<HTML> <HEAD>     <TITLE>INS: La Mort de Napol&eacute;on Soumise A Discussion.</TITLE> <META NAME="description" CONTENT="napoleon"><META NAME="Keywords" CONTENT="napoleon"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" LINK="#CC3333" ALINK="#CC3333" VLINK="#3333CC"> <P><A NAME=top></A></P>  <P ALIGN=center><CENTER><TABLE BORDER=0 WIDTH="90%">    <TR>       <TD COLSPAN="2">          <P><A HREF="../c_markham.html" TARGET=frame4><IMG SRC="../../images/heads/hr_ins_markham.gif" ALT="INS: J. David Markham" WIDTH=600 HEIGHT=80 BORDER=0 ALIGN=bottom></A></P> </TD> </TR>  <TR>       <TD WIDTH="81" VALIGN="top">&nbsp; </TD>       <TD>          <h2>"Etait-ce un Meurtre?"</h2>         <h3>La Mort de Napol&eacute;on Soumise A Discussion.</h3>         <p><b>De nouveaux tests du FBI r&eacute;v&egrave;lent des taux d'arsenic            "compatibles avec un empoisonnement"</b></p>         <p>          <table cellpadding="4" border="0" align="left">           <tr>              <td valign="top"> <img src="../../images/ins/markham/weider_forshufvud.jpg" width="224" height="336" alt="Assassination at St. Helena Revisited cover">              </td>           </tr>         </table>         <p></p>         <p><b>Assassinat &agrave; Sainte-H&eacute;l&egrave;ne &emdash; Une Nouvelle            Enqu&ecirc;te<br>           par Ben Weider, C.M. et Sten Forshufvud.<br>           544 pages. John Wiley &amp; Fils. US $30.00.</b></p>         <p>&nbsp;</p>         <p><i>Je meurs pr&eacute;matur&eacute;ment, assassin&eacute; par l'oligarchie            anglaise et l'assassin qu'elle a soudoy&eacute;.</i> &#91;Testament            de Napol&eacute;on.&#93;</p>         <p>Voici vingt ans, si vous sugg&eacute;riez &agrave; des historiens s&eacute;rieux            que Napol&eacute;on a &eacute;t&eacute; assassin&eacute; pendant son            exil dans l'&icirc;le perdue de l'Atlantique sud qu'est Sainte-H&eacute;l&egrave;ne,            <u>et</u> que le meurtre a &eacute;t&eacute; commis par l'un de ses            fid&egrave;les compagnons d'exil, vous &eacute;tiez la ris&eacute;e            de tous. Plus maintenant. N&eacute;e dans les ann&eacute;es cinquante            des recherches du Su&eacute;dois Sten Forshufvud, un toxicologue amateur,            l'id&eacute;e que Napol&eacute;on a &eacute;t&eacute; assassin&eacute;            est devenue une th&eacute;orie reconnue. Avec la publication en 1982            du livre <i>L'Assassinat de Napol&eacute;on </i>par Ben Weider et David            Hapgood, la th&eacute;orie s'est transform&eacute;e en hypoth&egrave;se            s&eacute;rieuse. Le nouveau livre de Weider sur ce sujet, &eacute;crit            en collaboration avec Sven Forshufvud aujourd'hui d&eacute;c&eacute;d&eacute;,            se donne pour but de convaincre les sceptiques. De plus, la sortie de            ce livre co&iuml;ncide avec l'annonce des r&eacute;sultats de tests            r&eacute;alis&eacute;s par le Laboratoire de Chimie et de Toxicologie            du FBI sur deux cheveux de Napol&eacute;on. La spectroscopie par absorption            d'atomes de graphite &agrave; haute temp&eacute;rature a permis de d&eacute;terminer            les taux d'arsenic contenu dans ces cheveux. Ces derniers, offerts &agrave;            la jeune Betsy Balcome en 1818, trois ans avant la mort de Napol&eacute;on            &agrave; Sainte-H&eacute;l&egrave;ne, ont r&eacute;v&eacute;l&eacute;            des taux d'arsenic qui sont, selon l'opinion du FBI, "compatibles avec            un empoisonnement &agrave; l'arsenic."</p>         <p>A premi&egrave;re vue, cela n'appara&icirc;t pas comme quelque chose            de tr&eacute;s int&eacute;ressant ou de tr&eacute;s nouveau. Apr&egrave;s            tout, Napol&eacute;on dit tout cela dans son testament, et le traitement            de Napol&eacute;on par les Anglais en g&eacute;n&eacute;ral, et par            le gouverneur de l'&icirc;le Sir Hudson Lowe en particulier, a &eacute;t&eacute;            s&eacute;v&egrave;rement critiqu&eacute; par les partisans de Napol&eacute;on            avant et apr&egrave;s sa mort, jusqu'&agrave; ce jour. Mais Weider et            Forshufvud n'accusent pas les Anglais. Ils soutiennent que le meurtrier            de Napol&eacute;on &eacute;tait l'un des aides en qui il avait le plus            confiance, le Comte Charles-Tristan de Montholon, lequel agissait sous            les ordres du Comte d'Artois, fr&egrave;re du roi de France Louis XVIII,            et futur roi Charles X (l'un des plus mauvais rois que la France ait            connus), qui voulait s'assurer que Napol&eacute;on ne reviendrait jamais            pour r&eacute;clamer le tr&ocirc;ne.