<HTML>  <HEAD><TITLE>MAX OPHULS</TITLE> <META name="keywords" content="cinema, francais, Ophuls"> </HEAD>  <BODY BGCOLOR=WHITE TEXT=BLACK LINK=AA0000 VLINK=8B1A1A>  <CENTER> <TABLE WIDTH=500 BORDER=0 CELLPADDING=0> <TD>  <LINK REL="ToC" HREF="cineaste.html"> <LINK REL="Index" HREF="http://www.fcm.fr"> <LINK REL="Next" HREF="cinefr.htm"> <A ID="I0" NAME="I0"></A> <P><P ALIGN=CENTER> <A HREF="cineaste.html" TARGET="_self" onMouseOver="self.status='Les grands cin&eacute;astes fran&ccedil;ais'; return true"><IMG SRC="Gifcf/Icones/blanprev.gif" WIDTH = 37 HEIGHT = 37 BORDER = 0 ALT="Previous Page"></A> <A HREF="http://www.fcm.fr" TARGET="_self" onMouseOver="self.status='France Cin&eacute;ma Multim&eacute;dia : Sommaire'; return true"><IMG SRC="Gifcf/Icones/blanhome.gif" WIDTH = 37 HEIGHT = 37 BORDER = 0 ALT="La Page Cin&eacute;ma"></A> <A HREF="cinefr.htm" TARGET="_self" onMouseOver="self.status='Cin&eacute;ma Fran&ccedil;ais : Sommaire'; return true"><IMG SRC="Gifcf/Icones/blannext.gif" WIDTH = 37 HEIGHT = 37 BORDER = 0 ALT="Next Page"></A><P>  <CENTER> <!-- Graphic Tag --><IMG WIDTH=80 HEIGHT=99 BORDER=0 ALT="Max Ophuls" SRC="Gifcf/cineaste/ophuls.GIF"> <H1> Max Ophuls </H1> 1902, Sarrebruck - Hambourg, 1957. </CENTER>  <P> <HR WIDTH=75%> <P>  Le nom de Max Ophuls est l'un des plus fr&eacute;quemment cit&eacute;s, non seulement par les critiques et historiens de la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration (la pr&eacute;c&eacute;dente l'avait &agrave; peu pr&egraves ignor&eacute;), mais par de nombreux r&eacute;alisateurs, fran&ccedil;ais ou &eacute;trangers, qui reconnaissent avoir subi son influence : de <a href="Demy.html" onMouseOver="self.status='Jacques Demy'; return true">Jacques Demy</a> &agrave; Stanley Kubrick, de <a href="Godard.html" onMouseOver="self.status='Jean-Luc Godard'; return true">Jean-Luc Godard</a> &agrave; Paul Vecchiali. C'est aussi l'un des plus m&eacute;connus : certains de ses films majeurs ont &eacute;t&eacute; longtemps invisibles ou ont souffert de graves mutilations ; quant aux ex&eacute;g&egraveses que son oeuvre a suscit&eacute;es, elles sont encore peu nombreuses. Sa nationalit&eacute; m&ecirc;me fait l'objet de contreverses : bien que naturalis&eacute; Fran&ccedil;ais depuis 1938, il continue d'&ecirc;tre rattach&eacute; (par ceux qui s'obstinent &agrave; orner son nom d'un tr&eacute;ma incongru) &agrave; l'Allemagne qui fait sans doute partie int&eacute;grante de son terroir culturel, mais dont il s'est largement d&eacute;tach&eacute; &agrave; la suite d'exils successifs - et toujours douloureux. Les friands d'&eacute;tiquettes sont d&eacute;sarm&eacute;s : est-il viennois, rh&eacute;nan, bavarois, fran&ccedil;ais, europ&eacute;en, classique, baroque, expressionniste ? Aucun de ces qualificatifs ne suffit &agrave; caract&eacute;riser une personnalit&eacute; prot&eacute;iforme, qui se situe au carrefour de multiples traditions. <P> Les pr&eacute;jug&eacute;s ont la vie dure : celui, par exemple, d'un Ophuls cin&eacute;aste l&eacute;ger, frivole, superficiel. Il est vrai que son art, &agrave; l'image de sa vie, s'enracine dans un