<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3//EN"> <HTML><!--	Generated ,	friday 3 dec 1999 11:41:23 GMT--> <HEAD>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta http-equiv="Content-Language" content="fr-FR">    <meta http-equiv="Window-target" content="_top">    <meta name="Generator" content="Microsoft Word 97">    <meta name="Copyright" content="Copy is allowed only if without modification and if the author Basile Y. is mentioned">    <meta name="Author" content="Basile Y.">    <meta name="description" content="Histoire compare des 2 civilisations.">    <meta name="keywords" content="islam, arabe, musulman, muhammad, mahomet, civilisation, croisades">    <title>NAISSANCE DE L'ISLAM : Et l'Islam devint pluri-culturel (b).</title> <STYLE type=text/css>BODY {SCROLLBAR-FACE-COLOR: #b5d5b5; SCROLLBAR-HIGHLIGHT-COLOR: #ffffff; SCROLLBAR-SHADOW-COLOR: #ffffff; SCROLLBAR-ARROW-COLOR: #000000; SCROLLBAR-TRACK-COLOR: #f5d5b5; SCROLLBAR-DARKSHADOW-COLOR: #dddd77; SCROLLBAR-BASE-COLOR: #bbbb55; scrollbar-3d-light-color: #88aabb) </STYLE> </HEAD> <BODY text="#000000" bgcolor="#FFDDBB" link="#009922" vlink="#800080" alink="#FF0000"> <a NAME="Haut"></a> <table BGCOLOR="#DD9999" BORDER=5 CELLSPACING=0 CELLPADDING=2 WIDTH=100% align=center> <td><center><a href="http://www.basile-y.com/index.html">Accueil</a></td> <td><center><a href="../chercher.html">Chercher</a></td> <td><center><a href="../auteur/index.html">Basile&nbsp;Y.</a></td> <td><center><a href="../historiettes/index.html">Historiettes</a></td> <td><center><a href="../popolocas/index.html">Indiens</a></td> <td BGCOLOR="#EEBBAA"><center><a href="index.html">Islam</a></td> <td><center><a href="../fauxjuifs/index.html">Faux&nbsp;Juifs</a></td> <td><center><a href="../hebreux/index.html">H&eacute;breux</a></td> <td><center><a href="../liens.html">Liens</a></td> </table> <table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=10 align=center> <td><a href="index.html#S">Sommaire</a></td> </table> <table> <td WIDTH="40"></td> <td bgcolor="#FFFFFF"> <table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=2 align=left> <td>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="isl1a.html">Page&nbsp;pr&eacute;c&eacute;dente</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td> </table> <table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=2 align=right> <td>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="isl2a.html">Page&nbsp;suivante</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td> </table> <br>&nbsp; <p align=center><b><font face="Monotype Corsiva"><font size=+3>EUROPE ET MONDE ARABE.</font></font></b></p> <blockquote> <br><b><u><font size=+1>1/. NAISSANCE DE L'ISLAM&nbsp;: <br>b) Et l'Islam devint pluri-culturel.</font></u></b> <br>&nbsp; <P>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il n'y eut pas qu'Abou Bakr et Omar&nbsp;I parmi la tribu de Mahomet &agrave; se rallier &agrave; sa banni&egrave;re. Il y eut tous ceux qui l'ont d'abord combattu, avec toute la violence de leurs coutumes, comme un trouble-f&ecirc;te, un supp&ocirc;t de mauvais g&eacute;nies. Un de ces Quraychites qu'il faut particuli&egrave;rement citer est celui qu'on appela plus tard "le Glaive de l'Islam", Khalid Ibn al-Walhid. Ce fut le "g&eacute;n&eacute;ral Bonaparte" de la "r&eacute;volution" de Muhammad. - car ce fut une vraie r&eacute;volution - avec la diff&eacute;rence qu'il ne trahit pas cette r&eacute;volution pour devenir un Napol&eacute;on. Au contraire, apr&egrave;s avoir conquis des royaumes entiers pour l'Islam, il a fini ses jours dans la plus grande modestie, fid&egrave;le &agrave; sa religion. Il avait pourtant initialement combattu Mahomet &agrave; la t&ecirc;te de la cavalerie Quraychite pendant la bataille d'Ohod (o&ugrave; la femme d'Abou Sofyan arracha le foie de l'oncle du Proph&egrave;te).