<HTML><HEAD> <title>enseignants.com : les d&eacute;sastreuses aventures des orphelins Baudelaire</title> <META content="text/html; charset=windows-1252" http-equiv=Content-Type> <META content="MSHTML 5.00.2314.1000" name=GENERATOR>  </HEAD>  <BODY bgcolor="#EEE7CA" link="#BA5537" vlink="#BA5537" alink="#BA5537" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0"> <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">   <tr>     <td colspan="2"><img src="img/angle_hautgauche.jpg" width="280" height="142"><a href="index.asp"><img src="img/titre_livre.jpg" width="343" height="142" border="0"></a><img src="img/angle_hautdroit.jpg" width="137" height="142"></td>   </tr>   <tr>     <td valign="top" width="88">        <p><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"><img src="img/1.gif" width="88" height="387"></p>          </td>     <td valign="top" width="690">        <p align="center"><font color="#BA5537"><font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><b></b></font></font><img src="img/bout.gif" width="664" height="43" usemap="#Map2" border="0"><font color="#BA5537"><font color="#BA5537"><font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><b></b></font></font></font></p>       <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">         <tr>            <td width="0%" height="21">&nbsp;</td>           <td width="0%" height="21">&nbsp;</td>           <td colspan="3" height="21"> <font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#BA5537"><b>La              gazette des Baudelaire</b></font> </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="0%">&nbsp;</td>           <td colspan="3"> &nbsp;<br>           </td>         </tr>         <tr align="left" valign="top">            <td width="0%" height="145">&nbsp;</td>           <td width="0%" height="145">&nbsp;</td>           <td width="19%">  <p><b><i><font color="#BA5537" face="Times New Roman, Times, serif"><a href="#3">Revue de presse</a></font></i></b></p>             <p><b><i><font color="#BA5537" face="Times New Roman, Times, serif"><a href="#1">L'interview</a></font></i></b></p>             <p><b><i><font color="#BA5537" face="Times New Roman, Times, serif"><a href="#2">Le                d&eacute;bat</a></font></i></b></p>             <p>&nbsp;</p>           </td>           <td width="3%">&nbsp;</td>           <td width="78%">              <p><font color="#400000" face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Interviews,                compte-rendu de d&eacute;bats, calendrier d'animation, cette rubrique                se fait l'&eacute;cho des opinions et des &eacute;v&eacute;nements                que la s&eacute;rie ne manque pas de susciter.<br>               </b></font></p>             <p><b><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#400000">Vous                pouvez vous aussi nous donner votre avis sur le <a href="http://www.enseignants.com/forum/affiche_message.asp?ident=2192190&id=219&groupe=219&famille=0&lapage=1&theme=15&forum=36" target="_blank">forum</a>                des Orphelins...</font></b><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#400000"><br>               <br>               </font></p>           </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="19%">&nbsp;</td>           <td width="3%">&nbsp;</td>           <td width="78%" valign="top">               <div align="center">                <p><b><a name="3"></a><font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#4000000">Revue                  de Presse<br>                 <br>                 </font></b></p>                        </div></td>         </tr>         <tr>            <td width="0%"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"></font></td>           <td width="0%"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"></font></td>           <td width="19%"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"></font></td>           <td width="3%"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"></font></td>           <td width="78%" valign="top"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">              <p><b><img src="img/fleche.gif" width="10" height="10">Le feuilleton                des sans-famille</b><br>               L'EXPRESS (20 juin 2002)<br>               <b><font size="5">&#147;&nbsp;</font></b><font size="2">Harry Potter                s'est trouv&eacute; des cousins. Ils sont trois, Violette, Klaus                et Prunille [...] h&eacute;ros d'une s&eacute;rie dont l'intitul&eacute;                a le m&eacute;rite de la clart&eacute; : <i>Les D&eacute;sastreuses                aventures des orphelins Baudelaire.</i> [...]<br>               Les malheurs succ&egrave;dent donc aux malheurs. En lieu et place                de l'apprentissage et de la qu&ecirc;te, deux th&egrave;mes classiques                des livres pour la jeunesse, les romans de Lemony Snicket choisissent                une autre voie, celle de la survie dans l'adversit&eacute;. [...]<br>               Autre bonne id&eacute;e de l'auteur : inscrire ses histoires dans                un univers proche des r&eacute;cits anglais &agrave; la Dickens                ou des romans-feuilletons fran&ccedil;ais du XIXe si&egrave;cle.                