<HTML> <HEAD>   <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">   <TITLE>L'ANTI JUDA&Iuml;SME DANS L'ISLAM</TITLE> </HEAD> <BODY TEXT="#000099" BGCOLOR="#FFFFFF" LINK="#3366FF" VLINK="#CC33CC" ALINK="#FF0000"> <CENTER><H1>L'ANTI JUDA&Iuml;SME DANS L'ISLAM</H1></CENTER> <p> <div align=right>L&eacute;on Alhadeff</div> <p>  <P> <P> <H2>Les Fr&egrave;res Ennemis</H2>  Dans ce qu'on appelle commun&eacute;ment "la trilogie de l'h&eacute;ritage d'Abraham ", il est utile de rappeler les liens entre  les deux plus grandes religions par l'importance num&eacute;rique de leurs fid&egrave;les - le christianisme et l'islam -, et celle  qui, insignifiante par le nombre de ses adeptes - le juda&iuml;sme  - en est la source. <P> Le christianisme reconna&icirc;t au peuple juif, pour les besoins de sa cause et &agrave; la base de sa doctrine, le r&ocirc;le de la  transmission du premier message du Dieu unique par Abraham, Isaac et Jacob, quitte &agrave; frapper les Juifs  d'indignit&eacute; dans la poursuite de cette mission pour n'avoir pas reconnu en J&eacute;sus le Messie tant attendu et  annonc&eacute; par les &eacute;critures h&eacute;bra&iuml;ques. L&agrave;, la position est claire. <P> A l'oppos&eacute;, l'islam renie aux Juifs la primaut&eacute; de ce r&ocirc;le &eacute;minent, en revendiquant pour lui le droit, en ligne  primog&eacute;nitale, &agrave; l'h&eacute;ritage d'Abraham qui (je cite le Coran) "n'&eacute;tait ni Juif ni Chr&eacute;tien, ... ; il &eacute;tait orthodoxe et  adorateur d'un seul Dieu ". Qu'avancent les doctrinaires de l'islam pour &eacute;tayer cette revendication ? Leur  raisonnement est des plus simples ; apr&egrave;s avoir re&ccedil;u la r&eacute;v&eacute;lation du Dieu unique, Abraham, issu du paganisme,  devait transmettre le flambeau par sa prog&eacute;niture. Or,  sa premi&egrave;re &eacute;pouse en titre - Sara - &eacute;tant st&eacute;rile, ce fut de  sa servante &eacute;gyptienne Agar qu'il eut son premier fils - Isma&euml;l -, alors que Sara n'accouchera d'Isaac que treize  ans apr&egrave;s. La tradition islamique traite de forgerie tous passages du Pentateuque qui ne sont pas conforme &agrave; ses  propres versions, et accuse les Juifs d'avoir falsifi&eacute;, &agrave; dessein, les &eacute;critures mosa&iuml;ques, jusqu'&agrave; supprimer,  notamment, des passages annon&ccedil;ant la venue de Mahomet. Ainsi donc, l'islam ne fait aucune distinction entre  Agar et Sara. La polygamie &eacute;tant coutume courante dans les moeurs de l'&eacute;poque - et encore aujourd'hui chez les  musulmans - Isma&euml;l &eacute;tant le premier-n&eacute; d'Abraham, c'est lui qui en a l'h&eacute;ritage, et les Juifs ne sont que des  grossiers usurpateurs.  <P> A la rigueur, cette argumentation pourrait &ecirc;tre d&eacute;fendue si la pr&eacute;tention islamique n'achoppait sur une v&eacute;rit&eacute;  historique incontestable. Alors que les descendants d'Abraham par Isaac et Jacob ont transmis le message sans  interruption &agrave; travers quarante si&egrave;cles jusqu'&agrave; nos jours, ceux d'Isma&euml;l s'en sont purement et simplement  d&eacute;tach&eacute;s d&egrave;s que ce dernier commen&ccedil;a &agrave; errer dans les d&eacute;serts d'Arabie pour se perdre dans les m&eacute;andres  d'idol&acirc;tries disparates et confuses, et ne refaire surface que bien longtemps apr&egrave;s gr&acirc;ce &agrave; Mahomet et &agrave; ce qu'il  apprit sur ses origines propres au cours de sa coexistence avec ses concitoyens juifs &agrave; M&eacute;dine. <P> Environ 2600 ans s&eacute;parent Isma&euml;l de Mahomet. Pendant ces vingt-six si&egrave;cles, l'histoire de l'Arabie, d'apr&egrave;s les  chroniqueurs les plus accr&eacute;dit&eacute;s, notamment des Arabes eux-m&ecirc;mes, est &eacute;maill&eacute;e d'attaches mythologiques &agrave;  caract&egrave;re polyth&eacute;iste, d&eacute;nu&eacute;es de la moindre trace de l'h&eacute;ritage d'Abraham. le Coran m&ecirc;me en donne  t&eacute;moignage ; au chapitre 62, verset 2 , il et dit : " Avant lui (Mahomet), les Arabes &eacute;taient ensevelis dans de  profondes t&eacute;n&egrave;bres ". Le paradoxe est tellement flagrant, qu'il n'est gu&egrave;re besoin d'autres arguments pour y faire  &eacute;chec. <P> A la diff&eacute;rence du juda&iuml;sme et du christianisme, toute la spiritualit&eacute; de l'islam &eacute;mane du Coran tout seul. Suivant  la tradition, ce livre recueille l'ensemble des r&eacute;v&eacute;lations divines &agrave; Mahomet au cours de vingt ans. Pendant ses  m&eacute;ditations, il tombait en extase ou en transes, et recevait la visite de l'ange Gabriel (Djibril) en Arabe), qui lui  transmettait les messages d'Allah. Mahomet demeura toujours analphab&egrave;te et ne laissa aucun &eacute;crit. Il propageait  les messages divins verbalement ; ses disciples devaient les retenir de m&eacute;moire, et les transmettre &agrave; leur tour,  toujours oralement. <P> Cependant, apr&egrave;s la mort du proph&egrave;te en 632, et surtout au lendemain de la bataille de Yamamah en 633, o&ugrave;  tomb&egrave;rent la plupart de ses disciples connaissant les sentences par coeur, craignant qu'elles disparaissent &agrave;  jamais, il fut d&eacute;cid&eacute; de les recueillir d'apr&egrave;s toutes les sources