouvez
vous intéresser aux cadres
"pour approfondir".
Entre parenthèses, à côté des titres de sous-sections, est indiqué
le temps que vous avez dû passer à effectuer les étapes précédentes.
Certains liens font apparaître des
info-bulles quand vous passez la souris
dessus : soyez curieux ! La plupart de ces liens conduisent vers
un article Wikipédia. Cliquez dessus si vous avez besoin d'une définition plus
détaillée que celle de l'info-bulle, ou bien seulement pour la culture si vous
avez le temps.
Retenez l'emplacement de ces pages ! Elles vous serviront d'
aide-mémoire pour
votre utilisation des machines de RezUFR, sous Linux comme sous Windows.
Vous devez préalablement avoir réalisé la
procédure
d'ouverture de compte RezUFR.
B. Connexion au système Linux (10 min) ↑ 
Par défaut les machines sont allumées sous un environnement Linux,
mais dans les salles 4 à 6 et 10 à 17 du bâtiment 6,
ainsi qu'au bâtiment 4, 19 et 25, le système Windows est aussi
installé.
Avant de commencer le TP sous le système Linux, mentionnons le
processus d'accès à Windows, que vous pourrez tester en fin de TP
si vous êtes dans une des salles équipées de ce système.
Il faut tout d'abord arrêter proprement Linux en appuyant simultanément
sur
CTRL,
ALT et
Suppr (une seule fois suffit).
Le système Linux arrête alors progressivement toutes ses composantes et la
machine est réinitialisée (appel au bios, etc).
Au moment où la machine est réinitialisée,
vous avez 5 secondes pour choisir de lancer Windows à l'aide des touches
de direction puis Entrée avant que Linux se lance.
Revenons à l'écran noir d'
accueil Linux.
On commence par appuyer simultanément sur les touches
ALT et
flèche haut.
Ceci assure de pouvoir accéder à l'ensemble
des
périphériquesdispositif
matériel assurant la communication entre l'unité centrale de l'ordinateur et l'utilisateur. :
disquette, CD-ROM, clé USB...
Remarques sur l'entrée du mot de passe :
Le système peut déclarer que l'identifiant (login) est invalide
alors que c'est le mot de passe qui a été mal entré.
D'autre part il est tout à fait normal qu'aucun caractère ne s'affiche à l'écran
(même pas des étoiles, cela permet de garder secret aussi la longueur du mot de passe)
lorsque vous tapez le mot de passe.
Entrez alors identifiant et mot de passe
(choisis lors de
l'inscription
à RezUFR, l'identifiant est généralement la première lettre du prénom suivie du nom).
Si le mot de passe est accepté, votre poste de travail vous propose un menu principal.
Pour vous déplacer dans celui-ci, utilisez les
flèches haut/bas.
Pour sélectionner une option, appuyez sur la touche
Entrée.
Pour revenir au menu principal (si vous avez accédé à un sous-menu), utilisez la
flèche gauche.
Choisissez l'
option connexion en mode graphique (celle qui est proposée par défaut).
La première connexion est longue car des fichiers de paramétrage de l'environnement sont créés.
C. Prise en main de l'environnement de travail (10 min) ↑ 
Si l'environnement graphique par défaut n'est pas l'environnement KDE, déconnectez-vous puis reconnectez-vous, et dans le menu principal, sélectionner "Configuration de votre environnement" puis "Choix de l'environnement graphique" et enfin "KDE".
C1Observez l'environnement, qui est assez semblable au système Windows :
C2Observez aussi le système
de bureaux virtuels (l'accès à ces bureaux se fait en cliquant sur un des quatre petits rectangles
indiqués dans l'image ci-contre, celui qui est actuellement au premier plan est indiqué par une couleur différente).
C3Lancez le navigateur
webprogramme permettant de consulter des sites web sur internet.
Mozilla Firefox dans le bureau 1 (lors du premier lancement une page
s'affiche par défaut).
C4Lancez un des logiciels de la suite bureautique Open Office dans le bureau 4 :
plusieurs logiciels sont disponibles dont
Word Processor Writer pour le traitement de texte,
Spreadshsheet Calc pour le tableur et
Presentation Impress pour les présentations électroniques.
C5Passez du bureau 1 au bureau 4.
C6Revenez au bureau 1 et dans le navigateur,
cliquez sur l'icône de la page de démarrage (une petite maison, comme ci-dessous dans
les deux navigateurs web
Mozilla Firefox 3
et
Microsoft Internet Explorer 7)
qui, sur les machines où vous vous trouvez, est celle de
RezUFR (bourrée d'informations)
Le gestionnaire de cette interface graphique est
l'
environnement de bureau
KDE. Ceci explique en particulier pourquoi
de nombreux programmes s'appellent KQuelquechose, et le menu d'accès aux applications,
situé sur un des bords de l'écran (et similaire au
Menu Démarrer de Windows), s'appelle
Menu K
(voir la copie d'écran plus haut).
b) Le bureau Windows
Tout comme pour le bureau KDE, l'apparence du bureau graphique de Windows
est
itinérante, c'est-à-dire que vous retrouvez cette même apparence
quelle que soit la machine de RezUFR que vous utilisez sous Windows.
Cette configuration est en effet
enregistrée dans votre espace personnel
dans un répertoire caché du nom de SMBRezUfrprofile.
Donc, ne supprimez ce répertoire qu'en cas d'absolue nécessité
(cela remettrait à zéro votre config Windows ainsi que le contenu sur votre bureau Windows).
