<!-- Author: Brad Ekdahl --> <!-- E-mail: ekdahlcd@sk.sympatico.ca -->  <!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> <HTML>  <HEAD> <TITLE>MVFS - Napol&eacute;on Couture</TITLE> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <LINK REL="STYLESHEET" TYPE="text/css" HREF="../style.css"> <SCRIPT TYPE="text/javascript" SRC="../rollover.js"></SCRIPT> </HEAD>  <BODY>  <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"> <TR><TD CLASS="area1" HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area2" HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area3" HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area4" HEIGHT="65">    <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">    <TR>    <TD CLASS="area4"><SPAN STYLE="margin-left: 20px;"><IMG SRC="../Images/drapeau.gif" ALT="Drapeau fransaskois" WIDTH="70" HEIGHT="35" BORDER="0"></SPAN></TD>    <TD CLASS="area4"><B STYLE="margin-left: 20px;">le <SPAN>M</SPAN>us&eacute;e <SPAN>V</SPAN>irtuel <SPAN>F</SPAN>rancophone de la <SPAN>S</SPAN>askatchewan</B></TD>    </TR>    </TABLE> </TD></TR> <TR><TD CLASS="area5" HEIGHT="39">    <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">    <TR>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../accueil.html" onmouseover="Accueil.src='../Images/Icons/Accueil_icon2.jpg';" onmouseout="Accueil.src='../Images/Icons/Accueil_icon.jpg';"><IMG NAME="Accueil" SRC="../Images/Icons/Accueil_icon.jpg" ALT="Accueil" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../musees.html" onmouseover="Musees.src='../Images/Icons/Musees_icon2.jpg';" onmouseout="Musees.src='../Images/Icons/Musees_icon.jpg';"><IMG NAME="Musees" SRC="../Images/Icons/Musees_icon.jpg" ALT="Mus&eacute;es" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../pionniers.html" onmouseover="Pionniers.src='../Images/Icons/Pionniers_icon2.jpg';" onmouseout="Pionniers.src='../Images/Icons/Pionniers_icon.jpg';"><IMG NAME="Pionniers" SRC="../Images/Icons/Pionniers_icon.jpg" ALT="Pionniers" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../anecdotes.html" onmouseover="Anecdotes.src='../Images/Icons/Anecdotes_icon2.jpg';" onmouseout="Anecdotes.src='../Images/Icons/Anecdotes_icon.jpg';"><IMG NAME="Anecdotes" SRC="../Images/Icons/Anecdotes_icon.jpg" ALT="R&eacute;cits Anecdotals" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../archives.html" onmouseover="Archives.src='../Images/Icons/Archives_icon2.jpg';" onmouseout="Archives.src='../Images/Icons/Archives_icon.jpg';"><IMG NAME="Archives" SRC="../Images/Icons/Archives_icon.jpg" ALT="Archives et Folklore" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../parlure.html" onmouseover="Parlure.src='../Images/Icons/Parlure_icon2.jpg';" onmouseout="Parlure.src='../Images/Icons/Parlure_icon.jpg';"><IMG NAME="Parlure" SRC="../Images/Icons/Parlure_icon.jpg" ALT="Parlure Fransaskoise" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    </TR>    <TR>    <TD CLASS="area6">Accueil</TD>    <TD CLASS="area6">Mus&eacute;es</TD>    <TD CLASS="area6">Pionniers</TD>    <TD CLASS="area6">R&eacute;cits</TD>    <TD CLASS="area6">Archives</TD>    <TD CLASS="area6">Parlure</TD>    </TR>    </TABLE>    </TD></TR> <TR><TD CLASS="area7" HEIGHT="7">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area8" HEIGHT="3">&nbsp;</TD></TR> </TABLE>  <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="20"> <TR> <TD><IMG SRC="../Images/placeholder.gif" ALT="" WIDTH="10" HEIGHT="1"></TD> <TD>     <H2>Napol&eacute;on Couture</H2>      <HR>        <P>Les chefs provinciaux de la minorit&eacute; franco-saskatchewannaise avaient          re&ccedil;u pour la plupart une &eacute;ducation sup&eacute;rieure et          ils &eacute;taient pr&ecirc;tres, avocats, m&eacute;decins ou commer&ccedil;ants.          Mais aux niveaux r&eacute;gional et local, ce n'&eacute;taient pas toujours          les plus instruits qui contribuaient avec le plus d'ardeur et de constance          &agrave; la vie communautaire. Un des exemples les plus frappants est          celui de Joseph-Napol&eacute;on Couture qui, malgr&eacute; son manque          d'instruction, a laiss&eacute; son empreinte puissante sur le village          de Ferland.