<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> <html> <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=UTF-8"> <title>no-DISTANCE / weblog</title> <style type="text/css"> body	{background:white;margin: 0px;font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: black;} .blogtitle	{font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: white;font-size:36px;margin:2px;} .links	{font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: black;font-size:11px;} A.links:hover{color:white;} A	{font-weight:bold;text-decoration:none;} A:hover	{color:red;} .date	{font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: black;font-size:11px;font-weight:bold;} .posts	{font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: 	  black;font-size:12px;} .category {font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: 	  black;font-size:11px;font-weight:bold;} .summary {font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: black;font-size:11px;} .byline	{font-family: Verdana, Arial, sans-serif;color: #999999;font-size:9px;} </style> </head> <body bgcolor="White" link="#ff6600" vlink="#993300" alink="red"> <div align="center"><table width="80%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0"> <tr><td bgcolor="#dddddd" height="50" align="right" valign="bottom"><div class="blogtitle">ol/lo g</div></td></tr> <tr><td> <br><br><div class="date">03.03.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030303231000"></a><span class="category">DVD | </span> <span class="summary">A G C T<br></span> Gattaca est un film absolument formidable, qui a une unité de ton et d'ambiance assez rare (et l'ironie douloureuse de Jude Law y est pour beaucoup). Intéressant d'y penser aussi comme un film Noir (mes lectures du moment m'influencent, j'en parlerai plus tard): perte de l'identité, meurtre, duplicité, femme fatale...<br> Il n'y a qu'un seul passage dans Gattaca qui me gène, c'est la répétition du sauvetage d'un frère par l'autre. Autant la reprise du thème de la compétition ne me gène pas, autant cette presque noyade repetée détonne comme curieusement mélodramatique dans un film très retenu. <span class="byline">At <a href="#20030303231000">23:10:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030303230000"></a><span class="category">Home, sweet, home | </span> <span class="summary">Petits cartons<br></span> L'amusement du week-end: faire un plan de l'appart, découper des petits bouts de bristols, et refaire absolument touuuuuuut l'agencement. C'est la partie la plus amusante. Acheter les meubles et les déplacer sera moins drôle.<span class="byline">At <a href="#20030303230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">22.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030222160000"></a><span class="category">actu | </span> <span class="summary">GulfWar II<br></span> Plus le temps passe, et plus tout cela devient une pantalonnade planétaire. On se croirait dans Docteur Folamour ou Wag the dog. Allez, la dépèche du jour: <blockquote><i> BERLIN (AFP) - &quot;J.R. est bien plus intelligent que George W. Bush&quot;, estime l'interprète du très fourbe personnage de la célèbre série télévisée américaine Dallas, l'acteur américain Larry Hagman, dans un entretien au quotidien allemand Der Tagesspiegel paru jeudi.  &quot;Bush n'est pas assez intelligent pour être J.R. J.R. était tellement rusé qu'il trouvait toujours un moyen de gagner - sans violence. Tuer quelqu'un n'était pas son genre. J.R. était malin, il ruinait ses adversaires financièrement ou socialement, à un tel point qu'ils souhaitaient peut-être mourir. Si George W. Bush attaque l'Irak, des dizaines de milliers de personnes mourront - sans raison&quot;, ajoute-t-il. Selon Larry Hagman, George W. Bush est un &quot;triste personnage: plutôt peu instruit, pas sorti souvent d'Amérique. Il mène le pays au fascisme&quot;. A la question de savoir si le président américain avait connaissance de son opinion, Larry Hagman répond: &quot;ça m'est égal. Il ne comprendrait même pas le mot fascisme&quot;.</i></blockquote> <span class="byline">At <a href="#20030222160000">16:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030222154400"></a> <span class="summary">Sleepless<br></span> Couché à 4h, réveillé à 10h dans un demi-sommeil désagréable, levé à 15h00. Il y a certaines journées qui commencent mal.<span class="byline">At <a href="#20030222154400">15:44:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030222014400"></a><span class="category">info | </span> <span class="summary">Anciens combattants<br></span> Micro-discussion avec Fred dans l'après-midi, sur le mode vieux cons. En gros, la question était &quot;que peut-on attendre d'excitant dans l'informatique personnelles, maintenant ?&quot;. La plupart des choses amusantes (clustering, webservices, .net, 64bits...) ont plutot lieu dans le domaine serveur. Et l'ordinateur personnel (whouah, comme ça fait vieillot ce teme) alors ? Qu'est-ce qu'on peut attendre d'excitant maintenant ?   <span class="byline">At <a href="#20030222014400">01:44:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030222013000"></a><span class="category">music | </span> <span class="summary">King Crimson - The Power To Believe<br></span> Enfin trouvé le nouveau King Crimson, <a href="http://www.king-crimson.com/thepowertobelieve/">The Power to Believe</a>. Comme d'hab avec KC, il faut plusieurs écoutes pour rentrer dedans. Même si plusieurs pistes étaient déjà connues via les EP &quot;Level Five&quot; ou &quot;Happy with what you have to be happy with&quot;, les versions de cet albums studio sont manifestement plus finies, et aussi plus abrasives. En particulier Level Five gagne pas mal à son orchestration un peu moins heavy metal. Quand à &quot;Dangerous Curves&quot;, c'est vraiment pour moi -LE- morceau du Crimson 2002-2003, à ranger à de leurs autres merveilles. Une pièce sourde, angoissante, qui change du son du KC &quot;construKCtion&quot;. L'influence des rythm buddies ?  <span class="byline">At <a href="#20030222013000">01:30:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030222012800"></a><span class="category">music | </span> <span class="summary">Jouets<br></span> J'ai reçu mes jouets: <a href="http://www.emagic.de/products/ls/platinum/">Logic Audio</a> et l'<a href="http://www.emagic.de/products/hw/emi26/">EMI</a> qui accompagne pour lui donner de quoi manger. <span class="byline">At <a href="#20030222012800">01:28:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030222012700"></a><span class="category">perso | </span> <span class="summary">Distance Sux<br></span> Cela se vérifie, décidemment. <span class="byline">At <a href="#20030222012700">01:27:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030222012600"></a><span class="category">info | </span> <span class="summary">Coding mood<br></span> C'est curieux comme je peux avoir des périodes &quot;développement&quot; ou non. Pendant des mois, j'ai été un peu vidé, plus trop d'envies de développement, de technos à explorer. Depuis un mois ou deux, cela revient, je feuillette des choses sur les <a href="http://www.oreilly.com/catalog/entjbeans3/">EJB</a> ou sur <a href="http://www.apple.com/webobjects/">WebObjects</a>, je me remets sérieusement à <a href="http://www.oreilly.com/catalog/xsltckbk/">XSLT</a>, je papouille du <a href="http://www.w3.org/TR/xquery/">XQuery</a>. Pas encore de code ou de choses concrètes en sortent, mais le goût revient. <span class="byline">At <a href="#20030222012600">01:26:00</a></span> </div> <br><div class="date">20.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030220231700"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Ego-Plug<br></span> Le <a href="http://www.eyrolles.com/php.informatique/Ouvrages/ouvrage.php3?ouv_ean13=9782212111927">bouquin</a> que j'ai relu est sorti (non, les auteurs n'ont pas eu le choix de la couverture). Il y a même une micro-page <a href="http://www.eyrolles.com/php.informatique/Biographie/biographie.php3?aut_id=38283">pure-ego</a> chez l'Editeur. Expérience intéressante, mais frustrante, car l'accident aux yeux de décembre/janvier m'a obligé à relire dans un délai extrèmement court, sans me laisser vraiment le temps de m'impliquer plus dans l'exercice de relecture. Par contre, je garde plus que jamais l'envie d'en faire un un de ces jours.<span class="byline">At <a href="#20030220231700">23:17:00</a></span> </div> <br><div class="date">19.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030219234500"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Lecture du moment<br></span> &quot;City of Quartz  - L.A. Capitale du Futur&quot; de <a href="http://www.rut.com/mdavis/aboutMikeDavis.html">Mike Davis</a> est un bouquin absolument indispensable. D'une part parce c'est un livre de sociologie urbaine sur Los Angeles et rien que cette histoire de Los Angeles sur le dernier siècle est passionnante et justifie la lecture. Mais aussi parce que Davis est un intellectuel assez marqué à gauche et que sa lecture de la privatisation des espaces publics, des jeux capitalistes entre propriétaires fonciers et administration ou de la politique tout-repressive du LAPD est engagée, fine et très argumentée de bout en bout. Et finalement parce que &quot;City of Quartz&quot; est, par ses sauts incessants entre sociologie, histoire, et culture, l'un des bouquins les plus pénétrants sur la réalité du mythe américain. ET finalement, parce qu'on a l'impression de voir bien des théories et des solutions élaborées par les dirigeants de L.A. et expliquées il y a 10 ans par Davis en train de se mettre en place grâce à nos ministères maintenant.  <p></p> Si je me souviens bien, j'avais noté la référence à &quot;City of Quartz&quot; dans une préface d'un William Gibson, où celui-ci disait avoir extrapolé à partir des analyses de Mike Davis.<span class="byline">At <a href="#20030219234500">23:45:00</a></span> </div> <br><div class="date">15.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030215230000"></a><span class="category">concerts | </span> <span class="summary">Rodolphe Burger<br></span> Un concert qui a commencé d'une manière tout à fait enthousiasmante. Mélange de sons de rock classique, de stridences quasi-indus, de soubassements électro, et de samples. En particulier de samples de voix, Burger est vraiment l'un des seuls que je connaisse (avec peut-être des expérimentations comme celles de Ken Ishii) à manier les bribes de phrases comme vrai matériel sonore et non pas comme simple bout de chant. Je ne connaissais pas Meteor Show (que je me suis dépéché d'acheter lundi), donc je ne suis plus très sûr de ce que j'ai entendu exactement. Il y avait &quot;Kimono&quot; en ouverture, avec sans doute (High-Teck), deux très beaux morceaux qui mélangent rock, électronique et samples. Aussi une très belle version électronique de &quot;Cheval-Mouvement&quot;. A la moitié du concert, un récitatif du &quot;Cantique des Cantiques&quot; par Alain Bashung et sa femme sur une ambiance sonore assez intéressante. Après... ça s'est gâté. Pas pour la musique, toujours aussi intéressante mais simplement parce que le mixage a été poussé en volume, jusqu'à devenir absolument insupportable aux trois quarts du concert. Résultat: les trois blues de Burger et James Blood Ulmer sont devenus très désagréables, le superbe &quot;C'est dans la vallée&quot; gâché par les samples devenus trop aggressifs. Du coup, V. et moi sommes partis à la fin, sans attendre les rappels...<span class="byline">At <a href="#20030215230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">13.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030213230000"></a><span class="category">concerts | </span> <span class="summary">Sigur Ros<br></span> Premier concert que je voyais au Rex (salle ... intéressante). Trip-hop un peu planant, avec quatuor à cordes dans l'ensemble. C'est pas mal, mais j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans la chose. Pas convaincu.<span class="byline">At <a href="#20030213230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">11.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030211233000"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Le vol d'Icare<br></span> Terminé &quot;Le vol d'Icare&quot; de Queneau (et si les personnages quittaient leurs romans au grand désespoir de leurs auteurs ? qui enverraient un détective les retrouver). Un feu d'artifice de bout en bout, léger, le genre de bouquin dont on a envie de noter dans un coin les inventions verbales pour les redéguster à loisir. J'étais resté sur une idée très scolaire-zazie-dans-le-métro de Queneau, ça remotive.<span class="byline">At <a href="#20030211233000">23:30:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030211010000"></a><span class="category">gmrlf | </span> Distance sux. No-Distance rules.<span class="byline">At <a href="#20030211010000">01:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">09.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030209233000"></a><span class="category">home | </span> Week-end de rangement, paperasserie, réparations, bricolage, grand vidages, etc. Faut faire de la place pour tout ce qui va suivre. <span class="byline">At <a href="#20030209233000">23:30:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030209230000"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">L'invité<br></span> Un tout petit roman de Roald Dahl, avec un snob anglais absolument insupportable coincé dans le désert et coureur de jupons. Sévèrement dérangé et jouissif. <p></p> Aussi commencé &quot;Icare&quot; de Queneau. Ce qui m'épate avec Queneau, c'est qu'il fait partie de ces personnes qui ont toujours refusé de tirer un trait infranchissable entre la littérature sérieuse et les choses plus légères, ou plus expérimentales, et que même l'idée de faire une distinction est sans objet. Tiens, ça me fait penser à Zappa, qui a réussit à être 1/ un guitar-hero 2/ un pamphlétaire au vitriol 3/ un bouffon 4/ un compositeur de talent de musique contemporaine. Chapeau l'artiste. <span class="byline">At <a href="#20030209230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030209220000"></a><span class="category">kino | </span> <span class="summary">La Nuit de l'Iguane<br></span> Un -grand- <a href="http://mindfood.no-distance.net/view_movie.php3?id=325">film</a> de John Huston.  <span class="byline">At <a href="#20030209220000">22:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">08.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030208170000"></a><span class="category">home | </span> Back to Binocles. Mais cette fois-ci de vraies, belles, nouvelles montures. Plus qu'à attendre encore quelques mois que la cicatrisation soit complète pour pouvoir se remettre à alterner avec des lentilles. <span class="byline">At <a href="#20030208170000">17:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">07.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030207234000"></a><span class="category">info | </span> <span class="summary">Linux Expo<br></span> Choses vue de la Linux Expo (oups, Solutions Linux) <ul> <li> La taille a réduite, la foule aussi.</li> <li> Le plus gros stands sont les grands constructeurs: IBM, HP, Sun, Apple. Même le stand de RedHat est peu impressionnant, et plus ou moins partagé avec Oracle.</li> <li> Les stands associatifs sont relativement nombreux et spacieux. Est-ce par reconnaissance du travail de la communauté ou par manque d'entreprises ? </li> <li> Pas vu grand chose de passionnant, ou d'excitant. Impression tenance que cela aurait pu s'appeler &quot;Solutions [Solaris,AIX,HPUX]&quot;: les gens sont là pour vendre des produits qui se trouvent fonctionner sur Linux, pas vraiment Linux en lui-même.</li> </ul>  Peut-être tout cela, en plus de la crise du marché informatique qui a frappé de plein fouet les startups et autres entreprises open-source, ou bien peut-être aussi la conséquence des déclarations immatures des zélotes de l'opensource.  <p></p> De quoi peut venir la déception ?  <ul> <li> Les tenants du libre ont extrapolé très audacieusement les succès de Linux dans le domaine serveur vers d'autre marchés (machines de bureau, utilisateur final). Très souvent la justification était simplement que si Linux explosait sur les serveurs, c'était non pas du à l'adéquation du mode de développement et de la technologie par rapport à ces besoins mais bien d'une propriété particulière à Linux qui pouvait s'appliquer autre part. </li> <li> Le mouvement OpenSource a connu plusieurs succès initiaux simultanés dont la confirmation ne pouvait venir que quelques années après. La mise en source ouverte de plusieurs systèmes (Mozilla étant le plus notable) était une victoire pour le logiciel libre, et souvent le pas a été franchi pour annoncer que c'était aussi une victoire pour le produit en lui-même. L'érosion dramatique de Netscape/Mozilla au fil des années a été un démenti cuisant.</li> <li> L'immaturité des projets commerciaux basés sur l'open source. Les vieilles scies de la commercialisation du libre (vente de service, produits dérivés, expertise) ne sont pas extensibles à l'infini et sont en tout cas complètement liés à la taille du marché. Linux n'est pas (encore) un marché de masse. D'où l'idée de développer un produit avant, et de trouver un modèle ensuite (Eazel). Là, la faute n'a rien de spécifique au libre, une bonne part de la bulle internet s'est appuyé sur ces chimères.</li> <li> La confusion des genres (clients / communauté / participants) qui souffre des mêmes raisonnements rapide (la communauté est active -donc- les clients se presseront). Exemples: Loki (même si la part de marché globale Linux n'est pas si loin de la part de marché mac, les publics sont entièrement différents), Mandrake et ses appels au secours à la communauté. Vague impression que pour une majorité d'utilisateurs du libre, le &quot;Free as beer&quot; est plus important que le &quot;Free as speech&quot; </li> <li> L'évangélisme à outrance des zélotes du Libre a eu un effet pervers: de nombreuses personnes ont poussé le libre avec une connaissance technique plus que sommaire du reste du monde informatique et du libre lui-même. Conséquence: syndrôme de plus en plus fréquent du NIH (Not Invented Here) qui a failli tuer la communauté Mac où les zélotes refusent de regarder les bonnes idées qui peuvent être en dehors de leur plateforme. Au moment où les T-Rex s'échauffent autour de .Net et de l'authentification distribuée, c'est casse gueule. Autre risque énorme: la décrédibilisation des acteurs du libre par méconnaissance des besoins 'extérieurs' et la tentation de répondre à des problèmes réels et pragmatiques par l'idéologie. On passe d'une communauté basée sur la compétence technique et la méritocratie à une communauté majoritairement idéologique</li>  </ul> <p></p> Bon, ça fait une première ébauche. Je continuerai à prendre quelques notes au fur et à mesure.   <span class="byline">At <a href="#20030207234000">23:40:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030207230000"></a><span class="category">info | </span> <span class="summary">Linux Expo (tentations)<br></span> Passé par un stand O'Reilly et évidemment, le résultat fut l'achat de trois livre, dont un surprenant <i>&quot;Physics for Game Developers&quot;</i>. Comme j'ai toujours des pulsions occasionnelles de me remettre à faire un peu de simulation multi-agents, ça m'a attiré l'oeil. Autres achats: <i>&quot;Understanding the Linux kernel&quot;</i>: j'ai toujours eu envie de toucher à plein de couches différentes en informatique, et ce qui se passe dans les noyaux m'est assez étranger pour le moment, dont acte. Et <i>&quot;SQL in a Nutshell&quot;</i>, parce que j'en ai marre de grogner à chaque fois que je dois écrire une malheureuse ligne de SQL pour une petite appli web. <p></p> Ah, et j'ai glissé un bulletin dans l'urne, et on m'a dit que j'avais gagné (17ème place). Mais quoi ? mystère. <span class="byline">At <a href="#20030207230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">06.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030206210000"></a><span class="category">geekzone | </span> B2 d++ t++ k s- u-- f i o+  e- l- c+ <span class="byline">At <a href="#20030206210000">21:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030206010000"></a><span class="category">misc | </span> Tiens, l'ami kwyxz est comme moi, ce vil mécréant n'a pas subi le sacrement du baptême. Ladite cérémonie faisant d'ailleurs partie des choses qui me crispent un peu (enfin, pour être précis, le baptème pour les personnes n'ayant pas atteint l'âge de raison).  <br> J'ai parfois l'impression de me radicaliser de plus en plus. Le temps n'est pas supposé avoir l'effet inverse, pourtant ? <span class="byline">At <a href="#20030206010000">01:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">05.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030205230000"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Medias (bis)<br></span> Commencé <i>&quot;5 questions de morale&quot;</i> d'Umberto Eco, qui est un recueil de conférences et petits essais. Et décidemment, j'adore le style d'Eco dans ce genre d'exercice. Toujours clair, passionnant, et absolument pas superficiel. Par un télescopage fortuit avec le bouquin de Vidal et Halimi, le second chapitre est sur un sujet fort actuel (sur la guerre) et qui prend le Kosovo comme premier exemple. Eco fait d'ailleurs une distinction assez intéresssante entre les paléo-guerres et la néo-guerre telle qu'on la voit apparaître depuis les 80's (Kosovo, Golfe, ...). Et d'après lui, plus que l'obsession &quot;chirurgicale&quot;, ce qui distingue ces nouvelles guerres, c'est aussi l'interpénétration des alliés et ennemis: tous occupent la scène médiatique, commentent, et d'un ennemi forcément inconnu et flou, on est face à un adversaire 'trop' mis en scène.  <span class="byline">At <a href="#20030205230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">03.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030203200000"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Medias<br></span> Terminé <i>&quot;L'opinion, ça se travaille&quot;</i>. Un court bouquin de deux journalistes du Monde Diplomatique (Serge Halimi et Dominique Vidal) sur la déformation des faits pendant les interventions militaires dans les balkans. Le titre et la 4ème de couv sont un peu trompeur, en faisant croire à un livre de synthèse sur ce thème, alors qu'il s'agit principalement d'une compilation d'articles sur le sujet, completé par un chapitre sur le 11 septembre. <span class="byline">At <a href="#20030203200000">20:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030203150000"></a><span class="category">Out out | </span> Brunch au Musée Jacquemart-André, dans l'ancienne salle à manger de cet hôtel particulier devenu musée des fastes bourgeois du XIXème. Expérience un peu troublante de déjeûner sous un plafond vénitien. Sans doute pas très hype, mais très plaisant. Retour en longeant les rues un peu irréelles qui bordent le parc Monceau. <span class="byline">At <a href="#20030203150000">15:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">02.02.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030202200000"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Classique<br></span> Au bonheur des Dames: ooh, le super Zola que voilà. J'avais été refroidi pour plusieurs années par le dernier lu (&quot;La bête humaine&quot;), mais là, j'ai dévoré celui-ci. L'intrigue est sympathique, mais surtout la description de l'intérieur du monde des grands magasins du XIXème est passionnante de bout en bout. Petite conversation avec V. sur ce que pourrait être une adaptation du roman: isolément, il y a moyen de trouver des analogies. Pour l'aspect &quot;changement de monde&quot;, mégamagasins culturels contre librairies  ou supermarchés en se plaçant dans les 60's, mais d'autres traits du roman s'y prêtent moins: la vie en vase clos des vendeuses, le jeu de la grande bourgeoisie ... <span class="byline">At <a href="#20030202200000">20:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">26.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030126230000"></a><span class="category">media | </span> <span class="summary">Get Wired, Trash your T.V.<br></span>  Ce qui est formidable avec le zapping, c'est que d'en voir 10 minutes sur un bête ordinateur tous les 6 mois regonfle à bloc dans la motivation de ne pas avoir de télévision chez soi. <br> Note pour plus tard: écrire le décalage qui naît du fait de recevoir son information par d'autres voies que le media majoritaire. <span class="byline">At <a href="#20030126230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030126230000"></a><span class="category">res publica | </span> <span class="summary">Désespérant<br></span><blockquote><i>&quot;<a href="http://www.assemblee-nat.fr/12/cra/2002-2003/125.asp#P285_46146">L'amendement 5 rectifié</a>, accepté par la commission et par le Gouvernement, mis aux voix, est adopté.&quot;</i></blockquote> Et comme question subsidaire, est-ce que Gainsbarre aurait eu droit à ses 7500 euros ou 6 mois de cabane pour avoir chanté la Marseillaise en reggae ?  <p></p> C'est vraiment ravissant, cette volonté de vouloir régler un problème de respect et de responsabilisation collective à coups d'amendes et de menaces de prison. Dormez, braves gens, les Autres seront punis (ou bien vous pouvez vous bercer de l'illusion qu'ils le seront). <span class="byline">At <a href="#20030126230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">25.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030125235000"></a> Il y a des journées vagues. Où l'on lit vaguement, où l'on hack vaguement, où l'on regarde vaguement des bribes de films assez moyens, et où l'on à un vague vague à l'âme. Et que l'on fait distraitement ceci ou cela. <span class="byline">At <a href="#20030125235000">23:50:00</a></span> </div> <br><div class="date">23.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030123230000"></a><span class="category">sortie | </span> Soirée intéressante (c'est toujours un peu amusant - et un peu dommage ? - de croiser des gens entrevus uniquement sur le net), avec la caractéristique intéressante d'avoir successivement bu un verre, grignoté une salade, bu un verre, grignoté une salade, le tout dans cet ordre inhabituel avec quelques discussions directes sur des thèmes meta-geek. Idée pour plus tard: réussir à faire une entrée dans se log pour me mettre au clair sur ce que je pense du logiciel libre (technique et idéologie, en 42 volumes).  <span class="byline">At <a href="#20030123230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030123090000"></a><span class="category">bouquins | </span> <span class="summary">Mythographie<br></span> <i>&quot;Ingrid Caven&quot;</i>: un des plus beaux livres lu depuis longtemps. C'est une biographie, mais aussi un roman, et l'histoire d'un couple, voire de plusieurs couples, mais aussi un portrait chinois, des chinoiseries et des anecdotes, un puzzle à réassembler. Et une construction qui s'effiloche délicatement, une partie en mythe qui se construit, l'autre en nemesis, pour finir en une interrogation un peu désanchantée sur le texte que l'on vient de parcourir. Jean-Jacques Schuhl a retracé la vie de sa compagne, Ingrid Caven, femme aux milles vies: chanteuse, jeune femme allemande, actrice chez Fassbinder, cotoyeuse de la jet-set (comme le narrateur au prénom volé), blessée, femme de scène. Un kaléidoscope très littéraire, passionnant, enivrant, où il faut accepter de perdre pied. <p></p> Commencé un -classique-, voyez-vous cela. <i>Au bonheur des dames</i>, eeeh oui. Sans doute incité par l'exposition Zola de la BNF d'il y a quelques temps.  <span class="byline">At <a href="#20030123090000">09:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">19.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030119031200"></a><span class="category">music | </span> <span class="summary">Perfection<br></span> Pour s'occuper le temps d'une insomnie, une première liste de morceaux parfaits (i.e. la liste de l'Ile Déserte): <ul> <li> <i>&quot;Dangerous Curves&quot;</i>, King Crimson, un morceau OVNI, même pour un Crimson habitué aux changements radicaux</li> <li> <i>&quot;Tocatta et Fugue en mi mineur, BWV 914&quot;</i>, J-S Bach, interprété par Gould (surtout pour la fugue finale, qui m'émerveille à chaque écoute, et que je pourrais me passer en boucle)</li> <li> <i>&quot;Zaar&quot;</i>, Peter Gabriel (et tout &quot;Passion&quot; pourrait être dans la liste des 'Albums Parfaits')</li> <li> <i>&quot;Café de Flore&quot;</i>, Dr Rocket, pour le climat de mélancolie définitive qui s'en dégage</li> <li> <i>&quot;Outside&quot;</i>, David Bowie (ou bien &quot;I'm Deranged ?&quot;)</li> <li> <i>&quot;Lark's Tongue in Aspic, Part III&quot;</i>, King Crimson, sur l'album live 'Absent Lovers'. Sans doute <i>le</i> morceau de rock live dans mon panthéon personnel</li> <li> <i>&quot;Any Way&quot;</i>, Michel Portal, pour les entrelacements d'improvisations</li> <li> <i>&quot;Tropical Investigation&quot;</i>, Information, électro bruitiste sans défaut</li> <li> <i>&quot;Happy Suicide&quot;</i>, David Byrne et Vijaya Anand, sur la B.O. &quot;Blue in the Face&quot; (Brooklyn Boogie en, ahem, &quot;VF&quot;), un incroyable collage de styles</li> <li> <i>&quot;Train to Lamy Suite&quot;</i>, California Guitar Trio, un autre collage fabuleux</li> <li> <i>&quot;Allemande&quot;</i>, Jean-Philippe Goude - un titre entendu un jour sur FIP et que j'ai mis plus de 6 ans à retrouver</li> <li> <i>&quot;Stem/Long Stem&quot;</i>, DJ Shadow, collage de climats bigger than life</li> <li> <i>&quot;La Chambre&quot;</i>, Kat Onoma, pour son ambiguïté au goût de pluie sur une vitre</li> <li> <i>&quot;I Zimbra&quot;</i>, Talking Heads, un morceau OVNI, sur des 'paroles' tirées d'un poème dadaïste de Hugo Ball</li> <li> <i>&quot;Opening&quot;</i>, Philip Glass, je n'échangerai pas ce morceau contre 3 barils de romantiques</li> <li> <i>&quot;Cascade&quot;</i>, Future Sound of London, qui fait partie des morceaux qui défient l'analyse</li> <li> <i>&quot;Theme from MASH&quot;</i>, Bill Evans (eh non, pas la version du film, juste un très beau trio jazz)</li> <li> <i>&quot;Again&quot;</i>, Archive, ou comment inventer la machine à remonter dans le temps</li> <li> <i>&quot;Fratres&quot;</i>, Arvo Pärt, peut-être dans l'interpretation un peu sèche au piano et violon</li> <li> <i>&quot;Solitude Standing&quot;</i>, Suzanne Vega, ne serait-ce que pour cette guitare qui claque au début</li> <li> <i>&quot;Only the lonely&quot;</i>, The Heads, un parfum de fin du monde</li> <li> <i>&quot;Behind the Yashmask&quot;</i>, Esbjörn Svensson trio, un climax jazz bluffant d'une dizaine minutes, qui restera toujours associé à un merveilleux souvenir</li> <li> <i>&quot;Morecambe Bay&quot;</i>, Alex Gifford, ample tristesse</li> <li> <i>&quot;Music for 18 Musicians&quot;</i>, Steve Reich - flux et reflux, déphasages, une musique minimaliste d'un compositeur contemporain. La seule chose que j'avais pu écouter en apprenant le décès d'un proche</li> <li> <i>&quot;In Front&quot;</i>, Keith Jarret - un album (&quot;Facing You&quot;), qui est tellement lié à un souvenir que ça fait plus de 8 ans que je n'ai pas réussi à me décider à le réécouter</li> <li> <i>&quot;Contempt&quot;</i>, John Zorn, une réinterprétation extraordinaire du &quot;Thème de Camille&quot; de Delerue</li> <li> <i>&quot;The Adversary&quot;</i>, Crime and the City Solution, encore un morceau OVNI sorti d'on ne sait où, découvert sur la B.O. de &quot;Until the end of the world&quot; (encore un disque parfait, celui-ci... une B.O. incroyable de cohérence)</li> <li> <i>&quot;Where the wild roses grow&quot;</i>, Nick Cave, la meilleure illustration du sentiment de non-retour</li> <li> <i>&quot;Shine on you crazy diamond&quot;</i>, Pink Floyd, parce que c'est mon premier souvenir musical, ce disque de &quot;l'homme qui brûle&quot;</li> </ul> A suivre.  <span class="byline">At <a href="#20030119031200">03:12:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030119004100"></a><span class="category">info | </span> <span class="summary">Intuitif<br></span> Un peu joué avec les démonstrations de <a href="http://www.sketchup.com/">SketchUp</a>. Très très impressionnant (il y a des films sur leur site à défaut de pouvoir essayer la démo). C'est un logiciel de conception 3D assez simple, mais dont toute la puissance est dans la simplicité de la manipulation des objets. SketchUp infère dès que possible les caractéristiques intéressantes du dessin tracé (perpendiculaires, parallèle, alignements, symétrie, ...) pour guider le tracé. Conséquence: le tracé de formes très complexes se fait à main levée, sans avoir à se reporter sur 3 our 4 vues encombrantes.<p></p> SketchUp fait beaucoup penser à <a href="http://www-ui.is.s.u-tokyo.ac.jp/~takeo/teddy/teddy.htm">Teddy</a> et <a href="http://www-ui.is.s.u-tokyo.ac.jp/~takeo/chameleon/chameleon.htm">Chameleon</a> qui sont encore plus impressionants dans cette idée de construction directe de formes en 3D. Si vous ne connaissez pas, c'est <i>vraiment</i> à essayer (ce sont de petites applets Java, ça devrait passer à peu près partout).  <span class="byline">At <a href="#20030119004100">00:41:00</a></span> </div> <br><div class="date">18.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030118181100"></a><span class="category">work | </span> <span class="summary">Expérience<br></span> Presque fini mon boulot de relecteur sur un livre d'initiation au développement sous OS X. Expérience intéressante pour les interaction éditeurs/auteurs/relecteurs/correcteurs, un peu frustrante parce que l'Oeil m'a empêché de le faire là où cela aurait été le plus productif. Vague envie (de longue date) d'être au volant, un jour.  <span class="byline">At <a href="#20030118181100">18:11:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030118031100"></a><span class="category">music | </span> <span class="summary">Intéressant<br></span> Un <a href="http://www.andrewkeeling.ukf.net/KingCrimsonAnalyses.htm">musicologue</a> qui s'attaque au rock - dont celui pas simple de King Crimson. Très intéressant, et le même auteur commence <a href="http://www.larkstonguesinaspic.ukf.net/">des séries</a> plus illustrées avec des textes explicatifs, des exemples de portions du morceaux sur des portées que l'on peut lire, jouer en Midi. J'en veux encore, et pareil pour du classique, du jazz. Pour une fois qu'on a du -vrai- multimedia en informatique.   <span class="byline">At <a href="#20030118031100">03:11:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030118023500"></a><span class="category">scènes | </span> <span class="summary">Complet<br></span> Grmlf de grmlf de grmlf de grmlf. Il n'y a déjà plus de places pour Phèdre, jusqu'à fin avril. <span class="byline">At <a href="#20030118023500">02:35:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030118023200"></a><span class="category">blog | </span> <span class="summary">Pourquoi, oh, pourquoi<br></span>  Petit tour de mon dossier de bookmarks &quot;logs&quot;, et passé par celui de kwyxz. Lequel a une <a href="http://benjamin.francois.free.fr/weblog/archives/2003_01_01_index.html">entrée</a> assez longue et intéressante sur le thème de 'pourquoi ce blog'. <p></p> Quand <a href="http://www.disciplineglobalmobile.com">Discipline Global Mobile</a> avait encore d'autres artistes que Crimson, il y avait une page &quot;diary&quot; pour les différents artistes, avec quelques lignes de Fripp pour situer le tout, &quot;The Aims of The Diaries&quot; (que l'on peut retrouver maintenant sur le site de <a href="http://www.guitarcraft.com/diaries.cfm">Guitar Craft</a>): <blockquote><i> Public Aims:  <ul> <li>To engage the listening community at an earlier stage of the creative process than is commonly available.</li> <li>To inform the listening community of the practicalities of that process.</li> <li>To de-mystify the process which is, essentially, practical.</li> </ul> Private Aims:  <ul> <li>To encourage the Diarist to recapitulate their experience.</li> <li>To provide the Diarist with a pointed stick.</li> <li>To expose the Diarist to public ridicule.</li> </ul> </i></blockquote> Les buts 'publics' sont évidemment complètement spécifiques au contexte DGM, mais les buts privés ne sont pas si loin de ce que je peux penser des blogs.  <blockquote><i> The recapitulation of experience, in the form of diarism, is a way to digest the impressions which life, and our living of it, naturally provides. The Diarist reviews their actions, feeling and thinking, and presents us with an overview of their life process.    Maintaining a diary is itself a process, of engagement with oneself. An ongoing diary presents a challenge which invites the Diarists to move beyond their natural lassitude, to go further than the merely comfortable.  </i></blockquote>  Je crois que c'est ce dernier point qui m'a décidé quand j'ai commencé à prendre des notes. L'idée d'une auto-discipline, de contrer une certaine routine naturelle, se reforcer à écrire régulièrement. L'autre motivation, qui m'a d'ailleurs poussé à faire le petit outil pour gérer ces notes, est d'avoir une partie que j'accepte de mettre en ligne et une qui me reste privée et locale. Dans un des blogs référencés par kwyxz, quelqu'un <a href="http://geradon.be/archives/000446.html">disait</a> qu'il y avait deux catégories dans le fil des choses: ce qui se blogge et ce qui ne se blogge pas.   Si on rajoute &quot;publiquement&quot; à &quot;ce qui se blogge&quot;, je suis assez d'accord. <p></p> Quelque chose qui me travaille assez, c'est le caractère fugace des liens ou images qui peuvent être citées dans une entrée. Par exemple, quand j'ai <a href="http://people.no-distance.net/ol/log/#20021119230900">parlé</a> de la pub assez nauséabonde de Noos ('Réfléchissez avant de sortir'), j'ai mis le lien idoine vers les images de ces pubs, trouvées directement sur le site de Noos. Qui, à l'heure actuelle n'y sont plus et ont été remplacées par celles d'une autre campagne d'affichage. Donc mon lien est toujours valide, mais n'a plus de sens vis à vis du texte qui l'accompagnait. Peut-être aurais-je du garder, archiver (?) ce qui était aussi indissociable de ce paragraphe. Ca peut paraître un problème mineur, mais vu que ça enlève très clairement du sens au discours et que ce genre de journal a du sens sur la durée, ça me déplait. <p></p> Ce qui sauve tout cela de l'exercice exhibitionniste, c'est finalement que le lecteur est toujours maître de là où il va surfer. Et du point de vue de celui qui tapote, il n'y a que des lecteurs potentiels. Si l'on ne triche pas en laissant la possibilités au lecteur de s'exprimer (et là, à mon sens, on quitte les blogs pour entrer dans quelque chose d'autre - une communauté ?), cela reste un medium à sens unique. D'où le &quot;pourquoi / pour qui écrire&quot;, qui ne me semblent pas loin d'être une seule question. <br> Dans mon cas, ce qui me sauve, c'est de penser qu'il n'y a justement -personne- qui lise cette page. Bon, j'ironise, mais il y a un peu de ça, vu comme je répugne à la mise en avant. Ca me permet de lire d'ailleurs le blog de kwyxz avec une vague jalousie pour son ton, giga-plus libre que le mien. Tant pis, j'irai glisser un munster dans sa boîte aux lettres pour me venger.  <span class="byline">At <a href="#20030118023200">02:32:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030118013000"></a><span class="category">Kino | </span> <span class="summary">Home Movies<br></span>&quot;Ghosts of Mars&quot;, bonne petite série B John Carpenter standard. Quelques idées amusantes, mais bon, oubliable.<br> &quot;Battle Royale&quot;, très discutable, mou, et répétitif. Une idée de départ complètement fantasmatique, mais pourquoi en faire un film ?  <span class="byline">At <a href="#20030118013000">01:30:00</a></span> </div> <br><div class="date">17.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030117173000"></a><span class="category">info | </span> <span class="summary">Faire demain avec avant-hier<br></span> Intéressante discussion avec Thomas au taf' cet après-midi sur nos raisons mutuelles et réciproques de désespérer de l'informatique, et de l'impression de paléolithique que donnent la plupart des outils de développement. Nous en sommes venus à la conclusion qu'il faudrait soit 1/ n'utiliser que les technologies intéressantes, de point, et absolument pas maîtrisées et buggées jusqu'à la moelle 2/ faire du management et ne se rendre même plus compte que l'on est à côté de la plaque et 3/ partir dans le Larzac élever des chêvres. <span class="byline">At <a href="#20030117173000">17:30:00</a></span> </div> <br><div class="date">15.01.2003</div> <div class="posts"> <a name="20030115015500"></a><span class="category">blog | </span> L'oeil s'améliore doucement, on va donc essayer de se remettre à la discipline du présent petit exercice. <span class="byline">At <a href="#20030115015500">01:55:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030115015500"></a><span class="category">Info | </span> Chic. En parcourant l'intéressant bouquin &quot;<a href="http://martinfowler.com/books.html#refactoring">Refactoring</a>&quot; de <a href="http://www.martinfowler.com/">Martin Fowler</a>, j'ai réussi à mettre la main sur l'origine d'une citation qui <a href="http://people.no-distance.net/ol/log/#20021115015400">me travaille</a> depuis pas mal d'années: <blockquote><i> &quot;Every problem in computer science can be solved by adding another level of  indirection&quot;</i></blockquote> Butler Lampson<p></p> Au passage, Martin Fowler est sans doute l'un des auteurs les plus intéressants dans le monde de l'objet actuellement. Il fait partie du petit cercle de personnes qui ont sans doute vraiment compris comment utiliser UML pour ce qu'il est (i.e. un support de travail).  <p></p> Pas pu m'empêcher de sourire en voyant <a href="http://research.microsoft.com/projects/ilx/fsharp.htm">ça</a>: &quot;Combining the safety and productivity of ML and Caml with  the libraries, tools and cross-language working of .NET&quot;. Deux trolls d'un coup, belle perf.  <span class="byline">At <a href="#20030115015500">01:55:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030115015500"></a><span class="category">Bouquins | </span> Enfin fini le &quot;Bucher des Vanités&quot;. Pas mal, mais un peu trop d'effets de manche à mon goût et un final en queue de poisson. Le livre est aussi épuisant que la ville qu'il décrit, mais ça reste un des 'grands' bouquins sur New York. Sur cette même ville, il faut absolument lire &quot;La grande voie blanche&quot; de Nik Cohn, voyage autour du monde d'une extremité de Broadway à l'autre. <p></p> Repris la lecture d'&quot;Ingrid Caven&quot; de Jean-Jacques Schuhl. J'avais eu un peu de problème à le démarrer, mais cette fois-ci, j'ai été complètement emporté. A la fois roman, biographie intime, suite de souvenirs d'une autre éparpillés, une superbe voix.  <span class="byline">At <a href="#20030115015500">01:55:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20030115015500"></a><span class="category">scènes | </span> Envie de voir la mise en scène de Phèdre, parce que c'est Chéreau, parce qu'il y a Pascal Greggory, parce qu'il y a Dominique Blanc, pour découvrir Michel Duchaussoy, pour découvrir Eric Ruf. Et parce que V. me donne envie d'aller au théatre.<br>  Envies de concerts, aussi. Asian Dub Foundation est sur la liste, tout comme Death in Vegas, Sigur Rös, une soirée Ninja Tunes (Herbalizer et DJ Food, apparement), plus Peter Gabriel de nouveau. Peut-être Mes Souliers sont Rouges, à cause d'une seule chanson complètement loufoque découverte sur un disque Realworld. Et j'espère pouvoir trouver des places pour Rodolphe Burger. <span class="byline">At <a href="#20030115015500">01:55:00</a></span> </div> <br><div class="date">22.12.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021222234600"></a><span class="category">Musique | </span> <span class="summary">Work, the most important thing is work<br></span>    Profitant que l'oeil va mieux et que les oreilles n'ont pas été touchées, premières tentatives pour prendre en main un gros monstre: <a href="http://www.emagic.de/english/products/logic/lap2.html">Logic Audio</a>. Finalement, je  suis assez content, j'ai réussi à enregistrer et rejouer un son en moins d'une heure.  <p></p> Bon, c'est évident qu'il va falloir pas mal de temps pour dompter la bête, mais  ça m'amuse pas mal. Je n'ai jamais travaillé en enregistrant, triturant des pistes et ça fait donc tout un monde et des savoir-faire à découvrir.  <br> Pour le moment, c'est assez modeste et artisanal: je n'ai pas les bons cables à brancher, je ne peux n'écouter qu'avec des écouteurs de balladeur, je n'ai que ma vieille guitare de branchée. L'idée à terme serait d'avoir ce genre de <a href="http://www.emagic.de/english/products/hardware/emi62m.html">jouet</a>, d'y mettre la guitare, le Stick et un micro pour la clarinette (et le futur piano). Evidemment, l'idéal serait d'avoir un petit clavier supplémentaire et de profiter un peu des MIDIeries que cela offre. Là encore, je n'ai jamais travaillé de cette manière, ça devrait être intéressant.  <p></p>J'espère que mon employeur, qui est aussi celui que ceux qui produisent ces joujous aura des prix pour ses fidèles séides.    <span class="byline">At <a href="#20021222234600">23:46:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021222233300"></a><span class="category">Bouquins | </span> <span class="summary">Grapillages<br></span>   Evidemment, la période n'a pas été très propice à la lecture, mais bon, réussi quand même à grapiller un petit peu. <p></p> Une nouvelle <a href="http://www.autodafe.org/fr/correspondence/chroniques/stanko3.htm">chronique</a> de Stanko Cerovic, encore très intéressante et signalée par V. Il s'attaque cette fois-ci à la question de la propagande insidieuse. Il démonte un peu comment le bourrage de crâne quotidien, insidieux, sous des oripeaux de rationalité réussit à faire disparaître l'idée même de propagande. Saine lecture en ce moment. <p></p> Commencé le &quot;Bûcher des vanités&quot; de Tom Wolfe. Je suis assez curieux de voir comment quelqu'un qui avait fait un témoignage très éclaté, audacieux et &quot;déconstruit&quot; comme l'est &quot;Acid Test&quot; a pu écrire un best-seller aussi renommé. Et curieusement, à la lecture de la première centaine de pages, on retrouve bien son style.  <p></p> Avant l'épisode &quot;oeil gauche&quot;, j'avais eu le temps de finir &quot;Joueurs&quot;, de De Lillo. Pas mon préféré (&quot;Les noms&quot; reste indétronable) mais intéressant. Ce qui est frappant dans &quot;Joueurs&quot;, c'est cette impression que plus le roman avance, plus on s'éloigne et moins on comprend les personnages. Le dernier chapitre est un saisissant travelling arrière.  <span class="byline">At <a href="#20021222233300">23:33:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021222225500"></a><span class="category">Kino | </span> <span class="summary">La cuisine aux navets<br></span>    Parmi les effets secondaires de la cécité partielle évoquée plus bas: la nécessité de se changer les idées avec des activités par trop fatigante. Parmi celles-ci: regarder des navets. Je me suis donc enchaîné, méritant que je suis, des chefs-d'oeuvres comme: Jurassik Park III, A.I., La Vérité si je mens II, Austin Powers in Goldmember, Final Fantasy.  <p></p> <ul> <li>&quot;Jurassik Park III&quot;: une catastrophe. L'impression de se trouver devant un mauvais téléfilm. Tout y est: le gamin fûté, les personnages stéréotypés, le gentil-méchant-qui-survivra, le coup du chat, et j'en passe. L'action est une succession de moments sans aucun liant, et même les dinosaures jouent mal. Ah si, moment d'humour à la fin avec l'intervention des GI. On se croirait dans Alien II. <li>&quot;La vérité si je mens II&quot;: un bon film de télévision française du dimanche soir. Vite vu, vite oublié. Le seul à sortir un peu du lot est José Garcia <li>&quot;Artificial Intelligence&quot;: mais comment Spielberg peut-il rater un film à ce point ? L'idée de base est intéressante, et le traitement (faire un conte de fées moderne) est suffisement peu courant pour faire frémir d'intérêt. Mais alors, que c'est mou, que c'est pesant, appuyé. La première moitiée du film est explicative à outrance, et la fin du film est un final new-age qui manque complètement d'ampleur et de poésie. Seuls intérêts du film: un nounours mécanique complètement génial (idée: mais pourquoi Sony ne met pas de la fourrure autour de l'Aibo ?) et Jude Law, qui arrive à mettre un léger petit grain de folie dans tout ça. Le pire c'est qu'on sent qu'il y a une patte là derrière, l'ami Steven sait toujours manier une caméra, mais c'est tellement mal fichu, mal amené, mal scénarisé que l'on en ressort catastrophé. <li>&quot;Austin Power in Goldmember&quot;: aah, c'est le moins pire de la série. Rien que pour le générique, cela vaut le déplacement. Le reste est très, très inégal, mais en picorant ici ou là, cela vaut la vision. Groovy. <li>&quot;Final Fantasy&quot;: oh, les belles images. Oh, les monsieurs et les madames ils ont l'air vraiment super-réels. Oh, ça clignote et ça fait des jolies couleurs. Oh, ils ont trouvé le scénario dans une pochette surprise. </ul>  <span class="byline">At <a href="#20021222225500">22:55:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021222225100"></a><span class="category">Perso | </span> <span class="summary">Dancing in the dark<br></span>   L'expérience des deux dernières semaines aura donc été: perdre un oeil.<br> C'est, il faut bien l'avouer, un tout petit peu traumatisant. Un abcès cornéen qui arrive brusquement, sans raisons, ça force à voir (ahem) les choses un peu différement. Et si je perds complètement cet oeil ? Et si il arrive quelque chose à l'autre ? Quelles sont les choses que l'on ne peut plus faire du tout quand on n'a plus de vision du relief ? Que vais-je m'interdire de faire par crainte du risque pour l'oeil valide ? C'est fou comme on envisage de possibilités et que l'on remet en cause des certitudes, tant professionnelles que personnelles. <br> Les choses s'améliorent maintenant doucement (la preuve: j'arrive à me coller devant un écran quelques minutes avant que cela fatigue). La douleur a disparu, j'arrive à regarder une bougie sans hurler, j'ai même l'impression que la vision de l'oeil gauche est en train de revenir très doucement. Il reste à savoir jusqu'à quel point cela reviendra, ce qui dépendra de la cicatrisation.<br> Le grand mérite de cette forme assez particulière de baffe dans la gueule aura donc été de forcer un tri des choses importantes, ce qui est en soi plutôt salutaire.  <span class="byline">At <a href="#20021222225100">22:51:00</a></span> </div> <br><div class="date">06.12.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021206050000"></a><span class="category">Geekzone | </span> <span class="summary">Défi surhumain<br></span>   L'expérience de la semaine sera donc la &quot;privation de Net à haut débit&quot;, par utilisation forcée d'une connexion modem, en attendant  <a href="http://adsl.free.fr/">ceci</a>. <span class="byline">At <a href="#20021206050000">05:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">05.12.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021205050000"></a>   No sleep no sleep no sleep no sleep. <span class="byline">At <a href="#20021205050000">05:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">28.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021128190000"></a><span class="category">Kino | </span>   Commencé à lire le numéro spécial &quot;500&quot; de Positif. Un gros fourre-tout de petites choses données par des cinéastes (synopsis de films non réalisés, photos, morceaux de conférences). Les quelques pages de Chris Marker sont fascinantes: plein de petites entrées un peu décalées, à l'humour distant, qui jouent avec l'histoire et avec les mots. Un petit goût de Borges. <span class="byline">At <a href="#20021128190000">19:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">26.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021126225000"></a><span class="category">Bouquins | </span>   Terminé hier la biographie de Robert Oppenheimer, passionnante de bout en bout (même si les deux dernières décennies de sa vie sont passées un peu rapidement). Il y a une ironie terrible à voir les USA s'acharner, par maccarthysme et vengeances personnelles sur un des hommes qui leur avait donné la victoire moins de 10 ans plus tôt. Intéressante citation d'un des défenseurs d'Oppenheimer à cette période qui n'avait pas hésité à soulever le lièvre des pratiques totalitaristes qu'étaient ces faux procès. <p></p> Commencé &quot;Joueurs&quot;, c'est complètement du DeLillo, dans un style très proche de &quot;Mao II&quot; bien qu'une douzaine d'année séparent les deux romans.  Toujours ces curieux dialogues en collage, qui sautent du coq à l'âne, du trivial au philosophique, où l'on a toujours cette impression diffuse de ne lire que le spectre d'une conversation.   <span class="byline">At <a href="#20021126225000">22:50:00</a></span> </div> <br><div class="date">25.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021125024100"></a><span class="category">Web | </span>   Découvert, grâce à l'ami kwyxz, un petit <a href="http://www.oursonbleu.free.fr/">joyau</a> du Web. Ou comment un site comme ça compense 42 sites e-Marchands à la c.. Merci le Net. <span class="byline">At <a href="#20021125024100">02:41:00</a></span> </div> <br><div class="date">24.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021124235500"></a><span class="category">Bouquins | </span>   En sortant regarder un beau coucher de soleil sur Paris, passage par la librairie des Abbesses. Deux Don DeLillo sortis en poche (chic chic chic). Pris &quot;Joueurs&quot;, &quot;l'étoile de Ratner&quot; attendra le prochain détour. <p></p> Acheté aussi et lu dans la foulée &quot;La Question Humaine&quot; de François Emmanuel.  <br> Un très court roman sur un psychologue d'entreprise, narrateurr, pris dans un jeu de pouvoir entre deux directeurs et un corbeau. Mélange assez curieux, qui fait penser un peu à l'Imprécateur. Souvent intéressant par son aspect un peu allusif, mais le dispositif du roman (un parallèle entre l'entreprise et la seconde guerre, qui resurgit du passé) est parfois un peu trop artificiel. Le minimalisme et la distance de la narration sauve le récit de la démonstration appuyée. <p></p> La bio d'Oppenheimer est toujours aussi passionnante. <span class="byline">At <a href="#20021124235500">23:55:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021124135500"></a><span class="category">Web | </span>   Repensé aux <a href="http://www.w3.org/Provider/Style/URI.html">conseils</a> du W3 à propos de la permanence des URL, et essayé de comprendre pourquoi cela me semble avant tout un fantasme d'informaticien telle qu'elle est décrite. En particulier la question de la classification à long terme qui donne des &quot;rules of thumbs&quot; simplistes, alors que la communauté des bibliothécaires et archivistes à sans doute des idées intéressantes - et éprouvées - à proposer (note: chercher des papiers sur le sujet).