Il arrive de temps en temps qu'une application Windows boude et refuse alors toute interaction
avec l'utilisateur. Dans ce cas, il faudra en général faire son deuil des données manipulées par
ce programme et non sauvegardées, et prendre la dure décision de terminer sauvagement
l'exécution de ce programme. Appuyez conjointement sur les
touches
CTRL ALT Suppr,
puis choisissez
Gestionnaire de tâches puis l'onglet
Applications, puis
sélectionnez l'application fautive et enfin demandez au système de l'arrêter (bouton
Fin de
tâche).
D. Déconnexion (5 min) ↑ 
Remarque sur la déconnexion :
pour aller chercher une impression par exemple, on peut souhaiter éviter de se déconnecter
et simplement verrouiller l'écran (dans le menu K, essayez...). Toutefois, ne pas utiliser le verrouillage d'écran pour réserver
une machine (c'est mal!). Si l'utilisateur d'un poste de travail verrouillé est manifestement absent, la solution violente
est d'appuyer
simultanément sur
CTRL,
ALT et
Retour arrièrebackspace en anglais pour
"tuer"
le serveur Xlogiciel qui gère environnement graphique.
Maintenant que vous avez eu ce premier aperçu de l'environnement graphique,
D1déconnectez-vous (
Menu K,
Quitter) puis
D2effectuez à nouveau une connexion en mode graphique.
Attention : le poste de travail ne doit jamais être laissé avec une connexion active,
pensez à vous déconnecter lorsque vous quittez la salle.
Sous Windows
Pour fermer votre session de travail sur la machine :
menu Démarrer →
Fermer la session.
Normalement, la machine doit redémarrer sous Linux. Si ce n'est pas le cas,
demandez-lui de redémarrer en utilisant la combinaison de touches
CTRL ALT Suppr
puis choisissez
Arrêter le système et ensuite
Redémarrer.
E. Généralités sur les applications (10 min) ↑ 
En plus des petits utilitaires habituellement fournis avec KDE ou Windows (éditeur de textes, calculatrice, etc.),
une
liste des applications disponibles sur les machines RezUFR se trouve
ici.
Toutes les applications partagent la notion de
fenêtreélément
de l'interface graphique, portion rectangulaire de l'écran dédiée à l'affichage de tout ou partie
d'un logiciel.
Remarque sur les bandeaux :
il se peut que pour une raison quelconque l'accès au bandeau
d'une fenêtre soit impossible : l'appui sur
ALT + clic gauche souris permet le déplacement de la fenêtre
et ALT + clic droit permet de retailler la fenêtre.
Testez-le !
Chaque fenêtre possède une
zone bandeau supérieur
avec dans le coin supérieur gauche une icône
Menu (pour Linux)
et dans le coin supérieur droit les icônes
réduire,
maximiser et
fermer.
Des
poignées de redimensionnement apparaissent
si l'on passe la souris sur la périphérie
(elles permettent de "retailler" la fenêtre).
E1Testez !
La zone centrale de la fenêtre est l'
espace application
(avec des spécificités liées à l'application).
Si l'application possède des
menus, appuyer sur la touche
ALT + lettre soulignée permet d'y accéder,
les touches de directions permettent d'y naviguer.
Une seule application a le
focus : celle dont le bandeau est
bleu
(pour l'environnement par défaut).
E2Faites divers tests en cliquant sur le bandeau d'une fenêtre
(clic gauche, droit, milieu) et notez les observations.
Remarque sur le changement de fenêtre : vous pouvez utiliser les touches ALT + TAB pour passer d'une fenêtre à une autre.
Le clic droit de la souris fait apparaître
un
menu contextuel
(qui s'adapte donc selon l'endroit où le clic a été opéré).
E3Testez-le :
F. En vue de l'inscription pédagogique (Parcours Individuel d'Étude) (5 min) ↑ 
Les inscriptions pédagogiques (P. I. E.) seront ouvertes à partir de mardi. Cette inscription se fera à partir de votre page personnelle de RezUFR.
La procédure est détaillée sur la
page suivante.
Si vous rencontrez des problèmes pour vous connecter, signalez-vous à votre encadrant de TP
G. L'arborescence des fichiers (5 min) ↑ 
L'
arborescence des fichiers correspond à leur organisation à l'intérieur de
dossiers
(ou
répertoires,
directory en anglais), eux-mêmes contenus dans d'autres dossiers.
Le dossier contenu dans aucun autre s'appelle la
racine. On appelle
adresse absolue l'adresse d'un fichier depuis la racine dans l'arborescence.
Sous Linux, il n'y a qu'une racine, notée
/, et c'est
aussi le
slash "/"Appuyez
simultanément sur Shift et : pour taper ce caractère qui indique l'inclusion d'un sous-répertoire.
Par exemple, dans l'arborescence Linux
de gauche de l'image ci-contre, un fichier
temporaire.txt placé
dans le dossier
tmp a pour adresse absolue
/tmp/temporaire.txt.
Remarquez et
G1mémorisez que l'adresse absolue
d'un fichier commence donc toujours par un slash !
Sous Windows en revanche,
chaque lecteurdisque dur,
lecteur disquettes, lecteur DVD, lecteur CD, clé USB, disque dur externe, ou même
une partition, c'est-à-dire une portion de disque dur. a une racine nommée par une lettre. Le
disque dur principal est en général appelé
C:. Les adresses absolues
se notent alors en utilisant
l'
antislash "\"Appuyez
simultanément sur ALTGr et 8 pour taper ce caractère pour indiquer
l'inclusion d'un sous-répertoire.
Par exemple, dans l'arborescence Windows de droite de l'image ci-contre, un fichier
temporaire.txt placé dans le dossier
Downloads a pour adresse absolue
C:\Downloads\temporaire.txt.
