<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>" L'Islam Franais "</TITLE> </HEAD> <BODY bgcolor="#99ffcc">  <B><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman" SIZE=5><P ALIGN="CENTER">" L'Islam Fran&ccedil;ais "</P> </FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman">  </B><I><P ALIGN="JUSTIFY">L'espace culturel de l'Islam en France se marquait au d&eacute;but des ann&eacute;es quatre-vingts par des salles de pri&egrave;res marginales et souvent peu formelle. Avec l'&eacute;dification de nouvelles mosqu&eacute;es, les musulmans peuvent se reconstituer en "maisons communautaires". Cependant, en retrait d'une soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise &agrave; la fois tol&eacute;rante et hostile &agrave; leur &eacute;gard. Quant &agrave;  la jeune g&eacute;n&eacute;ration musulmane, elle s'investit davantage dans des associations culturelles et &eacute;ducatives destin&eacute;es &agrave; ses coreligionnaires, ce qui permet de divulguer une meilleure image de l'Islam dans la ville. La multiplication des salles de pri&egrave;res, le ph&eacute;nom&egrave;ne "beur", les &eacute;meutes urbaines, les attentats... autant d'&eacute;v&egrave;nements qui vont introduire la question de l'immigration, et surtout de l'islam, au coeur du d&eacute;bat politique fran&ccedil;ais.</P> </I> <B><P ALIGN="JUSTIFY">1/ DE L'INDIVIDU A L'ASSOCIATION</P> </B><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <U><P ALIGN="JUSTIFY">De la migration de travail &agrave; l'Immigration</P> </U><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Longtemps consid&eacute;r&eacute;e comme temporaire par les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises, l'immigration maghr&eacute;bine d&eacute;tient un statut symbolique particulier dans la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise. Elle devait &ecirc;tre une migration de travail provisoire et non une migration de peuplement. En effet, il s'agissait d'un projet de mobilit&eacute; en vue d'une accumulation de capital devant &ecirc;tre r&eacute;investie dans le pays d'origine. A la fin des ann&eacute;es soixante-dix  la recomposition des familles sur le territoire fran&ccedil;ais a conduit &agrave; transformer les rapports de ces migrants avec la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise, d'autant plus qu'est visible l'appartenance islamique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <U><P ALIGN="JUSTIFY">La demande de salle de pri&egrave;re</P> </U><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Premi&egrave;re phase de la visibilit&eacute; de l'Islam, la demande g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e de salles r&eacute;serv&eacute;es &agrave; la pri&egrave;re, appara&icirc;t dans le milieu des ann&eacute;es soixante-dix, lors des mouvements de gr&egrave;ve dans les foyers de travailleurs isol&eacute;s. Demande qui a &eacute;t&eacute; satisfaite par les g&eacute;rants dans la totalit&eacute; des foyers existants. Pour la pri&egrave;re en commun du vendredi, en dehors des foyers, les musulmans effectuaient leurs pri&egrave;res &agrave; domicile, ou dans des caves et des arri&egrave;res boutiques. Ceci correspondait &agrave; un moment o&ugrave; les int&eacute;ress&eacute;s consid&eacute;raient leur installation comme temporaire. Cons&eacute;quence de la s&eacute;dentarisation des familles, on assiste au d&eacute;but de la d&eacute;cennie quatre-vingts, &agrave; la multiplication des salles de pri&egrave;re &agrave; l'initiative de groupes de musulmans. La France devient un lieu o&ugrave; s'affirmer comme musulman devient possible.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <U><P ALIGN="JUSTIFY">Le r&eacute;gime associatif  de la loi de 1901</P> </U><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Il est difficile d'&eacute;valuer le nombre de salles de pri&egrave;re, dont certains peuvent fonctionner de mani&egrave;re tout &agrave; fait informelle, sauf lorsqu'elles sont d&eacute;clar&eacute;s sous le r&eacute;gime associatif de la loi de 1901. C'est sur cette base qu'est souvent avanc&eacute; le chiffre de plus de mille lieux recens&eacute;s. Le petit "coup de pouce" juridique qui a favoris&eacute; le passage &agrave; l'institutionnalisation, a &eacute;t&eacute;, la loi du 9 Octobre 1981, qui a lev&eacute; toutes les interdictions au droit d'association impos&eacute;s