<HTML> <HEAD> <TITLE>NAPOLEON WASHINGTON - PRESSCLIPS</TITLE> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="Description" content="Sepia productions is a booking agency selling Blues live acts. Permanent and exclusive offer: Napoleon Washington (Mississippi Acoustic Blues). Merchandising available. Sepia Productions est une agence artistique sp&eacute;cialis&eacute;e dans le Blues. En exclusivit&eacute; (offre permanente): Napoleon Washington (Mississippi Acoustic Blues). Boutique: CDs, T-shirts etc."> <meta name="keywords" content="sepia, productions, napoleon, washington, blues, acoustique, acoustic, guitare, guitar, crawlin', kingsnake, delta, louisiana, louisiane, mississippi, dobro, resophonic, national, hotel, bravo"> <link href="../style.css" rel="stylesheet" type="text/css"> </HEAD> <BODY BGCOLOR=#000000 link="#FFCC66" vlink="#663300" LEFTMARGIN=0 TOPMARGIN=0 MARGINWIDTH=0 MARGINHEIGHT=0> <div align="center"><a name="top" id="top"></a>    <TABLE WIDTH=800 BORDER=0 CELLPADDING=0 CELLSPACING=0>     <TR>        <TD COLSPAN=5> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=800 HEIGHT=12 ALT=""></TD>     </TR>     <TR>        <TD ROWSPAN=5> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=105 HEIGHT=388 ALT=""></TD>       <TD COLSPAN=3> <IMG SRC="images/pressclips_03.jpg" WIDTH=575 HEIGHT=176 ALT="Napoleon Washington"></TD>       <TD ROWSPAN=5> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=120 HEIGHT=388 ALT=""></TD>     </TR>     <TR>        <TD COLSPAN=3> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=575 HEIGHT=13 ALT=""></TD>     </TR>     <TR>        <TD ROWSPAN=2> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=94 HEIGHT=48 ALT=""></TD>       <TD> <IMG SRC="images/pressclips_07.gif" WIDTH=410 HEIGHT=17 ALT="Pressclips / Extraits de presse"></TD>       <TD ROWSPAN=2> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=71 HEIGHT=48 ALT=""></TD>     </TR>     <TR>        <TD> <IMG SRC="images/espaceur.gif" WIDTH=410 HEIGHT=31 ALT=""></TD>     </TR>     <TR>        <TD WIDTH=575 HEIGHT=151 COLSPAN=3 class="txt1"><p class="titre">&nbsp; </p>         <p><span class="itstitre">Hotel Bravo: </span><br>           <a href="#1">Premier disque de Napoleon</a> (Rock &amp; Folk, f&eacute;v            03)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Hotel Bravo: </span><br>           <a href="#2">De guitariste de blues &agrave; bluesman</a> (<a href="http://www.lenouvelliste.ch/" target="_blank">Nouvelliste</a>,            f&eacute;v 03)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Interview: </span><br>           <a href="#3">La voix int&eacute;rieure</a> (<a href="http://www.lenouvelliste.ch/">Nouvelliste</a>,            f&eacute;v 03)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Hotel Bravo: </span><br>           <a href="#4">Napoleon Washington, opus premier</a> (<a href="http://www.lexpress.ch/" target="_blank">L&#8217;Express</a>/<a href="http://www.limpartial.ch/" target="_blank">L&#8217;Impartial</a>,            d&eacute;c 02)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Hotel Bravo: </span><br>           <a href="#5">Napoleon Washington: Hotel Bravo</a> (<a href="http://www.24heures.ch/" target="_blank">24            heures</a>, nov 02)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Interview: </span><br>           <a href="#6">Napoleon Washington</a> (<a href="http://loreillebleue.free.fr/" target="_blank">L&#8217;Oreille            Bleue</a>, nov 02)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Compte-rendu / festival:</span><br>           <a href="#7">Blues de Traverse, Cl&eacute;on (Rouen)</a> (<a href="http://loreillebleue.free.fr/" target="_blank">L&#8217;Oreille            Bleue</a>, nov 02)</p>         <p><br>           <span class="itstitre">Reportage / enregistrement Hotel Bravo</span><br>           <a href="#8">L'empire de Napoleon Washington</a> (<a href="http://www.lexpress.ch/" target="_blank">L&#8217;Express</a>/<a href="http://www.limpartial.ch/" target="_blank">L&#8217;Impartial</a>,            ao&ucirc;t 02)<br>         </p>         <p>&nbsp; </p>         <hr align="center" width="40%"> <p>&nbsp;</p><p><a name="1"></a>Hotel Bravo:<br>           <span class="titre">Premier disque de Napoleon</span></p>         <p><br>           Ceux qui assimilent abusivement autoproduction et mis&eacute;rabilisme            devraient jeter un coup d&#8217;oeil et une oreille sur les CD qui parviennent            chaque mois &agrave; la r&eacute;daction (42 ce mois-ci): ils seraient            surpris par la sophistication et l&#8217;originalit&eacute; graphique            de certaines pochettes, tout comme par la qualit&eacute; sonore des            enregistrements. Faute de moyen, le syst&egrave;me D est largement mis            &agrave; contribution, et le r&eacute;sultat aurait souvent de quoi            faire rougir les concepteurs professionnels des majors. la faiblesse            du secteur autoproduit se transforme alors en une force: quand on a            rien &agrave; perdre, on peut tout oser et porter l&#8217;imagination            au pouvoir.