<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="JFC Communications Graphiques">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.73 [en] (Win98; I) [Netscape]">    <title>Les Cahiers de droit</title> </head> <body text="#376171" bgcolor="#DFDF87" link="#376171" vlink="#551A8B" alink="#990000" topmargin="0" leftmargin="0" rightmargin="0" bottommargin="0" marginheight="0" marginwidth="0"> <center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" HEIGHT="100%" > <tr> <td ALIGN=CENTER VALIGN=TOP ROWSPAN="2" WIDTH="22" HEIGHT="100%" BGCOLOR="#CC0000"><img SRC="bande.gif" height=420 width=40></td>  <td ALIGN=CENTER VALIGN=CENTER WIDTH="100%" HEIGHT="100" BGCOLOR="#4B889E">| <a href="sommaire.html" style="color: rgb(223,223,135)">Description sommaire</a> | <a href="normes.html" style="color: rgb(223,223,135)">Normes de pr&eacute;sentation</a> | <a href="consultation.html" style="color: rgb(223,223,135)">Consultation</a> | <br>| <a href="recherche.html" style="color: rgb(223,223,135)">Index 1954-2001</a> | <a href="abonnement.html" style="color: rgb(223,223,135)">Abonnement</a> | <a href="correspondance.html" style="color: rgb(223,223,135)">Correspondance</a> | <br>| <a href="index.html" style="color: rgb(223,223,135)">Page principale</a> |</td> </tr>  <tr> <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP WIDTH="100%" HEIGHT="100%" BGCOLOR="#DFDF87"> <br><b><u>Les Cahiers de Droit, vol. 41, no 2, mars 2000</u></b> <center><a NAME="tablemat"></a> <br><b><font size=+2>Table des mati&egrave;res</font></b></center>  <center><table BORDER=0 > <tr> <td><a href="#MOCKLE">Mondialisation et &Eacute;tat de droit</a></td>  <td> <div align=right>Daniel MOCKLE</div> </td> </tr>  <tr> <td><a href="#CRETE">L&Eacute;tat et les entreprises : des partenaires pour la cr&eacute;ation dune r&eacute;glementation favorable &agrave; la qu&ecirc;te des capitaux dans le march&eacute; des valeurs mobili&egrave;res</a></td>  <td> <div align=right>Raymonde CR&Ecirc;TE</div> </td> </tr>  <tr> <td><a href="#LEBEL">Linterpr&eacute;tation du cautionnement : une approche nouvelle quant &agrave; la formation et &agrave; la d&eacute;termination du contenu du contrat</a></td>  <td> <div align=right>Louise POUDRIER-LEBEL <br>et Andr&eacute; B&Eacute;LANGER</div> </td> </tr>  <tr> <td><a href="#Sylvestre">Le droit du commerce international des produits agricoles g&eacute;n&eacute;tiquement modifi&eacute;s (OGM) : les obstacles de la preuve scientifique et lav&egrave;nement du principe de pr&eacute;caution</a></td>  <td> <div align=right>Sylvestre-Jos&eacute;-Tidiane MANGA</div> </td> </tr>  <tr> <td><b>Note</b></td>  <td>&nbsp;</td> </tr>  <tr> <td><a href="#FIERENS">Critique de lid&eacute;e de propri&eacute;t&eacute; du corps humain ou Le miroir de linf&acirc;me belle-m&egrave;re de Blanche-Neige</a></td>  <td> <div align=right>Jacques FIERENS</div> </td> </tr>  <tr> <td><a href="#BOURCIER">Aspects linguistiques de la preuve par tradition orale en droit autochtone</a></td>  <td> <div align=right>Andr&eacute; BOURCIER</div> </td> </tr>  <tr> <td><b>Chronique bibliographique</b></td>  <td>&nbsp;</td> </tr>  <tr> <td>LOrganisation mondiale du commerce : droit institutionnel et substantiel, de Thi&eacute;baut Flory</td>  <td> <div align=right>Maude BOUCHARD</div> </td> </tr>  <tr> <td>Introduction &agrave; l&eacute;tude des sources modernes du droit international public, de Benjamin Mulamba Mbuyi</td>  <td> <div align=right>Cinthia MARTEL</div> </td> </tr> </table></center>  <p><a NAME="MOCKLE"></a> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"><b><font size=+1>Mondialisation et &Eacute;tat de droit</font></b> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <div align=right>Daniel MOCKLE</div> En suivant une d&eacute;marche dialectique, des pistes danalyse sont propos&eacute;es en vue de mesurer la contradiction insoluble qui oppose les vecteurs dexpansion de la mondialisation aux exigences de l&Eacute;tat de droit. Le probl&egrave;me de leur compatibilit&eacute; r&eacute;ciproque ne peut &ecirc;tre &eacute;lud&eacute;, car