<html>  	<head> 		<title>perspective</title> 	</head>  	<body bgcolor="#FFFFFF"> 		<h2><b>INDEX</b></h2> 		<p><b>IV. PERSPECTIVES POUR LA TELEMATIQUE SCOLAIRE </b> 		<blockquote> 			<a href="#quelle"><b>Quelle importance donner aux TIC dans le programme? </b></a> 			<p><a href="#ecole"><b>L'&eacute;cole s'ouvrira-t-elle aux TIC?</b></a>  			<p><a href="#institution"><b>L'institution scolaire permettra-t-elle le d&eacute;veloppement</b> <b>d'une p&eacute;dagogie &quot;ouverte&quot;?</b></a></blockquote> 		<p><a href="tabledesmatieres.html"><b>RETOUR TABLE DES MATIERES</b></a>  		<p><b> 		<hr> 		</b> 		<p><b>IV. PERSPECTIVES POUR LA TELEMATIQUE SCOLAIRE </b> 		<p>&nbsp;  		<p><a name="quelle"></a><b>Quelle importance donner aux TIC dans le programme? </b> 		<p>&nbsp;  		<p>Les exp&eacute;riences observ&eacute;es, limit&eacute;es dans le temps, laissent ouverte la question du r&ocirc;le &agrave; assigner &agrave; la t&eacute;l&eacute;matique. Les apprentissages sont rest&eacute;s au stade d'amorce: des interactions diff&eacute;rentes entre &eacute;l&egrave;ves et entre &eacute;l&egrave;ves et enseignant, une nouvelle habitude de travail, une attitude plus positive envers une discipline, une mobilisation particuli&egrave;re des savoirs linguistiques. Pour que ces premiers acquis se transforment en apprentissages substantiels, il faut soit allouer un temps plus important &agrave; la t&eacute;l&eacute;matique et en faire une voie d'acc&egrave;s importante pour la discipline (les TIC comme &quot;porte&quot;), soit d&eacute;velopper ces nouvelles perspectives dans les le&ccedil;ons traditionnelles (les TIC comme &quot;fen&ecirc;tre&quot;).  		<p>&nbsp;  		<p><a name="ecole"></a><b>L'&eacute;cole s'ouvrira-t-elle aux TIC? </b> 		<center> 			&nbsp;<a href="perspective.html">retour &agrave; l'index</a></center> 		<p>Le d&eacute;veloppement d'Internet va-t-il permettre de relancer les pratiques t&eacute;l&eacute;matiques et les sortir du cercle relativement restreint des militants actuels? Les sp&eacute;cialistes des TIC sont plut&ocirc;t optimistes, estimant que la popularit&eacute; du Web attirera de plus en plus d'enseignants et fera &eacute;voluer rapidement la position des autorit&eacute;s scolaires.  		<p>&nbsp;  		<p>Dans les d&eacute;clarations des autorit&eacute;s politiques, on constate un grand engouement pour les technologies de l'information et de la communication (voir le projet &quot;Smart Geneva&quot; du gouvernement genevois qui vise &agrave; r&eacute;pandre tr&egrave;s largement l'usage de la t&eacute;l&eacute;matique dans tous les milieux du canton, ou encore les r&eacute;ceptions de chef d'Etat offertes au PdG de Microsoft &agrave; Berne et ailleurs). Cependant, ces positions officielles ne se concr&eacute;tisent pas n&eacute;cessairement sur le terrain. La d&eacute;cision r&eacute;cente de laisser les &eacute;l&egrave;ves du secondaire acc&eacute;der au Web est encourageante, encore faut-il que l'intendance suive. Pour l'instant, les mesures d'aust&eacute;rit&eacute; et de restructuration du secteur informatique de l'Etat ont plut&ocirc;t tendance &agrave; ralentir le mouvement. Si les conditions techniques et institutionnelles demeurent aussi pr&eacute;caires et instables, les enseignants les plus actifs dans la t&eacute;l&eacute;matique pourraient se d&eacute;courager.  		<p>Les enseignants s'interrogent aussi sur l'efficacit&eacute; des mesures prises. Une s&eacute;rie d'&eacute;coles primaires, par exemple, ont &eacute;t&eacute; &quot;mises en r&eacute;seau&quot; d'office, sans que l'&eacute;quipement soit n&eacute;cessairement utilis&eacute;, alors que les ma&icirc;tres qui tentent une exp&eacute;rience doivent souvent supporter une partie des frais. On retrouve ici un ph&eacute;nom&egrave;ne constat&eacute; ailleurs en Europe: les innovations administratives &quot;top down&quot; ne se r&eacute;alisent pas, alors que les initiatives de la base ne trouvent pas de soutien.  		