<html>  <head> <title>La rvolution franaise : Varennes : Le relai des Sainte-Menehould - Varennes</title> <meta name="Description" content="Diagnopsy, un site proche de vos proccupations: Psychanalyse, Psychologie, Education, Art, Culture"> <meta name="Keywords" content="psychologie, psychanalyse, psychanalyse en ligne, bibliothque de psychanalyse, Art, Histoire, Revolution, revolution francaise, Education, Culture, stress, conseils, soutien, aide, reve, interpretation des reves, gratuit, test gratuit, tests gratuits, ressources gratuites, vis-a-vis, confident, accompagnement, psycho, psychodiagnostic, psycho-diagnostic, gratuit, test, QI, France, Histoire, achat securise, ecole, education, formation, universite,  bibliotheque, personnalit en-ligne, lacan, freud, analyse, solitude,  dpression, divorce, psychotherapie, psychologue, psychanalyste, thrapie, psycho, psy, relation d'aide, psychologie, professionnel de la psychologie, sant mentale, bionergie, ressources, psychanalystes, freudien, conseiller d'orientation, gestalt thrapie, transpersonnel, conseiller en orientation, travailleur social, aide psychologique, mieux-tre, psychothrapeutes, psychologist, psychotherapy, insomnie, test, recrutement, test de recrutement, orientation professionnelle, test d'embauche, angoisse, anxit, caractre, complexe, comportement, conflit, culpabilit, dsir, douleur, valuation, hystrie, obsession, inconscient, insomnie, timidit, narcissisme, nvrose, castration, douleur, pathologie, solitude, faiblesse, amour, sexualit, sparation, psychose, folie, peur, psychique, psychothrapie"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 3.0"> <style TYPE="text/css"> <!--         A:link {text-decoration: none; color: #00008B}         A:visited {text-decoration: none; color:#00008B}         A:active {text-decoration: none}         A:hover {color:#FF0000;; font-weight: bold} --> </style> <meta name="Microsoft Theme" content="none"> </head>  <body bgcolor="#FFFFD9"> <b><font SIZE="4">  <p ALIGN="CENTER"><font color="#FF0000">La rvolution franaise</font></p> </font>  <p ALIGN="CENTER">Varennes</p>  <p ALIGN="CENTER">(2)</p>  <p ALIGN="CENTER">Le relai des Sainte-Menehould - Varennes</p> </b>  <p ALIGN="JUSTIFY">Quand la voiture s&#146;arrte devant la maison de poste de Sainte-Menehould, il est huit heures. Mls aux citadins, des dragons flnent les mains aux poches. Ce sont les hommes de Dandoins&nbsp;; ils sont sans armes et leurs chevaux dessells depuis le passage de Lonard et l&#146;avis qu&#146;il a donn. Dandoins constern, mais gardant son calme, s&#146;approche de Moustier et lui souffle&nbsp;: &nbsp;Vos mesures sont mal prises, vous tes perdus si vous ne vous htez&nbsp;!&nbsp; Le jeune matre de poste Drouet, ancien fragon au rgiment de Cond, revenant des champs, regarde, placide, les palefreniens changer les trotteurs.</p>  <p ALIGN="center"><img src="images/0241.jpg" width="567" height="381" alt="0241.jpg (38371 octets)"></p>  <p ALIGN="center"><font color="#004080"><small><em>Arrestation de la famille Royale  Varennes - gravure du temps</em></small></font></p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Il n&#146;a pas alors de soupons. La voiture repart. Mais  peine a-t-elle quitt la ville que le bruit se rpand en un clin d&#146;&#156;il, sans doute par un envoy de Chlons, qu&#146;elle emporte le roi et les siens. On court avertir la municipalit. Sainte-Menehould est patriote. La garde nationale prend les armes et s&#146;aligne devant l&#146;auberge du Soleil d&#146;Or. Une foule hostile s&#146;amasse autour des dragons. Dandoins est conduit  l&#146;htel de ville et interrog par le conseil de la commune. Cependant, l&#146;esprit de Drouet s&#146;veille, frapp par certains dtails. Le roi, demande-t-il, n&#146;aurait-il pas &nbsp;le nez long et aquilin, la vue courte et le visage bourgeonn&nbsp;&nbsp;? Et soudain il est sr&nbsp;: oui, c&#146;tait bien Louis XVI&nbsp;! Avec un nomm Guillaume, aubergiste  tte chaude, il propose de le poursuivre. Il selle ses derniers chevaux disponibles et tous deux prennent au grand galop la route de Clermont.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Derrire eux le tocsin sonne..</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Roulant par la fort d&#146;Argonne, la berline est dj arrive  Clermont. L&#146;change de chevaux s&#146;y accomplit sans incident. Le comte de Damas est l, mais aprs avoir vu le billet de Choiseul, il a cantonn ses hommes, dont beaucoup au demeurant sont peu srs. Au moment du dpart, Moustier, de son sige, crie trop haut au cabriolet de suite&nbsp;: &nbsp;Route de Varennes&nbsp;&nbsp;! Dernire et capitale imprudence&nbsp;: Drouet, rencontrant les postillons de Sainte-Menehould qui s&#146;en retournent, saura par eux o retrouver les fugitifs.