<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>islam</TITLE> <META NAME="Version" CONTENT="8.0.3410"> <META NAME="Date" CONTENT="10/11/96"> <META NAME="Template" CONTENT="C:\Program Files\Microsoft Office\Office\HTML.DOT"> </HEAD> <BODY TEXT="#000000" LINK="#0000ff" VLINK="#800080" BGCOLOR="#ffcc99">  <B><U><FONT SIZE=6><P ALIGN="CENTER">Bio&eacute;thique et Jurisprudence islamique</P> </B></U></FONT><P><A HREF="index.htm">Retour au menu</A></P> <B><U><FONT SIZE=4><P ALIGN="CENTER">Travail pr&eacute;sent&eacute; par le Comit&eacute; d&Eacute;thique de lAssociation des Anciens de la Facult&eacute; de M&eacute;decine (Universit&eacute; Saint Joseph )</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>&nbsp;Introduction</P> </B></FONT><P><A HREF="#coran">le coran</A> </P> <P><A HREF="#sunna">la sunna</A></P> <P><A HREF="#hadith">le hadith</A></P> <P><A HREF="#sharia">la shari'a</A></P> <P><A HREF="#carsacr">le caractere sacr&eacute; de la personne humaine</A></P> <P><A HREF="#enterrap">L'enterrement pratiqu&eacute; rapidement</A></P> <P><A HREF="#incinera">L'incin&eacute;ration</A></P> <P><A HREF="#autorise">Une n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me autorise ce qui est interdit</A></P> <P><A HREF="#prejudic">Tout pr&eacute;judice &agrave; autrui doit &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;</A></P> <P><A HREF="#altruisme">L'altruisme</A></P> <P><A HREF="#conceptmalad">La conception de la maladie</A></P> <P><A HREF="#preservie">La pr&eacute;servation de la vie</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>La mort c&eacute;r&eacute;brale</P> </B></FONT><P><A HREF="#mortcereb">La mort c&eacute;r&eacute;brale</A></P> <P><A HREF="#pertcons">La perte totale de la conscience</A></P> <P><A HREF="#troncereb">L'absence de fonction du tronc c&eacute;r&eacute;bral</A></P> <P><A HREF="#arrespire">L'arr&ecirc;t de la respiration spontan&eacute;e</A></P> <P><A HREF="#electro">L'&eacute;lectroenc&eacute;phalogramme</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>La dissection de cadavres</P> </B></FONT><P><A HREF="#dissection">La dissection de cadavres</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>Les transplantations</P> </B></FONT><P><A HREF="#transplant">Les transplantations</A></P> <P><A HREF="#achatorgane">l'achat d'un organe</A></P> <P><A HREF="#organcadavre">La greffe chez un musulman d'un organe pr&eacute;lev&eacute; sur le cadavre</A></P> <P><A HREF="#testament">Un testament autorisant un pr&eacute;l&egrave;vement dorganes</A></P> <P><A HREF="#organevivant">La greffe chez un musulman d'un organe pr&eacute;lev&eacute; sur le vivant</A></P> <P><A HREF="#cornee">Les pr&eacute;l&egrave;vements de corn&eacute;e</A></P> <P><A HREF="#peau">collecte de segments de peau</A></P> <P><A HREF="#organeinfidele">organe provenant d'un non-musulman</A></P> <P><A HREF="#grefembryon">Greffe de tissu embryonnaire</A></P> <P><A HREF="#grefsexe">La greffe de glandes sexuelles</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>Le foetus anenc&eacute;phale</P> </B></FONT><P><A HREF="#anacephale">Le foetus anenc&eacute;phale</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>Les transfusions</P> </B></FONT><P><A HREF="#transfusions">Les transfusions</A></P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>Manipulations g&eacute;n&eacute;tiques</P> </B></FONT><P><A HREF="#manipgenet">Manipulations g&eacute;n&eacute;tiques</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>Empreintes g&eacute;n&eacute;tiques</P> </B></FONT><P><A HREF="#empreintgenet">Empreintes g&eacute;n&eacute;tiques</A></P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>&nbsp;</P> <P>La contraception</P> </B></FONT><P><A HREF="#contracept">La contraception</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>La st&eacute;rilisation </P> </B></FONT><P><A HREF="#sterilis">La st&eacute;rilisation</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>La procr&eacute;ation m&eacute;dicalement assist&eacute;e</P> </B></FONT><P><A HREF="#procreation">La procr&eacute;ation m&eacute;dicalement assist&eacute;e</A></P> <P><A HREF="#insemination">Lins&eacute;mination artificielle</A></P> <P><A HREF="#invitro">La f&eacute;condation in-vitro</A></P> <P><A HREF="#donembryo">La donation d'embryons</A></P> <P><A HREF="#embryonsurnum">Les embryons surnum&eacute;raires</A></P> <P><A HREF="#reductembryon">Les r&eacute;ductions embryonnaires</A></P> <P><A HREF="#merporteuse">Les m&egrave;res porteuses</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>Les avortements</P> </B></FONT><P><A HREF="#avorte">Les avortements</A></P> <P><A HREF="#avortconv">Les avortements de convenance</A></P> <P><A HREF="#avortselect">Les avortements selectifs</A></P> <P><A HREF="#avortissus">Les avortements pour pr&eacute;l&egrave;vement de tissus</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>L'excision</P> </B></FONT><P><A HREF="#excision">L'excision</A></P> <P>&nbsp;</P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>R&eacute;f&eacute;rences</P> </B></FONT><P><A HREF="#reference">Table des r&eacute;f&eacute;rences</A></P> <B><FONT FACE="Arial" SIZE=4><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>Introduction</P> </B></FONT><P>Les sources doctrinales de l'Islam se trouvent dans le Coran et la Sunna. <A NAME="coran"></A><B><U>Le Coran,</B></U> r&eacute;v&eacute;lation divine, transmise oralement par Dieu au Proph&egrave;te Mahomet, contient les principes d'&eacute;thique et de th&eacute;ologie.</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><P><A NAME="sunna"></A>La Sunna</B></U> , est l'ensemble des r&egrave;gles de vie religieuse et morale &eacute;dict&eacute;es par le Proph&egrave;te, telles qu'elles ressortent de ses exemples ou de son enseignement. Le <I>"<A NAME="hadith"></A>Hadith"</I> rapporte des faits attribu&eacute;s au Proph&egrave;te ou &agrave; ses Compagnons, et confirmant une pratique de la Sunna. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;L'expansion de l'Islam amena n&eacute;cessairement la formulation d'un droit, le fiqh qui pr&eacute;cise les obligations que la Loi coranique ou <A NAME="sharia"></A><B><I>Shari'a</B></I> impose &agrave; tout musulman dans des domaines aussi vari&eacute;s que le statut familial, le droit civil ou la r&eacute;glementation de sa vie religieuse. En utilisant le raisonnement analogique (<I>Qy&acirc;s), </I>et le jugement personnel <I>(Ra'y)</I>, en respectant le consensus d'opinions des &eacute;rudits musulmans <I>(Ijm&acirc;a),</I> et en recherchant le bien public<I> (Maslaha)</I>, l'ex&eacute;g&egrave;se Coranique pr&eacute;cisera les voies &agrave; suivre face aux probl&egrave;mes modernes qui ne sont pas cit&eacute;s express&eacute;ment dans le Coran. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Parmi les objectifs essentiels de la <I>Shari'a</I>, se trouvent le respect de la personne humaine, le maintien de la vie et la s&eacute;curit&eacute; du corps. Tout ce qui est licite, doit tendre vers ces buts et il est utile ici de rappeler les grands principes sur lesquels se base le point de vue islamique en mati&egrave;re de bio&eacute;thique :</P> <P>&nbsp;</P> <B><I><U><P><A NAME="carsacr"></A>Le caract&egrave;re sacr&eacute; de la personne humaine,</B></I></U> le respect de son int&eacute;grit&eacute; physique et psychique partent du principe que la vie est un don de Dieu. Quant au corps, il a &eacute;t&eacute; aussi confi&eacute; par Dieu &agrave; l'homme qui est charg&eacute; de l'entretenir et de ne pas lui porter atteinte. L'homme dans sa totalit&eacute;, jouit donc d'une inviolabilit&eacute; absolue et, &agrave; moins d'une autorisation l&eacute;gale, il n'est jamais permis d'y porter atteinte, comme le pr&eacute;cise le Coran : "<I>Nous avons cr&eacute;e lhomme dans la forme la plus parfaite" </I><FONT SIZE=1>(Sourate 95, <I>La Figue, </I>Verset 4)</P> </FONT><P>&nbsp;</P> <P>Il est dit dans le Coran que <I>"Quiconque tuerait une personne sans que celle-ci ait tu&eacute; ou sem&eacute; le trouble sur la terre, serait jug&eacute; comme s'il avait tu&eacute; les Hommes en totalit&eacute;. En revanche, quiconque ferait revivre une personne, serait jug&eacute; comme s'il avait fait revivre les Hommes en totalit&eacute;</I> <A HREF="#b1">(1)</A>. Ce respect de la vie, entra&icirc;ne bien entendu la condamnation formelle du suicide <A HREF="#b2">(2)</A><FONT SIZE=1>, </FONT><A