<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Ce qui contribua pour une large part aux premi&egrave;res victoires &eacute;clair de l'Islam fut, la Foi bien s&ucirc;r, mais aussi d'un autre c&ocirc;t&eacute; le m&eacute;contentement des combattants chr&eacute;tiens envers leur &Eacute;glise, complice des oppresseurs byzantins. En ajoutant &agrave; cela l'&eacute;puisement des deux Supergrands d'alors, Byzance et la Perse, par leurs guerres sans fin, on comprend mieux pourquoi l'Islam en quelques ann&eacute;es, parti du Hijaz d'Arabie, aboutit sur les c&ocirc;tes de l'Atlantique &agrave; l'ouest, et aux confins de la Chine, &agrave; l'est.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;En 632 Mahomet mourait. En 635 Khalid Ibn al-Walhid s'empare de la "Reine des Villes", la mill&eacute;naire Damas, orgueil de l'Empire byzantin. En 636 les Byzantins perdent toute la Syrie &agrave; la bataille de Yarmouk o&ugrave; Th&eacute;odoros, fr&egrave;re de l'Empereur H&eacute;raclius, est tu&eacute; sur le champ de bataille. Ce fut l&agrave; un grand tournant dans l'histoire militaire de l'Islam, dont les groupes de Nomades mal arm&eacute;s inflig&egrave;rent une &eacute;crasante d&eacute;faite &agrave; la plus grande puissance militaire d'alors, d&eacute;faite de laquelle elle ne se rel&egrave;vera plus. En 637, le dernier roi d'un autre grand Empire, Yesdedjird&nbsp;III de Perse, est mis en fuite et erre dans les montagnes pleurant son royaume dont il ne reste m&ecirc;me plus un quart. En 641, Amr Ibn al-As, homme de confiance du Khalife Omar&nbsp;I, &agrave; la t&ecirc;te de 10.000 hommes, chasse d&eacute;finitivement les Byzantins d'&Eacute;gypte. Il y est aid&eacute; par les habitants chr&eacute;tiens qui y voient une belle occasion pour se lib&eacute;rer du joug de l'arrogant orthodoxe Cyrus (celui-ci les pers&eacute;cutait jusqu'&agrave; fouetter leurs pr&ecirc;tres parce qu'ils &eacute;taient chr&eacute;tiens coptes et pas orthodoxes comme l'Empereur de Byzance). En 674 ils s'attaquent m&ecirc;me &agrave; Constantinople qui les repousse gr&acirc;ce &agrave; une nouvelle invention byzantine &agrave; base de phosphore devenue alors c&eacute;l&egrave;bre sous le nom de "Feu grec". En 683, Okbah Ibn Nafi, neveu du conqu&eacute;rant de l'&Eacute;gypte Amr Ibn al-As, occupe au Maroc les rives de l'Atlantique jusqu'&agrave; Agadir. En 705, Qutaybah Ibn Muslim, gouverneur de Khorasan en Perse franchit l'Oxus (Amou Daria aujourd'hui) et occupe la fameuse Boukhara. En 712 enfin, 80 ans seulement apr&egrave;s la mort de Mahomet, Muhammad Ibn al-Qasim se rendait ma&icirc;tre du Sind (Indus) avec ce qui est aujourd'hui Karachi, et l'ann&eacute;e suivante il occupe au Nord le Nirun, la Haidarabad d'aujourd'hui. Ce fut ainsi l'implantation d&eacute;finitive de l'Islam en Asie, qui s'&eacute;tendit plus tard jusqu'aux Philippines, mais dor&eacute;navant, &agrave; partir des Indes les conqu&ecirc;tes se firent sans armes. Sur les c&ocirc;tes de l'Atlantique un autre &eacute;v&egrave;nement historique eut lieu avec pour h&eacute;ros un Berb&egrave;re devenu arabe par sa conversion &agrave; l'Islam, <U>Tarik Ibn Ziyad</U>. Il traversa le premier, en 711, le d&eacute;troit de Gibraltar et mit pied en Espagne o&ugrave; les rois wisigoths se succ&eacute;daient en tuant ou empoisonnant leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs (il n'y avait pas de monarchie h&eacute;r&eacute;ditaire). En 713, &agrave; l'exception des Asturies et de Navarre, toute l'Espagne gisait aux pieds des musulmans, ses futurs civilisateurs.