<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 transitional//EN"> <html>  <!-- 21-Octobre-96 - Gilles Karmasyn -->  <head>  <title>La d&eacute;rive hypercritique</title>  <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=ISO-8859-1">  <LINK rel="stylesheet" type="text/css" HREF="../phdnstyle.css"> <SCRIPT type="text/javascript" language="JavaScript" SRC="../notes-script.js"></SCRIPT> <SCRIPT type="text/javascript" language="JavaScript" SRC="../bulles-icones.js"></SCRIPT>  </HEAD>  <BODY onLoad="reload('hypercritique.html', true)">  <SCRIPT type="text/javascript" language="JavaScript"> <!--     ecrireSpanIcones(); --> </SCRIPT>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note13" ID="affnote13"> 13. Londres, 1819, souvent r&eacute;&eacute;dit&eacute;. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note14" ID="affnote14"> 14. Agen, 1811 (ou 1827); nombreuses &eacute;ditions; une des premi&egrave;res porte le titre significatif: <i>Le Nouveau Dupuis ou l'Imagination se jouant de la V&eacute;rit&eacute;.</i> </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note15" ID="affnote15"> 15. Whately applique &agrave; plusieurs reprises les r&egrave;gles formul&eacute;es par Hume dans son <i>Essai sur les miracles</i> (qui fait partie de <i>l'Enquiry concerning human Understanding</i>). </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note16" ID="affnote16"> 16. Titre d'un m&eacute;moire paru en 1179-1780 dans <i>le Journal des savants; </i>sa grande &#156;uvre est <i>l'Origine de tous les cultes ou la Religion universelle, </i>1795. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note17" ID="affnote17"> 17. Traduit en fran&ccedil;ais dans la revue de folklore <i>M&eacute;lusine, </i>t. II, p. 73 <i>sq.</i> </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note18" ID="affnote18"> 18. Car il est difficile de se reconna&icirc;tre au milieu de cette &#156;uvre immense et confuse, dont la bibliographie est compliqu&eacute;e par l'existence d'&eacute;ditions subreptices, ou usurp&eacute;es, de protestations ou de r&eacute;tractations dont la sinc&eacute;rit&eacute; est suspecte, etc. Voir par exemple M. Veyssi&egrave;re de la Croze, <i>Vindiciae veterum, scriptorum contra Harduinium</i>, Rotterdam, 1701. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note19" ID="affnote19"> 19. Que venait de r&eacute;v&eacute;ler l'&#156;uvre posthume d'Ant. Bosio, <i>Roma subterranea navissima</i>,  Rome, 1651. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note20" ID="affnote20"> 20. G. Burnett, <i>Letters (from) Switzerland...</i>, <i> </i>Rotterdam, 1686, au moins cinq &eacute;ditions en quarante ans; F.-M. Misson, <i>Nouveau Voyage d'Italie</i>,<i> </i>La Haye, 1691, plusieurs &eacute;ditions et traductions en anglais, allemand, hollandais; P. Zorn, <i>Dissertatio historico-theologica de catacumbis...</i>, <i> </i>Leipzig, 1703. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note21" ID="affnote21"> 21. Cf. G. J. Renier, <i>History</i> , <i>its Purpose and Method</i>,  p. 134. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note22" ID="affnote22"> 22. W. A. Walsh, <i>Introduction to Philosophy of History</i>, p. 96. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note23" ID="affnote23"> 23. <i>De l'authenticit&eacute; des Annales et des Histoires de Tacite</i>, 1890; <i>Nouvelles Consid&eacute;rations au sujet des Annales et des Histoires de Tacite</i>, 1894. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note24" ID="affnote24"> 24. <i>Nouvelles Consid&eacute;rations</i>..., p. 211, sq. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note25" ID="affnote25"> 25. <i>&Eacute;tudes au sujet de la pers&eacute;cution des chr&eacute;tiens sous N&eacute;ron</i>, 1885, p. 79-143... </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note26" ID="affnote26"> 26. Ainsi M. Durry, &eacute;d. de Pline le Jeune, <i>Lettres</i> (Livre X) ,coll. &laquo;&nbsp;Bud&eacute;&nbsp;&raquo;, 1947, p. 70. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note27" ID="affnote27"> 27. Comme je l'&eacute;crivais, emport&eacute; par la passion pol&eacute;mique, en 1939 <i>Tristesse de l'historien,</i> p. 36. