<html>  	<head> 		<meta http-equiv="content-type" content="text/html;charset=iso-8859-1"> 		<title>Zurich</title> 		<link href="../../dadart.css" rel="styleSheet" type="text/css"> 		<meta name="keywords" content="zurich, dada, dadaism, dada&iuml;sme, Hugo Ball, Hans Richter, Richard Huelsenbeck, Tristan Tzara, Marcel Janco, Hans Arp"> 	</head>  	<body bgcolor="#ffcc66"> 		<center> 			<table border="0" cellpadding="5" cellspacing="5" width="600" height="100%"> 				<tr> 					<td width="150" bgcolor="white" valign="top"> 						<h6><a href="010sommaire.html">Sommaire</a></h6> 						<h6><a href="020dada.html">Le Mouvement Dada</a></h6> 						<h6><a href="030telechargement.html">T&eacute;l&eacute;chargement gratuit</a></h6> 						<h6><a href="040catalogue.html">Catalogue publications</a></h6> 						<h6><a href="0500bibliographie.html">Bibliographie Dada</a></h6> 						<h6><a href="060commande.html">Pour commander</a></h6> 						<h6><a href="070liensdada.html">Liens dada&iuml;stes</a></h6> 						<h6><a href="080qui.html">Qui sommes-nous ?</a></h6> 						<h6><a <h6><a href="mailto:contact@dadart.com">Nous contacter</a></h6> <h4>dadagildaeugene</h4> 					</td> 					<td width="435" bgcolor="white" align="center" valign="top"> 						<div align="left"> 							<h2>Le Mouvement Dada</h2> 							<h3><img height="150" width="200" src="../media/dada-soiree.gif" hspace="6" alt="Dada-soir&eacute;e Kaufleuten">Zurich</h3> 							<p>Dada est la r&eacute;volte, m&ecirc;me. Ainsi pourrait-on, paraphrasant le titre du c&eacute;l&egrave;bre &quot;grand verre&quot; de Marcel Duchamp, r&eacute;sumer en une formule ce qui distingue ce mouvement de la plupart des &eacute;coles esth&eacute;tiques modernes&nbsp;: non content de vouloir remettre en question certains concepts ou certaines techniques d&eacute;pass&eacute;es, il incarne la forme la plus aigu&euml; d'un esprit de subversion individuelle et collective qui a envahi notre &eacute;poque. Breton l'avait bien senti d&egrave;s 1919&nbsp;: le but avou&eacute; de Dada &eacute;tait de &quot;tuer l'art&quot;.</p> 							<p>L'histoire du mouvement Dada se confond donc avec la foudroyante perc&eacute;e intellectuelle d&eacute;clench&eacute;e, simultan&eacute;ment et ind&eacute;pendamment, en divers points du globe par plusieurs groupes de jeunes artistes, litt&eacute;rateurs et philosophes&nbsp;: en quelques ann&eacute;es, de 1915 &agrave; 1923, elle allait &eacute;branler les fondations esth&eacute;tiques du temps, qu'elles fussent traditionnelles ou d'avant-garde, et amorcer une r&eacute;volution qui, du surr&eacute;alisme au Pop Art, allait en un demi-si&egrave;cle bouleverser notre vision du monde.</p> 							<p>C'est &agrave; Zurich, vers la fin de 1915, qu'apparaissent distinctement les stigmates particuliers de cette rebellion. Dans la vague de r&eacute;fugi&eacute;s de toute esp&egrave;ce qui d&eacute;ferlait alors sur la paisible cit&eacute; al&eacute;manique, se trouvaient plusieurs jeunes gens venus de divers pays d'Europe et sans autre affinit&eacute; que leur haine d'un ordre social dont la guerre m&ecirc;me attestait la faillite. C'est ainsi que se rencontr&egrave;rent dans la petite salle du &quot;Cabaret Voltaire&quot;, ouvert par un transfuge du <i>Blaue Reiter</i> munichois, Hugo Ball, des Allemands comme Hans Richter et Richard Huelsenbeck, des Roumains comme Tristan Tzara et Marcel Janco ou des Alsaciens comme Hans Arp. Pour meubler leur oisivet&eacute; forc&eacute;e, ils organis&egrave;rent au Cabaret des soir&eacute;es qui, anodines au d&eacute;but, d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&egrave;rent bient&ocirc;t en provocations syst&eacute;matiques contre l'ordre bourgeois.</p> 							<p>Le mot-&eacute;crin &quot;dada&quot; lui-m&ecirc;me, volontairement d&eacute;pourvu de sens, fut d&eacute;couvert par hasard au d&eacute;but de 1916 dans les pages d'un dictionnaire. Des expositions regroup&egrave;rent les toiles des dada&iuml;stes (Otto Van Rees, Viking Eggeling, Augusto Giacometti, Walter Helbig, Oscar L&uuml;thy, Max Oppenheimer, Otto Morach, Arthur Segal...), m&ecirc;l&eacute;es aux oeuvres des peintres contemporains dont la plupart d'entre eux subissaient l'influence. On s'int&eacute;ressait surtout &agrave; l'art abstrait, &agrave; l'impressionnisme, &agrave; l'art n&egrave;gre, &agrave; l'art nouveau. C'est chez certains artistes plus fortement individualis&eacute;s que l'on reconna&icirc;t les premiers signes originaux&nbsp;: d'embl&eacute;e, Hans Arp avait invent&eacute; ses configurations simples et pures, abstraites de nature plut&ocirc;t que par effet de recherche. Ses collages et ses reliefs comme les tissages et compositions de sa compagne Sophie Taeuber, se distinguent des productions contemporaines de Mondrian et de Kandinsky par un abandon total aux caprices du hasard. Ces observations valent aussi pour les pl&acirc;tres polychromes de Marcel Janco et pour les <i>Schadographies, </i>&eacute;preuves photographiques originales obtenues dans le laboratoire de Christian Schad par contact direct des objets avec le papier sensible.</p> 							<p>Sous l'aiguillon de son impr&eacute;sario Tzara et de son ma&icirc;tre &agrave; penser Hugo Ball, le groupe dada&iuml;ste zurichois, renforc&eacute; en 1919 par la venue de Picabia, devait d&eacute;frayer la chronique dans la presse helv&eacute;tique jusqu'en 1920. 						</div> 					</td> 				</tr> 			</table> 		</center> 	</body>  </html> 
