<!--pubpopup--> <HTML> <META NAME="KeyWords" CONTENT="cinq piliers de l'islam,religion,pratiques,musulman,prire,salat,jene,Ramadan,aumne,zakat,plerinage  la Mecque,hadj,guerre sainte,djihad,circoncision,porc,5 piliers,ablution,ayatollah,ulma,fatiha,mollah,imam">  <script language="javascript"> <!-- function dopopup() { window.open('http://www.ifrance.com/heberg/pubp.htm?Time=1051108028&Url=/pages/livres/co-islam/chap8.htm&Nom=pages&POP=1', 'pubpopup', 'toolbar=0,location=0,status=0,menubar=0,scrollbars=1,height=140,width=468'); } setTimeout('dopopup()', 1500);  //--> </script> </html> <html> <head> <title>Les cinq piliers de l'islam</title> 	<META name=description content="Description des pratiques de l'islam en particulier des cinq piliers de l'islam (prires,jene,Ramadan,aumne,plerinage  la Mecque,guerre sainte,circoncision)"> 	<META NAME="KeyWords" CONTENT="cinq piliers de l'islam,religion,pratiques,musulman,prire,salat,jene,Ramadan,aumne,zakat,plerinage  la Mecque,hadj,guerre sainte,djihad,circoncision,porc,5 piliers,ablution,ayatollah,ulma,fatiha,mollah,imam"> 	<meta name="robots" content="follow"> 	<META NAME="Classification" content="socit,religion,islam"> 	<meta name="language" content="Fr"> 	<LINK REL=STYLESHEET TYPE="text/css" HREF=../../feuille.css>  		<script src=info.js></script> <script src=../haut.js></script> 	</HEAD>  <BODY> <A NAME=haut></A>   <CITE>CHAPITRE 8</CITE> <H1>LES PRATIQUES DE LISLAM</H1>  <UL> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p1>Les prires ("salat" ou "namaz")</A> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p2>Le clerg et le sermon</A> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p3>Le jene ("saoum")</A> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p4>L'aumne ("zakat")</A> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p5>Le plerinage  la Mecque ("hadj")</A> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p6>La guerre sainte ("djihad")</A> <IMG SRC="../../images/boule.gif" BORDER=0><A HREF=#p7>Autres pratiques musulmanes</A> </UL> <div class=contenu>  <I>NDLR: Un musulman doit observer cinq obligations religieuses appeles  les cinq piliers de l'islam ,  savoir: la profession de foi, la prire, l'aumne, le jene et le plerinage  La Mecque. Certains musulmans ont lev au rang de sixime obligation religieuse l'impratif coranique de propager l'islam par la guerre sainte (Jihad).</I>    <P>Parce que Dieu est le Ma&icirc;tre et l'homme son esclave, Dieu a d&eacute;sign&eacute; certaines t&acirc;ches que le croyant, homme ou femme, doit mettre en pratique; il les accomplira non pas parce que Dieu les exige ou afin d'&eacute;viter un ch&acirc;timent, mais par pure gratitude envers la bont&eacute; de Dieu. La pratique de ces actes est m&eacute;ritoire. Au jour du jugement, ils seront pes&eacute;s sur la balance divine et &eacute;quilibreront ou couvriront les mauvaises pratiques, celles plac&eacute;es sur l'autre plateau. Ces devoirs sacr&eacute;s sont parfois appel&eacute;s piliers de la foi et habituellement sont au nombre de cinq: la profession de foi, la pri&egrave;re, le je&ucirc;ne, l'aum&ocirc;ne, le p&egrave;lerinage &agrave; La Mecque [et la guerre sainte]. Ils sont d&eacute;crits par le terme arabe "ibadat" (culte), d&eacute;riv&eacute; de "&nbsp;abd&nbsp;" (serviteur ou esclave), et d&eacute;signent plus couramment le service rendu par un esclave &agrave; son ma&icirc;tre.</P>  <H2><A NAME=p1></A>1. LES PRI&Egrave;RES (" Salat " ou " namaz ")</H2>  <P>Selon Jean Math&eacute;, "&nbsp;aucune autre religion ne maintient lhomme avec une insistance aussi inlassable et sous pression, le pla&ccedil;ant cinq fois par jour face &agrave; Dieu&nbsp;" (<A HREF=notes.htm#22>22</A>). Le fait que les mosqu&eacute;es sont souvent vides n'a que peu d'importance. Les musulmans prient partout o&ugrave; ils le peuvent.