                                                         <!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <title>Napolon Bonaparte</title>    <meta name="Description" content=BIbliothque destine  se documenter dans le domaine littraire,histoire,musical,potique,web">    <meta name="Keywords" content="Aboukir,aigle,Austerlitz,18 Brumaire,Berezina,Blcher,Bonaparte,Corse,Egypte,Empereur,France,gnral,Italie,Napolon,officier,pyramide,Rpublique,Robespierre,Roi,Toulon,Trafalgar,Wagram,Waterloo,Wellington">    <meta name="Robots" content="index, follow, all">    <meta name="Author" content="Ren Wustenberg">    <meta name="Reply-to" content="renwus@swing.be">    <meta name="Identifier-URL" content="http://users.belgacom.net/renedec">    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [fr] (Win98; I) [Netscape]"> </head> <body background="livre2.gif"> &nbsp; <div ALIGN=right><table BORDER=0 COLS=1 WIDTH="80%" > <tr> <td> <center><table BORDER=3 COLS=1 WIDTH="85%" > <tr> <td WIDTH="100%"> <center><img SRC="Napoleon.gif" height=49 width=436></center> </td> </tr> </table></center>  <center> <br><b><i>Napolon Bonaparte</i></b> <br><b><i>"Vivant, Napolon a marqu le monde; mort, il le conquiert."</i></b> <br>Ren de Chateaubriand (Mmoires d'outre-tombe) <p><b><i>&laquo;La France tait pour les nations un magnifique spectacle.&nbsp;</i></b> <br><b><i>Un homme la remplissait alors et la faisait si grande qu'elle remplissait l'Europe.&nbsp;</i></b> <br><b><i>Il tait au-dessus de l'Europe comme une vision extraordinaire.&raquo;</i></b> <br>Victor Hugo <p><img SRC="napo2.jpg" height=100 width=140></center>  <p><b>Ses origines.</b> <p>N le 15 aot 1769  Ajaccio, un an aprs l'achat de la Corse par Louis XV  la rpublique de Gnes, Louis Napolon Bonaparte est le deuxime fils de Carlo Maria Buonaparte et de Maria Letizia Ramonilo. Issu d'une famille de treize enfants (huit atteignent l'ge adulte), il appartient  la petite noblesse corse d'origine gnoise : son pre, avocat, a lutt pour l'indpendance de la Corse contre les troupes royales au ct de Pasquale Paoli. Enfant turbulent, querelleur et orgueilleux, &laquo; corse de caractre et de nation &raquo;, il est lev dans le ressentiment vis--vis de la France. <p><b>Ses tudes.</b> <br>&nbsp; <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="31%"><img SRC="bonaparte.jpg" height=219 width=168></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP>Afin de rcompenser la noblesse corse rallie  la France, le roi accorde des bourses d'tudes aux enfants des anciens paolistes. Napolon et son frre Joseph partent alors tudier au collge d'Autun (1778). L'anne suivante, Napolon est admis  l'cole militaire de Brienne (1779-1784), puis  l'cole royale militaire de Paris. En 1785,  l'ge de seize ans, il est reu en qualit de lieutenant en second dans l'artillerie et affect en garnison  Valence.&nbsp; <br>La mme anne, la mort de son pre le contraint  prendre la dfense des intrts familiaux et  sacrifier sa solde pour l'entretien de ses frres et surs.&nbsp;</td> </tr> </table> Dou pour les mathmatiques, il n'en dvore pas moins des traits d'art militaire, lit les philosophes (particulirement <b>Montesquieu</b>, <b>Rousseau</b> et <b>Voltaire</b>) et les grands penseurs politiques (dont <b>Mirabeau</b> et <b>Necker</b>). Son caractre farouche d'insulaire le rend insociable, frondeur, sauvage et silencieux avec ses condisciples, dans une mtropole o il se sent longtemps tranger. <p><b>Patriote corse et jeune officier franais.