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note28" ID="affnote28"> 28. <i>ibid., </i>p. 37; cf. R. Aron, <i>Introduction,</i> p. 88. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note29" ID="affnote29"> 29. I Cor., XIII, 12. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note30" ID="affnote30"> 30. 1 Cor., T, 23. </SPAN>  <SPAN CLASS="notes-dyn" PHDNID="note31" ID="affnote31"> 31. Pr&eacute;face de son <i>Histoire ancienne de l'&Eacute;glise, </i>t. I, p. XV, citant Rom., XII, 3. </SPAN>  <h1 class="aligncentre">Sur la m&eacute;thode hypercritique</h1>  <hr />  <H3>Henri Ir&eacute;n&eacute;e Marrou, <i>De la connaissance historique</i>, &Eacute;d. du Seuil, coll. Points Histoire, 1975. </H3>  <H3>p. 92-93</H3>  <BLOCKQUOTE><P>  [l'historien] ne doit pas avoir en face des t&eacute;moins du pass&eacute; cette attitude renfrogn&eacute;e, tatillonne et hargneuse, celle du mauvais policier pour qui toute personne appel&eacute;e &agrave; compara&icirc;tre est a priori suspecte et tenue pour coupable jusqu'&agrave; preuve du contraire; une telle, loin d'&ecirc;tre une qualit&eacute;, serait pour l'historien un vice radical, le rendant pratiquement incapable de reconna&icirc;tre la signification r&eacute;elle, la port&eacute;e, la valeur des documents qu'il &eacute;tudie; une telle attitude est aussi dangereuse en histoire que, dans la vie quotidienne, la peur d'&ecirc;tre dupe, cette affectation que Stendhal aime &agrave; pr&ecirc;ter &agrave; ses personnages (&laquo;&nbsp;je suppose toujours que la personne qui me parle veut me tromper&nbsp;&raquo;...).  </BLOCKQUOTE>  <H3>p. 130-139</H3>  <BLOCKQUOTE><P>  [...] nous limitant pour l'instant &agrave; la seule analyse logique du comportement de l'historien, il nous faut souligner &agrave; nouveau le fait qu'aucune des conclusions de son enqu&ecirc;te, aucune v&eacute;rit&eacute; historique, n'est &agrave; proprement parler, au sens rigoureux des termes, in-contestable, contraignante. C'est ce qui ressort, de fa&ccedil;on &eacute;clatante, de l'ensemble des faits rassembl&eacute;s dans le dossier si curieux de l'hypercritique, qu'il faut avoir le courage d'ouvrir et de consid&eacute;rer sans scandale. Il contient en premier lieu une s&eacute;rie d'exp&eacute;riences outranci&egrave;rement paradoxales, voulues comme telles par leurs auteurs: ceux-ci, dans un contexte pol&eacute;mique (soit pour combattre le scepticisme historique engendr&eacute; par un trop strict rationalisme, soit au contraire pour ramener &agrave; la prudence le dogmatique &eacute;chevel&eacute; des faiseurs d'hypoth&egrave;ses), ont cherch&eacute; &agrave; rendre en quelque sorte manifeste le caract&egrave;re non n&eacute;cessaire des v&eacute;rit&eacute;s historiques en montrant qu'on pouvait en toute rigueur logique, sans tomber dans la contradiction, nier la plus &eacute;vidente, contester par exemple l'existence de Napol&eacute;on Ier les plus c&eacute;l&egrave;bres de ces &laquo;&nbsp;exp&eacute;riences pour voir&nbsp;&raquo; sont en effet celles de R. Whately, <i>Historic doubts relative to Napoleon Buonaparte</i><A CLASS="appel-note" HREF="#note13" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote13')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>13</SUP></A> et de J.-B. P&eacute;r&egrave;s, <A HREF="../negation/fous/napoleon.html"><i>Comme quoi Napol&eacute;on n'a jamais exist&eacute;</i></A><A CLASS="appel-note" HREF="#note14" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote14')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>14</SUP></A>; le premier, futur archev&ecirc;que (anglican) de Dublin, membre de ce curieux groupe des lib&eacute;raux d'Oxford dont j'ai signal&eacute; l'importance, voulait montrer, en passant &agrave; la limite, ce qu'avaient d'excessif les exigences rationalistes de Hume contre les miracles &eacute;vang&eacute;liques<A CLASS="appel-note" HREF="#note15" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote15')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>15</SUP></A>; le second, un ancien Oratorien devenu biblioth&eacute;caire d'Agen, fait de Napol&eacute;on un mythe solaire pour ridiculiser la th&eacute;orie, en son temps fameuse, de Ch. Fr. Dupuis sur &laquo;&nbsp;l'explication de la fable par le moyen de l'astronomie<A