HREF="#b3">(3)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Ce caract&egrave;re d'inviolabilit&eacute; persiste m&ecirc;me apr&egrave;s la mort. A ce sujet, le Proph&egrave;te r&eacute;primanda un homme qui avait cass&eacute; les os d'un cadavre trouv&eacute; dans un cimeti&egrave;re, en lui disant : <I>Casser les os d'un mort est un p&eacute;ch&eacute; aussi grave que celui de casser les os d'un vivant </I><A HREF="#b4">(4)</A>. On retrouve ce respect des morts dans un passage du Hadith o&ugrave; il est rapport&eacute; que le Proph&egrave;te, se recueillant lors de l'enterrement d'un Juif, avait fait remarquer &agrave; un de ses Compagnons &eacute;tonn&eacute; : <I>N'est-ce pas une &acirc;me humaine ? </I><A HREF="#b5">(5)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Le respect que l'on doit au cadavre, est bien codifi&eacute;. Quand un musulman meurt, son corps doit &ecirc;tre plac&eacute; dans la direction de La Mecque, sinon il suffira de lui tourner la t&ecirc;te vers sa droite. Le cadavre doit alors &ecirc;tre d&eacute;shabill&eacute; par une personne musulmane du m&ecirc;me sexe, lav&eacute; et nettoy&eacute; avec une &eacute;ponge. Apr&egrave;s lui avoir rapproch&eacute; les membres le long du corps, lui avoir ferm&eacute; la bouche et les yeux, il sera recouvert et envelopp&eacute; d'un drap. L'enterrement doit avoir lieu au plus t&ocirc;t et toute personne responsable d'un retard sera consid&eacute;r&eacute;e comme ayant p&eacute;ch&eacute;. Le seul d&eacute;lai autoris&eacute; &eacute;tant le temps allou&eacute; aux ablutions et &agrave; la pr&eacute;paration de l'enterrement <A HREF="#b6">(6)</A>.<FONT SIZE=1> </P> </FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="enterrap"></A><U>L'enterrement pratiqu&eacute; rapidement</U> est consid&eacute;r&eacute; comme une forme de respect vis &agrave; vis du mort que l'on am&egrave;ne plus pr&egrave;s de son Cr&eacute;ateur, et aussi vis &agrave; vis du corps humain que l'on emp&ecirc;che de se d&eacute;t&eacute;riorer et de perdre ainsi sa dignit&eacute;. Le corps est mis dans un cercueil simple, sans d&eacute;corations, duquel il sera retir&eacute; ou non, avant d'&ecirc;tre enterr&eacute; le visage tourn&eacute; vers La Mecque. Les femmes n'assistent pas &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="incinera"></A><U>L'incin&eacute;ration</U> n'est pas autoris&eacute;e en Islam, les Ul&eacute;mas se basant sur un verset qui dit que l'homme a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; &agrave; partir de la terre et qu'il y retournera apr&egrave;s sa mort, estiment que le corps doit &ecirc;tre enterr&eacute; et non incin&eacute;r&eacute; <A HREF="#b7">(7)</A> . Le deuil dure 3 jours pendant lesquels des pri&egrave;res sont r&eacute;cit&eacute;es et au cours des 40 jours qui suivent le d&eacute;c&egrave;s, la famille va prier au cimeti&egrave;re chaque vendredi. Selon la loi islamique, la veuve doit rester &agrave; la maison pendant 4 mois lunaires et dix jours apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de son mari. Si elle est enceinte, et sauf n&eacute;cessit&eacute;, elle ne doit pas sortir de chez elle avant d'avoir accouch&eacute; <A HREF="#b8">(8)</A> . </P> <B><I><U><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="autorise"></A>Une n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me autorise ce qui est interdit</I></U> . </B>Ainsi, un aliment non autoris&eacute; comme la chair d'une b&ecirc;te morte ou la chair de porc <I>peut &ecirc;tre consomm&eacute; en cas d'extr&ecirc;me n&eacute;cessit&eacute;, sans se pr&eacute;cipiter volontairement dans le p&eacute;ch&eacute;, car Allah est absoluteur et mis&eacute;ricordieux </I><A HREF="#b9">(9)</A>. Cependant, les cons&eacute;quences qui d&eacute;coulent d'une <I>"n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me"</I> doivent &ecirc;tre objectivement estim&eacute;es. S'il est autoris&eacute; &agrave; une personne dans la mis&egrave;re de consommer des aliments interdits, elle peut le faire en quantit&eacute;s suffisantes pour lui assurer la vie, et ne pas en manger pour le plaisir. Bref, en droit islamique, en cas de force majeure, ce qui est interdit peut devenir &eacute;ventuellement licite sans encourir le p&eacute;ch&eacute; car <I>pour quiconque est contraint..., le Seigneur est absoluteur et mis&eacute;ricordieux </I><A HREF="#b10">(10)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Le besoin peut &eacute;ventuellement &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme rentrant dans le cadre de la <I>"n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me"</I>, tout en &eacute;tant moins imp&eacute;ratif. Une personne est consid&eacute;r&eacute;e &ecirc;tre dans le besoin quand elle risque une situation tr&egrave;s difficile mais non mortelle, si elle n'accomplit pas une chose interdite. Au cas o&ugrave; ce "besoin" persiste, il peut entra&icirc;ner une "n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me". </P> <P>&nbsp;</P> <B><I><U><P><A NAME="prejudic"></A>Tout pr&eacute;judice &agrave; autrui doit &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;</B></I></U>, et il faut &eacute;viter qu'un pr&eacute;judice ne remplace un autre pr&eacute;judice, mais si cela est absolument in&eacute;vitable, le pr&eacute;judice le moins s&eacute;v&egrave;re doit &ecirc;tre choisi. D'autre part, la pr&eacute;vention du mal doit toujours passer avant la recherche de tout avantage. Quand un avantage et un d&eacute;savantage s'opposent, le plus pr&eacute;pond&eacute;rant doit pr&eacute;valoir <I>(maslaha)</I>. Ainsi quand une femme enceinte meurt avec un enfant encore viable dans son ut&eacute;rus, une laparotomie s'impose malgr&eacute; le fait qu'elle puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une violation du corps d'un cadavre. Eviter la laparotomie pour respecter l'inviolabilit&eacute; du corps d'un cadavre serait ici une faute grave car cette attitude entra&icirc;nerait la mort in&eacute;luctable de l'enfant. </P> <B><I><U><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="altruisme"></A>L'altruisme</B></I></U> consiste &agrave; faire passer l'int&eacute;r&ecirc;t d'autrui avant le sien propre. L'exemple le plus souvent cit&eacute; est celui de Ali ibn Abou Talib qui ayant appris que des conspirateurs, la nuit de la Hijra, voulaient tuer le Proph&egrave;te durant son sommeil, prit sa place dans son lit. De nos jours, le don d'un rein pour sauver un parent malade est consid&eacute;r&eacute; comme un acte d'altruisme dans la pure tradition de l'injonction coranique : <I>Aidez-vous les uns les autres dans la bont&eacute; pieuse et la pi&eacute;t&eacute;</I> <A HREF="#b11">(11)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <B><I><U><P><A NAME="conceptmalad"></A>La conception de la maladie</B></I></U> En Islam, la maladie est consid&eacute;r&eacute;e comme un ph&eacute;nom&egrave;ne naturel qui n'a rien &agrave; voir avec une punition, une col&egrave;re divine. ou une intervention surnaturelle. Le Proph&egrave;te a bien pr&eacute;cis&eacute; qu'il y a un traitement et un rem&egrave;de pour toute maladie et tout malade devrait essayer de mettre fin &agrave; son affection <A HREF="#b12">(12)</A> comme il a demand&eacute; &agrave; son cousin Saad ibn abi Wagas, de consulter Hareth ibn Khaladah, le premier m&eacute;decin arabe de la p&eacute;ninsule arabique <A HREF="#b13">(13)</A> . </P> <B><I><U><P>&nbsp;</P> </U><P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="preservie"></A><U>La pr&eacute;servation de la vie</B></I></U> est un des fondements de la religion musulmane et en Islam, nul nest autoris&eacute; &agrave; mettre fin &agrave; ses jours ou &agrave; ceux dune autre personne m&ecirc;me si cette derni&egrave;re est atteinte dune maladie incurable. Ainsi leuthanasie passive ou active nest pas autoris&eacute;e m&ecirc;me quand le malade demande que lon mette fin &agrave; ses souffrances.