Attention, Linux fait la différence entre les majuscules et les minuscules
dans les noms de fichiers et dossiers, contrairement à Windows !
Ainsi,
C:\temp.txt et
C:\Temp.txt
correspondent au même fichier mais
/temp.txt et
/Temp.txt sont différents.
Vous pouvez aussi faire le rapprochement entre les adresses Linux et les
URLadresse d'une page web,
par exemple
http://www.ufr.univ-montp2.fr/site/scolarite.php où
scolarite.php est un fichier dans le dossier
site lui même
contenu dans le site web
http://www.ufr.univ-montp2.fr. Là aussi les majuscules sont
interprétées différemment des minuscules.
Un nom de fichier se termine généralement par un point suivi de quelques lettres, qui forment
l'
extension du fichier et indiquent généralement le
formatformat = non
seulement le type du fichier (image, texte, etc.) mais aussi la façon dont il est codé du fichier. Par exemple,
truc.mp3 est vraisemblablement un son mp3,
machin.jpg une image JPEG.
Attention ceci n'est qu'une indication puisqu'il est tout à fait possible de renommer un fichier son
truc.mp3 en
truc.jpg. Les systèmes d'exploitation se fondent généralement
sur l'extension pour savoir avec quel programme ouvrir un fichier.
Certains dossiers sont protégés par des
permissions d'accès, de lecture, d'écriture.
Par exemple, sous Linux, un espace commun est
accessible à tous les étudiants (possible d'y lire
les fichiers mais impossible d'y écrire) :
/commun.
Vous avez le droit de lire et écrire des fichiers dans votre répertoire personnel
/auto_home/[login]
où "[login]" est votre identifiant.
De façon similaire, sous Windows, l'espace commun accessible à tous les étudiants est
P:,
et l'espace personnel est dans
Z:. Les informations de taille (en Go) du disque
Z: représentent non la taille de votre espace personnel,
mais la taille du disque stockant les fichiers personnels des utilisateurs de RezUFR, dont les vôtres
(vous pouvez être sur l'un des trois disques
NFS disponibles).
Enfin, le lecteur
Y: contient toutes les applications Windows disponibles sur l'ensemble du réseau
géré par RezUFR. Par exemple vous pouvez essayez Cabri (géométrie dynamique), ClustalX (alignement de
séquences d'ADN), ou un autre logiciel proche de votre discipline d'étude. Pour savoir à quoi
correspond un logiciel, visitez la page
http://rezufr.info-ufr.univ-montp2.fr/cgi-bin/logiciels/recherche_logiciels.cgi.
H. Le système de gestion de fichiers, en mode graphique (45 min) ↑ 
Passons à une mise en pratique de ces informations sur les arborescences
avec les instructions suivantes.
L'idée générale est qu'à partir d'une base d'albums de musique,
on veut produire une sélection de titres que l'on mettra sur une clé USB/mp3
(c'est-à-dire faire une "compilation" de titres préférés).
a) Installations (configuration)
Vous devrez utiliser les logiciels suivants :
- Konqueror (= gestionnaire de fichiers,
browser en anglais) pour naviguer dans vos fichiers
(Menu K → Internet → Konqueror),
- Kate (= éditeur de textes) pour ouvrir ou écrire des fichiers de textes
(Menu K → Utilitaires → Éditeurs de texte → Kate),
- Terminal (interpréteur de commandes) qu'on verra dans la
section suivante
(Menu K → Système → Terminal).
S'il n'existe pas de raccourcis pour ces logiciels dans votre barre de programmes (à côté du menu K),
H1il faut les installer .
Pour installer un logiciel dans votre barre de programmes,
il faut d'abord le trouver dans les programmes disponibles.
Lorsqu'on a trouvé, avec un clic droit choisir
ajouter au tableau de bord principal,
l'icône du logiciel apparaît alors dans le menu pied de page à droite.
Avec un clic droit sur elle et et le choix
déplacer le bouton <<[nomlogiciel]>>
vous pouvez ramener l'icône du logiciel vers la gauche avec les autres.
b) La hiérarchie des fichiers et l'interface KDE
-
H2Lancez le logiciel Konqueror puis ouvrez une fenêtre du Système de Gestion de Fichiers (SGF).
Pour cela faîtes un double-clic sur l'icône "maison" du bureau
(ou choisissez Menu K → Internet → Konqueror puis menu Aller &rarr Dossier personnel).
Vous avez une fenêtre qui vous montre la hiérarchie des fichiers dans
votre répertoire personnel
(appelé symboliquement home, d'adresse absolue /auto_home/[votre login]).
- Dans le menu affichage,
H3vous pouvez via le sous-menu type d'affichage
observer des présentations différentes :
icônes, affichage en arborescence, liste détaillée...
- H4Choisissez Liste détaillée.
Vous voyez pour chaque élément
de la liste des renseignements divers relatifs à sa taille,
son propriétaire, sa date de création, les droits attachés, ...
- Ceux que vous voyez ont été créés par le système à la création de votre compte.
Vous y adjoindrez librement ceux qui vous intéressent.
c) Création de répertoire, ouverture de répertoire
- Avec le clic droit de la souris dans la fenêtre du SGF
(ou via le menu Édition de cette fenêtre)
H5choisissez créer
un nouveau dossier,
H6nommez-le "GLIN102"
(Vous y mettrez tous les documents concernant cet enseignement).
- Pour pénétrer dans (= ouvrir) ce répertoire GLIN102,
H7double-cliquez sur l'icône
de la ligne qui lui correspond.
- La fenêtre change : elle est vide (pour l'instant).