<br>         </p>         <p>Le premier disque de Napoleon Washington se distingue d&#8217;abord            par sa pochette et son livret superbes qui sont en phase avec le concept            de base, puisque les quatorze compositions originales anglophones (accompagn&eacute;es            d&#8217;une reprise) ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e sous l&#8217;arche            d&#8217;un pont aux abords d&#8217;une gare de marchandises du c&ocirc;t&eacute;            de La Chaux-de-Fonds. Ce parti pris souligne l&#8217;aspect urbain du            blues de Napoleon, Suisse qui a particip&eacute; &agrave; divers groupes            am&eacute;ricains avant d&#8217;opter pour le repli acoustique. Seul            avec sa voix et son jeu de guitare hors pair que l&#8217;on dirait venus            en droite ligne du bayou, ou accompagn&eacute; d&#8217;une formation            l&eacute;g&egrave;re (harmonica, percussions, contrebasse) et inspir&eacute;e,            il transforme brillamment l&#8217;essai et se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre            le ma&icirc;tre du Blues helv&egrave;te.<br>           H.M./Rock &amp; Folk, f&eacute;v 03<br>           <a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a><br>         </p>         <hr align="center" width="40%"> <p><a name="2"></a>Hotel Bravo:<br>           <span class="titre">De guitariste de blues &agrave; bluesman</span></p>         <p><br>           <span class="itstitre">Hotel Bravo</span>, 14 titres hant&eacute;s par            l&#8217;esprit du blues terrien, rural, qui n&#8217;a pas connu encore            l&#8217;&eacute;lectricit&eacute; des grandes villes. On y sent la sueur,            les larmes, la chair et le sang. En d&#8217;autres termes, la vie. Et            la mort aussi. Napoleon Washington, faisant corps avec sa <a href="htpp://www.fineresophonic.com/" target="_blank" class="itstitre">Fine            Resophonic</a>, a trouv&eacute; le son organique, m&eacute;tallique            qui lui convenait. Seul ou accompagn&eacute; de musiciens, l&#8217;harmoniciste            Bonny B, le batteur &laquo;Speedy&raquo; Jeanrenaud, le bassiste marc            Waeber ou les magnifiques choeurs de Diana jirkuff, la voix se fait            incantatoire et donne la chair de poule, de cette poule dont on a coup&eacute;            les pattes pour en faire des amulettes. Le vaudou n&#8217;est jamais            loin avec Napoleon. Le rythme aussi. Incroyable de se laisser transporter            juste par le battement d&#8217;une semelle et quelques licks de guitare.            Napoleon Washington prouve une fois de plus que le Blues n&#8217;est            plus une histoire de couleur de peau mais bien de coeur.<br>           Didier Chammartin/Le Nouvelliste, f&eacute;v. 03<br>           <a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a><br>         </p>         <hr align="center" width="40%"> <p><a name="3"></a>Interview: <br>           <span class="titre">La voix int&eacute;rieure</span></p>         <p><br>           Enregistr&eacute; sous un pont, &quot;Hotel Bravo&quot; est le premier            album de Napoleon Washington. Une musique rugueuse et vraie sur laquelle            souffle l'esprit du blues le plus pur. &nbsp; <br>         </p>         <p>Dans une autre vie il s'appelait Raph Bettex. Dites maintenant Napoleon            Washington, noms choisis comme se les choisissaient les Noirs afro-am&eacute;ricains            enfin lib&eacute;r&eacute;s de l'esclavage. Raph Bettex s'est lib&eacute;r&eacute;            d'une musique &eacute;lectrique pour puiser au tr&eacute;fonds de lui-m&ecirc;me            ses racines. Des racines proches de celles du Delta aux confins des            mondes hant&eacute;s. <br>         </p>         <p>Des racines acoustiques, &quot;plus organiques&quot;, dit-il. Napoleon            a alors pu engendrer un fils de cette introspection: Hotel Bravo. Un            album enregistr&eacute; sous l'arche d'un pont, aux abords d'une gare            de marchandises. On est l&agrave; en plein dans la tradition Hobo, des            Noirs mont&eacute;s au nord esp&eacute;rant un avenir meilleur. <br>         </p>         <p>Pourtant, Napoleon Washington se d&eacute;fend bien de vouloir jouer            les influences pass&eacute;istes. Il joue juste ce qu'il est. Un blues            inspir&eacute;, incantatoire. Il y a du vaudou chez lui. Deux mondes            s'y c&ocirc;toient: tradition et modernisme, une alchimie universelle.<br>         </p>         <p> <span class="txt1b">A l'&egrave;re du r&egrave;gne du binaire, de            la techno, comment se prend-on d'amour, pour le blues et qui plus est            pour un blues rural?</span></p>         <p><br>           Quand je suis tomb&eacute; amoureux du blues en g&eacute;n&eacute;ral,            c'&eacute;tait bien avant l'&egrave;re de la musique binaire. Je ne            sais pas comment &ccedil;a a commenc&eacute;. C'est petit &agrave; petit            en d&eacute;couvrant des trucs, comme &ccedil;a par la petite porte            et toujours en affinant. On s'approche de plus en plus, un peu comme            tu suis une lumi&egrave;re, mais la distance nous la fait voir comme            un petit point. Tu ne sais pas quelle taille il a parce que tu ne l'atteins            jamais. C'est comme &ccedil;a que j'ai pass&eacute; du blues &eacute;lectrique            &agrave; un blues acoustique, &agrave; quelque chose de plus primitif,            plus organique en continuant d'avancer.<br>         </p>         <p> <span class="txt1b">Avez-vous l'impression d'avoir touch&eacute; &agrave;            la lumi&egrave;re?</span></p>         <p><br>           C'est beaucoup dire, mais j'ai au moins l'impression d'avoir trouv&eacute;            ce que je cherchais depuis longtemps avec cette guitare &agrave; r&eacute;sonateur,            j'ai trouv&eacute; le truc que je devais probablement chercher depuis            longtemps. J'ai l'impression que je suis arriv&eacute; &agrave; quelque            chose, qui peut encore se d&eacute;velopper et continuer &agrave; grandir.            