<HTML> <HEAD> <TITLE>Lieux pittoresques : Montpellier (H&eacute;rault)</TITLE>  <META HTTP-EQUIV="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <META HTTP-EQUIV="Content-language" CONTENT="FR-EN-US-DE-SP-IT"> <META NAME="author" content="E-PROD"> <META HTTP-EQUIV="Reply-to" CONTENT="info@e-prod.com"> <META NAME="description" content="Guide des lieux pittoresques de France"> <META NAME="keywords" content="Biarritz, Pyrnes-Atlantiques, bains de mer, station balnaire, france, rgions, dpartements, villes, villages, bourgs, chteaux, communes, lieux, pays, cantons, coins, insolites, pittoresques, voyage, tourisme, histoire, gographie"> <META NAME="expires" CONTENT="never"> <META NAME="rating" CONTENT="general"> <META NAME="Subject" content="france, guides, tourisme, lieux, rgions, rgional, histoire, gographie, culture"> <META NAME="ROBOTS" CONTENT="index,follow,all">  <LINK HREF="../fp.css" REL="stylesheet" TYPE="text/css">  <SCRIPT language="JavaScript">  function NoError() { return true } window.onerror=NoError  if (parent.frames.length!=4) { Accueil = "lieux/25" window.open("http://www.france-pittoresque.com/indexredir.htm","FP") }  </SCRIPT>  </HEAD>  <BODY bgcolor="white" background="../fond.gif" text="black" link="#C95F0E" vlink="#CF9606" alink="gray" topmargin=0 leftmargin=0 marginleft=0 marginright=0 marginwidth=0 marginheight=0>  <SCRIPT language="JavaScript" SRC="../publicite.js"></SCRIPT>  <script language="JavaScript"> parent.Portail() if(document.getElementById) document.write('<DIV class=popper id=topdeck></DIV>'); </SCRIPT> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript" SRC="../menu.js"></SCRIPT>  <TABLE cellspacing="0" cellpadding="0" border=0 width=720> <TR><TD colspan="4"><img src="transp.gif" width=1 height=6></TD></TR> <TR valign="top"> <TD rowspan="4"><img src="transp.gif" width=15 height=1></TD> <TD rowspan="3" background="../fond2.gif"><img src="../hauttab.gif" width=150 height=1><br> <SCRIPT language="JavaScript" SRC="archives.js"></SCRIPT> </TD> <TD rowspan="4"><img src="transp.gif" width=15 height=1></TD> <TD> <table cellspacing="0" cellpadding="8" border=0><tr> <td><img src="lieux2.gif" width=153 height=169></td> <td class="pitto6"><div align="center"><img src="lieux.gif" width=200 height=65 alt="Lieux charg&eacute;s d'histoire. Villes, villages, r&eacute;gions, d&eacute;partements, ch&acirc;teaux, moulins"></div> <p><span class="chro">U</span>ne rubrique qui vous invite &agrave; d&eacute;couvrir les origines et l'histoire de nos <b>villes, villages, r&eacute;gions, ch&acirc;teaux, chapelles, moulins, &eacute;glises</b>, etc., &agrave; travers des chroniques et r&eacute;cits des si&egrave;cles pass&eacute;s...</p> </td> </tr> </table> </TD> </TR>  <TR><TD> <table cellspacing="0" cellpadding="5" border=0><tr> <td align="center" class="pitto6"><img src="transp.gif" width=350 height=1><br> <span class="chro">MONTPELLIER (H&eacute;rault)</span><br> <i>(D'apr&egrave;s un article paru en 1848)</i> </td> <td align="center"><img src="transp.gif" width=170 height=1><br> 	<table cellspacing="1" cellpadding="0" border=0 bgcolor="#F7E6B8" width=160><tr><td bgcolor="#FFF7E9"><img src="transp.gif" width=1 height=6><br><img src="../archives.gif" width=149 height=22><br> <table cellspacing="0" cellpadding="3" border=0 width="100%"> <tr><td align="center" class="pitto1">de la rubrique <i>Lieux</i>&nbsp;?<br><img src="transp.gif" width=1 height=2><div align="center"><span class="pitto4">&nbsp;&#91;<a href="archives.htm"><font color="white">Cliquez ici&nbsp;!