</b> <p>Bonaparte s'enthousiasme pour la Rvolution, d'autant que le mouvement rvolutionnaire peut servir ses ambitions : l'abolition des privilges, la <b>nuit du 4 aot 1789</b>, annule le dcret cantonnant les petits nobles au rang de cadre infrieur de l'arme, lui ouvrant ainsi toutes grandes les portes de la carrire militaire. Mais dans un premier temps, ses ambitions se concentrent seulement sur son le natale. Pour chapper  l'ennui des nominations de garnison en garnison (Lyon 1786, Douai 1787, Auxonne 1788, Valence 1791), il sjourne souvent en Corse et s'engage dans les luttes politiques de l'le. Il commande d'abord un bataillon de volontaires et se bat contre les troupes du roi. <br>Rintgr nanmoins dans l'arme royale et nomm capitaine, il reprend bientt la lutte en tant que lieutenant-colonel de la Garde nationale d'Ajaccio et s'oppose alors aux paolistes qui cherchent  tablir l'indpendance de l'le avec l'appui des Anglais. En juin 1793, lors de la dclaration de l'indpendance de la Corse, le &laquo; tratre &raquo;, en droute, se rfugie avec sa famille  Marseille et se rallie dfinitivement  la France et  la rpublique. <p><b>Le glorieux gnral.</b> <br>&nbsp; <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP WIDTH="39%"><img SRC="N-bonaparte.jpg" height=262 width=221></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP><b>La dfense du pays.</b> <br>Durant l't 1793, la France est menace par l'Europe des rois coaliss. Bonaparte, en publiant le Souper de Beaucaire, prend cause pour les Jacobins, se dfiant des masses populaires qu'il a vues  l'uvre  Paris en 1792. Il est nomm chef d'artillerie et affect au sige de la ville de Toulon qui s'est livre aux Anglais ; par sa science, sa bravoure et son sens stratgique, il fait judicieusement tonner ses canons, contribuant  la prise de <b>Toulon</b> le 17 dcembre 1793. En rcompense,  l'ge de vingt-quatre ans, il est nomm gnral de brigade par le <b>Comit de salut public</b>, puis commandant d'artillerie de l'arme d'Italie en mars 1794 et devient le protg de <b>Robespierre</b>.&nbsp;</td> </tr> </table> Aprs la chute de ce dernier, le 9 <b>Thermidor</b>, il est mis en tat d'arrestation avant d'tre rapidement innocent et libr. Le 13 vendmiaire an IV (5 octobre 1795), il est charg par <b>Barras</b> de rprimer l'insurrection royaliste de Paris dirige contre le <b>Directoire</b>. <br>En rcompense, il est nomm gnral de division et commandant de l'arme de l'Intrieur.&nbsp; <br>A cette mme poque, il rencontre <b>Josphine de Beauharnais</b>, une crole veuve d'un gnral guillotin et mre de deux enfants, qu'il pouse le 8 mars 1796. <p><b>La campagne d'Italie.</b> <p>Promu le 2 mars 1796 commandant en chef de l'arme d'Italie, il est charg de mener une guerre de diversion et de pillage dans le Pimont et en Lombardie, alors que l'offensive principale doit passer par l'Allemagne pour menacer Vienne. Il mne une campagne foudroyante contre les troupes austro-pimontaises. Grce  son gnie militaire, il remporte victoire sur victoire entre 1796 et 1797 (Millesimo, Mondovi, Arcole et Rivoli). En prenant Venise, il s'ouvre les portes de Vienne et contraint l'Autriche et ses allis  conclure la paix (<b>trait de Campoformio</b>, 17 octobre 1797), par laquelle il fonde les rpubliques surs dans le Nord de l'Italie. Avec son butin de guerre, il renforce son aura auprs du gouvernement franais et sert sa propre propagande en publiant bulletins et journaux glorifiant ses exploits. <p><b>La campagne d'Egypte.</b> <p>Les membres du Directoire, inquiets de la renomme croissante du jeune gnral et des menes anglaises, cherchent  loigner Bonaparte de Paris tout en utilisant ses talents militaires pour couper la route des Indes britanniques. Ils le nomment alors  la tte de <b>l'expdition d'Egypte</b> (mai 1798). Sur les traces de son r&ecirc;ve oriental, berc&eacute; par le souvenir d'Alexandre le Grand, Bonaparte s'assure le contr&ocirc;le du pays &agrave; la <b>bataille des Pyramides </b>(21 juillet 1798). Lib&eacute;rateur du joug mamelouk, il s'applique &agrave; appara&icirc;tre comme un administrateur