<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML> <HEAD> 	<META HTTP-EQUIV="CONTENT-TYPE" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> 	<TITLE>En vrac</TITLE> 	<META NAME="GENERATOR" CONTENT="OpenOffice.org 1.0  (Win32)"> 	<META NAME="CREATED" CONTENT="20020918;13171437"> 	<META NAME="CHANGED" CONTENT="20021020;21135397"> </HEAD> <BODY LANG="fr-FR" BACKGROUND="grey.gif"> <P ALIGN=CENTER><A HREF="page.htm"><FONT FACE="Arial">retour</FONT></A></P> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial">Je vous livre ici quelques textes en vrac (j'ai toujours du mal &agrave; les appeler des po&egrave;mes).<BR>Ce ne sont pas les plus beaux, mais ils ont tous un petit quelque chose qui me pla&icirc;t et qui vous permettra de mieux me conna&icirc;tre.<BR><BR>Cliquez sur les titres pour aller directement au po&egrave;me. La page est longue!<BR>(Et pour revenir ici, cliquez &agrave; nouveau sur les titres)<BR><BR></FONT><A HREF="#Il pense aussi parfois*" NAME="Il pense"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Il pense aussi parfois</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"><BR></FONT><A HREF="#Les mots...*" NAME="Les mots..."><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Les mots...</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#e897e1"> </FONT>: Un quatrain sur la force des mots, m&ecirc;me si parfois j'ai du mal &agrave; y croire<BR></FONT><A HREF="#Automne du monde*" NAME="Automne du monde"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Automne du monde</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"><BR></FONT><A HREF="#Blanche neige*" NAME="Blanche neige"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Blanche neige</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"><BR></FONT><A HREF="#Le silence de la plume*" NAME="Le silence de la plume"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Le silence de la plume</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"> : Inspir&eacute; en partie par la chanson de Phil Collins &quot;Another day in paradise&quot;<BR></FONT><A HREF="#Suicide tendancy*" NAME="Suicide tendancy"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Suicide tendancy</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"> : ou pourquoi les hommes aiment la mort<BR></FONT><A HREF="#Id&eacute;ale illusion*" NAME="Id&eacute;ale illusion"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Id&eacute;ale illusion</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"> : ah la beaut&eacute; de la nature...<BR></FONT><A HREF="#Aux armes citoyens*" NAME="Aux armes citoyens"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Aux armes citoyens</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"> : po&egrave;me engag&eacute; (et rigolo)<BR></FONT><A HREF="#Naissance*" NAME="Naissance"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Naissance</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"> : encore un quatrain, une fa&ccedil;on de percevoir la vie sur terre, par l'enfant que je suis<BR></FONT><A HREF="#Le pays de mes r&ecirc;ves*" NAME="Le pays de mes r&ecirc;ves"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Le pays de mes r&ecirc;ves</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"> : Quand on n'est pas bien on a envie d'&ecirc;tre ailleurs o&ugrave; on sera mieux<BR></FONT><A HREF="#O&ugrave; est-ce?*" NAME="O&ugrave; est-ce?"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">O&ugrave; est-ce?</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6"> </FONT>: Un peu partout dans le monde<BR></FONT><A HREF="#Le jardin japonais*" NAME="Le jardin japonais"><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#d132c6">Le jardin japonais</FONT></FONT></A><FONT FACE="Arial"><FONT COLOR="#e897e1"> </FONT>: je compare la plan&egrave;te Terre &agrave; un jardin japonais. La comparaison reste spirituelle car la nature terrestre n'est pas un espace jardin&eacute;, m&ecirc;me si certains font comme si</FONT></P> <HR> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial"><STRONG>16 ao&ucirc;t 1998 - 12<SPAN LANG="fr-FR"> septembre </SPAN>2002</STRONG><BR><BR>...