les deux ph&eacute;nom&egrave;nes reposent sur des pr&eacute;tentions h&eacute;g&eacute;moniques, ce qui leur permet de revendiquer la pr&eacute;&eacute;minence dans des champs distincts. Ainsi, durant la d&eacute;cennie 90, la progression tangible de l&Eacute;tat de droit comme mode dexpression de la d&eacute;mocratie constitutionnelle au-del&agrave; du cercle restreint des pays occidentaux a contribu&eacute; &agrave; luniversalisation latente du principe, mais aussi au d&eacute;veloppement dune rh&eacute;torique qui la transform&eacute; en mythe constitutif du d&eacute;bat politique contemporain. Les id&eacute;es (le constitutionnalisme, la d&eacute;mocratie politique, la &laquo;justiciabilit&eacute;&raquo; des droits fondamentaux) qui alimentent le discours sur l&Eacute;tat de droit orientent dans une direction pr&eacute;cise les pratiques politiques et institutionnelles des &Eacute;tats souverains. <br>&Agrave; loppos&eacute;, la mondialisation est associ&eacute;e &agrave; l&eacute;mergence dun droit sans fronti&egrave;re et &agrave; la cr&eacute;ation de nouveaux m&eacute;canismes de r&eacute;gulation qui pourraient r&eacute;duire la souverainet&eacute; des &Eacute;tats dans divers champs qui sont de leurs comp&eacute;tences propres. Comme lint&eacute;grit&eacute; des droits nationaux repose en d&eacute;finitive sur la primaut&eacute; des normes constitutionnelles, leffectivit&eacute; de l&Eacute;tat de droit et du constitutionnalisme peut devenir al&eacute;atoire par la multiplication des ordres juridiques en situation potentielle de concurrence. La mondialisation offre un terrain fertile pour concevoir divers sc&eacute;narios o&ugrave; la dynamique de cr&eacute;ation des normes de m&ecirc;me que la d&eacute;termination des principes de r&eacute;f&eacute;rence ne sont plus du ressort des &Eacute;tats. Si la pr&eacute;sente &eacute;tude montre ainsi lexacerbation de plusieurs contradictions, elle souligne en revanche la compl&eacute;mentarit&eacute; qui r&eacute;sulte du d&eacute;doublement de la limitation de l&Eacute;tat par les sources classiques du droit international. Entre la mondialisation de l&Eacute;tat de droit et son int&eacute;gration corr&eacute;lative &agrave; la r&eacute;alit&eacute; multiforme de la mondialisation, les transformations en cours montrent la n&eacute;cessit&eacute; dune reconceptualisation de l&Eacute;tat de droit. <center> <p> <hr NOSHADE WIDTH="50%"></center>  <p><b>1. La mondialisation de l&Eacute;tat de droit</b> <br>&nbsp;&nbsp; 1.1 Lexpansion dun mod&egrave;le h&eacute;g&eacute;monique <br>&nbsp;&nbsp; 1.2 Luniversalisation du principe et la pr&eacute;&eacute;minence du constitutionnalisme <br><b>2. La reconfiguration de l&Eacute;tat de droit</b> <br>&nbsp;&nbsp; 2.1 Le d&eacute;doublement de la limitation de l&Eacute;tat par le droit <br>&nbsp;&nbsp; 2.2 Les nouveaux espaces normatifs <br>&nbsp;&nbsp; 2.3 La recherche de nouvelles formes de l&eacute;gitimit&eacute; <br><b>Conclusion</b> <br>&nbsp; <p><a NAME="CRETE"></a> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"><b><font size=+1>L&Eacute;tat et les entreprises: des partenaires pour la cr&eacute;ation dune r&eacute;glementation favorable &agrave; la qu&ecirc;te des capitaux dans le march&eacute; des valeurs mobili&egrave;res</font></b> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <div align=right>Raymonde CR&Ecirc;TE</div> Fid&egrave;le aux pr&eacute;ceptes du lib&eacute;ralisme &eacute;conomique, l&Eacute;tat a cherch&eacute;, depuis plus dun si&egrave;cle et demi, &agrave; favoriser la qu&ecirc;te des capitaux en mettant en place un environnement juridique favorable &agrave; la cr&eacute;ation, au financement et &agrave; ladministration des soci&eacute;t&eacute;s par actions en vue de promouvoir la maximisation des profits en faveur des investisseurs. Dans l&eacute;tude qui suit, lauteure montre comment la mise en place de cet encadrement propice aux entreprises et aux investisseurs se manifeste dans la r&eacute;glementation du march&eacute; des valeurs mobili&egrave;res, plus particuli&egrave;remet