encore disponibles. Comme il surgissait un conflit  entre versions discordantes, le calife Othman chargea un parmi les disciples les plus d&eacute;vou&eacute;s  -  Sayd ibn Thabit   - second&eacute; de quelques autres sages, de r&eacute;diger un recueil de toutes les sentences connues. Ainsi est n&eacute; le Coran  en 652, vingt ans apr&egrave;s la mort de Mahomet. <P> En parcourant ce livre, on est d'abord frapp&eacute; par le d&eacute;sordre dans la disposition des sentences. Les prescriptions  et les semonces se suivent p&egrave;le m&ecirc;le de mani&egrave;re incoh&eacute;rente, ce qui peut relever de l'humeur changeante du  proph&egrave;te ou de l'amalgame d&eacute;sordonn&eacute; des nombreux compilateurs. Le trait le plus caract&eacute;ristique concernant  les Juifs est une versatilit&eacute; apparente, et m&ecirc;me des contradictions flagrantes ; en voici quelques &eacute;chantillons. <P> ?	Chapitre 2, verset 59 - les musulmans, les Juifs, les Chr&eacute;tiens et les Sab&eacute;ens, qui croient en Dieu et au jour  <BR> dernier, et qui feront le bien, en recevront les r&eacute;compenses de ses mains ; ils seront exempts de la crainte et  <BR> des supplices. <BR> ?	2/99 - les idol&acirc;tres, les Chr&eacute;tiens et les Juifs incr&eacute;dules voudraient que Dieu ne r&eacute;pande sur vous (les  <BR> musulmans) aucune de ses gr&acirc;ces... <BR> ?	2/169 - Ceux qui, pour un vil int&eacute;r&ecirc;t, cachent ce que Dieu &agrave; pr&eacute;dit dans les livres sacr&eacute;s, n'auront pour  <BR> nourriture qu'un feu d&eacute;vorant. (Mahomet pr&eacute;tend que sa mission avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;dite dans le Pentateuque, mais  <BR> que les Juifs ont supprim&eacute; ce passage). <BR> ?	3/78 - Celui qui professera un autre culte que l'islamisme n'en retirera aucun fruit et sera au nombre des  <BR> r&eacute;prouv&eacute;s. <BR> ?	3/106 - Les Juifs ne sauraient vous causer que de faibles dommages. S'ils combattent contre vous, ils  <BR> tourneront le dos et n'auront point de secours &agrave; attendre. <BR> ?	3/107 - L'opprobre entass&eacute; sur leur t&ecirc;te les suivra partout... Dieu a imprim&eacute; sur leur front le sceau de sa  <BR> col&egrave;re. La pauvret&eacute; s'est appesantie sur eux... <BR> ?	3/184 - Dieu re&ccedil;ut l'alliance des Juifs &agrave; condition qu'ils manifestent le Pentateuque et qu'ils ne cachent  <BR> point sa doctrine. <BR> ?	5/23 - Lorsque Mo&iuml;se dit aux Isra&eacute;lites : Souvenez-vous des gr&acirc;ces que vous avez re&ccedil;ues de Dieu ; il vous a  <BR> envoy&eacute; ses proph&egrave;tes ; il vous a donn&eacute; des rois... (passage manifestement absurde : avant Mo&iuml;se, les  <BR> H&eacute;breux n'eurent gu&egrave;re ni proph&egrave;tes ni rois). <BR> ?	5/56 - Ne formez point de liaisons avec les Juifs et les chr&eacute;tiens...Celui qui les prendra pour amis deviendra  <BR> semblable &agrave; eux. <BR> ?	5/73 - ...les Juifs, les Sab&eacute;ens et les Chr&eacute;tiens qui croient en Dieu... seront exempts de la crainte et des  <BR> tourments. <BR> ?	5/85 - ... les Juifs et les idol&acirc;tres sont les plus violents ennemis des fid&egrave;les, et parmi les Chr&eacute;tiens vous  <BR> trouverez des hommes humains et attach&eacute;s au croyants...42/13-14 - ... Les Juifs et les Chr&eacute;tiens doutent de  <BR> la v&eacute;rit&eacute;... Nous adorons le m&ecirc;me Dieu. Nous avons nos oeuvres et vous les v&ocirc;tres. Que la paix r&egrave;gne parmi  <BR> nous. <BR> ?	47/4 - Si vous rencontrez les infid&egrave;les, combattez-les jusqu'&agrave; ce que vous en ayez fait un grand carnage ;  <BR> chargez de cha&icirc;nes les captifs. <BR> ?	Nous connaissons les discours des infid&egrave;les. N'usez point de violence pour leur faire embrasser l'islamisme. <BR> ?	59/7 - Les d&eacute;pouilles enlev&eacute;es sur les Juifs chass&eacute;s de leur forteresse appartiennent &agrave; Dieu et &agrave; son envoy&eacute;  <BR> (Mahomet). <BR> ?	62/2 - C'est Lui (Dieu) qui a usit&eacute;, au milieu d'un peuple aveugle, un ap&ocirc;tre pour lui expliquer la foi...  <BR> avant lui, les Arabes &eacute;taient ensevelis dans de profondes t&eacute;n&egrave;bres. <BR> ?	62/5 - Ceux qui ont re&ccedil;u le Pentateuque (les Juifs) et qui ne l'ont pas observ&eacute; sont semblables &agrave; l'&acirc;ne qui  <BR> porte des livres. <BR> ?	62/6 - O Juifs ! Si vous croyez &ecirc;tre plus chers &agrave; Dieu que le reste des mortels, d&eacute;sirez la mort et montrez que  <BR> vous dites la v&eacute;rit&eacute;. <BR> ?	98/5 - Certainement, les Chr&eacute;tiens, les Juifs incr&eacute;dules et les idol&acirc;tres seront jet&eacute;s dans les brasiers de  <BR> l'enfer. Ils y demeureront &eacute;ternellement. Ils sont les plus pervers des hommes. <P> Ces sentiments, souvent diam&eacute;tralement oppos&eacute;s, comportent au moins un avantage pour les adeptes de l'islam ;  celui de modeler leur attitude envers les Juifs au gr&eacute; des situations. Les grandes analogies doctrinales entre  juda&iuml;sme et islam incitent les musulmans &agrave; la mod&eacute;ration. Nombreuses sont les pratiques   religieuses  fondamentales com-munes  : circoncision, monoth&eacute;isme tr&egrave;s strict, m&ecirc;me restrictions alimentaires et un accord &agrave;  rejeter toute id&eacute;e de divinit&eacute; au J&eacute;sus des chr&eacute;tiens. <P> Il y donc dans le Coran des arguments justifiant n'importe quelle attitude envers les Juifs, depuis une tol&eacute;rance  frisant parfois l'amiti&eacute;, jusqu'&agrave; l'hostilit&eacute; la plus farouche, surtout lorsque, dans des moments de fanatisme  exacerb&eacute;, sont &eacute;voqu&eacute;es les p&eacute;rip&eacute;ties de la mort du proph&egrave;te. <P> Au cours de sa campagne de ralliement dans la ville de Kha&iuml;bar, qui comptait beaucoup de Juifs, ses disciples  donnaient un banquet en l'honneur de Mahomet. Un des mets qu'on lui servit, lui causa des douleurs violentes.  