<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN">   <HTML>   <HEAD> <TITLE>Un peu de fran&ccedil;ais</TITLE> <LINK REL="STYLESHEET" HREF="mmcss.css">  <META NAME="Description" CONTENT="Un peu de franais">  </HEAD>  <BODY BACKGROUND="textacc.gif"> <H1 ALIGN="CENTER">Un peu de Fran&ccedil;ais</H1> <CENTER> <P CLASS="comment">Voil&agrave; some excerpts from different books I've read in french. In each case I've tried to pick a section which epitomizes a character, is fundamental to the plot or just an excellent piece of writing! <I>Un sac de billes</I> is moving, <I>Zazie dans le M&eacute;tro</I> is amusing, <I>Gaston</I>'s puns are clever, <I>Ast&eacute;rix</I>'s opinions of the English are tr&egrave;s dr&ocirc;le, <I>Jonathan Livingston</I> is thought-provoking, <I> Jules Verne</I> was ahead of his time, <I>Clochemerle</I> and <I>Le Fant&ocirc;me de l'Op&eacute;ra</I> were pretty difficult to read but are classics and so well worthwhile, <I>Le Barbier de S&eacute;ville</I> is as brilliant as any modern play despite being written in the late 18th century and of course there's <I>Maigret</I> too plus several other books.</P> </CENTER> <CENTER>    <TABLE BORDER="3" CELLPADDING="6" CLASS="comment">  <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Harry Potter &agrave; l'&eacute;cole des sorciers </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: J.K. Rowling, traduit par Jean-Fran&ccedil;ois M&eacute;nard)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Mais il n'y eut pas de choc. Il continua de courir sans rencontrer aucun obstacle et lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit une locomotive rouge le long du quai o&ugrave; se pressait une foule compacte. Au-dessus de sa t&ecirc;te, une pancarte signalait &laquo;Poudlard Express - 11 heures&raquo;. En regardant derri&egrave;re lui, Harry vit une grande arche de fer forg&eacute; &agrave; la place de la barri&egrave;re et des tourniquets. Un panneau indiquait: Voie 9 3/4. Il avait r&eacute;ussi &agrave; trouver son train.</TD> </TR> <TR> <TD>L'endroit &eacute;tait &eacute;trange et magnifique. Des milliers de chandelles suspendues dans les airs &eacute;clairaient quatre longues tables autour desquelles les autres &eacute;tudiants &eacute;taient d&eacute;j&agrave; assis, devant des assiettes et des gobelets d'or. Au bout de la salle, les professeurs avaient pris place autour d'une autre table. Le professeur McGonagall aligna les premi&egrave;re ann&eacute;e face &agrave; leurs camarades derri&egrave;re lesquels se tenaient les professeurs. Dans la clart&eacute; incertaine des chandelles, les visages les observaient telles des lanternes aux lueurs p&acirc;les. Dispers&eacute;s parmi les &eacute;tudiants, les fant&ocirc;mes brillaient comme des panaches de brume argent&eacute;e. G&ecirc;n&eacute; par les regards fix&eacute;s sur les nouveaux, Harry leva la t&ecirc;te vers un plafond d'un noir de velours, parsem&eacute; d'&eacute;toiles.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Harry Potter et la Chambre des Secrets </I>&raquo; <BR> <I> (auteur: J.K. Rowling, traduit par Jean-Fran&ccedil;ois M&eacute;nard)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Eh bien, soit... dit-il. Voyons... Que pourrais-je vous dire sur la Chambre des Secrets? Comme vous le savez vous, Poudlard a &eacute;t&eacute; fond&eacute; il y a plus de mille ans - la date pr&eacute;cise n'est pas connue - par les quatre plus grands mages et sorci&egrave;res de l'&eacute;poque. Les quatres maisons de l'&eacute;cole portent leurs noms Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard. Ils ont b&acirc;ti ce ch&acirc;teau ensemble, hors de la vue des Moldus, car en ce temps-l&agrave;, les gens du peuple avaient peur de la magie et les sorciers subissaient de terribles pers&eacute;cutions.