consciencieux, s'associant aux notables locaux, d&eacute;sireux de redonner &agrave; l'&Eacute;gypte l'image de son histoire, celle que red&eacute;couvre l'exp&eacute;dition scientifique qu'il entra&icirc;ne avec lui. Mais le g&eacute;n&eacute;ral anglais <b>Nelson</b>, en d&eacute;truisant la flotte fran&ccedil;aise &agrave; la <b>bataille d'Aboukir</b> (ao&ucirc;t 1798), contraint Bonaparte &agrave; faire route vers la Syrie. Une &eacute;pid&eacute;mie de peste l'arr&ecirc;te devant Saint-Jean d'Acre et, apprenant les revers du Directoire en Italie et la confusion qui r&egrave;gne en France, Bonaparte d&eacute;barque &agrave; Fr&eacute;jus le 8 octobre 1799 et regagne Paris. <p><b>Le 18 Brumaire et la Constitution de l'an VIII.</b> <br>&nbsp; <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="39%"><img SRC="18Brumaire.jpg" height=234 width=222></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP>Le 9 novembre 1799 (<b>18 brumaire an VIII</b>), dans la confusion, Bonaparte pntre avec ses troupes au <b>Conseil des Cinq-Cents</b>. Voyant son frre menac d'tre mis hors-la-loi, Lucien retourne la situation et accuse les dputs d'tre soumis  l'Angleterre. Les conjurs profitent alors de la confusion pour dsigner un <b>Consulat</b> provisoire  la tte duquel ils nomment le gnral Bonaparte assist de Ducos et Siey&egrave;s, qu'ils pensent pouvoir tous trois manipuler. Mais Bonaparte montre vite sa personnalit : en dictant la <b>Constitution</b> autoritaire de l'an VIII, il renforce  son profit le pouvoir excutif, se rservant l'initiative des lois et la possibilit d'avoir recours au <b>plbiscite</b>.&nbsp;</td> </tr> </table> Sous ce nouveau rgime inaugurant une forme de gouvernement direct, il devient Premier consul (assist de Cambacrs et Lebrun, dont le rle n'est que consultatif) et miette le pouvoir lgislatif en assembles dnues de prrogatives. Dj assur de tous les pouvoirs, le plbiscite de 1802 confirme sa popularit et la Constitution de l'an X le dsigne consul  vie. <p><b>La poursuite de la paix.</b> <p>Face  la dsorganisation gnrale  laquelle il est confront, Napolon exige union, discipline et obissance. En France, il contraint les <b>chouans</b>  dposer les armes (janvier et fvrier 1800). Pour ter aux royalistes leur soutien religieux, il conclut avec le pape <b>Pie VII</b> le <b>Concordat de 1801</b>, s'arrogeant un droit de veto sur les nominations ecclsiastiques. Au rtablissement de l'Eglise et du culte catholique succde l'amnistie des migrs, le 26 avril 1802. Ces vnements favorisent le retour des migrs et imposent la politique de rconciliation nationale. <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="37%"><img SRC="napoleon-st.jpg" height=355 width=210></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP>&Agrave; l'ext&eacute;rieur, Bonaparte d&eacute;cide de nouvelles campagnes, pour contrer la deuxi&egrave;me coalition. Il triomphe &agrave; <b>Marengo</b> en Italie (14 juin 1800), de m&ecirc;me que Moreau &agrave; Hohenlinden en Allemagne (3 d&eacute;cembre 1800), ce qui contraint l'Autriche &agrave; confirmer la paix de Campoformio par celle sign&eacute;e &agrave; <b>Lun&eacute;ville</b> le 9 f&eacute;vrier 1801 et garantit le Rhin comme fronti&egrave;re orientale de la France. Avec l'Angleterre, Bonaparte signe la courte <b>paix d'Amiens</b>, le 25 mars 1802. Apr&egrave;s dix ans de guerre en Europe, le Premier consul parvient &agrave; &eacute;tablir une paix fragile mais essentielle, puisque, d&eacute;j&agrave;, elle est la reconnaissance de sa puissance. Parall&egrave;lement, il donne une constitution &agrave; la Hollande, devient m&eacute;diateur de la Conf&eacute;d&eacute;ration des cantons suisses (19 f&eacute;vrier 1803), pr&eacute;sident de la R&eacute;publique italienne apr&egrave;s avoir annex&eacute; Parme et le Pi&eacute;mont, et, s'il d&eacute;veloppe des projets d'expansion coloniale vers Saint-Domingue, la Louisiane et l'Inde, c'est que sa puissance tend encore &agrave; s'&eacute;tendre.