J'ai enfin trouv&eacute; le terrain dans lequel je voulais planter cette            graine.<br>           Vous vous sentez faire partie d'une &eacute;cole particuli&egrave;re            dans le blues?<br>           Oui, mais pas forc&eacute;ment dans le genre o&ugrave; on s'y attendrait.            Le plus important pour moi est de faire du blues contemporain.<br>           Vous avez un son tr&egrave;s traditionnel pourtant...<br>           Faire un truc d'aujourd'hui &ccedil;a ne veut pas forc&eacute;ment dire            mettre de c&ocirc;t&eacute; tout ce qui s'est fait avant. En revanche,            j'ai v&eacute;cu en &eacute;coutant des musiques &agrave; la radio qui            ont des particularit&eacute;s propres. En enregistrant les maquettes            on s'est rendu compte que toutes les chansons &eacute;taient pens&eacute;es            &quot;format radio&quot;, construites avec des refrains, un timing.            D&eacute;j&agrave; en cela tu peux dire que ce ne sont pas des chansons            copies conformes des ann&eacute;es trente. L'autre chose, c'est qu'il            n'y a aucune id&eacute;e de faire quelque chose de pass&eacute;iste            ou de moderniste. Tout doit s'&eacute;quilibrer et &ccedil;a c'est moi.<br>         </p>         <p> <span class="txt1b">Pensez-vous que le blues est une vieille grand-m&egrave;re            &agrave; l'agonie?</span></p>         <p><br>           Ce serait une immense connerie que de dire &ccedil;a, il y a des milliers            de disques de blues qui sortent chaque ann&eacute;e aux Etats-Unis.            La situation est ainsi: le blues se porte tr&egrave;s bien mais plus            ou moins ailleurs qu'ici. Ici il se porte ni mal ni bien, il ne se porte            quasiment pas, parce que la t&eacute;l&eacute;vision, la radio ou les            lieux de spectacles ne le programment pratiquement pas. Parce qu'il            n'est pas dans notre culture. &Ccedil;a ne sert &agrave; rien de pleurnicher            ou de dire que c'est d&eacute;gueulasse. Si cet &eacute;tat de fait            t'est insupportable, barre-toi. Ou fais avec.<br>         </p>         <p> <span class="txt1b">Ne sentez-vous pas une forme de racisme &agrave;            l'envers, quand vous envoyez une lettre &agrave; Bruce Iglauer, patron            des disques Alligator et qu'il vous r&eacute;ponde: &quot;Votre disque            est superbe, vous chantez et jouez bien mieux que bon nombre d'artistes            am&eacute;ricains, mais qu'il n'y a pas de place pour vous sur son label,            parce que vous &ecirc;tes... Europ&eacute;en et de surcro&icirc;t blanc?&quot;</span></p>         <p><br>           C'est vrai, aujourd'hui cette musique appartient autant au Noir qu'au            Blanc, mais elle a un parcours, elle vient des Noirs, j'aurais mauvaise            gr&acirc;ce &agrave; tout niveler. L&agrave; encore c'est un &eacute;tat            de fait, difficile d'ouvrir un march&eacute; pour une personne aux Etats-Unis.            Toutefois, si l'on a le moyen de le mettre aux Etats-Unis dans des bacs,            les gens ne vont jamais se dire: &quot;C'est un disque de Suisse.&quot;            C'est un disque de musique. et l'internet permet d'avoir des bacs virtuels.</p>         <p><span class="txt1b"><br>           Est-ce que ce style de musique a influ&eacute; sur votre mani&egrave;re            de vivre?</span></p>         <p><span class="txt1b"><br>           </span>C'est m&ecirc;me plus que &ccedil;a, c'est un tout. Dans ma mani&egrave;re            de vivre il n'y a pas un chapeau ou un manteau de bluesman que je mettrais            pour faire de la musique et que j'enl&egrave;verais le reste du temps.            J'ai un rapport tr&egrave;s fort avec cet instrument qui a un sale caract&egrave;re.            C'est une esp&egrave;ce de bronco qu'il faut dompter, &agrave; qui il            faut montrer qui commande. Quand tu as pass&eacute; cinq heures, une            journ&eacute;e &agrave; la ma&icirc;triser, tu penses que tu as fini            et tu la remets dans son &eacute;tui. Mais ce n'est que cinq heures            d'une journ&eacute;e qui en comprend vingt-quatre... Et tu te rends            compte que les dix-neuf autres, c'&eacute;tait ta guitare qui te commande,            qui d&eacute;cide de ce que tu peux t'offrir &agrave; manger, quand            tu peux aller te coucher. Il y a un r&eacute;pondant de l'un &agrave;            l'autre. C'est donc un tout. Ma vie est en entier l&agrave;-dedans aujourd'hui.<br>           Didier Chammartin/Le Nouvelliste, f&eacute;v. 03<br>           <a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a><br>         </p>         <hr align="center" width="40%"> <p><a name="4"></a>Hotel Bravo:<br>           <span class="titre">Napoleon Washington, opus premier</span></p>         <p><br>           <span class="itstitre">Blues - &quot;Hotel Bravo&quot;, le premier CD            du chaux-de-Fonnier, est maintenant disponible</span></p>         <p><br>           &quot;Hotel Bravo&quot;: suites, fin, &agrave; suivre. Dans notre &eacute;dition            du 6 ao&ucirc;t, nous relations l'enregistrement haut e couleur, sous            les arches aust&egrave;res du Grand-Pont, &agrave; La Chaux-de-Fonds,            du premier opus du bluesman chaux-de-fonnier Napoleon Washington. Depuis            aujourd'hui, cet objet aussi pertinent que d&eacute;lectable aguiche            le chaland dans les meilleures cr&eacute;meries.