 <html>  <head>  <title>Ma&icirc;tre Pierre Desproges</title> <meta name="keywords" content="Christophe, Courtin, Bass, Tabs, Humor, Humour, Stupidity, TV, Theme, Songs, Pierre, Desproges, Murphy, Quotes, Groucho, Marx, Einstein, Dac, optical illusion, jokes, lightbulbs, IG2I, Hubble, Space, Ch'Roux"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">  <STYLE>  <!--  A:link {color: #ffff00; text-decoration: none; }  A:visited {color: #ffff00; text-decoration: none;}  A:hover {color: #5fff00; font-style: none; text-decoration: none;}  -->  </STYLE>  </head>    <body bgcolor="#000000" text="#FFFFFF"> <p align="center"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><font size="4"><b>Textes    de scne</b><br>   Pierre Desproges</font></font></p> <table bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" width="100%" border="5" cellspacing="0" cellpadding="0">   <tr>      <td>        <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><font color="#000000"><a name="scene"></a>Extraits          de la Sc&egrave;ne :</font></b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><i><font color="#000000">Gardez          Sakkaharov<br>         </font></i></b><font color="#000000">- Vous pensez bien, ma ch&egrave;re,          que si j'avais pu me douter qu'on utiliserait mes travaux sur l'atome          &agrave; des fins militaires, j'aurais fait de la broderie plut&ocirc;t          que de la recherche, g&eacute;missait Robert Oppenheimer.<br>         Et qu'est-ce qu'il croyait le bougre? Que l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire          c'&eacute;tait seulement destin&eacute; &agrave; &eacute;clairer les salles          de bains?<br>         Le fait est que le 6 ao&ucirc;t 1945 &agrave; 6 heures du matin, il faisait          clair dans les baignoires, &agrave; Hiroshima.</font></font></p>       <p><font color="#000000" face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><i>Les          juifs</i></b><br>         On ne m'&ocirc;tera pas de l'id&eacute;e que, pendant la deuxi&egrave;me          guerre mondiale, de nombreux juifs ont eu une attitude carr&eacute;ment          hostile &agrave; l'&eacute;gard du r&eacute;gime nazi. Il est vrai que          les Allemands, de leur c&ocirc;t&eacute;, cachaient mal une certaine antipathie          &agrave; l'&eacute;gard des juifs.<br>         Ce n'&eacute;tait pas une raison pour exacerber cette antipathie en arborant          une &eacute;toile &agrave; sa veste pour bien montrer qu'on n'est pas          n'importe qui, qu'on est le peuple &eacute;lu, et pourquoi j'irai pointer          au v&eacute;lodrome d'hiver, et qu'est-ce c'est que ce wagon sans banquette,          et j'irai aux douches si je veux...<br>         Quelle suffisance!</font></p>       <p><font color="#000000" face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><i>l'artiste          d&eacute;gag&eacute;<br>         </i></b>Ah, bien s&ucirc;r si j'avais cette hargne mordante des artistes          engag&eacute;s qui osent critiquer Pinochet &agrave; moins de 10 000 km          de Santiago...Mais non. Je n'ai pas ce courage. Je suis le contraire d'un          artiste engag&eacute;. Je suis un artiste d&eacute;gag&eacute;.</font></p>       <font color="#000000" face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><i>Rachid<br>       </i></b>Les rues de Paris ne sont plus s&ucirc;res. Dans certains quartiers        de la capitale, les Arabes n'osent plus sortir tout seuls le soir.<br>       Tenez, mon nouvel &eacute;picier, monsieur Rachid Cherquaoui, s'est fait        agresser la nuit derni&egrave;re dans le XVIIIe.<br>       J'aime bien monsieur Rachid Cherquaoui. Il est arriv&eacute; dans le quartier        il y a six mois. Il venait de racheter le fond de commerce de monsieur et        madame Lefranc qui p&eacute;riclitait. Il faut dire que pendant les heures        d'ouverture de l'&eacute;picerie, madame Lefranc se faisait p&eacute;trir        par le boulanger tandis que monsieur Lefranc en profitait pour aller boucher        la bouch&egrave;re.<br>       Le reste du temps, l'&eacute;picier se ratatinait sur des enfilades de ballons        de muscadet, au &quot;Rendez-Vous Montmartrois&quot; de la rue Caulaincourt,        en compagnie de monsieur Leroy, le boucher. Les deux hommes s'estimaient        mutuellement. Outre qu'ils vaquaient aux m&ecirc;me trous, ils avaient en        commun une certaine id&eacute;e de la France faite &agrave; la fois de fiert&eacute;        municipale, de foie r&eacute;gionale et de front national.<b><i> </i></b>        </font>        <p><font color="#000000" face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Et          la citation que je pr&eacute;f&egrave;re est celle concernant Jean-Marie          Le Pen :<br>         <b>&quot;Il y a plus d'amour dans l'oeil d'un chien quand il remue sa          queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son oeil!&quot;</b></font></p>     </td>   </tr> </table> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a href="index.asp#scene">Retour  vers Desproges</a></font>  </body>  </html>    
