<script LANGUAGE="JavaScript"> <!--- Se esconde el codigo a navegadores sin JS if (window != window.top) top.location.href = location.href; // --> </script>  <html>  <head> <meta NAME="keywords" CONTENT="movimiento social republicano cultura cultural transversal sociedad socialismo espaa espaol espaola republica republicana partido democracia transversal transversalidad radical radicalismo europa europeo europea europeismo"> <style> <!-- P {font-family: arial, font-size: 9pt; } A:link {text-decoration: none; color: white } A:visited {text-decoration: none; color:#808080} A:active {text-decoration: none; color: white } A:hover {text-decoration: none; background-color:red} --> </style> <title>EUROCOMBATE | texto 007</title> </head>  <body background="z_fondillo_negro.gif"> <div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="14" width="761" height="44">   <tr>     <td width="235" height="44" valign="top"><p align="center"><a name="arriba"></a><font face="times" size="3" color="#FFFFFF"><img src="eurocombate1.gif" alt border="0" WIDTH="235" HEIGHT="257"></font></td>     <td width="484" height="44" valign="top"><p style="text-align:left" align="left"><font face="times" size="6" color="#FF0000">Connatre l'ennemi, c'est analyser le Plan     Brzezinski !</font></p>     <p style="text-align:justify"><font face="times" size="3" color="#8080FF"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:times">Max Steens</span></font></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><font face="Times New Roman"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Communication de Max     Steens au sminaire de Bruxelles (22 fvrier 2001) et au colloque de Sint-Pieters-Leeuw     (21 avril 2001)<b style="mso-bidi-font-weight: normal"><br>     </b></span></i><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt; color:white"><br>     Aprs nos multiples tudes sur l'imprialisme amricain en Europe et ailleurs dans le     monde, nous constatons que cette puissance est la premire ennemie de l'Europe. </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size: 10.0pt;color:white;mso-ansi-language:EN-GB">Mais     comment articule-t-elle son inimiti  notre gard? </span><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size: 10.0pt;color:white">Les documents les plus     probants pour le dcouvrir sont justement les crits de Zbigniew Brzezinski, consacrs      la gopolitique et  la gostratgie. </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size: 10.0pt;color:white;mso-ansi-language:EN-GB">Ce     stratge amricain dvoile au grand jour les intentions des Etats-Unis, tellement ils     sont srs de leur puissance. </span><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt; color:white">Les thses de Brzezinski     sont connues, publies; leur lecture permet de suivre les avances de la stratgie     amricaine dans le monde (par exemple, dans la Guerre dclenche pour le Kosovo en     1999). <br>     <br>     Brzezinski a t le conseiller du Prsident Carter entre 1977 et 1981. </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white; mso-ansi-language:EN-GB">Il     est d'origine polonaise. Aujourd'hui, il est tout  la fois professeur d'Universit (     Baltimore) et attach au &quot;Center for Strategic and Inter-national Studies&quot;      Washington DC, bref au Pentagone et  l'OTAN. <br>     <br>     <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Les thses gopolitiques de Zbigniew Brzezinski<br>     </b><br>     Les thses gopolitiques de Z. Brzezinski sont galement des thses go-conomiques.     Elles partent d'un double constat: 1) Les Etats-Unis d'Amrique possdent une     suprmatie mondiale et sont la premire puissance globale de l'histoire; 2) Il tire bon     nombre d'enseignements de sa lecture des thses du gopolitologue britannique Halford     John Mackinder [qui, en son temps, dmontra que la clef du pouvoir mondial se situe en     Eurasie et qui, ds lors, prvoit avec ses homologues britanniques, dont Homer Lea, le <i style="mso-bidi-font-style:normal">con-tain-ment</i> de toute mergence ou unification     politique ou conomique en Eurasie]. <br>     <br>     </span><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Brzezinski     reconnat aux Etats-Unis d'Amrique le statut de puissance impriale, de puissance     hgmonique et mondiale, qui, tel l'Empire romain, se doit de progresser et de durer. En     ce sens, Brzezinski ne se diffrencie