<HTML> <HEAD>    <TITLE>Albert Uderzo Ast&eacute;rix le gaulois Ren&eacute; Goscinny Magazine Pilote Angoul&ecirc;me Festival BD</TITLE> <META  NAME="description" CONTENT="Archives de la Republique des Lettres"><META  NAME="keywords" CONTENT="Albert Uderzo Asterix Obelix Rene Goscinny Magazine BD Pilote Angouleme Festival Jean Michel Charlier Pilote Dargaud"><LINK HREF="http://www.republique-des-lettres.com/page.css" REL="stylesheet" TYPE="text/css"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFFF"> <CENTER><A HREF="http://www.republique-des-lettres.com/"><IMG SRC="http://www.republique-des-lettres.com/images/logo.gif" ALT="R&eacute;publique des Lettres" WIDTH=414 HEIGHT=59 BORDER=0 ALIGN=bottom> </A>  <P><A HREF="http://www.republique-des-lettres.com/topique/bd.shtml"><U>Bande Dessin&eacute;e</U></A><U> </U><B><U>|</U></B><U> </U><A HREF="http://www.republique-des-lettres.com/g/goscinny.shtml"><U>Ren&eacute; Goscinny</U></A><U> </U><B><U>|</U></B><U> </U><A HREF="http://www.republique-des-lettres.com/a1/andrieu.shtml"><U>Le livre d'Ast&eacute;rix</U></A>&nbsp;</P>  <P><A HREF="http://www.republique-des-lettres.com/u/uderzo.shtml">Albert Uderzo</A></P>  <P><B>Ast&eacute;rix le gaulois</B></P></CENTER>  <P><SPAN CLASS=txt>Albert Uderzo a v&eacute;cu "40 ans de bonheur avec Ast&eacute;rix" et il continue. C'est le 29 octobre 1959 que dans le premier num&eacute;ro du journal <I>Pilote</I> sortait la premi&egrave;re planche d'Ast&eacute;rix, un Gaulois teigneux invent&eacute; par deux complices, Ren&eacute; Goscinny au sc&eacute;nario et Albert Uderzo au dessin. 30 albums ont depuis &eacute;t&eacute; vendus, soit au total 292 millions d'exemplaires, un succ&egrave;s ph&eacute;nom&eacute;nal, et si Goscinny disparut en 1977, 24 albums r&eacute;alis&eacute;s ensemble, son comp&egrave;re a repris seul le portage de menhirs pour les albums suivants. Oubli&eacute;s "Jehan Pistolet" le flibustier, "Oum pah pah" l'indien ou "Tanguy et Laverdure", les chevaliers du ciel, premi&egrave;res cr&eacute;atures d'Uderzo, ne reste qu'Ast&eacute;rix triomphant. N'en a-t-il pas assez? "Non non. Ast&eacute;rix nous a tant apport&eacute; de satisfactions que je n'ai pas le droit de ne pas l'aimer, pas le droit ni l'envie d'ailleurs d'en &ecirc;tre fatigu&eacute;", d&eacute;clare Albert Uderzo. "Maintenant, je n'en &eacute;crit plus qu'un tous les cinq ans et j'ai le temps de me reposer. Mais, toujours j'ai le m&ecirc;me plaisir et encore une fois, fin ao&ucirc;t, mon personnage m'a apport&eacute; du bonheur: j'ai termin&eacute; le sc&eacute;nario du prochain album qui sortira au printemps 2001. Faire le sc&eacute;nario, c'est le plus difficile: il faut trouver de nouvelles id&eacute;es et surprendre le lecteur tout en utilisant les m&ecirc;mes gimmicks &eacute;prouv&eacute;s, bagarres, potion magique, pirates. . .", ajoute l'auteur qui ne veut rien d&eacute;florer de l'histoire, pas m&ecirc;me le titre, et pr&eacute;cise seulement que cela se passera en Gaule car "on a toujours altern&eacute; un voyage lointain et en voyage proche" ( Le dernier, <I>La Gal&egrave;re d'Ob&eacute;lix</I>, allait jusqu'en Atlantide. . .). Et Uderzo explique comment il travaille: "le sc&eacute;nario d'abord en entier, &agrave; la virgule pr&egrave;s, puis le dessin. Goscinny me l'a montr&eacute;, il travaillait ainsi. De son temps, nous commencions par parler, &eacute;chafauder des id&eacute;es en ping-pong de l'un &agrave; l'autre puis il se mettait &agrave; la machine et lui, le v&eacute;ritable auteur, r&eacute;alisait de A &agrave; Z le sc&eacute;nario. J'intervenais apr&egrave;s