</td> </tr> </table>  <p><b>Les premi&egrave;res transformations.</b> <p>Il rassure la bourgeoisie en r&eacute;affirmant la libert&eacute; d'entreprise et en renon&ccedil;ant au concept aristocratique de la propri&eacute;t&eacute;. En cr&eacute;ant la <b>Banque de France</b>, en assurant une monnaie Afin d'organiser la paix napol&eacute;onienne, Bonaparte met en place de nombreuses r&eacute;formes. stable (le franc germinal) et gr&acirc;ce aux butins de ses conqu&ecirc;tes, il r&eacute;organise les finances de l'&Eacute;tat. Au niveau &eacute;conomique, pour redonner confiance aux entrepreneurs, il interdit les gr&egrave;ves et, pour l'ouvrier, r&eacute;introduit l'obligation du livret de travail, le soumettant &agrave; la surveillance. En cr&eacute;ant l'<b>ordre de la L&eacute;gion d'honneur</b> (18 mai 1802), il cherche &agrave; fonder une nouvelle &eacute;lite fond&eacute;e non plus sur les privil&egrave;ges, mais sur le m&eacute;rite civil et militaire. De m&ecirc;me, en 1802, il d&eacute;veloppe l'enseignement public avec la cr&eacute;ation des lyc&eacute;es, dispensant une instruction &agrave; la fois scientifique et classique ; ainsi favorise-t-il cette bourgeoisie dont il cherche &agrave; obtenir le soutien. Cependant, il prolonge la confiscation des libert&eacute;s politiques, r&eacute;tablit la censure &agrave; l'encontre de la presse et r&eacute;duit l'opposition en d&eacute;veloppant une surveillance polici&egrave;re efficace et continue. Il r&eacute;organise la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure du pays, en confiant la S&ucirc;ret&eacute; &agrave; Fouch&eacute;. <p>En &eacute;change des libert&eacute;s confisqu&eacute;es, il entreprend une r&eacute;organisation de l'ensemble de l'appareil administratif et juridique. En cr&eacute;ant, dans le cadre du d&eacute;partement, la fonction de pr&eacute;fet, relais direct de son autorit&eacute; chapeautant les collectivit&eacute;s locales existantes, il contribue &agrave; perp&eacute;tuer la centralisation administrative commenc&eacute;e sous l'Ancien R&eacute;gime et prolong&eacute;e par la R&eacute;volution. Dans le domaine administratif, il promulgue le <b>Code civil </b>(appel&eacute; &eacute;galement <b>Code Napol&eacute;on</b>) le 21 mars 1804. Cette unification de la l&eacute;gislation lui permet d'assurer la libre entreprise, de garantir l'inviolabilit&eacute; de la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e et de r&eacute;aliser, une fois encore, un audacieux compromis qu'il n'a de cesse de prolonger (par le Code des proc&eacute;dures civiles en 1806, du commerce en 1807, d'instruction criminelle en 1808 et le Code p&eacute;nal en 1810), modifiant durablement et profond&eacute;ment les structures juridiques de la France. <p><b>L'Empereur&nbsp; Napol&eacute;on Ier.</b> <p>Face aux complots qui se multiplient &agrave; l'&eacute;gard de Bonaparte (il &eacute;chappe &agrave; une machine infernale rue Saint-Nicaise le 24 d&eacute;cembre 1800, puis &agrave; une tentative d'enl&egrave;vement foment&eacute;e par le m&ecirc;me chouan, <b>Cadoudal</b>, soutenu par les Anglais et certainement le <b>duc d'Enghien</b>, l'un des chefs de l'arm&eacute;e des &eacute;migr&eacute;s) et afin de rallier les h&eacute;sitants et de gagner les opposants, Fouch&eacute; pousse le S&eacute;nat &agrave; inviter le Premier consul &agrave; &laquo; achever son ouvrage en le rendant immortel comme la gloire &raquo;. <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="36%"><img SRC="napoleontrone.jpg" height=328 width=204></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP>Le 