<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2 Final//EN"> <html> <head> <title>Leite Lopes Virtual Library</title> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" topmargin=0 marginwidth=5 marginheight=5> <table align="CENTER" valign="TOP" background="../../img/fundo.gif"> <tr> 	<td><center><img src="../../img/barra.gif" width=430 height=67 border=0 alt="CNPq - Prossiga - CBPF"><br> <font face="Arial" size="4" color="006300"><b>Leite Lopes Virtual Library</b></font></center></td> </tr> </table> <div align="justify"> <font face="arial" size="2">  <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Vers le Br&eacute;sil partirent d'&eacute;minents historiens et sociologues fran&ccedil;ais (Fernand Braudel, Roger Bastide, Claude Levy-Strauss, le g&eacute;ographe Pierre Monbeig), des math&eacute;maticiens et physiciens italiens (Gleb Wathaghin, qui fonda la physique moderne au Br&eacute;sil, Giuseppe Occhialini, Luigi Fantappi&eacute; et Giacomo Albanese), des chimistes allemands (G. Hauptmann et H. Rheinboldt), le po&egrave;te italien G.Ungaretti. Tous s'install&egrave;rent &agrave; S&atilde;o Paulo. A la Facult&eacute; Nationale de Philosophie, &agrave; Rio, ont travaill&eacute;, venus de France, lepistemologue R&eacute;n&eacute; Poirier,le sociologue Jacques Lambert, le psychologue A. Ombredane, le specialiste en science politique J. Gros, et l&eacute;crivain Fortunat Strowski; d'Italie, les math&eacute;maticiens G. Mammana et A. Bassi, et A. Monteiro, du Portugal, le physicien L. Sobrero. Lallemand Bernhard Gross fonda &agrave; l'Institut Nacional de Technologie &agrave; Rio, avec J. Costa Ribeiro, les recherches en Physique de l&eacute;tat solida d&egrave;s 1934. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans les ann&eacute;es 1940-1950, le math&eacute;maticien Andr&eacute; Weil, fut professeur &agrave; l'Universit&eacute; de S&atilde;o Paulo et avec lui J. Dieudonn&eacute; et Jean Delsarte. Laurent Schwartz et dautres membres du Groupe Bourbaki auquel appartenaient &eacute;galement les math&eacute;maticiens cit&eacute;s ci-dessus, approfondirent leurs liens avec cette universit&eacute;, le Centre Br&eacute;silien de Recherches Physiques- CBPF- et l'Institut de Math&eacute;matiques Pures et Appliqu&eacute;es de Rio. au cours de cette p&eacute;riode, fut en effet fond&eacute; le Centre Bresilien de Recherches Physiques. Le physicien autrichien Guido Beck qui avait &eacute;migr&eacute; vers l'Argentine, se fixa au CBPF &agrave; Rio et cet Institut re&ccedil;ut la visite et la collaboration de plusiers physiciens tels que Richard Feynman, Cecille Morette de Witt, U. Camerini, S. de Benedetti, G. Moli&egrave;re, Occhialini et Wataghin avec l'appui de l'UNESCO. Et &agrave; S&atilde;o Paulo,en vertu de consid&eacute;rations politiques, le physicien americain David Bohm, travailla pendant plusieurs ann&eacute;es. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;J'appartiens &agrave; la g&eacute;n&eacute;ration qui a appris avec ces savants. comme moi-m&ecirc;me, un certain nombre de jeunes sont partis dans le ann&eacute;es 1940 en Europe et aux Etats Unis. J'ai travaill&eacute; &agrave; Princeton avec J.M. Jauch et ensuite avec Wolfgang Pauli, un des fondateurs de la m&eacute;canique quantique. J'y fus tr&egrave;s impression&eacute; par les s&eacute;minaires d'Albert Einstein, Hermann Weyl, John A. Wheeler, Eugene P. Wigner et Pauli. Je suis retourn&eacute; par la suite &agrave; l'Institut for Advanced Study de Princeton pour y rencontrer Robert Oppenheimer, Hideki Yukawa, C.N. Yang, Jack Steinberger, Abraham Pais. On comprendra alors pourquoi je me suis engag&eacute; dans une lutte en faveur et de la recherche et de l&eacute;ducation, pour la modernisation de luniversit&eacute; au Br&eacute;sil. Ces ann&eacute;es 1940-1950, furent la continuation de celles qui produisirent le compositeur Heitor Villa-Lobos, le peintre Candido Portinari, les po&egrave;tes Manuel Bandeira, Carlos Drummond et Jo&atilde;o Cabral de Mello Neto, les architectes Lucio Costa et Oscar Niemeyer. Gr&acirc;ce aux recherches faites par mon coll&egrave;gue Cesar M.G. Lattes qui a cortribu&eacute; &agrave; la decouverte des pions et de la d&eacute;sintegration pion-muon dans les groupes de Bristol en Angleterre e de Berkeley aux Etats Unis, nous avons fond&eacute; des noveaux instituts de recherche en physique au Br&eacute;sil. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La science marche donc au Br&eacute;sil, pays du Tiers Monde. Il y a eu des contributions scientifiques significatives &agrave; la science, telle que la d&eacute;couverte de la maladie de Chagas (Carlos Chagas), celle de la production de particules penetrantes dans les rayons cosmiques en 1941 (G.Wataghin, Souza Santos et Pompeia), celle du pion (Lattes, Occhialini et Powell) en 1947-1948, la pr&eacute;diction du boson interm&eacute;diaire neutre Zo et le premier calcul r&eacute;aliste de la masse du boson W sous lhypoth&egrave;se de legalit&eacute; g=e, (Leite Lopes) en 1958, qui a conduit plus tard &agrave; l&eacute;quation e=g sin q<SUB>w</SUB> et &agrave; l'unification des th&eacute;ories des forces electromagn&eacute;tiques et de lint&eacute;raction faible (Weinberg, Salan et Glashow). <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais leffort que doit faire mon pays demeure &eacute;norme. Car la soci&eacute;t&eacute; br&eacute;sili&egrave;nne depuis l&eacute;poque de linterdiction dimprimer des livres jusqu'&agrave; aujourd'hui a n&eacute;glig&eacute; le probl&egrave;me de l&eacute;ducation de base generalis&eacute;e et accessible &agrave; toute la population. Le pays a eu une croissance d&eacute;mographique extraordinaire mais leffort pour universaliser l&eacute;ducation n'a pas &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute; comme une priorit&eacute; par les gouvernements, les hommes d'entreprise, et m&ecirc;me les intellectuels. Sans l&eacute;ducation de base pour toute la population, le pays ne sera pas prepar&eacute; pour l&acirc;ge des technologies de pointe et le grand progr&egrave;s scientifique des nations industrialis&eacute;es. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&#9;&#9;Un tel effort ne peut pas emp&ecirc;cher les initiatives, les projets et les actions pour continuer d'ameliorer les universit&eacute;s, les laboratoires de recherche, et faire que ces institutions produisent des connaissances nouvelles, des id&eacute;es originales capables de stimuler l&eacute;conomie. Il faut que les scientifiques des pays du tiers monde revendiquent des fonds non seulement pour leurs recherches mais qu'ils participent &eacute;alement &agrave; l'effort pour l&eacute;ducation de base g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, car sans une population convenablement eduqu&eacute;e, sans des citoyens avec une culture, leurs pays ne sortiront pas des crises et des inegalit&eacute;s sociales qui les affligent. Lune des raisons de la faillite des projets d'aide &agrave; la science dans le Tiers Monde est que l'on n'a pas fait de laide &agrave; l&eacute;ducation de base une partie de ces projets. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Mes coll&egrave;gues du Tiers Monde sont fiers de leurs publications, de leurs r&eacute;ussites. Il faudrait cependant quils s'int&eacute;ressent &agrave; la realit&eacute; de leurs pays tout en continuant de travailler dans leurs sp&eacute;cialit&eacute;s. Ainsi, les cherheurs et les professeurs universitaires pourraient d&eacute;dier une partie de leur emploi du temps &agrave; faire des conf&eacute;rences dans les lyc&eacute;es pour expliquer d'une mani&egrave;re simple et attirante les derniers progr&egrave;s dans leur domaine scientifique. Les universit&eacute;s et laboratoires de recherches devraient &eacute;galement &eacute;laborer des programmes scientifiques pour les enseignants du premier et second d&eacute;gr&eacute; ,qui seraient invit&eacute;s &agrave; les suivre pendant des &eacute;poques apppropri&eacute;s chaque ann&eacute;e. La question du r&eacute;cyclage des enseignants de l&eacute;ducation de base est importante dans les nations industrialis&eacute;es. Il faudrait que celle-ci soit une priorit&eacute; dans les programmes des agences nationales et internationales pour le developpement, y compris dans ceux des Academies des Sciences,en particulier l'Acad&eacute;mie des Sciences du Tiers Monde. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;La science ne s'arr&ecirc;te pas et les technologies qui d&eacute;coulent de ces progr&eacute;s sont peut-&ecirc;tre les grandes responsables de la globalisation du ch&ocirc;mage qui accompagne l'internationalization de l&eacute;conomie. Comment r&eacute;soudre ces probl&egrave;mes sans &eacute;duquer tous les citoyens qui seront peut &ecirc;tre capables, s'ils ont eu une formation de base ad&eacute;quate, de trouver des solutions originales? <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;"Faut-il au Tiers Monde des sciences ou des techniques?" Ma r&eacute;ponse est la suivante: si un pays du Tiers Monde r&eacute;ussit &agrave; resoudre les probl&egrave;mes fondamentaux de la mis&egrave;re et de la faim, il faudra une assistance pour que se developpent l&eacute;ducation de base, la sant&eacute; pour tous et une alimentation accessible &agrave; la population. Ensuite il faudra un acc&egrave;s &agrave; la connaissence, &agrave; la culture, &agrave; lenseignement scientifique et technique. Une technologie sans science conduit a une dependance qui ne peut qu' inhiber un developpement soutenable. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le d&eacute;veloppement &eacute;conomique des pays du Tiers Monde et la globalisation de l&eacute;conomie ont &eacute;t&eacute; stimul&eacute;s par laction des compagnies multinationales. Ces compagnies devraient apporter de laide aux programmes de recherche scientifique dans le Tiers Monde aussi bien qu'aux efforts pour l&eacute;ducation de base. La compagnie IBM apporte par exemple son soutien aux scientifiques de mon pays. Comme ces compagnies transnationales sont puissantes, leur entr&eacute;e dans un programme d'&eacute;ducation et de recherche dans les pays du Tiers Monde o&ugrave; elles sont instal&eacute;es pourrait peut-&ecirc;tre constituer une contribution importante &agrave; la solution des probl&egrave;mes analys&eacute;s ici. Mais la responsabilit&eacute; ultime en mati&egrave;re d&eacute;ducation et de sant&eacute; revient au gouvernement de chaque pays.  </font> <p> <table width="100%" border=0> <tr> <td align="left"><font face="Arial" size="2" color="#FFFFFF"><a href="cs03397-01.html">&lt;&lt; back</a></font></td> <td align="CENTER"><font face="Arial" size="2" color="#000000">Page 2/2</font></td> <td align="RIGHT"><font face="Arial" size="2" color="#FFFFFF">next &gt;&gt;</font> </td> </tr></table> </BODY> </HTML> 