Ce qui lui permet, vu le d&eacute;sastre qui s'abat sur la famille                Baudelaire, de prendre ses distances par rapport &agrave; un effet                de r&eacute;el qui aurait pu se r&eacute;v&eacute;ler d&eacute;sastreux                pour un enfant et de truffer son r&eacute;cit d'apostrophes au lecteur                alarmistes et amusantes, dans la grande tradition du r&eacute;cit                populaire.&nbsp;</font><b><font size="5">&#148;</font></b></p>             <p align="right">&Eacute;ric Libiot<br>             </p>             <p><b><img src="img/fleche.gif" width="10" height="10">D&eacute;sastres                en s&eacute;rie</b><br>               LE MONDE DES LIVRES (31 mai 2002)<br>               <b><font size="5">&#147;&nbsp;</font></b>Snicket aurait-il d&eacute;couvert                le nouvel eldorado de la s&eacute;rie romanesque pour la jeunesse&nbsp;?                Celle o&ugrave; tout est plus noir que noir&nbsp;? Je n'ai rien                invent&eacute;, dit-il en substance. &quot;<i>Je m'inscris dans                la tradition de Dickens et de Zola, ainsi que dans celle du roman                gothique. Quand j'&eacute;tais jeune, on m'a offert les </i>Fleurs                du Mal<i>, o&ugrave; j'ai erncontr&eacute; pour la premi&egrave;re                fois cette conjugaison extraordinaire du pessimisme et du cynisme.                C'est la raison pour laquelle j'ai donn&eacute; le nom de Baudelaire                &agrave; mes trois orphelins.</i>&quot; [...]<br>               Au passage, [les enfants] trouveront l&agrave; une r&eacute;flexion                sommaire sur le bien et le mal. &quot;<i>On apprend aux enfants                que s'ils se conduisent bien, ils seront r&eacute;compens&eacute;s                et que, sinon, ils seront punis, </i>explique Lemony Snicket.<i>                En grandissant, chacun constate que cela est faux. Le message que                mes lecteurs entendront ici, c'est que le destin n'a rien &agrave;                voir avec la conduite, que l'existence est absurde, mais que ce                n'est pas une raison pour mal se comporter.</i>&quot;<br>               Iconoclaste, Lemony Snicket&nbsp;? Laissez-le rire&nbsp;! &Agrave;                ses yeux, cela fait belle lurette que les contes de f&eacute;es                ont &quot;<i>accr&eacute;dit&eacute; l'id&eacute;e du chaos</i>&quot;...<b><font size="5">&#148;</font></b></p>             <p align="right">Florence Noiville<br>             </p>             <p><b><img src="img/fleche.gif" width="10" height="10">Les raisons                d'un succ&egrave;s</b><br>               LE NOUVEL OBSERVATEUR (11 avril 2002)<br>               <b><font size="5">&#147;&nbsp;</font></b>Lemony snicket a trouv&eacute;                un truc tr&egrave;s simple pour vendre ses livres : il conseille                de ne pas les acheter ().<br>               Qui est ce bonhomme ? Pendant plusieurs mois, il a jou&eacute; &agrave;                cache-cache sur Internet, participant &agrave; des forums de discussion                o&ugrave; il faisait le malin. On sait depuis que cet auteur, &acirc;g&eacute;                de 31 ans, s'appelle Daniel Handler et qu'il a d&eacute;j&agrave;                publi&eacute; sous ce nom deux romans pour adultes. C'est d'ailleurs                &agrave; la suite de la publication du dernier d'entre eux, <i>The                Basic Eight</i>, qu'un &eacute;diteur lui a sugg&eacute;r&eacute;                d'&eacute;crire pour les petits. Admirateur de Carson McCullers,                Nabokov et Murakami, Handler a para&icirc;t-il h&eacute;sit&eacute;.<br>               Ayant, comme on le voit un culture litt&eacute;raire affirm&eacute;e,                Lemony Snicket imagine de mettre en sc&egrave;ne trois jeunes enfants                nomm&eacute;s Baudelaire. Ces bambins m&egrave;nent une existence                dor&eacute;e jusqu'au jour o&ugrave; un ami de la famille, un certain                Monsieur Poe, vient leur annoncer que leurs p&egrave;re et m&egrave;re                ont p&eacute;ri dans l'incendie de la maison familiale. Que vont-ils                devenir ? Monsieur Poe, banquier tr&egrave;s affair&eacute;, d&eacute;cide                de les confier &agrave; la garde d'un lointain parent, le comte                Olaf. Celui-ci se r&eacute;v&egrave;le un affreux tortionnaire,                qui va infliger aux pauvres bambins les pires s&eacute;vices : enferm&eacute;s                dans une sinistre demeure, ils doivent coucher par terre, manger                des plats infects, supporter vexations et humiliations. Les Baudelaire                sont prisonniers ! (Entre Dickens et Monty Python, Snicket ne se                contente pas, avec humour et pas le moindre cynisme, de terroriser                ou d'appitoyer son jeune lecteur, il lui donne aussi, au fil du                r&eacute;cit, des le&ccedil;ons de vocabulaire, de droit ou de science.                Tout &ccedil;a dans le m&ecirc;me livre. Harry Potter n'a qu'&agrave;                bien se tenir !