</P>        <P>N&eacute; &agrave; Saint-Ferdinand d'Halifax dans le comt&eacute; de          M&eacute;gantic le 18 f&eacute;vrier 1883, il est t&ocirc;t forc&eacute;          d'interrompre ses &eacute;tudes &eacute;l&eacute;mentaires pour prendre          du service comme apprenti charpentier-menuisier. Il a n&eacute;anmoins          appris &agrave; lire et il est dou&eacute; une belle intelligence et d'une          insatiable curiosit&eacute;. Au fil des ans, ses lectures lui permettront          d'acqu&eacute;rir des connaissances &eacute;tendues dans plusieurs domaines.          En 1907, il &eacute;pouse Rose-Aim&eacute;e Morin. Au printemps de 1910,          Napol&eacute;on Couture entreprend le voyage vers les terres &agrave;          bl&eacute; de la Saskatchewan; il s'y r&eacute;serve un <I>homestead</I>          et une pr&eacute;emption &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres          &agrave; l'ouest du site actuel de Ferland. Un petit cours d'eau, le ruisseau          McDonald, court au milieu de ses terres. &Agrave; cette &eacute;poque,          Ferland est plut&ocirc;t situ&eacute; &agrave; quelques kilom&egrave;tres          vers le nord et le district o&ugrave; il s'est &eacute;tabli portera bient&ocirc;t          le nom de Fournierville. Napol&eacute;on revient en mai 1911, accompagn&eacute;          de son &eacute;pouse et de leurs deux jeunes enfants.</P>        <P>Il construit de suite une maison de bois et &#171;casse&#187; quelques acres          de terre, tout juste le nombre requis pour obtenir les lettres patentes          de son <I>homestead</I> en 1914. Durant la morte saison et d'autres p&eacute;riodes          o&ugrave; le travail de la ferme presse moins, il reprend le marteau et          l'&eacute;go&iuml;ne. Comme il sait dresser et lire des plans, on se dispute          ses services aux quatre coins du district. Il dirige les travaux de construction          du presbyt&egrave;re et de l'&eacute;glise de Ferland, ainsi que du presbyt&egrave;re          de Meyronne. Les nouveaux arrivants lui confient souvent la construction          de leurs maisonnettes; elles n'ont rien de luxueux mais gr&acirc;ce au          talent de leur constructeur, elles sont solides et confortables durant          les grands froids. En octobre 1915, un violent feu de prairie d&eacute;truit          une partie de sa r&eacute;colte et, ce qui est plus grave, tous ses outils          de charpentier, achet&eacute;s ou fabriqu&eacute;s depuis qu'il est apprenti.</P>     <P>Au printemps de 1924, afin d'assurer &agrave; ses enfants une &eacute;ducation fran&ccedil;aise et catholique, Napol&eacute;on Couture part s'installer &agrave; Albertville, petit village de langue fran&ccedil;aise situ&eacute; &agrave; une trentaine de kilom&egrave;tres au nord-ouest de Prince-Albert. Il y exploite une forge. C'est durant son s&eacute;jour &agrave; Albertville que son &eacute;pouse meurt pr&eacute;matur&eacute;ment. L'a&icirc;n&eacute;e des filles, Liliane, prend alors charge de la maisonn&eacute;e, afin que la famille ne soit pas dispers&eacute;e. M. Couture et ses huit enfants reviennent &agrave; Ferland au printemps de 1927. Il ouvre &#171;La Forge de Ferland&#187; tout pr&egrave;s de l'&eacute;glise, qui se trouve encore en rase campagne. Lorsque le Canadien Pacifique construit un embranchement jusqu'&agrave; Mankota en 1928, on d&eacute;m&eacute;nage le village de Ferland sur l'ancien site de Fournierville et le forgeron y tra&icirc;ne lui aussi sa boutique.</P>     <P>Napol&eacute;on Couture est un musicien au talent surprenant. Ma&icirc;tre-chantre pendant de nombreuses ann&eacute;es, les catholiques de la r&eacute;gion se souviennent encore des magnifiques messes de No&euml;l qu'il dirige. Tous ses enfants font aussi partie du choeur de chant. Violoneux attitr&eacute; des r&eacute;unions de famille dans toute la r&eacute;gion, bien rares sont ceux qui peuvent s'emp&ecirc;cher de taper du pied, de giguer et de se lancer dans un joyeux <I>set</I> de danses carr&eacute;es lorsque son archet commence &agrave; sauter sur les cordes.