</P> <P>Avant d'accomplir ce devoir, il doit &ecirc;tre en &eacute;tat de puret&eacute; rituelle ("&nbsp;tahara&nbsp;"), condition pour que sa pri&egrave;re soit agr&eacute;&eacute;e par Dieu. Limpuret&eacute; est &ocirc;t&eacute;e par l'immersion dans l'eau ou par une ablution mineure ("&nbsp;wudu&nbsp;") que d&eacute;crit le Coran. Elle consiste &agrave; se laver le visage, les mains et les pieds et &agrave; se frotter la t&ecirc;te.</P> <P>Selon le Coran, la pri&egrave;re du vendredi midi est la pri&egrave;re communautaire la plus importante de la semaine, et exige que tout travail s'arr&ecirc;te durant cette heure. Par l&agrave; m&ecirc;me, il mentionne l'invitation ("&nbsp;adhan&nbsp;") &agrave; la pri&egrave;re. Le Proph&egrave;te en personne avait compos&eacute; la m&eacute;lodie de cet appel &agrave; la pri&egrave;re. Le chant du Coran est la premi&egrave;re musique chant&eacute;e de l'Islam. La mosqu&eacute;e n'a pas d'instrument de musique ni de chorale. Il existe certes des instruments musicaux arabes, mais quel que soit le m&eacute;rite de l'instrument, la musique produite est invariablement monotone, d'une poignante monotonie et extr&ecirc;mement triste.</P> <P>Partout o&ugrave; se trouve le musulman, on verra des hommes r&eacute;citer leurs pri&egrave;res. Tout croyant adulte, homme ou femme, est tenu d'accomplir ce geste rituel cinq fois (parmi les chiites, trois fois) par jour, &agrave; des heures fixes, au matin, &agrave; midi, l'apr&egrave;s-midi, le soir apr&egrave;s le coucher du soleil et dans la premi&egrave;re partie de la nuit. L'appel &agrave; la pri&egrave;re se fait entendre depuis les minarets, dans des milliers de villes et de villages, invitant les fid&egrave;les &agrave; cesser toute occupation ordinaire afin de prier. Certains musulmans pr&eacute;f&egrave;rent se rendre &agrave; la mosqu&eacute;e, d'autres prononceront leurs pri&egrave;res nimporte o&ugrave;, aussi bien dans les champs qu'au bord des routes, au bureau quau magasin, sur le toit d'une maison qu'&agrave; l'int&eacute;rieur de celle-ci.</P> <P>Ladorateur commence par l'ablution, ensuite se place face &agrave; la "&nbsp;Kaaba&nbsp;" mecquoise et r&eacute;cite les phrases rituelles en langue arabe. Pour commencer, il prononcera le "Allahu akbar&nbsp;" (Dieu est grand), ensuite il r&eacute;citera le Fatiha du Coran ou d'autres versets coraniques. D'ordinaire, il doit se mettre &agrave; genoux, se prosterner et par deux fois toucher la terre avec son front. Ceci compl&egrave;te une "&nbsp;rak'ah&nbsp;". Durant les cinq gestes rituels quotidiens, quelque dix-sept "&nbsp;rak'ah&nbsp;" doivent s'accomplir. Le culte est acceptable &agrave; Dieu &agrave; condition quil se d&eacute;roule proprement, selon des r&egrave;gles fixes, m&ecirc;me si l'adorateur ne comprend pas un tra&icirc;tre mot d'arabe. Il ne faut douter que ce culte est, pour certains musulmans, un authentique exercice de d&eacute;votion, mais pour la majorit&eacute;, il s'agit seulement d'un acte m&eacute;canique, d&eacute;pourvu de toute valeur morale ou spirituelle. En g&eacute;n&eacute;ral, les femmes r&eacute;citent les pri&egrave;res dans une section s&eacute;par&eacute;e <B>de la mosqu&eacute;e, ou bien au foyer. </B>Dans plusieurs parties du monde musulman, le nombre de ceux qui observent fid&egrave;lement les pri&egrave;res baisse sensiblement.</P> <P>Quoique non requise ou obligatoire, &agrave; la fin d'un service de culte formel, le fid&egrave;le peut se permettre de dire une pri&egrave;re personnelle dans sa propre langue. A d'autres occasions, comme lors d'une naissance, d'un mariage ou de fun&eacute;railles, on les r&eacute;citera en langue arabe ou indig&egrave;ne.