Le bandeau Emplacement indique le nom du dossier concerné.
d) Navigation dans la hiérarchie et copie de répertoire
e) Répertoires et fichiers - rôle de l'extension
Vous venez de voir :
- comment un logiciel (l'éditeur) fabrique un fichier,
- que l'extension peut être arbitraire,
- et que les icônes de fichiers dans les fenêtres KDE du SGF
dépendent de l'extension du fichier.
f) Faire sa compilation musicale manuellement
-
H26Ouvrez le fichier GLIN102/TP-SGF/MP3/MaCompil.txt
(Kwrite, analogue à Kate, est appelé).
Il contient des lignes du type
[nom-de-dossier]/[nom-de-fichier]
il représente les morceaux que vous avez sélectionné et voulez
(dans l'ordre) dans votre compilation. Il faut donc recopier les
fichiers (qui normalement existent) des albums dans un répertoire
que vous nommerez "compil".
-
H27Créez un répertoire compil dans votre dossier MP3.
-
Pour chaque ligne du fichier MaCompil,
H28recopiez le fichier
désigné par cette ligne, depuis son emplacement actuel
vers le répertoire compil.
Pour cela utilisez la méthode glisser-déposer avec 2 fenêtres positionnées
l'une sur le répertoire de départ, l'autre sur le répertoire
destination (ici compil).
-
Remarque sur les noms de fichiers :
si vous avez 10 fichiers ou plus, pour assurer
leur classement dans l'ordre alphanumérique, mettez suffisamment
de zéros en début de numéro, par exemple 01_album1_titre1.mp3 si
vous avez moins de 100 titres, et 001_album1_titre1.mp3 si
vous en avez moins de 1000.
H29Renommez chaque fichier copié
en insérant devant le nom "[son numéro]_[nom du répertoire]_"
(par exemple Bach - Cello Suite 1.mp3 du dossier Classique Divers
deviendra 2_Classique Divers_Bach - Cello Suite 1.mp3.
Le numéro assure l'ordre alphanumérique, jusqu'à 9 au moins.
g) Recopier sa compilation sur une clé USB
Si vous avez une clé USB ou un lecteur MP3 à disposition, vous pouvez
essayer d'y copier les fichiers MP3 de votre compilation.
- H30Branchez votre clé USB
dans un des 2 ports USB en façade de votre ordinateur.
- Avec une fenêtre du SGF, H31allez
dans le dossier /media qui doit afficher le volume usb comme un sous-arbre.
- H32Copiez-y le dossier compil
par glisser-déposer.
I. La gestion des fichiers en ligne de commandes Linux (75 min) ↑ 
a) Intérêt de la ligne de commande
Il est possible de gérer les fichiers avec des commandes entrées par le clavier
au lieu d'utiliser la souris et une interface graphique.
L'intérêt d'utiliser un
interpréteur
de commandes est multiple :
- un utilisateur expérimenté est plus rapide avec la ligne de commande,
- il est possible de faire des opérations complexes sur plusieurs fichiers à la
fois,
- on peut enregistrer un
ensemble
d'opérations à effectuer dans un fichier texte
(= un script)
si on veut l'utiliser plusieurs fois, ou bien la transmettre à quelqu'un
qui cherche à effectuer les mêmes opérations,
- une liste d'opérations à effectuer peut donc se transmettre par une suite de
commandes à effectuer au lieu d'instructions (menus, clics, etc)
qui dépendront de l'apparence du système (utile pour dépanner quelqu'un
par courriel, même s'il ne parle pas la même langue),
- on peut effectuer facilement des opérations sur les fichiers à distance
(protocole SSH, on en reparlera plus tard...),
- les opérations sont enregistrées dans un historique, elles peuvent être
retrouvées et répétées,
- l'interface de la ligne de commande demande beaucoup moins de ressources
(microprocesseur, mémoire vive) qu'une interface graphique,
- n'afficher que quelques caractères blancs sur fond noir permet de
faire des économies
d'énergie sur des écrans cathodiques :o),
- ...
Remarque sur le terminal : pour
l'ouvrir depuis l'interface graphique, Menu K →
Système → Terminal.
Pour utiliser la ligne de commande,
soit on
se connecte directement en mode texte
comme vu dans un cadre pour approfondir ci-dessus,
soit, depuis l'interface graphique, on ouvre un terminal.
b) Apparence du terminal
Qu'y lisez-vous ?
- votre login tout d'abord
- un arobase "@"
qui signifie "at" en anglais, c'est à dire que A@B indique une
localisation de A dans/chez/sur B.
- le nom de la machine sur laquelle vous travaillez
- le nom du dossier courant dans lequel vous êtes situés. Quand le terminal vient d'être
lancé, c'est généralement votre home, donc "~".
c) Généralités pratiques sur la ligne de commande
Avant de passer à l'utilisation, quelques principes pratiques.
Comme toutes les commandes doivent être tapées
au clavier, des raccourcis ont été mis en place pour être plus rapide et efficace.
Ainsi :
- en tapant sur la touche
tabulationsur
la gauche du clavier, elle est parfois étiquetée par une flèche vers la gauche
et une vers la droite juste en dessous après avoir écrit le début
d'une commande ou d'une adresse de fichier ou dossier, il y a auto-complétion :
le système essaie de compléter la suite de la commande ou de l'adresse. S'il y a plusieurs possibilités,
il arrive qu'on doive appuyer à nouveau sur tabulation pour afficher la liste des diverses suites possibles
(puis entrer la lettre suivante, puis appuyer encore sur tabulation...).
- en utilisant la touche flèche du haut, on peut retrouver les commandes précédemment tapées
pour les réutiliser au lieu de les retaper. Les touches flèches du haut et du bas permettent
de naviguer dans cet historique.
