<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="keywords" content="islam, kepel, basbous, islamisme"> <meta name="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="Description" content="Note de lecture sur le livre de Gilles Kepel"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage Express 2.0"> <title>Echec de l'islam politique ?</title> <!--  This document was created from RTF source by rtftohtml version 3.0.1 --> </head>  <body bgcolor="#FFFF99" text="#000000" link="#800000" vlink="#800000" alink="#0000FF">  <p align="center"><u>FACE A LA MODERNITE</u> </p>  <p align="center"><font color="#800000" size="5"><b>&Eacute;chec de l'islam politique    ?</b></font></p>  <p align="right"><!-- eStat -->       <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!--                     var _UJS=0;          //-->                </SCRIPT>                <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript" SRC="http://perso.estat.com/js/m.js"></SCRIPT> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!--                 if(_UJS) _estat('20300348862','Kepel','Kepel');  //-->                    </SCRIPT>            <!-- /eStat --></p>  <p><b>* Gilles Kepel &#150; <i><a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070429318/pagedolividal-21" target="blank">Jihad,    expansion et d&eacute;clin de l&#146;islamisme</a></i>, Gallimard, Paris, 2000,    452 pages, index, cartes, 145&nbsp;F.<br>   * Antoine Basbous <i>&#150;<a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2012352723/pagedolividal-21" target="blank">    L&#146;islamisme, une r&eacute;volution avort&eacute;e&nbsp;?</a></i> Hachette, Paris, 2000,    273 pages, 120&nbsp;F.</b></p>  <p><font face="Times New Roman">En 1992, Olivier Roy publiait <i>&eacute;chec    de l&#146;islam en politique</i> suscitant un scepticisme assez g&eacute;n&eacute;ral.    &Agrave; l&#146;&eacute;poque, il est vrai, l&#146;islam politique &eacute;tait    &agrave; son apog&eacute;e, se radicalisant en &Eacute;gypte, en Alg&eacute;rie,    en Bosnie et ailleurs, for&ccedil;ant en retour les r&eacute;gimes &agrave;    durcir leur r&eacute;pression. Huit ann&eacute;es ont pass&eacute; et l&#146;analyse    d&#146;Olivier Roy fait d&eacute;sormais consensus. En t&eacute;moigne la publication    concomitante des livres de Gilles Kepel et d&#146;Antoine Basbous. Comme l&#146;explique    Kepel dans l&#146;introduction de son ouvrage, on dispose aujourd&#146;hui du    recul n&eacute;cessaire pour analyser cet &eacute;chec.</font></p>  <p><font face="Times New Roman">Gilles Kepel distingue trois phases&nbsp;: la    gestation de l&#146;id&eacute;e islamiste contemporaine dans les ann&eacute;es    soixante. Ses th&eacute;oriciens ont nom Sayyid Qotb, l&#146;id&eacute;ologue    des Fr&egrave;res musulmans &eacute;gyptiens pendu par Nasser en 1966, Mawdoudi,    le Pakistanais qui exer&ccedil;a une influence consid&eacute;rable en Asie du    Sud et jusqu&#146;&agrave; l&#146;Afghanistan des Taliban, et bien s&ucirc;r, l&#146;ayatollah    Khomeiny, le seul &agrave; avoir men&eacute; &agrave; bien son projet. La r&eacute;volution    islamique iranienne symbolise la deuxi&egrave;me p&eacute;riode, &Agrave; la    charni&egrave;re des ann&eacute;es soixante-dix et 80. Bien au-del&agrave; du    monde chiite, son &laquo;<i>effet de souffle&raquo;</i> se propage dans tout    le monde musulman. Le combat des moudjahidines afghans contre les Sovi&eacute;tiques,    appuy&eacute;s financi&egrave;rement et id&eacute;ologiquement par les Saoudiens    est le second p&ocirc;le de cette expansion islamiste des ann&eacute;es quatre-vingt.    