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Pour voir toutes ces conqu&ecirc;tes en rose, il faudrait naturellement chausser des lunettes de cette couleur. Mais en comparaison de celles de la "Mission Civilisatrice" des Europ&eacute;ens, c'&eacute;tait l&agrave; des roses dont les &eacute;pines disparurent tr&egrave;s vite.<BR> &nbsp;&nbsp;Ainsi, 90 ans apr&egrave;s la victoire de Muhammad sur les Ca&iuml;ds de sa Tribu, les vaincus et leurs descendants venaient de b&acirc;tir un Empire grand comme il n'y en avait jamais exist&eacute; en ce monde. Ils le firent en commen&ccedil;ant en bandes arm&eacute;es, arm&eacute;es n'importe comment, et de n'importe quoi, chacun devant se procurer un cheval et un yatagan, quelques fois m&ecirc;me un semblant de yatagan. Il leur fallut vraiment la foi pour partir en guerre contre les deux Supergrands d'alors, la Perse et Byzance. <BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Exception faite de son ami de toujours Abou Bakr, tous les b&acirc;tisseurs de l'Islam furent des hommes qui avaient ha&iuml; Mahomet &agrave; mort avant leur conversion. En consid&eacute;rant les moeurs de vengeance et de violence qui r&eacute;gnaient alors chez les Quraychites, on peut penser que le pieux moine chr&eacute;tien Bahira ne perdit pas son temps en enseignant les principes de mis&eacute;ricorde &agrave; Muhammad. Les hommes de sa Tribu, <U>&agrave; peine convertis</U>, quand il rentra Victorieux &agrave; La Mecque, leur naturel revenant, criaient leur soif de vengeance. Ils r&eacute;clamaient de leur Proph&egrave;te les t&ecirc;tes de tels ou telles de leur Tribu qui l'avaient humili&eacute;, pers&eacute;cut&eacute; et combattu les armes &agrave; la main et n'&eacute;taient pas encore convertis. M&ecirc;me le bon, le g&eacute;n&eacute;reux Omar, son "bras droit", avait voulu &agrave; tout prix la t&ecirc;te d'Abou Sofyan qui s'av&eacute;ra par la suite un des meilleurs g&eacute;n&eacute;raux d'Omar lui-m&ecirc;me.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Muhammad ne voulait jamais de vengeance. Il voulait "CONVERTIR" ses ennemis, et pas les "d&eacute;truire". C'est ainsi que de ses ennemis il fit les plus farouches de ses disciples. Qui oserait pr&eacute;tendre que l'oeuvre de ses successeurs se fit sans injustices, sans trahisons, sans meurtres fratricides, malgr&eacute; l'esprit de Justice et de probit&eacute; que les Abou Bakr et Omar avaient insuffl&eacute;s &agrave; l'Islam ? Il y eut m&ecirc;me une certaine forme de "racisme". Pas un racisme assassin comme celui qui s'est produit en Occident, mais la notion d'un "peuple sup&eacute;rieur". Cependant, cette notion ne dura que jusqu'aux d&eacute;buts du IX<SUP>e</SUP> si&egrave;cle, o&ugrave; l'Islam commen&ccedil;a &agrave; avoir &agrave; sa t&ecirc;te des hommes de toutes les nations, nations qu'il avait d'abord subjugu&eacute;es. Des esclaves, quelles que soient leurs nationalit&eacute;s, parvinrent &agrave; des dignit&eacute;s supr&ecirc;mes tels Khalifes ou Sultans. Ce ne fut donc pas le genre de racisme qu'il y eut en Europe et en Am&eacute;rique du Nord. Ce "racisme" des d&eacute;buts classait les sujets de l'Empire en trois cat&eacute;gories, et prit fin pendant la Dynastie des Abbassides (IX<SUP>e</SUP> si&egrave;cle). Il pla&ccedil;ait tout au-dessus de la Pyramide les Arabes&nbsp;; au milieu les "Mawali", c'est &agrave; dire les Musulmans non-arabes, et au bas de l'&eacute;chelle les