18 mai 1804, le S&eacute;nat vote &agrave; l'unanimit&eacute; l'instauration du gouvernement imp&eacute;rial, proclamant Napol&eacute;on empereur h&eacute;r&eacute;ditaire des Fran&ccedil;ais. Le 2 d&eacute;cembre 1804, apr&egrave;s avoir &eacute;pous&eacute; religieusement Jos&eacute;phine, celui qui s'appelle d&eacute;sormais Napol&eacute;on Ier est sacr&eacute; empereur par le pape Pie VII &agrave; Notre-Dame de Paris. <br>M&ecirc;me s'il est proclam&eacute; empereur (repr&eacute;sentant ultime du peuple) et non roi, Bonaparte laisse planer un doute que l'historiographie n'a encore pu lever : en se faisant sacrer, Napol&eacute;on cl&ocirc;t-il ou trahit-il la R&eacute;volution ? En fait, l'aspect provisoire du Consulat a jusqu'alors laiss&eacute; supposer un semblant de continuit&eacute; avec la R&eacute;volution. Mais avec l'instauration de l'Empire est consacr&eacute; un nouveau type de r&eacute;gime qui est sans doute en rupture avec les principes de la R&eacute;volution. D'ailleurs, Bonaparte lui-m&ecirc;me insiste sur ce point lorsqu'il d&eacute;clare &agrave; la fin des travaux du Consulat provisoire : <br>&laquo; <i>Citoyens, la R&eacute;volution est fix&eacute;e aux principes qui l'ont commenc&eacute;e ; elle est finie.</i> &raquo;</td> </tr> </table>  <p><b>Les guerres napol&eacute;oniennes.</b> <p>En avril 1803, l'Angleterre rompt la fragile paix d'Amiens. Deux ans plus tard, l'Autriche, la Russie, la Su&egrave;de et Naples la rejoignent dans la troisi&egrave;me coalition. Napol&eacute;on arme alors une flotte &agrave; Boulogne, avec l'id&eacute;e d'envahir l'Angleterre. Mais la cinglante d&eacute;faite navale que lui inflige <b>Nelson &agrave; Trafalgar</b>, le 21 octobre 1805, le conduit &agrave; oublier l'&eacute;pine anglaise et &agrave; retourner ses troupes contre les Autrichiens et les forces austro-russes. Les premiers sont d&eacute;faits &agrave; <b>Ulm</b> le 20 octobre 1805, les secondes mises en d&eacute;route lors de la <b>bataille d'Austerlitz</b> le 2 d&eacute;cembre. <b>Le trait&eacute; de Presbourg</b>, sign&eacute; le 26 d&eacute;cembre 1805, cl&ocirc;t la coalition. L'Autriche c&egrave;de la V&eacute;n&eacute;tie, le Tyrol, le Trentin, l'Istrie et la Dalmatie. Napol&eacute;on offre le royaume de Hollande &agrave; son fr&egrave;re <b>Louis</b>, regroupe seize &eacute;tats allemands dans la <b>Conf&eacute;d&eacute;ration du Rhin</b> (12 juillet 1806), enl&egrave;ve le royaume de Naples aux Bourbons et y couronne son fr&egrave;re <b>Joseph</b>. <p>La Prusse forme alors une nouvelle coalition avec l'Angleterre et la Russie. Elle est battue &agrave;<b> I&eacute;na</b> et &agrave; Auerstedt (14 octobre 1806). En Pologne, Napol&eacute;on affronte l'arm&eacute;e russe et la vainc &agrave; <b>Friedland</b> (14 juin 1807). En juillet, il signe avec le tsar <b>Alexandre Ier</b> le trait&eacute; de <b>Tilsit</b>, lequel &eacute;bauche une alliance salvatrice avec la Russie, &eacute;miette la Prusse et donne &agrave; <b>J&eacute;r&ocirc;me Bonaparte</b> le royaume de Westphalie et le grand-duch&eacute; de Varsovie. <p>En novembre 1806, il instaure le <b>blocus continental </b>dans l'espoir de conduire l'Angleterre &agrave; la faillite commerciale. Pour s'assurer l'&eacute;tanch&eacute;it&eacute; du blocus, il s'empare du Portugal en novembre 1807, annexe l'&Eacute;trurie en 1807, occupe les &Eacute;tats du pape et prend Rome en 1808. En Espagne, il fait abdiquer en sa faveur <b>Charles IV</b> et place son fr&egrave;re Joseph sur le tr&ocirc;ne. C'est compter sans le m&eacute;contentement des Espagnols. Madrid se soul&egrave;ve, et malgr&eacute; quelques victoires, la gu&eacute;rilla espagnole se prolonge, entretenue par les Britanniques. Co&ucirc;teuse en hommes et en mobilisations, la campagne d'Espagne qui