<b><font size="5">&#148;</font></b></p>             <p align="right">Bernard G&eacute;ni&egrave;s<br>             </p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><img src="img/fleche.gif" width="10" height="10">Les                orphelins Baudelaire menacent Harry Potter</b><br>               LE MONDE DE L'EDUCATION (avril 2002)<br>               <b><font size="5">&#147;&nbsp;</font></b>() L'auteur &agrave; l'&eacute;trange                pseudonyme n'avait pas du tout envie d'&eacute;crire des livres                pour enfants. Quand son premier roman pour adultes <i>The Basic                Eight</i> sort en 1999, une &eacute;ditrice lui demande de s'adresser                &agrave; la jeunesse. Mais il dit alors &quot;<i>d&eacute;tester                les livres pour enfants</i>&quot;, les trouvant &quot; <i>mi&egrave;vres                et sans int&eacute;r&ecirc;t</i> &quot; Celui qui, petit, craquait                pour &quot;<i>les histoires qui se d&eacute;roulaient dans un ch&acirc;teau                sinistre envahi par un serpent qui &eacute;tranglait les occupants</i>&quot;                s'essaie tout de m&ecirc;me &agrave; l'exercice et propose, avec                ses orphelins Baudelaire, un anti-conte de f&eacute;es. L'histoire                de trois orphelins, Violette, Klaus et la petite Prunille, qui luttent                au quotidien pour d&eacute;jouer les pi&egrave;ges que leur tend                la vie. Le tout &agrave; la sauce Snicket. Et c'est l&agrave; le                secret de la recette. Pour Rose-Marie Vassalo, la traductrice en                fran&ccedil;ais, &quot;<i>le talent de Snicket se d&eacute;cline                aussi bien &agrave; travers la construction de l'uvre, des indices                qui y sont &eacute;gren&eacute;s, que de l'humour omnipr&eacute;sent                et sensible &agrave; plusieurs niveaux de lecture.</i>&quot;<br>               Outre ces atouts, qui en partie explique l'accueil tr&egrave;s positif                des enfants, elle estime que Lemony Snicket &quot;<i>a ressuscit&eacute;                les clins d'il du narrateur, tr&egrave;s XVIII&egrave;me si&egrave;cle,                des interventions qui ponctuent le r&eacute;cit, et permettent au                lecteur de prendre un peu de distance par rapport &agrave; l'histoire.                Et puis, il sait les traiter d'&eacute;gal &agrave; &eacute;gal,                et leur livrer des r&eacute;flexions qui les valorisent.</i>&quot;                Ainsi, d&egrave;s les premi&egrave;res lignes, il les pr&eacute;vient                que s'ils aiment les histoires aux fins heureuses, ils feraient                bien de changer de livre. Plus loin, il leur offre une petite r&eacute;flexion                sur la validit&eacute; des &quot; premi&egrave;res impressions &quot;.                Ailleurs, il fait r&eacute;fl&eacute;chir sur le langage. Car ses                aventures sont truff&eacute;es de jeux de mots et d'anagrammes qui                ne simplifient pas le travail des traducteurs. D'autant que le sens                de certains noms propres n'est r&eacute;v&eacute;l&eacute; que                trois tomes plus tard ! Preuve s'il en fallait que l'uvre a &eacute;t&eacute;                m&ucirc;rie intellectuellement dans son int&eacute;gralit&eacute;                avant de prendre chair.<br>               D'autre part, Lemony Snicket attire doucement son lecteur dans le                <i>nonsense</i>. &quot;<i>Cette dimension qui n'est pas si fr&eacute;quente                dans notre litt&eacute;rature jeunesse</i>&quot;, rappelle la traductrice.                Pour elle, Lemony Snicket est ainsi un h&eacute;ritier de Lewis                Carroll. Dans une ambiance entre &eacute;poque victorienne et espace                intemporel. Un positionnement id&eacute;al pour laisser place &agrave;                un chevauchement des genres. Les Orphelins sont simultan&eacute;ment                un r&eacute;cit d'aventures, une histoire &agrave; &eacute;nigme                et un faux roman noir. Comme les tomes suivants le d&eacute;montreront.                <b><font size="5">&#148;</font></b> </font></p>             <p align="right"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Maryline                Baumard</font></p>             <p><img src="img/fleche.gif" width="10" height="10">PAGE (mars/avril                2002)<br>               <b><font size="5">&#147;&nbsp;</font></b> Lemony Snicket Retenez                le nom de ce garnement venu bousculer le classement des meilleures                ventes de livres pour enfants aux Etats-Unis, en d&eacute;tr&ocirc;nant                le roi Harry Potter avec le huiti&egrave;me &eacute;pisode des D&eacute;sastreuses                aventures des Orphelins Baudelaire.