</FONT><STRONG><A HREF="#Il pense" NAME="Il pense aussi parfois*"><FONT FACE="Arial">Il pense aussi parfois</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"> qu'il aimerait bien &eacute;crire une oeuvre magnifique, que la musique l'incite &agrave; &eacute;crire, mais qu'il a du mal &agrave; concr&eacute;tiser cette envie, ce besoin... cardiaque.<BR>Alors il se dit qu'il pourrait y arriver en tra&ccedil;ant avec d&eacute;licatesse et la palette de sentiments qui l'habite des situations du monde qu'il observe et ressent.<BR>Situations imag&eacute;es pour d&eacute;noncer, crier, remarquer, aimer tout simplement.<BR>Des cris de v&eacute;rit&eacute; &eacute;mergente, crevant l'opacit&eacute; de la boue de mensonges qui nous recouvre de sa chape.<BR>Une sorte d'hommage &agrave; la vie, en plusieurs &eacute;pisodes, des photographies parlantes...</FONT></P> <HR> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial">date?<BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Les mots..." NAME="Les mots...*"><FONT FACE="Arial">Les mots...</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Certains affirmeront, ce qui d'ailleurs m'attriste,<BR>&quot;Foutaise bien inutile que la composition!&quot;<BR>Mais ils la fermeront, &eacute;bahis quand l'artiste,<BR>Aux milles jeux subtils fera opposition.<BR><BR>Les mots sont plus puissants que toutes les arm&eacute;es<BR>Du monde rassembl&eacute;es, ils font pleurer les foules.<BR>Sans entacher de sang, oui, ils les ont charm&eacute;es,<BR>La Terre en a trembl&eacute;, le po&egrave;te se d&eacute;foule!<BR><BR>Des mots pour dire je t'aime et aussi pour pleurer<BR>Le temps des chrysanth&egrave;mes et le temps d'effleurer<BR>Un amour passager ou un autre &eacute;ternel.<BR><BR>Des mots qui se r&eacute;voltent du fond de mes entrailles,<BR>Des mots qui ne r&eacute;coltent que le feu des mitrailles<BR>D&eacute;noncent, face au danger, le sombre criminel.</FONT></P> <HR> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial"><STRONG>10 septembre 1996</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Automne du monde" NAME="Automne du monde*"><FONT FACE="Arial">Automne du monde</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Un torrent de boue d&eacute;vale<BR>Un homme debout d&eacute;tale<BR>Blottit au creux de son val<BR>Il effeuillait les p&eacute;tales<BR><BR>Un par un, &eacute;prouvant la fleur<BR>S'est mis &agrave; compter &agrave; rebours<BR>Un par un, les &eacute;mouvants pleurs<BR>De la fleur qui crie au secours<BR><BR>Une pluie de cendres fond<BR>Sur le petit homme blond<BR>Abrit&eacute; dans sa maison<BR>Il effeuillait les saisons<BR><BR>Une par une, &eacute;prouvant les heures<BR>D&eacute;chire le calendrier<BR>Une par une, les pages se meurent<BR>Se consument dans le cendrier<BR><BR>La terre s'ouvre sous les pieds<BR>De cet homme qui riait<BR>Dans sa maison de papier<BR>De cet homme qui priait<BR><BR>Un par un, &eacute;prouvant les dieux<BR>S'est mis &agrave; chercher du secours<BR>Un par un, inondant ses yeux<BR>Comme la fleur meurt d'amour</FONT></P> <HR> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial"><STRONG>4 f&eacute;vrier 1996</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Blanche neige" NAME="Blanche neige*"><FONT FACE="Arial">Blanche neige</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Triste fin de journ&eacute;e quand tombent les flocons<BR>Le vent s'est d&eacute;tourn&eacute; de ce monde trop con<BR>Il amplifie la danse de la blanche neige<BR>Balbutie en cadence son petit man&egrave;ge<BR><BR>La musique est si douce, elle rythme le ballet<BR>Des grains de lait que pousse le vent au palais<BR>Tr&egrave;s loin de la Provence et de ses beaux cypr&egrave;s<BR>Le blanc manteau n'avance jamais aussi pr&egrave;s<BR><BR>Tra&ccedil;ant ses ribambelles et revirevoltant<BR>Elle est bien la plus belle quand elle