Chr&eacute;tiens et les Juifs. Mais cette s&eacute;gr&eacute;gation n'a jamais &eacute;t&eacute; un racisme du "sang". L'origine en &eacute;tait l'id&eacute;e fausse que seuls les Arabes pouvaient garantir la p&eacute;rennit&eacute; de l'Islam. La suite prouva le contraire et cette s&eacute;gr&eacute;gation ne fit donc pas long feu. M&ecirc;me pendant cette courte p&eacute;riode d'in&eacute;galit&eacute;, des Juifs, des Grecs, des Perses, remplirent de hautes fonctions administratives sous les Arabes, tout en conservant leur religion chr&eacute;tienne, juive ou zoroastrienne. D&eacute;j&agrave; la Dynastie des Abbassides qui succ&eacute;da en 750 aux Omeyyades fondateurs du Khalifat n'&eacute;tait plus purement arabe. Des 37 Khalifes qui assur&egrave;rent le r&egrave;gne de cette Dynastie, il n'y en eut que trois dont les m&egrave;res &eacute;taient arabes.<a NAME="S"></a> Trois eurent des m&egrave;res persanes, comme Haroun Al-Rachid et son fils Al-Mamoun, et d&eacute;j&agrave; &agrave; partir d'Al-Moutassim, successeur d'Al-Mamoun, les m&egrave;res des Khalifes abbassides furent des turques, dont la plupart esclaves du harem, conform&eacute;ment au Coran&nbsp;:</P> <BLOCKQUOTE>"Mariez les plus sages de vos serviteurs et de vos esclaves." (Sourate&nbsp;XXIV, verset&nbsp;32)</BLOCKQUOTE> <P>&nbsp;&nbsp;&nbsp;C'&eacute;tait &agrave; cela que le "racisme" et "esclavagisme" des Arabes se limitait, quoi qu'en dirent des plumitifs d'Occident en voulant excuser par-l&agrave; les n&eacute;griers et les tueurs d'Indiens. M&ecirc;me chez les Omeyyades qui survirent en Espagne, l'exemple des Abbassides fut suivi. La m&egrave;re du grand Khalife de Cordoba Abd al-Rahman III fut une esclave chr&eacute;tienne d'Europe. Et son Grand Vizir, l'homme le plus puissant de son Empire, fut le c&eacute;l&egrave;bre Juif Aben Hasda&iuml;.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;C'est &agrave; l'esprit pluri-culturel que Mahomet avait acquis au contact de la Bible du "<U>p&egrave;re d'une multitude de nations</U>" (Gen&egrave;se&nbsp;XVII, 5) que l'Islam dut sa politique de m&eacute;tissage. L'appel de Muhammad &agrave; m&eacute;langer leur corps &agrave; celui de leurs esclaves fut entendu par les Musulmans&nbsp;: le p&egrave;re de Haroun Al-Rachid m&eacute;langea le sien &agrave; celui d'une Persane. La cons&eacute;quence de ce m&eacute;lange fut que son fils commen&ccedil;a alors &agrave; m&eacute;langer syst&eacute;matiquement les ESPRITS d'une "multitude de Nations", pour initier &agrave; Bagdad l'&egrave;re d'un syncr&eacute;tisme culturel qui fit de l'Islam un "Kulturtr&auml;ger", un porteur de Culture.<BR><a NAME="1"></a><a NAME="2"></a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Apr&egrave;s ce m&eacute;tissage de l'Islam il n'y eut plus d'Arabes "peuple sup&eacute;rieur", il n'y eut que des "Arabes" d'origine diverses comme le Persan Ibn Sinnah (Avicennes) qui enseigna la m&eacute;decine &agrave; l'Europe, le Scythe blond aux yeux bleus Abou Bekr Mohammad. Ibn Zakhariya al-Rahzi, devenu l'Arabe al-Rhas&egrave;s&nbsp;<a href="#0">(1)</a>, ainsi que l'Arabe arabe de Cordoba Ibn Rush (Averro&egrave;s) grands Ma&icirc;tres du mauvais &eacute;l&egrave;ve Diafoirus&nbsp;<a href="#0">(2)</a>. Il leur restait un lien, instrument d'une parole porteuse de civilisation, l'arabe, dont ni le grec ni le latin avaient jamais atteint l'&eacute;tendue de son universalit&eacute;. A propos de cette "internationalisation" de l'Islam et dans un autre ordre d'id&eacute;es - celui du domaine des conqu&ecirc;tes militaires - se profile la grande figure de Saladin. Salah al-Din