<html> <head> <title>La cession de la Louisiane par Napoleon en 1803</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#000066" vlink="#000099" alink="#000099" background="beigerpaper.jpg"> <div align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"> <b><font size="4">CESSION    DE LA LOUISIANE AUX ETATS-UNIS PAR BONAPARTE ( 1803 ) </font></b></font> </div> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">Ce texte est une premi&egrave;re    contribution de FL/FA &agrave; la c&eacute;l&eacute;bration du bicentenaire    de la cession de la Louisiane aux Etats-Unis qui aura lieu en 2003. Il a &eacute;t&eacute;    r&eacute;dig&eacute; par Jean-Jacques Roure au sein d'un petit groupe de l'Association.    Il a pour but d'informer le public sur cette &eacute;tape importante dans les    relations qu'entretiennent les deux pays. Ce fut, en effet, un apport capital    de la France au d&eacute;veloppement de la jeune R&eacute;publique qu'elle avait    aid&eacute;e &agrave; na&icirc;tre 27 ans plus t&ocirc;t.</font></p> <p></p> <p></p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b><font color="#000033">De    la d&eacute;couverte &agrave; la cession de la Louisiane : quelques dates jalons</font></b></font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   <b>1673 :</b> Louis Jolliet et le p&egrave;re Marquette explorent le Mississippi    .</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1682 :</b> Ren&eacute;    Cavelier, sieur de la Salle, descend tout le Mississippi jusqu'&agrave; son    embouchure et prend officiellement possession de la Louisiane au nom de Louis    XIV.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1697 :</b> par le trait&eacute;    de Ryswick, Louis XIV fait reconna&icirc;tre ses droits sur la Louisiane.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1699 :</b> Le Moyne    d'Iberville a pour mission d'&eacute;tablir la colonie du Mississippi sous le    nom de Louisiane.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1718 :</b> Le sieur    de Bienville fonde La Nouvelle-Orl&eacute;ans, qu'il nomme ainsi en l'honneur    du r&eacute;gent Philippe d'Orl&eacute;ans.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1762 :</b> par le trait&eacute;    de Fontainebleau, les territoires de la Louisiane situ&eacute;s &agrave; l'Ouest    du Mississippi sont c&eacute;d&eacute;s secr&egrave;tement &agrave; l'Espagne    par Louis XV, suite &agrave; la d&eacute;faite de la France dans la Guerre de    7 Ans. </font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1763 :</b> par le trait&eacute;    de Paris, Louis XV c&egrave;de &agrave; l'Angleterre les territoires de la Louisiane    situ&eacute;s &agrave; l'est du Mississippi, sauf La Nouvelle-Orl&eacute;ans.    </font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>1er octobre 1800 :</b>    trait&eacute; secret de San Ildefonse par lequel l'Espagne r&eacute;troc&egrave;de    &agrave; la France les territoires de la Louisiane situ&eacute;s &agrave; l'ouest    du Mississippi.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>Fin 1801 :</b> le g&eacute;n&eacute;ral    Leclerc part de France pour reconqu&eacute;rir Saint-Domingue afin de retrouver    une base arri&egrave;re.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>Et&eacute; 1802 :</b>    le g&eacute;n&eacute;ral Claude Victor rassemble une flotte en Hollande en pr&eacute;paration    d'un d&eacute;part pour La Nouvelle-Orl&eacute;ans l'hiver suivant.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>Automne 1802 :</b> l'Intendant    espagnol de La Nouvelle-Orl&eacute;ans ferme le port &agrave; tout bateau &eacute;tranger    et retire le droit de d&eacute;p&ocirc;t de marchandises aux Etats-Unis.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>Janvier 1803 :</b> le    Pr&eacute;sident Jefferson envoie James Monroe en mission extraordinaire en    France. Il doit proposer un partage d'autorit&eacute; de la Louisiane &agrave;    Bonaparte. </font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>Mars 1803 :</b> Bonaparte    apprend que l'exp&eacute;dition du g&eacute;n&eacute;ral Leclerc &agrave; Saint-Domingue    a tourn&eacute; &agrave; la catastrophe.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>11 avril 1803 :</b>    Bonaparte confie au ministre Barb&eacute;-Marbois la n&eacute;gociation de la    vente de la Louisiane pour 50 millions de francs.