On trouva que le met &eacute;tait empoisonn&eacute;, et rien ne pouvait arr&ecirc;ter son oeuvre. Au paroxysme des douleurs il  pronon&ccedil;a des impr&eacute;cations contre les Juifs, &agrave; la perfidie desquels il dit devoir sa mort ; il s'&eacute;cria : " Que les Juifs  soient maudits de Dieu ". Cette seule phrase constituera la base premi&egrave;re de l'hostilit&eacute; islamique envers le peuple  juif tout entier ; elle deviendra le pendant islamique de l'accusation chr&eacute;tienne de crime de d&eacute;icide. Sans  atteindre l'acuit&eacute; de haine d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e du c&ocirc;t&eacute; chr&eacute;tien, certains passages du Coran, d&eacute;velopp&eacute;s avec emphase et  &eacute;loquence par un imam dans sa mosqu&eacute;e, devant une foule &agrave; l'aff&ucirc;t du moindre signe, peuvent l'enflammer et la  pousser jusqu'au massacre. <P> D'une  mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, si les rapports avec les Juifs ne sont pas troubl&eacute;s par des facteurs d'exception, la  position dict&eacute;e par le Coran est caract&eacute;ris&eacute;e par un m&eacute;pris temp&eacute;r&eacute; de tol&eacute;rance. Sauf motivation d'hostilit&eacute;  ponctuelle, il faut traiter les Juifs avec &eacute;quit&eacute;, ce qui se traduit, dans le droit musulman, par un statut de "prot&eacute;g&eacute;  contre l'animosit&eacute; des fid&egrave;les ", pour lequel l'islam a consacr&eacute; le mot bien sp&eacute;cifique de "dhimmi ". Ce statut  garantit le libre exercice du culte et de tous m&eacute;tiers ou autres activit&eacute;s, contre paiement d'un imp&ocirc;t sp&eacute;cial de  capitation (en arabe " jizya "), d'un autre pour l'entretien de l'arm&eacute;e (cens&eacute;e assurer cette protection), et souvent  de taxes locales arbitraires au gr&eacute; de l'humeur versatile et de la gourmandise de dirigeants ambitieux. <P> Pour des motifs diff&eacute;rents, l'islam reprend au christianisme l'id&eacute;e d'une responsabilit&eacute; collective de tout un  peuple pour les torts attribu&eacute;s &agrave; une poign&eacute;e de Juifs de M&eacute;dine, qui rejet&egrave;rent par un refus les avances de  Mahomet d'adh&eacute;rer &agrave; son mouvement. A l'instar du christianisme et par des proc&eacute;d&eacute;s analogues, quoique moins  cruels, l'islam a contribu&eacute; &agrave; mettre les Juifs au ban de la soci&eacute;t&eacute; jusqu'&agrave; accentuer leur particularisme de peuple  d&eacute;chu. <P> Comme au fil des temps, et au fur et  mesure que s'&eacute;tendait l'empire arabe, il fallait se faire &agrave; l'id&eacute;e d'une  coexistence avec minorit&eacute; tol&eacute;r&eacute;e, que les conqu&eacute;rants arabes rencontraient dans tous les pays envahis - surtout  au Proche-Orient et en Afrique du Nord -, sous les normes dict&eacute;es par le Coran, le deuxi&egrave;me calife Omar (634- 644 s'attacha &agrave; faire codifier les r&egrave;gles devant guider le traitement des dhimmis. S'agissant d'une t&acirc;che  inattendue pour des peuplades issues de la barbarie, il fallut chercher inspiration dans de situations semblables  dans les territoires limitrophes. <P> C'est ainsi que le Code d'Omar comporte beaucoup d'analogie avec les lois anti-juives &eacute;dict&eacute;es par les  empereurs byzantins dans les r&eacute;gions envahies par le d&eacute;ferlement des ordres arabes fanatis&eacute;es. Parmi les normes  intervenant le plus couramment dans la vie quotidienne : <P> ?	Interdiction : de construire de nouvelles synagogues, d'employer des Musulmans d'emp&ecirc;cher la conversion  <BR> d'un Juif &agrave; l'islam ; d'adopter toute appellation ou nom musulman ; de porter des armes ; de monter &agrave; cheval  <BR> ou &agrave; mulet, seul l'&acirc;ne sans selle &eacute;tait permis) ; De construire des habitations et des s&eacute;pultures plus hautes  <BR> que celles des Musulmans ; d'exercer toutes fonctions d'int&eacute;r&ecirc;t public ; d'occuper toutes positions mettant  <BR> des Juifs en &eacute;tat d'autorit&eacute; sur des Musulmans ; de transf&eacute;rer toute propri&eacute;t&eacute; de Juifs d&eacute;c&eacute;d&eacute;s autrement  <BR> qu'en conformit&eacute; avec le droit islamique. <BR> ?	