<HTML> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=ISO-8859-1"> <HEAD> <TITLE>Cercle Zetetique : Un Poltergeist a Montpellier ?</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#EEEEEE" BACKGROUND="images/z_fond.gif" LINK="#FF0000" VLINK="#FF0000" TEXT="#000000"> <TABLE> <TR WIDTH=100%> <TD><IMG SRC="images/marge.gif" WIDTH=64 HEIGHT=1 BORDER=0> </TD> <TD> <P> <TABLE> <TR WIDTH=100%> <TD> <A HREF="cz.html"><IMG SRC="images/z_logo1.jpg" ALT="Cercle Zetetique" BORDER=0 WIDTH=200 HEIGHT=279></A> </TD> <TD> <P> <H2> Un Poltergeist &agrave; Montpellier&nbsp;? </H2> </P> <P> par Jacques Exertier et <A HREF="mailto:lpuech@zetetique.ldh.org">Laurent Puech</A> </P> </TD> </TABLE> <HR> <P> <H3>L'histoire et son contexte</H3> </P> <P> 	En juillet 96, Madame X, r&eacute;sidant &agrave; Montpellier, adresse une lettre au Pr&eacute;fet, au Maire de la Ville et au Directeur de l'Office Municipal de HLM. Sa requ&ecirc;te est simple&nbsp;: changer d'appartement au plus vite. Motif&nbsp;: des ph&eacute;nom&egrave;nes paranormaux troublent sa vie et terrifient ses enfants. </P> <P> 	Alert&eacute;s en septembre, nous prenons contact par courrier avec cette personne, qui nous r&eacute;pond vers la mi-octobre (nous aurons plusieurs contacts t&eacute;l&eacute;phoniques et une rencontre entre octobre 96 et janvier 97). Tout va bien, elle a chang&eacute; de domicile, les probl&egrave;mes ont disparu. Elle accepte de nous parler de son histoire. Fort sinc&egrave;re, Madame X cite une liste d'&eacute;venements qui se seraient d&eacute;roul&eacute;s dans l'ancien appartement, de f&eacute;vrier &agrave; aout 96, le plus souvent entre minuit et 3 heures du matin : bruits violents d'origine ind&eacute;finissable (&quot;Comme des coups&quot;), lampes &eacute;lectriques qui s'&eacute;clairent et s'&eacute;teignent seules, t&eacute;l&eacute; et fourneaux &agrave; gaz s'allumant seuls, cha&icirc;nes zappant seules, portes s'ouvrant et claquant, linge projett&eacute; des armoires, armoire se soulevant au-dessus du sol, figures en forme de Diable apparaissant sur le mur, odeurs bizarres, radiateur bouillant au mois de mai, boules de feu contre le mur, portes bloqu&eacute;es myst&eacute;rieusement, lampes grill&eacute;es &agrave; r&eacute;p&eacute;tition, voix parlant une langue inconnue, photo d'un neveu d&eacute;c&eacute;d&eacute; dont le cadre ne cesse de tomber... Elle dit aussi avoir pr&eacute;venu le quotidien Midi Libre qui aurait d&eacute;p&eacute;ch&eacute; &quot;deux sp&eacute;cialistes&quot;. Ils ont pass&eacute; une nuit dans l'appartement, ont vu des choses, dit qu'ils attendaient que l'Office HLM reloge Madame X pour &quot;sortir l'affaire&quot; et qu'il ne fallait pas en parler &agrave; d'autres m&eacute;dias car ils voulaient garder l'exclusivit&eacute;. Madame X parle aussi d'une esp&egrave;ce de mal&eacute;diction datant de 17 ans en arri&egrave;re, du fait que l'Office HLM lui a propos&eacute; un s&eacute;jour loin de Montpellier afin d'&eacute;touffer l'affaire, qu'il y a d'autres appartements hant&eacute;s dans son quartier... Depuis son d&eacute;part de l'appartement &quot;maudit&quot;, il n'y a plus de probl&egrave;me. Les nouveaux locataires sont musulmans. </P> <P> 	Madame X vit seule avec ses 5 enfants, ag&eacute;s de 12-8-7-6 et 2 ans. Elle est sans travail, mais assure son devoir maternel avec fiert&eacute; (elle explique que malgr&eacute; ses probl&egrave;mes financiers, elle a conserv&eacute; la garde de ses petits). Elle est chr&eacute;tienne. Elle regardait l'&eacute;mission Myst&egrave;res lorsqu'elle passait (et serait pr&ecirc;te &agrave; aller y raconter son histoire si elle existait encore), et ses fils de 8 et 12 ans ne ratent aucun &eacute;pisode des X files depuis septembre 1995. A un autre moment, elle dit &quot;c'&eacute;tait comme dans L'exorciste&quot;, un film qui l'a impressionn&eacute;. </P> <P> <H3>Notre