turbulent H&eacute;donisme. Mais ce n'est l&agrave; qu'une apparence, un vernis : par-del&agrave; la pr&eacute;ciosit&eacute; et le tumulte des formes, il y a chez le r&eacute;alisateur de <I>Madame de</I> une qu&ecirc;te poignante de la v&eacute;rit&eacute; des sentiments, une souffrance peut-&ecirc;tre inapaisable. Comment ne pas &ecirc;tre sensible ici &agrave; une angoisse cach&eacute;e, un sens de l'irr&eacute;m&eacute;diable qui gouverne notre destin ? Les simulacres sont trompeurs, l'inqui&eacute;tude fait tomber les masques. <BLOCKQUOTE> <LI><B>Des migrations incertaines.</B> </BLOCKQUOTE> Issu d'une famille de la petite bourgeoisie sarroise, Maximilian Oppenheimer se choisit le pseudonyme d'Ophuls lorsqu'il opte, tr&egraves jeune, pour la carri&egravere th&eacute;&acirc;trale. Pendant pr&egraves de dix ans, il mettra en sc&egravene un grand nombre de pi&egraveces du r&eacute;pertoire classique et moderne. Le cin&eacute;ma ne l'attire qu'&agrave; l'av&egravenement du parlant, mais il va s'y consacrer, d&egraves lors, totalement, ne revenant &agrave; la sc&egravene qu'&agrave; de rares occasions. <P> De ses premiers films tourn&eacute;s en Allemagne, on retiendra surtout <I>La Fianc&eacute;e vendue</I> (1932) d'apr&egraves l'op&eacute;ra-comique de Smetana, et <I>Liebelei</I> (1933) d'apr&egraves la pi&egravece de Schnitzler. Le double aspect de son temp&eacute;rament s'y exprime : f&eacute;brilit&eacute;, exaltation d'une part et introversion, romantisme de l'autre. Choisissant comme d'autres isra&eacute;lites d'&eacute;migrer en France &agrave; partir de 1933, Ophuls a du mal &agrave; s'y int&eacute;grer, en d&eacute;pit de la r&eacute;putation flatteuse qui le pr&eacute;c&egravede. Aucun sujet, aucun genre ne l'inspirent vraiment, au point qu'il accepte des commandes en Italie fasciste : <I>La Signora di tutti</I> (1934), en Hollande : <I>Komedie vom geld</I> (1936) et m&ecirc;me en Russie sovi&eacute;tique (celle-ci n'aboutira pas). On retiendra, pourtant, de ces ann&eacute;es difficiles <I>Divine</I> (1935), exploration plaisante des coulisses du music-hall ; <I>La Tendre ennemie</I> (1936), com&eacute;die f&eacute;&eacute;rique o&ugrave; il pi&eacute;tine - all&egravegrement - les plates-bandes de <A HREF="Clair.html" onMouseOver="self.status='Ren&eacute; Clair'; return true">Ren&eacute; Clair</A> ; <I>Werther</I> (1938), adaptation un peu frileuse du roman de Goethe ; <I>Sans lendemain</I> (1939), m&eacute;lodrame sublim&eacute;, caract&eacute;ristique du climat de l'&eacute;poque ; enfin, <I>De Mayerling &agrave; Sarajevo</I> (1940), idylle sentimentale sur fond de bouleversements historiques dont le tournage fut perturb&eacute; par la guerre. <BLOCKQUOTE> <LI><B>Une philosophie de mobilit&eacute;.