</p>         <p><br>           Le processus fut &eacute;norme, la prise de risque consid&eacute;rable            et, au bout du compte, le soulagement du chemin accompli n'est que le            starting-block de celui &agrave; accomplir. Mais le r&eacute;sultat            est l&agrave;: au prix d'une grosse semaine de postproduction dans les            r&egrave;gles de l'art, &quot;Hotel Bravo&quot; est le remarquable condens&eacute;            de blues acoustique contemporain qu'il promettait d'&ecirc;tre.</p>         <p><br>           Le Mississippi est l&agrave;, son delta tisse sa toile, mais le contexte            est bien plus large, qui voit poindre le format ballade, des couleurs            traduisant un v&eacute;cu d'ici. Tronc blues, oui, mais pas d&eacute;pourvu            d'&eacute;pic&eacute;a. Au surplus, on observe une certaine &eacute;conomie            dans l'utilisation des invit&eacute;s, tous remarquables du projet.            &Eacute;conomie justifi&eacute;e: tous ces titres sont destin&eacute;s            &agrave; &ecirc;tres jou&eacute;s en solo.<br>           Faisant tr&egrave;s justement remarquer que la mati&egrave;re essentielle            du blues est la m&ecirc;me que celle de toute musique populaire, y compris            la moins digne d'int&eacute;r&ecirc;t, l'opulent guitariste confirme            &ecirc;tre tomb&eacute; amoureux du blues comme on d&eacute;couvre la            beaut&eacute;: y &ecirc;tre confront&eacute; vous en rend accro.</p>         <p><br>           L'artiste commente quelques chansons. <span class="itstitre">&quot;A            hundred days&quot;? &quot;En suis-je l'auteur? C'&eacute;tait un petit            matin avec un temps particuli&egrave;rement d&eacute;gueulasse et je            ne me souvenais plus du dernier jour de beau. J'ai pris ma guitare et            c'est sorti tout seul. &quot;Left and right&quot;? &quot;&Ccedil;a,            c'est marrant, Pour l'acoustique, on a enregistr&eacute; la batterie            au beau milieu de la route. Les gars du garage d&#8217;&agrave; c&ocirc;t&eacute;,            &eacute;berlu&eacute;s, regardaient Speedy dans sa for&ecirc;t de micros.&quot;            &quot;Other side of the world&quot;? &quot;Celle-l&agrave; est venue            en Floride. Tu sais, tu es en tourn&eacute;e, tu as ce sentiment que            tout va bien. Mais il manque une personne. C'est un sentiment partag&eacute;            entre le bonheur et le spleen, un peu d&eacute;chirant, comme un grand            &eacute;cart.&quot;</span></p>         <p>&nbsp;</p>         <p>Le m&ecirc;me &eacute;cart existant en la g&eacute;ographie fantasm&eacute;e            du blues, ce Graal pour sensibles, et la r&eacute;alit&eacute; de la            Suisse. Un &eacute;cart qui, n&eacute;goci&eacute;, comme c'est ici            le cas, avec un p&eacute;rilleux cocktail de savoir et de &quot;parties            vitales&quot;, d&eacute;bouche sur une incontestable r&eacute;ussite            qui &eacute;patera les plus exigeants.<br>           Miguel Angel Morales, L'Impartial/L'Express d&eacute;c 02<br>           <a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a><br>         </p>         <hr align="center" width="40%">          <p><a name="5"></a>Hotel Bravo:<br>           <span class="titre">Napoleon Washington: Hotel Bravo</span></p>         <p><br>           Ne pas se fier &agrave; l'exotisme am&eacute;ricano-corse de son patronyme:            Napoleon Washington est un gars du coin, plus exactement de La Chaux-de-Fonds.            Et c'est sous un des ponts de cette ville que l'apache a enregistr&eacute;            ces quinze titres marqu&eacute;s au fer d'un blues vaudou, sombre et            sans fioritures, port&eacute;s par une voix rugissante et une guitare            toute en attaque m&eacute;tallique. Des ambiances fortement &eacute;vocatrices,            loin de la country joyeuse ou du rock'n'roll p&eacute;p&egrave;re, et            un superbe livret aux teintes cuivr&eacute;es, pr&eacute;misses &agrave;            un blues emprunt de rouille et de sang. Pur et dur. <br>           Fran&ccedil;ois Barras, 24 heures, nov 02</p>         <a href="#top" class="topof"><br>         retour / top of page<br>         </a> <hr align="center" width="40%"> <p><a name="6"></a>Interview: <br>           <span class="titre">Napoleon Washington (L&#8217;Oreille Bleue, nov            02)</span></p>         <p><br>           Interview + photos: site de L'Oreille Bleue, <a href="http://loreillebleue.free.fr/Itv_Napoleon_Washington.htm" target="_blank">cliquez            ici</a></p>         <p><br>           <span class="txt1b">Salut Napol&eacute;on, tu as fais une tr&egrave;s            grosse impression &agrave; la Traverse, pourtant il semble qu'en France            tr&egrave;s peu de monde te connaisse. Peux tu nous dire qui tu es?</span></p>         <p><br>           Je suis une goutte d'eau dans l'oc&eacute;an du blues, lequel est vaste...            &agrave; ce &nbsp;titre, je suis d'ailleurs un peu n&eacute; de la derni&egrave;re            pluie puisque Napoleon Washington n'existe vraiment que depuis environ            deux ans. Auparavant, j'ai&nbsp;passablement tourn&eacute; (huit ans)            avec le Crawlin' Kingsnake Blues Band, un&nbsp;trio &eacute;lectrique            qui en plus des tourn&eacute;es &quot;normales&quot;, faisait une tourn&eacute;e            par ann&eacute;e en Europe en tant que backing band pour Rock Bottom,            harmoniciste de&nbsp;St-Petersburg (Floride) consid&eacute;r&eacute;            comme le &quot;Godfather of the Tampa Bay blues&nbsp;scene&quot;. Rock            est d&eacute;c&eacute;d&eacute; il y a une ann&eacute;e environ, assez            pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; la&nbsp;p&eacute;riode o&ugrave;            je prenais s&eacute;rieusement le virage de la formule acoustique...            