</P> <P>En p&eacute;riode de disette, des pri&egrave;res spontan&eacute;es, non rituelles, sont aussi prononc&eacute;es. Certaines pri&egrave;res musulmanes r&eacute;v&egrave;lent une v&eacute;ritable soif de Dieu. Il faut reconna&icirc;tre cependant que m&ecirc;me ainsi, le musulman ne conna&icirc;t malheureusement pas l'exp&eacute;rience de la communion intime avec Dieu, ainsi que c'est le cas pour le chr&eacute;tien avec le P&egrave;re c&eacute;leste, gr&acirc;ce &agrave; l'intercession du Fils unique, dans la communion du Saint-Esprit.</P>  <H2><A NAME=p2></A>2. LE CLERG&Eacute; ET LE SERMON</H2>  <P>LIslam se vante de ne pas poss&eacute;der d'interm&eacute;diaire entre Allah et l'homme. Les mollahs, imams et ayatollahs sont les membres du clerg&eacute; islamique, chacun occupant une place sp&eacute;cifique dans la hi&eacute;rarchie musulmane. Lul&eacute;ma est le th&eacute;ologien de la foi; il lit et explique le Coran. La classe de l'ul&eacute;ma a gagn&eacute; en autorit&eacute; celle-ci est g&eacute;n&eacute;ralement conc&eacute;d&eacute;e par l'opinion publique. Ces hommes ont r&eacute;clam&eacute; le droit de repr&eacute;senter la communaut&eacute; dans toutes les mati&egrave;res relatives &agrave; la foi et &agrave; la loi. Peu nombreux seraient ceux qui leur contesteraient pareille autorit&eacute;. Lul&eacute;ma a, en particulier, le pouvoir de contester l'autorit&eacute; m&ecirc;me de l'Etat. Actuellement, tous les fondamentalistes musulmans, ou islamistes, revendiquent cette autorit&eacute;. </P> <P>Chaque vendredi, une pri&egrave;re collective a lieu sous la direction spirituelle d'un imam ou d'un mollah. Se tenant la face vers La Mecque, l'adorateur dit d'une voix audible quil a l'intention de r&eacute;citer tant de "rak'ahs". Ensuite, ouvrant ses mains et touchant les lobes de ses oreilles avec ses orteils, il prononce le "&nbsp;Allahu akbar&nbsp;", pour ensuite r&eacute;citer la pri&egrave;re suivante:</P> <P>"&nbsp;La louange appartient &agrave; Dieu, le Seigneur des mondes;</P> <P>Il est plein de mis&eacute;ricorde et compatissant; </P> <P>Il est le Roi du jour du jugement. </P> <P>Toi, nous te louons et implorons ton secours; </P> <P>Guide-nous sur le droit chemin, Le chemin de ceux &agrave; qui tu es favorable, </P> <P>Non celui de ceux qui m&eacute;ritent ton courroux </P> <P>et qui s'&eacute;garent.&nbsp;" </P> <P>Apr&egrave;s avoir prononc&eacute; ces paroles, il se prosterne avec mains et genoux, disant: "&nbsp;Je t'exalte, j'exalte la perfection de mon Seigneur le Grand.&nbsp;" En se relevant et se mettant debout, il r&eacute;p&egrave;te le "Allahu akbar".</P> <P>Lorsque des hommes prient dans la mosqu&eacute;e, aucun espace ne les s&eacute;pare de leurs voisins. On s'assied serr&eacute; &eacute;troitement l'un contre l'autre, t&eacute;moignant ainsi de la nature communautaire de la pri&egrave;re et tirant un sentiment de s&eacute;curit&eacute; et de force de cette &eacute;troite proximit&eacute; physique entre eux.</P> <P>Limam exerce une tr&egrave;s grande influence sur le fid&egrave;le; son devoir ne consiste pas &agrave; s'engager dans le d&eacute;bat des id&eacute;es ou &agrave; entamer une discussion, mais &agrave; renforcer l'autorit&eacute; du Coran et de la Sharia.</P> <P>Pendant le sermon &agrave; la mosqu&eacute;e, le "&nbsp;khutba&nbsp;", principalement et traditionnellement, on adresse une exhortation plut&ocirc;t qu'une explication de la foi. Le sermon est essentiellement l'expression de la solidarit&eacute; de la foi et non la justification de celle-ci.</P> <P>Au cours de l'histoire, le sermon a servi &agrave; tracer une direction socio-politique, d'o&ugrave; l'importance capitale du sermon du vendredi. Il mentionnera le nom du souverain ou prince l&eacute;gitime, ce qui traditionnellement a &eacute;t&eacute; vu comme le signe et le sceau de l'approbation de sa l&eacute;gitimit&eacute;. Lorsque la mosqu&eacute;e est contr&ocirc;l&eacute;e par le gouvernement, elle renforcera l'autorit&eacute; de celui-ci. Des d&eacute;clarations politiques d&eacute;cisives sont r&eacute;serv&eacute;es au sermon du vendredi. Aucune remarque faite par le clerg&eacute; musulman n'est ni purement politique, ni purement th&eacute;ologique. Dans l'Islam, nous l'avons d&eacute;j&agrave; soulign&eacute;, le politique et le th&eacute;ologique sont organiquement et &eacute;troitement associ&eacute;s.