</P>        <P>L'oeuvre de l'Association Catholique Franco-Canadienne et celle du journal          franco-saskatchewannais, <I>Le Patriote de l'Ouest</I>, lui tiennent particuli&egrave;rement          &agrave; coeur. Pr&eacute;sident du comit&eacute; local de l'A.C.F.C.          pendant plusieurs ann&eacute;es, il est aussi chef de r&eacute;gion et          d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; de nombreux congr&egrave;s provinciaux.          Il lit avidement les colonnes du <I>Patriote</I> et s'occupe de sa diffusion          dans la r&eacute;gion; il offre aussi un abonnement &agrave; tous les          nouveaux mari&eacute;s de la paroisse.</P>     <P>Il ne se d&eacute;sint&eacute;resse pas non plus du progr&egrave;s mat&eacute;riel de Ferland. Lorsque les agriculteurs de Ferland et du district voisin de Kincaid prennent la r&eacute;solution de mettre sur pied un district rural de t&eacute;l&eacute;phone en mars 1917, Napol&eacute;on Couture est choisi comme premier secr&eacute;taire de la compagnie. Il apporte aussi sa contribution &agrave; la fondation d'une caisse populaire et occupe un temps le poste de pr&eacute;sident.</P>     <P>&#171;Il fut pendant plusieurs ann&eacute;es juge de paix de la localit&eacute;. Cependant, il pr&eacute;sida &agrave; ce tribunal de justice tr&egrave;s rarement. Partisan de la paix et de la bonne entente, il t&acirc;chait, avant que les partis en litige en appellent &agrave; son tribunal, de r&eacute;gler le diff&eacute;rend d'une mani&egrave;re amicale et en dehors du tribunal. Il t&acirc;chait de faire comprendre aux int&eacute;ress&eacute;s qu'une action en dommage devant le tribunal, ou toutes autres r&eacute;clamations l&eacute;gales devant un tribunal de justice causeraient beaucoup plus de m&eacute;sententes et de malaises qu'une entente &agrave; l'amiable en dehors de la cour. Il y r&eacute;ussissait presque toujours.&#187;</P>     <P>Lorsque les francs-tenanciers d&eacute;cident de b&acirc;tir une &eacute;glise plus spacieuse au printemps de 1946, ils se tournent encore une fois vers Napol&eacute;on Couture. La nouvelle &eacute;glise doit &ecirc;tre &eacute;rig&eacute;e sur le site de l'ancienne, et le ma&icirc;tre d'oeuvre dirige une &eacute;quipe d'ouvriers b&eacute;n&eacute;voles qui se charge de la d&eacute;molition et de la pr&eacute;paration des fondations. Apr&egrave;s un bref temps d'arr&ecirc;t &agrave; cause des semailles, les travaux se poursuivent jusqu'aux moissons.  Mais le vieux charpentier, min&eacute; par la maladie, est forc&eacute; de remettre la direction des travaux &agrave; un autre. Le chantier est ferm&eacute; vers le milieu de d&eacute;cembre, &agrave; cause du froid et de la neige &eacute;paisse.</P>     <P>Lorsque Napol&eacute;on Couture meurt subitement le 23 janvier 1947, on organise une corv&eacute;e; les travaux de construction sont repris la journ&eacute;e m&ecirc;me et men&eacute;s avec toute la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; n&eacute;cessaire pour que les fun&eacute;railles de celui qui avait construit le premier temple de Ferland puissent &ecirc;tre c&eacute;l&eacute;br&eacute;es dans la nouvelle &eacute;glise.</P>        <P CLASS="small">(citation: Adrien Chabot, <I>Aper&ccedil;u historique de Ferland</I>,          s.l., 1961, p. 26; renseignements: Adrien Chabot, <i>op. cit., passim</i>;          <I>La Libert&eacute; et le Patriote</I>, 21 f&eacute;vrier 1947, p. 6;          dossier Couture, collection personnelle de Raymond et No&euml;lla Girardin,          Gravelbourg)</P>     <P STYLE="text-align: center;"><A HREF="../pionniers.html"><IMG SRC="../Images/Icons/Retour_icon.jpg" ALT="Retour" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></P>  </TD> </TR> </TABLE>  </BODY>  </HTML> 