</font></a>&#93;&nbsp;</span></div></td></tr></table> </td></tr></table> </td> </tr> </table> </TD> </TR>  <TR><TD class="pitto6"> <p><span class="chro">M</span>ontpellier, que nos vieux chroniqueurs appellent <i>Mons Puellarum</i> et <i>Mons Pessulanus</i> ou <i>Pessulus</i>, et qui, apr&egrave;s avoir fait partie du Bas-Languedoc, est aujourd'hui chef-lieu du d&eacute;partement de l'H&eacute;rault, fut d'abord compris dans la Septimanie, dont le nom caract&eacute;ristique avait &eacute;t&eacute; substitu&eacute; par les Wisigoths &agrave; celui de premi&egrave;re Narbonnaise.</p>  <p><span class="chro">O</span>n ne fait point remonter l'origine de cette ville au del&agrave; du huiti&egrave;me si&egrave;cle. Humble village &agrave; cette &eacute;poque, Montpellier tira son accroissement de la d&eacute;cadence de trois villes voisines, Substantion dont il d&eacute;pendait, Maguelonne et Melgueil. D&eacute;truite en 737 par Charles Martel, Maguelonne voit ses habitants se r&eacute;fugier les uns &agrave; Montpellier, les autres &agrave; Substantion. Parmi ces derniers figuraient l'&eacute;v&ecirc;que et le comte de Maguelonne, qui ajout&egrave;rent &agrave; leur titre le nom du lieu o&ugrave; ils s'&eacute;taient retir&eacute;s. Mais bient&ocirc;t une lutte d'autorit&eacute; s'engagea, et le comte, abandonnant Substantion &agrave; l'&eacute;v&ecirc;que, alla fonder &agrave; Melgueil une maison qui se soutint environ deux si&egrave;cles, et dont les biens, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; transmis, faute d'h&eacute;ritiers m&acirc;les, aux B&eacute;renger de Barcelone, aux Pelet, seigneurs d'Alais, et aux comtes de Toulouse, &eacute;churent enfin aux mains des &eacute;v&ecirc;ques de Maguelonne.</p>  <p><table cellspacing="0" cellpadding="3" border=0><tr> <td class="pitto6"><img src="transp.gif" width=200 height=1 alt=""><br> <span class="chro">D</span>&eacute;j&agrave;, en 1037, un de ceux-ci, non content de voir l'autorit&eacute; eccl&eacute;siastique dominer sans rivale &agrave; Substantion, avait relev&eacute; les murs de Maguelonne, et y avait fix&eacute; sa demeure&nbsp;; mais les fi&egrave;vres que propageaient les eaux de l'&eacute;tang au milieu duquel cette ville &eacute;tait assise, furent un obstacle insurmontable &agrave; sa r&eacute;surrection totale, et lorsque l'&eacute;v&ecirc;ch&eacute;, dont elle &eacute;tait redevenue le si&egrave;ge, eut &eacute;t&eacute; en 1536 transport&eacute; &agrave; Montpellier, elle tomba d'elle-m&ecirc;me en ruines. Mieux post&eacute;s pour se maintenir dans le haut rang que leur assignait la hi&eacute;rarchie f&eacute;odale, Substantion et Melgueil n'en sembl&egrave;rent pas moins avoir pour unique but l'&eacute;l&eacute;vation de Montpellier. </td> <td> 	<table cellspacing="0" cellpadding="5" border=0><tr align="center"><td><img src="img/25.gif" width=273 height=208></td></tr><tr><td align="center"><font face="Arial" color="#3366CC" size=-2>Vue de Montpellier</font></td></tr></table> </td> </tr></table></p>  <p><span class="chro">E</span>n 975, deux filles de la maison de Substantion firent donation de leurs biens &agrave; Ricuin, &eacute;v&ecirc;que de Maguelonne, qui, &agrave; son tour, inf&eacute;oda Montpellier &agrave; Guillaume, un des vassaux du comte de Melgueil. Ricuin se r&eacute;serva toutefois pour lui et pour ses successeurs la partie de cette ville que l'on nommait Montpellier.