Youssouf Ibn Ayyoub, le grand Sultan Saladin, &eacute;tait aussi un "arabe", mais dont les p&egrave;re et m&egrave;re &eacute;taient kurdes. Il &eacute;tait n&eacute; kurde, c'est &agrave; dire, "anthropologiquement" - comme diraient certains racistes - il appartenait &agrave; la <a NAME="3"></a>m&ecirc;me "race" que les Crois&eacute;s qu'il avait chass&eacute;s des terres de l'Islam. Un autre Grand de l'Islam, "arabe" comme Saladin, fut le Turkm&egrave;ne aux yeux bleus, originaire des bords de la Volga, al-Zahir Baybars Ruknuddin. <U>Ancien esclave</U> <a NAME="4"></a>achet&eacute; sur un march&eacute; persan pour servir de garde du corps au Sultan Al-Salih, il fut ensuite proclam&eacute; Sultan en 1259, pour continuer l'oeuvre de Saladin&nbsp;<a href="#0">(3)</a>. En septembre de l'ann&eacute;e suivante il an&eacute;antit les hordes du petit-fils de Gengis Khan Hulagu &agrave; Ain Djalout, et d&eacute;barrassa ainsi la Syrie et l'Irak du fl&eacute;au des Mongols, alli&eacute;s de facto des Crois&eacute;s&nbsp;<a href="#0">(4)</a> contre lesquels il s'est par la suite tourn&eacute;. Baybars a bien march&eacute; sur les pas de Saladin comme lib&eacute;rateur des terres de l'Islam de leurs envahisseurs, mais n'a pas suivi son exemple en mati&egrave;re de chevaleresque envers les vaincus. Il a ainsi viol&eacute; les principes de Mahomet mis en pratique par le manifeste d'Abou Bakr. Il est certain que tous les h&eacute;ros de l'Islam n'ont pas &eacute;t&eacute; des Saladins, mais les Baybars luttaient apr&egrave;s tout contre des agresseurs, et des agresseurs pas tr&egrave;s humains, comme le furent les Mongols et les Crois&eacute;s.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Un autre "Arabe" c&eacute;l&egrave;bre fut<a NAME="5"></a> <U>l'esclave</U> berb&egrave;re affranchi qui devint le gouverneur de Tanger, Tarik Ibn Ziyad. Encore un t&eacute;moin de la forme d'esclavage tel que l'a enseign&eacute; Mahomet &agrave; l'Islam. Le nom de Tarik reste &agrave; jamais grav&eacute; sur les roches europ&eacute;ennes du D&eacute;troit de Gibraltar auquel on donna son nom&nbsp;: de l'arabe Djebel = Mont, et Tarik devenu Djebeltarik, Gibraltar, le Gibraltar que les enfants d'Europ&eacute;ens, Britanniques et Espagnols se disputent encore aujourd'hui&nbsp;<a href="#0">(5)</a>. Tarik fut le premier chef "arabe" qui, en 711, fit prendre pieds &agrave; l'Islam sur le sol europ&eacute;en.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Disons pour finir que, m&ecirc;me si l'Oeuvre de l'Arabe Muhammad n'avait pas donn&eacute; naissance &agrave; cette civilisation d'"<U>une multitude de nation</U>", m&ecirc;me si elle s'&eacute;tait limit&eacute;e simplement &agrave; une religion pr&ecirc;chant pour son peuple la propret&eacute; comme un rite, l'abstinence de boissons alcoolis&eacute;es, la tol&eacute;rance religieuse, la condamnation des jeux de hasard, l'abolition de la loi du Talion, enfin la lib&eacute;ration des esclaves par le simple fait de leur conversion &agrave; cette religion, Mahomet aurait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; une des plus grandes figures de l'Histoire.