CLASS="appel-note" HREF="#note16" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote16')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>16</SUP></A>&nbsp;&raquo; Ce ne sont pas les seuls cas connus: lorsque Max M&uuml;ller reprit &agrave; sa mani&egrave;re l'hypoth&egrave;se de Dupuis sur l'origine solaire des mythes grecs, on vit circuler parmi les &eacute;tudiants d'Oxford un tract anonyme: <i>Comme quoi M. Max M&uuml;ller n'a jamais exist&eacute;</i><A CLASS="appel-note" HREF="#note17" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote17')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>17</SUP></A>... Et moi-m&ecirc;me, pol&eacute;miquant un jour contre un de ces amateurs qui contestent un peu facilement l'existence de J&eacute;sus, j'avais entrepris de d&eacute;montrer que Descartes &eacute;tait lui aussi un mythe cr&eacute;&eacute; de toutes pi&egrave;ces par les J&eacute;suites de La Fl&egrave;che, pr&eacute;occup&eacute;s de faire de la r&eacute;clame pour leur coll&egrave;ge.  </P><P>  A c&ocirc;t&eacute; de cela, nous avons, et le cas est encore plus r&eacute;v&eacute;lateur, des interpr&eacute;tations, elles aussi parfaitement logiques, coh&eacute;rentes, ne se heurtant &agrave; aucune impossibilit&eacute; rationnelle absolue, qui, cette fois, ont &eacute;t&eacute; soutenues tr&egrave;s s&eacute;rieusement par leurs auteurs, pour qui elles &eacute;taient une authentique v&eacute;rit&eacute;, mais que l'unanimit&eacute; de leurs confr&egrave;res, de tous les techniciens comp&eacute;tents de l'histoire, consid&egrave;rent comme &eacute;videmment fausses, totalement irrecevables, indignes m&ecirc;me d'&ecirc;tre r&eacute;fut&eacute;es autrement que d'un haussement d'&eacute;paules.  </P><P>  Je citerai le cas vraiment &eacute;tonnant du savant J&eacute;suite Jean Hardouin (1646-1729), qui fut un grand &eacute;rudit, et dans de multiples domaines (numismatique, philologie, etc.) un bon serviteur de l'histoire (nous utilisons encore avec profit, pour ses commentaires, sa grande &eacute;dition de Themistios, et ses <i>Acta conciliorum </i>ont marqu&eacute; une date dans le progr&egrave;s des &eacute;tudes eccl&eacute;siastiques), mais qui s'avisa &agrave; partir d'ao&ucirc;t 1690, de contester l'authenticit&eacute; de la plus grande partie des litt&eacute;ratures grecque et latine, classiques ou chr&eacute;tiennes; ses jugements sont d'un arbitraire farfelu: il condamne l'<i>En&eacute;ide, </i>mais accepte les <i>G&eacute;orgiques, </i>comme il accepte d'Horace <i>Satires </i>et <i>&Eacute;p&icirc;tres, </i>mais pour rejeter les <i>Odes</i>. Tous<i> </i>ces apocryphes auraient &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;s de toute pi&egrave;ce par des moines du XVIe si&egrave;cle!  </P><P>  Dans la mesure o&ugrave; on peut essayer de comprendre ce cas vraiment limite<A CLASS="appel-note" HREF="#note18" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote18')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>18</SUP></A>, il semble que le point de d&eacute;part de cet &eacute;chafaudage insens&eacute; ait &eacute;t&eacute; la pr&eacute;occupation, na&iuml;vement int&eacute;ress&eacute;e, de retirer aux m&eacute;chants jans&eacute;nistes les armes que l'&#156;uvre de saint Augustin leur fournissait, car c'est semble-t-il, l'authenticit&eacute; des P&egrave;res de l'&Eacute;glise qu'il suspecta la premi&egrave;re: il nous explique complaisamment comment &agrave;  peine fabriqu&eacute;es, vers le milieu du XIVe si&egrave;cle, leurs &#156;uvres furent utilis&eacute;es par les h&eacute;r&eacute;tiques, comme Wyclif, avant de l'&ecirc;tre par Luther et Calvin!  </P><P>  Le P. Hardouin n'est pas un ph&eacute;nom&egrave;ne isol&eacute;: vers le m&ecirc;me temps on vit des &eacute;rudits protestants, inquiets des renforts que l'apolog&eacute;tique catholique trouvait dans les monuments des catacombes romaines<A CLASS="appel-note" HREF="#note19" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote19')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>19</SUP></A>, entreprendre de nier le caract&egrave;re chr&eacute;tien de ces cimeti&egrave;res souterrains et attribuer leurs peintures &agrave; des faussaires du Moyen Age <A CLASS="appel-note" HREF="#note20" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote20')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>20</SUP></A>.  </P><P>  Au d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle, un certain P. J. F. Muller, m&ucirc;, lui, par la passion nationale, pr&eacute;tendit que les documents concernant le Moyen Age germanique avaient &eacute;t&eacute; falsifi&eacute;s par des &eacute;trangers jaloux, qui avaient voulu faire oublier que les Allemands avaient &eacute;t&eacute; alors le peuple le plus civilis&eacute; et politiquement le plus unifi&eacute; de l'Europe<A CLASS="appel-note" HREF="#note21" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote21')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>21</SUP></A>!  </P><P>  Il serait facile de multiplier les exemples et d'en fournir de tr&egrave;s r&eacute;cents...  </P><P>  Peut-on dire que nous rejetons ces billeves&eacute;es comme l'Acad&eacute;mie des sciences rejette les communications, que chaque ann&eacute;e, para&icirc;t-il, d'aimables fous ne manquent pas de lui envoyer, concernant la valeur erron&eacute;e de [pi] ou la possibilit&eacute; du mouvement perp&eacute;tuel? Non, les choses sont toutes diff&eacute;rentes, car nous ne pouvons, &agrave; proprement parler, d&eacute;celer chez nos hypercritiques de vrais paralogismes, ni leur opposer des &eacute;vidences r&eacute;ellement contraignantes. La raison historique se situe au niveau du possible, du (plus ou moins) probable; elle propose &agrave; notre assentiment, &agrave; prendre les choses au mieux, des t&eacute;moignages que rien n'emp&ecirc;che de croire, que de bonnes raisons nous encouragent &agrave; accepter; mais que r&eacute;pondre &agrave; celui qui estime que ces motifs de cr&eacute;dibilit&eacute; ne sont pas suffisants? On conna&icirc;t le mot de Mgr Duchesne &agrave; un contradicteur qui l'avait trait&eacute; d'hypercritique: &laquo;&nbsp;Et si moi je vous r&eacute;torque que c'est vous qui &ecirc;tes hypocritique?&nbsp;&raquo;  </P><P>  On ne peut contraindre &agrave; la foi: d'o&ugrave; (chaque g&eacute;n&eacute;ration d'historiens en fait l'exp&eacute;rience) le caract&egrave;re passionn&eacute;, l'&acirc;pret&eacute;, l'infinitude des discussions suscit&eacute;es par de telles hypoth&egrave;ses hypercritiques: on ne parvient pas &agrave; s'entendre, &agrave; faire partager sa conviction...  </P><P>  Sans doute il est clair qu'une sorte d'unanimit&eacute; se r&eacute;alise bient&ocirc;t, s'est faite par exemple, d&egrave;s le XVIIe si&egrave;cle, contre ce pauvre Hardouin; il n'est donc peut-&ecirc;tre pas impossible de d&eacute;finir d'un commun accord ce qu'on pourrait appeler la zone correcte d'application de la raison historique, <i>a standard way of thinking about its subject-matter</i><A CLASS="appel-note" HREF="#note22" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote22')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>22</SUP></A> qu'on puisse qualifier de normal. Sans doute, et c'est bien en ce sens qu'il me parait possible de d&eacute;fendre contre le scepticisme la validit&eacute; de l'histoire (qui doit se chercher non pas dans l'inaccessible rigueur de l'apodictique mais sur le plan du &laquo;&nbsp;pratiquement satisfaisant&nbsp;&raquo;), mais il faut pr&eacute;ciser les conditions logiques d'un tel accord.  </P><P>  Constatons d'abord que s'il existe, cet accord ne s'&eacute;tablit pas au m&ecirc;me niveau d'exigence critique dans tous les domaines de la recherche historique: il y a des zones paisibles o&ugrave; les t&eacute;moignages sont accept&eacute;s sans difficult&eacute; pour leur valeur faciale, d'autres au contraire o&ugrave; r&egrave;gnent inqui&eacute;tude, scrupule et m&eacute;fiance; quel contraste par exemple lorsqu'on passe (il s'agit pourtant des m&ecirc;mes si&egrave;cles, du m&ecirc;me milieu de civilisation) de l'histoire de l'Empire romain &agrave; celle des origines chr&eacute;tiennes!  </P><P>  Le contraste peut s'analyser dans l'&#156;uvre d'un m&ecirc;me auteur: voici, c'est un digne successeur du P. Hardouin, le cas de Polydore Hochart, un honn&ecirc;te agr&eacute;g&eacute; de l'enseignement secondaire fran&ccedil;ais qui a consacr&eacute; deux volumes, grand in-8&#176;, &agrave; contester l'authenticit&eacute; des <i>Annales </i>et des <i>Histoires </i>de Tacite<A CLASS="appel-note" HREF="#note23" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote23')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>23</SUP></A>; qui seraient d'apr&egrave;s lui des faux dus &agrave; la plume du Pogge, le c&eacute;l&egrave;bre humaniste du XV<sup>e</sup></A> si&egrave;cle (il voyait par exemple dans <i>Ann. </i>III,<i> </i>58, o&ugrave; il est question de l'interdiction faite aux flamines de Jupiter de sortir d'Italie, un &eacute;cho des pol&eacute;miques du temps sur le s&eacute;jour des cardinaux loin de Rome<A CLASS="appel-note" HREF="#note24" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote24')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>24</SUP></A>). Cette hypoth&egrave;se a rencontr&eacute; la plus totale indiff&eacute;rence, manuels ou bibliographies ne la mentionnent m&ecirc;me pas. Par contre le m&ecirc;me Hochart a, et cela avec d'aussi mauvaises raisons, rejet&eacute; le livre X des <i>Lettres </i>de Pline le Jeune contenant les fameuses lettres X, 96-97, sur les chr&eacute;tiens de Bithynie<A CLASS="appel-note" HREF="#note25" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote25')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>25</SUP></A>; comme il a touch&eacute; l&agrave; &agrave; un de ces probl&egrave;mes &acirc;prement contest&eacute;s, il se voit pr&ecirc;ter attention et d&ucirc;ment cit&eacute; (quitte &agrave; se voir reprocher son manque de jugement) par qui reprend un peu &agrave; fond l'examen de la question<A CLASS="appel-note" HREF="#note26" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote26')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>26</SUP></A>.  </P><P>  Pourquoi? C'est que le probl&egrave;me du christianisme reste pour beaucoup de nos contemporains une question pos&eacute;e, actuelle, imp&eacute;rieuse, mettant en jeu leur option fondamentale sur la vie: comment s'&eacute;tonner d&egrave;s lors qu'avec l'enjeu existentiel croisse parall&egrave;lement l'exigence critique? Dans ce domaine o&ugrave; toute affirmation historique constitue par elle-m&ecirc;me une raison suppl&eacute;mentaire de croire ou de douter, il est naturel que l'historien s'avance avec circonspection, sonde pour ainsi dire &agrave; chaque pas la fermet&eacute; du sol o&ugrave; il va poser le pied, disons sans m&eacute;taphore: qu'il r&eacute;clame aux documents leurs titres de cr&eacute;dibilit&eacute; avec une particuli&egrave;re insistance et dans chaque cas ne se d&eacute;cide &agrave; franchir le pas qu'apr&egrave;s de longs d&eacute;bats int&eacute;rieurs.  </P><P>  Mais il faut souligner, ce que l'histoire positiviste, trop fi&egrave;re du titre &eacute;quivoque de &laquo;&nbsp;science&nbsp;&raquo; dont elle se parait, &eacute;vitait volontairement de reconna&icirc;tre, que ces conclusions historiques de si grande importance pour la foi religieuse rel&egrave;vent d&eacute;j&agrave; elles- m&ecirc;mes de la cat&eacute;gorie gnos&eacute;ologique de la foi: l'analyse critique, si pouss&eacute;e soit-elle, ne sortira jamais de l'examen des motifs de cr&eacute;dibilit&eacute;, ne pourra jamais conclure &agrave; la r&eacute;alit&eacute; du pass&eacute; si n'intervient pas la volont&eacute; de croire, de &laquo;&nbsp;faire confiance&nbsp;&raquo; au t&eacute;moignage des documents.  </P><P>  L'exp&eacute;rience de l'hypercritique nous met fr&eacute;quemment en pr&eacute;sence de ce que le th&eacute;ologien dans son domaine appellerait l'obstination dans l'incr&eacute;dulit&eacute;: il suffit qu'un historien soit anim&eacute; de quelque passion profonde (et la simple curiosit&eacute;, le moraliste le sait bien, peut devenir une passion redoutable) pour qu'avant de se d&eacute;cider &agrave; accorder sa cr&eacute;ance il se mette &agrave; exiger toujours plus de ses documents, qu'il les examine d'un oeil toujours plus soup&ccedil;onneux, et c'en est fait de la possibilit&eacute; de conclure! Il existe de la sorte, un peu partout en histoire, des points canc&eacute;reux o&ugrave; la discussion s'&eacute;ternise, s'envenime, la bibliographie prolif&egrave;re -- sans profit positif.  </P><P>  Comme on voit de temps en temps l'&eacute;pid&eacute;mie s'&eacute;tendre, des doutes surgir, une nouvelle question soumise &agrave; la dispute, la tentation est grande, et il faut savoir s'en garder, de succomber au scepticisme et de conclure: &laquo;&nbsp;en histoire rien n'est s&ucirc;r; ce qui tend, &agrave; la limite, &agrave; &ecirc;tre &laquo;&nbsp;certain&nbsp;&raquo;, c'est moins le fait bien attest&eacute; que celui que personne n'a encore trouv&eacute; utile de contester<A CLASS="appel-note" HREF="#note27" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote27')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>27</SUP></A>; c'est pourquoi la v&eacute;rit&eacute; historique n'est valable que pour ceux qui veulent cette v&eacute;rit&eacute;<A CLASS="appel-note" HREF="#note28" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote28')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>28</SUP></A>&nbsp;&raquo;,  </P><P>  Mais ce serait l&agrave; aller trop loin: le scepticisme n'est l&eacute;gitime qu'en r&eacute;f&eacute;rence au dogmatisme positiviste, dont les racines, on le sait, plongent ici jusqu'&agrave; Kant, pour qui, &agrave; la diff&eacute;rence d'un rationaliste cons&eacute;quent comme Descartes, les faits historiques, connus par le t&eacute;moignage de l'exp&eacute;rience d'autrui, seraient objet de science; la d&eacute;ception n'existe qu'au regard de ces illusions-l&agrave;. En fait toutes les observations qui pr&eacute;c&egrave;dent n'ont fait qu'illustrer le fait fondamental: la connaissance historique, reposant sur la notion de t&eacute;moignage, n'est qu'une exp&eacute;rience m&eacute;diate du r&eacute;el, par personnage interpos&eacute; (le document), et n'est donc pas susceptible de d&eacute;monstration, n'est pas une science &agrave; proprement parler, mais seulement une connaissance de foi.  </P><P>  D&egrave;s lors il devient possible de d&eacute;terminer, comme nous avons constat&eacute; que les historiens le d&eacute;terminent en pratique de fait, l'intervalle utile o&ugrave; peut efficacement s'exercer l'exigence critique. C'est souvent du travail perdu que de la pousser trop loin, car le moment vient bient&ocirc;t o&ugrave; la critique ne r&eacute;v&egrave;le rien de plus que le principe g&eacute;n&eacute;ral: le jugement historique rel&egrave;ve de l'ordre du probable, non de la n&eacute;cessit&eacute;. Eh oui, bien s&ucirc;r, les choses pourraient toujours s'&ecirc;tre pass&eacute;es autrement, tout t&eacute;moignage peut &ecirc;tre contest&eacute;; on le sait! Essayons donc plut&ocirc;t de comprendre notre document, de voir ce qu'on peut savoir de son &ecirc;tre r&eacute;el, et ce qu'il est raisonnable d'en tirer... Raisonnable, sans plus; &agrave; qui exige davantage, il faut r&eacute;pondre, comme la courtisane v&eacute;nitienne r&eacute;pondait &agrave; Rousseau: &laquo;&nbsp;<i>Lascia le donne e studia la matematica</i>&nbsp;&raquo;, d'abandonner l'histoire et de se limiter aux math&eacute;matiques, car c'est l&agrave; le seul domaine o&ugrave; l'esprit g&eacute;om&eacute;trique peut trouver un terrain d'application l&eacute;gitime et une pleine satisfaction.  </P><P>  Que de temps perdu, pour reprendre l'exemple si frappant de l'histoire des origines du christianisme, tant par l'apolog&eacute;tique chr&eacute;tienne que par la contre-apolog&eacute;tique de ses adversaires; les uns et les autres ont inutilement aggrav&eacute; le d&eacute;bat, les uns en essayant de faire de l'histoire une &laquo;&nbsp;d&eacute;monstration &eacute;vang&eacute;lique&nbsp;&raquo; et comme une machine &agrave; convertir, les autres en cherchant &agrave; &eacute;tablir l'ill&eacute;gitimit&eacute; d'une adh&eacute;sion par la foi th&eacute;ologale aux articles historiques du <i>Credo</i>, alors que la critique ne fait qu'en souligner le caract&egrave;re non, n&eacute;cessaire et, si l'on veut, improbable (mais la foi chr&eacute;tienne a toujours impliqu&eacute; un certain &eacute;l&eacute;ment, sp&eacute;cifique et essentiel, d'obscurit&eacute;, &laquo;&nbsp;car nous voyons maintenant dans un miroir de fa&ccedil;on &eacute;nigmatique<A CLASS="appel-note" HREF="#note29" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote29')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>29</SUP></A>&nbsp;&raquo; et, quant &agrave; la &laquo;&nbsp;vraisemblance&nbsp;&raquo;, elle se pr&eacute;sente paradoxalement &agrave; la raison comme &laquo;&nbsp;scandale&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;folie&nbsp;&raquo;<A CLASS="appel-note" HREF="#note30" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote30')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>30</SUP></A>).  </P><P>  J'aimerais conclure ce chapitre en soulignant les cons&eacute;quences pratiques qui se d&eacute;gagent de cette analyse. Il y a beaucoup &agrave; dire sur l'inconscience vraiment coupable de trop d'historiens &agrave; l'&eacute;gard des servitudes qui limitent la f&eacute;condit&eacute; du travail historique, sur la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; impardonnable avec laquelle ils soul&egrave;vent comme &agrave; plaisir des probl&egrave;mes dont ils devraient savoir qu'ils sont, pour eux et pour nous, insolubles. Nous ne sommes pas Dieu, nous ne pouvons pas tout savoir: &agrave; la diff&eacute;rence des sciences de la nature o&ugrave;, dans les limites de l'exp&eacute;rience commune (dans l'intervalle entre l'infiniment grand et l'infiniment petit), il est toujours possible d'augmenter la pr&eacute;cision de l'exp&eacute;rience, en histoire la pr&eacute;cision s'accro&icirc;t, bien vite, aux d&eacute;pens de la certitude.  </P><P>  Soit l'une des questions les plus disput&eacute;es depuis une g&eacute;n&eacute;ration : la conversion de Constantin; &agrave; prendre les choses en gros, on peut tenir pour acquis (dans les limites de la &laquo;&nbsp;certitude&nbsp;&raquo; historique) qu'apr&egrave;s la victoire de Constantin sur Maxence, la politique religieuse de l'empire romain s'est trouv&eacute;e d&eacute;finitivement engag&eacute;e, en opposition avec la ligne g&eacute;n&eacute;rale d&eacute;finie par Diocl&eacute;tien, dans un sens favorable au christianisme, que Constantin lui-m&ecirc;me s'est rapidement montr&eacute; de plus en plus sympathique &agrave; cette religion et qu'il est mort baptis&eacute;. On peut chercher &agrave; aller un peu plus loin, s'efforcer par exemple de dater avec quelque pr&eacute;cision (gr&acirc;ce aux documents l&eacute;gislatifs et surtout numismatiques) l'apparition des premi&egrave;res manifestations officielles de cette tendance pro-chr&eacute;tienne. Quant &agrave; serrer de plus pr&egrave;s l'&eacute;volution personnelle de l'empereur lui-m&ecirc;me, &agrave; savoir s'il a bien eu une vision dans la nuit du 27 au 28 octobre 312 et ce qu'il a vu ou cru voir &agrave; ce moment -- il est bien vain de s'y efforcer, faute d'une documentation ad&eacute;quate: nous ne poss&eacute;dons pas sur la cour de Constantin l'&eacute;quivalent de ce qu'&eacute;taient les <i>&Eacute;ph&eacute;m&eacute;rides </i>d'Alexandre (ou, chez les modernes, le <i>Journal </i>de Dangeau), ni sur sa vie int&eacute;rieure des <i>Confessions </i>de la valeur de celles de saint Augustin (ou de Rousseau).  </P><P>  Il faut savoir reconna&icirc;tre de bonne gr&acirc;ce nos servitudes &agrave; l'&eacute;gard des documents, mesurer leur port&eacute;e, savoir ce qu'il est possible d'en tirer (si ing&eacute;nieux qu'il soit, l'historien ne peut extrapoler ind&eacute;finiment le t&eacute;moignage de ses sources, leur faire dire autre chose que ce qu'elles sont faites pour dire). Nos servitudes aussi &agrave; l'&eacute;gard de la logique, mesurer nos propres forces, ne pas promettre plus que nous ne pouvons tenir, savoir limiter &agrave; temps notre curiosit&eacute;, exercer nos efforts dans les conditions, et les bornes, o&ugrave; ils peuvent r&eacute;ellement se montrer f&eacute;conds; Mgr Duchesne a su extraire de saint Paul un pr&eacute;cepte bon &agrave; m&eacute;diter: &laquo;&nbsp;j'aime mieux aller moins loin et marcher avec plus de s&eacute;curit&eacute;&nbsp;&raquo;, <i>non plus sapere quam oportet sapere sed sapere ad sobrietatem</i><A CLASS="appel-note" HREF="#note31" onMouseOver="ouvrirNote(event, 'affnote31')" onMouseOut="fermerNote(true)"><SUP>31</SUP></A>.  </P>  <hr />  <P>  <A NAME="note13"></A>  Notes  <div class="notesbaspage">  <P>  <A NAME="note14">13.</A> Londres, 1819, souvent r&eacute;&eacute;dit&eacute;.  </P><P>  <A NAME="note15">14.