</TD> </TR> <TR> <TD>- Ah, si seulement Harry Potter savait! g&eacute;mit Dobby en versant &agrave; nouveau des larmes sur la taie d'oreiller en lambeaux. S'il savait ce qu'il repr&eacute;sente pour nous, les humbles, les esclaves, nous le rebut du monde de la magie! Dobby se souvient comment c'&eacute;tait quand Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom &eacute;tait au sommet de sa puissance! Nous, les elfes de maison &eacute;tions trait&eacute;s comme de la vermine, Monsieur! Oh, bien s&ucirc;r, Dobby est toujours trait&eacute; ainsi, admit-il en s'essuyant le visage avec sa taie d'oreiller, mais pour beaucoup d'entre nous, la vie s'est am&eacute;lior&eacute;e depuis que vous avez triomph&eacute; de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban</I> &raquo; <BR> <I> (auteur: J.K. Rowling, traduit par Jean-Fran&ccedil;ois M&eacute;nard)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Il y avait sept joueurs dans une &eacute;quipe de Quidditch: trois Poursuiveurs, charg&eacute;s de marquer des buts en faisant passer le Souafle (une balle rouge de la taille d'un ballon de football) &agrave; travers un des anneaux fix&eacute;s au sommet de poteaux de quinze m&egrave;tres de hauteur plant&eacute;s &agrave; chaque extr&eacute;mit&eacute; du terrain; deux Batteurs, &eacute;quip&eacute;s de grosses battes, avaient pour t&acirc;che d'&eacute;loigner les Cognards (deux lourdes balles noires qui attaquaient violemment les joueurs); un Gardien qui d&eacute;fendait les buts et un Attrapeur qui devait attraper le Vif d'or, une balle minuscule et pourvue d'ailes, de la taille d'une noix. L'Attrapeur qui parvenait &agrave; s'en saisir mettait fin au match et faisait gagner &agrave; son &eacute;quipe cent cinquante points suppl&eacute;mentaires.</TD> </TR> <TR> <TD>- Les D&eacute;traqueurs comptent parmi les plus r&eacute;pugnantes cr&eacute;atures qu'on puisse trouver &agrave; la surface de la terre. Ils infestent les lieux les plus sombres, les plus immondes, ils jouissent de la pourriture et du d&eacute;sespoir, ils vident de toute paix, de tout espoir, de tout bonheur, l'air qui les entoure. M&ecirc;me les Moldus sentent leur pr&eacute;sence, bien qu'ils ne puissent pas les voir. Quand on s'approche trop pr&egrave;s d'un D&eacute;traqueur, toute sensation de plaisir, tout souvenir heureux disparaissent. Si on lui en donne le temps, le D&eacute;traqueur se nourrit des autres jusqu'&agrave; les r&eacute;duire &agrave; quelque chose qui lui ressemble - des &ecirc;tres mal&eacute;fiques, d&eacute;pourvus d'&acirc;me. Celui qui subit son pouvoir ne garde plus en m&eacute;moire que les pires moments de sa vie. </TD> </TR>  <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Harry Potter et la Coupe de Feu </I>&raquo;  <BR> <I> (auteur: J.K. Rowling, traduit par Jean-Fran&ccedil;ois M&eacute;nard)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Pendant une fraction de seconde, Harry pensa qu'il s'agissait d'un autre vol de farfadets. Puis il s'aper&ccedil;ut que la forme repr&eacute;sentait une gigantesque t&ecirc;te de mort, compos&eacute;e de petites lumi&egrave;res semblables &agrave; des &eacute;toiles d'&eacute;meraude, avec un serpent qui sortait de la bouche, comme une langue. Sous leur regard stup&eacute;fait, la t&ecirc;te de mort s'&eacute;leva de plus en plus haut, &eacute;tincelant dans un halo de fum&eacute;e verd&acirc;tre, se d&eacute;coupant sur le ciel noir comme une nouvelle constallation.</TD> </TR> <TR> <TD>Mais Dumbledore s'arr&ecirc;ta soudain de parler et tout le monde vit ce qui l'avait interrompu.<BR> Le feu de la Coupe &eacute;tait redevenu rouge. Des &eacute;tincelles volaient en tous sens et une longue flamme jaillait soudain, projetant un nouveau morceau de parchemin.<BR> D'un geste qui semblait presque machinal, Dumbledore tendit la main et attrapa le parchemin entre ses longs doigts. Il le tint &agrave; bout de bras et lut le nom qui y &eacute;tait inscrit. Un long silence s'installa, pendant lequel il continua de fixer le parchemin, tous les regards tourn&eacute;s vers lui. Enfin, Dumbledore s'&eacute;claircit la gorge et lut &agrave; haute voix<BR> - <I>Harry Potter</I>.</TD> </TR> <TR> <TD>La bassine &eacute;tant ronde et la salle rectangulaire, Harry n'arrivait pas &agrave; distinguer ce qui se passait dans les coins. Il pencha la t&ecirc;te un peu plus pour essayer de mieux voir...<BR> Le bout de son nez entra alors en contact avec la myst&eacute;rieuse substance. <BR> Et tout &agrave; coup, ce fut comme si le bureau de Dumbledore basculait brutalement. Harry fut projet&eacute; en avant et tomba t&ecirc;te la premi&egrave;re dans la bassine de pierre...