(). S'inspirant de l'atmosph&egrave;re                des feuilletons du XIX&egrave;me si&egrave;cle, Snicket joue avec                brio de tous les ressorts m&eacute;lodramatique du genre. Les enfants                Baudelaire font partie de la grande famille des orphelins depuis                Oliver Twist ou R&eacute;mi de <i>Sans Famille</i> jusqu'&agrave;                Harry Potter. Livr&eacute;s &agrave; eux-m&ecirc;mes, avec pour                seules armes leur ing&eacute;niosit&eacute; et leur passion des                livres dans lesquels ils puisent un bon nombre de r&eacute;ponses,                ils doivent faire face &agrave; l'un des &quot; six m&eacute;chants                les plus f&eacute;roces du monde &quot; : l'ignoble comte Olaf,                leur tuteur, qui, pour la cruaut&eacute; et la cupidit&eacute;,                n'a rien &agrave; envier &agrave; Th&eacute;nardier. Tout cela serait                bien d&eacute;couragent si le narrateur, omnipr&eacute;sent, ne                prenait de temps &agrave; autre la main du lecteur, lui glissant                &agrave; l'oreille des le&ccedil;ons de vie. Pour finir, imaginez-vous                un roman de Dickens transfigur&eacute; par l'espi&egrave;glerie                de Roald Dahl, un livre o&ugrave; les autres livres ont la part                belle puisque dans chaque &eacute;pisode appara&icirc;tra, tel un                personnage du roman, une nouvelle biblioth&egrave;que, lieu de toutes                les d&eacute;couvertes, &agrave; travers lesquelles foisonnent les                r&eacute;f&eacute;rences litt&eacute;raires - les enfants Baudelaire,                Monsieur Poe, le comte Olaf tout droit sorti de l'Avatar de Th&eacute;ophile                Gautier Avec cette conclusion en guise d'encouragement : &quot;<i>Klaus                avait grandi dans la certitude que les livres contenaient la solution                &agrave; tous les probl&egrave;mes. Il avait toujours cru dur comme                fer qu'il suffisait d'avoir beaucoup lu pour venir &agrave; bout                de tout.</i>&quot; La suite au prochain &eacute;pisode. <b><font size="5">&#148;</font></b>              </p>             <p align="right">Marie Leroy</p>             <p><b><img src="img/fleche.gif" width="10" height="10">Les orphelins                Baudelaire d&eacute;barquent</b><br>               LIVRES HEBDO (8 f&eacute;vrier 2002)<br>               <b><font size="5">&#147;&nbsp;</font></b>Intitul&eacute;e &quot;                Les d&eacute;sastreuses aventures des orphelins Baudelaire, &quot;                cette s&eacute;rie pour les 10-13 ans se situe d'embl&eacute;e dans                l'humour et le gothique litt&eacute;raire : on y rencontre un Monsieur                Poe, le comte Olaf aux doigts crochus comme un vampire, la fontaine                Al&eacute;a qui se met en marche quand bon lui semble et des h&eacute;ros                qui vivent une suite de malheurs successifs. &quot;<i>Violette,                Klaus et Prunille &eacute;taient pourtant des enfants charmants,                des enfants intelligents, pleins de ressources et loin d'&ecirc;tre                laids. Mais le sort les avaient pourvus d'une malchance inimaginable,                et presque tout ce qui leur arrivait &eacute;tait plac&eacute; sous                le signe de la guigne, de la d&eacute;veine et de l'infortune,</i>&quot;                &eacute;crit l'auteur, Lemony Snicket.<br>               Voil&agrave; le lecteur pr&eacute;venu. Violette, 14 ans, qui passe                son temps &agrave; inventer des machines, Klaus, 12 ans, grand lecteur,                et Prunille, un b&eacute;b&eacute; qui mord tout ce qui passe &agrave;                sa port&eacute;e, ont perdu leurs parents dans un incendie et sont                poursuivis dans chaque &eacute;pisode - treize sont pr&eacute;vus                - par des vilains qui en veulent &agrave; leur fortune. &Agrave;                l'image du comte Olaf qui, tel l'Olrik de Blake et Mortimer, resurgit                &agrave; chaque fois sous un nouveau d&eacute;guisement. Dans chaque                volume, ils sont confront&eacute;s &agrave; un univers diff&eacute;rent                (un monast&egrave;re trappiste, une communaut&eacute; dans les Alpes,                une p&eacute;niche), une biblioth&egrave;que sp&eacute;cialis&eacute;e                (le droit, le cannibalisme, les pierres pr&eacute;cieuses, l'Egyptologie)                et des gens bien intentionn&eacute;s mais d'un pi&egrave;tre secours.<br>               ()<br>               Renouant avec la tradition du feuilleton et le pastiche des m&eacute;los                du XIX&egrave;me si&egrave;cle, avec un petit c&ocirc;t&eacute;                &quot; famille Adams &quot; en plus, Lemony Snicket ne recule jamais                devant la noirceur de l'intrigue et les &eacute;preuves inflig&eacute;es                &agrave; ses h&eacute;ros. Tout en tenant le r&eacute;cit &agrave;                distance par ses adresses au lecteur. Si bien que les critiques                anglo-saxons font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Roald Dahl et                Edward Gorey, ma&icirc;tres de l'humour noir (...).