perdure est le premier revers de l'Empire napol&eacute;onien. <br>&nbsp; <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="12%"><img SRC="aigle2.gif" height=70 width=62></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP>En 1809, Napol&eacute;on bat &agrave; nouveau les Autrichiens &agrave; <b>Wagram </b>(6 juillet) et occupe Vienne, o&ugrave; il signe une nouvelle paix, le 14 octobre. Il annexe l'Illyrie et les &Eacute;tats pontificaux, puis Br&ecirc;me, L&uuml;beck, et plusieurs r&eacute;gions au nord de l'Allemagne ainsi que la totalit&eacute; du royaume de Hollande, &agrave; la suite de l'abdication qu'il impose &agrave; son fr&egrave;re, l'indocile Louis Bonaparte qui a refus&eacute; l'application du blocus continental dans son royaume.</td> </tr> </table>  <p>Cette &eacute;poque marque l'apog&eacute;e de l'Empire napol&eacute;onien qui s'&eacute;tend sur 130 d&eacute;partements et 750 000 km&sup2;, gouvernant 70 millions d'habitants. <p><b>Le chef dynastique.</b> <p>Napol&eacute;on organise une cour imp&eacute;riale digne des fastes de l'Ancien R&eacute;gime. Il cr&eacute;e une noblesse d'empire pour r&eacute;compenser ses plus grands g&eacute;n&eacute;raux, maillons essentiels et fid&egrave;les de ses victoires. Il fonde des royaumes en Europe, &Eacute;tats satellites adoss&eacute;s &agrave; l'Empire, &agrave; la t&ecirc;te desquels il place les membres de sa famille, et particuli&egrave;rement ses fr&egrave;res et surs devenus princes et altesses : Joseph, roi de Naples puis d'Espagne ; Maria-Anna, grande-duchesse de Toscane ; Louis, roi de Hollande ; Marie-Paulette, duchesse de Guastalla ; Marie-Annonciade, reine de Naples ; J&eacute;r&ocirc;me, roi de Westphalie. En 1805, il d&eacute;signe son beau-fils, <b>Eug&egrave;ne de Beauharnais</b>, comme son h&eacute;ritier en le nommant vice-roi de la d&eacute;funte R&eacute;publique italienne, dont il se proclame lui-m&ecirc;me roi. En avril 1810, apr&egrave;s avoir divorc&eacute; de l'imp&eacute;ratrice Jos&eacute;phine qui ne lui a pas donn&eacute; d'enfant, il &eacute;pouse la fille de l'empereur d'Autriche, <b>Marie-Louise</b>. En s'alliant ainsi aux <b>Habsbourg</b>, il esp&egrave;re l&eacute;gitimer sa dynastie et particuli&egrave;rement son fils, Fran&ccedil;ois Charles Joseph, le jeune roi de Rome qui na&icirc;t en 1811. Malgr&eacute; les d&eacute;rives de grandeur imit&eacute;es de l'Empire romain, Napol&eacute;on Ier r&eacute;ussit, par cette habile politique, &agrave; faire dispara&icirc;tre toute opposition int&eacute;rieure. <p><b>La poursuite de l'uvre r&eacute;formatrice.</b> <p>Le prolongement de l'uvre r&eacute;formatrice commenc&eacute;e sous le Consulat contribue, par sa diffusion dans toute l'Europe, &agrave; abolir la f&eacute;odalit&eacute; de l'Ancien R&eacute;gime et &agrave; dessiner les pr&eacute;mices d'une unit&eacute; europ&eacute;enne. Chaque &Eacute;tat d&eacute;pendant de l'Empire re&ccedil;oit une constitution &eacute;tablissant le suffrage universel, cr&eacute;ant un Parlement et int&eacute;grant une d&eacute;claration des droits sur le mod&egrave;le r&eacute;volutionnaire. Le Code Napol&eacute;on est introduit partout, et la justice est r&eacute;form&eacute;e sur le mod&egrave;le fran&ccedil;ais. Napol&eacute;on propage le syst&egrave;me administratif centralisateur et l'enseignement public, ouvrant &agrave; tous l'enseignement sup&eacute;rieur. La libert&eacute; religieuse est partout instaur&eacute;e (sauf en Espagne). Dans chaque &Eacute;tat sont cr&eacute;&eacute;s un conservatoire et des acad&eacute;mies consacr&eacute;es &agrave; la promotion des arts et des lettres. Pourtant, la pr&eacute;sence fran&ccedil;aise, et les bouleversements qu'elle apporte, contribuent &agrave; faire &eacute;clore les nationalismes et est &agrave; l'origine de profonds d&eacute;chirements. <p>Durant cette p&eacute;riode de &laquo; croissance dans la guerre &raquo;, comme l'a d&eacute;fini l'historien Ernest Labrousse, Napol&eacute;on initie bien d'autres r&eacute;formes, comme l'&eacute;tablissement de cadastres au niveau communal. Il apporte son soutien aux innovations techniques, d&eacute;veloppe une politique de grands travaux et favorise le d&eacute;veloppement du monde des affaires, gr&acirc;ce &agrave; la stabilit&eacute; du franc germinal et &agrave; la confiance que sa gloire inspire. N&eacute;anmoins, le besoin de fonds, n&eacute;cessaires pour asseoir sans cesse la stabilit&eacute; de son Empire, le pousse &agrave; continuer la guerre. <p><b>La chute de l'Aigle - L'abdication.</b> <br>&nbsp; <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="42%"><img SRC="aigle.jpg" height=180 width=240></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP COLSPAN="2" ROWSPAN="2" WIDTH="100%">De 1811 &agrave; 1812, Napol&eacute;on r&eacute;unit &agrave; nouveau la <b>Grande Arm&eacute;e</b> et, en mai, en repr&eacute;sailles envers le tsar qui s'appr&ecirc;te &agrave; s'unir aux aristocraties coalis&eacute;es, Napol&eacute;on prend le commandement de la <b>campagne de Russie</b>. <br>Le 14 septembre, il p&eacute;n&egrave;tre &agrave; Moscou, mais l'incendie qui ravage la ville d&eacute;truit le ravitaillement de ses troupes. Avec l'hiver qui commence, il lui est impossible de poursuivre l'arm&eacute;e du tsar. La retraite de Russie est une longue marche de retour, d&eacute;sastreuse, o&ugrave; une grande partie des troupes se perd dans les eaux glac&eacute;es de la <b>Berezina</b>.</td> </tr> </table> Malgr&eacute; la mont&eacute;e du m&eacute;contentement int&eacute;rieur, la d&eacute;fection de certains de ses proches (comme Bernadotte et Murat, qui rejoignent la coalition), la saign&eacute;e d&eacute;mographique masculine due &agrave; la multiplication des conscriptions et la conspiration du g&eacute;n&eacute;ral Malet &agrave; Paris, Napol&eacute;on r&eacute;unit une arm&eacute;e de jeunes conscrits, les &laquo; Marie-Louise &raquo;. Alors que la Russie prend la t&ecirc;te de l'opposition  r&eacute;action antinapol&eacute;onienne contre-r&eacute;volutionnaire, liguant la Prusse, l'Allemagne, l'Autriche et l'Angleterre contre lui , Napol&eacute;on parvient &agrave; remporter de nouvelles victoires &agrave; L&uuml;tzen et &agrave; Bautzen en mai 1813. L'armistice conclu par le chancelier autrichien <b>Metternich</b> est de courte dur&eacute;e ; Napol&eacute;on est battu &agrave; Leipzig en octobre et se replie en France. L'Allemagne est abandonn&eacute;e, la Hollande s'insurge, et Joseph, d&eacute;fait &agrave; <b>Vitoria</b> en juin, quitte la p&eacute;ninsule Ib&eacute;rique. La France est envahie. Malgr&eacute; les d&eacute;sertions, Napol&eacute;on parvient &agrave; lever encore 60 000 hommes. Mais la campagne de France se solde par la chute de Paris le 31 mars 1814. Les mar&eacute;chaux d'empire refusent alors de continuer le combat ; Napol&eacute;on est d&eacute;chu par le S&eacute;nat le 3 avril. Le trait&eacute; de Fontainebleau, sign&eacute; le 11, confirme son abdication sans conditions. <p>Les Alli&eacute;s lui conc&egrave;dent alors, comme seul royaume, l'&icirc;le d'Elbe en M&eacute;diterran&eacute;e, o&ugrave; il s'exile avec quelques fid&egrave;les. Marie-Louise et son fils, l'Aiglon, sont confi&eacute;s &agrave; la garde de l'empereur d'Autriche. <p><b>Les Cent-Jours.