seulement. Maintenant, seul, je fais de m&ecirc;me". Utilise-t-il de la doc ? "Oui, bien s&ucirc;r, <I>La guerre des Gaules</I>, c'est l'&eacute;vidence, Pline aussi et quelques historiens modernes comme Carcopino mais finalement, on sait peu de choses sur les gaulois au quotidien sinon qu'ils &eacute;taient bagarreurs, teigneux, amoureux de la dialectique et des discours surtout apr&egrave;s avoir bien mang&eacute; et bu. C'est tout &agrave; fait nous, les fran&ccedil;ais d'aujourd'hui, et c'est cela le ressort de l'humour d'Ast&eacute;rix". S'appeler Uderzo et avoir tant brocard&eacute; les romains, n'est ce pas paradoxal? "Je suis n&eacute; italien, naturalis&eacute; en 1934 seulement &agrave; l'&acirc;ge de 7 ans (au moment o&ugrave; j'appris &agrave; l'&eacute;cole que mes anc&ecirc;tres &eacute;taient gaulois!!) mais je suis n&eacute; en France, nourri de culture fran&ccedil;aise et je ne connais de la culture italienne que ce qu'en connaissent les fran&ccedil;ais", souligne-t-il. "Les italiens acceptent tr&egrave;s bien toutes mes piques, ils ont le sens de l'humour et de la d&eacute;rision et s'amusent autant que nous aux d&eacute;boires des pauvres romains", ajoute-t-il. "D'ailleurs, les italiens ont trouv&eacute; un gag prodigieux: ils ont traduit le fameux SPQR (Senatus Populus Que Romani) fi&egrave;rement arbor&eacute; par les insignes des centuries romaines par 'Sono Pacci Questi Romani' soit 'Ils sont fous ces romains'. C'est formidable!". Albert Uderzo, l'anniversaire d'Ast&eacute;rix pass&eacute;, va se retrouver encore sous les sun-lights: Il sera fin janvier 2000 une des vedettes du festival de BD d'Angoul&ecirc;me qui lui a d&eacute;cern&eacute; l'an dernier un Grand prix du Mill&eacute;naire et consacre aux p&egrave;res d'Ast&eacute;rix une exposition r&eacute;trospective. "Je suis honor&eacute; m&ecirc;me si cette reconnaissance est un peu tardive", d&eacute;clare celui qui a toujours &eacute;t&eacute; l&eacute;g&egrave;rement battu froid &agrave; Angoul&ecirc;me et r&eacute;ciproquement d'ailleurs. Et surtout, il profite de l'occasion pour regretter que le festival n'ait jamais prim&eacute; Goscinny ni cr&eacute;&eacute; un prix portant son nom. "Il en existe bien un, d&eacute;cern&eacute; pendant le festival, mais c'est Gilberte sa femme et Anne sa fille qui l'ont cr&eacute;&eacute; et je pense que c'&eacute;tait &agrave; Angoul&ecirc;me m&ecirc;me de l'instituer", dit-il. "Peut-&ecirc;tre n'est ce pas dans leur esprit, c'est dommage. Je ne veux pas me faire donneur de le&ccedil;on, mais je me pose la question", affirme-t-il.<BR> Petit, r&acirc;bl&eacute;, moustache blonde en bataille, casque &agrave; ailettes viss&eacute; sur la t&ecirc;te, Ast&eacute;rix est apparu, flanqu&eacute; d'un certain Ob&eacute;lix "un peu envelopp&eacute;" dans le tout premier num&eacute;ro du journal <I>Pilote</I>, un magazine pour adolescents qui devait grandir avec ses lecteurs, r&eacute;volutionner la BD, la faire passer &agrave; l'&acirc;ge adulte et perdurer pendant trente ans et un mois. En octobre 1959 cependant, il s'agissait encore de faire rire la belle jeunesse. Principaux animateurs du journal avec Jean-Michel Charlier, les comp&egrave;res Ren&eacute; Goscinny et Albert Uderzo se devaient de cr&eacute;er une nouvelle s&eacute;rie. Ils pens&egrave;rent &agrave; une adaptation du <I>Roman de Renart</I> (d&eacute;j&agrave; pris!) puis &agrave; un pr&eacute;historique quand, devant une "potion magique" au bistrot du coin, l'&eacute;vidence se fit: des Gaulois. Et on d&eacute;cline tous les noms en "ix" possibles pour ces fils de Vercingetorix, le h&eacute;ros devant h&eacute;riter de la premi&egrave;re lettre de l'alphabet. Ainsi Ast&eacute;rix naquit puis Ob&eacute;lix, Panoramix, Assurancetourix. . .