-
Remarque sur les adresses relatives : un fichier peut avoir plusieurs
adresses relatives. Par exemple, si l'élève de login
fpignon est placé dans le dossier
/auto_home/fpignon/GLIN102 qui contient le dossier
MP3 et le fichier
bonjour.txt,
ce dernier, d'adresse absolue
/auto_home/fpignon/GLIN102/bonjour.txt a pour adresses relatives :
- ~/GLIN102/bonjour.txt
- ./bonjour.txt
- ../GLIN102/bonjour.txt (un peu tordu et pas vraiment utile, mais bon ça marche)
- ./MP3/../bonjour.txt (encore plus tordu et moins utile, mais ça marche toujours)
plutôt que de taper l'adresse absolue d'un fichier qui peut être très longue,
il est possible d'utiliser des adresses raccourcies appelées adresses relatives,
qui dépendent de l'état courant du terminal :
- si vous voulez désigner votre répertoire personnel ou home, vous pouvez le faire
avec le caractère tilde "~Pour
taper le caractère ~, appuyez simultanément
sur ALTGr et 2". Par exemple pour désigner le fichier info.txt
situé dans le home de l'élève qui a pour login fpignon, cet élève peut utiliser
l'adresse absolue /auto_home/fpignon/info.txt, ou l'adresse relative ~/info.txt
- si vous voulez désigner le dossier dans lequel vous êtes placé, ou dossier courant utilisez
le point ".". Par exemple, si vous êtes dans le dossier /commun/GLIN102/TP-SGF/,
vous pouvez désigner le fichier bonjour.txt qui s'y trouve par son adresse absolue
/commun/GLIN102/TP-SGF/bonjour.txt ou bien par l'adresse relative ./bonjour.txt.
- si vous voulez désigner le dossier parent de celui où vous êtes placé, utilisez les caractères :
"..". Par exemple si vous êtes dans le dossier /commun/GLIN102/TP-SGF/MP3 et que vous voulez désigner
le fichier /commun/GLIN102/TP-SGF/bonjour.txt, vous pouvez utiliser l'adresse relative
../bonjour.txt.
- Si un processus est bloqué, vous pouvez le forcer à s'arrêter (le "tuer") en appuyant
simultanément sur CTRL et C. Vous pouvez aussi le mettre en arrière plan
avec CTRL Z. Une autre façon de pouvoir continuer à utiliser le terminal
en laissant s'exécuter une commande en arrière plan est de penser à la lancer en la faisant suivre
de " &".
Petite mise en application directe de quelques un de ces principes :
- I1Ouvrez un terminal (Menu K → Système → Terminal).
- I2Tapez la lettre "k", puis appuyez sur Tab
jusqu'à ce que s'affiche la liste des commandes qui commencent par un "k".
- I3Ajouter la lettre "a", puis appuyez sur Tab
jusqu'à ce que s'affiche la liste des commandes qui commencent par "ka" (il y en a moins).
- I4En utilisant Tab et en ajoutant quelques lettres supplémentaires,
utilisez la complétion automatique pour écrire "kate", puis tapez sur Entrée.
Kate se lance.
- I5Revenez à la fenêtre de terminal et essayez de taper une commande.
Ce n'est pas possible. Commencez par I6tuer le processus Kate
en appuyant simultanément sur CTRL et C depuis le terminal.
- I7Relancez Kate depuis le terminal avec
la commande kate & de manière à pouvoir continuer à utiliser le terminal
alors que Kate est lancé.
d) Se déplacer, lister le contenu
Remarque importante sur les commandes : pour utiliser une commande,
on tape dans le terminal
son nom, suivi d'un espace, suivi de paramètres éventuels, séparés
par des espaces. Une conséquence est que ni le nom d'une commande, ni un des paramètres, ne
peut contenir d'espace (sinon le système ne saurait pas où commence et finit chaque paramètre).
Si une adresse contient un espace, il faut donc faire précéder cet espace
d'un antislash "\".
Par exemple l'adresse d'un dossier
Dossier important
qui se situerait à la racine se taperait :
/Dossier\ important.
Ce principe fonctionne aussi pour d'autres caractères spéciaux ("+", ";", "\" ...).
En général on évite de les utiliser dans les noms de fichiers ou dossiers.
Utilisons maintenant quelques commandes pour faire avec le terminal ce qu'on a fait précédemment
avec l'interface graphique. Les diverses commandes utilisées seront récapitulées à la fin du TP.
Pour vous en souvenir, vous pouvez penser au terme anglais qui désigne leur fonction,
et qui est souvent proche du nom de la commande, mais le mieux est de les retenir par la pratique.
- I8Tapez ls puis appuyez sur Entrée
(à chaque fois que vous tapez une commande, c'est appuyer sur Entrée qui permet de l'exécuter,
nous omettrons donc cette étape systématique par la suite).
ls fait la liste des fichiers et dossiers contenus dans le dossier courant.
- Tapez ls /commun/. Là, "/commun/" est un paramètre indiquant de quel dossier on
veut faire la liste des fichiers et dossiers. Remarquez qu'on n'a pas changé de dossier, on
est toujours dans le home.
- Pour connaître l'adresse absolue du répertoire courant,
I9tapez la commande : pwd
(print working directory en anglais, imprimer le répertoire de travail)
- Vous pouvez utiliser des options pour la commande ls, qui vont s'intercaler entre
la commande et l'adresse du dossier dont vous voulez avoir la liste des fichiers et dossiers.