</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Un sac de billes </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Joseph Joffo)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Ce qui me reste de cette matin&eacute;e, plus que les coups, plus que l'indiff&eacute;rence des grands, c'est cette sensation d'impuissance &agrave; comprendre. J'avais la m&ecirc;me couleur que les autres, la m&ecirc;me t&ecirc;te, j'avais entendu parler de religions diff&eacute;rentes et on m'avait appris &agrave; l'&eacute;cole que des gens s'&eacute;taient battus autrefois pour cela, mais moi je n'avais pas de religion, le jeudi j'allais m&ecirc;me au patronage avec d'autres gosses du quartier, on faisait du basket derri&egrave;re l'&eacute;glise... Alors, o&ugrave; &eacute;tait la diff&eacute;rence? </TD> </TR> <TR> <TD>- Jo! On court apr&egrave;s moi. C'est Z&eacute;rati.<BR> Il est un peu essouffl&eacute;. Dans sa main, il a un sac de toile qui ferme avec un lacet. Il me le tend.<BR> - Je te fais l'&eacute;change.<BR> Je n'ai pas compris tout de suite.<BR> - Contre quoi?<BR> D'un doigt &eacute;loquent, il d&eacute;signe le revers de mon manteau.<BR> - Contre ton &eacute;toile. </TD> </TR> <TR> <TD>Papa n'a pas fini, au ton qu'il prend je sais que c'est le plus important qui va venir.<BR> - Enfin, dit-il, il faut que vous sachiez une chose. Vous &ecirc;tes juifs mais ne l'avouez jamais. Vous entendez JAMAIS.<BR> Nos deux t&ecirc;tes acquiescent ensemble.<BR> - A votre meilleur ami vous ne le direz pas, vous ne le chuchoterez m&ecirc;me pas &agrave; voix basse, vous nierez toujours. Vous m'entendez bien toujours. Joseph, viens ici.<BR> Je me l&egrave;ve et m'approche, je ne le vois plus du tout &agrave; pr&eacute;sent.<BR> - Tu es juif, Joseph?<BR> - Non.<BR> Sa main a claqu&eacute; sur ma joue, une d&eacute;tonation seche. Il ne m'avait jamais touch&eacute; jusqu'ici.<BR> - Ne mens pas, tu es juif, Joseph?<BR> - Non.<BR> J'avais cri&eacute; sans m'en rendre compte, un cri d&eacute;finitif, assur&eacute;.<BR> Mon p&egrave;re s'est relev&eacute;.<BR> - Eh bien voil&agrave;, dit-il, je crois que je vous ai tout dit. La situation est claire &agrave; pr&eacute;sent.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Zazie dans le M&eacute;tro </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Raymond Queneau)</I></TH> </TR> <TR VALIGN="top"> <TD>Elles entendaient au loin, dans les rues, les pneus se d&eacute;gonfler lentement dans la nuit. Par la fen&ecirc;tre entrouverte, elles voyaient la lune scintiller sur le gril d'une antenne de t&eacute;v&eacute; en ne faisant que tr&egrave;s peu de bruit. </TD> </TR> <TR VALIGN="top"> <TD>... puis il saisit &eacute;nergetiquement la bouteille de grenadine pour emplir de ce breuvage un verre dont il avala le contenu, en reposant sur la table la partie incomestible, comme on fait de l'os de la c&ocirc;telette ou de l'arte de la sole. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Gaston (R4): En direct de la gaffe </I>&raquo; <BR> <I> (auteur: Franquin, et Delporte; Editions Dupuis)</I></TH> </TR> <TR> <TD>En entrant dans le bureau o&ugrave; Gaston travaille - pardon, o&ugrave; il est cens&eacute; travailler -, j'ai but&eacute; sur une bo&icirc;te &agrave; outils, puis je me suis pris les pieds dans un &eacute;cheveau de fils blind&eacute;s, et j'ai atterri avec fracas sur un fer &agrave; souder, malheureusement branch&eacute;. Comme je poussais une exclamation assez vive, Gaston m'a dit:<BR> - Attention, malin, tu vas faire un court-circuit!<BR> Et avant que j'aie pu lui dire combien je d&eacute;plorais ce trou dans mon pantalon et cette br&ucirc;lure &agrave; mon amour-propre, il m'a mis sous le nez un instrument bizarre bard&eacute; de r&eacute;sistances et de c&acirc;bles &eacute;lectriques.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Ast&eacute;rix chez les Bretons </I>&raquo;  <BR> <I> (texte de Goscinny, dessins de Uderzo)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Qui puis-je t'offrir, Jolitorax? Un sanglier? Du lait de ch&egrave;vre? De la cervoise?<BR> - Une tasse d'eau chaude avec un nuage de lait je vous prie. </TD> </TR> <TR> <TD>- Ils sont beaux ces v&ecirc;tements.<BR> - C'est du tissu de Cal&eacute;donie. Nous appelons cela du tweed.<BR> - C'est ch&egrave;r?