en&nbsp;fait, alors que le Crawlin' &eacute;tait en tourn&eacute;e aux            Etats-Unis, nous &eacute;tions&nbsp;chez Rock un apr&egrave;s-midi et            j'&eacute;tais assis devant l'entr&eacute;e de sa maison, en&nbsp;train            de jouer sur une superbe tricone National que je lui avais emprunt&eacute;.&nbsp;Il            m'a entendu, il est sorti, m'a regard&eacute; et a pris son t&eacute;l&eacute;phone            pour &nbsp;booker une journ&eacute;e de studio. Avec le reste du band,            nous avons enregistr&eacute;&nbsp;quelques titres pour son prochain            album et c'est un peu lui, suite &agrave; &ccedil;a, qui&nbsp;m'a encourag&eacute;            &agrave; pers&eacute;v&eacute;rer dans la veine purement acoustique,            que&nbsp;j'explorais d&eacute;j&agrave; depuis un moment.&nbsp;Sinon,            pour le d&eacute;tail, je vis en Suisse, pr&egrave;s de la fronti&egrave;re            fran&ccedil;aise, &agrave;&nbsp;environ une heure de Besan&ccedil;on.</p>         <p><span class="txt1b"><br>           Pendant Blues de Traverse, tu as fait ton concert, une masterclass et            l'animation au bar de la Traverse pendant la soir&eacute;e Blues Rock,            comment as tu trouv&eacute; l'accueil du public?</span></p>         <p><span class="txt1b"><br>           </span>Magnifique! il y a vraiment eu des moments magiques, et je ne            m'attendais&nbsp;pas &agrave; un accueil aussi chaleureux. Il semble            que la Normandie ait gard&eacute; le&nbsp;meilleur de ce que les GIs            ont apport&eacute;, &agrave; savoir (en plus d'avoir connu les&nbsp;joies            du chewing-gum avant tout le monde), l'habitude d'aller VOIR des bands&nbsp;sur            sc&egrave;ne... je d&eacute;teste ce travers que nous avons, nous musiciens,            qui nous&nbsp;pousse &agrave; pleurnicher sans arr&ecirc;t sur nos conditions            de travail (toujours plus&nbsp;dures pour nous que pour les autres,            etc.)... Cependant, il est vrai que le&nbsp;march&eacute; de la musique            live subit une solide r&eacute;cession depuis quelques&nbsp;ann&eacute;es...            d&egrave;s lors, voir une salle comme la Traverse pleine un jeudi soir&nbsp;pour            un festival de blues est une exception! Marc Bourreau me semble faire&nbsp;un            magnifique travail de programmation, mais il faut saluer un public qui            ne&nbsp;boude pas son plaisir et sait garder cet esprit en vie. Les            sourires et les instants suspendus m'ont sembl&eacute; nombreux, tant            pendant les concerts que la&nbsp;masterclass.<br>         </p>         <p> <span class="txt1b">Est ce que cela t'a donn&eacute; envie de revenir            en France? Si oui, quel sont tes projets chez nous?</span></p>         <p><br>           Bien s&ucirc;r! De toute mani&egrave;re, le blues n'est pas dissociable            du voyage et&nbsp;l'envie d'aller PARTOUT est toujours pr&eacute;sente...            Cela dit, un accueil comme&nbsp;celui du public de Normandie donne forc&eacute;ment            envie de revenir. Quant aux&nbsp;projets, nous sommes en discussion            pour obtenir une distribution de qualit&eacute;&nbsp;sur la France pour            &quot;Hotel Bravo&quot;, mon premier album paru en d&eacute;cembre 02.&nbsp;            Pour l'instant, nous disposons d'un tr&egrave;s joli magasin en ligne,            que l'on&nbsp;trouve sur <a href="http://www.napoleonwashington.com/">http://www.napoleonwashington.com</a>.            Les projets de tourn&eacute;e pour&nbsp;la France devraient se pr&eacute;ciser            en fonction de l'accueil de l'album, et bien&nbsp;s&ucirc;r, nous &eacute;tudions            toute proposition.</p>         <p><br>           <span class="txt1b">Parlons un peu mat&eacute;riel, nous t'avons vu            jouer sur une magnifique guitare &agrave; r&eacute;sonateur m&eacute;tallique,            j'ai cru comprendre que ne souhaites pas qu'on l'appelle Dobro. </span></p>         <p><br>           C'est-&agrave;-dire... avant toute chose, je tiens &agrave; pr&eacute;ciser            que je ne voudrais&nbsp;pas passer pour un de ces puristes acad&eacute;miques            et tatillons qui, &agrave; la fin&nbsp;d'un concert, trouvent judicieux            d'assommer le public venu gentiment lui&nbsp;serrer la pince avec des            remises &agrave; l'ordre scientifico-inutiles. Peu importe&nbsp;le nom            que l'on donnera &agrave; mon instrument s'il a pu faire plaisir.&nbsp;Ceci            dit, si nous avons le temps d'en parler plus longuement, alors... bien&nbsp;que            nous ayions l'habitude d'utiliser &quot;Dobro&quot; comme terme g&eacute;n&eacute;rique            pour les guitares &agrave; r&eacute;sonateur, c'est une marque. <br>           Essayons de faire court: avant&nbsp;l'amplification &eacute;lectrique,            les instruments &agrave; cordes (guitares, mais aussi&nbsp;banjos, mandolines            et m&ecirc;me violons) n'avaient pas la partie facile au sein&nbsp;des            big bands. D&eacute;j&agrave; minoritaires, ils peinaient &agrave; se            faire entendre,&nbsp;couverts par des sections de souffleurs autrement            bruyants: le probl&egrave;me&nbsp;&eacute;tait latent... si bien que            dans les ann&eacute;es 30 en Californie, un guitariste&nbsp;du nom de            George Beauchamp rencontra deux fabricants de banjos, Joseph Dopyera            et son fils Rudy, et leur fit part du probl&egrave;me. Apr&egrave;s            de nombreuses&nbsp;recherches