Survient alors l&#146;apog&eacute;e et le d&eacute;clin, que Gilles Kepel date    du d&eacute;but des ann&eacute;es quatre-vingt-dix, cons&eacute;quence &agrave;    la fois des contrecoups de l&#146;invasion irakienne du Kowe&iuml;t, de la r&eacute;sistance    des pouvoirs en place (beaucoup plus forte que ne l&#146;ont cru bien des observateurs    et les islamistes eux-m&ecirc;mes) et de la rupture entre les diff&eacute;rentes    composantes du mouvement islamiste.</font></p>  <p><font face="times new roman">L&#146;aspect le plus roboratif du livre de Gilles    Kepel est la mise en perspective des succ&egrave;s et &eacute;checs de l&#146;islam    politique au regard des couches sociales qui le soutiennent&nbsp;: la bourgeoisie    pieuse, la jeunesse urbaine pauvre, et l&#146;intelligentsia militante. Seul,    Khomeiny, par son habilet&eacute; et ses ambigu&iuml;t&eacute;s, a r&eacute;ussi    &agrave; souder les trois groupes, du moins le temps de r&eacute;ussir sa r&eacute;volution    et de consolider son pouvoir. Partout ailleurs, l&#146;alliance entre la jeunesse    urbaine pauvre et la bourgeoisie pieuse, lorsqu&#146;elle existe, s&#146;est    d&eacute;lit&eacute;e, les premiers reprochant &agrave; la seconde sa frilosit&eacute;,    et celle-ci reculant devant la d&eacute;rive terroriste de groupes aux r&eacute;f&eacute;rences    th&eacute;ologiques douteuses. Toute l&#146;astuce des pouvoirs en place &#151;    de l&#146;Alg&eacute;rie &agrave; l&#146;&Eacute;gypte en passant par la Palestine    ou la Jordanie &#151; a consist&eacute; &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer la    bourgeoisie pieuse en marginalisant les groupes extr&eacute;mistes issus de    la jeunesse pauvre.</font></p>  <p><font face="Times New Roman">Au terme d&#146;une si magistrale fresque, on    est quelque peu surpris &#151; et un peu d&eacute;&ccedil;u &#151; que l&#146;auteur    d&eacute;duise de cet &eacute;chec que les d&eacute;&ccedil;us de l&#146;islamisme    n&#146;ont &agrave; pr&eacute;sent d&#146;autre choix que de se tourner vers    la d&eacute;mocratie occidentale, seule vecteur possible d&#146;une modernit&eacute;    &agrave; laquelle tous aspirent. Comme si le monde musulman &eacute;tait, lui    aussi, parvenu &Agrave; la &laquo;fin de l&#146;Histoire&raquo;. On partagera    plut&ocirc;t les interrogations d&#146;Antoine Basbous. Au terme d&#146;une &eacute;tude    passant en revue pays par pays les exp&eacute;riences islamistes, nombreux textes    traduits &agrave; l&#146;appui, il observe que les peuples musulmans &eacute;prouvent    toujours un malaise et un sentiment d&#146;humiliation vis-&agrave;-vis de l&#146;Occident    dont ils n&#146;arrivent pas &agrave; se d&eacute;faire. Apr&egrave;s la faillite    de l&#146;islamisme violent des ann&eacute;es quatre-vingt-dix et devant l&#146;incurie    des r&eacute;gimes, Antoine Basbous pronostique l&#146;&eacute;mergence d&#146;une    rel&egrave;ve islamiste encore inconnue, mais qui &laquo;<i>prendra, &agrave;    n&#146;en pas douter, le relais de la vague qui vient de s&#146;abattre&raquo;</i>.</font></p>  <p align="right"><font face="Times New Roman"><b>Olivier Da Lage</b></font><br> &nbsp; <br>   &nbsp; <a href="../index.html"><font size="2" face="Arial,Helvetica"><i>Retour &agrave; la page d'accueil</i></font></a> </p> </body> </html> 