<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais l'Oeuvre de Muhammad ne fut pas qu'une religion. Elle fut une grande "r&eacute;volution" en m&ecirc;me temps, &agrave; laquelle l'Europe r&eacute;pondit violemment avec les Croisades. C'est avec les Croisades que commenc&egrave;rent les h&eacute;catombes qu'infligea l'Europe au genre humain &agrave; l'&eacute;chelle plan&eacute;taire. Des h&eacute;catombes qui rendent en comparaison "faibles" les massacres des Genghis Khan, Hulagu et Tamerlan. C'est &agrave; la suite des Croisades que les n&eacute;griers d'Europe d&eacute;couvrirent, que les Noirs d'Afrique &eacute;taient des "cannibales" qu'il fallait "civiliser" avec la Traite <U>g&eacute;nocide</U> des Noirs. C'est en 1492, &agrave; la Chute de Grenade, lorsque "<U>La Croix fut d&eacute;finitivement vainqueur du Croissant</U>" que l'Europe commen&ccedil;a &agrave; retrousser les manches de ses Tueurs d'Indiens, qui rapport&egrave;rent les richesses pour la d&eacute;velopper. C'est pour cela qu'on peut dire que notre soci&eacute;t&eacute; riche et d&eacute;velopp&eacute;e s'est construite avec du sang d'Arabes, de Noirs, d'Indiens, d'Asiatiques et d'autres Canaques. L'Europe est souvent per&ccedil;ue comme insolente &agrave; cause de l'inconscience de sa responsabilit&eacute; pass&eacute;e, inconscience aussi bien parmi les plus grands que parmi les plus modestes&nbsp;!<BR> &nbsp;&nbsp;&nbsp;Et tout cela commen&ccedil;a avec les Croisades, parce que c'est alors que commen&ccedil;a &agrave; voir le jour un Enfant qui n'avait rien de divin, LE COMMERCE OCCIDENTAL, un commerce pas comme les autres, parce qu'il ne s'embarrassa pas d'&eacute;thique</P> <p><br> <p align=center>BASILE Y. <p align=center><font size=+2><a href="isl1a.html">Page&nbsp;pr&eacute;c&eacute;dente</a> | <a href="index.html#S">Sommaire</a> | <a href="isl2a.html">Page&nbsp;suivante</a></font><a NAME="0"></a> <p align=center><hr>  1/. Autre Ma&icirc;tre en M&eacute;decine du pr&eacute;somptueux Paracelse.<br><a href="#1">Retour ^</a><BR> 2/. C'&eacute;tait des m&eacute;decins qui combinaient leur Art avec la philosophie pour le mettre au service des malades. Diafoirus est le m&eacute;decin incomp&eacute;tent dans "Le Malade imaginaire" de Moli&egrave;re, repr&eacute;sentatif des m&eacute;decins fran&ccedil;ais d'alors.<br><a href="#2">Retour ^</a><BR> 3/. Encore une manifestation de l'esclavagisme arabe, &agrave; comparer avec la Traite de nos pieux&nbsp;(!) n&eacute;griers.<br><a href="#3">Retour ^</a><BR> 4/. De facto, parce qu'ils avaient repouss&eacute; leurs multiples offres d'alliance. M&ecirc;me les Mongols ne voulaient pas s'allier aux Crois&eacute;s&nbsp;!<br><a href="#4">Retour ^</a><BR> 5/. Avant le Berb&egrave;re Tarik Ibn Ziyad le D&eacute;troit de Gibraltar &eacute;tait appel&eacute; CALPE, du nom que lui avaient donn&eacute; d'autres conqu&eacute;rants, les Romains. Avant les Romains on l'appelait chez les Hell&egrave;nes, "Les Colonnes d'Hercule".<br><a href="#5">Retour ^</a></P> </td> </table> <br>&nbsp; <p align=center>www.basile-y.com <p align=center><a href="../copyright.html" rel="copyright" onMouseOver="window.status='copie autorise si sans modification et si auteur Basile Y. cit'; return true">&copy;&nbsp;2000 Droits r&eacute;serv&eacute;s</a> <br>&nbsp; <table BGCOLOR="#DD9999" BORDER=2 CELLSPACING=0 CELLPADDING=2 WIDTH=100% align=center> <td><center><a href="#Haut">Haut&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;page</a></td> <td><center><a href="http://www.basile-y.com/index.html">Accueil</a></td> <td><center><a href="../chercher.html">Chercher</a></td> <td><center><a href="../auteur/index.html">Basile&nbsp;Y.</a></td> <td><center><a href="../historiettes/index.html">Historiettes</a></td> <td><center><a href="../popolocas/index.html">Indiens</a></td> <td BGCOLOR="#EEBBAA"><center><a href="index.html">Islam</a></td> <td><center><a href="../fauxjuifs/index.html">Faux&nbsp;Juifs</a></td> <td><center><a href="../hebreux/index.html">H&eacute;breux</a></td> <td><center><a href="../liens.html">Liens</a></td> </table> </BODY> </HTML> 