pas par rapport  de nombreux stratges et     experts de l'Etat amricain qui tudient les conditions de la puissance passe de     l'Empire romain, comme Edward Luttwak. Si Brzezinski et Luttwak com-parent les Etats-Unis      Rome,  la Chine et aux Mongols (dont ils admirent la puissance militaire, ubiquitaire     grce  ses troupes de cavaliers nomades intervenant partout, comme la force de     dploiement rapide des USA aujourd'hui), ils savent aussi que, depuis le 17ime sicle,     l'Europe n'a pas, en tant que telle, un statut d'hgmonie, vu la rivalit entre les     diffrents Etats europens, surtout depuis 1648 (Espagne, Portugal, France, Angleterre,     Allemagne,...). Cet intrt de Brzezinski et de Luttwak pour l'Empire romain et pour le     morcellement europen depuis 1648, doit nous induire  tudier,  notre tour, les     structures de cet Empire romain et  condamner l'esprit de division de 1648. <br>     <br>     La puissance globale des Etats-Unis est unique car elle contrle la totalit des ocans     et des mers, c'est--dire les ctes orientales et occidentales de l'Eurasie, le Golfe     Persique et le Pacifique. De plus, elle a des vassaux et des tributaires sur l'ensemble     des terres continentales. La puissance globale des Etats-Unis est prdominante, constate     Brzezinski, dans quatre secteurs: l'conomie, le domaine militaire, la technologie, la     culture,  un point tel qu'aucune autre puissance ne peut rivaliser avec elle. Zbigniew     Brzezinski loue la rapidit de dcision et de mise en oeuvre du domaine militaire et     cela, tous azimuts. Sur le plan mtapolitique (culturel), Brzezinski constate que l'on     admire et accepte dans le monde les modes amricaines, comme les gestions de type     dmo-libral, les crations musicales, les gots vestimentaires et alimentaires, etc.     Le terrain est donc propice  la mondialisation politique sous l'gide des Etats-Unis.     Par exemple, les programmes de cinma et de tlvision prsentent des productions qui,     aux trois quarts, sont d'origine amricaine. Les tudiants du monde entier sont incits      aller tudier aux Etats-Unis, ce qui leur donne des atouts supplmentaires pour leur     carrire future.</span></font></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><strong><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Faire durer l'hgmonie     totale des Etats-Unis <o:p></o:p></span></font></strong></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Brzezinski crit qu'il     entend faire durer cette situation d'hgmonie totale des Etats-Unis, mme aprs la     chute du Mur de Berlin et l'effondrement de l'URSS. Le problme  rsoudre pour les     stratges amricains, c'est de trouver la formule qui permettra aux Etats-Unis de garder     leur statut d'unique puissance mondiale. Le corrlat en sera la redfinition du rle de     l'OTAN. C'est ici que Brzezinski est clairement un hritier et un continuateur de     Mackinder. Il sait que le lieu de la puissance est l'Eurasie et, plus prcisment, cette     rgion centrale que Mackinder nommait le Heartland, qui permet de commander cette grande     le qu'est l'ensemble constitu par l'Asie, l'Europe et l'Afrique. A la suite de la     puissance anglaise du 19ime sicle, Brzezinski va vouloir veiller  ce qu'aucune     puissance n'merge sur ce territoire que ce soit la France, la Russie, l'Allemagne...<br>     <br>     Tout comme les gopolitologues anglais du dbut du sicle (Mackinder, Lea), comme     Haushofer en Allemagne dans les annes 20 et 30, comme notre compatriote Jean Thiriart     avant son dcs en 1992, ou comme notre camarade Guillaume Faye aujourd'hui, Brzezinski     sait que ce territoire comporte plus de cerveaux et de matires premires (minerais,     hydrocarbures, gaz) et constitue un espace gostratgique et go-conomique de     premire importance. </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white; mso-ansi-language:EN-GB">En     ce sens, Brzezinski redoute une unification et une intgration europennes cohrentes,     comme il redoute une vritable puissance asiatique, qu'elle soit chinoise ou japonaise.     