I10Essayez ls -l /commun/
(les fichiers sont disposés en une jolie liste avec de nombreuses informations),
et I11ls -a /commun/
("a" pour "all" en anglais, permet d'afficher tous les fichiers
même les fichiers
cachésfichier qui n'apparaît pas dans l'affichage par défaut du contenu des dossiers,
dont le nom commence par un point)
- On va maintenant se placer dans le dossier /commun. On pourrait le faire
directement, mais on va le faire par étape en remontant jusqu'à la racine
et en redescendant vers /commun. La commande à utiliser est cd
("change directory" en anglais, "changer de dossier").
- I12Remontez dans le dossier parent : cd ..
(puisque ".." signifie "le dossier parent"),
I13encore une fois pour atteindre la racine : cd ..
(remarquez que le nom du dossier courant indiqué à gauche de l'endroit où vous tapez les commandes a changé).
I14Faites la liste des fichiers et dossiers
(on a vu la commande pour faire cela plus haut...)
pour voir si un dossier commun s'y trouve bien.
Puis I15placez-vous dedans : cd ./commun
(ou bien cd commun, "./"
peut être oublié pour désigner le dossier courant s'il n'y a pas d'ambiguïté). Si vous aviez voulu
procéder directement vous auriez pu, en étant placé dans votre home, utiliser l'adresse
absolue de ce dossier : cd /commun, ou son adresse relative qui avait moins d'intérêt :
cd ../../commun.
- I16Retournez dans votre home (cd ~ équivalent à cd),
I17affichez sa liste des fichiers et dossiers,
(les sous-répertoires sont en bleu, les fichiers exécutables en vert, les fichiers textes en noir).
Il contient un répertoire Desktop, I18allez-y
et listez ses fichiers et dossier.
La corbeille, où arrivent les fichiers que vous supprimez depuis l'interface graphique,
correspond au répertoire .local/share/Trash de votre home.
-
La navigation dans le manuel :
La touche Entrée permet de passer à la ligne suivante,
Espace de descendre à la page suivante,
b (pour before) sert à remonter dans le texte,
q permet de quitter le manuel.
Pour trouver un mot-clé dans le texte du manuel,
tapez /mot-clé puis Entrée. Puis appuyez sur
n pour trouver la prochaine occurrence du mot-clé (n pour next).
La commande man [NomDeCommande] permet de disposer d'une aide
sur l'utilisation d'une commande (manuel
d'utilisation). I19Essayez man ls pour
vérifier à quoi sert la commande "ls" et l'option "-a".
Parfois, le contenu de l'aide accessible par "man" est rédigé en anglais ; si vous préférez, vous
pouvez utiliser un moteur de recherche pour savoir à quoi sert une commande et obtenir un exemple
d'utilisation, mais rappelez-vous que contrairement au web, les pages du manuel sont toujours accessibles !
e) Supprimer
Maintenant qu'on sait se déplacer dans les dossiers et lister leur contenu, on va voir comment en supprimer,
en supprimant avec la ligne de commande les fichiers et dossiers copiés précédemment à l'aide de l'interface graphique.
- La commande rmdir sert à supprimer un dossier vide
("remove directory" en anglais, supprime dossier).
- I20Placez-vous dans le dossier ~/GLIN102/TP-SGF/
(que vous avez créé à une étape précédente du TP, en utilisant l'interface graphique).
- Essayez de I21supprimer le dossier MP3 qui s'y trouve
en utilisant la commande rmdir MP3.
Attention, si vous utilisez la commande rmdir chemin, le dossier à
l'adresse chemin doit être vide.
Sinon, la suppression est impossible et on vous répond :
rmdir: directory "chemin": Directory not empty.
- Pour supprimer un dossier non vide il faut donc utiliser la commande rm
("remove" en anglais, supprime), avec l'option -r
("r" pour "récursivement")
pour indiquer qu'on veut aussi supprimer tous les sous-dossiers et fichiers contenus.
I22Essayez donc : rm -r MP3. Ça fonctionne !
- La commande rm sert aussi à supprimer les fichiers.
Attention à ne pas vous tromper quand vous utilisez
la commande rm avec l'option -r, les conséquences d'une suppression
malheureuse peuvent être dramatiques.
f) Créer des dossiers
Maintenant que le dossier MP3 a été supprimé, vous allez le recréer.
g) Déplacer et copier
On va maintenant voir comment copier les fichiers du dossier
/commun/GLIN102/TP-SGF/MP3 vers votre répertoire
personnel en ligne de commande.
- mv chemin1 chemin2 permet de déplacer fichiers ou dossiers (move en anglais)
de l'emplacement chemin1 vers l'emplacement chemin2.
- Par exemple mv /commun/GLIN102/TP-SGF/MP3 ~/GLIN102/TP-SGF déplacera le dossier
MP3 vers l'endroit voulu dans votre dossier personnel.
I27Essayez de le faire !
- Problème : une erreur apparaît "Permission denied" vous n'avez pas le droit
de supprimer des dossiers à l'intérieur du dossier /commun
(on verra les droits d'accès au TP suivant).
- On utilise aussi la commande mv pour renommer fichiers ou dossiers :
mv ~/GLIN102/TP-SGF ~/GLIN102/tp1 sert à renommer le dossier TP-SGF en tp1.
I28Si vous avez exécuté cette commande,
exécutez la commande nécessaire pour redonner à ce dossier le nom TP-SGF.
- Pour des problèmes de droits d'accès, vous ne devez donc pas déplacer, mais plutôt
copier les fichiers et dossiers, en utilisant la commande cp
(copy en anglais) avec l'option -r ("r" pour "récursivement") s'il s'agit d'un dossier.
- I29Entrez donc la commande :
cp -r /commun/GLIN102/TP-SGF/MP3 ~/GLIN102/TP-SGF.
