<HTML> <!-- saved from url=(0022)http://internet.e-mail --> <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Microsoft FrontPage 4.0">   <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252">   <META NAME="ProgId" CONTENT="FrontPage.Editor.Document">   <TITLE>La KroniK &agrave; MachiN</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff">  <P><CENTER><TABLE BORDER="0" WIDTH="815" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="631" bordercolor="#FFFFFF" BGCOLOR="#ffffff" COLSPAN="2">     <P><CENTER><IMG SRC="images/kronik.jpg" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="0"     ALIGN="BOTTOM" width="378" height="189"></CENTER></TD>     <TD WIDTH="174">     <P ALIGN=RIGHT><A HREF="index1.htm"><IMG SRC="images/home.jpg"     BORDER="0" WIDTH="113" HEIGHT="113" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM"></A></TD>    </TR>   <TR>     <TD WIDTH="121" VALIGN="TOP"></TD>     <TD WIDTH="506" VALIGN="TOP">     <P><font color="#000080" face="Arial" size="3"><b>Nain de petite     taille.</b></font></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">Je ne sais pas     vous, mais moi j'aime bien de temps &agrave; autre me raconter     des histoires. Des histoires dr&ocirc;les, ou suppos&eacute;es     telles. Ce que l'on nomme des blagues. Ce sont g&eacute;n&eacute;ralement     des histoires que je connais d&eacute;j&agrave;. J'ai essay&eacute;     avec des histoires que je ne connais pas, mais &ccedil;a ne marche     pas bien, je devine toujours la fin et vous savez ce que c'est      ;  si l'on arrive &agrave; la chute avant le narrateur on est     d&eacute;&ccedil;u. C'est un peu comme arriver &agrave; l'orgasme     avant tout le monde, &ccedil;a perd une grande partie  de son     int&eacute;r&ecirc;t. A moins bien &eacute;videmment que l'on     ait envie de s'endormir rapidement, mais pour les histoires &ccedil;a     ne se fait pas, de s'endormir pendant qu'on vous les raconte.     Ce n'est pas poli.<BR>      <BR>     Il faudra que je songe un jour ou l'autre &agrave; valoriser     ce petit talent divinatoire en m'&eacute;tablissant Madame Irma     voit tout sait tout, &agrave; plein temps. Je le ferai un jour,     lorsque j'en aurai assez de l'informatique, ou ce qui ne saurait     tarder lorsqu'elle en aura assez de moi, car c'est un m&eacute;tier     qui offre quelque similitude avec celui de diseuse de bonne aventure,     on raconte n'importe quoi dans un sabir incompr&eacute;hensible     du commun des mortels, on fait mine de dominer des &eacute;v&eacute;nements     sur lesquels on n'a aucune prise et  on promet toujours le bonheur     pour plus tard.  <BR>     Mais bon, pour l'instant &ccedil;a va ; &agrave; raison d'une     version de syst&egrave;me d'exploitation par mois je tiens encore     la forme, lorsqu'on passera &agrave; une par semaine j'irai me     chercher une occupation moins exigeante intellectuellement.</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">Mais je m'&eacute;gare.     Mon histoire pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e est celle du cul-de-jatte     qui entre chez le coiffeur, celui-ci lui demande alors : &quot;     Faut-il vous couper les pattes ? &quot;, ce &agrave; quoi le     cul-de-jatte furieux r&eacute;pond : &quot; Vous voulez mon pied     au cul ? &quot;. <BR>     L&agrave; maintenant, il faut bien avouer qu'elle m'amuse moins     qu'avant, du temps o&ugrave; je ne la connaissais pas encore     par c&#156;ur, mais telle que, les bons jours, elle arrive encore     &agrave; me faire hurler de rire. Je sais nul n'est parfait,     mais j'aime bien les histoires qui ne tiennent pas debout. Que     celui qui ne s'est jamais esclaff&eacute; &agrave; l'&eacute;coute     d'une histoire de blondes me jette le premier reproche. Chacun     son truc, moi la gaudriole blondassi&egrave;re me stimule mollement     le zygomatique. Par contre si vous connaissez des histoires de     rousses, je suis preneur.