De ce fait, son projet repose sur une ngation voulue des grandes lignes de force de     l'histoire europenne, car,  notre sens, l'histoire europenne n'est qu'une longue     marche pour que ce continent de-vienne un sujet historique. <br>     <br>     Pour empcher l'mergence de ce continent unifi, Brzezinski va 1) planifier et     thoriser l'largissement de l'OTAN, compris comme instrument de pntration et de     dfense des intrts amricains dans le monde. </span><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Brzezinski reformule son     rle. 2) Il labore le fameux projet de &#147;Nouvelle Route de la Soie&#148; (New Silk     Road), qui permet de matriser  terme les grandes voies de communications au coeur de     la masse continentale asiatique et ses accs dans le Caucase et au Moyen-Orient. De cette     faon, les Etats-Unis en-tendent placer toute l'Asie centrale sous tutelle par le biais     de la mainmise amricaine sur les ressources nergtiques prsentes dans ces zones. <br>     <br>     L'Europe unifie (l'UE) est ds lors carte de l'exercice du pouvoir gopolitique,     car ces deux objectifs majeurs de Brzezinski feront en sorte que: 1) l'Europe ne sera     jamais une puissance conomique auto-suffisante ni, par suite, une puissance militaire     indpendante. Ces deux critres d'indpendance (et de souverainet) sont bien mis en     exergue aujourd'hui par le Prof. Brzezinski et ne sont donc pas de simples souvenirs des     thories de Carl Schmitt, de Montesquieu de Clausewitz ou de quelques sbires     hitlro-nippons... De toute manire, Brzezinski avoue ses intentions: l'Europe     occidentale doit se transformer en simple tte de pont des Etats-Unis en Eurasie. 2) Par     le projet &#147;Nouvelle Route de la Soie&#148;, les Etats-Unis re-lancent la pratique du <i style="mso-bidi-font-style:normal">containment </i>de la Russie, comme Mackinder l'avait     prconis  deux reprises, en 1904, lors de l'inauguration du Transsibrien, et en     1919, au moment du triomphe des bolcheviques. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Conclusion</b>:     ter l'auto-suffisance nergtique de l'Europe, la rduire au rle de simple tte de     pont et contenir la Russie sont autant de stratagmes qui seront mis en oeuvre en jouant     la carte islamique, surtout la carte no-ottomane via le nouvel alli privilgi, la     Turquie. Il y a donc dsormais convergence d'intrt entre le monde islamique et les     Etats-Unis, comme l'a soulign avec brio Alexandre Del Valle.</span></font></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><strong><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Ecarter la Russie,     intgrer la Turquie<o:p></o:p></span></font></strong></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Ces stratgies et     l'utilisation des cartes islamique et turque impliquent, chez Brzezinski: 1)     Premirement, la volont d'isoler l'Europe de la Russie (voire du monde     slavo-orthodoxe). Il s'agit, en toute bonne logique hrite de Mackinder et de Lea,     d'empcher la formation d'un grand espace stratgique eurasiatique. Pour parvenir      cette fin, les services amricains vont d'abord tout mettre en oeuvre pour faire clater     la Russie historique en autant de morceaux que possible. Washington joue dans cette     optique la car-te des rpubliques turcophones d'Asie centrale. Brzezinski veut y ajouter     la carte ukrainienne, ce qui fait dire  Guennadi Ziouganov que la Russie d'aujourd'hui     est rduite  la Moscovie du 17ime sicle. L'Amricain d'origine polonaise     Brzezinski confre un rle important  l'Ukraine et  la Pologne dans son scnario,     aussi pour dissocier territorialement l'Allemagne runifie de la Russie mutile.     Brzezinski prvoit pour l'Europe un futur dispositif de scurit reposant sur la     France, l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine. En tablant sur les rpubliques musulmanes     et turcophones de l'Asie centrale, il veut, en fait, ractualiser les objectifs     britanniques de la Guerre de Crime (1853-1856). Le but de cette guerre avait t     d'empcher l'accs russe au Bosphore et aux Dardannelles, c'est--dire  la     Mditerrane orientale, et, via l'In-dus,  l'Ocan Indien. </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white;mso-ansi-language:EN-GB">Bref,     empcher l'Empire russe d'atteindre les mers chaudes. </span><span style="font-size: 14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Cette pratique du <i style="mso-bidi-font-style:normal">containment </i>est aujourd'hui ractualise par la     cration d'un glacis priphrique intrieur islamo-occidental. <br>     <br>     Deuximement 2), pour verrouiller l'accs de la Russie aux mers chaudes, pour     dstabiliser l'unit europen-ne en devenir, pour dominer la politique et l'conomie     de l'Asie centrale (que Brzezinski appelle les &#147;Balkans eurasiens&#148;) et pour     dominer les Balkans d'Europe, l'Amrique et l'OTAN possdent un atout majeur: l'alli     turc. Brzezinski actualise ainsi une stratgie dj mise en oeuvre jadis lors de la     Guerre de Crime, o l'Angleterre, dans sa campagne anti-russe, vole au secours de     l'Empire ottoman moribond, en en-tranant la France et la Sardaigne dans son sillage.     