enqu&ecirc;te en r&eacute;sum&eacute;</H3> </P> <P> 	Si quasimment tous les ph&eacute;nom&egrave;nes se sont produits dans l'ancien appartement,  un &eacute;pisode du m&ecirc;me type est arriv&eacute; dans le nouveau. Sur celui-l&agrave;, nous avons pu v&eacute;rifier sur pi&egrave;ce. Le 6 janvier 1997, au lendemain de l'&eacute;mission Capital (M6) consacr&eacute;e au paranormal, Madame X nous appelle&nbsp;: &ccedil;a recommence, hier soir, il y a eu un grand coup de vent, mais on n'a rien senti. Par contre, les plantes ont boug&eacute;. Et une t&ecirc;te est apparue sur un poster, c'est mon fils de 8 ans qui l'a d&eacute;couverte. Cette fois, j'ai gard&eacute; le poster pour que vous le voyiez. Rendez-vous est pris pour le samedi suivant. A notre arriv&eacute;e, Madame X sort l'affiche en question. Il s'agit d'une photo noir et blanc de Bob Marley. Sa guitare appuy&eacute;e contre sa veste d&eacute;forme le tissus de cette derni&egrave;re, les plis forment un visage assez correct. Nous la rassurons en lui donant, ainsi qu'&agrave; l'enfant, une explication rationnelle. De m&ecirc;me, nous lui racontons que sur la plan&egrave;te Mars, on a trouv&eacute; une forme ressemblant &agrave; un visage, r&eacute;sultat des hasards de l'&eacute;rosion... De plus, les enfants ont une grande imagination, et sont donc plus &agrave; m&ecirc;me de remarquer des d&eacute;tails qui passent inapper&ccedil;us pour un adulte. Ce poster est en notre possession, la trame apparait clairement et de mani&egrave;re identique sur la partie &quot;t&ecirc;te&quot; comme sur le reste de la photo. Elle est donc bien d'origine. N&eacute;anmoins, nous avons engag&eacute; Madame X &agrave; rechercher un poster identique afin de voir si il comprend aussi cette &quot;t&ecirc;te&quot;. Un nouvel exemplaire de ce poster a &eacute;t&eacute; trouv&eacute; par nos soins le 7 novembre 1997, chez un vendeur ambulant&nbsp;: comme les autres copies pr&eacute;sent&eacute;es, il comporte la fameuse &quot;t&ecirc;te&quot;. Pour ce qui est du &quot;coup de vent&quot;, Madame X dit que les feuilles ont seulement boug&eacute;... </P> <P> 	Pour la premi&egrave;re s&eacute;rie d'&eacute;v&eacute;nements, notre intervention s'&eacute;tant faite a-posteriori, impossible pour nous de v&eacute;rifier sur place quoi que ce soit. Restent les t&eacute;moignages et leurs auteurs. </P> <P> 	Apr&egrave;s lecture de la lettre, nous avons pens&eacute; que la demande de Madame X aupr&egrave;s de l'organisme de logement pouvait correspondre &agrave; une strat&eacute;gie pour obtenir satisfaction rapidemment. Tr&egrave;s vite, cette piste s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &ecirc;tre une impasse. L'appartement &quot;hant&eacute;&quot; venait d'&ecirc;tre investi par la famille (seulement un mois avant les premiers probl&egrave;mes) et repr&eacute;sentait une am&eacute;lioration tr&egrave;s nette par rapport au logement pr&eacute;c&eacute;dent.  </P> <P> 	Nous avons pu recueillir le t&eacute;moignage d'une jeune voisine, qui confirme les dires de Madame X, mais dit n'avoir assist&eacute; qu'&agrave; un ph&eacute;nom&egrave;ne bizarre (portes d'une armoire s'ouvrant et se refermant seules alors que les fen&ecirc;tres sont ouvertes...), mais, en fin d'entretien, elle reconnait la limite de son t&eacute;moignage. Elle pr&eacute;cise que le fils de 8 ans &eacute;tait le plus terroris&eacute;, tandis que celui de 12 ans semblait avoir peur, mais sans plus. Cela nous rappelle que Madame X a pr&eacute;cis&eacute; que la plupart des ph&eacute;nom&egrave;nes se seraient pass&eacute;s dans la chambre des deux grands gar&ccedil;ons (8 et 12 ans) et dans le couloir y menant.  </P> <P> 	Un journaliste de Midi Libre, Jean-Henri Madeleine, a bien pass&eacute; une nuit dans l'appartement (jusqu'&agrave; 4H du matin), mais il n'est pas sp&eacute;cialiste, et n'a assist&eacute; &agrave; rien. Il a par contre d&eacute;conseill&eacute; &agrave; Madame X de contacter l'&eacute;mission Tout est possible de J. L. Morandini... Il voyait trop bien comment on risquait de traiter ce sujet. Il ne fera pas d'article, le seul angle possible &eacute;tant l'ironie, ce qui blesserait Madame X. L'attitude de ce journaliste est une agr&eacute;able surprise, tant les m&eacute;dias sont souvent pr&ecirc;ts &agrave; exploiter tout ce qui touche au paranormal&nbsp;! </P> <P>	 <H3>Notre conclusion</H3> </P> <P> 	Alors, pourquoi sommes-nous sceptiques quand &agrave; la r&eacute;alit&eacute; des faits rapport&eacute;s&nbsp;? </P> <P> 	La quantit&eacute; des manifestations, ainsi que leur diversit&eacute; et l'heure o&ugrave; ils se produisaient (autour de minuit)&nbsp;: on retrouve l&agrave; nombre d'&eacute;l&eacute;ments fantastiques, voire l&eacute;gendaires. De plus, la liste est tellement compl&egrave;te qu'elle ressemble &agrave; un inventaire quasi-exhaustif des ph&eacute;nom&egrave;nes de hantise, &agrave; tel point qu'une telle concentration ne s'est peut-&ecirc;tre jamais vue dans les t&eacute;moignages pr&eacute;cedents de &quot;poltergeist&quot;. </P> <P> 	Autre &eacute;l&eacute;ment de doute, la personnalit&eacute; de Madame X. D'abord sa difficult&eacute; &agrave; maintenir une m&ecirc;me version des faits. Nombre de descriptions de scenes, dans leur ampleur, chronologie et d&eacute;roulement, se sont modifi&eacute;es &agrave; chaque contact t&eacute;l&eacute;phonique (l'exemple le plus marquant est celui de la description apocalyptique fa&icirc;te autour de &quot;l'apparition&quot; de la &quot;t&ecirc;te&quot; sur le poster, et la r&eacute;alit&eacute; du ph&eacute;nom&egrave;ne...). De m&ecirc;me, les noms des personnes ext&eacute;rieures ou des t&eacute;moins pr&eacute;sents changent r&eacute;guli&egrave;rement. On note aussi une forte tendance &agrave; en rajouter (rappel pour donner des d&eacute;tails suppl&eacute;mentaires et non-divulgu&eacute;s jusqu'alors; augmentation quantitative des cas de poltergeist dans son histoire, puis dans son entourage (&quot;j'ai une amie qui a eu une histoire pareille il y a quelques ann&eacute;es...&quot;), puis son quartier (il se passerait des choses du m&ecirc;me type dans de nombreux appartements, mais on &eacute;ttoufe l'affaire...)...Exag&eacute;rations diverses (par exemple celle du &quot;cadre qui n'arr&eacute;tait pas de tomber&quot;. Quand nous lui demandons une estimation du nombre de chutes, Madame X r&eacute;pond 2...), et &agrave; m&eacute;diatiser l'affaire. A ce sujet, le fait que Midi Libre n'ait pas sorti d'article a fortement d&eacute;&ccedil;u Madame X. D'autre part, Madame X interpr&ecirc;te tous les &eacute;l&eacute;ments de l'affaire dans le sens du myst&egrave;re. Quel qu'il soit, il devient une preuve de plus qu'il s'est pass&eacute; quelque chose d'anormal. L'exemple le plus flagrant est sans doute celui des locataires pr&eacute;c&eacute;dents&nbsp;: l'office HLM, suite &agrave; une demande de Madame X, a expliqu&eacute; qu'ils avaient quitt&eacute;s l'appartement de fa&ccedil;on rapide car le mari &eacute;tait mut&eacute; loin de Montpellier. Mais Madame X a appris que ses pr&eacute;decesseurs habitent encore &agrave; Montpellier&nbsp;! Nous lui avons pr&eacute;cis&eacute; que l'argument de la mutation constitue un moyen de b&eacute;n&eacute;ficier d'un pr&eacute;avis raccourci afin de quitter un appartement  (un mois au lieu de trois...). </P> <P> 	Enfin, la pr&eacute;carit&eacute; des conditions de vie, ainsi que les tensions affectives des enfants ne sont pas &agrave; sous-estimer dans cette histoire. </P> <P> 	De plus, il existe un attrait pour le paranormal dans la famille. Certes, cela ne semble pas &ecirc;tre un sujet d'int&eacute;ret majeur, mais on voit &agrave; travers le suivi des &eacute;missions Myst&egrave;res pour la m&egrave;re, et X-files pour