</P> <P>Les r&eacute;unions peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme la communion fraternelle des croyants de toutes les classes, r&eacute;unis ensemble dans la v&eacute;n&eacute;ration de leur Dieu commun, Contrairement &agrave; l'&eacute;glise, la mosqu&eacute;e n'est pas un lieu consacr&eacute;, mais un simple lieu de r&eacute;union pour fid&egrave;les. On voit ici les deux aspects principaux de l'Islam: la solitude permanente de l'homme devant Dieu et, simultan&eacute;ment, sa communion collective avec ses fr&egrave;res. Les deux cl&eacute;s pr&eacute;sentes sont l'individualisme et la fraternit&eacute;; elles sont plus compl&eacute;mentaires que contradictoires. Mais cette communion collective n'est pas simplement spirituelle, elle est &eacute;galement politique. C'est cette dualit&eacute; qui donne aux mosqu&eacute;es, aux pri&egrave;res et aux sermons leur force et leurs objectifs.</P>  <H2><A NAME=p3></A>3. LE JE&Ucirc;NE ("&nbsp;saoum&nbsp;")</H2> <P>Le mois de Ramadan fut choisi pour le je&ucirc;ne religieux &agrave; cause d'&eacute;v&eacute;nements importants qui, &agrave; l'origine, s'&eacute;taient produits durant ce mois-l&agrave;. En effet, la premi&egrave;re r&eacute;v&eacute;lation re&ccedil;ue par Muhammad aurait &eacute;t&eacute; faite au cours du mois de Ramadan en l'an 610 de notre &egrave;re. La fuite de La Mecque vers M&eacute;dine avait &eacute;galement eu lieu au cours d'un mois de Ramadan. Une c&eacute;l&egrave;bre bataille d&eacute;cisive pour les disciples combattants du Proph&egrave;te avait &eacute;t&eacute; livr&eacute;e au cours d'un mois de Ramadan. &agrave; Badr. A cause de ce caract&egrave;re historique important, le je&ucirc;ne du mois de Ramadan devint le point de ralliement des musulmans du monde entier, engendrant et cimentant un fort sentiment d'unit&eacute; et de fraternit&eacute; ou compagnonnage.</P> <P>Le calendrier musulman n&eacute;tant pas un calendrier solaire mais lunaire, le mois a environ vingt-huit ou vingt-neuf jours, aussi le Ramadan vient chaque ann&eacute;e dix jours plus t&ocirc;t que l'ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, parfois en hiver lorsque les jours sont brefs, ou en &eacute;t&eacute; lorsque les jours s'allongent. Le je&ucirc;ne commence avec la nouvelle lune et dure jusqu'&agrave; la lune suivante. Depuis les premi&egrave;res lueurs de l'aurore jusqu&agrave; une demi-heure apr&egrave;s le coucher du soleil, les adultes, hormis les malades et les voyageurs, ne doivent prendre aucune nourriture ni absorber aucune boisson; il ne doivent ni fumer ni avoir de rapport sexuel. Certains musulmans tr&egrave;s stricts n'avaleront m&ecirc;me pas leur salive. S'il arrive que, involontairement, le je&ucirc;ne soit rompu, en laissant par exemple couler une goutte d'eau dans la gorge pendant qu'on brosse ses dents, l'on doit en faire expiation en observant un je&ucirc;ne suppl&eacute;mentaire.