vole tant<BR>Et le Prince charmant, lui, attend sa venue<BR><BR>Ces morceaux de nuages, aussi petits soient-ils<BR>Loin d'un d&eacute;savantage, ont tout pour &ecirc;tre utiles<BR>Il offrent en s'endormant une princesse nue<BR><BR><BR>(<SPAN LANG="fr-FR">&Eacute;crit</SPAN> sur une musique de Vangelis<BR>en regardant tomber les flocons)<BR><BR><BR>Le vent du nord, le vent polaire<BR>M'a inspir&eacute; cette ballade<BR>La neige est si belle en hiver<BR>Pour faire oublier qu'elle est froide</FONT></P> <HR> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial"><STRONG>(26 janvier 1997)</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Le silence de la plume" NAME="Le silence de la plume*"><FONT FACE="Arial">Le silence de la plume</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Tu vois couler de l'eau sur ses joues crevass&eacute;es<BR>Tu sens monter des flots voulant crier &quot;assez!&quot;<BR>Comme un vieux cauchemar tu veux te r&eacute;veiller<BR><SPAN LANG="fr-FR">Essouffl&eacute;</SPAN> quelque part sur un vieil oreiller<BR><BR>Malgr&eacute; toi tes paupi&egrave;res s'effondrent brusquement<BR>Lourdes comme des pierres jet&eacute;es aux sentiments<BR>Tu r&eacute;primes un soupir car toi tu n'y peux rien<BR>C'est d'autres qui respirent, des milliards de terriens<BR><BR>Tes brumeuses pens&eacute;es s'&eacute;loignent lentement<BR>De vagues d&eacute;vers&eacute;es en plages de silence<BR>O&ugrave; ton esprit s'est <SPAN LANG="fr-FR">tu</SPAN>, o&ugrave; ton esprit te ment<BR><BR>Il te ment, se parfume et ment si gentiment<BR>Que le vent de la plume s'efface et s'&eacute;lance<BR>En silence et sais-tu d'o&ugrave; vient ce sentiment?</FONT></P> <HR> <P ALIGN=LEFT><FONT FACE="Arial"><STRONG>2 janvier 1997 - 17 janvier 1999</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Suicide tendancy" NAME="Suicide tendancy*"><FONT FACE="Arial">Suicide tendancy</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>C'est vrai le monde est beau, &agrave; bien y regarder<BR>C'est un joli tombeau, fleuri comme il se doit<BR>De grenades et de bombes, il est tr&egrave;s bien fard&eacute;.<BR>C'est une belle tombe &agrave; en mourir de joie.<BR><BR>Il s'en faudrait de peu que certains acharn&eacute;s<BR>N'aient un go&ucirc;t de trop peu et souhaitent retourner<BR>Faire un tour de la Terre dans leur corps d&eacute;charn&eacute;<BR>Regagnant le cimeti&egrave;re aussit&ocirc;t qu'il sont n&eacute;s.<BR><BR>Oui, car la Terre est belle surtout quand on est mort.<BR>On voit moins les poubelles, &ccedil;a change le d&eacute;cor.<BR>La Terre vue de l'espace vaut bien un sacrifice<BR><BR>C'est d'ailleurs pour cela qu'on aime le tr&eacute;pas<BR>&quot;Allez dans l'au-del&agrave;, vous n'en reviendrez pas!&quot;<BR>&quot;R&eacute;servez votre place pour le feu d'artifice!&quot;</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>11 juillet 1995 - 28 mars 1999</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Id&eacute;ale illusion" NAME="Id&eacute;ale illusion*"><FONT FACE="Arial">Id&eacute;ale illusion</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Me promenant tant&ocirc;t<BR>En un havre idyllique,<BR>Mon &acirc;me fut aussit&ocirc;t<BR>Port&eacute;e vers le lyrique.<BR><BR>Elle n'en fut point d&eacute;&ccedil;ue,<BR>Je vais d'ailleurs vous en <BR>Offrir un aper&ccedil;u<BR>Car si dans quelques ans<BR><BR>Vous passez par ici<BR>Il sera plus ais&eacute;<BR>De le situer, aussi<BR>Mieux le localiser.<BR><BR>La source &eacute;tait discr&egrave;te, on aurait dit timide<BR>L'eau s'&eacute;panchait, sereine. Pr&egrave;s d'un parterre de mousse<BR>Poussaient trois p&acirc;querettes, dans le terreau humide.<BR>Elles &eacute;taient souveraines ces trois jolies frimousses.<BR><BR>Tableau somme toute assez<BR>Banal me direz-vous.<BR>Certes &agrave; premi&egrave;re vue c'est<BR>Du d&eacute;j&agrave; vu j'avoue.<BR><BR>Mais attendez la suite<BR>Et vous en conviendrez<BR>La sc&egrave;ne est in&eacute;dite<BR>Et vous y reviendrez.