<BR> - Mon tailleur est riche. </TD> </TR> <TR> <TD>- Qu'est-ce que je vous sers pour arroser le sanglier bouilli? De l'eau chaude, de la cervoise ti&egrave;de, ou du vin rouge glac&eacute;? </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Bilbo le hobbit </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: J.R.R. Tolkien, traduit par Francis Ledoux)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Que &ccedil;a soit maudit! maudit! maudit! sifflait Gollum. Que le diable emporte le Baggins. &Ccedil;a a disparu! Qu'est-ce que &ccedil;a a dans ses poches? Oh! on le devine, on le devine, mon tr&eacute;sor. Il l'a trouv&eacute;, oui, sans nul doute. Mon cadeau d'anniversaire. </TD> </TR> <TR> <TD>- Qu'est-ce qu'un cambunhobbit a &agrave; voir dans ma poche, de toute fa&ccedil;on? dit William.<BR> - Et &ccedil;a se cuit-il? demanda Tom.<BR> - Tu peux toujours essayer, dit Bert, ramassant une brochette.<BR> - Une fois d&eacute;piaut&eacute; et d&eacute;soss&eacute;, il ne ferait pas plus d'une bouch&eacute;e, fit remarquer William, qui avait d&eacute;j&agrave; bien din&eacute;. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Jonathan Livingston le go&eacute;land </I> &raquo;<BR> <I> (auteur: Richard Bach, traduit par Pierre Clostermann)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Irresponsabilit&eacute;? Mes fr&egrave;res! s'&eacute;cria-t-il, qui donc est plus responsable que le go&eacute;land qui d&eacute;couvre un sens plus noble &agrave; la vie et poursuit un plus haut dessein que ceux qui l'ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;? Mille ann&eacute;es durant, nous avons jou&eacute; des ailes et du bec pour ramasser des t&ecirc;tes de poisson, mais d&eacute;sormais nous avons une raison de vivre: apprendre, d&eacute;couvrir, &ecirc;tre libres! Offrez-moi seulement une chance de vous convaincre, laissez-moi vous montrer ce que j'ai d&eacute;couvert... </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Clochemerle </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Gabriel Chevallier)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Parfaitement, un &eacute;difice! Et qui aura son utilit&eacute;, aussi bien pour l'hygi&egrave;ne que pour les moeurs... Faites voir si vous &ecirc;tes malin, Tafardel? Devinez un peu...</TD> </TR> <TR> <TD>Entre la gare de Clochemerle et le bourg, il y a cinq kilom&egrave;tres de mont&eacute;e, en suivant les lacets de la route. Une petite heure de marche, pour un militaire qui va d'un bon pas, un pas de chasseur, le meilleur pas de militaire qui soit au monde, et le plus vif. Claudis Brodequin prend la route, qui crisse amicalement sous ses souliers solides, bien ferr&eacute;s, o&ugrave; son pied est &agrave; l'aise.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Autour de la lune </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Jules Verne)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Oui, mon digne ami. En tenant compte de tous les &eacute;l&eacute;ments du probl&egrave;me, de la distance du centre de la Terre au centre de la Lune, du rayon de la Terre, de la masse de la Terre, de la masse de la Lune, je puis &eacute;tablir exactement quelle a d&ucirc; &ecirc;tre la vitesse initiale du projectile, et cela par une simple formule.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Voyage au centre de la terre </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Jules Verne)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Toutes ces merveilles, je les contemplais en silence. Les paroles me manquaient pour rendre mes sensations. Je croyais assister, dans quelque plan&egrave;te lointaine, Uranus ou Neptune, &agrave; des ph&eacute;nom&egrave;nes dont ma nature &laquo;terrestrielle&raquo; n'avait pas conscience. A des sensations nouvelles, il fallait des mots nouveaux, et mon imagination ne me les fournissait pas. Je regardais, je pensais, j'admirais avec une stup&eacute;faction m&ecirc;l&eacute;e d'une certaine quantit&eacute; d'effroi.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Le tour du monde en 80 jours </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Jules Verne)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Phileas Fogg &eacute;tait de ces gens math&eacute;matiquement exacts, qui, jamais press&eacute;s et toujours pr&ecirc;ts, sont &eacute;conomes de leurs pas et de leurs mouvements. Il ne faisait pas une enjamb&eacute;e de trop, allant toujours par le plus court. Il ne perdait pas un regard au plafond.