aux &eacute;trangers en les laissant entrer dans le droit commun des associations r&eacute;gies par la loi de 1901. C'est une n&eacute;gociation directe avec les partenaires institutionnels qui a permis la fondation d'associations culturelles, afin de g&eacute;rer ces salles de pri&egrave;re. Ainsi, la plupart du temps, la totalit&eacute; de ces associations poss&egrave;dent-elles la double qualification d' "islamique" et "culturelle" dans leur intitul&eacute;. Enfin, le fonctionnement d'une association cultuelle n&eacute;cessite une gestion rigoureuse et une connaissance des r&egrave;gles juridiques que ne d&eacute;tiennent pas, dans leur majorit&eacute;, ces pratiquants install&eacute;s? Si, sur le papier, existe bien un conseil d'administration et un bureau, dans les faits, ils ne sont pratiquement jamais r&eacute;unis, de m&ecirc;me que le proc&eacute;d&eacute; des cotisations est rarement ou jamais respect&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <U><P ALIGN="JUSTIFY">L'int&eacute;gration sociale et ethnique</P> </U><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Hors du <I>Dar-al-Islam</I></FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman" SIZE=1>1</FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman">, la mosqu&eacute;e</FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman" SIZE=1>2</FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman"> fonctionne comme lieu d'autoaffirmation du groupe dans et par l'Islam. Elle permet de compenser les effets destructurants de la marginalit&eacute; et de la pr&eacute;carit&eacute;, et constitue un lieu de v&eacute;rit&eacute; et de s&eacute;curit&eacute; o&ugrave; la demande de sens est satisfaite face aux errements du monde ext&eacute;rieur, o&ugrave; les r&eacute;f&eacute;rences culturelles et religieuses du musulman ne sont pas pris en compte. La pri&egrave;re, en particulier, permet de transformer le travailleur immigr&eacute;, ignor&eacute; et m&eacute;pris&eacute;, en musulman situ&eacute;e dans l'espace et le temps de la croyance.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Les salles de pri&egrave;re de quartier remplissent aussi et surtout plusieurs fonctions d'int&eacute;gration sociale. Tout d'abord une fonction d'int&eacute;gration du groupe. Toutefois la dimension universelle de la <I>Umma</I></FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman" SIZE=1>2</FONT><FONT FACE="Tms Rmn,Times New Roman"> s'efface devant la constitution effective du groupe, &agrave; partir des relations entretenues entre les membres d'une m&ecirc;me ethnie, voire d'une m&ecirc;me nationalit&eacute;. La mosqu&eacute;e devient alors le lieu de rassemblement et de reconstitution d'une <B>communaut&eacute; ethnique</B>. Des clivages apparaissent entre Maghr&eacute;bins d'un c&ocirc;t&eacute; et Africains, Turcs ou Pakistanais de l'autre. Il n'est d'ailleurs pas rare que, sur une m&ecirc;me unit&eacute; de r&eacute;sidence, coexistent une salle de pri&egrave;re destin&eacute;e aux Comoriens ou S&eacute;n&eacute;galais et une autre fr&eacute;quent&eacute;e par la population maghr&eacute;bine, sans que les diff&eacute;rences de rite soient en cause mais tout simplement des affinit&eacute;s primordiales li&eacute;es &agrave; la culture d'origine, la perception mutuelle de ces groupes distincts de pratiquants pouvant d'ailleurs &ecirc;tre tr&egrave;s n&eacute;gative. Un autre exemple, celui des "Ahlul-Bayt" dans la capitale m&eacute;tropolitaine, on a ainsi les Iraniens, les Pakistanais, les Libanais et nos deux associations &agrave; la Courneuve et &agrave; Bagneux.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cet endroit ne sert donc pas exclusivement au d&eacute;roulement de la pri&egrave;re, mais constitue v&eacute;ritablement une <B>"maison communautaire"</B> vers laquelle se r&eacute;orientent des r&eacute;seaux de solidarit&eacute; pr&eacute;existants, et o&ugrave; se d&eacute;roulent les diverses &eacute;tapes rituelles qui marquent la vie des familles : mariage, circoncision, mort. Des m&eacute;canismes de solidarit&eacute; peuvent &eacute;galement jouer pour des &eacute;v&egrave;nement se d&eacute;roulant au sein de l'association ou dans les pays d'origine ou dans le monde arabo-musulman ou au del&agrave;.