</p>  <p><span class="chro">E</span>nviron un si&egrave;cle et demi apr&egrave;s cette inf&eacute;odation, Raymond, comte de Melgueil, mariait sa fille &agrave; Guillaume&nbsp;IV, seigneur de Montpellier, et lui c&eacute;dait pour un temps le droit de battre monnaie. M&ecirc;me cession &eacute;tait faite, en 1204, au seigneur et aux douze consuls de cette ville par Guillaume Raymond, &eacute;v&ecirc;que de Maguelonne et comte de Melgueil. Montpellier avait acquis alors presque tout son d&eacute;veloppement.</p>  <p><span class="chro">L</span>'histoire de cette ville, depuis 975 jusqu'&agrave; 1789, peut se diviser en quatre &eacute;poques. Du dixi&egrave;me si&egrave;cle au douzi&egrave;me si&egrave;cle, Montpellier s'&eacute;tend et s'affermit. Au milieu des conflits de juridiction qui mettent aux prises les seigneurs dont il rel&egrave;ve, et les suzerains eccl&eacute;siastiques auxquels l'autorit&eacute; s&eacute;culi&egrave;re doit hommage, il s'essaye aux libert&eacute;s municipales dont il trouve l'exemple et la pratique &agrave; Marseille, &agrave; Arles, &agrave; N&icirc;mes et &agrave; Narbonne.</p>  <p><table cellspacing="0" cellpadding="3" border=0><tr> <td> 	<table cellspacing="0" cellpadding="5" border=0><tr align="center"><td><img src="img/25b.gif" width=265 height=179></td></tr><tr><td align="center"><font face="Arial" color="#3366CC" size=-2>La place du Peyrou, &agrave; Montpellier, au XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle</font></td></tr></table> </td> <td class="pitto6"><img src="transp.gif" width=200 height=1 alt=""><br> <span class="chro">D</span>u douzi&egrave;me si&egrave;cle au seizi&egrave;me si&egrave;cle, il marche de pair avec ces quatre cit&eacute;s. Pas plus qu'elles, sans doute, il ne put &eacute;viter le contre-coup des &eacute;v&eacute;nements qui agit&egrave;rent la France durant cette longue p&eacute;riode. Il paya son tribut aux croisades, &agrave; la guerre des Albigeois, aux terribles luttes de la France avec l'Angleterre. A plusieurs reprises il fut d&eacute;cim&eacute; par la peste&nbsp;; mais ces rudes &eacute;preuves, loin de l'abattre, l'excit&egrave;rent &agrave; de plus grands efforts&nbsp;; et, au moment o&ugrave; les guerres civiles du seizi&egrave;me si&egrave;cle vinrent le mettre &agrave; deux doigts de sa perte, il poss&eacute;dait une &eacute;cole de m&eacute;decine qui depuis trois cents ans, ne cessait de jeter le plus vif &eacute;clat, et il &eacute;tait devenu l'entrep&ocirc;t d'un commerce qui d&eacute;j&agrave;, en 1173, faisait l'&eacute;tonnement du c&eacute;l&egrave;bre rabbi Benjamin de Tudela. </td> </tr></table></p>  <p><span class="chro">E</span>n 1204, les rois d'Aragon avaient usurp&eacute; la seigneurie de Montpellier et fait br&egrave;che, un instant, &agrave; l'unit&eacute; future de la France. Mais, par une rencontre singuli&egrave;re, ce fut un &eacute;v&ecirc;que de Maguelonne qui, en c&eacute;dant Montpellieret &agrave; Philippe le Bel, rattacha ainsi la seigneurie de Montpellier &agrave; la couronne de nos rois. Un demi si&egrave;cle apr&egrave;s, Jayme&nbsp;III, titulaire de ce fief, le vendit &agrave; Philippe&nbsp;VI. C&eacute;d&eacute;, repris, puis restitu&eacute; par Charles&nbsp;V &agrave; Charles le Mauvais, roi de Navarre, Montpellier fut r&eacute;uni d&eacute;finitivement &agrave; la France en 1378.