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Winnie l'ourson </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: A. A. Milne, traduit par Pierre Martin)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Il rentra chez lui, se dirigea tout droit vers son placard, monta sur une chaise et atteignit un grand pot de gr&egrave;s rang&eacute; sur la planche du haut. L'&eacute;tiquette indiquait &laquo;MIELLE&raquo; mais Winnie, qui voulait &ecirc;tre tout &agrave; fait s&ucirc;r, &ocirc;ta le couvercle pour regarder dedans.<BR> &laquo;Oui, on dirait bien du miel, murmura-t-il. Pourtant, on ne sait jamais... Je me souviens que mon oncle m'a racont&eacute; un jour qu'il avait souvent vu de la graisse d'oie de cette couleur-l&agrave;.&raquo; Il donna un grand coup de langue dans le pot. &laquo;... Je ferais mieux de m'en assurer, au cas o&ugrave; les N&eacute;l&eacute;fants n'aimeraient pas la graisse d'oie...&raquo;</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Le Fant&ocirc;me de l'Op&eacute;ra </I>&raquo; <BR> <I> (auteur: Gaston Leroux)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Et enfin ils entendent distinctement dans l'oreille droite sa voix, l'impossible voix, la voix sans bouche, la voix qui dit:<BR> &laquo;<I>Elle chante ce soir &agrave; d&eacute;crocher le lustre!</I>&raquo;  <BR> D'un commun mouvement, ils lev&egrave;rent la t&ecirc;te au plafond et pouss&egrave;rent un cri terrible. Le lustre, l'immense masse du lustre glissait, venait &agrave; eux, &agrave; l'appel de cette voix satanique.</TD> </TR> <TR> <TD>D'apr&egrave;s le Persan, Erik &eacute;tait originaire d'une petite ville aux environs de Rouen. C'&eacute;tait le fils d'un entrepreneur de ma&ccedil;onnerie. Il avait fui de bonne heure le domicile paternel, o&ugrave; sa laideur &eacute;tait un objet d'horreur et d'&eacute;pouvante pour ses parents. ... Il soumissionna certains travaux de fondation &agrave; l'Op&eacute;ra. Quand il se vit dans les dessous d'un aussi vaste th&eacute;&acirc;tre, son naturel artiste, fantaisiste et <I>magique</I>, reprit le dessus.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Le Barbier de S&eacute;ville </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Beaumarchais)</I></TH> </TR> <TR> <TD><FONT SIZE="-1">BAZILE</FONT> - La calomnie, Monsieur? Vous ne savez gu&egrave;re ce que vous d&eacute;daignez; j'ai vu les plus honn&ecirc;tes gens pr&egrave;s d'en &ecirc;tre accabl&eacute;s. Croyez qu'il n'y a pas de plate m&eacute;chancet&eacute;, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien: et nous avons ici des gens d'une adresse! ... D'abord un bruit l&eacute;ger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, <I>pianissimo</I> murmure et file, et s&egrave;me en courant le trait empoisonn&eacute;.</TD> </TR> <TR> <TD><FONT SIZE="-1">ROSINE</FONT> - Oui, pardon! Lorsque vous croyez que cette lettre ne vient pas de mon cousin.<BR> <FONT SIZE="-1">BARTHOLO</FONT> - Qu'elle soit d'un autre ou de lui, je ne veux aucun &eacute;claircissement.<BR> <FONT SIZE="-1">ROSINE</FONT>, <I>lui presentant la lettre</I>. - Vous voyez qu'avec de bonnes fa&ccedil;ons, on obtient tout de moi. Lisez-la.<BR> <FONT SIZE="-1">BARTHOLO</FONT> - Cet honn&ecirc;te proc&eacute;d&eacute; dissiperait mes soup&ccedil;ons si j'&eacute;tais assez malheureux pour en conserver.<BR> <FONT SIZE="-1">ROSINE</FONT> - Lisez-la donc, Monsieur.<BR> <FONT SIZE="-1">BARTHOLO</FONT> <I>se retire.</I> - A Dieu ne plaise que je te fasse une pareille injure!<BR> <FONT SIZE="-1">ROSINE</FONT> - Vous me contrariez de la refuser.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> L'enfant </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Jules Vall&egrave;s)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Ai-je &eacute;t&eacute; nourri par ma m&egrave;re? Est-ce une paysanne qui m'a donn&eacute; son lait? Je n'en sais rien. Quel que soit le sein que j'ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps o&ugrave; j'&eacute;tais tout petit; je n'ai pas &eacute;t&eacute; dorlot&eacute;, tapot&eacute;, baisot&eacute;; j'ai &eacute;t&eacute; beaucoup fouett&eacute;.