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>30 avril 1803 :</b>    la cession de la Louisiane est sign&eacute;e pour 80 millions de francs ( 15.000.000    dollars ) dont 20 millions d'indemnit&eacute;s dues par la France aux Am&eacute;ricains.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>20 d&eacute;cembre 1803    :</b> les Etats-Unis prennent possession de la Louisiane</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b>30 avril 1812 :</b>    la Louisiane actuelle devient le 18&egrave;me &eacute;tat des Etats-Unis<br>   </font></p> <div align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b><font color="#000033">ETAT    DES LIEUX</font></b> </font> </div> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">En    1763, la partie de la Louisiane &agrave; l'Ouest du Mississippi avait &eacute;t&eacute;    transf&eacute;r&eacute;e &agrave; l'Espagne et la Grande-Bretagne avait obtenu    la portion situ&eacute;e &agrave; l'est du Mississippi, de sa source &agrave;    la rivi&egrave;re Iberville. En 1783, ce territoire fut c&eacute;d&eacute; &agrave;    la jeune r&eacute;publique am&eacute;ricaine par le trait&eacute; de paix avec    l'Angleterre. Tout le territoire &agrave; l'est du Mississippi, du 31&egrave;me    degr&eacute; de latitude Nord au Golfe du Mexique, restait aux mains de l'Espagne.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">La    perte de la Louisiane avait &eacute;t&eacute; plus ressentie en France que celle    du Canada. Seules &eacute;taient appr&eacute;ci&eacute;es les colonies de climat    chaud dont les productions ne concurren&ccedil;aient pas celles de la m&eacute;tropole.    La Louisiane permettait les cultures des Isles : canne &agrave; sucre, tabac,    coton.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">La    navigation sur le Mississippi &eacute;tait libre pour les deux nations riveraines,    Espagne et Etats-Unis, mais seulement dans la partie de son cours qui leur &eacute;tait    commune. Cette libert&eacute; n'existait pas sur le cours inf&eacute;rieur dont    l'Espagne poss&eacute;dait les deux rives. Comme le gouvernement espagnol appliquait    &agrave; ses colonies le r&eacute;gime commercial le plus strict, cette possession    de l'embouchure constituait un v&eacute;ritable verrou fermant l'acc&egrave;s    de la mer au trafic commercial de l'ouest des Etats-Unis.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">En    1791, le Gouvernement am&eacute;ricain entama des n&eacute;gociations directes    avec Madrid pour donner une solution &agrave; la question de la navigation sur    le Mississippi inf&eacute;rieur. Ces n&eacute;gociations aboutirent en 1795    : la navigation sur le Mississippi devenait libre pour les deux nations, l'Espagne    accordant pour 3 ans le droit d'entrep&ocirc;t &agrave; La Nouvelle-Orl&eacute;ans    et devant le transf&eacute;rer, si ce droit n'&eacute;tait pas reconduit, dans    une autre ville.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Cet    accord apporta un apaisement momentan&eacute; aux deux contractants et calma    pour un temps les colons de la rive est du Mississippi.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">En    1794, le trait&eacute; entre l'Angleterre en guerre contre la France et les    Etats-Unis, qui s'&eacute;taient d&eacute;clar&eacute;s neutres, promulgue l'abandon    par les Etats-Unis de l'inviolabilit&eacute; de pavillon. A ce titre, le droit    de visite et de confiscation &eacute;tait accord&eacute; &agrave; l'Angleterre.    Par ce trait&eacute;, les Etats- Unis abandonnaient la reconnaissance de la    libert&eacute; absolue de neutralit&eacute; que la France avait d&eacute;j&agrave;    accept&eacute;e avec eux en 1778.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    Directoire exprima &agrave; Monroe, alors pl&eacute;nipotentiaire des Etats-Unis    &agrave; Paris, que ce trait&eacute; &eacute;quivalait &agrave; une alliance    de son pays avec l'Angleterre et &agrave; la rupture de celle conclue avec la    France en 1778.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Des    hostilit&eacute;s entre navires isol&eacute;s fran&ccedil;ais et am&eacute;ricains    eurent lieu sur mer. En 1798, le Congr&egrave;s des Etats-Unis d&eacute;clara    nulles l'alliance et les diverses ententes avec la France.