les enfants (qui sont tr&egrave;s impressionables &agrave; cet &acirc;ge), un interet particulier pour ces questions. Ajoutons que Madame X avait dans son entourage un ami &quot;m&eacute;dium&quot; qui semble avoir jou&eacute; un r&ocirc;le non-n&eacute;gligeable dans la structuration de l'histoire (il a parl&eacute; de mal&eacute;diction, de mauvaises &eacute;nergies venant du pass&eacute;...). Madame X s'est f&acirc;ch&eacute;e avec cette personne le jour o&ugrave; elle a fait des exp&eacute;riences &eacute;sot&eacute;riques sur son fils de 8 ans. </P> <P> 	Il existe aussi des raisons de supposer que le fils de 12 ans puisse avoir jou&eacute; un r&ocirc;le particulier. Si nous acceptons comme vrai les r&eacute;cits suivant, le linge projett&eacute; du dessus des armoires, les radiateurs br&ucirc;lants (alors que l'allumage de la chaudi&egrave;re est plac&eacute; en hauteur), la t&eacute;l&eacute; allum&eacute;e &quot;toute seule&quot; en pleine nuit (Madame X. signale qu'avant ces histoires, son fils, profitant du sommeil de toute la famille, revenait voir la t&eacute;l&eacute; en cachette), le fait que la plupart des &eacute;v&eacute;nements se passaient dans le couloir menant &agrave; la chambre des deux enfants les plus ag&eacute;s... alors, il faut une certaine taille et une certaine force, que seuls l'enfant de 12 ans et sa m&egrave;re, poss&egrave;dent. Impossible cependant de conclure &agrave; quoi que ce soit. </P> <P> 	Notons que la plupart des ph&eacute;nom&egrave;nes ne d&eacute;fient pas les lois de la physique. L'extraordinaire proviendrait alors de la fa&ccedil;on dont ils ont &eacute;t&eacute; engendr&eacute;s. Il n'est pourtant pas interdit d'avancer des hypoth&egrave;ses rationnelles pour un certain nombre des &eacute;v&eacute;nements&nbsp;: courants d'air (portes et fen&ecirc;tre ouvrant et fermant seules), t&eacute;l&eacute;commande coinc&eacute;e sous un coussin (changement de cha&icirc;ne), vibrations g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par les grands travaux du stade &agrave; proximit&eacute;, bruits du voisinage... Quant &agrave; la t&eacute;l&eacute; qui &quot;s'allume toute seule&quot;, il convient de rappeller le r&eacute;cit qu'en fait Madame X&nbsp;: un soir o&ugrave; elle dormait, vers 23h, elle se r&eacute;veille et entend la t&eacute;l&eacute; qui est en marche. De sa chambre, elle demande &agrave; son fils d'aller se recoucher, et revient dans un demi-sommeil. &quot;Quelques minutes&quot; apr&egrave;s, elle s'apper&ccedil;oit que l'appareil est toujours en marche. Elle se l&egrave;ve et part vers le salon avec l'id&eacute;e de gronder l'ain&eacute; de ses enfants, habitu&eacute;s de ce genre d'excursion nocturne. Mais devant l'&eacute;cran, personne&nbsp;! Elle va dans la chambre des deux grands, et les trouvent &quot;endormis&quot;. Elle &eacute;teind la t&eacute;l&eacute; et repart se coucher, certaine qu'elle s'est bien allum&eacute;e &quot;toute seule&quot;... A l'&eacute;coute de ce r&eacute;cit, il est clair que d'autres hypoth&egrave;ses peuvent &ecirc;tre pos&eacute;es...  </P> <P> 	Enfin, il est difficile de ne pas &eacute;voquer certaines pathologies dont les sympt&ocirc;mes recoupent nombre d'&eacute;l&eacute;ments rencontr&eacute;s dans cette affaire (hallucinations visuelles, olfactives, auditives; d&eacute;lires divers... Voir article de Philippe Renault &quot;Fant&ocirc;mes et maisons hant&eacute;es&quot; dans Les cahiers z&eacute;t&eacute;tiques n&deg;5, et article de Renaud Marhic &quot;Contact&eacute;s&nbsp;: la vie des uns, l'avis des autres&quot; dans Ph&eacute;nom&egrave;na n&deg;33). Mais nous n'avons aucune comp&eacute;tence pour &eacute;tablir un quelconque diagnostic. Cependant, cette piste ne peut en aucun cas &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e. </P> <P> <H3>Remarques sur l'utilit&eacute; de notre intervention</H3> </P> <P> 	