et tentatives, les Dopyera mirent au point            pour Beauchamp un&nbsp;mod&egrave;le d'instrument dont la puissance            sonore se trouvait amplifi&eacute;e, en gros,&nbsp;par un c&ocirc;ne            d'aluminium sur lequel reposaient les cordes: le syst&egrave;me avait&nbsp;plus            ou moins l' effet d'un porte-voix. Assez rapidement, ce fut un succ&egrave;s&nbsp;et            Beauchamp s'associa aux fr&egrave;res Dopyera (le p&egrave;re s'&eacute;tait            retir&eacute;) pour&nbsp;fonder la compagnie &quot;National String Instruments            Corporation&quot;. En fait, ce&nbsp;sont EUX qui ont invent&eacute;            la guitare &agrave; corps de m&eacute;tal, afin d'am&eacute;liorer&nbsp;encore            les performances du c&ocirc;ne. Apr&egrave;s quelques ann&eacute;es            de succ&egrave;s commercial,&nbsp;Beauchamp et les fr&egrave;res Dopyera            se brouill&egrave;rent, et ces derniers quitt&egrave;rent National.            malheureusement pour eux, ils partirent sans leurs brevets, que&nbsp;Beauchamp,            un tordu de premi&egrave;re, avait d&eacute;pos&eacute; &agrave; son            nom. Ils fond&egrave;rent alors&nbsp;une nouvelle compagnie: Dobro (pour            DOpyera BROthers) mais durent trouver un&nbsp;moyen de contourner leur            probl&egrave;me de brevets. Ils mirent au point un truc&nbsp;plus ou            moins r&eacute;ussi consistant &agrave; retourner le c&ocirc;ne et &agrave;            le suspendre &agrave; une sorte d'armature m&eacute;tallique que l'on            appelle &quot;Spider Bridge&quot;. Ils connurent&nbsp;un certain succ&egrave;s;            n&eacute;anmoins le son des Dobros est nettement plus pointu et&nbsp;nasillard,            et c'est un instrument qui a plut&ocirc;t trouv&eacute; son terrain            du c&ocirc;t&eacute; de&nbsp;la country et du bluegrass. D'o&ugrave;            parfois une certaine r&eacute;ticence chez nous&nbsp;autres n&egrave;gres            (de coeur ou de peau) &agrave; &ecirc;tre associ&eacute;s aux rednecks.&nbsp;Tout            &ccedil;a pour dire... la mienne n'est ni un Dobro ni une National,            m&ecirc;me si le&nbsp;mod&egrave;le est tr&egrave;s proche du &quot;Style            0&quot; de ces derniers. Elle m'a &eacute;t&eacute; construite par Mike            Lewis, de <a href="http://www.fineresophonic.com/" target="_blank">Fine            Resophonic</a>, qui&nbsp;avec son complice Pierre Avocat a bien aim&eacute;            ce que je faisais et s'est dit&nbsp;que s'il attendait que je puisse            m'en offrir une, il risquait de perdre&nbsp;patience. &nbsp;Ils me l'ont            donc confi&eacute;e &quot;contre bons soins&quot;, j'en suis encore&nbsp;&eacute;mu...            Fine Resophonic construit environ 25 guitares par ann&eacute;es,&nbsp;universellement            acclam&eacute;s, pour des gens comme Louisiana Red, Clapton, John&nbsp;Campbell            ou Michael Messer.</p>         <p class="txt1b"><br>           Je n'ai pas une tr&egrave;s bonne oreille, mais il m'a sembl&eacute;            que tu utilises des&nbsp;open tunings mineurs ce qui ne me semble pas            tr&egrave;s courant.</p>         <p><br>           C'est exact, bonne oreille (bleue) donc! Il y a une richesse particuli&egrave;re&nbsp;aux            open mineurs. Mais attention: on risque &agrave; tout bout de champ            de verser&nbsp;dans la guimauve planante... les open mineurs sont un            vrai challenge,&nbsp;demandent beaucoup de pr&eacute;cision et de doigt&eacute;.            Skip James n'utilisait&nbsp;pratiquement que &ccedil;a. Quoi qu'il en            soit, peu importe la technique:&nbsp;l'important est d'avoir des histoires            &agrave; raconter.</p>         <p><br>           <span class="txt1b">Tu cites Skip James, est ce une de tes influences?            quelles sont les autres?</span></p>         <p><br>           Disons simplement que sa musique me touche... comme celle de Blind Willie            Johnson ou de Son House, par exemple. Je ne sais pas exactement de quelle            fa&ccedil;on ils apparaissent dans ma musique, mais ils y sont sans            doute. Etrangement, j'ai davantage le sentiment d'&ecirc;tre influenc&eacute;            par des artiste qui font une musique assez diff&eacute;rente de la mienne,            comme Dr. John ou Freddie King, ou m&ecirc;me Mounir Bachir par exemple.            Mais les influences exclusivement musicales ne me semblent pas tellement            importantes. Comment des gens comme Keb' Mo', Doug McLeod ou John Mooney            font du Blues une musique r&eacute;ellement contemporaine, &ccedil;a,            c'est tr&egrave;s, tr&egrave;s important pour moi. C'est de ce type            d'influence que je me r&eacute;clame.<br>         </p>         <p> <span class="txt1b">Comment d&eacute;finis-tu ton style?</span></p>         <p><br>           Le nom qu'on peut lui donner m'est un peu &eacute;gal (tant qu'on en            parle...!). Si quelqu'un y voyait simplement du blues acoustique contemporain,            je serais flatt&eacute;.</p>         <p><br>           <span class="txt1b">J'ai cru comprendre que tu te d&eacute;fini &quot;N&egrave;gre            de Coeur&quot;, est ce que &ccedil;a sous-entend qu'il faut &ecirc;tre            noir pour jouer le Blues?</span></p>         <p><br>           Non, je ne crois pas. Pour faire du Blues, il faut disposer d'une vie            (dans n'importe quel &eacute;tat) et &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave;            en parler, f&ucirc;t-ce par bribes. Par contre, je suis convaincu qu'il            existe une approche blanche et une approche noire de la musique, tr&egrave;s            diff&eacute;rentes l'une de l'autre. Tant pis pour le politiquement            correct. Nous sommes assur&eacute;ment tous &eacute;gaux, mais pas pareils.            