Obligations : de se tenir debout devant un Musulman ; d'h&eacute;berger et de nourrir des voyageurs musulmans au  <BR> moins pendant trois jours ; de porter des v&ecirc;tements. Des chaussures et des coiffures distinguant les Juifs des  <BR> Musulmans, couleur jaune impos&eacute;e aux Juifs (comme chez les Chr&eacute;tiens) ; de porter un signe sp&eacute;cial pour  <BR> entrer au bain public. <P> En fait, bien que le Code d'Omar soit con&ccedil;u indistinctement pour les minorit&eacute;s juives et chr&eacute;tiennes, il ne  s'applique en r&eacute;alit&eacute; qu'aux Juifs seuls, qui ne peuvent se pr&eacute;valoir de la protection d'une patrie propre, alors  que les Etats chr&eacute;tiens, par leur pr&eacute;sence au milieu ou autour de l'empire arabe, peuvent, par la simple menace  de repr&eacute;sailles, commander quelque mod&eacute;ration &agrave; l'&eacute;gard de leurs sujets. <P> Cependant, cela n'emp&ecirc;cha gu&egrave;re, au cours de sept si&egrave;cles de conflits arm&eacute;s entre Chr&eacute;tiens et Arabes -depuis la  naissance de l'empire islamique jusqu'&agrave; la fin des croisades - une succession ininterrompue de conversations  forc&eacute;es dans les deux sens, dont subsistent, encore aujourd'hui, des traces importantes parmi les populations du  Proche-Orient. <P> Malgr&eacute; les foudres du Coran et le Code d'Omar, les relations entre Arabes et Juifs furent assez bonnes &agrave;  l'origine. C'est que, partout o&ugrave; d&eacute;ferlait leur invasion, les Arabes &eacute;taient re&ccedil;us en lib&eacute;rateurs par les  communaut&eacute;s juives, fort importantes &agrave; l'&eacute;poque dans tout le Proche-Orient. Pers&eacute;cut&eacute;s par le christianisme et  les empereurs byzantins, successeurs de Rome, les Juifs connaissaient avec soulagement chez les Arabes une  domination plus cl&eacute;mente, qui se bornait &agrave; les m&eacute;priser et &agrave; les taxer, mais leur laissait le libre exercice du culte  et de toutes activit&eacute;s, n'usant &agrave; leur &eacute;gard d'aucune violence, et surtout ne cherchant point &agrave; les convertir. <P> Aussi, lorsque Omar - le deuxi&egrave;me calife - prit J&eacute;rusalem en d&eacute;molissant l'h&eacute;g&eacute;monie byzantine, les Juifs  manifest&egrave;rent leur joie et furent r&eacute;compens&eacute;s par une tr&egrave;s large tol&eacute;rance. Il en fut ainsi, et m&ecirc;me mieux, en  Espagne en 711, o&ugrave; les Juifs, victimes de pers&eacute;cutions et de bapt&ecirc;mes forc&eacute;s par les Wisigoths christianis&eacute;s, se  jet&egrave;rent au devant des envahisseurs maures. <P> Depuis le triomphe d'Omar, dans la plupart des pays sous h&eacute;g&eacute;monie arabe, une &eacute;troite collaboration -  &eacute;conomique et culturelle - n'allait pas tarder  s'&eacute;tablir entre Musulmans et Juifs. L'exemple le plus significatif  de cette coexistence pacifique nous le trouvons en Espagne sous occupation arabe pendant huit si&egrave;cles, depuis le  d&eacute;barquement &agrave; Gibraltar en 711, &agrave; travers une longue progression atteignant son apog&eacute;e en 1037, et p&eacute;riclitant  jusqu'&agrave; la chute du dernier bastion arabe &agrave; Grenade en 1492. <P> C'est en Espagne, &agrave; la faveur d'une large prosp&eacute;rit&eacute; &eacute;conomique, encore inconnue ailleurs en Europe, qu'une  symbiose jud&eacute;o-arabe op&eacute;ra une v&eacute;ritable r&eacute;volution culturelle dans le monde. Les califes de Cordoue, de Tol&egrave;de  et de Grenade sont partout entour&eacute;s de l'&eacute;lite intellectuelle juive, qu'ils encouragent d'une g&eacute;n&eacute;reuse  munificence. Dans cette atmosph&egrave;re faste, la culture jud&eacute;o-arabe se r&eacute;pandra, aussi bien en p&eacute;ninsule ib&eacute;rique  que dans tout le Sud de la France et surtout de l'Italie.  Ma&iuml;monide, Shlomo ibn  Gabirol, Yehouda Halevy,  Hasda&iuml; Grescas, Abraham ibn Doud et tant d'autres - philosophes, astronomes, math&eacute;maticiens, m&eacute;decins - y  trouveront un terrain fertile, non seulement pour propager la culture juive - biblique et talmudique -, mais aussi  pour inspirer et susciter par leur savoir un renouveau culturel sur tout le sud de l'Europe, et surtout favoriser  l'&eacute;closion de ce vaste mouvement que fut la Renaissance italienne.  <P> C'est aussi &agrave; partir de l'Espagne sous h&eacute;g&eacute;monie arabe, que se diffusera le grand courant mystique de la Cabale,  interpr&eacute;tation secr&egrave;te et transcendante des livres sacr&eacute;s par une &eacute;lite avec initiation, qui a donn&eacute; lieu &agrave; une  abondante litt&eacute;rature. Son oeuvre essentielle - le Zohar - semble avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;e en Espagne eu 13&egrave;me si&egrave;cle, en  grande partie par le cabaliste Mo&iuml;se de L&eacute;on, d'apr&egrave;s l'oeuvre attribu&eacute;e au c&eacute;l&egrave;bre rabbi Simeon bar Yoha&iuml; (2&egrave;me  si&egrave;cle). <P> L'euphorie de la symbiose jud&eacute;o-arabe, sans pareille dans l'histoire, fut assombrie par les hordes des  Almohades, secte fanatique issue de tribus berb&egrave;res des plateaux de l'Atlas au Maroc au d&eacute;but du 12&egrave;me si&egrave;cle.  