</P>  <B><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">2/ DE L'INVISIBLE AU VISIBLE : L'INTEGRATION DANS LE PAYSAGE URBAIN</P> </B><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <I><P ALIGN="JUSTIFY">Les lieux de culte issus de la d&eacute;cennie quatre-vingt ont &eacute;t&eacute;, pour la majeure partie am&eacute;nag&eacute;s dans des <B>conditions pr&eacute;caires</B>. Souvent exigus, ils ne r&eacute;pondent pas aux conditions minimales de s&eacute;curit&eacute; et de salubrit&eacute;. Ces diverses salles de pri&egrave;re ne pr&eacute;sentent pas toujours la capacit&eacute; suffisante pour accueillir les fid&egrave;les, notamment au moment de la pri&egrave;re du vendredi ou du mois de Ramadan.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">C'est pourquoi <B>l'am&eacute;nagement des salles de pri&egrave;re</B> a constitu&eacute; une premi&egrave;re &eacute;tape dans l'organisation d'un islam public, va tr&egrave;s rapidement se profiler la question de la construction de <B>v&eacute;ritables mosqu&eacute;es</B>.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Avec la construction de mosqu&eacute;es, c'est bien la visibilit&eacute; urbaine de l'&eacute;difice qui est en jeu, qu'il s'agisse de son implantation dans la ville, de sa position dans le b&acirc;ti existant (d&eacute;tach&eacute; ou incorpor&eacute;), de ses dimensions, ou encore de son expression architecturale avec le maintien d'attributs sp&eacute;cifiques tels que le minaret. En d&eacute;finitive, pour qu'il y ait mosqu&eacute;e, il faut que le b&acirc;timent consid&eacute;r&eacute; fasse l'objet d'un projet architectural et d'un permis de construire, qu'il soit d'une capacit&eacute; sup&eacute;rieure &agrave; celle des lieux d&eacute;j&agrave; existants.</P> </I><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <U><P ALIGN="JUSTIFY">L'ext&eacute;rieur : surface de compromis architecturaux</P> </U><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Si l'implantation dans l'espace public urbain d'une symbolique islamique attach&eacute;e aux commerces, telles que les boucheries ou les librairies, n'est pas v&eacute;ritablement un <B>objet de conflits</B>, il n'en va pas de m&ecirc;me pour l'implantation d'une mosqu&eacute;e. C'est pourquoi, toutes les mosqu&eacute;es construites depuis une d&eacute;cennie ou tous les projets existants mettent en &eacute;vidence la recherche de compromis architecturaux. M&ecirc;me si l'on garde le minaret et la coupole surmontant le lieu de culte (attributs minimaux qui d&eacute;finissent une mosqu&eacute;e) il y a un parti pris moderniste qui consiste &agrave; int&eacute;grer l'&eacute;difice dans  le paysage urbain environnant, et donc &agrave; traiter la fa&ccedil;ade ext&eacute;rieure en conformit&eacute; avec les mod&egrave;les dominants sans s'inspirer de r&eacute;f&eacute;rents trop orientaux. Ces fa&ccedil;ades "anodines" devant se fondre dans le d&eacute;cor des grandes villes fran&ccedil;aises et pouvant m&ecirc;me utiliser les mat&eacute;riaux qui ont cours dans la r&eacute;gion, comme l'ardoise &agrave; Lille par exemple ou le basalte &agrave; l'&icirc;le de la R&eacute;union.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Parfois, certains responsables associatifs, dans un souci de compromis, vont m&ecirc;me jusqu'&agrave; renoncer &agrave; la construction d'attribut tel que le minaret. En effet, la hauteur de celui-ci ainsi que son utilisation effective pour l'appel &agrave; la pri&egrave;re, peuvent &agrave; certains moments devenir objets de pol&eacute;mique, comme &agrave; Lyon o&ugrave; finalement celui-ci a &eacute;t&eacute; limit&eacute; &agrave; vingt-quatre m&egrave;tres afin de ne pas rivaliser avec la basilique de Fourvi&egrave;re. Mais la tendance g&eacute;n&eacute;rale est plut&ocirc;t &agrave; l'&eacute;dification d'un minaret de taille modeste, symbolique attribut de l'Islam, sans que cela implique automatiquement son utilisation pour l'appel quotidient &agrave; la pri&egrave;re.</P> <P ALIGN="JUSTIFY"> </P> <U><P ALIGN="JUSTIFY">L'int&eacute;rieur : reflet du religieux</P> </U><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">En revanche, le traitement int&eacute;rieur du lieu ob&eacute;it &agrave; une logique diff&eacute;rente pouvant renouer avec les &eacute;l&eacute;ments d'architecture arabo-musulmane et hispano-arabe. C'est ce caract&egrave;re (cultuel / culturel) dualiste qui permet de jouer sur l'opposition entre l'int&eacute;rieur et l'ext&eacute;rieur. L'ext&eacute;rieur &eacute;tant la surface de compromis, alors que l'int&eacute;rieur permet de recr&eacute;er une vie communautaire qui n'est pas directement accessible au reste de la population.