- I30Vérifiez que les fichiers
ont bien été copiés en listant le contenu du dossier
MP3 que vous venez de créer.
- I31Créez un dossier
compil dans ce dossier MP3.
h) Types de fichiers
Pour approfondir sur la visualisation d'un fichier :
pour avoir un aperçu d'un fichier vous pouvez aussi utiliser la commande cat
("catenate", "concaténer" en anglais) qui fait défiler tout le contenu
du fichier.
Voyons les commandes qui permettent d'avoir un aperçu du contenu des fichiers.
- La commande more ("plus" en anglais) permet d'afficher le contenu d'un fichier page par page.
- I32Utilisez-la pour voir le contenu
d'un faux MP3 : ~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Beethoven/Symphonie 9 Karajan.mp3,
et le contenu d'un vrai MP3 : ~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Beethoven/Sonate 14 extrait.mp3
- La commande file (fichier en anglais) permet de connaître
le type de fichier. Elle ne se fonde pas sur l'extension, mais sur une analyse du
contenu, qui est comparé aux formats de référence.
I33Essayez-la sur le vrai et le faux mp3 mentionnés à la question précédente.
i) Filtrer
Passons maintenant à la réalisation de la compilation.
-
Pour approfondir sur les filtres :
vous pouvez aussi utiliser les crochets pour désigner un caractère
parmi tous ceux entre crochets. Par exemple
[aeiouy] désigne
une voyelle quelconque,
[0-9] un entier,
[^0-9] un non-entier ("-" pour indiquer un intervalle,
"^" pour désigner le complémentaire). Si ces histoires de filtres vous intéressent,
il peut être utile d'en créer de plus compliqués en utilisant les
expressions régulières.
Le caractère joker "?" représente n'importe quel caractère, et "*" désigne une chaîne
d'un nombre quelconque (0 ou plus) de caractères quelconques. On peut utiliser ces
deux symboles pour filtrer des fichiers.
- Par exemple, vous souhaitez afficher la liste des fichiers du
dossier ~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Divers qui commencent par un "C",
c'est à dire les fichiers avec un "C" suivi d'une chaîne d'un nombre quelconque
de caractères quelconques. Pour cela, vous utilisez bien sûr la commande ls,
et vous intégrez astucieusement le symbole qui convient : ls ~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Divers/C*.
- I34Placez-vous dans le dossier
~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Divers/.
Utilisez un filtre du même genre pour I35n'afficher
que les fichiers d'extension mp3 dont le nom se termine par un "a".
- Plus compliqué maintenant : I36affichez seulement les fichiers
qui ont un "a" en deuxième position.
- Évidemment les filtres peuvent aussi s'utiliser avec la commande cp.
I37Copiez en une seule commande tous les fichiers contenant "2008" dans leur nom
vers le dossier ~/GLIN102/TP-SGF/MP3/compil/.
- Quand vous utilisez la commande cp chemin1 chemin2, si le chemin chemin2
ne correspond pas à un dossier existant, il sera interprété comme le nouveau nom de la copie du fichier (sinon le nom donné dans chemin1 est gardé).
Par exemple, pour copier dans compil le fichier
~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Beethoven/Symphonie 9 Karajan.mp3
en l'appelant 1_Beethoven_Symphonie 9 Karajan.mp3,
vous pouvez I38vous placer
dans le dossier ~/GLIN102/TP-SGF/MP3/ et utiliser la commande
cp ./Beethoven/Symphonie\ 9\ Karajan.mp3 ./compil/1_Beethoven_Symphonie\ 9\ Karajan.mp3
(remarquez par quoi sont précédés les espaces, relisez
ce cadre si vous ne comprenez pas pourquoi).
- De même,
I39copiez le fichier
~/GLIN102/TP-SGF/MP3/Classique Divers/Bach - Cello Suite 1.mp3
vers compil en le renommant
2_Classique Divers_Bach - Cello Suite 1.mp3.
Conclusion sur la ligne de commande Linux
Peut-être que les opérations en ligne de commande vous ont pris plus de temps que les mêmes opérations
avec l'interface graphique. Avec l'habitude, on devient beaucoup plus efficace avec la ligne de commandes
dont on n'a eu ici qu'un mince aperçu.
De plus, il est possible de faire de petits programmes
appelés
scripts pour automatiser encore
plus ces tâches.
Par exemple un script qui va lire dans le fichier
MaCompil la liste
des fichiers à copier, et les copie en indiquant automatiquement la numérotation.
Mais concevoir un tel programme est un travail d'informaticien
qui ne vous sera pas demandé ici.
J. La gestion des fichiers en ligne de commandes Windows (5 min) ↑ 
La ligne de commandes Windows n'est pas très connue de ses utilisateurs. Ce qui suit est indicatif,
testez-le quand vous aurez le temps si vous pensez être amené à l'utiliser.
Dans le
Menu Démarrer, choisissez
Exécuter, puis dans la petite fenêtre qui apparaît, entrez
cmd au clavier, suivi de la touche
Entrée.
La fenêtre qui apparaît est un terminal de commandes où il est possible de dialoguer avec le
système d'exploitation Windows par le biais de commandes tapées au clavier. Ces commandes
sont (en général) différentes de celle vues sous Linux (sinon ça ne serait pas drôle), et sont héritées
pour la plupart de
MS-DOS,
le système d'exploitation ancêtre de Windows sur les PCs.
Dans le terminal de commandes, tapez
help pour connaître la liste des commandes disponibles.
Pour de l'aide sur une commande spécifique, tapez
help nomCommande.