dans celle qui est relative aux soci&eacute;t&eacute;s par actions et &agrave; lappel public &agrave; l&eacute;pargne. <center> <p> <hr NOSHADE WIDTH="50%"></center>  <p><b>1. Une r&eacute;glementation &eacute;conomique fa&ccedil;onn&eacute;e par les courants de pens&eacute;e lib&eacute;rale</b> <br><b>2. Des concepts et des r&egrave;gles favorables &agrave; la qu&ecirc;te des capitaux</b> <br><b>3. Des int&eacute;r&ecirc;ts laiss&eacute;s dans lombre</b> <br><b>4. La n&eacute;gociation et le partage de la r&eacute;glementation entre les gouvernants et les gouvern&eacute;s</b> <br><b>Conclusion</b> <p><a NAME="LEBEL"></a> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"><b><font size=+1>Linterpr&eacute;tation du cautionnement : une approche nouvelle quant &agrave; la formation et &agrave; la d&eacute;termination du contenu du contrat</font></b> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <div align=right>Louise POUDRIER-LEBEL et Andr&eacute; B&Eacute;LANGER</div> En mati&egrave;re de cautionnement, linterpr&eacute;tation du contrat risque de subir linfluence du caract&egrave;re unilat&eacute;ral de lacte. En raison de la nature particuli&egrave;re de lengagement de la caution, il faudra que le juge v&eacute;rifie lexistence et l&eacute;tendue du cautionnement. Linterpr&eacute;tation aura donc un r&ocirc;le &agrave; jouer tant dans la formation que dans le contenu du cautionnement. Si lerreur se pr&eacute;sente comme un moyen simple pour la caution dannuler son engagement, une interpr&eacute;tation &agrave; laide des r&egrave;gles du contrat dadh&eacute;sion pourrait sav&eacute;rer plus efficace. De m&ecirc;me, bien que le cautionnement nimpose par sa nature que des obligations &agrave; l&eacute;gard de la caution, linterpr&eacute;tation permettra souvent de faire ressortir du contrat un contenu obligationnel impos&eacute; par la bonne foi. Linterpr&eacute;tation permettra ainsi au juge de chercher un certain &eacute;quilibre au sein dune relation contractuelle par nature d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e dans ses effets. <center> <p> <hr NOSHADE WIDTH="50%"></center>  <p><b>1. La fonction de linterpr&eacute;tation dans la formation du cautionnement</b> <br>&nbsp;&nbsp; 1.1 Linefficacit&eacute; pratique des r&egrave;gles relatives &agrave; lerreur <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.1.1 La surutilisation de la notion derreur <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.1.2 Loubli de la r&egrave;gle de lerreur inexcusable <br>&nbsp;&nbsp; 1.2 Linterpr&eacute;tation stricte de lintention de sengager <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.2.1 La compatibilit&eacute; de la r&egrave;gle de lexpressivit&eacute; du cautionnement avec la possibilit&eacute; dune interpr&eacute;tation <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.2.2 Lutilisation de la qualification de contrat dadh&eacute;sion pour linterpr&eacute;tation <br>&nbsp;de la clause incompr&eacute;hensible <br><b>2. La fonction de linterpr&eacute;tation dans la d&eacute;termination du contenu du&nbsp;</b> <br><b>&nbsp;cautionnement</b> <br>&nbsp;&nbsp; 2.1 Linterpr&eacute;tation stricte des obligations de la caution <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.1.1 La recherche dune limite au cautionnement <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.1.2 La possibilit&eacute; dun doute <br>&nbsp;&nbsp; 2.2 La d&eacute;couverte dobligations pour le cr&eacute;ancier <br><b>Conclusion</b> <br><a NAME="Sylvestre"></a> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <br><b><font size=+1>NOTE</font></b> <br><b><font size=+1>Le droit du commerce international des produits agricoles g&eacute;n&eacute;tiquement modifi&eacute;s (OGM): les obstacles de la preuve scientifique et l'av&egrave;nement du principe de pr&eacute;caution</font></b> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <div align=right>Sylvestre-Jos&eacute;-Tidiane MANGA</div> Le droit du commerce international des OGM est un droit en formation. Le Protocole sur la pr&eacute;vention