<b><font size="5">&#148;</font></b></p>             </font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"></font>            </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="19%">&nbsp;</td>           <td width="3%">&nbsp;</td>           <td width="78%" valign="top">             <div align="center"><a href="#top"><img src="img/page.gif" width="145" height="57" border="0"></a></div>           </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="19%" height="30">&nbsp;</td>           <td width="3%" height="30">&nbsp;</td>           <td width="78%" valign="top" height="30">&nbsp;</td>         </tr>         <tr>            <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="0%">&nbsp;</td>           <td width="19%">&nbsp;</td>           <td width="3%">&nbsp; </td>           <td width="78%" valign="top">              <div align="center">                <p><b><a name="1"></a><font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#4000000">L'interview</font></b></p>               <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">                 <tr>                    <td align="left" valign="middle"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Beno&icirc;t                      Virole</b> est psychologue. Il s'est int&eacute;ress&eacute;                      au ph&eacute;nom&egrave;ne &quot; Harry Potter &quot; dans                      un ouvrage qui fait d&eacute;sormais r&eacute;f&eacute;rence                      : <i>L'enchantement Harry Potter</i>, Editions des archives                      contemporaines, Paris, 2001. Il y d&eacute;monte la construction                      narrative et les proc&eacute;d&eacute;s stylistiques de l'uvre                      qui ont su s&eacute;duire les adolescents et analyse les raisons                      de ce succ&egrave;s. Nous lui avons fait lire le premier tome                      des <b>Orphelins Baudelaire</b>. <br>                     <img src="img/fleche.gif" width="10" height="10"> Pour en                      savoir plus : <a href="http://www.benoitvirole.com/" target="_blank">http://www.benoitvirole.com/</a><br>                     <p><b>Enseignants.com : La s&eacute;rie <i>Les d&eacute;sastreuses                        aventures des Orphelins Baudelaire</i> emporte un immense                        succ&egrave;s aux Etats-Unis, talonnant de pr&egrave;s <i>Harry                        Potter</i>. Quels sont, &agrave; votre avis, les ressorts                        de ce succ&egrave;s ?</b><br>                       <b>Beno&icirc;t Virole :</b> Je ne peux r&eacute;pondre                        de fa&ccedil;on certaine mais il me semble que l'ouvrage                        est remarquablement bien &eacute;quilibr&eacute; entre un                        th&egrave;me classique aim&eacute; des enfants (la situation                        d'orphelin) et une aventure courte racont&eacute;e par un                        narrateur qui s'adresse directement &agrave; l'enfant et                        joue un r&ocirc;le de m&eacute;diateur par rapport au texte                        et au langage. Il explique au lecteur le sens des expressions,                        s'amuse avec le langage, expose &agrave; l'enfant son point                        de vue tout en faisant appel &agrave; l'exp&eacute;rience                        suppos&eacute;e du jeune lecteur. Ce sont l&agrave; des                        ingr&eacute;dients ing&eacute;nieux utilis&eacute;s au sein                        d'une intrigue apparemment assez mince mais qui m&eacute;nage                        bien le suspense. La balance entre l'imaginaire (le comte                        Olaf et ses amis sont d&eacute;crits sous un mode fantastique)                        et la r&eacute;alit&eacute; du monde est &agrave; mon sens                        tr&egrave;s bien con&ccedil;ue et permet aux enfants d'avoir                        &agrave; la fois peur (un peu) et d'&ecirc;tre rassur&eacute;s                        par la r&eacute;alit&eacute; du monde. </p>                     <p><b>Pensez-vous que ce succ&egrave;s soit universel et qu'il                        sera donc comparable en France ?</b><br>                       &Agrave; mon avis, l'ouvrage pr&eacute;sente des aspects                        litt&eacute;raires et une utilisation du langage remarquable.                        Il est &agrave; mon sens d'une bien meilleure facture qu'Harry                        Potter mais il devrait &ecirc;tre moins attractif pour des                        enfants friands d'histoires courtes, de fantastique et d'un                        style rapide et direct. Je ne suis pas s&ucirc;r que les                        jeunes gar&ccedil;ons qui ont &eacute;t&eacute; pour beaucoup                        &agrave; l'origine de l'extension du lectorat d'Harry Potter                        soient aussi attir&eacute;s par les Orphelins Baudelaire                        pour ces raisons de style. Si c'&eacute;tait le cas, cela                        sera une bonne nouvelle pour la litt&eacute;rature enfantine                        et la lecture en g&eacute;n&eacute;ral pour les jeunes.</p>                     <p><b>Pourquoi les h&eacute;ros qui plaisent tant &agrave;                        nos enfants sont-ils toujours orphelins ? Qu'est-ce qui                        se joue &agrave; ce niveau pour nos enfants ?</b><br>                       C'est un th&egrave;me classique de la psychologie de l'enfant                        qui a &eacute;t&eacute; exploit&eacute; par de nombreux                        auteurs (par exemple dans Sans famille d'Hector Malot).                        