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">A    la fin de 1799, une mission sp&eacute;ciale des Etats-Unis arriva en France    et y fut re&ccedil;ue par Bonaparte devenu Premier Consul. Le 30 septembre 1800,    fut sign&eacute;e la convention de Mortefontaine qui r&eacute;tablissait l'harmonie    et pr&eacute;voyait le paiement par la France d'indemnit&eacute;s aux Am&eacute;ricains    qui auraient subi des pertes pendant la p&eacute;riode de tension. <br>   </font></p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b><font color="#000033">BONAPARTE    ET LA LOUISIANE : de la volont&eacute; de reconqu&ecirc;te &agrave; la cession</font></b></font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">En devenant chef du Gouvernement    de la France, Bonaparte trouva parmi les projets du Directoire celui de faire    r&eacute;int&eacute;grer la Louisiane dans le domaine national.</font></p> <p align="center"><img src="bonaparte.jpg" width="160" height="250"><br>   <a href="http://www.metmuseum.org/explore/ingres/ingres/html/el_ingres_cat10_rel1d.htm" target="_blank"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="2">Lien    origine</font></a></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Au    cours de l'&eacute;t&eacute; 1800, l'ambassadeur de France &agrave; Madrid reprit    le projet d'&eacute;changer la Louisiane contre des territoires italiens, id&eacute;e    que le Directoire avait d&eacute;j&agrave; eue. Le premier octobre 1800, fut    sign&eacute; &agrave; San Ildefonse le trait&eacute; par lequel la R&eacute;publique    Fran&ccedil;aise s'engageait &agrave; procurer en Italie &agrave; l'Infant duc    de Parme un agrandissement de territoire et &agrave; &eacute;riger ses &eacute;tats    en royaut&eacute;. De plus, le roi d'Espagne promettait de r&eacute;troc&eacute;der    &agrave; la France, 6 mois apr&egrave;s l'ex&eacute;cution de la clause susdite,    la colonie de Louisiane telle que la France la poss&eacute;dait avant 1763.    Ce trait&eacute; resta rigoureusement secret jusqu'&agrave; la paix, le Premier    Consul ne voulant pas lui voir cr&eacute;er des difficult&eacute;s de la part    des Etats-Unis.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Les    pr&eacute;paratifs de la r&eacute;occupation de la Louisiane furent arr&ecirc;t&eacute;s    jusqu'au trait&eacute; d'Amiens (1802). La premi&egrave;re &eacute;tape du r&eacute;tablissement    de l'empire fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique passait par la reprise de l'&icirc;le    de Saint-Domingue tomb&eacute;e aux mains de Toussaint l'Ouverture. Fin 1801,    le g&eacute;n&eacute;ral Leclerc, beau-fr&egrave;re de Bonaparte, fit voile    depuis la France et occupa Cap Fran&ccedil;ais en f&eacute;vrier 1802. </font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">En    ao&ucirc;t 1802, Bonaparte ordonna la formation &agrave; Dunkerque d'un corps    exp&eacute;ditionnaire de 8 000 hommes sous les ordres du g&eacute;n&eacute;ral    Victor et de le tenir pr&ecirc;t &agrave; partir fin septembre. Mais la marine    ne fut pr&ecirc;te qu'en f&eacute;vrier 1803.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    Pr&eacute;sident Jefferson avait eu connaissance du trait&eacute; de Madrid    qui confirmait la r&eacute;trocession de la Louisiane &agrave; la France. La    substitution de la France &agrave; l'Espagne dans le delta du Mississippi modifiait    du tout au tout la situation car n'&eacute;tait-ce pas le premier pas vers la    constitution d'un empire fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique? Ce, d'autant plus    que l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise avait d&eacute;barqu&eacute; &agrave; Saint-Domingue    pour y r&eacute;tablir sa souverainet&eacute;.<br>   </font></p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="jefferson.jpg" width="250" height="315"><br>   <a href="http://www.freeflights.net/thaler/Thaler/Travail/jefferson/tho_jef.htm" target="_blank"><font size="2">Lien    origine</font></a></font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    retour de la France &eacute;tait difficilement acceptable pour Jefferson, ainsi    qu'il l'&eacute;crivait &agrave; Robert Livingston, le ministre am&eacute;ricain    &agrave; Paris : &quot; la cession de la Louisiane par l'Espagne &agrave; la    France est un coup douloureux pour les Etats-Unis. De toutes les nations de    quelque importance, la France est la seule avec laquelle nous ayons le moins    de points de friction et le plus de points communs d'int&eacute;r&ecirc;t. Il    y a sur le globe un seul endroit dont le possesseur est notre ennemi permanent    et naturel, c'est La Nouvelle-Orl&eacute;ans. La pr&eacute;sence de la France    est un d&eacute;fi &agrave; notre &eacute;gard alors que l'Espagne s'y trouvait    sans ambition aucune. Il est impossible que la France et les Etats-Unis continuent    &agrave; &ecirc;tre amis quand ils se rencontrent dans une position aussi sensible.    