</B> </BLOCKQUOTE> 1940 : un nouvel exil vers les Etats-Unis, cette fois, o&ugrave; Ophuls, entre deux ouvrages de circonstances (aux titres am&egraverement symboliques), <I>L'Exil&eacute;</I> et <I>The Reckless Moment</I>, va tourner un pur chef-d'oeuvre, d'&eacute;l&eacute;gance, d'intemporalit&eacute;, de lyrisme d&eacute;licatement cisel&eacute; : <I>Lettre d'une inconnue</I> (1948) d'apr&egraves Stefan Zweig. Il a atteint la pleine maturit&eacute; de son art, mais la fin est proche. <P> Retour en France en 1950, pour un quadrilat&egravere parfait. C'est tout d'abord <I>La Ronde</I>, o&ugrave; il retrouve Schnitzler, avec l'acquis inestimable d'une ironie souveraine, alli&eacute;e &agrave; une vertigineuse aisance dans le maniements des formes. <I>La Ronde</I> o&ugrave; l'amour de l'art rejoint l'art de l'amour... C'est ensuite <I>Le Plaisir</I> (1952) d'apr&egraves trois contes de Maupassant, qui harmonise tous les contrastes, toutes les sollicitations contradictoires du d&eacute;sir, de la puret&eacute; et de la mort : chaque d&eacute;placement de cam&eacute;ra para&icirc;t ici dict&eacute; par un &eacute;lan sp&eacute;cifique, une effusion de nature proprement spirituelle. <I>Madame de</I> (1953) raffine &agrave; l'extr&ecirc;me sur la confusion des sentiments et les intermittences du coeur : sur le plus frivoles des pr&eacute;textes (un court r&eacute;cit de Louise de Vilmorin), avec une technique d'une l&eacute;g&egraveret&eacute; a&eacute;rienne, Ophuls se hausse au tragique racinien. Danielle Darieux y trouve le r&ocirc;le de sa vie. <I>Lola Mont&egraves</I> enfin (1955), fabuleux tour du monde en un tour de piste, o&ugrave; l'auteur r&eacute;sume, en une extravagante all&eacute;gorie, sa philosophie de la vie fond&eacute;e sur une hantise perp&eacute;tuelle de la mobilit&eacute;. <P> Cin&eacute;ma-spectacle ou cin&eacute;ma-&eacute;criture ? Ophuls avait r&eacute;solu cette dichotomie traditionnelle en faisant du spectacle une &eacute;criture et de l'&eacute;criture un spectacle. Certes, ce spectacle est souvent amer et fallacieux ; cette &eacute;criture fleurie et enjoliv&eacute;e ; son approche - des lieux, des &eacute;poques, des passions - &agrave; la fois souriante et crisp&eacute;e. Ce qui est s&ucirc;r, c'est que la gr&acirc;ce est au rendez-vous. Ophuls est un prince de la cam&eacute;ra, et un orf&egravevre du sentiment. Il n'y a peut-&ecirc;tre que dans la musique de Mozart que l'on trouve une union si parfaite d'euphorie et de m&eacute;lancolie.  <BR><BR>  <HR WIDTH=80% SIZE=1>  <BR><BR>  <CENTER>  <FONT FACE=TIMES SIZE=2>  <A HREF="cinefr.htm" onMouseOver="self.status='Cin&eacute;ma Fran&ccedil;ais : Sommaire'; return true">Cin&eacute;ma Fran&ccedil;ais : Sommaire</A> | <A HREF="cineaste.html" onMouseOver="self.status='Les grands cin&eacute;astes fran&ccedil;ais'; return true">Les grands cin&eacute;astes fran&ccedil;ais</A> <BR> <A HREF="guide.htm" onMouseOver="self.status='Guide pratique : Sommaire'; return true">Guide pratique : Sommaire</A> | <A HREF="acteur.html" onMouseOver="self.status='Les grands acteurs fran&ccedil;ais'; return true">Les grands acteurs fran&ccedil;ais</A>  </FONT>  <BR><BR><BR>  <HR WIDTH=40% SIZE=1>  <BR><BR>  &copy; 1997 <FONT FACE=COURIER SIZE=2><STRONG><!-- MailTo Tag --><A HREF="MAILTO:chtrain@imaginet.fr" onMouseOver="self.status='Ecrivez &agrave; Christophe Train ! - write to Christophe Train !'; return true">Christophe Train</A></STRONG></FONT>  <BR><BR>  </TD> </TABLE> </CENTER>  </BODY></HTML> 