Sous la conduite d'un int&eacute;griste puritain nomm&eacute; Ibn Tumart, ils furent soutenus par les masses populaires  mis&eacute;rables, exacerb&eacute;es par les famines fr&eacute;quentes qui ravageaient la r&eacute;gion. En bien peu de temps, ce fut un raz- de-mar&eacute;e sur tout le Maghreb, et ensuite sur l'Espagne musulmane. <P> Pouss&eacute;s par une ambition de ce qu'ils appelaient "la purification de l'islam, les Almohades mirent les Juifs  d'Espagne et du Maroc devant l'alternative de se convertir ou de quitter ces pays. Ce fut  le d&eacute;sarroi dans toutes  les communaut&eacute;s ; la plupart pr&eacute;f&eacute;r&egrave;rent partir, dont Ma&iuml;monide qui se r&eacute;fugia au Caire ; d'autres firent un  simulacre de conversion (comme les marranes en Espagne plus tard), en attendant des temps meilleurs. <P> A la faveur de rivalit&eacute;s internes, et sous le harc&egrave;lement des souverains chr&eacute;tiens de Castille, de Navarre et  d'Aragon, &agrave; la t&ecirc;te de leurs arm&eacute;es, les Almohades furent contraints de quitter l'Espagne apr&egrave;s la d&eacute;b&acirc;cle subie &agrave;  la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212. <P> Cette date marque le d&eacute;but du d&eacute;clin de l'empire arabe. Chass&eacute;s d'Espagne et d'Italie, ils se trouvaient, en m&ecirc;me  temps, submerg&eacute;s dans leurs propres bastions par de nouveaux conqu&eacute;rants : les Turcs seldjoukides. Venant de  l'Asie Centrale, ils d&eacute;ferlaient sur l'Anatolie, chassant progressivement les Byzantins, et, en peu de temps,  poussaient leur invasion sur tout le Proche-Orient, pour implanter ce qui devait devenir le puissant Empire  ottoman. <P> <P> <H2>L'Emancipation du Dhimmi</H2>  Ce bref survol de la vie juive dans les pays de la diaspora orientale permet une constatation importante. Alors  que dans le monde chr&eacute;tien l'anti-juda&iuml;sme rel&egrave;ve d'une doctrine fond&eacute;e sur des bases dogmatiques ayant des  racines inamovibles dans les textes du Nouveau Testament et solidement consolid&eacute;e et enrichie au cours de  nombreux si&egrave;cles, la contrepartie islamique puise ses motivations dans quelques sentences du Coran, dont on  retient principalement les attitudes versatiles de Mahomet dans ses relations avec son entourage juif. <P> On peut relever que, entre la naissance de l'islam en 622 EC et le d&eacute;but du 20&egrave;me si&egrave;cle, les prescriptions du Code  d'Omar qui en d&eacute;rivent, bien que servant de base pour r&eacute;glementer la vie des Juifs sous son h&eacute;g&eacute;monie, furent  plus ou moins appliqu&eacute;es, souvent dans un esprit de large tol&eacute;rance, parfois m&ecirc;me totalement oubli&eacute;es, dans la  mesure o&ugrave; les relations entre les deux ethnies - tr&egrave;s li&eacute;es par des affinit&eacute;s religieuses, ne subissaient pas de  graves perturbations. <P> Jusqu'au d&eacute;but du 20&egrave;me si&egrave;cle, un modus vivendi, supportable et durable, s'&eacute;tait consolid&eacute; entre Musulmans et  Juifs, et rares &eacute;taient les incidents qui venaient l'alt&eacute;rer. Un &eacute;v&eacute;nement capital pour les Juifs a mis fins &agrave; cette  situation, radicalement dans les pays de langue arabe, et &agrave; de degr&eacute;s d&eacute;croissants d'animosit&eacute; dans d'autres pays  de l'islam. Le d&eacute;veloppement du sionisme et la cr&eacute;ation de l'Etat d'Isra&euml;l, qui en fut l'aboutissement, ont amen&eacute;,  en un premier temps, les pays limitrophes non seulement &agrave; d&eacute;terrer la hache de guerre, mais aussi &agrave; d&eacute;velopper,  parall&egrave;lement, une campagne d'anti-juda&iuml;sme farouche de port&eacute;e universelle, sans pr&eacute;c&eacute;dent dans l'histoire,  touchant tous les Juifs indistinctement. <P> Dans le courant d'hostilit&eacute; que cet &eacute;v&eacute;nement d&eacute;clenchait, il allait de soi que les mesures graves prises contre les  ressortissants Juifs des pays entra&icirc;n&eacute;s dans le conflit, provoquassent leur exode massif ou carr&eacute;ment leur  expulsion. C'est ainsi que, de 1948 &agrave; 1951, environ sept cent mille Juifs quittaient les pays de langue arabe :  Aden, Egypte, Iran, Irak, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie, Y&eacute;men. Ils &eacute;taient, pour la plupart, d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s  enti&egrave;rement de leurs biens. Faute de moyens de subsistance, plus de la moiti&eacute; d'ente eux cherchaient refuge en  Isra&euml;l, tandis que les autres se transf&eacute;raient principalement en France, au Canada et au Br&eacute;sil. <P> Ce grand chambardement ne suffisait pas &agrave; calmer la col&egrave;re des populations autochtones concern&eacute;es. Sous  l'&eacute;gide des autorit&eacute;s religieuses, une vaste campagne &eacute;tait orchestr&eacute;e pour &eacute;tendre l'hostilit&eacute; par le couplage  d'anti-sionisme et d'anti-juda&iuml;sme g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;, le mouvement &eacute;tant renforc&eacute; par deux facteurs politiques : <P> ?	La fanatisation des masses populaires dans des pays profond&eacute;ment sous-d&eacute;velopp&eacute;s contre un ennemi d&eacute;j&agrave;  <BR> entach&eacute; par les pr&eacute;jug&eacute;s d&eacute;rivant du Coran, pour leur faire oublier ou banaliser leurs conditions de vie  <BR> mis&eacute;rables ; <BR> ?	