des risques biotechnologiques en constitue d&eacute;sormais le cadre de r&eacute;f&eacute;rence principal. Les OGM destin&eacute;s &agrave; la lib&eacute;ration dans l'environnement sont couverts par le principe de pr&eacute;caution et la proc&eacute;dure d'accord pr&eacute;alable en connaissance de cause. Quant &agrave; ceux qui sont destin&eacute;s &agrave; la consommation et &agrave; la transformation, ils ne sont que partiellement vis&eacute;s dans la proc&eacute;dure et les modalit&eacute;s de leur &eacute;tiquetage ne seront pas fix&eacute;es avant deux ans. Enfin, les produits d&eacute;riv&eacute;s des OGM sont exclus du Protocole. Les limites du champ d'application de ce dernier font en sorte que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) continuera de r&eacute;gir exclusivement le commerce international des produits &agrave; base d'OGM non prot&eacute;g&eacute;s. Par ailleurs, le Protocole et l'Accord sanitaire et phytosanitaire (Accord SPS) de l'OMC ne sont pas subordonn&eacute;s. Donc, l'OMC peut continuer de commercialiser les OGM prot&eacute;g&eacute;s par le Protocole dans les m&ecirc;mes conditions que les produits agricoles ordinaires. Et pourtant, l'Accord SPS met en avant la preuve scientifique comme outil principal d'harmonisation du processus de normalisation, m&ecirc;me si ce concept est impr&eacute;cis. D&egrave;s lors, le contexte particulier de faiblesse des connaissances scientifiques dans le recours aux OGM dans l'agriculture et l'alimentation justifie non seulement le principe de pr&eacute;caution mais aussi la n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;ciser la notion de preuve scientifique. Il s'agit l&agrave; de l'un des multiples enjeux dun droit qui n'en est qu'&agrave; ses premiers balbutiements. <center> <p> <hr NOSHADE WIDTH="50%"></center>  <p><b>1. La fonction de linterpr&eacute;tation dans la formation du cautionnement</b> <br>&nbsp;&nbsp; 1.1 Linefficacit&eacute; pratique des r&egrave;gles relatives &agrave; lerreur <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.1.1 La surutilisation de la notion derreur <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.1.2 Loubli de la r&egrave;gle de lerreur inexcusable <br>&nbsp;&nbsp; 1.2 Linterpr&eacute;tation stricte de lintention de sengager <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.2.1 La compatibilit&eacute; de la r&egrave;gle de lexpressivit&eacute; du cautionnement avec la possibilit&eacute; dune interpr&eacute;tation <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.2.2 Lutilisation de la qualification de contrat dadh&eacute;sion pour linterpr&eacute;tation <br>&nbsp;de la clause incompr&eacute;hensible <br><b>2. La fonction de linterpr&eacute;tation dans la d&eacute;termination du contenu du&nbsp;</b> <br><b>&nbsp;cautionnement</b> <br>&nbsp;&nbsp; 2.1 Linterpr&eacute;tation stricte des obligations de la caution <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.1.1 La recherche dune limite au cautionnement <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.1.2 La possibilit&eacute; dun doute <br>&nbsp;&nbsp; 2.2 La d&eacute;couverte dobligations pour le cr&eacute;ancier <br><b>Conclusion</b> <p><a NAME="FIERENS"></a> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"><b><font size=+1>NOTE</font></b> <br><b><font size=+1>Critique de lid&eacute;e de propri&eacute;t&eacute; du corps humain ou Le miroir de linf&acirc;me belle-m&egrave;re de Blanche-Neige</font></b> <br> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <div align=right>Jacques FIERENS</div> Comment rendre compte des fondements juridiques de la protection du corps humain? Une doctrine ancienne h&eacute;riti&egrave;re de Locke et certaines d&eacute;cisions de jurisprudence ont affirm&eacute; un droit de propri&eacute;t&eacute; du sujet sur son corps. Cette analyse repose sur laffirmation au moins implicite dune impossible distance entre le sujet et son corps, issue du platonisme, puis de la philosophie subjectiviste qui cherche &agrave; affirmer la ma&icirc;trise de la raison  dune certaine raison  