Comme sous Linux, les touches flèches en haut et en bas permettent de naviguer parmi les
commandes déjà tapées, et la touche
TAB réalise (sur la plupart des machines) la complétion
automatique de noms pour les fichiers et dossiers.
À l'aide des commandes
cd et
dir (équivalent de
ls sous Linux) déplacez-vous
vers le dossier correspondant à votre bureau
situé sur le lecteur
C: quelque part sous le dossier
Documents and Settings (à propos, pour
passer d'un lecteur à l'autre quand c'est nécessaire, il ne faut pas taper
cd mais simplement
taper le nom du lecteur sur lequel vous voulez vous rendre, par exemple
Z:, ensuite vous
pourrez jouer de la commande
cd pour vous rendre au bon endroit sur ce lecteur).
Une fois arrivé dans le dossier correspondant à votre Bureau, changez l'extension d'un fichier
notes.txt préalablement créé et placé sur le bureau en
notes.bmp (commande
ren),
attendez une demi-seconde et regardez ce qui se passe pour le fichier en question sur le bureau.
K. Quotas et restrictions sur les fichiers (5 min) ↑ 
Pour approfondir sur les quotas :
la commande
quota devrait permettre d'afficher l'espace restant
disponible.
Sinon, la commande
du permet de situer les répertoires et fichiers
qui occupent de la place (essayez par exemple
du -k *).
Votre espace personnel a une taille limitée à 30 à 50 Mo selon votre formation.
N'y stockez aucun fichier illégal (musique ou vidéo dont vous n'auriez pas les droits par exemple),
et faites-y le ménage de temps en temps. Lorsque 80% des quotas
sont atteints, un message est affiché lors de la connexion et faire du ménage
devient indispensable. En effet,
si la limite est atteinte, attention,
vous ne pourrez plus vous connecter en mode graphique
et tout fichier ouvert sera automatiquement transformé en fichier vide.
Il ne vous reste plus qu'à vous connecter en mode texte et à faire de la place sans vous tromper,
ou à remettre votre compte à zéro à l'aide du script de RezUFR accessible au moment
de la connexion, mais tous vos fichiers seront perdus.
Vous pouvez dès maintenant
K1supprimer (par la ligne de commande
ou l'interface graphique) le sous-répertoire TP-SGF
du dossier GLIN102 de votre répertoire personnel.
L. À retenir (5 min) ↑ 
Le principe le plus important à retenir de cette séance, qui sera d'ailleurs
présent en filigrane tout au long des TP suivants, est que
l'utilisation d'un ordinateur repose sur
certains principes
de fond dont la
forme de la réalisation dépend des paramètres du système,
dont nous avons juste vu un exemple aujourd'hui :
- l'apparence du clavier dépend de la langue et du type de matériel (PC fixe/portable)
- le bureau itinérant dans un système multi-utilisateurs Linux (système de bureaux virtuels) ou Windows (un seul bureau).
- la position du menu des applications, le style des fenêtres, dépend de l'interface graphique (KDE ou Windows)
- les commandes dépendent de l'interpréteur de commandes (shell Linux, ou ligne de commande héritée de DOS pour Windows)
- les raccourcis clavier dépendent aussi du système, avec tout de même quelques constantes comme CTRL Z pour annuler, CTRL C pour copier, etc.
- l'arborescence des répertoires et fichiers est commune aux systèmes de fichiers de Linux et Windows, avec de subtiles différences (une seule racine ou une par disque, slash ou antislash)
- ...
Pour tous ces paramètres, on pourrait aussi citer les équivalents, avec leur spécificité,
qui existent sur des
MAC.
Ne vous attachez donc pas à retenir les détails de vos manipulations,
mais essayez à chaque fois de repérer les principes généraux qui s'appliqueront
quel que soit le système sur lequel vous travaillerez. Ainsi vous ne serez
pas dépaysé face à un nouveau logiciel (ou une nouvelle version)
pour effectuer une tâche que vous savez faire avec un autre.
Voici donc un résumé des concepts vus aujourd'hui.
Les touches du clavier et leur fonction :
- Caps lock ou Verr Maj
- Shift ou Maj
- Backspace ou Retour arrière
- Tabulation
- ALT
- CTRL (pressée en même temps qu'une autre touche)
Le vocabulaire des interfaces graphiques : icône, menu, fenêtre, focus,
poignées de redimensionnement, bureau, info-bulle...
Les bases de l'utilisation de la souris : clic droit pour faire
apparaître un menu contextuel, glisser-déplacer.
Le vocabulaire du système de fichiers : racine, adresse absolue,
dossier parent, adresse relative, fichier caché...
Et pour la pratique, retenez les bases de la ligne de commande dans
les systèmes Linux :
- . désigne le dossier courant, .. le dossier parent, ~ le répertoire personnel (home).
- pwd : connaître le dossier courant.
- ls chemin : afficher la liste des fichiers et dossiers du répertoire chemin.
- cd chemin : aller dans le répertoire chemin.
- mkdir dossier : créer le répertoire dossier.
- rmdir dossier : supprimer le répertoire vide dossier.
- rm fichier : supprimer le fichier fichier.
- rm -r dossier : supprimer le répertoire dossier non vide, et tout ce qu'il contient.
- mv chemin1 chemin2 : déplacer l'objet à l'emplacement chemin1 vers l'emplacement chemin2.
- cp fichier chemin : copier le fichier fichier vers l'emplacement chemin.
- cp -r dossier chemin : copier le dossier dossier vers l'emplacement chemin.
- man commande : avoir des informations sur la commande commande.
- Les caractères joker ? et * désignent respectivement un caractère quelconque
et une chaîne d'un nombre quelconque (possiblement nul) de caractères quelconques.