L'emploi de cette arme par des souverains ou des dictateurs dans le but d'affermir leur pouvoir absolu,  <BR> autrement fragile et chancelant sous des r&eacute;gimes arbitraires et corrompus soutenus par la classe religieuse. <P> A cette atmosph&egrave;re d&eacute;j&agrave; lourde de cons&eacute;quence s'ajoute une blessure &eacute;motionnelle profonde. Les d&eacute;faites  inflig&eacute;es aux Etats arabes limitrophes par Isra&euml;l constituent la source d'humiliation la plus profonde que l'islam  n'ait jamais subi depuis sa naissance, surtout venant de ce qui n'&eacute;tait nagu&egrave;re qu'une minorit&eacute; sans d&eacute;fense, aussi  bien parmi les Chr&eacute;tiens que les Musulmans. <P> Pour mobiliser l'opinion publique dans tous les pays islamiques, et accentuer l'animosit&eacute; non seulement contre  Isra&euml;l, mais surtout contre tous les Juifs sans distinction partout dans le monde (en suivant l'exemple consacr&eacute;  par le christianisme sur le principe de la culpabilit&eacute; solidaire), les dirigeants de l'Universit&eacute; Al-Azhar au Caire  convoquaient la 4&egrave;me Conf&eacute;rence de l'Acad&eacute;mie de recherches islamiques en septembre 1968, un an apr&egrave;s la  cuisante d&eacute;faite subie par l'Egypte  et ses alli&eacute;s limitrophes &agrave; la Guerre de six jours. <P> A travers la masse des textes des comptes-rendus, recueillis dans un volume d'un millier de pages, les  d&eacute;l&eacute;gations venues de tous les pays de l'islam,  conduites par 77 ul&eacute;mas, d&eacute;ballent un flot gigantesque d'injures,  ponctu&eacute;es de menaces de punition divine &eacute;ternelle, dirig&eacute;es non pas contre l'Etat d'Isra&euml;l, mais sans distinction  contre tous les Juifs dans tous les pays. <P> Bien que le Coran domine comme source d'inspiration, ces sages ne d&eacute;daignent point de puiser des arguments et  des slogans &agrave; l'anti-juda&iuml;sme doctrinal des p&egrave;res de l'Eglise, d'Edouard Drumont, &agrave; des l&eacute;gendes classiques -  comme celles de meurtre rituel - &agrave; des calomnies rappelant les Protocoles des Sages de Sion, au vocabulaire  raciste de Rosenberg, Goebbels et Hitler, et plus r&eacute;cemment &agrave; celui de la propagande sovi&eacute;tique. Pour ne  ressortir que l'accent des propos de ces &eacute;minents personnages, voici en r&eacute;sum&eacute; un &eacute;chantillonnage de quelques- uns uns parmi les plus pittoresques, group&eacute;s en trois volets : <P> <P> <H3>1er volet</H3>   - D&eacute;formation ou distorsion de l'histoire du juda&iuml;sme - depuis Abraham et &agrave; travers quatre mill&eacute;naires - par une  analyse tendancieuse des textes sacr&eacute;s Juifs : l'Ancien Testament et le Talmud. <P> -	Au premier abord, la cause du comportement malfaisant des Juifs est qu'il leur a &eacute;t&eacute; transmis par leurs  <BR> anc&ecirc;tres. En  fait, c'est leur livre sacr&eacute; (l'Ancien Testament) qui leur enseigne les pires choses. On  <BR> n'imagine jamais que ce livre inculque dans leur esprit des r&egrave;gles de conduite que seul le diable pourrait  <BR> approuver. <BR> -	Dans le pass&eacute;, des catastrophes survirent aux Juifs si fr&eacute;quemment, que seuls &eacute;chapp&egrave;rent &agrave; la destruction  <BR> les prisonniers et les vagabonds. <BR> -	Abraham &eacute;tait un Arabe, qui &eacute;migra avec sa tribu de l'Arabie vers l'Irak, puis au sud en Palestine. Il amena  <BR> son fils Isma&euml;l en Hedjaz, o&ugrave; il posa les fondations de la maison sacr&eacute;e de la Mecque. Abraham n'&eacute;tait ni  <BR> Isra&eacute;lite, puisque Isra&euml;l &eacute;tait son petit-fils, ni Juif, puisque les Juifs descendent de Juda, fils d'Isra&euml;l, et ne  <BR> pouvait pas &ecirc;tre Chr&eacute;tien, puisque J&eacute;sus apparut bien longtemps apr&egrave;s. Donc,  Abraham ne fut ni Juif ni  <BR> Chr&eacute;tien, il fut muslim. <BR> -	Les Isra&eacute;lites, comme il est dit dans le 13&egrave;me volume de la Michn&agrave; ( ?), sanctionnent le meurtre de l'homme  <BR> ignorant. Les commentateurs sont d'avis que les ignorants doivent &ecirc;tre &eacute;ventr&eacute;s comme on &eacute;ventre les  <BR> poissons. <BR> -	Leur livre sacr&eacute;, aussi bien que le Talmud, sont remplis de forfaits, de crimes et d'agissements horribles, qui  <BR> font penser qu'ils ont pleinement m&eacute;rit&eacute; tous les d&eacute;sastres et les afflictions qu'ils ont encourues. <BR> -	Il n'y a qu'un nombre insignifiant de Juifs qui quitt&egrave;rent les pays arabes (depuis le conflit avec Isra&euml;l),  <BR> surtout &agrave; destination du Br&eacute;sil, de l'Argentine, du Canada et d'autres pays occidentaux. Cette migration fut  <BR> encourag&eacute;e par Isra&euml;l, qui pr&eacute;f&egrave;re des Juifs europ&eacute;ens &agrave; ceux des pays arabes, consid&eacute;r&eacute;s comme Juifs de  <BR> deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie, qui doivent s'&eacute;tablir dans des pays occidentaux, acqu&eacute;rir des coutumes modernes, avant  <BR> d'&ecirc;tre dignes d'&ecirc;tre admis en Isra&euml;l. <BR>  <BR> <P> <H3>2&egrave;me volet</H3>   - Partant de distorsions des textes bibliques et de l'histoire, composition d'un tableau faisant appara&icirc;tre les Juifs  comme les &ecirc;tres les plus abjects de l'humanit&eacute;. c'est le cheikh Abdallah-el-Mechad qui, s'inspirant des  vitup&eacute;rations de Mahomet dans le Coran (et apparemment, par leur affinit&eacute;, de celles de