H&eacute;las, et &eacute;videmment, pas de poltergeist en vue. Il est vrai que nous risquons de nous trouver plus souvent dans cette situation que devant une armoire qui se soul&egrave;ve toute seule... N&eacute;anmoins, notre intervention est utile &agrave; plusieurs niveaux&nbsp;: <UL> <LI>Premi&egrave;rement, voir si il se produit vraiment des ph&eacute;nom&egrave;nes &eacute;tranges. <LI>Deuxi&egrave;mement, &eacute;couter la personne, donner &agrave; son histoire la possibilit&eacute; d'&ecirc;tre entendue. Dans cette histoire, le soulagement de Madame X suite &agrave; notre rencontre &eacute;tait flagrant. Elle l'a dailleurs exprim&eacute;. Et le fait de rationnaliser certains &eacute;v&eacute;nements (&quot;t&ecirc;te&quot; du poster, faux-d&eacute;part de la ville de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs...) l'a &agrave; chaque fois rassur&eacute;. Il est &agrave; noter qu'&agrave; aucun moment elle n'est entr&eacute;e dans une attitude d&eacute;fensive par rapport &agrave; ce que nous lui disions. Au contraire, il semble qu'elle prenait ces &eacute;l&eacute;ments pour s'appuyer dessus et revoir son histoire avec un peu plus de recul. Durant toute cette affaire, nous avons fait le choix de ne pas &quot;en rajouter&quot;. Nos interventions ont &eacute;t&eacute; volontairement limit&eacute;es, afin de ne pas nourrir la douleur de Madame X. R&eacute;sultat positif. D'autre part, lorsque nous avons &eacute;voqu&eacute; cette affaire avec un des journalistes de l'&eacute;quipe de Christophe Dechavanne (pour feu l'&eacute;mission T&eacute;l&eacute;quanon sur France 2, en mai 1997), nous avons refus&eacute; d'indiquer l'adresse de cette affaire, afin d'&eacute;viter une mise en sc&egrave;ne qui aurait &eacute;t&eacute; pr&eacute;judiciable pour Madame X, m&ecirc;me si celle-ci aurait sans doute fort appr&eacute;ci&eacute; l'id&eacute;e que la t&eacute;l&eacute; parle de &quot;son&quot; affaire... <LI>Troisi&egrave;mement, emp&ecirc;cher ou contrer toute tentative d'exploitation de l'&quot;affaire&quot; par des personnes int&eacute;ress&eacute;es (journaliste en qu&ecirc;te de sujet vendeur, secte, m&eacute;dium-voyant, faux professeur de la r&eacute;gion de Toulouse...). <LI>Enfin, apprendre &agrave; enqu&ecirc;ter le plus correctement possible dans ce genre de situation. Cela nous am&egrave;ne &agrave; envisager quel serait notre type d'intervention devant un nouveau cas de ce type. Il est certain que si nous devions intervenir en &quot;temps r&eacute;el&quot; et non &agrave; posteriori, l'approche devrait se faire dans des conditions plus strictes et selon un ordre adapt&eacute; au cas (la liste qui suit ne veut &eacute;videmment pas dire qu'il faudrait imp&eacute;rativement tout faire, il ne s'agit pas d'envoyer toute la caserne l&agrave; o&ugrave; un simple v&eacute;hicule de premier-secour suffirait...:-)&nbsp;: &eacute;valuations psychologiques par une personne qualifi&eacute;e, receuil tr&egrave;s large des t&eacute;moignages, &eacute;tude de l'insertion des faits dans l'histoire de la famille et de ses acteurs, recoupements des &eacute;tats de pr&eacute;sence et de mouvements des personnages pr&eacute;sents sur les lieux &agrave; chaque fois qu'un fait se produit, &quot;surveillance&quot; des lieux, mise en place de moyens techniques d'observations et de mesures, recours &agrave; des experts pouvant apporter des &eacute;l&eacute;ments &eacute;clairant selon le cas (g&eacute;ologues, hydro-g&eacute;ologues, architectes, ing&eacute;nieurs du b&acirc;timent, etc)... Autant d'&eacute;l&eacute;ments qui n'avaient pas lieux d'&ecirc;tre dans cette affaire, car ils auraient plus contribu&eacute; &agrave; destabiliser tout le monde, et n'auraient pas permis d'en savoir plus sur ce qui s'est pass&eacute; dans cet appartement, entre f&eacute;vrier et ao&ucirc;t 1996. </UL> </P> </TD> </TR> </TABLE> </BODY> </HTML>   