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Aprs Clermont, l&#146;itinraire du roi ne comportait plus de relais de poste. A Varennes, Bouill a tabli sous les ordres de deux jeunes officiers, son second fils et le capitaine de Raigecourt, un relais de chevaux de sa propre curie. Clermont pass, il semble donc que la partie soit gagne. Des hommes dvous assureront la fin du voyage  travers les villages endormis de l&#146;Argonne. Recrus de fatigue, Louis XVI et les siens se sont assoupis. Cependant cette nuit, si calme d&#146;apparence, cache de fivreux mouvements. Choiseul, Goguelat et leurs hussards errent de fondrires en fourrs. Drouet et Guillaume, acharns dans leur course, peronnent leurs btes. Le tocsin sonn  Sainte-Menehould a trouv un cho  Clermont d&#146;o Damas, aprs avoir vainement essay de rassembler sa troupe, vient de s&#146;chapper avec une poigne de soldats.</p>  <p ALIGN="center"><img src="images/0242.jpg" width="181" height="178" alt="0242.jpg (16991 octets)"></p>  <p ALIGN="center"><font color="#004080"><small><em>Drouet - gravure du temps</em></small></font></p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Dans la ville basse de Varennes,  l&#146;auberge du Grand Monarque, de l&#146;autre ct du pont qui, jet&nbsp;sur l&#146;Aire, partage la petite cit, le jeune Bouill et Raigecourt guettent le courrier qui doit prcder les fugitifs.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Sans initiative, suivant trop docilement leurs instructions, ni l&#146;un ni l&#146;autre ne songent traverser la rivire pour aller au devant de la berline et la guider vers le relais. Ce relais, dplac par excs de prudence et port sur la rive droite, les voyageurs le cherchent en vain sur la gauche. Ils se dcident enfin  passer le pont et  gagner la ville basse. Les postillons remontent en selle, quand, suant et hors d&#146;haleine, arrive Drouet. Il aperoit la berline et le cabriolet, &nbsp;tapis contre les maisons&nbsp;, lanternes allumes. Sa proie est l. Il galope jusqu' l&#146;auberge voisine du Bras d&#146;Or o des patriotes attards boivent chopine. </p>  <p ALIGN="center"><img src="images/0243.jpg" width="197" height="198" alt="0243.jpg (31264 octets)"></p>  <p ALIGN="center"><font color="#004080"><small><em>L'picier Sauce - gravure du temps</em></small></font></p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Il leur annonce que la famille royale s&#146;chappe&nbsp;; elle est arrive  Varennes&nbsp;: il faut l&#146;arrter avant qu&#146;elle atteigne la frontire. Tous se prcipitent. Ils obstruent le pont avec une voiture charge de meubles, plusieurs charrettes. Ils ont rveill le procureur de la commune, l&#146;picier Sauce, grand diable osseux et matois, qui s&#146;habille en hte et charge ses enfants de courir par la ville haute en criant&nbsp;: &nbsp;Au feu&nbsp;!&nbsp; En peu d&#146;instants les maisons s&#146;illuminent, Varennes est debout. Le patron du Bras d&#146;Or et plusieurs gardes nationaux se postent arms sous la vote de l&#146;glise Saint-Gengoult par o la voiture doit passer. Ils n&#146;y sont que depuis quelques minutes quand retentissent des pas de chevaux, un bruit de roues. C&#146;est Valory, suivi du cabriolet et de la berline.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">- Halte-l&nbsp;!</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Le garde du corps couch en joue s&#146;arrte.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">- Les passeports&nbsp;!</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Mme de Tourzel, fort mue, se penche  la portire et prsente le passeport. Sauce, qui s&#146;est joint aux patriotes, va l&#146;examiner dans la salle du Bras d&#146;Or. Le trouvant en rgle, il incline  permettre aux voyageurs de poursuivre leur route. Mais Drouet tempte, menace&nbsp;:</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">- C&#146;est le roi, crie-t-il, si vous le laissez passer en pays tranger, vous vous rendez coupables de haute trahison&nbsp;!</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Sauce et les autres prennent peur. Le procureur, lanterne  la main, va annoncer aux voyageurs que leur passeport ne sera vis qu&#146;au jour. Mme de Tourzel proteste et la reine, d&#146;une voix trop matresse. Sauce, pauvre homme, cherche des prtextes. Les chevaux sont fourbus, les postillons mal contents. Cependant le roi, rassemblant quelque nergie, donne l&#146;ordre de partir. Mais une foule entoure les voitures et vocifre. La grosse cloche de Saint-Gengoult s&#146;branle, un cri retentit&nbsp;: &nbsp;Plus un pas, ou nous faisons feu&nbsp;!&nbsp; Les fugitifs se voient contraints de descendre et  cent pas de l, dans la maison du citoyen Sauce d&#146;attendre le jour.