l'&eacute;v&ecirc;que Jean- Chrisostome d'Antioche au 4&egrave;me si&egrave;cle) dresse l'inventaire suivant  des iniquit&eacute;s des Juifs : -	D&eacute;sob&eacute;issance &agrave; Dieu - manque de foi en ses proph&egrave;tes, propension &agrave; l'assassinat - parjure, duret&eacute; de coeur  - ergotage et double -face - lutte contre la v&eacute;rit&eacute; et tromperie - hypocrisie - &eacute;go&iuml;sme - propension &agrave;  corrompre autrui - absence de conscience - d&eacute;sir de nuire - ressentiment contre les bienfaits accord&eacute;s &agrave;  autrui- morgue et suffisance - opportunisme et exploitation - tendance &agrave; transgresser la loi - l&acirc;chet&eacute;  ind&eacute;cence dans la parole - avarice - pr&eacute;tention la plus excessive - crainte de la mort - mutilation des livres  sacr&eacute;s.  <BR>  <BR>  <BR>  <BR> De tous cela on d&eacute;duit facilement que les pers&eacute;cutions auxquelles les Juifs ont &eacute;t&eacute; expos&eacute;s dans certains pays  <BR> d'Europe, et en particulier en Allemagne (Holocauste), &eacute;taient dues aux agissements secrets men&eacute;s par des  <BR> magnats Juifs contre les gouvernements &eacute;tablis, ainsi qu'&agrave; leur domination gr&acirc;ce &agrave; leur influence financi&egrave;re et &agrave;  <BR> leurs m&eacute;thodes sournoises, sur les classes sociales des pays o&ugrave; ils vivaient, et enfin &agrave; leur adh&eacute;sion au racisme  <BR> religieux. <BR>  <BR> Toutes ces accusations servent &agrave; d&eacute;montrer l'impossibilit&eacute; de la moindre entente avec les Juifs et justifient  <BR> l'attitude pr&eacute;valant dans les pays musulmans de les traiter en peuple " dhimmi ", tol&eacute;r&eacute; et prot&eacute;g&eacute; contre la  <BR> col&egrave;re des fid&egrave;les (Musulmans). Mais les dirigeants se demandent comment peuvent-ils maintenir leur  <BR> engagement de les prot&eacute;ger, lorsqu'ils ne cessent de violer les devoirs et les obligations les plus &eacute;l&eacute;mentaires  <BR> envers leurs protecteurs. <BR>  <BR>  <BR> <P> <H3>3&egrave;me volet </H3>  <BR> - Ainsi marqu&eacute; comme une tare dangereuse pour toute l'humanit&eacute; (le cheikh Hassan Khald les traitant de  <BR> "chiens de l'humanit&eacute; "), m&eacute;connaissance aux Juifs d'un statut de citoyens &agrave; part enti&egrave;re dans toutes les nations  <BR> et rejet de toute id&eacute;e quelconque d'un Etat juif, au besoin par le "djihad " (guerre saine). <BR>  <BR> Les tares des Juifs leur font m&eacute;riter la haine que leur vouent et les pers&eacute;cutions que leur infligent tous les peuples  <BR> parmi lesquels ils ont v&eacute;cu. C'est pourquoi, les Juifs sont condamn&eacute;s &agrave; errer pour l'&eacute;ternit&eacute;, comme des  <BR> vagabonds sans but, tant&ocirc;t tol&eacute;r&eacute;s, tant&ocirc;t pourchass&eacute;s. (En cela, sous une version 20&egrave;me si&egrave;cle, l'islam prend la  <BR> rel&egrave;ve de la mal&eacute;diction du Juif errant que la chr&eacute;tient&eacute; semble vouloir abandonner). <BR>  <BR> Il va de soi que, en vertu de cette condamnation, la solution consistant &agrave; accueillir les Juifs dans un Etat &agrave; eux  <BR> doit &ecirc;tre rejet&eacute;e, puisqu'elle irait &agrave; l'encontre de la condamnation elle-m&ecirc;me. Le sionisme est la m&ecirc;me chose que  <BR> le juda&iuml;sme, puisqu'il  cherche &agrave; atteindre les m&ecirc;me buts de domination mondiale par l'action politique. <BR>  <BR> Apr&egrave;s l'&eacute;norme d&eacute;ballage de haine anti-juive par la Conf&eacute;rence d'Al-Azhar, il est int&eacute;ressant de rappeler un  <BR> principe consolid&eacute; dans l'islam, &eacute;nonc&eacute; par le philosophe arabe Al-Tabarani dans son ouvrage ""Al-Aousat " :  <BR> Le mensonge est un p&eacute;ch&eacute;, sauf quand il sert pour le bien-&ecirc;tre d'un Musulman ou pour le sauver d'un d&eacute;sastre ". <BR>  <BR> Voil&agrave; qui est bien clair et &eacute;difiant, et qui explique un trait dominant de la mentalit&eacute; arabe, surtout en cas de  <BR> conflit ext&eacute;rieur. On est alors amen&eacute; &agrave; se poser cette simple question : o&ugrave; est la v&eacute;rit&eacute; et ou commence le  <BR> mensonge ? En remontant le cours de l'histoire de l'islam, depuis Mahomet &agrave; nos jours, ce qui &eacute;merge tout le  <BR> long c'est la versatilit&eacute; des peuples arabes, l'opportunisme les faisant &eacute;voluer brusquement d'une inimiti&eacute;  <BR> farouche &agrave; une amiti&eacute; d&eacute;bordante. De tels changements ont toujours &eacute;t&eacute; fr&eacute;quents, non seulement envers le  <BR> monde ext&eacute;rieur, mais &eacute;galement et aussi fr&eacute;quemment au sein de l'islam, aujourd'hui entre "fr&egrave;res ", pouvant  <BR> devenir demain des ennemis mortels. Ce trait de leur caract&egrave;re se trouve dans l'esprit m&ecirc;me du Coran, o&ugrave; un  <BR> Janus omnipr&eacute;sent affiche tant&ocirc;t le visage de la paix, tant&ocirc;t celui de la guerre, face au m&ecirc;me interlocuteur, en  <BR> l'occurrence le peuple juif. <BR>  <BR> Alors que jusqu'au d&eacute;but du si&egrave;cle l'anti-juda&iuml;sme islamique semblait s'estomper, gr&acirc;ce &agrave; l'&eacute;volution sociale et  <BR> &eacute;conomique des masses dans