<br> Il est intéressant de noter que les solutions proposées sont basées essentiellement sur la temporalité, soit absolue (accéder à un document référencée par sa date), soit en tant que marqueur pour la validité d'une classification (&quot;what we meant in 1998 by pics&quot;). Cette dernière solution introduit une notion de décentralisation déjà un peu plus satisfaisante.<br> Le marquage principalement temporel me fait penser aux &quot;Lifestreams&quot; de David Gelernter (abandonner la métaphore hiérarchique du desktop pour un flot visuel basé sur le temps, cf. son bouquin &quot;Aesthetics of Computing&quot;), avec les mêmes inconvénients.<br> En fait (provocation, mais pas tant que ça), plutôt que de s'embêter avec l'encodage du temps et du documents dans une URL, si on veut vraiment une stabilité de l'information, pourquoi ne pas revenir à une approche bêtement basée sur un uniqueID associé à chaque document et faire bookmarker cette information au navigateur. Beaucoup moins de travail en perspective pour le serveur, le gestionnaire du contenu, et au final, l'utilisateur. C'est complètement dans la lignée de ce qui est proposé...  <span class="byline">At <a href="#20021124135500">13:55:00</a></span> </div> <br><div class="date">21.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021121235000"></a><span class="category">Bouquins | </span>   <span class="summary">Lectures du moment: &quot;Histoire des protestants&quot; et &quot;Robert Oppenheimer&quot;<br></span> Le premier est un intéressant (même si mal composé) bouquin de synthèse sur le rôle et l'histoire des protestants en France. Bien que foncièrement athée, j'ai toujours ressenti plus ou moins cette proximité avec les valeurs défendues par le protestantisme. Une partie de la famille est d'origine protestante, et même si le fait religieux n'y a jamais été présent, j'ai l'impression d'avoir subi l'influence diffuse de cette culture. Ou  bien est-ce une manière d'analyser cela a posteriori ?  <p></p> Deuxième bouquin ces jours-ci: l'excellente biographie de Robert Oppenheimer par Michel Rival. Il donne bien idée de l'effervescence du monde scientifique dans la physique moderne à l'entre-deux-guerres, quand les révolutions se succédaient. J'en suis au tout début du Projet Manhattan, et la jubilation s'est déjà transformée en une précipitation inquiète.  <span class="byline">At <a href="#20021121235000">23:50:00</a></span> </div> <br><div class="date">19.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021119230900"></a><span class="category">No Comment | </span>   Suis-je le seul à trouver la dernière campagne de pub de Noos particulièrement répugnante ? Oui, <a href="http://www.noos.com/noos.phtml?page=080403">cette campagne ci</a>. Je résume: des situations glaques, catastrophiques, qui arrivent à quelque malheureux égardé dans un &quot;plan foireux&quot;. Morale de l'histoire, je cite le talentueux publicitaire:  <blockquote><i> Ces visuels montrent que toutes les sorties ne sont pas bonnes à faire en mettant en scène des situations catastrophiques et drôles. </i></blockquote> Le slogan, percutant est: <i>&quot;Réfléchissez avant de sortir - Noos, on vous aura prévenu&quot;</i>. Bref, idéologie traduite en termes un peu plus directs: ne sortez pas, n'allez pas découvrir des endroits (et donc prendre un risque, horreur), restez surtout chez vous à vous coller devant la télé. Là au moins, on est bien, on est en sécurité, et il n'y a pas à avoir peur du dehors.  <br> Mention spéciale à la pub crétine sur la <a href="http://www.noos.com/upload_files/0209affNetBib.gif">bibliothèque</a>, qui fait mal au coeur quand on pense au boulot abattu par les gens qui les animent. <p></p> Nauséabond.  <span class="byline">At <a href="#20021119230900">23:09:00</a></span> </div> <br><div class="date">17.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021117202200"></a><span class="category">Kino | </span>   Beaucoup de mal à prendre des notes et classer mes impressions à propos de <a href="http://mindfood.no-distance.net/view_movie.php3?id=259">&quot;Demonlover&quot;</a>, le film d'Assayas. Peut-être plus complexe que ce que l'on peut penser, malgré un côté raté. <br>   &quot;DemonLover&quot;, vu d'ailleurs dans des conditions merdiques, au George V UGC. La salle n'était vraiment pas fantastique, la projection indigne: énorme 'cheveu' en haut d'écran, et grosse rayure de pellicule pendant la moitié du film (bravo pour la qualité de projection dans vos multiplexes, cher UGC). Et le pire, c'était les deux gueux assis à côté de moi, pouffant et commentant le film, jouant avec leur téléphone portable, sortant trois fois de la salle, manifestement pour téléphoner, et, cerise sur le gâteau, partant une demi-heure avant la fin du film. Je ne sais pas si c'est l'effet Cartillimitée, mais j'ai rarement eu autant envie d'étrangler quelqu'un dans une salle obscure.      <span class="byline">At <a href="#20021117202200">20:22:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021117202200"></a>   Envie d'aller voir le dernier spectacle de Philippe Caubère <span class="byline">At <a href="#20021117202200">20:22:00</a></span> </div> <br><div class="date">16.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021116035400"></a><span class="category">No Comment | </span>   Pioché dans le Libé du jour:<blockquote><i>&quot;Les critères de classification des films adoptés par le Centre   national du cinéma sont purement scandaleux. Cette instance (...)   est colonisée par les réalisateurs.&quot;</i></blockquote> Ce qui donc quelques mois après nous donne un bien beau rapport qui propose de   réformer la Commission de Classification pour renforcer les   &quot;défenseurs de l'enfance&quot; et les &quot;diffuseurs&quot;, et passer de la majorité aux deux-tiers à   la majorité simple pour décider des interdictions diverses. Et donc   des restrictions de programmation dans les salles,   restrictions dans les financements.  <br>  Mais bon, j'imagine que <a href="http://us.imdb.com/Title?0152930">Taxi</a> n'a pas de souci à se   faire. <a href="http://us.imdb.com/Title?0284034">Demonlover</a> peut-être un peu plus, mais ce n'est pas   l'essentiel, n'est-ce pas madame Kriegel ? <p></p>   Un jour, il faudra que je note ici plus en détails ce que m'inspire   ce genre de stupidités   déresponsabilisantes (dormez braves gens, la Société veille sur vos enfants).     <span class="byline">At <a href="#20021116035400">03:54:00</a></span> </div> <br><div class="date">15.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021115235400"></a>   En fait, il y a des journées qu'il faudrait mieux éviter et oublier.      <span class="byline">At <a href="#20021115235400">23:54:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021115015400"></a><span class="category">Info | </span>     Très intéressant petit <a href="http://www.joelonsoftware.com/articles/LeakyAbstractions.html">article</a> de Joel Spolsky sur les     abstractions informatiques. Je connaissais l'exemple du tableau bi-dimensionnel dont le parcours est très différent niveau perfs si on le prend selon l'une ou l'autre dimension, pour l'avoir entendu de J-M Rifflet; par contre l'image de &quot;couper dans le grain du bois&quot; est très jolie et tout à fait appropriée.  <br> Cela m'a aussi fait à une remarque, rapportée par Jacques Ferber, et piochée dans une conf de Carl Hewitt: &quot;Il n'y rien en informatique que l'on ne puisse résoudre par un niveau d'indirection supplémentaire&quot;. So true.    <span class="byline">At <a href="#20021115015400">01:54:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021115013900"></a><span class="category">Bouquin | </span>     <span class="summary">Résistance au Chaos - Jordi Vidal<br></span>      Une notule sur un livre très énervant car parfaitement archaïque. <p></p> Bon, &quot;Résistance au Chaos&quot;, qu'est-ce que c'est ? Ça se veut un pamphlet, une critique sans concession du monde mondialisé et mondain qui est le nôtre, et les puissances qui le dirigent sans la moindre bribe d'humanité.  Première chose irritante: le style. C'est bien d'être énervé, mais pour tenir la distance sur une centaine de page, c'est fatiguant.  