</p>         <p>En r&eacute;sum&eacute;, voici comment Weider d&eacute;crit ce qui            sest pass&eacute; &agrave; Sainte-H&eacute;l&egrave;ne. Sur une p&eacute;riode            d'environ six ann&eacute;es (Napol&eacute;on est rest&eacute; &agrave;            Sainte-H&eacute;l&egrave;ne de 1815 &agrave; 1821), on a fait absorber            &agrave; Napol&eacute;on des doses d'arsenic. Contrairement &agrave;            ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas l'arsenic qui aurait tu&eacute;            Napol&eacute;on. Le poison lui &eacute;tait donn&eacute; pour l' affaiblir            et donner au monde l'impression que sa sant&eacute; d&eacute;clinait,            soit du fait du climat de l'&icirc;le, soit du fait d'un cancer, jusqu'&agrave;            l'emporter enfin. Le d&eacute;c&egrave;s lui-m&ecirc;me r&eacute;sulta            d'une combinaison d'autres ingr&eacute;dients courants qui produisirent            des sels de mercure mortels dans l'estomac. Les d&eacute;fenses naturelles            de l'estomac avaient &eacute;t&eacute; affaiblies par l'absorption ant&eacute;rieure            de breuvages particuliers. Cette m&eacute;thode d'empoisonnement, d'apr&egrave;s            Weider, &eacute;tait d'usage courant &agrave; cette &eacute;poque. De            plus, l'autopsie pratiqu&eacute;e sur Napol&eacute;on aurait permis            de trouver des substances dans son estomac qui seraient coh&eacute;rentes            avec cette forme d'empoisonnement.</p>         <p>Quelles sortes de preuves peut-on rassembler, pr&egrave;s de 200 ans            apr&egrave;s les faits, pour &eacute;tayer ces hypoth&egrave;ses? Les            preuves r&eacute;sultent de la combinaison des compte-rendus de t&eacute;moins            oculaires et de la technologie d'aujourd'hui. Le plus important de ces            t&eacute;moignages sont les M&eacute;moires publi&eacute;es de Louis            Marchand, le fid&egrave;le valet de chambre de Napol&eacute;on, et &agrave;            un moindre degr&eacute;, ceux d'Henri Bertrand, Mar&eacute;chal du Palais.            La relation de Marchand est particuli&egrave;rement pr&eacute;cieuse,            d&eacute;taillant jour par jour la condition de Napol&eacute;on et &agrave;            peu pr&egrave;s tout ce qu'il buvait ou mangeait. Ces deux M&eacute;moires            n'ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;es que dans les ann&eacute;es cinquante.            Parmi les t&eacute;moignages oculaires figure aussi le rapport d'autopsie            mentionn&eacute; plus haut.</p>         <p>La technologie peut r&eacute;v&eacute;ler diff&eacute;rents degr&eacute;s            d'absorption &agrave; diff&eacute;rentes &eacute;poques par la mesure            des taux d'arsenic dans les cheveux. Cette m&eacute;thode, qui comporte            un test par irradiation, a &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e par le            Dr. Hamilton Smith de l'Universit&eacute; de Glasgow. Le v&eacute;ritable            travail de d&eacute;tective commence d&egrave;s lors que l'indication            d'une forte pr&eacute;sence d'arsenic est confirm&eacute;e par les sympt&ocirc;mes            d&eacute;crits par diff&eacute;rents t&eacute;moins oculaires, et surtout            par Marchand. Weider avance la preuve convaincante que Napol&eacute;on            a pr&eacute;sent&eacute; des sympt&ocirc;mes d'empoisonnement &agrave;            l'arsenic &agrave; l'&eacute;poque m&ecirc;me o&ugrave; ses cheveux            montrent un taux d'arsenic &eacute;lev&eacute;.</p>         <p>L'un des aspects les plus sujets &agrave; controverse de la th&egrave;se            de Weider est que le meurtre aurait &eacute;t&eacute; commis par Montholon.            C'est cette assertion qui probablement retient les historiens fran&ccedil;ais            d'&ecirc;tre plus ouverts aux travaux de Weider. Et pourtant, les indices            d'une participation de Montholon sont bien l&agrave;. Montholon est            le plus insolite de tous les compagnons de Napol&eacute;on pour son            dernier exil: aristocrate, il a connu la disgr&acirc;ce de Napol&eacute;on,            pour ne se rallier &agrave; sa cause qu'au dernier moment, apr&egrave;s            Waterloo. Sur la fin, c'est Montholon qui contr&ocirc;le la nourriture            et les boissons donn&eacute;es &agrave; l'empereur; un niveau de contr&ocirc;le            indispensable si l'on projette d'empoisonner quelqu'un sur une longue            p&eacute;riode. Quant au motif, Weider a sugg&eacute;r&eacute; ant&eacute;rieurement            la possibilit&eacute; d'un chantage. Dans ce livre, il soutient que            la loyaut&eacute; de Montholon au roi lui &eacute;tait suffisante pour            entreprendre cet ignoble projet.