L'enfant abordant les rivages de la pr&eacute;-adolescence                        a besoin de se familiariser avec l'id&eacute;e qu'un jour                        il sera adulte, seul et devra se d&eacute;brouiller dans                        un monde hostile mais pr&eacute;sentant aussi des alli&eacute;s                        qu'il va falloir reconna&icirc;tre. C'est donc en quelque                        sorte un roman d'apprentissage qui joue aussi avec l'angoisse                        de la disparition des parents (et aussi avec les souhaits                        inconscients issus du complexe d'dipe que l'enfant vient                        de traverser dans son d&eacute;veloppement).</p>                     <p><b>Pensez-vous que l'effet &quot; s&eacute;rie &quot; et                        &quot; vrai livre &quot; (m&ecirc;me format que les livres                        pour adultes, nombre de pages et typo quasi identiques)                        jouent un r&ocirc;le dans le succ&egrave;s de ces livres                        ?</b><br>                       Sans doute, en tous cas, c'est une collection et un format                        splendides qui rehaussent le plaisir du livre en tant qu'objet.</p>                     <p><b>Pensez-vous que les livres t&eacute;moignages du type                        &quot; mes parents se s&eacute;parent &quot; ont encore                        leur place dans la biblioth&egrave;que des 10/13 ans ?</b><br>                       Ces livres qui retracent des exp&eacute;riences r&eacute;elles                        et qui s'accompagnent parfois de recettes psychologiques                        me semblent effectivement passer &agrave; cot&eacute; des                        besoins r&eacute;els de cette classe d'&acirc;ge. De plus,                        le v&eacute;cu de chaque enfant dans ces moments de la vie                        est diff&eacute;rent et, en tant que psychologue, je pense                        qu'il vaut mieux ne pas standardiser des r&eacute;ponses                        ou des fa&ccedil;ons de faire. Je suis donc plut&ocirc;t                        r&eacute;ticent &agrave; ce type de texte. Par contre, effectivement,                        la litt&eacute;rature par sa capacit&eacute; de narration                        distanci&eacute;e et d'int&eacute;riorisation est bien plus                        capable d'aider ces enfants et adolescents &agrave; &eacute;laborer                        int&eacute;rieurement leurs propres v&eacute;cus dans les                        moments difficiles de la vie.</p>                     <p><b>Pour finir, avez-vous aim&eacute; ce livre ? Et votre                        fille ?</b><br>                       Ma fille a 13 ans et elle est une grande lectrice de litt&eacute;rature                        enfantine. Elle a lu le livre d'une traite et l'a beaucoup                        aim&eacute; mais elle pense que c'est un livre pour les                        plus jeunes (entre 9 et 12 ans) selon son estimation. <br>                       Personnellement, j'ai lu ce livre avec plaisir et int&eacute;r&ecirc;t                        et j'ai &eacute;t&eacute; sensible &agrave; la tr&egrave;s                        belle qualit&eacute; de l'&eacute;dition et de la typographie                        ainsi qu'&agrave; la qualit&eacute; litt&eacute;raire de                        l'ouvrage.<br>                     </p>                     </font> </td>                 </tr>               </table>             </div>           </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%" height="60">&nbsp;</td>           <td width="0%" height="60">&nbsp;</td>           <td width="19%" height="60">&nbsp;</td>           <td width="3%" height="60"><font color="#400000">              <map name="MapMapMap">                <area shape="rect" coords="-22,1,144,59" href="#top">             </map>             </font></td>           <td width="78%" valign="top" height="60">              <div align="center"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#400000"><img src="img/page.gif" width="145" height="57" usemap="#MapMapMap" border="0"></font>                <font color="#400000"> </font></div>           </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%" height="30">&nbsp;</td>           <td width="0%" height="30">&nbsp;</td>           <td width="19%" height="30">&nbsp;</td>           <td width="3%" height="30">&nbsp;</td>           <td width="78%" valign="top" height="30">&nbsp;</td>         </tr>         <tr>            <td width="0%" height="60">&nbsp;</td>           <td width="0%" height="60">&nbsp;</td>           <td width="19%">&nbsp;</td>           <td width="3%">&nbsp;</td>           <td width="78%" valign="top">              <div align="center">                <p><b><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="#400000">                  <a name="2"></a>Le d&eacute;bat<br>                 </font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Les                  s&eacute;ries d'aventures pour la jeunesse : <br>                 vers une nouvelle modernit&eacute; du roman-feuilleton ?