Beaucoup plus énervant: la critique est surannée: c'est un peu pitoyable, passé l'an 2000 de continuer à supposer que l'état des choses vient d'une sorte d'élite capitalisto-politique qui régente les masses du haut de sa tour d'ivoire. Seul détail génant: c'est un schéma de pensée qui ne fonctionne plus du tout. <br> C'est d'autant plus frappant en lisant ça quelques semaines après le texte d'Eco, trouvé dans (l'excellent) recueil &quot;La guerre du faux&quot;, qui démontre justement l'inanité d'agiter l'épouvantail d'une mafia mondiale. Ce qui est non seulement stupide, mais en plus contre-productif. Et le texte d'Eco date de 1978, pas de 2000. Allez, un petit bout d'Eco: <blockquote><i> Quelle est alors l'erreur de raisonnement [...] ? Première naïveté. Après avoir saisi l'idée des grands systèmes, on les érige à nouveau en mythe en pensant qu'ils ont des plans secrets [...] Seconde naiveté.  <br> Parce qu'il est sans tête et sans coeur, le système manifeste une incroyable capacité de cicatrisation et de rééquilibrage. où qu'on le frappe, ce sera toujours à la périphérie.[...] <br> La lutte se déroule entre de grandes forces et non pas entre des &quot;héros&quot; et  des &quot;démons&quot;. Malheureux est alors le peuple qui se trouve avec les &quot;héros&quot; dans ses pattes surtout s'ils pensent encore en termes religieux et entraînent le peuple dans leur sanglante escalade vers un paradis désert. </i></blockquote>  Et Jordi Vidal tombe complètement dans ce piège. En plus des bases de départ plutôt contestable, on croise aussi ici et là des concepts montrés rapidement à tort et à travers et vite rangé (dont le 'spectaculaire' situ dans le premier tiers du bouquin, qui disparait par la suite). Autre exemple: l'utilisation du nom commun &quot;le médiatique&quot;, à savoir &quot;le spécialiste des médias dans le contrôle, la manipulation, et la diffusion massive de l'information. Bref, on revient au fantasme parano de la main invisible qui manipule les masses laborieuses.  <br> Autre aspect où l'ouvrage s'auto-démolit en permanence: l'exagération permanente. L'auteur, emporté par sa haîne pour le système, utilise des affirmations ridicules à pleurer. Un seul exemple:  <blockquote><i> Ceux qui veulent imposer au plus grand nombre la taille des pénis et des seins sont proches, par l'esprit comme par la manière, de ceux qui aiment à penser que toute la France a été collaborationniste. </i></blockquote>  Et je vous laisse imaginer ce qu'on trouve sur les paragraphes parlant des cités, de la culture, et des mouvements anti-mondialistes (à qui sont accordé une mention bien, même s'ils ne sont pas bien forts niveau conceptuel, ces pauvres petits, vous comprenez, heureusement qu'il y a là un vrai livre d'analyse forte). <p></p> Bref, à fuir, tant pour le fond que la forme. L'anti-mondialisation mérite mieux, comme par exemple &quot;Next&quot;, le petit essai (autorevendiqué sans prétention, mais bien plus efficace) d'Alessandro Barrico. Ou bien l'excellente chronique de Stanko Cerovic <a href="http://www.autodafe.org/correspondence/chroniques/stanko1.htm">&quot;Why Do We Hate Ourselves ?&quot;</a>, sur le très intéressant site <a href="http://www.autodafe.org">autodafe.org</a>.        <span class="byline">At <a href="#20021115013900">01:39:00</a></span> </div> <br><div class="date">13.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021113035200"></a><span class="category">No Comment | </span>     Encore un malheureux gauchiste écrasé par un capitalisme inhumain     <blockquote><i>Il plaide pour la limitation du recours aux stock-options, le retour d'une certaine prédominance du politique sur le tout-économique et pour l'introduction de contre-pouvoirs face a la mondialisation.</i></blockquote>     (le livre de Jean-Marie Messier, évoqué par Le Monde du 12.11.02)        <span class="byline">At <a href="#20021113035200">03:52:00</a></span> </div> <br><div class="date">12.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021112235200"></a><span class="category">blog | </span>     Pour les curieux: la DTD et les XSLT de ce blog sont <a href="http://people.no-distance.net/ol/devpt/log/">en ligne</a>.   <span class="byline">At <a href="#20021112235200">23:52:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021112205200"></a><span class="category">work | </span>     Quand je pense que sans ce boulot, je n'aurai sans doute jamais découvert la douce poésie     des timezones népalaises, la présence réjouissante des lettres Eth et Thorn en islandais ou     encore la subtile multiplicité des encodages Unicode.   <span class="byline">At <a href="#20021112205200">20:52:00</a></span> </div> <br><div class="date">09.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021109230000"></a><span class="category">Theatre | </span>     <span class="summary">La boutique au coin de la rue<br></span>     Jolie petite comédie qui arrive à éviter juste comme il faut toute mièvrerie (et pourtant, ca serait facile). Hâte de voir le film de Lubitsch   <span class="byline">At <a href="#20021109230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021109190000"></a><span class="category">Kino | </span>     <span class="summary">Corto Maltese<br></span>     Une belle adaptation de l'ambiance de Corto. J'en parle sur <a href="http://mindfood.no-distance.net/view_movie.php3?id=261">MindFood</a>   <span class="byline">At <a href="#20021109190000">19:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">08.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021108230000"></a>     Un passage sur une avenue...   <span class="byline">At <a href="#20021108230000">23:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">06.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021106100000"></a>     B2B (Back To Binocles)   <span class="byline">At <a href="#20021106100000">10:00:00</a></span> </div> <br><div class="date">05.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021105015200"></a><span class="category">blog | </span>     Juste terminé de jouer pour cette nuit avec mes styles XSLT pour ce blog. Décidemment, j'adore ce     style de développement. Trier, regrouper, filtrer rien que par     applications de règles me rappelle quelques premiers frissons face à Prolog.    <span class="byline">At <a href="#20021105015200">01:52:00</a></span> </div> <br><div class="date">04.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021104202000"></a><span class="category">Bouquins | </span>     <span class="summary">Lecture du week-end: &quot;Effroyables jardins&quot;, &quot;Le     pianiste&quot;, &quot;Esprit de corps&quot;.<br></span>     &quot;Effroyables     jardins&quot; est un court roman, sur les conséquence d'un acte de     résistance, ou comment une poignée de jeunes résistants sont sauvés     par l'intervension de deux justes, plutôt étonnants, et comment     les évènements sont contés au lecteur, par deux narrateurs     interposés. On pense un peu au roman de Krestman Taylor, même si     celui-ci est moins glacial.<br>       Hasard de la lecture, la même époque retrouvée dans &quot;Le     pianiste&quot;. Curieux témoignage, qui refuse systématiquement tout     pathos (on comprend d'ailleurs mieux la distance du film de     Polanski et les points de rencontre entre les univers de l'auteur     et du réalisateurs), empreint de bout en bout d'une ironie     mélancolique. Le témoignage de Szpilman est suivi de quelques     extraits du journal de l'officier allemand qui l'a sauvé. Le     contraste de ce texte, d'un allemand écorché vif par ce que font     ses compatriotes, est saisissant. Pour preuve de la lucidité du     personnage, une phrase piochée en 1942: 	<blockquote><i>Nous serons punis, nous aussi, et nos enfants le seront     aussi, bien qu'innocents, parce que nous devenons des complices en      tolérant que ces crimes soient perpétrés. 	</i></blockquote>       Et &quot;Esprit de Corps&quot; ? Un recueil de quelques chapitres de témoignage       de la vie So British d'un attaché d'ambassade dans les balkans       après guerre. Par Lawrence Durell, étonnement. Pour retrouver la       saveur du Troisieme Homme. Vaut le détour pour les efforts       méritoires et les fautes de frappe d'un journal anglais       typographié par des serbes.        <span class="byline">At <a href="#20021104202000">20:20:00</a></span> </div> <br><div class="posts"> <a name="20021104201500"></a><span class="category">Web | </span>     <span class="summary">Start-kit<br></span>     Un premier 'blog' (le terme n'est pas très gracieux, mais le contenu est là. Décisions: <ul> <li> Commencer à écrire cela, après des semaines de tergiversations</li> <li> Se construire progressivement les outils pour mieux s'en servir. En particulier, il est toute une partie de ce que j'écris que je ne peux envisager de mettre en ligne, mais je veux en garder trace. Les outils devront s'adapter à cela.</li> </ul> En filigrane aussi, cette décision énorme prise ce week-end, même si déjà amorcée il y a trois semaines. C'est celle-ci que j'ai à l'esprit, avec la trouille et l'enthousiasme afférents, mais pour le moment, cela reste une affaire privée.   <span class="byline">At <a href="#20021104201500">20:15:00</a></span> </div> <br><div class="date">01.11.2002</div> <div class="posts"> <a name="20021101060000"></a>     Here we are. Here we go.   <span class="byline">At <a href="#20021101060000">06:00:00</a></span> </div> <br> </td></tr> </table></div> <br> </body> </html> 