Du moment o&ugrave; la France prend possession de La Nouvelle-Orl&eacute;ans,    nous devons nous marier &agrave; la flotte et &agrave; la nation britanniques&quot;.    ( avril 1802 ) Tout lui para&icirc;t n&eacute;gociable et Jefferson sugg&egrave;re    dans sa lettre &agrave; Livingston de proposer la cession par la France de La    Nouvelle-Orl&eacute;ans et des Florides. </font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    Pr&eacute;sident pressait Livingston de h&acirc;ter les n&eacute;gociations    avec la France mais Talleyrand faisait tra&icirc;ner les choses. La r&eacute;volte    de Saint-Domingue, l'&eacute;chec puis la mort du g&eacute;n&eacute;ral Leclerc    rendaient de plus en plus al&eacute;atoires le projet am&eacute;ricain du Premier    Consul.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    12 janvier 1803, Jefferson obtint du S&eacute;nat la nomination de James Monroe,    qui avait &eacute;t&eacute; ministre en France de 1794 &agrave; 1796, comme    ministre pl&eacute;nipotentiaire. Il &eacute;tait charg&eacute; de proposer    &agrave; la France une entente amiable : les Etats-Unis devaient s'&eacute;tendre    sur le territoire de la rive est du Mississippi, depuis la mer jusqu'&agrave;    son confluent avec l'Arkansas. Son cours deviendrait la fronti&egrave;re, laissant    toutes les contr&eacute;es du nord aux Etats-Unis. La France aurait conserv&eacute;    la r&eacute;gion de la rive ouest comprise entre l'Arkansas, la fronti&egrave;re    du Mexique et la mer, et aurait re&ccedil;u 2 millions de dollars en compensation    de la perte de La Nouvelle-Orl&eacute;ans et des territoires du nord. <br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">Monroe s'embarqua le 8 mars 1803    et arriva &agrave; Paris le 12 avril : la question de la Louisiane venait de    prendre une tournure impr&eacute;vue et d&eacute;cisive.</font></p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="Monroe.gif" width="171" height="261"><br>   <a href="http://home.worldnet.fr/%7Elarane/histoire12020.htm" target="_blank"><font size="2">Lien    origine</font></a></font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Au    d&eacute;but d'avril 1803, le Premier Consul ne pouvait plus accorder &agrave;    la paix avec la Grande-Bretagne qu'une dur&eacute;e de quelques semaines. Il    avait suspendu le d&eacute;part du corps exp&eacute;ditionnaire du g&eacute;n&eacute;ral    Victor, convaincu qu'il serait la premi&egrave;re proie sur laquelle se jetterait    la flotte anglaise sans d&eacute;claration de guerre. Il avait eu, en f&eacute;vrier,    l'annonce de l'arriv&eacute;e de Monroe avec mission de lui proposer une n&eacute;gociation.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    10 avril, Bonaparte fit part aux deux ministres, Barb&eacute;-Marbois du Tr&eacute;sor    et Decr&egrave;s de la Marine, de son intention de c&eacute;der la Louisiane    aux Etats-Unis. &quot; <i>Je connais tout le prix de la Louisiane et j'ai voulu    r&eacute;parer la faute du n&eacute;gociateur fran&ccedil;ais qui l'a abandonn&eacute;e.    Quelques lignes d'un trait&eacute; me l'ont rendue et &agrave; peine je l'ai    recouvr&eacute;e que je dois m'attendre &agrave; la perdre. Les Anglais n'auront    pas le Mississipi qu'ils convoitent. Je songe &agrave; la c&eacute;der aux Etats-Unis.    Je consid&egrave;re la colonie comme perdue et </i><i><b>il me semble que, dans    les mains de cette puissance naissante, elle sera plus utile &agrave; la politique    et m&ecirc;me au commerce de la France que si je tentais de la garder </b></i>&quot;.<br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le lendemain 11 avril, le Premier    Consul confia &agrave; Barb&eacute;-Marbois la mission de conduire la n&eacute;gociation    sans attendre l'arriv&eacute;e de Monroe. Il fixa le prix de la Louisiane &agrave;    50 millions, qui devaient financer la guerre imminente contre l'Angleterre,    sans avoir recours &agrave; de nouvelles contributions.