</P> <B><U><FONT SIZE=5><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="mortcereb"></A>LA MORT CEREBRALE</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Pendant longtemps, la d&eacute;finition de la mort reposait sur la constatation de <I>la faiblesse progressive de la vision, la lourdeur des jambes, le pincement du nez, la p&acirc;leur des tempes, la perte d'elasticit&eacute; de la peau de la face et l'arr&ecirc;t de la respiration qui est une indication que l'&acirc;me a quitt&eacute; le corps</I>. A la lumi&egrave;re des donn&eacute;es modernes, le probl&egrave;me de la mort physique fut abord&eacute; &agrave; la Troisi&egrave;me Conf&eacute;rence Internationale des Juristes Islamiques tenue &agrave; Amman en Jordanie en 1986 <A HREF="#b14">(14)</A> . </P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;</P> <P>Une r&eacute;solution fut adopt&eacute;e, estimant qu'une personne est l&eacute;galement d&eacute;c&eacute;d&eacute;e quand il y a arr&ecirc;t total , et jug&eacute; irr&eacute;versible par les m&eacute;decins, soit des contractions cardiaques et des mouvements respiratoires, soit des fonctions vitales c&eacute;r&eacute;brales avec d&eacute;but de destruction du cerveau. C'&eacute;tait reconna&icirc;tre la possibilit&eacute; de la mort malgr&eacute; une &eacute;ventuelle persistance de la respiration entretenue par des moyens artificiels <A HREF="#b15">(15)</A> . Ceci ouvrit la voie &agrave; la r&eacute;colte d'organes pr&eacute;lev&eacute;s chez les accident&eacute;s de la route et &agrave; leur utilisation pour les greffes de reins et de coeurs <A HREF="#b16">(16)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;En 1995, le Concile de Jurisprudence Islamique du Royaume-Uni, <A HREF="#b17">(17)</A> d&eacute;cida que la profession m&eacute;dicale est la seule autorit&eacute; &agrave; d&eacute;cider de la d&eacute;finition des signes de la mort, et que, tout particuli&egrave;rement quand on envisage un pr&eacute;l&egrave;vement d'organes, la <U>mort du tronc c&eacute;r&eacute;bral</U> signe la mort d&eacute;finitive et l'impossibilit&eacute; d'un retour &agrave; la vie. Les crit&egrave;res du diagnostic <A HREF="#b18">(18), (19)</A><FONT SIZE=1> </FONT>sont repr&eacute;sent&eacute;s par 4 grands signes : </P> <P>&nbsp;</P><DIR> <DIR> <DIR> <DIR>  <B><U><P><A NAME="pertcons"></A>La perte totale de la conscience</B></U> et de toute activit&eacute; spontan&eacute;e. Aucune r&eacute;ponse volontaire ou reflexe ne doit &ecirc;tre obtenue apr&egrave;s stimulation. A noter cependant que des reflexes tendineux ou plantaires, des triples retraits peuvent continuer &agrave; survenir apr&egrave;s stimuli, signant un automatisme m&eacute;dullaire. </P> <P>&nbsp;</P> <B><U><P><A NAME="troncereb"></A>L'absence de fonction du tronc c&eacute;r&eacute;bral</B></U> qui se manifeste par l'apn&eacute;e, associ&eacute;e &agrave; l'absence de r&eacute;action pupillaire &agrave; la lumi&egrave;re, &agrave; l'abolition du reflexe corn&eacute;en, &agrave; l'absence de tout mouvement oculaire pendant ou apr&egrave;s injection d'eau froide dans l'oreille, &agrave; l'absence de r&eacute;action motrice ou de grimace apr&egrave;s un stimulus douloureux et enfin, &agrave; l'absence de r&eacute;action &agrave; l'introduction d'un cath&eacute;ter dans la trach&eacute;e.</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><P><A NAME="arrespire"></A>L'arr&ecirc;t de la respiration spontan&eacute;e</B></U> qui est &agrave; contr&ocirc;ler attentivement chez des malades sous ventilation m&eacute;canique et donc souvent hypocapniques. Le diagnostic d'apn&eacute;e est pos&eacute; quand il n'y a plus de mouvements respiratoires apr&egrave;s ralentissement du rythme du respirateur puis sa d&eacute;connexion. Il faut attendre une p&eacute;riode suffisante pour que la PaCO (pression partielle en gaz carbonique dans le sang art&eacute;riel) puisse s'&eacute;lever &agrave; un niveau capable de stimuler le centre respiratoire.</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><P><A NAME="electro"></A>L'&eacute;lectroenc&eacute;phalogramme</B></U> qui doit &ecirc;tre techniquement parfait et dont chaque enregistrement doit durer au moins dix minutes, &agrave; amplitude normale, double et maximale <A HREF="#b20">(20)</A> . La mort est diagnostiqu&eacute;e sur un trac&eacute; lin&eacute;aire. S'il persiste la moindre activit&eacute; &eacute;lectrique, d'autres investigations doivent &ecirc;tre pratiqu&eacute;es et l'assistance respiratoire poursuivie jusqu'&agrave; la nullit&eacute; du trac&eacute; car on sait que tous les neurones ne meurent pas en m&ecirc;me temps. Chez l'enfant et le nouveau-n&eacute;, il est conseill&eacute; d'enregistrer deux trac&eacute;s &agrave; 24 ou 48 heures d'intervalle <A HREF="#b21">(21)</A>. </P> <P>&nbsp;</P></DIR> </DIR> </DIR> </DIR>  <B><P>&#9;&#9;&#9;&#9;</B>Avant de conclure &agrave; la mort , il convient d'&eacute;liminer toutes les affections qui pourraient simuler un tableau de destruction du tronc c&eacute;r&eacute;bral (intoxications par barbituriques ou benzodiaz&eacute;pines, hypothermies apr&egrave;s noyade ou exposition prolong&eacute;e au froid) et r&eacute;p&eacute;ter l'examen clinique 6 heures plus tard chez un adulte, 12 heures plus tard chez un enfant de 1 &agrave; 2 ans et 24 heures plus tard chez un enfant de 2 mois &agrave; un an <A HREF="#b22">(22)</A> . Pendant ces d&eacute;lais d'observation, les signes de la mort doivent rester constants malgr&eacute; le maintien d'une respiration m&eacute;canique efficace. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Lorsque le diagnostic de mort est discutable, on peut s'assurer de la pr&eacute;sence ou de l'absence de circulation dans le cerveau en ayant recours &agrave; des investigations telles l'angiographie c&eacute;r&eacute;brale avec produit de contraste ou isotopique, le Doppler transtemporal, l'angiofluoroscopie r&eacute;tinienne, la recherche de potentiels &eacute;voqu&eacute;s visuels et auditifs, la r&eacute;sonnance magn&eacute;tique...</P> <P>&nbsp;</P> <B><P>&#9;&#9;&#9;</B>Somme toute, le coma, l'apn&eacute;e et l'absence de reflexes du tronc c&eacute;r&eacute;bral indiquent la destruction d'une petite zone situ&eacute;e en avant, au dessous de l'aqueduc de Sylvius et, en arri&egrave;re, dans le plancher du 4e ventricule. La n&eacute;crose de ces quelques centim&egrave;tres cubes de tissu c&eacute;r&eacute;bral, entra&icirc;ne la perte irr&eacute;versible de la conscience et de tout espoir de reprise d'une respiration spontan&eacute;e, c'est &agrave; dire, la mort <A HREF="#b23">(23)</A> . </P> <B><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <U><FONT SIZE=5><P><A NAME="dissection"></A>LA DISSECTION DE CADAVRES</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Au regard de la jurisprudence islamique, la dissection de cadavres pose tout d'abord la question de savoir s'il est licite de retarder un enterrement pour pratiquer une autopsie et si celle-ci ne va pas &agrave; l'encontre du respect d&ucirc; au corps humain <A HREF="#b24">(24)</A>. Le retard mis &agrave; enterrer un mort peut &ecirc;tre admis car un examen pratiqu&eacute; par un m&eacute;decin permet de s'assurer du d&eacute;c&egrave;s de la personne et &eacute;vite de placer sous terre un malade inconscient mais encore vivant <A HREF="#b25">(25)</A>. D&eacute;j&agrave; au 2e si&egrave;cle de l'Islam, l'Im&acirc;m Chafi'i, le fondateur de l'Ecole chafi'ite, conseillait d'attendre 2 ou 3 jours avant d'enterrer une personne qui avait &eacute;t&eacute; noy&eacute;e ou frapp&eacute;e par la foudre, car elle pouvait &ecirc;tre en &eacute;tat de choc mais encore vivante <A HREF="#b26">(26)</A></P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Quant &agrave; l'autopsie pratiqu&eacute;e dans un but scientifique ou juridique, elle ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme un manque de respect d&ucirc; au corps humain. La Shari'a, au nom du principe de la <I>maslaha</I> l'autorise car un examen post-mortem peut procurer &agrave; la science et &agrave; la justice, un b&eacute;n&eacute;fice qui d&eacute;passe de loin les d&eacute;savantages <A HREF="#b27">(27)</A> . Toujours au nom de ce m&ecirc;me principe, la dissection de cadavres est autoris&eacute;e quand elle est faite dans un but &eacute;ducationnel par des &eacute;tudiants en m&eacute;decine ou des anatomistes <A HREF="#b28">(28)</A> . </P> <B><I><U><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> </I><FONT SIZE=5><P><A NAME="transplant"></A>LES TRANSPLANTATIONS</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;On retrouve mention des transplantations depuis les d&eacute;buts de l'histoire islamique. En 623, le Proph&egrave;te et 300 de ses compagnons furent oppos&eacute;s &agrave; l'oued Badr, au sud de M&eacute;dine &agrave; Abou-Soufyan aid&eacute; de 900 Koraichites. Le Proph&egrave;te mena ses hommes &agrave; la victoire et apr&egrave;s la bataille, aidant &agrave; soigner les bless&eacute;s, il remit &agrave; leur place le bras de Muawath ibn Afra et la main de Habib ibn Yasaf qui avaient &eacute;t&eacute; tranch&eacute;s. <A HREF="#b29">(29) , (30)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Plus tard, l'Imam Nawawi (1233-1272) consacra de longs passages aux greffes dentaires et osseuses, dans son ouvrage de r&eacute;f&eacute;rences juridiques, <I>Al-Majmooh </I><A HREF="#b31">(31)</A> et dans son pr&eacute;cis, <I>Minhaj al-Talibin </I><A HREF="#b32">(32)</A><FONT SIZE=1>.