L'objectif est d'empcher les Russes d'avoir accs au ptrole d'Asie centrale et de la     zone de la Caspienne, d'une part, d'avoir une politique d'ouverture et de collaboration     avec l'Europe occidentale (l'UE), d'autre part. Cette politique s'observe clairement dans     le choix amricain des oloducs: Washington opte dlibrment pour le trac turc     (Bakou-Ceyhan) contre le trac russe aboutissant en Mer Noire. En change, notre     professeur de stratgie polono-amricain donne une consigne aux dirigeants de l'UE:     &quot;L'Amrique devrait profiter de son influence en Europe pour soutenir l'influence     ventuelle de la Turquie au sein de l'Union europenne et mettre un point d'honneur      la traiter comme europenne&quot;.<br>     <br>     <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Les trois scenarii de Jacques Attali pour la     Turquie</b> <br>     <br>     Ce type de propos reoit l'appui de toute une srie de caisses de rsonance en Europe.     Je ne rsiste pas  vous citer celle,  combien pernicieuse de Jacques Attali,     ex-patron de la BERD, qui, dans son <i style="mso-bidi-font-style:normal">Dictionnaire du     21ime sicle,</i> traite de la Turquie. Attali imagine trois scnarii possibles pour     ce pays: 1) devenir, &#147;s'il est accept&#148;, un membre parmi d'autres de l'UE,     &#147;confrant  celle-ci la dimension musulmane qui lui man-que (ndlr: pourquoi?) pour     retrouver sa vocation universelle&#148; (ndlr: nos universits n'ont-elles pas d-j     depuis toujours une vocation parfaitement universelle?); et Attali poursuit: &#147;c'est     ce choix que les Turcs prfreraient aujourd'hui&#148; (ndlr: cet optimisme semble tre     dmenti par les manifestations populaires en Turquie). Faut-il dire, merci, Monsieur     Erbakan, merci, Monsieur Eevit, grce  vous, bientt, je ne serai plus un barbare     intolrant et je recevrai, en mme temps que mon identit islamique perdue, mon     certificat d'humanisme (ndlr: mais Voltaire aurait-il t d'accord avec cet     humanisme-l?), dment estampill par le Pentagone? Autre question: n'y a-t-il pas     d'autres islams que l'ottoman?; 2) <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Deuxime     scnario</b> possible pour la Turquie: devenir le coeur d'un empire d'Asie centrale,     qu'elle gre-rait pour le compte des Etats-Unis ou de leurs socits ptrolires;     Attali: &quot;C'est ce qui se passerait, si, au bout du compte, les Turcs se     rsigneraient  admettre que le chemin de l'Europe leur est dfinitive-ment     ferm&quot;. C'est l,  notre sens, une fausse alternative; car, dans le premier     scnario comme dans le deuxime, les Etats-Unis sortent gagnants: l'Europe est     balkanise, par le truchement d'une &quot;identit&quot; (?) islamique parachute, et,     ipso facto, fragilise par le risque permanent d'une guerre civile sur base religieuse;     la Turquie avance les pions amricains en Asie centrale, en agissant par procuration, et     l'Europe et la Russie perdent tout accs aux voies de communications essentielles qui     traversent ces terres et relient notre sous-continent aux aires civilisationnelles     indienne et chinoise (d'o, paradoxalement, l'Europe, cense selon Attali devenir     universelle par le parachutage d'un islamisme, ne pourrait pas s'universaliser d'une autre     faon au contact avec les civilisations indienne et chinoise. Il y a donc de bons     universalismes (ceux que veulent les Turcs, Attali et les Etats-Unis) et de mauvais     universalismes (ceux qui vont dans l'intrts des Europens et des Russes); 3) <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Troisime scnario</b>: la Turquie se scinde en     trois morceaux; un morceau europen (thrace); un morceau kurde; un morceau asiatique     (anatolien). <br>     <br>     Pour Jacques Attali, le premier scnario serait le meilleur pour l'Europe, qui     deviendrait enfin &quot;universelle&quot; (?); le deuxime scnario serait