</p>  <p><span class="chro">D</span>u seizi&egrave;me si&egrave;cle au dix-septi&egrave;me si&egrave;cle, cette cit&eacute;, nous l'avons dit, fut la proie des guerres civiles. Les calvinistes y &eacute;tablirent une sorte de r&eacute;publique, et, apr&egrave;s s'&ecirc;tre un instant soumis &agrave; Henri&nbsp;IV, ils reprirent les armes &agrave; sa mort. Un si&egrave;ge long et sanglant rendit Louis&nbsp;XIII ma&icirc;tre de Montpellier.</p>  <p><table cellspacing="0" cellpadding="3" border=0><tr> <td class="pitto6"><img src="transp.gif" width=200 height=1 alt=""><br> <span class="chro">I</span>ci se termine l'existence purement individuelle de cette ville. N'oublions pas, cependant, que jusqu'&agrave; la R&eacute;volution fran&ccedil;aise elle fut le si&egrave;ge des &Eacute;tats du Languedoc. Elle est b&acirc;tie sur un plateau que domine la montagne de Saint-Loup et au bas duquel coule une petite rivi&egrave;re, le Lez, dont les eaux navigables vont grossir l'&eacute;tang de Thau. Montpellier est &agrave; huit kilom&egrave;tres de la M&eacute;diterran&eacute;e. Il communique &agrave; cette mer par le Lez et par le port de Cette. Un chemin de fer l'unit en outre &agrave; cette derni&egrave;re ville. </td> <td> 	<table cellspacing="0" cellpadding="5" border=0><tr align="center"><td><img src="img/25c.gif" width=265 height=182></td></tr><tr><td align="center"><font face="Arial" color="#3366CC" size=-2>Le Jardin des plantes, &agrave; Montpellier, au XIX<sup>e</sup> si&egrave;cle</font></td></tr></table> </td> </tr></table></p>  <p><span class="chro">L</span>es rues de Montpellier sont &eacute;troites, escarp&eacute;es et tortueuses&nbsp;; mais les maisons, presque toutes de pierres de taille, sont d'un bel aspect. Du reste, aucun &eacute;difice public n'attire bien vivement les yeux. Seule, la promenade du Peyrou est digne de toute l'admiration du voyageur. Des balustrades qui l'entourent, les regards se prom&egrave;nent sur l'&eacute;tang de Maguelonne, sur la mer et sur les campagnes environnantes dont les beaut&eacute;s m&acirc;les et nobles ne le c&egrave;dent peut-&ecirc;tre pas &agrave; celles du Dauphin&eacute; ni m&ecirc;me &agrave; celles de l'Italie.</p>  <p><span class="chro">P</span>armi les hommes remarquable que cette Ville a vus na&icirc;tre on peut citer&nbsp;: la Peyronie, fondateur de l'Acad&eacute;mie de chirurgie de Paris&nbsp;; le peintre S&eacute;bastien Bourdon, Barthez, c&eacute;l&egrave;bre m&eacute;decin du dix-huiti&egrave;me si&egrave;cle&nbsp;; Vien, le ma&icirc;tre de David&nbsp;; le chimiste Chaptal, et le po&egrave;te Roucher, qui monta sur l'&eacute;chafaud avec Andr&eacute; Ch&eacute;nier.</p> </TD> </TR>  <TR> <TD valign="bottom" background="../fond2.gif"><img src="../lignetab.gif" width=150 height=1></TD> <TD align="center" class="pitto1"> &nbsp;<br> <table cellspacing="1" cellpadding="0" border=0 bgcolor="#F7E6B8" width=160><tr valign="top"><td bgcolor="#FFF7E9"><img src="transp.gif" width=1 height=6><br><img src="../archives.gif" width=149 height=22><br> 	<table cellspacing="0" cellpadding="3" border=0 width="100%"> <tr><td align="center" class="pitto1">de la rubrique <i>Lieux</i>&nbsp;?<br><img src="transp.gif" width=1 height=2><div align="center"><span class="pitto4">&nbsp;&#91;<a href="archives.htm"><font color="white">Cliquez ici&nbsp;!</font></a>&#93;&nbsp;</span></div></td></tr> 	</table> </td></tr></table></p>  <p><span class="pitto1"><a href="#top">&#91;Haut de page&#93;</a>&nbsp;<a href="../accueil.htm">&#91;Accueil&#93;</a></span><br>&nbsp;</p>  </TD> </TR>  </TABLE>  <SCRIPT language="JavaScript"> parent.Pub() </SCRIPT>  </BODY> </HTML> 