</FONT><I> </I>A peu pr&egrave;s &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, Zakaria al-Qazwini (1203-1283), s'int&eacute;ressa &agrave; l'anatomie compar&eacute;e de l'homme et des animaux, et, bien que non m&eacute;decin, conseilla l'utilisation des os de porc comme greffons osseux chez l'homme parceque c'&eacute;taient les x&eacute;nogreffes qui &eacute;taient le moins souvent rejet&eacute;es <A HREF="#b33">(33)</A>.</P> <P>&nbsp;</P> <P>Il est &agrave; pr&eacute;ciser que, de nos jours la jurisprudence islamique autorise l'utilisation chez l'homme de greffons osseux, de valves cardiaques et d'autres produits provenant du porc, dans les cas o&ugrave; il y a une <I>"n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me"</I> et que rien d'autre ne peut sauver une vie. En mati&egrave;re de transplantation, les &eacute;coles coraniques consid&egrave;rent qu'un organe pr&eacute;lev&eacute; sur un cadavre et ins&eacute;r&eacute; dans le corps d'un homme vivant, ne souille pas ce dernier. Cette attitude est partag&eacute;e m&ecirc;me par l'&eacute;cole ultra-orthodoxe hanbalite pour qui le cadavre qui est impur, retrouve sa puret&eacute; gr&acirc;ce aux ablutions faites apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s <A HREF="#b34">(34)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;L'Acad&eacute;mie de Fiqh Islamique de la Ligue Musulmane Mondiale, au cours de sa r&eacute;union &agrave; La Mecque en janvier 1985, avait estim&eacute; que la Shari'a autorisait les autotransplants et qu'il &eacute;tait licite de pr&eacute;lever de la peau ou de l'os &agrave; partir du corps d'un vivant pour le greffer dans une autre r&eacute;gion de ce m&ecirc;me corps. D'autre part, l'Acad&eacute;mie avait autoris&eacute; le pr&eacute;l&egrave;vement d'un organe &agrave; partir d'une personne vivante en vue de le greffer dans le corps d'une autre personne pour lui sauver la vie ou pour aider &agrave; normaliser chez lui une fonction vitale.</P> <P>&nbsp;</P> <P>La donation d'un organe par un &ecirc;tre vivant ne viole en aucune mani&egrave;re le respect d&ucirc; au corps. Cette donation devrait &ecirc;tre admir&eacute;e et encourag&eacute;e quand le pr&eacute;l&egrave;vement ne met pas en danger la vie du donneur, qu'il est pratiqu&eacute; sans coercition, quand il est le seul moyen de sauver une vie et que les chances de r&eacute;ussite de l'op&eacute;ration sont logiquement &eacute;lev&eacute;es <A HREF="#b35">(35)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Tout organe humain pr&eacute;lev&eacute; chez un vivant ou un cadavre ne peut jamais faire l'objet d'une vente car cet organe provient d'un corps qui n'appartient pas &agrave; l'homme mais &agrave; Dieu qui le lui a confi&eacute; <I>(amanah)</I> . De plus, Sheikh J&acirc;d al-Haq Ali J&acirc;d al-Haq, de l'Universit&eacute; d'Azhar, consid&egrave;re qu'il est illicite (<I>haram)</I> selon la Shari'a de vendre un de ses organes car cela violerait la dignit&eacute; humaine <A HREF="#b36">(36)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Cependant, si <A NAME="achatorgane"></A><U>l'achat d'un organe</U> est le seul moyen de se le procurer et de sauver une vie, cela devient alors autoris&eacute; selon le principe qu'une "n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me" peut autoriser une chose d&eacute;fendue. D'ailleurs, en pratique, au cours des transplantations &agrave; partir de donneurs vivants, ces derniers, le plus souvent d&eacute;munis, re&ccedil;oivent un d&eacute;domagement &agrave; moins d'&ecirc;tre des parents proches. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;En mati&egrave;re de transplantation et au regard de la l&eacute;gislation islamique, certains probl&egrave;mes se posent : le corps n'appartenant pas &agrave; l'homme mais &agrave; Dieu, de quel droit peut-on disposer d'un de ses organes et l'offrir &agrave; un parent ? la Shari'a insistant sur le caract&egrave;re sacr&eacute; du corps de l'homme, le pr&eacute;l&egrave;vement d'un organe &agrave; partir d'un cadavre n'est-il pas un acte sacril&egrave;ge ? </P> <P>&nbsp;</P> <P>Face &agrave; ces questions les juristes musulmans accordant la primaut&eacute; &agrave; l'homme et &agrave; sa sant&eacute;, consid&egrave;rent qu'une n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me autorise l'interdit, qu'entre deux maux il faut choisir le moindre et enfin que l'int&eacute;r&ecirc;t du vivant d&eacute;passe le respect d&ucirc; au cadavre. Ceci autoriserait une transplantation &agrave; condition qu'elle soit la seule possibilit&eacute; de traitement , qu'elle ait de bonnes chances de r&eacute;ussir et que le receveur ait &eacute;t&eacute; inform&eacute; de toutes les cons&eacute;quences &eacute;ventuelles de la greffe. </P> <B><I><U><P><A NAME="organcadavre"></A>La greffe chez un musulman d'un organe pr&eacute;lev&eacute; sur le cadavre</B></I></U> est permise et parfois m&ecirc;me obligatoire quand son indication est pos&eacute;e sur la n&eacute;cessit&eacute; et sur le principe acceptant le moindre mal quand on est confront&eacute; &agrave; deux maux. Pr&eacute;lever la corn&eacute;e ou le rein d'un cadavre pour rendre la vue ou sauver la vie &agrave; un malade, est certainement plus important que le respect du corps d'un homme mort. Bien que de nombreux probl&egrave;mes actuels ne soient pas abord&eacute;s dans la Coran ou la Sunna, ils ont fait derni&egrave;rement, l'objet de nombreux d&eacute;bats et d'&eacute;tudes &eacute;clair&eacute;s par la Sharia. </P> <P>&nbsp;</P> <P>Certains juristes avaient avanc&eacute; l'id&eacute;e que le corps humain &eacute;tant la propri&eacute;t&eacute; de Dieu, un cadavre ne pouvait &ecirc;tre c&eacute;d&eacute; ni par une d&eacute;claration pr&eacute;alable de son propri&eacute;taire, ni par ses h&eacute;ritiers.D'autre part ces juristes et en particulier le Sheikh Shaarawi en Arabie S&eacute;oudite, pensaient que tout pr&eacute;l&egrave;vement d'organe fait sur le vivant porte pr&eacute;judice au donneur et que tout pr&eacute;l&egrave;vement sur un cadavre doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme une mutilation. Sheikh Hassan Maamoun, le Grand Mufti d'Egypte, dans une Fatwa avait d&eacute;j&agrave; autoris&eacute; les greffes de corn&eacute;es pr&eacute;lev&eacute;es sur des cadavres inconnus ou pr&eacute;lev&eacute;s chez des malades qui avaient autoris&eacute; ce pr&eacute;l&egrave;vement avant leur d&eacute;c&egrave;s <A HREF="#b45">(45)</A> . Son successeur, Sheikh Hureidi &eacute;tendit la Fatwa autorisant les greffes et la fit accepter en ce qui concerne diff&eacute;rents organes <A HREF="#b46">(46)</A> .</P> <P>&nbsp;</P> <P>Il est bien entendu quavant tout pr&eacute;l&egrave;vement chez un cadavre, il est obligatoire que la mort ait &eacute;t&eacute; scientifiquement &eacute;tablie et que lautorisation du donneur ait &eacute;t&eacute; obtenue de son vivant ou bien donn&eacute;e apr&egrave;s sa mort par ses h&eacute;ritiers <A HREF="#b37">(37)</A> </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;<A NAME="testament"></A><U>Un testament autorisant un pr&eacute;l&egrave;vement dorganes</U> apr&egrave;s la mort en vue d'une transplantation, est-il valide ?. Pour l'Acad&eacute;mie de Fiqh Islamique des Indes, ce genre de donation est illicite car le testateur ne peut disposer d'un corps qui n'est pas sa propri&eacute;t&eacute; mais qui lui a &eacute;t&eacute; confi&eacute; par Dieu. Par contre, les instances religieuses islamiques de La Mecque <A HREF="#b35">(35)</A> et de Jeddah <A HREF="#b40">(40)</A> autorisent cette forme de donation &agrave; condition que le testament ait &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; par un homme sain d'esprit, en vue d'am&eacute;liorer chez un malade une fonction vitale ou lui sauver la vie et qu'enfin il n'y ait pas d'opposition de la part des h&eacute;ritiers l&eacute;gaux.