<BR> Ma m&egrave;re dit qu'il ne faut pas g&acirc;ter les enfants, et elle me fouette tous les matins; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.</TD> </TR> <TR> <TD>&laquo; Te voil&agrave;, gamin?<BR> - Oui, M'sieu.<BR> - Toujours en retenue, donc!<BR> - Non, M'sieu.<BR> - Tu as faim?<BR> - Oui, M'sieu!<BR> - Tu veux manger?<BR> - Non, M'sieu! &raquo;<BR> Je croyais plus poli de dire non: ma m&egrave;re m'avait bien recommand&eacute; de ne pas accepter tout de suite, &ccedil;a ne se faisait pas dans le monde. On ne va pas se jeter sur l'invitation comme un goulu, &laquo;tu entends&raquo;, et elle pr&ecirc;chait d'exemple.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Miss Marple au club du mardi </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Agatha Christie)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Du fond de son fauteuil o&ugrave; elle se tient tr&egrave;s droite tandis que ses mains actives tricotent - une vieille demoiselle pleine de malice &eacute;coute ses amis - un colonel et un haut fonctionnaire de Scotland Yard, tous deux &agrave; la retraite, un vieux pasteur et un m&eacute;decin plein d'exp&eacute;rience, une charmante actrice - raconter d'&eacute;tranges histoires o&ugrave; glisse l'ombre d'un criminel inconnu. Et toujours Miss Marple le d&eacute;couvre parce que, dit-elle, avec modestie, elle a beaucoup observ&eacute; les petites gens de son village et que la nature humaine est partout la m&ecirc;me.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> L'histoire du geai bleu de Jim Baker </I> &raquo;<BR> <I> (auteur: Mark Twain, traduit par Marie-Christine Lemardeley-Cunci)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Les animaux parlent entre eux, bien s&ucirc;r. Il n'y a aucun doute l&agrave;-dessus. Mais il existe probablement peu de gens qui savent les comprendre. Je n'ai connu qu'un seul homme qui sache. ...<BR> &laquo;Vous me direz peut-&ecirc;tre: un geai c'est un oiseau. Oui, c'en est un jusqu'&agrave; un certain point - parce qu'il a des plumes et qu'il ne va pas &agrave; la messe, soit. &Agrave; part de cela, il est aussi humain que vous et moi. Et je m'en vais vous dire pourquoi... &raquo;</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Comment vivre avec un chat n&eacute;vrotique </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Stephen Baker, traduit par Ferdinand Colteen)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Et Dieu cr&eacute;a une boule de poils qu'Il baptisa &quot;le Chat&quot;, faute de mieux. Il consid&eacute;ra Sa nouvelle cr&eacute;ation et hocha Son auguste t&ecirc;te: le r&eacute;sultat n'&eacute;tait pas tout &agrave; fait &agrave; la hauteur de Ses esp&eacute;rances.<BR> Il souleva la chose &agrave; bout de bras. Et la chose pendouilla, inerte. Il la posa par terre, et elle se r&eacute;pandit comme de la p&acirc;te &agrave; cr&ecirc;pes...</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> La laisse </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Fran&ccedil;oise Sagan)</I></TH> </TR> <TR> <TD>- Qui est-ce? Qui est-ce? Mon Dieu, c'est vous, Vincent? Je ne vous ai pas reconnu tout de suite.<BR> - A cause de mon costume. Je me suis achet&eacute; &ccedil;a boulevard Saint-Germain...<BR> - Je ne vous avais jamais vu sans cravate, dit-elle. C'est l'habitude, sans doute... Vous avez l'air plus... plus... euh... plus sportif.<BR> Je me mis &agrave; rire:<BR> - Plus sportif, moi? C'est un reproche?<BR> Sa rougeur m'amusa et m'aga&ccedil;a en m&ecirc;me temps. Je voulais d'elle un jugement qualitatif, un jugement f&eacute;minin; frustr&eacute;e ou vierge, elle devait me le donner. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> L'enfant noir </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Camara Laye)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Un jour pourtant, je remarquai un petit serpent noir au corps particuli&egrave;rement brillant, qui se dirigeait sans h&acirc;te vers l'atelier. Je courus avertir ma m&egrave;re, comme j'en avais pris l'habitude; mais ma m&egrave;re n'eut pas plus t&ocirc;t aper&ccedil;u le serpent noir, qu'elle me dit gr&acirc;vement:<BR> - Celui-ci, mon enfant, il ne faut pas le tuer: ce serpent n'est pas un serpent comme les autres... Ce serpent ... est la g&eacute;nie de ton p&egrave;re. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Chiche </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Christine Arnothy)</I></TH> </TR> <TR> <TD>Ces animaux d&eacute;licats [les suricates] et d'une extr&ecirc;me sensibilit&eacute; ont donn&eacute; leur nom &agrave; un mouvement international de la jeunesse. Les hippies ont &eacute;t&eacute; peu &agrave; peu remplac&eacute;s per ceux qui se font appeler les suricates. Ces jeunes se d&eacute;placent toujours en groupe... D&egrave;s qu'ils trouvent l'endroit qui convient, ils s'enterrent... En s'enterrant, ceux-ci protestent contre la pollution de la nature et contre les explosions souterraines de bombes atomiques qui pourissent notre vieux globe. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> De notre sang! </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: John Creasey, traduit par Genevi&egrave;ve Saulnier)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>Ronald, le dos maintenant tourn&eacute; vers elle, se dirigea nonchalamment vers le coin du jardin. Combien de fois s'&eacute;tait-il comport&eacute; ainsi? Combien de fois avait-il gagn&eacute;? Peu importait ce que disait Catherine ou comment elle essayait de le punir, l'instant o&ugrave; il lui d&eacute;sob&eacute;issait &eacute;tait sa victoire. ... Un autre abandon signifierait qu'elle avait perdu toute chance de l'influencer ou d'exercer un contr&ocirc;le sur lui, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me de le sauver de lui-m&ecirc;me, de sa folie. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Ces maisons qui tuent </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Roger de Lafforest)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>Chaque nuit, &agrave; l'heure o&ugrave; vous avez coutume de dormir le plus profond&eacute;ment, vous vous r&eacute;veillerez, vous sortirez de votre lit pour aller accomplir ce geste parfaitement gratuit et saugrenu: retourner le caillou une seule fois, sans brusquerie ni mauvaise humeur, en appliquant fortement votre volont&eacute; &agrave; lui transf&eacute;rer le m&eacute;rite de l'effort que vous venez de faire en vous levant en pleine nuit rien que pour le toucher! </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Rien qu'une femme </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Francis Carco)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>Cette rue, toute miroitante, que je consid&eacute;rais de la fen&ecirc;tre, avec sa perspective &eacute;troite, ses vieilles toitures d'ardoises luisantes, ses pav&eacute;s, ses magasins ferm&eacute;s, la regardais-je pour la derni&egrave;re fois? J'&eacute;prouvais une m&eacute;lancolie poignante &agrave; me le demander... Et cette chambre, o&ugrave; j'avais si souvent rencontr&eacute; ma ma&icirc;tresse, devrais-je ne plus y revenir? </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Maigret et le marchand de vin </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Georges Simenon)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>- Vous avez aussi regard&eacute; par le judas quand Chabut est sorti?<BR> - Qu'est-ce qui vous fait penser &ccedil;a?<BR> - Lapointe, conduis-la donc au Quai, o&ugrave; elle se montrera peut-&ecirc;tre plus bavarde.<BR> ...<BR> - Quand je vous ai reconnu, je me suis dout&eacute;e tout de suite que j'allais avoir des ennuis...<BR> - Avouez que vous connaissiez son nom.<BR> - Oui.<BR> - Et celui de sa compagne?<BR> - Seulement son pr&eacute;nom, je le jure. Anne-Marie. Je l'appelais la Sauterelle.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64">&laquo;<I> Maigret et l'indicateur </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Georges Simenon)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>Chaque fois qu'une enqu&ecirc;te en arrivait &agrave; un certain point, il &eacute;prouvait le besoin de faire en quelque sorte l'&eacute;cole buissonni&egrave;re, c'est-&agrave;-dire de d&eacute;jeuner avec un de ses collaborateurs &agrave; la brasserie Dauphine.