(Id&eacute;fix le petit chien vint bien plus tard). De m&ecirc;me, les camps romains se devaient de finir en "um" (Petitbonum, Babaorum) et leurs occupants en "us" (Olibrius et les autres). Un village d'Armorique enclav&eacute;, des Gaulois irr&eacute;ductibles mais rigolards, des romains bien fous, le d&eacute;cor est plant&eacute; et que le spectacle commence. Premi&egrave;re planche le 29 octobre 1959 et succ&egrave;s imm&eacute;diat pour <I>Pilote</I> comme pour les Gaulois. Avec les gags visuels d'Uderzo et l'humour &agrave; double d&eacute;tente de Goscinny privil&eacute;giant des anachronismes savoureux, Ast&eacute;rix commen&ccedil;ait une irr&eacute;sistible ascension.<BR> Le premier album, <I>Ast&eacute;rix le Gaulois</I>, sortit en 1961 (6.000 exemplaires seulement). D&eacute;j&agrave;, le second, <I>La serpe d'or</I>, &eacute;tait tir&eacute; &agrave; 20.000 et le troisi&egrave;me, <I>Ast&eacute;rix et les Goths</I> &agrave; 40.000. La courbe fut ensuite exponentielle et le dernier en date, le 34&egrave;me, <I>La Gal&egrave;re d'Ob&eacute;lix</I>, est sorti le 10 octobre 1996 simultan&eacute;ment dans toute l'Europe avec un tirage cumul&eacute; de 8 millions d'exemplaires (dont 2,8 millions en France). En tout, les <I>Ast&eacute;rix</I> repr&eacute;sentent 250 millions d'albums vendus, traduits en 40 langues dont le breton et le latin. Entre temps, la s&eacute;rie connut bien des aventures. Goscinny, le sc&eacute;nariste, mourut en 1977, apr&egrave;s 25 bons et loyaux albums. Uderzo reprit seul le flambeau, quittant en m&ecirc;me temps son &eacute;diteur, Dargaud, pour fonder sa propre maison d'&eacute;dition, Albert-Ren&eacute;, et publier les neuf albums suivants. En froid puis en conflit ouvert avec Dargaud, l'auteur lui intenta m&ecirc;me un proc&egrave;s pour non paiement de royalties. Apr&egrave;s dix ans de proc&eacute;dures, le jugement final a &eacute;t&eacute; rendu le 9 septembre 1998 et Dargaud a perdu tous les droits sur les 25 premiers albums et. . . 300 millions de chiffre d'affaires, un tiers de son avoir total. Quand, en janvier 1999, le Festival d'Angoul&ecirc;me, qui n'avait jamais prim&eacute; ni Goscinny ni Uderzo, a conf&eacute;r&eacute; &agrave; ce dernier son Grand prix du mill&eacute;naire, Dargaud s'est senti outrag&eacute; et a m&ecirc;me d&eacute;cid&eacute; de ne pas participer au prochain festival en janvier 2000.<BR> <CITE>(1999)</CITE></SPAN></P>  <CENTER>&nbsp;&nbsp;  <P><A HREF="http://www.amazon.fr/exec/obidos/external-search/?mode=blended&tag=republiquedeslet&keyword=uderzo" TARGET="_blank">Uderzo en librairie</A></P><P><FORM ACTION="http://www.republique-des-lettres.com/webmail.shtml" METHOD=GET><CENTER><U><INPUT TYPE=submit NAME=Envoi VALUE="Rejoignez le r&eacute;seau de la Rpublique des Lettres"></U></CENTER></FORM></P>  <P><U><FORM ACTION="http://www.republique-des-lettres.com/cgi-bin/nph-htsearch" METHOD=POST>    <CENTER><U><INPUT TYPE=hidden NAME=method VALUE=and><INPUT TYPE=hidden NAME=format VALUE="builtin-long"><INPUT TYPE=hidden NAME=sort VALUE=score><INPUT TYPE=hidden NAME=config VALUE="lettres_htdig"><INPUT TYPE=text NAME=words VALUE="" SIZE=12 MAXLENGTH=80><INPUT TYPE=submit NAME=Envoi VALUE="Chercher"></U></CENTER>        <P> </FORM></U></P>  <P> </P>  <P><A HREF="http://www.republique-des-lettres.com/apropos.shtml"><U>Copyright &copy; Les auteurs et la R&eacute;publique Internationale des Lettres</U></A></P>  <P></P></CENTER> </BODY> </HTML> 