</p>  <p ALIGN="center"><img src="images/0244.jpg" width="529" height="403" alt="0244.jpg (24803 octets)"></p>  <p ALIGN="center"><font color="#004080"><small><em>Arrestation de Louis XVI et de sa famille chez l'picier Sauce - dessin de Prieur - Muse Carnavalet</em></small></font></p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Ils s&#146;installent dans une misrable chambre au dessus de l&#146;picerie, tandis que Drouet discute avec les officiers municipaux. Tirant des assignats  l&#146;effigie de Louis XVI, il montre combien le domestique prtendu de Mme de Korff ressemble au roi. Louis nie&nbsp;; il nie longtemps. Mais Sauce est all qurir un juge au tribunal nomm Destez, qui a vu le roi  Versailles&nbsp;; il revient avec lui. Le magistrat, ds son arrive, s&#146;crie&nbsp;: &nbsp;Ah sire&nbsp;!&nbsp; et tombe  genoux.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Louis se lve et dit simplement&nbsp;:</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">- Eh bien oui, je suis votre roi. Voici la reine et ma famille.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Il embrasse Destez, il embrasse Sauce, il embrasse plusieurs des municipaux qui l&#146;entourent. Le peuple  prsent emplit la chambre. Le roi lui parle et non sans adresse. Il a quitt Paris, dit-il, parce que sa vie et celle des siens y est chaque jour menace. Il ne veut que se rendre  Montmdy, d&#146;o il communiquera directement avec l&#146;Assemble.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Ce petit discours meut beaucoup d&#146;assistants. Mais d&#146;autres se roidissent. Maintenant la garde nationale est en rangs&nbsp;; le tambour bat. A ce moment Choiseul et Goguelat pntrent dans la ville avec leurs hussards fourbus. Damas les a rejoints. Ils parviennent difficilement prs du roi. Choiseul lui propose de forcer la rsistance des Varennois et de s&#146;chapper avec les siens sur des chevaux de hussards, le reste du peloton les entourant sabre en main.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">- Pas une minute  perdre, ajoute le duc, dans une heure mes hussards seront gagns.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Le roi refuse. Il met son espoir dans Bouill que son fils et Raigecourt sont partis au galop prvenir  Stenay. Avant tout il ne veut point de sang.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">La courte nuit d&#146;t parat interminable. Dans la chambre de la maison Sauce, on a trouv un lit pour le dauphin et sa s&#156;ur qui dorment cte  cte tout habills. Le roi va et vient en se dandinant, les mains sous les basques. La reine, assise sur une chaise de paille, essaie d&#146;mouvoir son htesse qui reste froide. Une vieille paysanne, grand&#146;mre de l&#146;picier, montre plus de piti. Elle vient vers le lit des enfants royaux, les bnit, s&#146;agenouille, baise une petite main qui pend et, la tte cache dans le drap, pleure...</p>  <p ALIGN="center"><img src="images/0245.jpg" width="282" height="198" alt="0245.jpg (37721 octets)"></p>  <blockquote>   <blockquote>     <blockquote>       <p ALIGN="center"><font color="#004080"><small><em>&quot;J'en ferai un meilleur usage et       je saurai le conserver&quot; - gravure satirique faisant allusion  une abdication de       Louis XVI en faveur du dauphin</em></small></font></p>     </blockquote>   </blockquote> </blockquote>  <p ALIGN="JUSTIFY">Des villages voisins, avertis par des exprs, accourent dans Varennes plus de dix mille hommes et femmes arms de fusils et de fourches. La bourgade n&#146;est plus qu&#146;un entassement d&#146;tres dbraills qui boivent, mangent, chantent et crient, quand ils passent sous les fentres de la maison Sauce,  l&#146;adresse du roi&nbsp;: &nbsp;A Paris,  Paris&nbsp;!&nbsp;</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">A cinq heures apparat d&#146;Elson, le chef d&#146;escadrons post  Dun et qui, averti par le jeune Bouill et Raigecourt, a couru ventre  terre jusqu' Varennes avec quatre-vingts cavaliers. Il est autoris, non sans peine,  parler au roi.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">- Dites  M. de Bouill que je suis prisonnier, murmure Louis, je lui demande de faire ce qu&#146;il pourra.</p>  <p ALIGN="JUSTIFY">Dsespr, d&#146;Eslon s&#146;incline et repart. Seul en effet, s&#146;il arrivait  temps, Bouill pourrait tout sauver. Son fils l&#146;a rejoint  Stenay. Il a aussitt rassembl le rgiment Royal-Allemand et, en ce moment mme, il galope  sa tte vers Varennes, mais il lui faut plusieurs heures pour l&#146;atteindre. Dans cette course, dont Louis XVI est l&#146;enjeu, Paris, Paris qui, lui, n&#146;a pas perdu une heure, va le devancer.</p>  <p ALIGN="center"><a href="Rev_030.htm"><img src="images/precedent.gif" width="60" height="60" alt="precedent.gif (1427 octets)" border="0"></a><a href="Rev_032.htm"><img src="images/suivant.gif" width="60" height="60" alt="suivant.gif (1438 octets)" border="0"></a></p> </body> </html> 