</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">Une &acirc;me     charitable &agrave; qui je la racontais r&eacute;cemment, au     lieu de suffoquer de rire comme je m'y attendais, m'a fait remarquer     que mon histoire sentait un peu fort sous les bras, &ccedil;a     ne se fait pas de rire des infirmes. Apr&egrave;s quelques microsecondes     d'introspection douloureuse, je fus bien oblig&eacute; d'en convenir.     Voil&agrave; des ann&eacute;es que je pataugeais dans l'abjection     la plus immonde avec l'insouciante all&eacute;gresse du goret     pi&eacute;tinant sa soue. </FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">J'ai honte, je     n'&eacute;tais pas  politiquement correct. Oh je sais bien, allez     ! Ce que des esprits se piquant de non conformisme vont me r&eacute;torquer,     que le politiquement correct c'est ceci et c'est cela, une esp&egrave;ce     de novlang, une tambouille langagi&egrave;re au milieu de laquelle     surnagent de gros bouts de mots  ayant perdu toute signification.<BR>     Ce sont l&agrave; arguties d'esprits chagrins notoirement port&eacute;s     &agrave; la critique st&eacute;rile. Le politiquement correct     dans sa vari&eacute;t&eacute; parl&eacute;e, c'est merveilleux.     Il faut &ecirc;tre vraiment de mauvaise foi pour critiquer un     dispositif aussi ing&eacute;nieux, qui passe les r&eacute;alit&eacute;s     d&eacute;plaisantes &agrave; la moulinette des mots qui d&eacute;rangent     le moins possible. De plus, ce qui n'est pas rien aujourd'hui     o&ugrave; se perd si facilement h&eacute;las, l'amour du beau     langage, &ccedil;a vous oblige &agrave; une constante inventivit&eacute;,     n&eacute;cessitant le recours &agrave; moult circonlocutions,     force p&eacute;riphrases et autres acrobaties s&eacute;mantiques     pour ne faire de peine &agrave; personne. Et &ccedil;a c'est     bien. Enfin je trouve.<BR>      <BR>     Avant le politiquement correct existaient des infirmes, &ccedil;a     n'&eacute;tait pas gai, surtout pour eux. Maintenant il n'y a     plus que des gens un peu moins normaux que les autres. Plus de     nains mais des personne de petite taille, des non-grands ou des     PVC (personnes &agrave; verticalit&eacute; contrari&eacute;e).     Il n'y a plus de culs-de-jatte mais des personnes &agrave; motricit&eacute;     inf&eacute;rieure absente, plus d'aveugles mais des non-voyants,     plus de sourds mais des malentendants. <BR>     Bien s&ucirc;r tout n'est pas parfait, on continue &agrave; dire     des chiens d'aveugles, alors que l'on pourrait tout aussi bien     dire des auxiliaires canins pour personnes &agrave; d&eacute;ficit     de visibilit&eacute;, mais on ne dit pas malentendant comme un     pot, ce qui est toujours &ccedil;a de gagn&eacute;.<BR>     Evidemment on n'est pas certain que les nains en sortent grandis     pour autant, ni que &ccedil;a leur fasse une belle jambe aux     culs-de-jatte, mais on ne va tout de m&ecirc;me pas critiquer     ce qui nous aide &agrave; supporter la mis&egrave;re d'autrui     avec autant de sto&iuml;cisme d&eacute;culpabilisant. Non ?