<p>L'exp&eacute;rience genevoise est n&eacute;anmoins int&eacute;ressante, dans la mesure o&ugrave; elle offre une alternative aux approches verticales de diffusion. Le CPTIC (et dans une certaine mesure l'IRDP au niveau romand) est une &quot;plate-forme&quot; dont la fonction est de r&eacute;unir et de former tous les enseignants qui veulent utiliser les TIC. Une telle strat&eacute;gie de diffusion horizontale semble plus efficace que celle qui consiste &agrave; compter sur l'initiative des directions de l'&eacute;cole. Elle a aussi l'avantage de constituer imm&eacute;diatement un r&eacute;seau d'enseignants provenant de diff&eacute;rents &eacute;tablissements. Un autre mode de diffusion horizontal passe par les groupes de discipline de l'enseignement secondaire pour faire conna&icirc;tre les initiatives des enseignants &quot;pionniers&quot;.  		<p>&nbsp;  		<p><a name="institution"></a><b>L'institution scolaire permettra-t-elle le d&eacute;veloppement</b> <b>d'une p&eacute;dagogie &quot;ouverte&quot;?</b>  		<p>&nbsp;  		<p>Les potentialit&eacute;s de la t&eacute;l&eacute;matique semblent &ecirc;tre &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; la p&eacute;dagogie de projet<a href="#l48"><font size="-1"><sup>48</sup></font></a><a name="r48"></a> . Des projets flexibles et sans calendrier contraignant peuvent parfaitement se r&eacute;aliser &agrave; l'int&eacute;rieur d'une discipline. En revanche, des projets plus ambitieux ou interdisciplinaires se heurtent &agrave; des obstacles: d&eacute;coupage disciplinaire, horaire fractionn&eacute;, exigences du programme. Ce probl&egrave;me (&eacute;galement relev&eacute; par nos partenaires europ&eacute;ens) est particuli&egrave;rement aigu &agrave; l'&eacute;cole secondaire.  		<p>L'&eacute;cole se transformera-t-elle pour laisser la t&eacute;l&eacute;matique se d&eacute;velopper, ou l'obligera-t-elle &agrave; se couler dans le moule de l'organisation actuelle? N'oublions pas qu'on a d&eacute;j&agrave; esp&eacute;r&eacute; introduire un changement de la p&eacute;dagogie &agrave; travers les activit&eacute;s Logo (sans parler des moyens audiovisuels). Pour le moment, on tol&egrave;re les exp&eacute;riences pour autant qu'elles ne demandent pas de changements dans le fonctionnement habituel de l'&eacute;cole et ne compromettent ni l'avancement des &eacute;l&egrave;ves dans le programme ni les r&eacute;sultats aux &eacute;valuations comparatives. Dans ces conditions, on peut seulement r&ecirc;ver que la t&eacute;l&eacute;matique puisse &ecirc;tre le &quot;cheval de Troie&quot; d'une p&eacute;dagogie diff&eacute;rente. Pour que l'&eacute;cole le fasse entrer dans la place, il faudrait montrer de fa&ccedil;on convaincante les avantages que les &eacute;l&egrave;ves peuvent tirer sur le plan des apprentissages disciplinaires. Cela n&eacute;cessiterait une d&eacute;finition plus pr&eacute;cise de leurs objectifs, des projets didactiques plus &eacute;labor&eacute;s et une &eacute;valuation des acquis. La contribution de la t&eacute;l&eacute;matique au renouveau de l'&eacute;cole d&eacute;pendra finalement moins de ses qualit&eacute;s intrins&egrave;ques que de la force des propositions p&eacute;dagogiques dans lesquelles elle s'inscrira.  		<p>&nbsp;  		<center> 			<a href="perspective.html">retour &agrave; l'index</a>  			<p>&nbsp;  			<p><a href="tabledesmatieres.html">retour table des mati&egrave;res</a></center> 		<p> 		<hr> 		<a name="l48"></a>48).Oppenheimer, T. (1997). The Computer Delusion. The Atlantic Monthly, 7,45- 62.<br> 		<a href="#r48">retour &agrave; la lecture</a>  	</body>  </html> 