</p>         <p>On peut s'interroger sur toutes ces pr&eacute;cautions; pourquoi ne            pas l'empoisonner et en finir une bonne fois? La r&eacute;ponse de Weider            est d'une parfaite logique. Napol&eacute;on &eacute;tait encore tr&eacute;s            populaire en France, en particulier dans l'arm&eacute;e. Un meurtre            aurait pu d&eacute;clencher une insurrection. De plus, le fils de Napol&eacute;on            vivait encore en Autriche et peut-&ecirc;tre &eacute;tait-il pr&ecirc;t            &agrave; pr&eacute;tendre au tr&ocirc;ne.</p>         <p>Voici un livre bien &eacute;crit et tout-&agrave;-fait fascinant. Si            vous n'&ecirc;tes pas bien inform&eacute; sur les recherches qui ont            &eacute;t&eacute; faies sur ce sujet, c'est &agrave; lire absolument.            M&ecirc;me l'historien le plus sp&eacute;cialis&eacute; y trouvera des            d&eacute;tails et des hypoth&egrave;ses du plus haut int&eacute;r&ecirc;t.            Weider est convaincu par le r&eacute;sultat de ses travaux, mais c'est            une conviction n&eacute;e d'une patiente recherche et d'une grande logique.</p>         <p>A l'occasion Weider digresse, et sugg&egrave;re d'autres moments o&ugrave;            Napol&eacute;on ou certains de ses proches auraient pu &ecirc;tre empoisonn&eacute;s.            Cela fournit mati&egrave;re &agrave; d'autres recherches. Mais pour            ce qui touche &agrave; sa th&egrave;se principale, il avance des arguments            tr&eacute;s forts. Des universitaires raisonnables pourront la r&eacute;futer.            En 1994, un d&eacute;bat sur ce sujet s'est tenu &agrave; la Conf&eacute;rence            de Chicago de la Napoleonic Society of America; le pour et le contre            ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s de mani&egrave;re aussi            passionn&eacute;e que pond&eacute;r&eacute;e. Il n'emp&ecirc;che que            les preuves avanc&eacute;es par Weider sont solides et difficiles &agrave;            ignorer.</p>         <p>Dans son avant-propos David Chandler, l'un des g&eacute;ants de la            recherche napol&eacute;onienne de ce si&egrave;cle, d&eacute;clare que            les travaux de l'&eacute;quipe de Weider sont "plus qu'il n'en faut            pour justifier une r&eacute;&eacute;valuation prudente." Ceci peut appara&icirc;tre            comme une opinion conservatrice. Ces travaux, bas&eacute;s comme ils            le sont sur des t&eacute;moignages oculaires et la technologie moderne,            repr&eacute;sentent plus qu'une simple theorie. Ils constituent une            interpr&ecirc;tation raisonnable et fond&eacute;e de l'histoire. Ceux            qui sont en d&eacute;saccord devront pr&eacute;senter des travaux de            qualit&eacute; similaire et des arguments aussi convaincants.</p>         <p>&nbsp;</p>                    <P><B><A HREF="mailto:imperialglory@attbi.com">J. David          Markham</A></B><BR>          International Napoleonic Society</P>  <P>&nbsp;</P>           <P ALIGN=center><FONT SIZE="-2" FACE="arial,geneva,helvetica">&#91;&nbsp;</FONT><A HREF="../c_markham.html"><FONT SIZE="-2" FACE="arial,geneva,helvetica">Editor's Index</FONT></A><FONT SIZE="-2" FACE="arial,geneva,helvetica">&nbsp;&#93;</FONT></P>           </TD> </TR>  <TR> <TD COLSPAN="2"> <BR><BR> </TD> </TR>            <TR>       <TD WIDTH="62" HEIGHT="70" ALIGN="left"> <A HREF="../../search/c_search.cfm" TARGET="_top"><IMG SRC="../../images/searchicon.gif" WIDTH="110" HEIGHT="70" BORDER=0 ALIGN=bottom ALT="Search the Series"></A>        </TD>  <TD VALIGN="top" ALIGN=center>  <P><FONT SIZE="1" FACE="arial,geneva,helvetica">&copy; Copyright 1995-2003, The Napoleon Series, All Rights Reserved.</FONT></P> <P><FONT SIZE="1" FACE="arial,geneva,helvetica">&#91;&nbsp;</FONT><A HREF="#top"><FONT SIZE="1" FACE="arial,geneva,helvetica">Top</FONT></A>&nbsp;<FONT SIZE="1" FACE="arial,geneva,helvetica">&#124;</FONT>&nbsp;<FONT SIZE="1" FACE="arial,geneva,helvetica"><A HREF="../../index.html" TARGET="_top">Home</A>&nbsp;&#93;</FONT></P>  </TD> </TR> </TABLE> </CENTER> <p></P> </BODY> </HTML> 