le meilleur     pour les Etats-Unis; mais,  notre avis, les Etats-Unis visent les deux, avec la Turquie     comme pice centrale d'un grand dispositif stratgique, qui, d'une part, affaiblirait     l'Europe, non pas en la rendant &#147;universelle&#148;, mais en la rendant     &#147;composite&#148;, donc plus difficilement grable; d'autre part, cette mme Turquie     serait la tte de pont des Etats-Unis dans les zones riches en gaz et en hydrocarbures de     l'Asie centrale et de la Caspienne, tout en loignant la Russie de l'Ocan Indien; le     troisime scnario serait catastrophique, selon Attali, car il gnrerait la guerre     dans la rgion, alors qu' notre sens, il mettrait plutt un terme au conflit kurde,     avec un Kurdistan qui renouerait avec les autres peuples indo-europens de la rgion:     les Armniens et les Iraniens. Il mettrait galement fin au conflit latent avec les     voisins arabes, la Syrie et l'Irak, auxquels l'Europe et la Russie garantiraient le droit      bnficier des eaux du Tigre et de l'Euphrate que les Turcs pompent pour irriguer     (trs mal) une partie de l'Anatolie. A cette gopolitique boiteuse d'Attali, s'ajoute,     sur la place de Paris, lieu d'mergence de tous les dlires, les ides tout aussi     saugrenues d'un Emmanuel Todd (qui nous avait pour-tant habitus  des analyses plus     fines). Pour Todd, l'intgration de la Turquie dans l'UE permettrait  la France d'avoir     un grand alli jacobin dans l'Union Europenne pour lutter contre les formes de     fdralismes de facture germanique. Alors que ce fdralisme allemand et autrichien a     t impos par les allis en 1945 comme antidote  toute drive totalitaire en     Europe centrale! </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white;mso-ansi-language:EN-GB">Todd     veut tout simplement restaurer, sous des oripeaux soi-disant rpublicains et jacobins     (dont nous n'avons que faire!), l'alliance calamiteuse du flon Franois I et du Sultan     contre le Saint-Empire, la Hongrie et l'Espagne. </span><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">On voit tout de suite     poindre la vieille haine incurable du despotisme gallo-bodinien contre les liberts     populaires et symbiotiques, propres de la vertu politique germanique et matrice de toutes     les dmocraties vritables (Islande mdivale, Habeas Corpus anglais, Charte de     Kortenberg en Brabant, Paix de Fexhe en Pays de Lige, Liberts franc-comtoises, Serment     du Rtli en Suisse, etc.). <br>     <br>     Face  ces histrions parisiens,  ces tratres, qui sont les allis objectifs des     traneurs de sabre du Pentagone et du complexe militaro-mafieux turc, qui osent nous     parler d'honneur, nous prfrons l'honneur des grands visionnaires, des hommes d'Etat     europens, des gnraux de la trempe d'un Eugne de Savoie, qui ont oeuvr      l'unit du continent et qui ont si souvent trouv face  eux cet ennemi implacable:     l'Empire ottoman, prfiguration de la Turquie actuelle, membre de l'OTAN, <i style="mso-bidi-font-style:normal">mixtum compositum</i> boiteux de fiert ottomane, de     rationalisme caricatural kmaliste et d'islamisme revanchard. </span></font></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><strong><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Rappel: les rapports     conflictuels entre l'Europe et le monde ottoman<o:p></o:p></span></font></strong></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Othman, chef d'une tribu     turque fuyant les cavaliers de Gengis Khan, s'installe au 13ime sicle au Nord-Ouest de     l'Asie mineure et se convertit  l'Islam. Ses successeurs feront tomber Byzance (en 1453,     Constantinople est prise) et entraveront le commerce des Vnitiens et des Gnois qui     perdent dfinitivement leurs comptoirs en Mditerrane orientale (Rhodes), en Mer Noire     et en Mer d'Azov. A partir de ce moment fatidique, comme l'a dmontr Fernand Braudel,     l'Occident fut contraint de se tourner vers l'Atlantique, car l'Europe fut bel et bien     trangle par la Sublime Porte qui interdisait la fluidit et le dveloppement des     changes avec l'Extrme-Orient et l'Inde, qui avaient t constants depuis Alexandre     et de-puis l'Empire romain. <br>     <br>     L'Empire ottoman se fit le champion de l'invasion militaire et politique de l'Europe. En     1389, aprs la bataille du Kosovo (Champ des Merles), la puissance ottomane atteint le     Danube, pice matresse