Quelle connerie! Penser les humains tous semblables, c'est passer &agrave;            c&ocirc;t&eacute; de richesses magnifiques. En prendre conscience, puis            apprendre &agrave; conna&icirc;tre et rep&eacute;rer les diff&eacute;rences            permet de s'en servir... le blues blanc et le blues noir ne sont pas            les m&ecirc;mes, comme le blues le urbain et le blues rural ne sont            pas pareils. Je ne pense pas qu'il soit obligatoire d'&ecirc;tre noir            pour faire du blues noir. Mais il faut savoir ce que l'on fait.</p>         <p><br>           <span class="txt1b">Merci beaucoup, Napol&eacute;on, pour cet entretien</span></p>         <p><br>           Merci pour tout, &agrave; bient&ocirc;t.<br>           Pascal Lob/L&#8217;Oreille Bleue, nov 02<br>           <a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a><br>         </p>         <hr align="center" width="40%">         <p><a name="7" id="7"></a>Compte-rendu / festival <br>           <span class="titre">Blues de Traverse, Cl&eacute;on (Rouen)</span></p>         <p><br>           <span class="txt1b">Jeudi 21 Novembre</span><br>           Comme pour toutes les dates de cette 9&egrave;me &eacute;dition du Festival            Blues de Traverse, je suis arriv&eacute; dans l&#8217;apr&egrave;s midi            pour assister aux balances. La mise en place (rapide) des musiciens            de Chicago ne me donne que peu d&#8217;indications sur la couleur musicale            de ce soir. En revanche, Napoleon Washington, seul sur sc&egrave;ne,            accompagn&eacute; de son Dobro, fabriqu&eacute; pour lui et grav&eacute;            &agrave; son nom, propose un r&eacute;pertoire &quot;roots&quot;, authentique            et chaleureux. <br>           Sa prestation du d&eacute;but de soir&eacute;e le confirme. Avec une            technique aboutie, faite de ma&icirc;trise des doigts et de l'utilisation            du bottleneck sur les cordes d&#8217;un instrument, docile et d&eacute;licat            &agrave; la fois. Sa voix suave et r&acirc;peuse, douce et rugueuse,            apporte sa dose d&#8217;&eacute;motions communicatives. Son chant renforce            le son de son Dobro en &eacute;vitant la monotonie. Ses compositions            dans l&#8217;esprit de John Campbell et Corey Harris, entre racines            profondes et magie vaudou, nous transportent dans un beau voyage des            rives du Mississippi au terres mar&eacute;cageuses de Louisiane. Le            musicien suisse remporte un vif succ&egrave;s, m&eacute;rit&eacute;,            aupr&egrave;s du public. Un exceptionnel moment gorg&eacute; de feeling,            de sinc&eacute;rit&eacute; et de sensibilit&eacute;. Une r&eacute;v&eacute;lation&nbsp;!            Pascal Lob, Christian Blues, Didier Chaumier, Christian Rock et les            autres sont s&eacute;duits. Napoleon Washington semble faire l&#8217;unanimit&eacute;&nbsp;!<br>         </p>         <p><span class="txt1b">Samedi 23 novembre</span><br>           Je ne regrette vraiment pas d&#8217;&ecirc;tre arriv&eacute; t&ocirc;t            dans l&#8217;apr&egrave;s midi, j&#8217;ai ainsi pu me rendre &agrave;            l&#8217;EMIJ ( Ecole de Musique d&#8217;Improvisation de Jazz) d&#8217;Elbeuf            (76) pour une pr&eacute;sentation intimiste de l&#8217;excellent Napoleon            Washington. Devant un auditoire compos&eacute; en grande partie d&#8217;&eacute;l&egrave;ves            de l&#8217;&eacute;cole, il a expliqu&eacute; l&#8217;origine de son            instrument de pr&eacute;dilection, le Dobro et la particularit&eacute;            du jeu de &quot;Slide&quot; en frottant les cordes avec une pi&egrave;ce            en forme de goulot de bouteille (bottleneck). Avec c&#339;ur et passion,            le Suisse Raph Bettex (de son vrai nom) illustre en musique, des explications            nourries d&#8217;anecdotes et de r&eacute;f&eacute;rences. Par cons&eacute;quent            de Robert Johnson &agrave; Blind Willie Mc Tell, de Skip James &agrave;            Doug Mc Leod, il communique avec ferveur et g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;,            l&#8217;authenticit&eacute; d&#8217;un r&eacute;pertoire chaleureux            et divin. <br>           Une &eacute;motion vraie s&#8217;est d&eacute;gag&eacute;e de sa prestation            qui s&#8217;est conclu par une &quot;jam session&quot; en compagnie            de JB Gaudray, tr&egrave;s talentueux guitariste du groupe Texaco et            &eacute;galement prof de guitare. D&#8217;un Blues lent au standard            Key to the Hiway, les deux protagonistes ont apport&eacute; leurs touches            personnelles pour un grand moment de complicit&eacute;&nbsp;! Frissons            &agrave; profusion&nbsp;!&nbsp;! Fabuleux et sinc&egrave;re&nbsp;!<br>           Lucky Jean-Luc/L&#8217;Oreille Bleue, nov 02&nbsp;<br>           <a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a><br>         </p>         <hr align="center" width="40%">          <p><a name="8" id="8"></a>Reportage / enregistrement Hotel Bravo<br>           <span class="titre">L'empire de Napoleon Washington</span></p>         <p><br>           <span class="itstitre">Blues - Le musicien Raph Bettex s'est livr&eacute;            &agrave; une exp&eacute;rience singuli&egrave;re, une semaine durant,            sous le Grand Pont de La Chaux-de-Fonds.