</font></b></p>             </div>           </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%" height="693"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"></font></td>           <td width="0%" height="693"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"></font></td>           <td width="19%" height="693"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"></font></td>           <td width="3%" height="693"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"></font></td>           <td width="78%" valign="top" height="693">              <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">               <tr valign="top">                  <td align="left">                    <div align="center"></div>                   <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Dans le                      cadre du salon du livre 2002 et du lancement des <i>dsastreuses                      aventures des Orphelins Baudelaire</i>, les &eacute;ditions                      Nathan ont organis&eacute; un d&eacute;bat le lundi 25 mars                      sur le th&egrave;me &quot; Les s&eacute;ries d'aventures pour                      la jeunesse : vers une nouvelle modernit&eacute; du roman-feuilleton                      ? &quot;.<br>                     Autour de <b>Jean-Baptiste Coursaud</b>, producteur &agrave;                      France-Culture, &eacute;taient r&eacute;unis : <br>                     <b>Dominique Korach</b> (directrice du d&eacute;partement                      Nathan jeunesse), <b>Fr&eacute;d&eacute;rique Guillard</b>                      (responsable &eacute;ditoriale), <b>Rose-Marie Vassalo</b>                      (traductrice des <i>Orphelins Baudelaire</i>) et deux enseignants,                      <b>Edith Wolf</b> (professeur de lettres en coll&egrave;ge)                      et <b>Yves Reuter</b> (professeur &agrave; l'universit&eacute;                      de Lille 3).<br>                     </font> </p>                 </td>               </tr>               <tr valign="top">                  <td align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">La                    s&eacute;rie en treize volumes des <i>d&eacute;sastreuses aventures                    des Orphelins Baudelaire</i>, imagin&eacute;e par Lemony Snicket,                    s'inscrit dans la tradition narrative du roman feuilleton, tout                    en prenant ses distances avec elle. De la tradition du roman                    feuilleton - issu lui-m&ecirc;me du m&eacute;lodrame - on retrouve                    dans ces livres l'univers stable, sans ambigu&iuml;t&eacute;s                    majeures, avec des caract&egrave;res bien marqu&eacute;s et                    la pr&eacute;sence constante d'un &quot; m&eacute;chant &quot;                    fascinant. En m&ecirc;me temps, l'auteur de cette s&eacute;rie                    est toujours dans le d&eacute;tournement de genre : outre cette                    filiation avec le roman feuilleton, il emprunte au conte, au                    roman gothique et au roman d'aventure avec ses triades ou quatuors                    d'enfants. On sent d&egrave;s le premier volume, <i>Tout commence                    mal</i>, qu'un univers se construit avec une grande rigueur                    et que le point d'orgue ne sera atteint qu'au dernier volume.                    <p><b>La filiation avec le roman feuilleton du si&egrave;cle                      dernier</b><br>                     <br>                     Le premier lien avec la tradition du roman feuilleton repose                      sur la mise en place d&egrave;s le premier volume d'un univers                      narratif tr&egrave;s stable : la triade d'enfants, l'intervention                      du comte, la pr&eacute;sence des livres, l'absence quasi totale                      de soutien efficace de la part des adultes ainsi que les nombreuses                      interventions de l'auteur qui se plait &agrave; interpeller                      son lecteur. L&agrave; o&ugrave; il y a d&eacute;tournement                      du genre, c'est sans doute dans le ton employ&eacute; : l'humour,                      la d&eacute;rision, les jeux sur le langage sont tr&egrave;s                      pr&eacute;sents dans ces textes. <br>                     Edith Wolf rappelle que le roman feuilleton a pour source                      le m&eacute;lodrame et que Lemony Snicket ma&icirc;trise parfaitement                      ces deux genres, accentuant des situations pour les rendre,                      au sens propre parfois ou au sens figur&eacute;, quasiment                      th&eacute;&acirc;trales. Il y a aussi dans ces textes une                      filiation avec le roman d'aventure dans la mesure o&ugrave;                      les enfants doivent r&eacute;soudre des &eacute;nigmes pour                      d&eacute;jouer les pi&egrave;ges qui leur sont tendus. Edith                      Wolf voit aussi dans la s&eacute;rie un lien avec le roman                      gothique invent&eacute; &agrave; la fin du XVIII&egrave;me                      si&egrave;cle en Angleterre et dont la plus illustre repr&eacute;sentante                      est Ann Radcliff. Le roman gothique se caract&eacute;rise                      par une construction architecturale du r&eacute;cit avec une                      grande rigueur dans le suivi chronologique et une profusion                      de situations qui viennent &eacute;tayer les &eacute;l&eacute;ments                      de base du r&eacute;cit. <br>                     Ce qui est aussi caract&eacute;ristique dans les romans de                      Snicket c'est qu'il n'y a aucune r&eacute;f&eacute;rence temporelle.                      