plusieurs pays, un &eacute;v&eacute;nement majeur - la restauration d'Isra&euml;l - est venue le  <BR> raviver, en lui donnant une ampleur internationale jamais connue auparavant, surtout  par sa mise &agrave; la remorque  <BR> du conflit arabo-isra&eacute;lien. En effet, depuis 1948 on assiste &agrave; des manifestations d'hostilit&eacute;, voire m&ecirc;me &agrave; des  <BR> attentats de plu en plus meurtriers contre des organisations juives, allant jusqu'&agrave; incendier de synagogues, dans  <BR> les conditions les plus l&acirc;ches. <BR>  <BR> La publication et une large diffusion de protocoles de la 4&egrave;me   Conf&eacute;rence islamique marque le d&eacute;marrage  <BR> d'une vaste campagne de propagande dirig&eacute;e contre le juda&iuml;sme dans le monde sans discrimination, comme base  <BR> incontournable de tout le conflit, ne laissant appara&icirc;tre le probl&egrave;me isra&eacute;lien que comme un corollaire et une  <BR> exemplarit&eacute; d&eacute;monstrative d'une haine qui couve depuis le temps de Mahomet. <BR>  <BR> Sur cette plate forme s'organise un immense r&eacute;seau d'information aliment&eacute; par des contributions financi&egrave;res  <BR> plantureuses provenant  principalement des pays arabes producteurs de p&eacute;trole - Arabie Saoudite en t&ecirc;te -, et  <BR> encadr&eacute; de personnel chevronn&eacute; form&eacute; &agrave; bonne &eacute;cole en Egypte et au Liban. <BR>  <BR> Il va de soi que c'est aux Etats Unis que se concentre la premi&egrave;re &eacute;tape de cette gigantesque entreprise dans deux  <BR> directions : l'ONU, o&ugrave; le clan arabe jouit d'une majorit&eacute; permanente qui p&egrave;se sur la politique mondiale dans le  <BR> conflit ; la communaut&eacute; juive am&eacute;ricaine, voie la plus appropri&eacute;e pour accentuer la pression sur les dirigeants  <BR> isra&eacute;liens. <BR>  <BR> Parall&egrave;lement, une propagande insidieuse se d&eacute;veloppe par la presse &agrave; sensation, soutenue par des journalistes  <BR> d'envergure internationale et par des personnalit&eacute;s politiques que les sympathies financi&egrave;res des potentats du  <BR> p&eacute;trole ne laissent gu&egrave;re indiff&eacute;rents. <BR>  <BR> On voit bien les r&eacute;sultats de cette action dans l'opinion un peu partout, particuli&egrave;rement en Europe et surtout en  <BR> France. Les messages de haine anti-juive  diffus&eacute;s par les capitales arabes re&ccedil;oivent un accueil largement  <BR> favorable, non seulement parmi les masses populaires, facilement versatiles, mais aussi dans les milieux  <BR> intelectuels, o&ugrave; on n'h&eacute;site pas &agrave; diaboliser Isra&euml;l, en montrant du doigt ses dirigeants comme des bourreaux, et  <BR> automatiquement le juda&iuml;sme mondial avec son soutien inconditionnel. <BR>  <BR> Cependant, tout cet &eacute;chafaudage ne peut servir, &agrave; lui seul qu'&agrave; entretenir la pol&eacute;mique dans les chancelleries et &agrave;  <BR> enliser dans les m&eacute;andres sans issue les motions &eacute;labor&eacute;es par le lobby arabe &agrave; l'ONU, sans que cela entame en  <BR> rien la d&eacute;termination des Isra&eacute;liens &agrave; consolider leurs positions. <BR>  <BR> L'exasp&eacute;ration que suscite cet enlisement renforce le clan des extr&eacute;mistes de tous bords et les encourage &agrave;  <BR> poursuivre la lutte arm&eacute;e. Mais par les &eacute;checs humiliants subis par les arm&eacute;es arabes sur les champs de bataille,  <BR> les organisations terroristes ont acquis la conviction de leur impuissance face &agrave; la forteresse isra&eacute;lienne. Cela les  <BR> am&egrave;ne &agrave; organiser la lutte clandestine contre des organisations communautaires juives hors d'Isra&euml;l, dans des  <BR> pays de leur plus importante implantation, par les moyens les plus l&acirc;ches. <BR>  <BR> C'est une transposition d'un pr&eacute;c&eacute;dent historique. Comme nagu&egrave;re encore, et depuis deux mill&eacute;naires, la  <BR> chr&eacute;tient&eacute; faisait peser la culpabilit&eacute; du "crime de d&eacute;icide " solidairement sur tous les Juifs partout dans le  <BR> monde, l'islam fait de m&ecirc;me en transposant son anti-sionisme sur un anti-juda&iuml;sme g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;, en s'appuyant sur  <BR> le Coran et le Code d'Omar. <BR>  <BR> Cette situation peut durer encore de nombreuses ann&eacute;es. Elle pourrait s'att&eacute;nuer et m&ecirc;me dispara&icirc;tre en deux  <BR> temps. D'abord, dans un avenir rapproch&eacute;, par une solution du conflit isra&eacute;lo-palestinien ; ensuite, &agrave; long terme,  <BR> &agrave; la faveur d'une coexistence pacifique intime des ennemis r&eacute;concili&eacute;s, par une &eacute;volution &eacute;conomique, sociale et  <BR> intellectuelle de la population palestinienne.  <BR>  <BR>  <BR> <em>Les versets du Coran cits par l'auteur proviennent de la traduction du livre  saint de l'Islam, faite par Savary, et publie par les ditions Garnier Paris,  1958.</em><BR>   <BR>  <BR>  <BR> <P> <FONT SIZE=-1><A HREF="index.html">Retour au sommaire</A></FONT> <P> <HR WIDTH="100%"> <CENTER><B><FONT SIZE=-1>- Copyright &copy; 2001: Mo&iuml;se Rahmani -</FONT></B></CENTER> </BODY> </HTML> 