</P> <P>Pour le fid&egrave;le qui poss&egrave;de une aisance mat&eacute;rielle et qui peut se reposer dans sa maison, dormir durant la journ&eacute;e, l'observation du Ramadan n'est pas trop p&eacute;nible. Mais pour le travailleur ordinaire, passer une journ&eacute;e enti&egrave;re sans absorber de nourriture ni boire aucune goutte de liquide est une &eacute;preuve bien &eacute;puisante. Ce n'est que durant la nuit quil lui est permis de manger, alors il fera d'elle l'&eacute;quivalent de la journ&eacute;e. On a constat&eacute; qu'il y a plus de mortalit&eacute; durant ce mois-ci quen. une autre p&eacute;riode de l'ann&eacute;e. Un grand nombre de maladies sont provoqu&eacute;es &agrave; cause de cette irr&eacute;gularit&eacute; de la vie du peuple, ainsi que des querelles dues aux acc&egrave;s de col&egrave;re. Pourtant, c'est aussi un temps de ferveur religieuse, lorsque des r&eacute;unions sp&eacute;ciales sont tenues dans les mosqu&eacute;es et que les fid&egrave;les cherchent &agrave; y t&eacute;moigner de leur loyaut&eacute; en observant les pr&eacute;ceptes coraniques. Le Ramadan est la p&eacute;riode la plus dure de l'ann&eacute;e pour celui qui se convertit &agrave; l'Islam. Dans la vie moderne, il n'est pas facile d'observer des r&egrave;gles de je&ucirc;ne aussi strictes; aussi nombre de musulmans ne cherchent pas &agrave; l'observer.</P>  <H2><A NAME=p4></A>4. LAUM&Ocirc;NE ("&nbsp;zakat&nbsp;")</H2> <P>Parce que Muhammad avait &eacute;t&eacute; lui-m&ecirc;me orphelin, sans appui et sans ressources financi&egrave;res, il fallait s'attendre &agrave; ce que le Coran accentue fortement le devoir de secourir les n&eacute;cessiteux. Il existe dans l'Islam un imp&ocirc;t dit de purification. En principe, il doit &ecirc;tre l'&eacute;quivalent de la d&icirc;me. En outre, les dons volontaires sont grandement encourag&eacute;s. Parfois les gens ais&eacute;s font b&acirc;tir des mosqu&eacute;es, des &eacute;coles ou des h&ocirc;pitaux, comme aussi des fontaines d'eau potable pour s'acquitter de ce devoir philanthropique. Nombre de personnes font l'aum&ocirc;ne &agrave; des mendiants, lesquels &agrave; leur tour rendent aux premi&egrave;res un service tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; en recevant leur aum&ocirc;ne! Les mendiants nexpriment pas de gratitude, de crainte que leur bienfaiteur ne soit priv&eacute; de la r&eacute;compense que Dieu lui accordera. Habituellement, le motif pour un tel don nest pas tant de t&eacute;moigner de l'amour envers le prochain que le besoin pour le donateur de gagner des m&eacute;rites.</P>  <H2><A NAME=p5></A>5. LE P&Egrave;LERINAGE &Agrave; LA MECQUE ("&nbsp;hadj&nbsp;")</H2> <P>Muhammad avait fait de La Mecque le centre de sa religion. Lui-m&ecirc;me fit le p&egrave;lerinage et y observa les prescriptions rituelles d'usage. Son exemple a &eacute;t&eacute; suivi par les disciples.</P> <P>"&nbsp;Un certain nombre de conditions doivent &ecirc;tre r&eacute;unies<B> </B>pour pouvoir accomplir le hadj: &ecirc;tre musulman; &ecirc;tre pub&egrave;re; &ecirc;tre libre<B> </B>et responsable; &ecirc;tre sain d'esprit et jouir de ses facult&eacute;s mentales; avoir les possibilit&eacute;s physiques et mat&eacute;rielles de laccomplir; &ecirc;tre en mesure d'assurer ses frais de voyages et de s&eacute;jour ainsi que l'entretien de sa famille et des personnes &agrave; charge durant son absence, par des ressources licites, honn&ecirc;tement gagn&eacute;es; la femme doit se faire accompagner par un proche parent (mari, p&egrave;re, fils ou fr&egrave;re, femme de confiance). Le mari ne peut emp&ecirc;cher sa femme d'accomplir le p&egrave;lerinage. S'il le fait, l'&eacute;pouse peut se passer de son autorisation...</P> <P>Par son entr&eacute;e en &eacute;tat de sacralisation, le p&egrave;lerinage soumet &agrave; dix interdits: Il est interdit de porter des habits cousus. Seul le port du drap blanc ("&nbsp;izare&nbsp;" pour le haut, "&nbsp;rida&nbsp;" pour le bas) est autoris&eacute;, &agrave; la condition quil laisse le talon et les orteils d&eacute;couverts. Les femmes ne sont pas tenues d'observer une tenue sp&eacute;ciale, &agrave; l'exception du visage et des mains qui doivent absolument rester couverts. Il est interdit au p&egrave;lerin m&acirc;le de porter des bijoux. Il est interdit de se couvrir la t&ecirc;te. Il est permis de se laver, mais non de se parfumer. Il est interdit de se couper