Nous ne savons pas &agrave; quelle &eacute;poque nous sommes,                      les &eacute;l&eacute;ments temporels se contredisent entre                      eux : les illustrations, les descriptions nous situent au                      XIX&egrave;me si&egrave;cle et en m&ecirc;me temps quelques                      r&eacute;f&eacute;rences viennent troubler nos certitudes                      comme celle &agrave; un talkie-walkie par exemple. Cette intemporalit&eacute;                      nous ram&egrave;ne dans l'univers du conte, mais sans le merveilleux.</p>                   <p>On l'aura compris, Lemony Snicket aime &agrave; troubler                      son lecteur. D&egrave;s que l'on croit pouvoir situer ces                      textes dans une cat&eacute;gorie, il introduit des &eacute;l&eacute;ments                      qui remettent tout en cause. <br>                     <br>                   </p>                   <p><b>Les adultes, la loi et les livres</b><br>                     <br>                     Tradition respect&eacute;e pour une fois par l'auteur En                      litt&eacute;rature de jeunesse, les adultes sont le plus souvent                      absents ou d&eacute;ficients, laissant les enfants se d&eacute;brouiller                      seuls. Ici, la d&eacute;ficience des adultes repose sur leur                      lecture trop litt&eacute;rale des situations. Les adultes,                      Mr Poe, la juge Abbott ne savent pas interpr&eacute;ter, ils                      ne savent qu'appliquer. Ainsi Mr Poe respecte &agrave; la                      lettre au point d'en &ecirc;tre ridicule le texte du testament                      des parents Baudelaire qui voulaient que seul un parent devienne                      tuteur. Jamais monsieur Poe ne se demande si le parent est                      potentiellement un bon tuteur, il l'est par d&eacute;finition.                      Rose-Marie Vassalo, traductrice &eacute;m&eacute;rite, insiste                      beaucoup sur cet aspect : Lemony Snicket nous ram&egrave;ne                      toujours &agrave; cette id&eacute;e force que rien ne s'appr&eacute;hende                      sans interpr&eacute;tation, sans d&eacute;tournement, sans                      distanciation. C'est parce que les enfants refusent l'ordre                      du monde tel qu'on le leur impose qu'ils se lib&egrave;rent,                      survivent et grandissent.<br>                     Pour nous conforter dans cette id&eacute;e, Lemony Snicket                      place au centre de son r&eacute;cit la biblioth&egrave;que.                      Les livres, ces &quot; dons des morts &quot; dont parle Dani&egrave;le                      Sallenave, sont des adjuvants d'importance. Ils sont le lien                      avec les adultes et en m&ecirc;me temps ils ne se d&eacute;voilent                      que par un acte personnel de lecture et donc d'interpr&eacute;tation.                    </p>                   <p>Ce d&eacute;bat a trac&eacute; les contours d'un univers                      palpitant, dr&ocirc;le, &eacute;nigmatique parfois et dans                      lequel les enfants se retrouvent avec d&eacute;lectation.                      N'oublions pas, au-del&agrave; de ces propos tr&egrave;s s&eacute;rieux,                      que les aventures des Orphelins Baudelaire, ne le sont pas                      vraiment et que le petit moteur qui active le lecteur, quel                      que soit son &acirc;ge, est certainement le plaisir.<br>                   </p>                   </font> </td>               </tr>               <tr valign="top">                  <td align="center"><a href="#top"><img src="img/page.gif" width="145" height="57" border="0"></a></td>               </tr>             </table>           </td>         </tr>         <tr>            <td width="0%" height="23">&nbsp;</td>           <td width="0%" height="23">&nbsp;</td>           <td colspan="3" height="23">&nbsp;                <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">   <tr>     <td width="12%">       <div align="center"><img src="img/logo_nathan.gif"></div>     </td>     <td width="69%" bgcolor="#EEE7CA">&nbsp;</td>     <td width="19%">       <div align="center"><img src="img/ens_logo_marque.gif"></div>     </td>   </tr> </table>                 </td>         </tr>       </table>     </td>   </tr> </table> <p align="center">&nbsp;</p> <font color="#BA5537"><font color="#BA5537"><font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font color="#4000000"><a name="top"></a></font></b></font></font></font>                      <map name="Map">   <area shape="rect" coords="1,2,150,63" href="#top"> </map> <map name="Map2">   <area shape="rect" coords="111,1,218,47" href="tome.asp">   <area shape="rect" coords="224,1,331,54" href="gazette.asp">   <area shape="rect" coords="339,1,446,49" href="dossier.asp">   <area shape="rect" coords="568,-1,665,48" href="liens.asp">   <area shape="rect" coords="1,1,106,46" href="serie.asp">   <area shape="rect" coords="452,1,558,43" href="http://www.enseignants.com/forum/affiche_message.asp?ident=2192190&id=219&groupe=219&famille=0&lapage=1&theme=15&forum=36"> </map> </BODY></HTML> 