de la fluidit du trafic commercial en Europe, reliant la Mer     du Nord au Golfe Persique. En 1453, Constantinople tombe. En 1526,  la bataille de     Mohacs, la Hongrie et la Croatie indpendantes, unies depuis la <i style="mso-bidi-font-style:normal">Pacta Conventa</i> de 1102, s'effondrent et cessent     d'exister en tant qu'entits politiques. En 1529, Charles-Quint, se pare en dernier des     gibelins, et veut restaurer le Saint-Empire romain de la Nation germanique; il est prit en     tenaille entre la France flonne de Franois I, alli  la Turquie qui fait le sige     de Vienne. Une trahison que nous ne pouvons pas oublier, quel que soit le cnacle dans     lequel nous militons et oeuvrons,  &#147;Terre &amp; Peuple/Wallonie&#148;,      &#147;Synergies Europennes/Section de Bruxelles ou de Lige&#148;, au &#147;Bloc     wallon&#148; ou ailleurs, dans les colonnes des multiples revues qui existent dans notre     ville <i style="mso-bidi-font-style:normal">(Devenir, Occident 2000, Le Bastion,     Breuklijn,</i> etc. ; nous devons jurer, tous, comme Philippe le Bon lors du Voeu du     Faisan, en fidlit  l'Empereur Maximilien et aux aspects gibelins du rgne de     Charles-Quint, de la venger un jour, car c'est elle qui a permis  la monarchie puis      la rpublique franaises de grignoter nos frontires lgitimes, en commenant par     nous enlever les trois vchs de Metz, Toul et Verdun en 1552. Plus tard, ce seront     l'Artois, le Hainaut mridional, la Flandre gallicane et le Westhoek, puis la Lorraine     tout entire. Tout cela nous a t arrach par-ce qu'il y avait l'alliance entre la     France et les Turcs. Sans la pression des Turcs  l'Est, nos troupes impriales auraient     march sur Paris, sous la conduite du Comte d'Egmont, et aurait mis un terme dfinitif     aux menes anti-impriales et anti-europennes de l'Ouest gaulois, rebelle et parjure,     mettant fin  un particularisme inutile et sditieux. Et garantissant  l'Europe des     sicles de paix. Si la restauration impriale de Charles-Quint avait pu avoir lieu, nous     n'aurions pas connu le dsastre de 1648, que nos historiens ont appel  juste titre le     &#147;Sicle des malheurs&#148;, ni les guerres de Louis XIV, ni les crimes de la     rvolution franaise et du bonapartisme, ni les deux guerres mondiales.<br style="mso-special-character:line-break">     <br style="mso-special-character:line-break"> <o:p></o:p>    </span><strong><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">De     Lpante  Potemkine et Catherine II <o:p></o:p></span></strong></font></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">A la fin du 16ime     sicle, nous avons connu une priode de rpit, surtout grce  la victoire magistrale     de Don Juan d'Autriche  Lpante en 1571, o Cervants fut fait prisonnier. Par cette     victoire, l'Espagne de Philippe II et l'Europe coalise reprennent Rhodes et la     Mditerrane orientale, mais l'opposition franco-anglaise  la puissance espagnole     changent la donne. Le 18ime sicle sera le thtre de l'affrontement russo-turc.     Catherine II, Impratrice nergique de la &quot;Troisime Rome&quot; et consciente des     enjeux gostratgiques vitaux pour son Empire et pour ses dbouchs conomiques     exprime nettement la volont, avec son ministre Potemkine, de rcuprer la Mer d'Azov     et les embouchures du Don et du Dniepr. C'est dans le mme ordre d'ide que la fin du     18ime sicle connatra une alliance porteuse d'Empire, s'il en est, l'alliance entre     l'Autriche et la Russie contre l'Empire ottoman (1788-1790), afin de rcuprer leurs     zones d'influence sur le Danube et la Mer Noire. Mais cette alliance si prometteuse fut     ruine par les troubles rvolutionnaires de la populace parisienne, entranant tout     l'hexagone dans son tourbillon de sang et d'horreur. Ces troubles taient tlguids     par les services de Pitt, afin de menacer nos frontires, d'empcher la rouverture de     l'Escaut, la prise de Constantinople par les armes russes, la prise de Salonique par les     troupes autrichiennes, hongroises et croates, le contrle austro-russe de la     Mditerrane orientale, cauchemar de Londres. Au 19ime sicle, les peuples des     Balkans se soulvent eux-mmes; la lutte sera pre de 1821  1840, avec pour pope     mmorable la libration de la Grce, o s'est illustr Lord Byron (contre l'alli     principal de l'Angleterre!). La Guerre de Crime (1853-56) a t, elle, une vritable     