les ongles. Il est interdit d'&ocirc;ter plus de trois cheveux ou poils par quelque moyen que ce soit. Le rasage et la coupe de cheveux ne sont admis qu'en cas de maladie ou pour se d&eacute;barrasser de la vermine. Dans ce cas, l'immolation d'une b&ecirc;te s'impose comme rachat. Les relations sexuelles ou le flirt sont interdits pendant le p&egrave;lerinage sous peine d'annulation. La p&ecirc;che est autoris&eacute;e, la chasse interdite quant aux animaux terrestres, &agrave; l'exception des nuisibles. Il est interdit de couper des arbres ou toute plante verte dans l'ensemble du territoire sacr&eacute;. Seul l'arrachage des herbes s&egrave;ches est autoris&eacute;. Il est interdit de commettre des actes de violence, de se quereller ou d'entrer en litige avec qui que ce soit.</P> <P>Quon le sache, l'acc&egrave;s au territoire de La Mecque est interdit aux infid&egrave;les. Ce qui signifie que le candidat au voyage doit faire la preuve de son appartenance &agrave; la communaut&eacute; musulmane."(<A HREF=notes.htm#23>23</A>). </P> <P>Chaque musulman qui poss&egrave;de les moyens de faire un p&egrave;lerinage &agrave; La Mecque doit le faire au moins une fois dans sa vie. Par cons&eacute;quent, chaque ann&eacute;e, durant le mois du p&egrave;lerinage, des centaines de milliers de p&egrave;lerins affluent &agrave; La Mecque. Ils s'y rendent en avion, en bateau, en train, en autobus ou bien &agrave; dos de chameau. endurant la chaleur qui, en &eacute;t&eacute;, devient absolument insupportable. D'innombrables difficult&eacute;s et des dangers in&eacute;vitables seront subis par le voyageur p&egrave;lerin, mais celui-ci y consentira, pourvu quil puisse gagner le titre de "&nbsp;hadj&nbsp;" et la r&eacute;compense c&eacute;leste accord&eacute;e par Dieu &agrave; ceux qui visitent les lieux saints. Beaucoup de p&egrave;lerins sont morts en route. Ceux qui retournent chez eux re&ccedil;oivent un accueil chaleureux de la part de leurs compatriotes, qui les rencontrent et les embrassent pour obtenir ne serait-ce quune parcelle des m&eacute;rites du p&egrave;lerin. Mais le p&egrave;lerinage en soi ne produit aucun am&eacute;lioration morale ou spirituelle. Les p&egrave;lerins s'assemblent au d&eacute;but du douzi&egrave;me mois de l'ann&eacute;e musulmane. Ils se font rituellement propres, &ocirc;tent leurs v&ecirc;tements anciens et rev&ecirc;tent les deux pi&egrave;ces enveloppant le corps tout entier. Les hommes ne doivent pas couvrir leur t&ecirc;te, contrairement aux femmes qui y sont tenues sous peine d'&ecirc;tre ch&acirc;ti&eacute;es.</P> <P>Les gestes importants du p&egrave;lerinage sont les suivants: Se rendre pr&egrave;s de la Kaaba et en faire le tour sept fois, embrasser la pierre noire, courir entre deux petites collines, la Safa et la Marwa, boire &agrave; la source de Zemzem, s'arr&ecirc;ter &agrave; diff&eacute;rents endroits, visiter la colline Arafat, &agrave; douze milles &agrave; l'est de La Mecque, jeter des galets sur trois piliers repr&eacute;sentant le diable, offrir le dixi&egrave;me jour du mois des sacrifices d'animaux en m&eacute;moire d'Abraham et de son fils, qui, selon la tradition, n&eacute;tait autre quIsma&euml;l, et non Isaac! Le p&egrave;lerin se rendra ensuite &agrave; M&eacute;dine pour visiter la tombe du Proph&egrave;te, apr&egrave;s quoi il pourra rentrer chez lui.</P> <P>Pour des millions de musulmans, le p&egrave;lerinage &agrave; La Mecque est une exp&eacute;rience inoubliable. De plus, il constitue un puissant lien d'unit&eacute; entre peuples et nations de diverses coutumes et couleurs, langues et sectes, mendiants et souverains, tous habill&eacute;s pareillement, unis dans la m&ecirc;me foi en Allah et son ap&ocirc;tre, dans une commune d&eacute;votion dans la maison sainte. Cependant, il advient parfois que des personnes soient profond&eacute;ment scandalis&eacute;es par ce qu'elles constatent, de sorte quelles abandonnent leur foi en l'Islam, certains se convertissent m&ecirc;me au Christ Sauveur.