</P> <P>&nbsp;</P> <B><I><U><P><A NAME="organevivant"></A>La greffe chez un musulman d'un organe pr&eacute;lev&eacute; sur le vivant</I></U> </B>est autoris&eacute;e en cas de n&eacute;cessit&eacute;. Le pr&eacute;l&egrave;vement d'un organe &agrave; partir d'un &ecirc;tre vivant est licite si l'organe pr&eacute;lev&eacute; n'est pas anatomiquement unique (en pareil cas, cela &eacute;quivaudrait &agrave; un meurtre), si le donneur a pris sa d&eacute;cision en toute libert&eacute; apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; bien &eacute;clair&eacute; sur son acte et quil a &eacute;t&eacute; amplement inform&eacute; des cons&eacute;quences de sa d&eacute;cision . Ce genre d'intervention o&ugrave; les avantages d&eacute;passent les inconv&eacute;nients, et qui doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; non comme une agression contre le corps confi&eacute; par Dieu, mais comme un exemple d'altruisme, n'est autoris&eacute; par la l&eacute;gislation islamique que pour sauver une vie humaine et quand il y a de bonnes chances de r&eacute;ussite. </P> <P>&nbsp;</P> <P>Sauver une vie est consid&eacute;r&eacute; comme un grand accomplissement et Dieu Tout-Puissant a dit : <I>Quiconque</I> <I>ferait don de la vie &agrave; une personne, serait jug&eacute; comme s'il faisait don de la vie aux Hommes en totalit&eacute; </I><A HREF="#b47">(47)</A><FONT SIZE=1> </FONT>. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Le Grand Mufti G&acirc;d al-Haqq autorisa la donation d'organes pr&eacute;lev&eacute;s chez le vivant, quand cela est fait sans retentissement n&eacute;faste chez le donneur, et quand ce don est offert gratuitement, en bonne foi et comme signe de fraternit&eacute; humaine <A HREF="#b48">(48)</A> . La Fatwa la plus d&eacute;taill&eacute;e concernant les transplantations d'organes, est celle de la Quatri&egrave;me Conf&eacute;rence des Juristes Islamiques r&eacute;unis &agrave; Jeddah en f&eacute;vrier 1988. Elle passa en revue et ent&eacute;rina les r&eacute;solutions prises dans les Conf&eacute;rences Internationales pr&eacute;c&eacute;dentes, rejetta clairement le commerce d'organes et insista sur les donations altruistes. <A HREF="#b49">(49)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;<A NAME="cornee"></A><U>Les pr&eacute;l&egrave;vements de <B>corn&eacute;e</B></U> &agrave; partir de cadavres non identifi&eacute;s ou de personnes ayant autoris&eacute; de leur vivant ce genre de pr&eacute;l&egrave;vement avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; jug&eacute; licite en 1959 par une Fatwa de Sheikh Hassan Ma'moun, Grand Mufti d'Egypte <A HREF="#b38">(38)</A>. Plus tard, une autorisation dans le m&ecirc;me sens fut accord&eacute;e par le Grand Ulema d'Arabie Saoudite <A HREF="#b39">(39) , (40)</A><FONT SIZE=1> </P> </FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;En 1973, Sheikh Khater, le nouveau Grand Mufti d'Egypte d&eacute;creta une Fatwa autorisant la <A NAME="peau"></A><U>collecte de segments de <B>peau</B></U> &agrave; partir de cadavres d'inconnus <A HREF="#b41">(41)</A> . En 1982, le Grand Ulema Saoudien, dans une Fatwa <A HREF="#b42">(42)</A> sanctionna le pr&eacute;l&egrave;vement d'organes en cas de "n&eacute;cessit&eacute; extr&ecirc;me" aussi bien chez le vivant consentant que chez le mort qui dans un testament aurait exprim&eacute; sa volont&eacute; d'accepter ces pr&eacute;l&egrave;vements. L'ann&eacute;e suivante, en 1983, une Fatwa du Koweit &eacute;tait publi&eacute;e dans le m&ecirc;me sens. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9; La Troisi&egrave;me Conf&eacute;rence Internationale des juristes Islamiques tenue &agrave; Amman en 1986, et la Sixi&egrave;me Conf&eacute;rence Internationale des juristes Islamiques tenue &agrave; Jeddah en mars 1990, ont applani plusieurs points de discussions et sont arriv&eacute;s aux conclusions suivantes : Bien que l'homme et tout l'univers soient la propri&eacute;t&eacute; de Dieu, Lui-m&ecirc;me a confi&eacute; &agrave; l'homme non seulement une fonction : <I>"Je vais d&eacute;signer un vicaire sur la terre"</I> <A HREF="#b43">(43)</A> mais aussi la garde de son corps dont il peut disposer sagement en suivant l'enseignement de la Sharia.</P> <P>&nbsp;</P> <P>Bien entendu, la donation d'un organe par un vivant n'est pas autoris&eacute;e si elle porte pr&eacute;judice au donneur, mais de nos jours, ce pr&eacute;judice est minime compar&eacute; &agrave; l'avantage de sauver une vie humaine. Enfin, pr&eacute;lever un organe sur un cadavre ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme une mutilation quand cette op&eacute;ration est pratiqu&eacute;e sans esprit de vengeance, quand c'est le seul traitement possible et qu'il y a de bonnes chances de r&eacute;ussite. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Tout <A NAME="organeinfidele"></A><U>organe provenant d'un non-musulman</U> peut &ecirc;tre greff&eacute; chez un musulman s'il n'y a pas un autre organe disponible provenant d'un musulman. Enfin, quand plusieurs malades sont au m&ecirc;me stade &eacute;volutif de leur affection, que l'urgence d'une greffe est la m&ecirc;me pour tous et qu'il n'y a qu'un seul greffon &agrave; transplanter, on peut tirer au sort pour savoir qui sera le b&eacute;n&eacute;ficiaire (ce tirage au sort avait &eacute;t&eacute; pratiqu&eacute; par le Proph&egrave;te pour d&eacute;signer l'&eacute;pouse qui devait l'accompagner en voyage). </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;</P> <B><U><FONT FACE="Arial" SIZE=5><P ALIGN="JUSTIFY"><A NAME="grefembryon"></A>GREFFE DE TISSU EMBRYONNAIRE</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Des cellules nerveuses embryonnaires greff&eacute;es dans le syst&egrave;me nerveux d'animaux d'exp&eacute;rience, avaient montr&eacute; qu'elles ne se comportaient pas comme des corps &eacute;trangers et qu'elles pouvaient s'ins&eacute;rer dans les r&eacute;seaux nerveux du receveur et compenser des d&eacute;ficits fonctionnels ou anatomiques.</P> <P>&nbsp;</P> <P>Les d&eacute;ficits de m&eacute;morisation observ&eacute;s apr&egrave;s section des fibres cholinergiques septo-hippocampiques sont corrig&eacute;s en partie apr&egrave;s greffe de neurones embryonnaires cholinergiques dans l'hippocampe. Chez des rats rendus parapl&eacute;giques par section de la moelle, la greffe de neurones nor-adr&eacute;nergiques embryonnaires dans la moelle sous-jacente &agrave; la section, fait r&eacute;appara&icirc;tre des r&eacute;actions locomotrices.</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Partant de ces principes exp&eacute;rimentaux, on a voulu chez des malades parkinsoniens, compenser le d&eacute;ficit en dopamine des corps stri&eacute;s en ins&eacute;rant &agrave; leur niveau des fragments de m&eacute;dullo-surr&eacute;nale pr&eacute;lev&eacute;s sur les patients eux-m&ecirc;mes ou encore mieux, des cellules fournisseuses de dopamine et provenant de cerveaux d'embryons animaux ou de cellules nerveuses humaines obtenues chez des embryons avort&eacute;s.</P> <P>&nbsp;</P> <P>Ces transplantations de tissus provenant de l'embryon ou du foetus et destin&eacute;es &agrave; am&eacute;liorer un malade, sont autoris&eacute;s en Islam &agrave; condition qu'un avortement n'ait &eacute;t&eacute; pratiqu&eacute; dans le seul but d'obtenir ces &eacute;chantillons. De plus il est exig&eacute; que les signes scientifiques de la mort aient &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;s chez le foetus avort&eacute; et qu'enfin le pr&eacute;l&egrave;vement, objet d'une donation gratuite, ait re&ccedil;u l'approbation des parents <A HREF="#b44">(44)</A>. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT FACE="Arial" SIZE=5><P ALIGN="JUSTIFY"><A NAME="grefsexe"></A>LA GREFFE DE GLANDES SEXUELLES</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Les greffes de testicules ou d'ovaires &agrave; partir de donneurs vivants ou morts sont pratiqu&eacute;es en vue de fournir chez le receveur des cellules sexuelles, ovocytes ou spermatozo&iuml;des. Ces transplantations sont illicites car le foetus n&eacute; &eacute;ventuellement de ces cellules ne proviendrait pas d'un v&eacute;ritable mariage par contrat. Cependant, est licite la greffe de glandes sexuelles destin&eacute;es &agrave; fournir exclusivement un apport hormonal au receveur. </P> <B><U><FONT FACE="Arial" SIZE=5><P ALIGN="JUSTIFY"><A NAME="anacephale"></A>LE FOETUS ANENC&Eacute;PHALE</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Un foetus ou un enfant qui vient au monde avec une partie ou tout le cerveau absent, n'est pas viable ou du moins, si son coeur bat et qu'il respire, ne peut vivre qu'un tr&egrave;s court laps de temps. On est autoris&eacute; &agrave; le maintenir artificiellement en vie en le consid&eacute;rant comme un donneur potentiel d'organes et de tissus. Cependant ces pr&eacute;l&egrave;vements ne pourront &ecirc;tre pratiqu&eacute;s qu'apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de l'enfant et l'approbation des parents. La mort ne doit jamais avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;lib&eacute;rement provoqu&eacute;e <A HREF="#b44">(44)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="transfusions"></A>LES TRANSFUSIONS</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Elles avaient &eacute;t&eacute; autoris&eacute;es &agrave; partir de 1959 par une Fatwa de Sheikh Ma'moun, Grand Mufti d'Egypte. <A HREF="#b50">(50)</A> . Ne pouvant se rapporter &agrave; une r&eacute;f&eacute;rence dans le Coran ou la Sunna, le principe de la <I>"Maslaha"</I> ou bien public fut pris en consid&eacute;ration d'autant plus qu'il n'allait pas &agrave; l'encontre de la loi coranique et qu'il n'y avait aucun danger chez le donneur. De plus, il fut m&ecirc;me autoris&eacute; de transfuser du sang d'un non-musulman &agrave; un musulman en cas de n&eacute;cessit&eacute; vitale <A HREF="#b51">(51)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT FACE="Arial" SIZE=5><P ALIGN="JUSTIFY"><A NAME="manipgenet"></A>MANIPULATIONS G&Eacute;N&Eacute;TIQUES</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Toute modification amen&eacute;e par g&eacute;nie g&eacute;n&eacute;tique est tol&eacute;r&eacute;e par lIslam si son objectif est de gu&eacute;rir une affection. Par contre, la modification dun organisme entier est formellement interdite car cette intervention consisterait &agrave; modifier une cr&eacute;ature divine.</P> <B><U><FONT FACE="Arial" SIZE=5><P ALIGN="JUSTIFY"><A NAME="empreintgenet"></A>EMPREINTES G&Eacute;N&Eacute;TIQUES</P> </FONT><FONT SIZE=5><P>&nbsp;</P> </B></U></FONT><P>&#9;&#9;&#9;LIslam approuve lutilisation des empreintes g&eacute;n&eacute;tiques pour &eacute;tablir un droit de filiation ou, en justice, dans la recherche dune preuve de culpabilit&eacute; ou de non-culpabilit&eacute;.</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="contracept"></A>LA CONTRACEPTION</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;La contraception en vue de la r&eacute;gulation des naissances avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pratiqu&eacute;e et autoris&eacute;e par le Proph&egrave;te lui-m&ecirc;me <A HREF="#b52">(52)</A> . Elle est autoris&eacute;e en Islam quand elle ne nuit pas &agrave; la sant&eacute; (condom, pr&eacute;servatif f&eacute;minin, pilule hormonale...) et quelle est accept&eacute;e par l'&eacute;pouse. </P> <P>&nbsp;</P> <P>Son principal avantage serait de pr&eacute;server la sant&eacute; de la m&egrave;re en lui donnant le temps de r&eacute;cup&eacute;rer entre deux grossesses. Le fardeau &eacute;conomique impos&eacute; par l'arriv&eacute;e d'un nouvel enfant, serait une des motivations les plus fr&eacute;quentes alors que pour Ghazali le maintien de la beaut&eacute; de la femme serait une justification tr&egrave;s valable. Il est &agrave; noter cependant que la contraception n'est autoris&eacute;e que si elle est volontaire et non impos&eacute;e par une loi ou une d&eacute;cision &eacute;tatique voulant limiter le nombre des enfants. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Dans le temps, &agrave; part le co&iuml;tus interruptus (qui n&eacute;tait pas interdit par lIslam) on utilisait divers moyens anticonceptionnels dont l'insertion dans le vagin d'une &eacute;ponge imbib&eacute;e de vinaigre ou d'une feuille de chou faisant office de diaphragme emp&ecirc;chant le sperme d'arriver jusqu'au col. Ces techniques, bien que r&eacute;volues, ne sont pas condamnables car, comme le st&eacute;rilet elles ont une fonction contraceptive et non abortive. Il en est de m&ecirc;me de l'utilisation du RU 486 ou mif&eacute;pristone, pillule qui, m&ecirc;me si elle est consid&eacute;r&eacute;e comme abortive, emp&ecirc;che la nidation d&eacute;finitive de l'embryon , avant qu'il ne soit consid&eacute;r&eacute; comme "personne humaine"</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="sterilis"></A>LA STERILISATION</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;La st&eacute;rilisation d&eacute;finitive (ligature des trompes, ligature des d&eacute;f&eacute;rents...) est tout &agrave; fait diff&eacute;rente de la contraception qui est r&eacute;versible ou de la castration qui alt&egrave;re la vie sexuelle et qui est interdite en Islam. La st&eacute;rilisation d&eacute;finitive doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une op&eacute;ration chirurgicale licite ou illicite selon ses indications. </P> <P>&nbsp;</P> <P>Elle peut &ecirc;tre licite et parfois m&ecirc;me obligatoire quand elle est pratiqu&eacute;e pour pr&eacute;venir la transmission d'une maladie g&eacute;n&eacute;tique ou, quand c'est le seul moyen pour emp&ecirc;cher la survenue de grossesses mettant en danger la vie de la m&egrave;re. Cette attitude est conforme au principe coranique qui dit que la pr&eacute;vention du mal doit passer avant la recherche des avantages. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Quand la st&eacute;rilisation n'est pas faite pour des raisons m&eacute;dicales majeures, quand elle est faite pour des motifs de convenance, il n'existe pas d'attitude tranch&eacute;e. On peut consid&eacute;rer que la contraception, d&eacute;cid&eacute;e par les deux conjoints, n'est pas interdite par l'Islam et que, comme elle n'est pas limit&eacute;e dans le temps, ces conjoints peuvent d&eacute;cider de proc&eacute;der &agrave; une st&eacute;rilisation en la consid&eacute;rant comme une contraception permanente. &#9;Le m&eacute;decin qui va pratiquer la st&eacute;rilisation doit au pr&eacute;alable &eacute;clairer pleinement le couple du caract&egrave;re irr&eacute;m&eacute;diable de leur d&eacute;cision, et refuser de pratiquer l'intervention comme moyen de planification d&eacute;mographique ou comme exp&eacute;rimentation d'une nouvelle technique <A HREF="#b53">(53)</A>.</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="procreation"></A>LA PROCREATION MEDICALEMENT ASSISTEE</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;</P> <P>En Islam, tout traitement licite de l'infertilit&eacute; est non seulement autoris&eacute; mais encourag&eacute; d'autant plus que dans les pays en voie de d&eacute;veloppement, on retrouve chez les musulmans 10 &agrave; 15% de st&eacute;rilit&eacute; <A HREF="#b55">(55)</A> avec 3 fois plus d'occlusion tubaire que dans les pays d&eacute;velopp&eacute;s <A HREF="#b56">(56)</A><FONT SIZE=1> </FONT>. L'int&eacute;r&ecirc;t port&eacute; aux traitements de la st&eacute;rilit&eacute; tient aussi au fait qu'en Islam l'adoption d'un enfant n'est pas autoris&eacute;e <A HREF="#b57">(57)</A>. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;En mati&egrave;re de procr&eacute;ation m&eacute;dicalement assist&eacute;e, certains principes islamiques doivent &ecirc;tre pris en consid&eacute;ration. Le mariage &eacute;tant un contrat entre un homme et une femme, tout au long de leur union il ne sera pas admis qu'une troisi&egrave;me personne interf&egrave;re dans leur vie sexuelle ou contribue &agrave; la procr&eacute;ation d'un de leurs enfants en fournissant des gam&egrave;tes, un oeuf, un embryon ou un ut&eacute;rus <A HREF="#b58">(58) , (59)</A> . Dans un couple o&ugrave; l'homme est totalement et d&eacute;finitivement infertile, la st&eacute;rilit&eacute; doit &ecirc;tre accept&eacute;e et aucun traitement ne devrait &ecirc;tre tent&eacute; ou entrepris. </P> <P>&nbsp;</P> <P>La procr&eacute;ation m&eacute;dicalement assist&eacute;e chez un coupe st&eacute;rile, a pour but de d&eacute;tourner les obstacles qui emp&ecirc;chent un spermatozo&iuml;de de f&eacute;conder un ovule. Bien que la reproduction ne soit pas obligatoire en Islam, elle est tout de m&ecirc;me encourag&eacute;e. Un <I>Hadith</I> dit que le jour de la R&eacute;surrection, le Proph&egrave;te sera fier de l'importance num&eacute;rique de sa communaut&eacute; et les croyants sont encourag&eacute;s &agrave; se reproduire. </P> <P>&#9;&#9;</P> <B><U><P><A NAME="insemination"></A>Lins&eacute;mination artificielle</B></U> consiste &agrave; d&eacute;poser directement le sperme dans la cavit&eacute; ut&eacute;rine en cas de st&eacute;rilit&eacute; conjugale. Comme dans toute ins&eacute;mination artificielle, seule lutilisation du sperme du conjoint est accept&eacute;e car le Coran ne reconna&icirc;t que la filiation biologique et que toute grossesse obtenue avec du sperme &eacute;tranger &eacute;quivaut &agrave; un adult&egrave;re et entra&icirc;ne automatiquelment le divorce <A HREF="#b60">(60)</A> , <A HREF="#b54">(54)</A><FONT SIZE=1> </FONT>. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="invitro"></A><B><U>La <I>f&eacute;condation in vitro</B></I></U> Cette technique consiste &agrave; recueillir lovule dun c&ocirc;t&eacute; et le spermatozo&iuml;de de lautre et &agrave; les r&eacute;unir dans une &eacute;prouvette pour quil y ait union des deux gam&egrave;tes. Au bout de 48 heures, on d&eacute;pose le d&eacute;but dembryon qui sest constitu&eacute; dans la cavit&eacute; ut&eacute;rine. Cette f&eacute;condation <I>in vitro</I> est tol&eacute;r&eacute;e par lIslam &agrave; condition que la proc&eacute;dure ne pr&eacute;sente pas de danger pour la future m&egrave;re et que loeuf f&eacute;cond&eacute; provienne dune femme musulmane, juive ou chr&eacute;tienne qui a donn&eacute; lovule et de son mari musulman qui a donn&eacute; le spermatozo&iuml;de. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;La f&eacute;condation in vitro r&eacute;alis&eacute;e avec du sperme du mari et <U>d'ovocytes provenant , non de la femme l&eacute;gitime</U>, mais d'une femme musulmane, chr&eacute;tienne ou juive, serait aussi tol&eacute;r&eacute;e. Cependant, pour certains juristes islamiques, une procr&eacute;ation utilisant des ovocytes ne provenant pas de la femme l&eacute;gitime, est strictement illicite car jamais une personne &eacute;trang&egrave;re ne peut contribuer &agrave; la procr&eacute;ation d'un enfant au sein du couple.</P> <P>&nbsp;</P> <U><P>La f&eacute;condation in vitro d'une veuve</U> ou d'une femme divorc&eacute;e avec la semence cryo-conserv&eacute;e de son mari n'est pas licite parceque cette femme n'est plus mari&eacute;e, le contrat de mariage ayant prit fin avec le d&eacute;c&egrave;s de l'&eacute;poux ou avec le divorce <A HREF="#b61">(61)</A> . </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="donembryo"></A>LA DONATION D'EMBRYONS</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;La procr&eacute;ation m&eacute;dicalement assist&eacute;e, utilisant des embryons obtenus par donation d'un couple anonyme, se pratique quand la receveuse a un probl&egrave;me pelvien emp&ecirc;chant la r&eacute;colte d'ovocytes, quand l'infertilit&eacute; est pr&eacute;sente chez les deux conjoints ou quand il existe des anomalies g&eacute;n&eacute;tiques entra&icirc;nant des avortements &agrave; r&eacute;p&eacute;tition ou des malformations cong&eacute;nitales. Cette technique est interdite par la jurisprudence islamique parceque l'enfant &agrave; venir ne provient pas de son p&egrave;re biologique et parceque ce proc&eacute;d&eacute; peut s'identifier &agrave; une adoption pr&eacute;natale.</P> <B><U><FONT SIZE=5><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="embryonsurnum"></A>LES EMBRYONS SURNUMERAIRES</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Les juristes conseillent que seulement les oeufs n&eacute;cessaires soient fertilis&eacute;s par le sperme du mari. Au cas o&ugrave; il resterait des oeufs fertilis&eacute;s surnum&eacute;raires, ces oeufs restent la propri&eacute;t&eacute; du couple tant que leur contrat de mariage est valide <FONT SIZE=1>(59)</FONT> . Ce couple, d'un commun accord peut d&eacute;cider de les laisser d&eacute;p&eacute;rir ou peut &eacute;ventuellement les c&eacute;der &agrave; toute recherche ayant exclusivement une finalit&eacute; th&eacute;rapeutique et ne visant pas &agrave; changer le capital g&eacute;n&eacute;tique de l'embryon . Enfin, ces oeufs fertilis&eacute;s ne peuvent pas faire l'objet d'une donation ayant pour but leur insertion dans l'ut&eacute;rus d'une femme st&eacute;rile.</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="reductembryon"></A>LES REDUCTIONS EMBRYONNAIRES</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;Elles sont autoris&eacute;es quand c'est le seul espoir d'assurer le d&eacute;roulement harmonieux d'une grossesse, la viabilit&eacute; d'un futur enfant ou quand la vie de la m&egrave;re est en danger <A HREF="#b59">(59)</A>.</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><U><FONT SIZE=5><P><A NAME="merporteuse"></A>LES MERES PORTEUSES</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Quand une femme est incapable de porter un enfant dans son ut&eacute;rus, on peut lui pr&eacute;lever un de ses ovules, le fertiliser en laboratoire avec le sperme de son mari, et l'oeuf ainsi obtenu est implant&eacute; dans l'ut&eacute;rus d'une autre femme o&ugrave; il poursuivra son &eacute;volution. A terme, cette femme, la m&egrave;re porteuse, donnera naissance &agrave; l'enfant qu'elle a port&eacute; mais qui provient des gam&egrave;tes m&acirc;les et femelle du couple. Dans certains cas, quand l'&eacute;pouse l&eacute;gitime a des probl&egrave;mes ut&eacute;rins et qu'elle ne peut pas fournir d'ovules, la m&egrave;re porteuse se fera ins&eacute;miner directement avec le sperme du mari, et ayant ainsi donn&eacute; un ovocyte et pr&ecirc;t&eacute; un ut&eacute;rus tout au long d'une grossesse, elle remettra &agrave; terme, l'enfant au couple.</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Se basant sur le passage du Coran disant que la nature du lait est de m&ecirc;me souce que le sang : <I>Nous vous abreuvons d'un lait pur, exquis pour les buveurs, venant de ce qui dans les ventres est entre un aliment dig&eacute;r&eacute; et le sang </I><A HREF="#b62">(62)</A>, des Ul&eacute;mas ont consid&eacute;r&eacute; que l'allaitement d'un enfant par une nourrice &eacute;tant licite, une m&egrave;re-porteuse peut nourrir de son sang et dans son ventre le foetus humain qui lui est confi&eacute;. <A HREF="#b63">(63)</A> . Malgr&eacute; ce raisonnement analogique <I>(Qy&acirc;s)</I> , les Ul&eacute;mas consid&egrave;rent comme illicite toute maternit&eacute; de substitution et comme nul, tout contrat portant sur ce genre de grossesse. </P> <B><I><U><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> </I><FONT SIZE=5><P><A NAME="avorte"></A>LES AVORTEMENTS</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;La date d'apparition de la vie chez le foetus a donn&eacute; lieu &agrave; beaucoup de sp&eacute;culations. Ainsi pour Ghaz&acirc;li, philosophe et th&eacute;ologien de l'Islam (1058-1111), la vie commen&ccedil;ant au moment de la fusion des semences m&acirc;le et femelle, tout avortement est un crime contre <I>un &ecirc;tre vivant, un &ecirc;tre de chair qui, en une continuelle &eacute;volution, adopte une croissance ininterrompue de la fertilisation &agrave; la naissance. </I>Pour d'autres, le foetus adoptant une forme humaine &agrave; la fin de la 7e semaine, c'est &agrave; partir de cette date que l'&acirc;me appara&icirc;t.</P> <P>&nbsp;</P> <P>En mati&egrave;re de th&eacute;ologie et de jurisprudence, quand un sujet n'est pas abord&eacute; directement dans le Coran, c'est le Hadith qui fournit l'explication d&eacute;finitive concernant l'animation du foetus et qui sera &agrave; la base de l'attitude th&eacute;ologique musulmane concernant les avortements. Dans le Hadith , ces paroles du Proph&egrave;te sont rapport&eacute;es : <I>"La cr&eacute;ation dune personne dans le ventre de sa m&egrave;re passe par les &eacute;tapes suivantes : 40 jours sous forme de terre, puis 40 jours sous forme dune adh&eacute;rence puis 40 jours sous forme dune bouch&eacute;e puis Dieu lui envoie un archange qui lui insuffle lesprit" </P> <P>&nbsp;</P> </I><P>Ainsi, l'opinion admise est que la vie commence &agrave; partir du moment o&ugrave; la m&egrave;re sent l'enfant bouger en son sein, c'est &agrave; dire au <U>120e jour de la conception</U> <A HREF="#b64">(64)</A> . C'est &agrave; partir de cette date que la Shari'a reconna&icirc;t &agrave; l'embryon le statut d'&ecirc;tre humain, &ecirc;tre humain dont la vie est sacr&eacute;e car Dieu, &agrave; ce moment du d&eacute;veloppement embryonnaire, lui a insuffl&eacute; son esprit. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;L'Islam ne reconna&icirc;t qu'une seule situation au cours de laquelle l'avortement est autoris&eacute;, c'est quand la poursuite de la grossesse met en danger la vie de la m&egrave;re ou quand lembryon a des d&eacute;fauts g&eacute;n&eacute;tiques graves ne permettant pas sa survie ou qui seront transmis &agrave; sa descendance.. En effet, il est consid&eacute;r&eacute; que la m&egrave;re &eacute;tant le <I>"tronc"</I> et l'enfant &eacute;tant une <I>"branche"</I>, il est pr&eacute;f&eacute;rable , en cas d'extr&ecirc;me n&eacute;cessit&eacute;, de sacrifier la branche pour sauver le tronc. D'autre part, confront&eacute; au choix entre la vie d'une m&egrave;re vivante et celle d'un enfant non encore n&eacute;, il faut appliquer le principe qui dit qu'entre deux pr&eacute;judices, il faut choisir le moindre. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Tout avortement th&eacute;rapeutique r&eacute;alis&eacute; avant le 120e jour ne sera pas consid&eacute;r&eacute; comme agression contre une vie humaine. Cependant apr&egrave;s cette date limite, il sera consid&eacute;r&eacute; comme un p&eacute;ch&eacute; irr&eacute;missible, c'est &agrave; dire n'ayant pas droit au pardon selon l'enseignement coranique qui dit que <I>Ceux qui par sottise, tuent leurs enfants, sont certainement perdants </I><A HREF="#b65">(65)</A> . Pourtant, cela n'a pas emp&ecirc;ch&eacute; la Tunisie, pourtant Etat Islamique, de lib&eacute;raliser l'avortement apr&egrave;s le 3e enfant. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Selon la l&eacute;gislation islamique, l'avortement non motiv&eacute;, c'est &agrave; dire non pratiqu&eacute; pour sauver la vie de la m&egrave;re, est puni par le payement aux h&eacute;ritiers du foetus, d'une amende (la <I>ghorrah)</I> &eacute;gale au dixi&egrave;me de la somme <I>(diyya)</I> &agrave; payer pour avoir tu&eacute; involontairement un musulman adulte. Ce droit &agrave; la vie qu'a le foetus est inali&eacute;nable et se retrouve dans la tradition qui &eacute;pargne une femme enceinte condamn&eacute;e &agrave; mort, jusqu'&agrave; ce qu'elle ait enfant&eacute; et allait&eacute; son enfant. Encore plus, tout comme son droit &agrave; la vie, le foetus a aussi ses droits sur l'h&eacute;ritage de son p&egrave;re si ce dernier meurt en laissant sa femme enceinte. En effet, sa part en tant qu'enfant est pr&eacute;lev&eacute;e de l'h&eacute;ritage et lui sera vers&eacute;e &agrave; sa naissance. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="avortconv"></A><I><U>L'avortement de convenance</I></U> pratiqu&eacute; pour des raisons &eacute;conomiques, esth&eacute;tiques ou de confort ainsi que celui pratiqu&eacute; chez une femme en bonne sant&eacute; pour se d&eacute;barasser de son foetus , est interdit. </P> <P>&nbsp;</P> <I><P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="avortselect"></A><U>L'avortement s&eacute;lectif</I></U> pratiqu&eacute; en vue de choisir le sexe de l'enfant est doublement interdit en Islam car il est consid&eacute;r&eacute; comme une agression contre une vie et comme une discrimination contre le sexe f&eacute;minin car c'est ce qui arrive le plus souvent. D'ailleurs, le Coran avait condamn&eacute; tr&egrave;s s&eacute;v&egrave;rement l'habitude r&eacute;pandue en Arabie pr&eacute;-islamique de pratiquer l'infanticide des filles &agrave; leur naissance <A HREF="#b66">(66)</A>. Enfin, le choix du sexe de l'enfant &agrave; venir, m&ecirc;me quand on n'envisage pas la destruction de l'embryon, est fortement d&eacute;conseill&eacute; car il peut introduire un d&eacute;s&eacute;quilibre dans la r&eacute;partition des sexes et entra&icirc;ner des cons&eacute;quences d&eacute;mographiques et sociales graves. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;<A NAME="avortissus"></A><I><U>L'avortement fait pour se procurer des tissus</I></U> ou des organes n'est pas autoris&eacute;. Si le foetus est viable, toutes les mesures devraient &ecirc;tre entreprises pour le ramener &agrave; la vie. Des organes peuvent &ecirc;tre pr&eacute;lev&eacute;s sur un foetus non viable quand il a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; mort et apr&egrave;s autorisation des parents. Quoiqu'il en soit, la commercialisation d'un foetus mort ou de ses tissus et organes est strictement interdite.</P> <B><U><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <FONT SIZE=5><P><A NAME="excision"></A>L'EXCISION</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;La circoncision qui coupe le clitoris &agrave; sa base chez des fillettes de moins de 10 ans, est une op&eacute;ration assez r&eacute;pandue en Egypte, au Soudan et en diverses r&eacute;gions africaines. Elle est souvent accompagn&eacute;e d'une <I><U>infibulation</I></U> qui consiste &agrave; suturer les petites l&egrave;vres, en partie sectionn&eacute;es au pr&eacute;alable, tout en laissant une ouverture pour l'&eacute;coulement du sang menstruel. Plus tard, lors du mariage, juste avant la consommation, ces sutures sont d&eacute;faites par une matronne.<A HREF="#b67">(67)</A></P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;&#9;Ces mutilations sexuelles sont tr&egrave;s ant&eacute;rieures &agrave; l'Islam et il en est fait mention dans le Hadith qui parle du <I>Khit&acirc;an </I>ou du <I>Khifadh</I>, pour dire que l'op&eacute;ration n'est pas du tout obligatoire Malgr&eacute; cela, certains ont consid&eacute;r&eacute; cette mutilation comme &eacute;tant un moyen efficace pour diminuer les besoins sexuels f&eacute;minins <A HREF="#b68">(68)</A>. Quoiqu'il en soit tous les Ul&eacute;mas sont d'accord pour affirmer que ces pratiques n'ont aucune base religieuse. </P> <P>&nbsp;</P> <P>&#9;&#9;&#9;En 1996 quun d&eacute;cret fut promulgu&eacute; interdisant l'excision <I>"cette coutume n&eacute;faste qui n'est ni musulmane ni &eacute;gyptienne" </I>Ce d&eacute;cret re&ccedil;u aussit&ocirc;t l'approbation de Sheikh Mohamed Sayed Tantaoui, Sheikh d'Al Azhar. </P> <B><FONT SIZE=5><P ALIGN="CENTER">&nbsp;</P> <P ALIGN="CENTER">*******************************</P> </FONT><U><FONT SIZE=6><P ALIGN="CENTER">&nbsp;</P> <P ALIGN="CENTER"><A NAME="reference"></A>R&eacute;f&eacute;rences</P> </B></U></FONT><P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <B><P><A NAME="b1"></A>(1)-</B> Sourate 5, <I>La Table Servie,</I>Verset 32</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b2"></A>(2)-</B> Sourate 2, <I>La Vache,</I>Verset 195</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b3"></A>(3)-</B> Sourate 4, <I>Les Femmes, </I>Verset 29</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b4"></A>(4)-</B> Sunan Abu Dawud. <I>Kitab al Ganayiz, </I>3: Hadith N 3207. Dar al Fikr, Beyrouth</P> <P>Vol.2 : 212-213</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b5"></A>(5)- </B>Al Bokhari MI. - <I>Sahih al Bokhari, Kitab al Ganayiz.</I> Matabi' al Shaab, Cairo, 1958:2:107</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b6"></A>(6)- </B>Fat&acirc;w&acirc; Abdel Halim Mahmoud, Sheikh al-Azhar. Cairo, <I>D&acirc;r al-Ma'arif</I>, 1986;v 2:</P> <P>277.</P> <B><P>&nbsp;</P> <P>(<A NAME="b7"></A>7)-</B> Black J. - Broaden your mind about death and bereavement in certain ethnic</P> <P>groups in Britain. <I>BMJ.</I> 1987;295:536-539</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b8"></A>(8)-</B> Gatrad AR. - Muslim customs surrounding death, bereavement, postmortem</P> <P>examinations and organ transplants. <I>BMJ. </I>1994;309:521-523</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b9"></A>(9)-</B> Sourate 5, <I>La Table Servie,</I>Verset 3</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b10"></A>(10)-</B> Sourate 6, <I>Les Troupeaux,</I>Verset 145</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b11"></A>(11)-</B> Sourate 5, <I>La Table Servie,</I> Verset 2</P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b12"></A>(12)-</B> Al Bokhari MI.- <I>Sahih al Bokhari, Kitab al Tibb. </I>Matabi' Asshab, Cairo, 1958;7:148-182 </P> <B><P>&nbsp;</P> <P><A NAME="b13"></A>(13)- </B>Ibn al Kayim M. - <I>Zad al Ma'ad fi Hadiy Kher al Ibaad</I>. 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