guerre anti-europenne, qui s'est solde par la perte des positions russes sur le Danube     et l'entre de l'Angleterre dans les jeux complexes des Balkans. <br>     <br>     En ralit, cette pntration anglaise dans les Balkans vise  protger Suez et     l'Egypte et empcher que ces positions clefs ne tombent aux mains d'une autre grande     puissance europenne. Les petites puissances balkaniques allies  l'Angleterre ont     toujours t des avant-postes permettant  Londres de conserver l'Egypte. L'inclusion     de Chypre dans l'Empire britannique n'avait d'ailleurs pas d'autre objectif. Mais cette     prsence anglaise provoque l'closion de la seule alliance euro-ottomane intressante     pour l'Europe en tant qu'entit civilisationnelle unitaire potentielle. Il s'agit de     l'alliance entre l'Allemagne de Guillaume II et l'Empire ottoman. Celui-ci est ds lors     satellis par l'alliance austro-allemande et neutralis. La puissance germanique,     dominante dans cette alliance, impulse une direction gopolitique nouvelle  l'Empire     ottoman: vers le Sud, en direction de Bassora et du Golfe Persique, de l'Ocan Indien.     Ipso facto, l'Empire ottoman abandonne sa volont de pousser vers Vienne et de s'emparer     de tout le cours du Danube, comme l'avait fait l'Empire romain en sens inverse, comme     avait voulu le raliser Byzance au dpart de la mme base territoriale anatolienne et     thrace, mais cette volont de l'Empire ottoman ne s'appuyait pas sur une logique     europenne, euro-centre, mais se faisait le fer de lance, la pointe avance, d'une     fabrication religieuse universaliste, d-territorialise dans ses principes, ne dans     le dsert d'Arabie, qui considrait, de ce fait, l'Europe et ses peuples comme un     ramassis d'incohrents auxquels il convenait d'apporter la &quot;vraie foi&quot;. </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white;mso-ansi-language:EN-GB">Ce     rle subalterne est inacceptable pour nous. L'objectif de toute imprialit europenne     est de se donner les moyens militaires et conomiques pour dgager notre territoire de     toute emprise hgmonique ou religieuse venue des steppes d'Asie ou des sables du     Nedjed. </span><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">Telle     a t de toute faon la logique unique de l'histoire europenne, avant la dcadence     que nous subissons aujourd'hui. L'alliance de Guillaume II avec le Sultan visait      transformer l'Empire ottoman en fer de lance, non plus d'une fabrication religieuse     d'origine arabique, mais de la culture et du savoir-faire germaniques, dont les peuples     d'Anatolie, de Msopotamie et de la pninsule arabique seraient les heureux     bnficiaires, notamment sur les plans conomique et mdical, la structure politique     ottomane sur le dclin n'ayant plus t capable de dvelopper de solides     infrastructures pour le transport des personnes ou des biens ni un systme hospitalier     moderne. </span></font></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><strong><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white"><font face="Times New Roman">Binme fleuves-fer: Guillaume II sur le Chatt El 'Arab <o:p></o:p></font></span></strong></p>     <p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><font face="Times New Roman"><span style="font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">En 1898, Guillaume II     effectue un voyage triomphal au Proche-Orient (Syrie, Palestine, Turquie). En 1903, il     obtient du Sultan Abdul Hamid la cration du trac de chemin de fer Hambourg - Berlin -     Byzance - Bagdad - Bassora. Caractristique gopolitique et stratgique majeure de     cette alliance et de ce voyage triomphal: on prend en compte le trafic fluvial, que l'on     cherche  combiner  un rseau de chemin de fer, pour crer une double fluidit     terrestre. Comme le Transsibrien en 1904, la mobilit ferroviaire est,  l'poque, la     grande angoisse des Britanniques, qui craignent de perdre l'atout majeur de leur empire:     la mobilit maritime. Les puissances continentales, grce aux chemins de fer et      l'organisation des fleuves et des canaux, cessent d'tre des masses territoriales     enclaves,  mobilit rduite. En l'occurrence, dans le tandem germano-turc en     Msopotamie, le port de Bassorah, terminus de la ligne Hambourg-Golfe Persique, se situe     sur le Chatt El 'Arab, qui unit les arrire-pays irakien et perse et