</b> <p>Alors qu'en France une opposition bonapartiste s'organise contre le fragile r&eacute;gime du roi <b>Louis XVIII</b>, Napol&eacute;on s'&eacute;chappe de l'&icirc;le d'Elbe et d&eacute;barque &agrave; Golfe-Juan. Il marche alors sur Paris, remontant d'un vol d'aigle la route qui prend bient&ocirc;t son nom, gagnant &agrave; sa cause les troupes envoy&eacute;es pour le capturer, soutenu par le peuple fid&egrave;le et rejoint par les combattants qui ont servi au cours de ses campagnes. Quand il arrive aux Tuileries, Louis XVIII a d&eacute;j&agrave; fui. Contenant l'&eacute;lan r&eacute;volutionnaire, Napol&eacute;on promulgue une nouvelle constitution, proche de la Charte de Louis XVIII. Pour &eacute;viter que les arm&eacute;es coalis&eacute;es ne se rejoignent en Belgique, l'Empereur prend l'initiative de l'attaque et bat les Prussiens &agrave; Ligny le 16 juin. <center> <p><img SRC="batWater.jpg" height=151 width=485> <br>"Waterloo, morne plaine"</center>  <table BORDER=0 WIDTH="100%" > <tr> <td WIDTH="54%"><img SRC="cartewat.jpg" height=249 width=310></td>  <td ALIGN=LEFT VALIGN=TOP> <br>&nbsp; <p>Mais &agrave; <b>Waterloo</b>, le 18 juin 1815, il est vaincu par les arm&eacute;es de <b>Wellington</b>, rejointes par celles de <b>Bl&uuml;cher</b> que le marquis de <b>Grouchy</b> n'a pu contenir. Napol&eacute;on souhaite continuer la lutte, mais l'hostilit&eacute; des d&eacute;put&eacute;s le pousse &agrave; abdiquer une nouvelle fois, le 22 juin. <center> <p>Les protagonistes :</center> </td> </tr> </table>  <center><img SRC="napol3.gif" height=146 width=130>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img SRC="wellington.jpg" height=146 width=130>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img SRC="bluch.jpg" height=146 width=130></center> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Napol&eacute;on Bonaparte&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Wellington&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bl&uuml;cher <p><b>L'exil et la mort.</b><b></b> <p>Ayant perdu tout appui politique et n'ayant pas r&eacute;ussi &agrave; retrouver l'alliance d&eacute;terminante des notables, dont il a pourtant assis la situation, Napol&eacute;on se r&eacute;fugie &agrave; Rochefort. Il embarque sur le navire britannique <i>Bellerophon </i>et est exil&eacute; &agrave; <b>Sainte-H&eacute;l&egrave;ne</b>, &icirc;le rocheuse d&eacute;sol&eacute;e et battue par les vents au sud de l'oc&eacute;an Atlantique. Il y passe les six derni&egrave;res ann&eacute;es de sa captivit&eacute; avec quelques fid&egrave;les, tel <b>Emmanuel de Las Cases</b> auquel il dicte le M&eacute;morial de Sainte-H&eacute;l&egrave;ne. Durant son exil, il construit sa l&eacute;gende, devient le martyr de la <b>Sainte-Alliance</b> des &laquo; rois oppresseurs des peuples &raquo;. L'Empereur doit subir les brimades du gouverneur de l'&icirc;le, Hudson Lowe, effray&eacute; &agrave; l'id&eacute;e d'une possible &eacute;vasion.&nbsp; <br><b>Le 5 mai 1821, il meurt des suites d'un douloureux cancer de l'estomac  qui le pousse depuis longtemps  porter sa main sur son ventre pour soulager sa douleur.</b> <p><b>L'hritage politique de Napolon est retors. S'il est plutt revendiqu par les partis de droite, il f&eacute;conde toutes les tendances politiques, car il repose surtout sur le legs d'une conception de l'Etat centralis et des institutions prnises deux sicles aprs son rgne. Le premier Empire a t, en dfinitive, le rgime transitoire  travers lequel la Rvolution s'est enracine en France.</b> <br><center><center><img SRC="napoleonIer.jpg" height=255 width=375></center> <center><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=+1>==========</font></font></b></center> Source : "Napolon Ier," Encyclopdie Microsoft&reg; Encarta&reg; 2002 en ligne <br>http://encarta.msn.fr http://encarta.msn.fr &copy; 1997-2002 Microsoft Corporation.&nbsp; <br>Tous droits r&eacute;serv&eacute;s. <p><a href="histoire.html"><img SRC="agauche.gif" ALT="vers histoire" BORDER=0 height=38 width=50></a></td> </tr> </table></div>  </body> </html> 