</P>  <H2><A NAME=p6></A>6. LA GUERRE SAINTE ("&nbsp;djihad&nbsp;")</H2> <P>Dans la sourate 9:5, le Coran affirme quune r&eacute;v&eacute;lation re&ccedil;ue par Muhammad l'enjoignit de livrer la guerre aux idol&acirc;tres de l'Arabie pour les forcer &agrave; se soumettre et &agrave; accepter l'Islam. Aussit&ocirc;t, il se livra &agrave; ce qui est d&eacute;sormais connu comme &eacute;tant le "&nbsp;djihad&nbsp;" ou "&nbsp;jihad&nbsp;". A sa suite, ses disciples us&egrave;rent de la force de l'&eacute;p&eacute;e pour &eacute;tendre leur empire dans tout le Proche-Orient et en Afrique du Nord, et m&ecirc;me jusquen Espagne; plus r&eacute;cemment encore, des peuples pa&iuml;ens ont &eacute;t&eacute; forc&eacute;s, avec violence, &agrave; embrasser l'Islam. Certains musulmans attendent le jour o&ugrave; ils seront en mesure d'amener les non-musulmans &agrave; leur foi et ainsi &eacute;tablir l'Islam, comme syst&egrave;me religio-politique mondial. Le monde sera alors divis&eacute; en deux fractions ou camps hostiles: celui des croyants et celui des infid&egrave;les; de ce fait, une guerre se livrera jusqu&agrave; ce que l'arm&eacute;e de Dieu parvienne &agrave; simposer. Cependant, de nombreux musulmans modernes interpr&egrave;tent le "&nbsp;djihad&nbsp;" comme &eacute;tant la lutte en un sens spirituel, ou bien comme un effort pour la cause de Dieu. LIslam, disent-ils, r&eacute;ussira non par la force de l'&eacute;p&eacute;e, mais par des moyens pacifiques, par exemple par l'entreprise missionnaire. Un tel effort est activement promu dans plusieurs pays et notamment dans le Tiers-monde, mais non exclusivement, et l'on compte un grand nombre de conversions.</P> <P>Nous avons d&eacute;j&agrave; signal&eacute; que le Coran offrait une strat&eacute;gie militaire pour mener sa guerre sainte. Le but de la guerre sainte c'est de faire avancer la supr&eacute;matie du Seigneur (Allah) quand tout autre argument aura &eacute;chou&eacute; pour convaincre ceux qui rejettent sa volont&eacute; et s'opposent au but de la cr&eacute;ation et de l'humanit&eacute;. Celui qui va &agrave; la guerre sainte offre virtuellement un t&eacute;moignage en offrant sa vie, le don le plus pr&eacute;cieux, pour la cause de la loi divine.</P> <P>Le "&nbsp;djihad&nbsp;" est r&eacute;glement&eacute; de fa&ccedil;on &agrave; devenir l'un des moyens de propagation de l'Islam. Les non-musulmans auraient avantage &agrave; embrasser l'Islam volontairement, par prudence et par bon sens, sinon ils le feront contraints par le "&nbsp;djihad&nbsp;".</P> <P>Il est ill&eacute;gitime d'abandonner le "&nbsp;djihad&nbsp;" et d'adopter la paix ou une position de faiblesse, &agrave; moins quon d&eacute;couvre que la position musulmane est celle de la faiblesse.</P> <P>La guerre est le fondement m&ecirc;me sur lequel se r&egrave;glent les rapports entre les musulmans et leurs adversaires, &agrave; moins que des raisons justifiant la paix, telles que l'adoption de l'Islam par ceux-ci ou la conclusion d'un accord, nexigent la paix.</P> <P>Selon les th&eacute;ologiens musulmans, le monde est divis&eacute; en deux parties hostiles: le "&nbsp;Dar-ul-Islam&nbsp;" qui fait face au "&nbsp;Dar-ul-Harb&nbsp;". La premi&egrave;re est soumise &agrave; Allah et coop&egrave;re avec ses desseins d'&eacute;tablir sur terre la paix et l'ordre, pr&eacute;conditions au d&eacute;veloppement humain. La seconde est engag&eacute;e dans une d&eacute;fiance perp&eacute;tuelle contre lui.