</A> Agen, 1811 (ou 1827); nombreuses &eacute;ditions; une des premi&egrave;res porte le titre significatif: <i>Le Nouveau Dupuis ou l'Imagination se jouant de la V&eacute;rit&eacute;.</i>  </P><P>  <A NAME="note16">15.</A> Whately applique &agrave; plusieurs reprises les r&egrave;gles formul&eacute;es par Hume dans son <i>Essai sur les miracles</i> (qui fait partie de <i>l'Enquiry concerning human Understanding</i>).  </P><P>  <A NAME="note17">16.</A> Titre d'un m&eacute;moire paru en 1179-1780 dans <i>le Journal des savants; </i>sa grande &#156;uvre est <i>l'Origine de tous les cultes ou la Religion universelle, </i>1795.  </P><P>  <A NAME="note18">17.</A> Traduit en fran&ccedil;ais dans la revue de folklore <i>M&eacute;lusine, </i>t. II, p. 73 <i>sq.</i>  </P><P>  <A NAME="note19">18.</A> Car il est difficile de se reconna&icirc;tre au milieu de cette &#156;uvre immense et confuse, dont la bibliographie est compliqu&eacute;e par l'existence d'&eacute;ditions subreptices, ou usurp&eacute;es, de protestations ou de r&eacute;tractations dont la sinc&eacute;rit&eacute; est suspecte, etc. Voir par exemple M. Veyssi&egrave;re de la Croze, <i>Vindiciae veterum, scriptorum contra Harduinium</i>, Rotterdam, 1701.  </P><P>  <A NAME="note20">19.</A> Que venait de r&eacute;v&eacute;ler l'&#156;uvre posthume d'Ant. Bosio, <i>Roma subterranea navissima</i>,  Rome, 1651.  </P><P>  <A NAME="note21">20.</A> G. Burnett, <i>Letters (from) Switzerland...</i>, <i> </i>Rotterdam, 1686, au moins cinq &eacute;ditions en quarante ans; F.-M. Misson, <i>Nouveau Voyage d'Italie</i>,<i> </i>La Haye, 1691, plusieurs &eacute;ditions et traductions en anglais, allemand, hollandais; P. Zorn, <i>Dissertatio historico-theologica de catacumbis...</i>, <i> </i>Leipzig, 1703.  </P><P>  <A NAME="note22">21.</A> Cf. G. J. Renier, <i>History</i> , <i>its Purpose and Method</i>,  p. 134.  </P><P>  <A NAME="note23">22.</A> W. A. Walsh, <i>Introduction to Philosophy of History</i>, p. 96.  </P><P>  <A NAME="note24">23.</A> <i>De l'authenticit&eacute; des Annales et des Histoires de Tacite</i>, 1890; <i>Nouvelles Consid&eacute;rations au sujet des Annales et des Histoires de Tacite</i>, 1894.  </P><P>  <A NAME="note25">24.</A> <i>Nouvelles Consid&eacute;rations</i>..., p. 211, sq.  </P><P>  <A NAME="note26">25.</A> <i>&Eacute;tudes au sujet de la pers&eacute;cution des chr&eacute;tiens sous N&eacute;ron</i>, 1885, p. 79-143...  </P><P>  <A NAME="note27">26.</A> Ainsi M. Durry, &eacute;d. de Pline le Jeune, <i>Lettres</i> (Livre X) ,coll. &laquo;&nbsp;Bud&eacute;&nbsp;&raquo;, 1947, p. 70.  </P><P>  <A NAME="note28">27.</A> Comme je l'&eacute;crivais, emport&eacute; par la passion pol&eacute;mique, en 1939 <i>Tristesse de l'historien,</i> p. 36.  </P><P>  <A NAME="note29">28.</A> <i>ibid., </i>p. 37; cf. R. Aron, <i>Introduction,</i> p. 88.  </P><P>  <A NAME="note30">29.</A> I Cor., XIII, 12.  </P><P>  <A NAME="note31">30.</A> 1 Cor., T, 23.  </P><P>  <A NAME="note32">31.</A> Pr&eacute;face de son <i>Histoire ancienne de l'&Eacute;glise, </i>t. I, p. XV, citant Rom., XII, 3.  </P>  </div> </BLOCKQUOTE>  <p class="aligncentre">  <span class="trespetit">[ <A HREF="index.html">Histoire et historiens</A>&nbsp; | &nbsp;<A HREF="../index.html">Toutes les rubriques</A> ]</span>  </p>  <hr /> <A HREF="../recherche.html" TARGET="_top" onMouseOver="ouvrirCommentaire(event, 'affcomRech')" onMouseOut="fermerNote(true)"><IMG class="adroite" SRC="../images/chercher.gif" ALT=""></A> <A HREF="../ousuisje.html" TARGET="_top" onMouseOver="ouvrirCommentaire(event, 'affcomOu')" onMouseOut="fermerNote(true)"><IMG class="adroite" SRC="../images/ousuisje.gif" ALT="Ou Suis-Je?"></A> <A HREF="../aiderphdn.html" TARGET="_top" onMouseOver="ouvrirCommentaire(event, 'affcomAide')" onMouseOut="fermerNote(true)"><IMG class="adroite" SRC="../images/aider.gif" ALT="Aidez PHDN..."></A> <A HREF="../index.html" TARGET="_top" onMouseOver="ouvrirCommentaire(event, 'affaccueil')" onMouseOut="fermerNote(true)"><IMG class="adroite" SRC="../images/maisong.gif" ALT="Accueil PHDN..."></A> <span class="trespetit"><A HREF="../ecrire.html">Vos r&eacute;actions</A><br /> 31/01/98</span>  </P>  <SCRIPT type="text/javascript" language="JavaScript"> <!--    ecrireSpanPalette(1, "Histoire et historiens", "index.html"); --> </SCRIPT>  </BODY> </HTML> 