</font></p> <p align="center"><img src="marbois.gif" width="142" height="223"><br>   <a href="http://www.senat.fr/histoire/1795-1799/portraits/body_index.htm" target="_blank"><font size="2">Lien    origine</font></a></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    jour m&ecirc;me, Barb&eacute;-Marbois mit au courant Livingston de la proposition    du Premier Consul. Le lendemain 12, Monroe arrivait &agrave; Paris avec la proposition    de Jefferson devenue inutile. Monroe et Barb&eacute;-Marbois entretenaient depuis    de nombreuses ann&eacute;es des relations personnelles qui facilit&egrave;rent    leur n&eacute;gociation.<br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">Les Am&eacute;ricains avaient offert    le partage de la Louisiane convaincus que la France ne leur en abandonnerait    pas la totalit&eacute; et Bonaparte, lui, ne voulait plus conserver la Louisiane    que les Am&eacute;ricains ne demandaient qu'&agrave; recevoir.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Les    ministres am&eacute;ricains n'avaient pas qualit&eacute; pour traiter d'une    cession compl&egrave;te. Ils comprirent qu'ils se trouvaient en pr&eacute;sence    d'une heure unique dans l'histoire des Etats-Unis. Ils d&eacute;cid&egrave;rent    d'agir comme s'ils avaient eu les pouvoirs les plus &eacute;tendus.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    30 avril 1803, trois conventions intervinrent : la premi&egrave;re pronon&ccedil;ant    la cession, la seconde fixant son prix et son mode de r&egrave;glement, la troisi&egrave;me    affectant une somme au paiement des indemnit&eacute;s dues par la France &agrave;    des Am&eacute;ricains ( application de la convention de Mortefontaine).<br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">La Louisiane, telle que la France    la recevait de l'Espagne, devait &ecirc;tre remise aux Etats-Unis; les habitants    de la Louisiane &eacute;taient assur&eacute;s d'&ecirc;tre trait&eacute;s en    citoyens am&eacute;ricains. Le prix de la cession fut fix&eacute; &agrave; 80    millions dont 20 devaient &ecirc;tre employ&eacute;s par les Etats-Unis au r&egrave;glement    des indemnit&eacute;s &eacute;voqu&eacute;es ci dessus.</font></p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="1810map.jpg" width="499" height="313"><br>   <a href="http://www.jmu.edu/madison/louispurchase.htm" target="_blank"><font size="2">Lien    origine</font></a></font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    montant de cette transaction ( 15 millions de dollars pour 828 000 miles carr&eacute;s,    soit moins de 7 dollars le km carr&eacute; ) a souvent donn&eacute; l'impression    d'un prix d&eacute;risoire. IL n'en est rien : cette somme &eacute;tait consid&eacute;rable    puisqu'elle repr&eacute;sentait une fois et demi le PIB des Etats-Unis de l'&eacute;poque    ( 10 millions de dollars ) et le Gouvernement am&eacute;ricain n'en disposait    pas.<br>   Il dut &eacute;mettre un emprunt &agrave; 6 % couvert par deux banques europ&eacute;ennes    afin que les fonds soient mis &agrave; disposition de la R&eacute;publique Fran&ccedil;aise.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Le    20 d&eacute;cembre 1803, le Pr&eacute;fet Laussat re&ccedil;ut &agrave; l'h&ocirc;tel    de ville de La Nouvelle-Orl&eacute;ans Claiborne, gouverneur nomm&eacute;. La    transmission des pouvoirs accomplie, le pavillon de la France, hiss&eacute;    20 jours plus t&ocirc;t, fut descendu pendant que s'&eacute;levait celui des    Etats-Unis.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Ce    n'est que le 10 mars 1804 que la totalit&eacute; de la &quot; Grande Louisiane&quot;    passait sous administration des Etats-Unis, suite &agrave; l'int&eacute;gration    de la partie septentrionale.<br>   </font></p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><b><font color="#000033">CONCLUSION    </font> </b> </font></p> <p></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">Quand Bonaparte d&eacute;cida la    transaction relative &agrave; la Louisiane en avril 1803, il n'avait plus la    possibilit&eacute; d'agir librement quant &agrave; cette derni&egrave;re. S'il    refusait le partage propos&eacute; par les Etats-Unis, il risquait un conflit    avec eux et la perdait en totalit&eacute;; s'il l'acceptait, il restait en possession    d'une colonie ind&eacute;fendable sur laquelle se jetterait la flotte anglaise,    d&eacute;j&agrave; en position d'attente. Cette solution semblait la plus judicieuse.