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">C'est pourquoi, les <B>fonctions</B> attribu&eacute;es &agrave; ces lieux ne sont pas uniquement <B>cultuelles</B> mais aussi <B>culturelles</B>. Il s'agit en fait, de centres aux fonctions plurielles d&eacute;passant largement la seule dimension rituelle. L'&eacute;ducation des nouvelles g&eacute;n&eacute;rations et la diffusion d'une meilleure image de l'islam dans la ville, contribuent &agrave; &eacute;tendre les attributions de ces centres qui se dotent de salles de cours, de biblioth&egrave;ques, m&eacute;diath&egrave;ques et salles de conf&eacute;rences, voire de caf&eacute;t&eacute;rias ou de restaurants. En r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, la dimension culturelle du b&acirc;timent appara&icirc;t dans son r&ocirc;le de lieu d'&eacute;changes, de communication et d'information ouvert &agrave; tous, y compris aux non-musulmans. C'est pourquoi les activit&eacute;s culturelles sont plut&ocirc;t situ&eacute;es vers l'ext&eacute;rieur de l'&eacute;difice. La partie plus proprement cultuelle (salle de pri&egrave;res, salles d'ablutions...), deuxi&egrave;me p&ocirc;le de structuration de l'&eacute;difice, est quant &agrave; elle toujours plus en retrait.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> > <I><P ALIGN="JUSTIFY">La plupart des nouveaux centres, r&eacute;pondent donc &agrave; des exigences communautaires, en m&ecirc;me temps qu'ils apparaissent comme des lieux ouverts &agrave; la population non musulmane, favorisant les &eacute;changes et la diffusion de la culture islamique. Le passage de la salle de pri&egrave;res &agrave; la mosqu&eacute;e r&eacute;pond donc &agrave; un souci de l&eacute;gitimation et de reconnaissance de la population musulmane install&eacute;e. Par ailleurs, la visibilit&eacute; de l'appartenance islamique vient bousculer la fronti&egrave;re entre le priv&eacute; et le public, et remettre en cause la conception dominante de la religion r&eacute;duite &agrave; la confession, car l'Islam est avant tout un <B>mode de vie</B>. Il en r&eacute;sulte qu'un musulman pratiquant ne saurait r&eacute;duire sa pratique &agrave; l'espace de la mosqu&eacute;e, ne serait-ce que parce qu'un certain nombre d'obligations concernent &eacute;galement les relations entre individus au quotidien, qu'il s'agisse des lois alimentaires ou encore des rapports entre les hommes et les femmes.</P> </I><P ALIGN="CENTER">&nbsp;</P>  <P ALIGN="RIGHT">AKBARALY Goulamraza</P> <P ALIGN="RIGHT">&nbsp;</P> <I><P ALIGN="RIGHT">article trait&eacute; &agrave; partir des &eacute;tudes de Jocelyne Cesari, chercheur au CNRS-Irenam, politiste sp&eacute;cialiste de l'islam en France et en Europe</P> <P ALIGN="RIGHT">Revue "URBANISME" N291 (nov/d&eacute;c 1996)</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> </I><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">1-Le<I> Dar-al-islam</I> ou "maison de l'islam". Il comprend traditionnellement les territoires et pays o&ugrave; les musulamans sont majoritaires et o&ugrave; les musulmans sont majoritaires et o&ugrave;  peut s'appliquer la loi islamique, et correspond actuellement &agrave; l'ensemble des Etats dans lesquels l'islam est religion dominante ou religion d'Etat.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">2-La <I>mosqu&eacute;e</I>. C'est &agrave; M&eacute;dine, o&ugrave; r&eacute;side alors le proph&egrave;te Mahommet, ques ses partisans (l'ensemble des croyants forme une communaut&eacute;, <I>Umma</I>) &eacute;difient le premier sanctuaire, le <I>masjid</I> (la mosqu&eacute;e), o&ugrave; l'on se prosterne (<I>sajada</I>). Mahomet s'adresse &agrave; ses fid&egrave;les du haut d'une chaire en bois nomm&eacute;e <I>mimbar</I>. C'est de l&agrave; que l'<I>im&acirc;m</I> prononce  son sermon (<I>khutba</I>) lors de la pri&egrave;re du vendredi. Les fid&egrave;les prient face au <I>mihr&acirc;b</I>, sorte de niche creus&eacute;e dans le mur de la mosqu&eacute;e et marquant la direction (<I>qibla</I>) de la Mecque</P> </FONT><FONT SIZE=2><P>&nbsp;</P></FONT> <hr><center><a href="default.htm"><img src="retour.jpg" border=0></center>  </BODY> </HTML> 