</P> <P>La pouss&eacute;e musulmane n'est pas toujours violente comme lors d'une guerre. Elle peut s'exprimer par des pressions &eacute;conomiques ou par la manipulation de la propagande. Mais l'impulsion est plus violente lorsqu'elle se manifeste dans la guerre. Dans tel pays du Moyen-Orient, l'adh&eacute;sion &agrave; l'Islam devint une condition obligatoire en vue de la citoyennet&eacute;, de telle sorte que des chr&eacute;tiens furent expuls&eacute;s pour motif de non-citoyennet&eacute; (songer au g&eacute;nocide perp&eacute;tr&eacute; par les Turcs sur les Arm&eacute;niens, et ce depuis des si&egrave;cles).</P> <P>Selon Andr&eacute; Pautard, journaliste fran&ccedil;ais, depuis le septi&egrave;me si&egrave;cle, l'histoire des chr&eacute;tiens dans les pays domin&eacute;s par le Coran n'a &eacute;t&eacute; rien d'autre qu'une s&eacute;rie de calamit&eacute;s et de pers&eacute;cutions suivies de br&egrave;ves p&eacute;riodes de r&eacute;pit. Un autre sp&eacute;cialiste de l'Islam &eacute;crit que les p&eacute;riodes de tol&eacute;rance n'&eacute;taient en r&eacute;alit&eacute; que des prisons, d'o&ugrave; on ne pouvait s'&eacute;chapper que par la fuite ou par l'apostasie.</P> <P>Ceci am&egrave;ne &agrave; dire un mot au sujet de la conception du p&eacute;ch&eacute;. Il en existe trois de mortels: l'incroyance, l'association et l'arrogation. Les chr&eacute;tiens seraient coupables d'au moins les deux premiers. Le premier rejette de croire simplement en Allah. L'association se r&eacute;f&egrave;re au p&eacute;ch&eacute; d'associer quelqu'un ou quelque chose &agrave; Allah. Larrogation, enfin, est le p&eacute;ch&eacute; qui consiste &agrave; vivre de mani&egrave;re irresponsable envers Allah.</P> <P>Puisque l'Islam est une conception globale et totale de la vie, et non une simple religion au sens courant du terme, chaque d&eacute;cision, m&ecirc;me l'usage du rouge &agrave; l&egrave;vres, rev&ecirc;t une importance politique...</P> <P>Il serait injuste de conclure que le Coran ne donne que des ordres durs et inhumains. Le Livre saint de l'Islam contient des enseignements sur la vertu, la fid&eacute;lit&eacute;, la tol&eacute;rance, la mod&eacute;ration, la charit&eacute;, la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, le pardon. Mais comme l'&eacute;crit le Cheik Abd'al-Qadir al-Sufi ad-Darqawi, pour expliquer l'impulsion de l'Islam: "&nbsp;Nous sommes en guerre. La bataille ne vient que de commencer. Notre premi&egrave;re victoire sera compl&egrave;te lorsque le monde entier sera soumis &agrave; l'Islam.&nbsp;" On peut penser avec une certaine appr&eacute;hension que rien n'arr&ecirc;tera l'Islam dans son avance et sa conqu&ecirc;te de l'Occident! Mais les voies du Seigneur ne nous sont pas toujours connues d'avance!</P>  <H2><A NAME=p7></A>7. AUTRES PRATIQUES MUSULMANES</H2> <P>Outre les devoirs obligatoires que nous venons de mentionner, il existe un certain nombre d'autres pratiques gnralement observes par des musulmans. Lune d'entre elles est la circoncision. Quoiqu'elle ne soit pas recommande par le Coran, la circoncision est une coutume largement rpandue. <P> Une autre pratique gnralement observe consiste  s'abstenir de manger des aliments interdits par la loi religieuse. Sur ce point, la loi musulmane suit troitement la loi mosaque qui interdit de manger du porc et certaines autres viandes; le chameau n'est pas interdit, mais les boissons alcoolises le sont strictement. <P> On aura constat que les devoirs et les pratiques des musulmans sont largement de nature externe, formelle. Il est possible  un tre inique de rciter sa prire cinq fois par jour, de jener, de se rendre la La Mecque, de s'abstenir de consommer de la viande interdite et de faire tout ce quexige ou prescrit la loi; nanmoins, nous nous rappellerons de la parole du Christ:  Si un homme ne nat de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ;  seuls ceux qui ont le coeur pur verront la face de Dieu.  </div> <P><script src=../bas.js></script> <noscript><a href=index.htm>Sommaire de la rubrique</a></noscript> </body> </html>    