<BR> C'&eacute;tait une fa&ccedil;on de rester dans le bain. Les deux hommes all&egrave;rent tranquillement &agrave; pied jusqu'&agrave; la brasserie et s'arr&ecirc;t&egrave;rent devant le zinc o&ugrave; il y avait d&eacute;j&agrave; plusieurs des hommes du quai des Orf&egrave;vres.<BR> - Pour changer, grommela Maigret, je prendrai un petit pastis...<BR> Cela lui arrivait rarement. Depuis que son vieil ami Pardon l'avait mis en garde, il buvait beaucoup moins qu'autrefois et il lui arrivait de garder longtemps une pipe &eacute;teinte &agrave; la bouche. </TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Le chat qui d&eacute;placait des montagnes </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Lilian Jackson Braun, traduit par Marie-Louise Navarro)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>La situation &eacute;tait cauchemardesque, quoique Qwilleran f&ucirc;t bien &eacute;veill&eacute;, tout comme ses deux compagnons qui s'agitaient sur le si&egrave;ge arri&egrave;re dans leur panier &agrave; chaque tournant et &agrave; chaque cahot tout en exprimant leurs protestations par des miaulements particuli&egrave;rement assourdissants et &eacute;prouvants.<BR> - Taisez-vous! rugissait-il &agrave; son tour sans autre effet que de redoubler le volume des clameurs. Nous sommes perdus! O&ugrave; sommes-nous? Pourquoi sommes-nous venus dans ces maudites montagnes?<BR> C'&eacute;tait une bonne question et, un jour, il conna&icirc;trait la r&eacute;ponse.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Un coup de main pour le F.B.I. </I> &raquo; <BR> <I> (auteur: Pierre Nemours)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>- Noir ou Blanc, je n'en ai rien &agrave; foutre. Pour moi, un foute n&egrave;gre et un foutu Blanc, ce sont deux foutus Am&eacute;ricains. Et c'est pourquoi je marcherai dans votre combine, mais &agrave; deux conditions: d'abord je prendrai les quelques jours n&eacute;cessaires &agrave; la liquidation des affairs en cours, et ensuite, je disposerai d'une autonomie totale. Personne ne saura que je travaille pour le F.B.I. et vous attendrez que je vous fasse sign. O.K. ?</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Le couloir de la mort </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: John Grisham, traduit par Michel Courtois-Fourcy)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>Le visage de Goodman se d&eacute;tendit et un large sourire apparut sur ses l&egrave;vres.<BR> - Vous aviez tout pr&eacute;vu, n'est-ce pas? Vous avez choisi ce cabinet parce que nous r&eacute;presentons Sam Cayhall et parce que nous avons un bureau &agrave; Memphis.<BR> Adam acquiesc&ccedil;a en souriant.<BR> - &Ccedil;a a march&eacute;. Je ne savais ni o&ugrave; ni comment &ccedil;a arriverait mais c'est vrai, je l'avais projet&eacute;. Ne me demandez pas ce qui se passera ensuite.<BR> - Il sera mort dans trois mois, peut-&ecirc;tre plus t&ocirc;t.</TD> </TR> <TR> <TH BGCOLOR="#ffff64"> &laquo;<I> Les trafiquants de r&ecirc;ve </I>&raquo;<BR> <I> (auteur: Rebecca Flanders, traduit par Harlequin S.A.)</I> </TH> </TR> <TR> <TD>La jeune fille fut travers&eacute;e d'un doute. S'agissait-il vraiment d'un don? Ou plut&ocirc;t d'une m&eacute;thode? Ces regards, ce sourire. Tout &agrave; coup le charme de Mark lui paraissait trop efficace, presque... professionnel. D'un mouvement rapide et l&eacute;ger, elle lui enleva sa main sans qu'il tent&acirc;t de la retenir. D'ailleurs la serveuse apportait leurs plats.La diversion &eacute;tait inesp&eacute;r&eacute;e.</TD> </TR> </TABLE> </CENTER> <CENTER> <P> </P> <HR> </CENTER> <CENTER> <P><A HREF="index.htm" TARGET="_top"><IMG SRC="home2.gif" HSPACE="6" VSPACE="6" BORDER="0" HEIGHT="29" WIDTH="26" ALIGN="ABSMIDDLE"></A><A HREF="index.htm" TARGET="_top">Home</A> <A HREF="ms.htm"><IMG SRC="back2.gif" HSPACE="6" VSPACE="6" BORDER="0" HEIGHT="28" WIDTH="25" ALIGN="ABSMIDDLE"></A><A HREF="ms.htm">Back</A></P> </CENTER> <IMG SRC="http://www.bitmap.com/mailbk.gif" ALT="mail" BORDER="0" WIDTH="100"  HEIGHT="10" HSPACE="0" VSPACE="0"> <IMG SRC="http://www.jiffle.com/cgi-bin/guest3.pl?page=msfr&gif=hidden"  HEIGHT="1" WIDTH="1"> <SCRIPT> var ref; ref = document.referrer; document.write('<IMG SRC="http://www.jiffle.com/cgi-bin/refer.pl?page=msfr&ref='+ref+'" height=1 width=1>'); </SCRIPT>  </BODY> </HTML>  