<BR>     Enfin bon, vous faites ce que vous voulez</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">Je suis s&ucirc;r     qu'aujourd'hui chez Walt Disney on n'oserait plus sortir Blanche     Neige et les sept nains, on appellerait &ccedil;a Blanche Neige     et les sept nains de petite taille, dans lequel on mettrait des     personnes &agrave; hauteur r&eacute;duite de deux m&egrave;tres     de haut pour ne vexer personne. <BR>     Mais enfin ce n'est pas grave parce que ce n'est pas le meilleur     de chez Disney, et ce n'est qu'un effet de bord n&eacute;gligeable     au regard du reste. <BR>     Imaginez par exemple un dialogue ant&eacute;diluvien, comme heureusement     il ne peut plus en exister :<BR>     &quot;  Vous faites quoi dans l'existence ?<BR>     - Pauvre<BR>     - Beurke. &quot;<BR>     &Ccedil;a c'&eacute;tait dans un t&eacute;n&eacute;breux pass&eacute;.     Aujourd'hui &ccedil;a donne :<BR>     &quot;  Vous faites quoi dans l'existence ?<BR>     - Socialement d&eacute;favoris&eacute;.<BR>     - Vous reprendrez bien un doigt de porto ? &quot;<BR>     &Ccedil;a vous pulv&eacute;rise les barri&egrave;res sociales,     sans co&ucirc;ter un seul sou au contribuable.</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">En attendant     moi je me demande bien avec quoi je vais me faire rigoler &agrave;     pr&eacute;sent, parce que j'ai essay&eacute; de reformuler mon     histoire favorite pour la rendre politiquement acceptable, et     &ccedil;a donne &agrave; peu pr&egrave;s &ccedil;a :</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">C'est une personne     &agrave; motricit&eacute; inf&eacute;rieure inexistante qui pousse     la porte d'un commerce de proximit&eacute; ayant pour finalit&eacute;     l'entretien capillaire, oeuvre d'un plasticien du cadre de vie,     r&eacute;alis&eacute;e dans le cadre de la r&eacute;habilitation     d'une zone urbaine p&eacute;riph&eacute;rique socialement d&eacute;favoris&eacute;e.     Arrive le capilliculteur, qui s'enquiert aupr&egrave;s du consommateur     potentiel en situation de demande, de l'utilit&eacute; de lui     raccourcir la partie chevelue qui fait jonction avec la zone     pileuse faciale. Ce que voyant, la personne &agrave; d&eacute;placement     horizontal assist&eacute; par chariot, fait part au capilliculteur     de proximit&eacute; de son courroux et de l'&eacute;ventualit&eacute;     de t&eacute;moigner au post&eacute;rieur d'icelui, de la vigueur     mat&eacute;riellement av&eacute;r&eacute;e  de son m&eacute;contentement     foncier.</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">C'est marrant     si j'ose dire, mais comme &ccedil;a elle ne me fait plus rire     du tout. Si quelqu'un dans la salle avait une bonne histoire     de blondes approuv&eacute;e par les chiennes de garde&#133;</FONT></P>      <P><FONT COLOR="#000080" SIZE="-1" FACE="Arial">Ce serait pour     un &eacute;change.<BR> <BR>     </FONT><B><FONT COLOR="#0000ff" FACE="Arial">MachiN</FONT></B></TD>      <TD WIDTH="174" VALIGN="TOP"></TD>   </TR> </TABLE></CENTER> <script language="JavaScript1.1"> <!-- hsh = new Date(); hsd = document; hsi = '<img width="1" height="1" src="http://logp.xiti.com/hit.xiti?s=33564&s2=8' hsi += '&p=kronik33&hl=' + hsh.getHours() + 'x' + hsh.getMinutes() + 'x' + hsh.getSeconds(); if(parseFloat(navigator.appVersion)>=4) {Xiti_s=screen;hsi += '&r=' + Xiti_s.width + 'x' + Xiti_s.height + 'x' + Xiti_s.pixelDepth + 'x' + Xiti_s.colorDepth;} hsd.writeln(hsi + '&ref=' + hsd.referrer.replace('&', '$') + '" >'); //--> </script> <noscript> <img width="1" height="1" src="http://logp.xiti.com/hit.xiti?s=33564&s2=8&p=kronik33&" > </noscript>   </BODY> </HTML> 