</span></p>         <p><br>           Une longue et irr&eacute;elle semaine durant, du 22 au 28 juillet, le            bluesman Napoleon Washington (Raph Bettex dans une vie ant&eacute;rieure)            a camp&eacute; sous le Grand Pont, y enregistrant dans des conditions            in&eacute;dites la mati&egrave;re de son prochain album 100% acoustique,            &quot;Hotel Bravo&quot;. Visite et impressions.<br>           Dans le prolongement de la gare aux marchandises de La Chaux-de-Fonds,            l'arborescence des rails hasarde un vague point de fuite. Des wagons            r&eacute;sign&eacute;s &agrave; la rouille observent silencieusement            un p&acirc;t&eacute; d'entrep&ocirc;ts dont l'&eacute;tat de ruine ravive            des souvenirs antiques de crashs boursiers, d'Am&eacute;rique fracass&eacute;e            pour longtemps. On ralentit tout naturellement le pas, tant le d&eacute;cor            appelle au voyage immobile. Sur le goudron, le ballast de ce no man's            land, un d&eacute;p&ocirc;t de ferraille disparu a laiss&eacute; sa            signature: des milliers de minuscules &eacute;clats m&eacute;talliques            saupoudrent les lieux. Une mine &agrave; ciel ouvert, sans valeur. Le            sentiment cin&eacute;matographique cro&icirc;t encore lorsque parviennent            aux oreilles sous une presque pluie les plaintes discr&egrave;tes d'un            blues imm&eacute;morial d&eacute;pouill&eacute; jusqu'&agrave; l'os.<br>           &nbsp;<br>           <span class="txt1b">De la belle ouvrage</span><br>           Au prix de plusieurs centaines de m&egrave;tres carr&eacute;s d'&eacute;paisse            toile noire, l'arche aust&egrave;re de Grand Pont a pris des allures            de cath&eacute;drale zen pour nouveaux troglodytes. A demi cach&eacute;            derri&egrave;re un buisson de co&ucirc;teux micros Neumann, Napoleon            Washington &eacute;rafle l'&eacute;trange qualit&eacute; de silence            de cet espace plus ou moins clos, pench&eacute; sur sa splendide Fine            Resophonic. Con&ccedil;ue et grav&eacute;e &agrave; son intention et            selon les sp&eacute;cificit&eacute;s de son jeu par les luthiers parisiens            Pierre Avocat et Mike Lewis, cette guitare au corps de m&eacute;tal            est un d&eacute;marquage raffin&eacute; des mythiques National d'antan            - un r&ecirc;ve &eacute;veill&eacute; pour guitariste.<br>           Le camion tout proche abrite un studio mobile pourvu de multiples raffinements            technologiques. Contraste. Rejoignant Fabian Schild (ing&eacute;nieur            du son) et le souriant Eric Laesser (producteur ex&eacute;cutif), l'espion            s'y glisse pour savourer en primeur des &quot;rough mixes&quot; on ne            peut plus convaincants. Le blues, donc. Tant&ocirc;t d&eacute;pouill&eacute;,            tant&ocirc;t d'une joviale vigueur, notamment dans les prises &quot;live&quot;            en trio. Un blues qui se colore tour &agrave; tour de vaudou ou de gospel.            De la belle ouvrage.<br>           &nbsp;<br>           <span class="txt1b">Question d'identit&eacute;</span><br>           Les anecdotes fusent les badauds interloqu&eacute;s, certains fid&eacute;lis&eacute;s,            le bug informatique contrariant les overdubs de contrebasse de Marc            Waeber, la voix papillonnante de la chanteuse autrichienne Diana Jirkuff,            les exploits de l'harmoniciste Bonny B., les insolites trouvailles de            percussion (le fid&egrave;le Marc Jeanrenaud a notamment utilis&eacute;            un gigot d'agneau de quatre kilos pour obtenir ces claquements de main            plus vrai que nature, un levier de cric en guise triangle, etc...).            Il n'est pas qu'&agrave; la rumeur ectoplasmique de la circulation routi&egrave;re            dont on conservera une trace subliminale restant &agrave; doser, &agrave;            l'exception notable des ambulances.<br>           Le choix du cadre peut surprendre, mais il n'a rien de gratuit. Question            d'atmosph&egrave;re. C'est ici que sont n&eacute;es, en &eacute;t&eacute;            2000, les chansons du futur album; sur le marchepied d'un wagon de marchandises            devenu le refuge d'un artiste nourrissant une lassitude croissante pour            le circuit des clubs et des bars au fur et &agrave; mesure que le happait            le delta blues matriciel des origines. C'est ici que l'enregistrement            donnerait tout son sens &agrave; ce nouveau mat&eacute;riel. Question            d'identit&eacute;. Quant au nouveau nom faussement fanfaron adopt&eacute;            par Raph Bettex, il est lui aussi charg&eacute; de sens: il fait r&eacute;f&eacute;rence            aux doubles patronymes souvent grandioses- et aujourd'hui pittoresques            - endoss&eacute;s par de nombreux esclaves &agrave; l'issue de la guerre            de s&eacute;cession (Moses, Lincoln, Freeman, etc.).<br>           En observant l'artiste se fondant encore un peu plus dans le d&eacute;cor            qu'il s'est choisi, pendant une courte pause, une id&eacute;e m'a travers&eacute;            l'esprit. Un soir il s'est endormi guitariste de blues. Le lendemain,            c'est un bluesman qui s'est r&eacute;veill&eacute;. Ce qui est tout            &agrave; fait diff&eacute;rent.<br>           Miguel Angel Morales, l'Impartial/l'Express, ao&ucirc;t 02</p>         <p><a href="#top" class="topof"><br>           retour / top of page</a></p>         <p></p>         <p></p></TD>     </TR>   </TABLE>    </div> </BODY> </HTML> 