constitue une     formidable fentre sur l'Ocan Indien, espace maritime que les Britanniques     considraient comme leur chasse garde. En asseyant leur prsence dans le Golfe, les     Allemands disposaient d'une bonne base de dpart pour aborder le march indien. A ce     titre, l'Allemagne de Guillaume II encadrera le personnel dirigeant ottoman et enverra en     Msopotamie de nombreux ingnieurs et des instructeurs militaires (la Belgique, dans     cette synergie, formant la gendarmerie et l'artillerie ottomanes). Une collaboration     identique se mettra sur pied,  l'poque, avec la Perse (dont les troupes d'lite     seront, elles, formes par des officiers su-dois). <br>     <br>     La leon  tirer de l'alliance (phmre) entre l'Allemagne de Guillaume II et     l'Empire ottoman, c'est qu'une collaboration avec la Turquie, quelle qu'elle soit, ne peut     se faire que selon un axe nord-sud, selon une logique longitudinale, comme l'a expliqu     magistralement Haushofer, dans un de ses derniers articles en 1943. <br>     <br>     Il s'agit d'tre intraitable concernant toutes les pntrations amricano-islamiques,     qui entendent briser toute unification hgmonique sur le continent eurasiatique. Il     s'agit de s'opposer  la ceinture verte,  la ceinture mise en place par les Etats-Unis     qui se profilent derrire leur alli turc, parce qu'un tel verrou territorial est en     totale contradiction avec la vision de Karl Haushofer, qui pensait en terme globaux, mais     non globalitaires, dans le sens o son monde idal reste multipolaire, alors que le Plan     Bzrezinski poursuit le rve d'un monde unipolaire sous la domination des Etats-Unis. <br>     <br>     Or nous savons, au moins depuis Carl Schmitt, que le monde n'est pas un <i style="mso-bidi-font-style:normal">universum</i> politique mais un <i style="mso-bidi-font-style:normal">pluriversum,</i> une juxtaposition plus ou moins     bellogne plus ou moins pacifique d'entits de dimensions diverses ou de sphres     hgmoniques. Ensuite, nous savons aussi,  la lecture de Carl Schmitt, qu'un <i style="mso-bidi-font-style:normal">pluriversum</i> est finalement moins bellogne qu'en     apparence, parce que les puissances s'quilibrent et parce que, dans un jeu pluriel,     l'adversaire d'hier peut devenir l'alli de demain et vice-versa (comme Sun Tsu nous l'a     enseign par ailleurs). </span><span lang="EN-GB" style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white; mso-ansi-language:EN-GB">Et     surtout, un <i style="mso-bidi-font-style:normal">pluriversum</i> est moins injuste, car     chacun agence son territoire comme il l'entend, comme le lui dictent son pass et ses     traditions. En dpit de ce constat pertinent, qui part de Sun Tsu dans l'antiquit     chinoise, pour aboutir  Carl Schmitt et  ses disciples, la force de persuasion de     Bzrezinski (ou d'Attali) rside 1) dans l'apparente finesse de leur discours, en     ralit un tissu de simplismes sommaires, face  des masses de tl-consommateurs     compltement abruties et incultes; 2) dans l'alternative qu'ils nous proposent et qui     fait peur aux belles mes cerveles sans mmoire historique: soit la domination US     (le paradis de la consommation) soit l'anarchie (avec de mchants dictateurs en     uniforme). Nous, nous vous exhortons  refuser ce Charybde et Sylla otanesque; <b style="mso-bidi-font-weight:normal">retrouvons plutt l'hrosme inhrent  l'Europe     depuis Homre. Battons-nous sur tous les fronts. Faisons feu de tous bois. </span><span style="font-size: 14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white">N'oublions pas que la     force d'une civilisation se mesure  sa capacit de renatre.</span></b><u><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;color:white"><o:p></o:p></span></u></font></p>     <p style="text-align:center" align="center"><a href="eurocom_008.htm"><img src="boton_gris_izquierda.gif" alt="anterior" border="0" WIDTH="16" HEIGHT="16"></a><a href="#arriba"><img src="boton_gris_arriba.gif" alt="arriba" border="0" WIDTH="16" HEIGHT="16"></a><a href="eurocom_006.htm"><img src="boton_gris_derecha.gif" alt="posterior" border="0" WIDTH="16" HEIGHT="16"></a><br>     <a href="index.htm"><img src="boton_rojo.gif" alt="index" border="0" WIDTH="16" HEIGHT="16"></a></td>   </tr> </table> </center></div> </body> </html> <!-- text below generated by server. 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