<BR><BR>Jamais on n'avait vu pareillement color&eacute;e<BR>Une eau d'un bleu si doux aux reflets m&eacute;talliques<BR>Hormis dans ces revues servant &agrave; d&eacute;corer<BR>Nos r&ecirc;ves les plus fous d'oc&eacute;an Pacifique<BR><BR>Au bout d'un temps quelconque, on vient &agrave; se surprendre<BR>Les yeux dans la p&eacute;nombre, scrutant si des coraux<BR>Pourquoi pas une conque, sont l&agrave; &agrave; nous attendre<BR>Pour les sortir de l'ombre et les prendre en photo<BR><BR>On se laisse r&ecirc;ver au ballet des poissons<BR>Aux teintes tropicales sur le sable d'or fin<BR>Et voici l'arriv&eacute;e comme autant de chansons<BR>Du sourire amical de trois joyeux dauphins<BR><BR>Le lieu de r&eacute;surgence, o&ugrave; le ruisseau s'&eacute;tale<BR>Est facile &agrave; trouver. Voyez les industries<BR>Pr&eacute;sentez-vous d'urgence derri&egrave;re la centrale<BR>Car &agrave; votre arriv&eacute;e sera-t-elle tarie?<BR><BR>Qui sait, peut-&ecirc;tre que les murs blancs de l'usine<BR>M'ont si fort &eacute;bloui &agrave; en perdre le sens<BR>Le soleil malicieux s'est jou&eacute; de ma r&eacute;tine<BR>Et plus encore que l'ou&iuml;e, j'ai la vue qui balance.</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>24 septembre 1996 - 13 septembre 2002</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Aux armes citoyens" NAME="Aux armes citoyens*"><FONT FACE="Arial">Aux armes citoyens</FONT></A><FONT FACE="Arial"><BR>ou la panne de r&eacute;veil</FONT></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>L'int&eacute;grit&eacute; morale qui m'anime<BR>M'exhorte &agrave; proclamer bien haut et fort<BR>Un fait de soci&eacute;t&eacute; qu'on croit minime<BR>Et que nos responsables taisent encore<BR><BR>Oui, braves gens, aujourd'hui il faut l'avouer<BR>Ouvrez bien grand ce qui vous sert d'oreilles<BR>Vous qui avez des saints &agrave; qui vous vouer<BR>Dieu qu'il est triste le sort d'un r&eacute;veil!<BR><BR>Petite bo&icirc;te &agrave; piles et &agrave; aiguilles,<BR>Il orne votre table de chevet.<BR>Et d&egrave;s que dans le ciel le<SPAN LANG="fr-FR"> soleil </SPAN>brille<BR>Vous &ecirc;tes un mort qu'il tente d'achever.<BR><BR>D&egrave;s lors &eacute;clate la r&eacute;volution:<BR>&quot;A mort, mis&eacute;rable espion du patron!&quot;<BR>Vous entrez enfin en &eacute;bullition<BR>Et c'est le choc entre deux &eacute;lectrons.<BR><BR>Arrive le moment le plus critique,<BR>Le r&eacute;veil ne connaissant pas l'armure<BR><SPAN LANG="fr-FR">&Eacute;quip&eacute;</SPAN> seulement de fils &eacute;lectriques<BR>Vivement entre en contact avec le mur<BR><BR>Je censurerai la sc&egrave;ne suivante<BR>Car pouvant heurter les &acirc;mes sensibles<BR>Pendant que le contribuable se vante<BR>De l'agonie de l'objet pris pour cible.</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>28 avril 1997</STRONG><BR><BR>C'est quoi cette musique<BR>C'est pas vraiment beau<BR>Pas du vrai mambo<BR>Pas les Cara&iuml;bes<SPAN LANG="fr-FR"><BR>&Eacute;cris-</SPAN>moi ta vie<BR>De notes en papier<BR>De faux papillons<BR>En partitions vides<BR>...amour insipide<BR><BR>C'est quoi cette musique<BR>C'est plut&ocirc;t sale &ccedil;a<BR>Pas de la salsa<BR>Pas sous les Antilles<BR>Refais pas l'erreur<BR>De tirer ta fl&egrave;che<BR>Au fond de nos coeurs<BR>Mon vieux Cupidon<BR>...un amour bidon</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>3 d&eacute;cembre 1996 - 13 septembre 2002</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Naissance" NAME="Naissance*"><FONT FACE="Arial">Naissance</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>M'&eacute;tant ab&icirc;m&eacute; dans les profondeurs d'un r&ecirc;ve<BR>Vide abyssal peupl&eacute; d'&eacute;tranges cr&eacute;atures<BR>J'attendais, paisiblement, que la nuit s'ach&egrave;ve<BR>Sans me douter qu'allait me cr&eacute;er la nature<BR><BR>Vint alors un instant sur l'&eacute;chelle du temps<BR>Je m'&eacute;veillai, inquiet, la vie m'avait surpris,<BR>La lumi&egrave;re m'inonda au d&eacute;but du printemps<BR>Tel &eacute;tait le prodige, lors toujours incompris.