sur soi-m&ecirc;me, sur autrui et sur le monde. Le danger est doublier que le corps est dabord relation &agrave; autrui, ce qui dailleurs justifie sa protection contre des relations r&eacute;ifiantes. Cest dans cette relation m&ecirc;me, et non dans un impossible lien de soi &agrave; soi, que doit &ecirc;tre cherch&eacute; le fondement ultime de la protection juridique du corps. Depuis la Renaissance, en philosophie, depuis la Charte des Nations Unies, en droit, le concept de respect de la dignit&eacute; humaine pourrait constituer ce fondement. <center> <p> <hr NOSHADE WIDTH="50%"></center>  <p><b>1. La fonction de linterpr&eacute;tation dans la formation du cautionnement</b> <br>&nbsp;&nbsp; 1.1Linefficacit&eacute; pratique des r&egrave;gles relatives &agrave; lerreur <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.1.1La surutilisation de la notion derreur <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.1.2Loubli de la r&egrave;gle de lerreur inexcusable <br>&nbsp;&nbsp; 1.2Linterpr&eacute;tation stricte de lintention de sengager <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.2.1 La compatibilit&eacute; de la r&egrave;gle de lexpressivit&eacute; du cautionnement avec la possibilit&eacute; dune interpr&eacute;tation <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1.2.2 Lutilisation de la qualification de contrat dadh&eacute;sion pour linterpr&eacute;tation <br>&nbsp;de la clause incompr&eacute;hensible <br><b>2. La fonction de linterpr&eacute;tation dans la d&eacute;termination du contenu du&nbsp;</b> <br><b>&nbsp;cautionnement</b> <br>&nbsp;&nbsp; 2.1Linterpr&eacute;tation stricte des obligations de la caution <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.1.1La recherche dune limite au cautionnement <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.1.2La possibilit&eacute; dun doute <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2.2La d&eacute;couverte dobligations pour le cr&eacute;ancier <br><b>Conclusion</b> <p><a NAME="BOURCIER"></a> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"><b><font size=+1>NOTE</font></b> <br><b><font size=+1>Aspects linguistiques de la preuve par tradition orale en droit autochtone</font></b> <br> <hr SIZE=3 NOSHADE WIDTH="100%"> <div align=right>Andr&eacute; BOURCIER</div> La d&eacute;cision rendue par la Cour supr&ecirc;me du Canada dans laffaire Delgamuukw en d&eacute;cembre 1997 est particuli&egrave;rement importante pour deux aspects des revendications autochtones : le titre aborig&egrave;ne et la preuve par tradition orale. Ces deux notions sont en relation puisque la seconde est souvent essentielle pour revendiquer le premier. Il existe toutefois deux diff&eacute;rences fondamentales entre la tradition orale et les documents historiques qui ont un effet important sur le poids &agrave; accorder &agrave; cette preuve : la tradition orale est souvent con&ccedil;ue et exprim&eacute;e dans une langue autochtone parl&eacute;e par un tr&egrave;s petit nombre de locuteurs et la connaissance de son contenu est toujours li&eacute;e &agrave; une performance individuelle momentan&eacute;e. Lobjet du pr&eacute;sent article est doffrir certaines indications linguistiques sur linterpr&eacute;tation de la tradition orale de fa&ccedil;on &agrave; permettre aux autochtones comme aux juristes de mieux en &eacute;valuer la valeur probante.&nbsp; <center> <p> <hr NOSHADE WIDTH="50%"></center> <b></b> <p><b>1. La preuve par tradition orale</b> <br>&nbsp;&nbsp; 1.1 La d&eacute;finition du ou&iuml;-dire <br>&nbsp;&nbsp; 1.2 La tradition orale comme exception &agrave; la r&egrave;gle du ou&iuml;-dire <br><b>2. Une esquisse dune ethnographie du discours oral autochtone</b> <br>&nbsp;&nbsp; 2.1 Le discours rituel <br>&nbsp;&nbsp; 2.2 La toponymie <br><b>3. L&laquo;interpr&eacute;tabilit&eacute;&raquo; de la preuve</b> <br><b>Conclusion</b> <center> <p> <hr WIDTH="35%"><font color="#8080C0"><font size=+1>[<a href="http://www.ulaval.ca/fd/cahiers/indexen.html">English</a>]</font></font></center> </td> </tr> </table></center>  </body> </html> 