</font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><img src="onepix.gif" width="20" height="5">Lorsque    la convention de cession fut sign&eacute;e, le Premier Consul estima :<br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">&quot;Cette accession de territoire    affermit pour toujours la puissance des Etats Unis et je viens de donner &agrave;    l'Angleterre une rivale maritime qui t&ocirc;t ou tard abaissera son orgueil&quot;.</font></p> <p></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">A cette pens&eacute;e tr&egrave;s    napol&eacute;onienne, on peut ajouter la derni&egrave;re proclamation de Laussat    aux Louisianais : &quot; la mission dans laquelle j'ai longtemps plac&eacute;    tant d'honorables esp&eacute;rances ( .&#133;. ) est aujourd'hui chang&eacute;e    ; celle dont je suis en ce moment l' ex&eacute;cuteur, moins douce, quoique    &eacute;galement flatteuse pour moi, m'offre une consolation : c'est qu' en    g&eacute;n&eacute;ral elle vous est encore beaucoup plus avantageuse&quot;.</font></p> <p></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   <img src="onepix.gif" width="20" height="5">L'acquisition de la Louisiane &eacute;tait    l'accomplissement d'un vieux r&ecirc;ve qui hantait l'esprit de Jefferson depuis    sa jeunesse. Elle se r&eacute;v&eacute;la un triomphe pour ce dernier : il avait    doubl&eacute; la superficie du territoire des Etats Unis et en d&eacute;bloquant    la fronti&egrave;re symbolique du Mississippi, il ouvrait la voie &agrave; l'expansion    future de son pays.<br>   </font></p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"> <font face="Courier New, Courier, mono"><b>BIBLIOGRAPHIE</b></font></font></p> <p></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Micha&euml;l Garnier<br>   Bonaparte et la Louisiane<br>   SPM, 14 rue Charles V, Paris - 1992, 247 p. </font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Bernard Lugan<br>   La Louisiane fran&ccedil;aise 1682-1804<br>   Perrin , Paris , 1994. 273 p. </font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Marshall Sprague<br>   So vast, so beautiful a land : Louisiana and the Purchase<br>   Little and Brown , Boston, 1974. 396 p.</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">J. Saintoyant<br>   La colonisation fran&ccedil;aise pendant la p&eacute;riode napol&eacute;onienne<br>   Paris, 1931</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Claude Fohlen<br>   Thomas Jefferson<br>   Presses Universitaires de Nancy, 1992 </font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Rhoda Blumberg<br>   What's the deal ? Jefferson, Napoleon and the Louisiana Purchase<br>   National Geographic Society, 1998</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Josee Clerens<br>   Buying Louisiana : an eyewitness 's account of the Louisiana Purchase<br>   Ligthning Source, 2000</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3"><br>   Ripley Hitchcock<br>   The Louisiana purchase<br>   Digital Scanninc Inc., 2001</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">L. Lagny<br>   Cession de la Louisiane<br>   Edition Cabiro, Barcelone, 1968</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Emile Lauvri&egrave;re<br>   La Louisiane dans l'histoire des colonies fran&ccedil;aises<br>   Plon, Paris, 1929</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Fran&ccedil;ois Barb&eacute;-Marbois<br>   History of Louisiana, particularly of its cession<br>   Louisiana State University, Baton Rouge, 1977</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Cecil Morgan<br>   First constitution of the State of Louisiana<br>   LSU Press, 1975</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Ripley Hitchcock<br>   The Louisiana Purchase and the exploration, early history and building of the    west<br>   Ginn and company, Boston, 1903</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Robert Taillant<br>   The Louisiana Purchase<br>   Random house, New York, 1952</font></p> <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="3">Alexander Deconde<br>   This affair of Louisiana<br>   Landmarks society, Baton Rouge, 1983</font><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><br>   </font></p> <p><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><a href="webflfaf.html" target="_blank">Retour    au menu</a></font></p> </body> </html> 