<BR><BR>Je vis d'abord des fleurs aux corolles &eacute;panouies<BR>En volcans de couleurs et j'en fus &eacute;bloui<BR>Puis j'entendis les voix autour de mon sillage.<BR><BR>Quelques cris, quelques larmes ont fauss&eacute; l'harmonie<BR>Mais j'ai trouv&eacute; les larmes tellement jolies...<BR>Puis<SPAN LANG="fr-FR"> j'aper&ccedil;us </SPAN>les croix, &agrave; l'&eacute;cart du village.</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>30 novembre 1996</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Le pays de mes r&ecirc;ves" NAME="Le pays de mes r&ecirc;ves*"><FONT FACE="Arial">Le pays de mes r&ecirc;ves</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Trouve-moi un pays<BR>Un pays plus joli<BR>Que ceux auxquels on r&ecirc;ve<BR>Assoupi sur la gr&egrave;ve<BR><BR>Un pays o&ugrave; mes sens<BR>Ne seront pas meurtris<BR>Par les vapeurs d'essence<BR>Par des mots de m&eacute;pris<BR><BR>Un pays o&ugrave; tes yeux<BR>Brilleront &agrave; travers<BR>Le feuillage gracieux<BR>Caressant la rivi&egrave;re<BR><BR>Le feuillage des saules<BR>A l'automne s'essaime<BR>Par dessus ton &eacute;paule<BR>Et murmure un po&egrave;me<BR><BR>Mais tu n'&eacute;coutes pas<BR>Ce que mon coeur te dis<BR>Tu dis qu'il n'y a pas<BR>Sur Terre de paradis<BR><BR>Pourtant je suis certain<BR>Que ce pays existe<BR>Je le trouve en quatrains<BR>Dans les chants des artistes!<BR><BR>Chantez bien haut la flamme<BR>L'amour qui vous anime<BR>Au plus profond de l'&acirc;me<BR>Pour un monde unanime</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial">date?<BR><BR>Un brouillard &eacute;pais<BR>S'est lev&eacute; si t&ocirc;t<BR>Si froid qu'on coupait<BR>Jadis au couteau</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>1 novembre 1996 - 30 avril 1999</STRONG><BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#O&ugrave; est-ce?" NAME="O&ugrave; est-ce?*"><FONT FACE="Arial">O&ugrave; est-ce?</FONT></A></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR><BR>Il marche &agrave; travers les vestiges<BR>Les corps mutil&eacute;s par les bombes<BR>L'odieuse tuerie de prestige<BR>Ne laisse m&ecirc;me pas de tombes<BR><BR>Tous les morceaux &eacute;parpill&eacute;s<BR>Des villages enti&egrave;rement pill&eacute;s<BR>D&eacute;corent les arbres de guirlandes<BR>Leur donnent un petit air d'Irlande<BR><BR>Il marche dans le d&eacute;cor des ruines<BR>Un h&eacute;licopt&egrave;re le survole<BR>Le poussant vers le champ de mines<BR>O&ugrave; une m&egrave;re devenue folle<BR><BR>Pleure son enfant les mains en sang<BR>Dans l'air flotte une odeur d'encens<BR>Une fillette affol&eacute;e fuit<BR>Elle tombera sous la pluie</FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial"><STRONG>20 juillet 1997</STRONG><BR><BR><STRONG>Un ruisseau noir s'&eacute;coule en moi</STRONG></FONT></P> <HR> <P><FONT FACE="Arial">date?<BR><BR></FONT><STRONG><A HREF="#Le jardin japonais" NAME="Le jardin japonais*"><FONT FACE="Arial">Le jardin japonais</FONT></A><FONT FACE="Arial"><BR></FONT></STRONG><FONT FACE="Arial"><BR>La Terre est un jardin o&ugrave; vivent mille fleurs<BR>La lampe d'Aladin et les mille et un pleurs<BR>Ce jardin nous a plu, c'est un livre d'o&ugrave; na&icirc;t<BR>L'abstraction absolue d'un jardin japonais<BR><BR>Fait d'eau et de poussi&egrave;re, derri&egrave;re chaque &eacute;l&eacute;ment<BR>Se cache une pri&egrave;re qui souffle doucement<BR>&agrave; qui veut bien entendre: &quot;Une main t'est tendue,<BR>N'aie pas peur de la prendre&quot; .On n'a rien entendu.<BR><BR>En ce jardin secret on n'a pas h&eacute;sit&eacute;<BR>Alors &agrave; massacrer au lieu de visiter,<BR>On a dit &quot;bagatelle!&quot; au pauvre jardinier<BR><BR>Et pourtant<BR><BR>Depuis maintes ann&eacute;es, m&ecirc;me s'il faut qu'on l'arrose,<BR>Une rose <SPAN LANG="fr-FR">fan&eacute;e</SPAN>, on fait pousser la rose<BR><BR>Demain s'ouvrira-t-elle en nos coeurs par milliers.</FONT></P> <P ALIGN=CENTER><A HREF="page.htm"><FONT FACE="Arial">retour</FONT></A></P> </BODY> </HTML> 
