<HTML>   <HEAD>  <TITLE> IEER: nergie et Scurit No. 6 et 7: Vers un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire durable</TITLE> </head> <body bgcolor="ffffff">  <CENTER> <font size="-1"><a href="http://www.ieer.org/index.html"><B>IEER</B></a>  |  <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/contents.html"><b>nergie et Scurit No. 6 et 7</b></a></font><p> <IMG SRC="http://www.ieer.org/blubar3.gif" WIDTH="800" HEIGHT="10"><br> </CENTER>  <center><h2><font color="ff0000"> Vers un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire durable </font></h2>  <P>Par: Arjun Makhijani</P> <center> <table width="75%"><tr><td>  <HR>  <P>Malgr&eacute; la multiplication des appels pour un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire &agrave; travers le monde entier, et notamment ceux d'un nombre grandissant de personnalit&eacute;s de premier rang, les puissances nucl&eacute;aires mondiales semblent d&eacute;termin&eacute;es &agrave; maintenir des armes nucl&eacute;aires pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e. Les Etats nucl&eacute;aires qui pourraient offrir un r&ocirc;le moteur en mati&egrave;re de mesures de d&eacute;sarmement, notamment les Etats-Unis, ont montr&eacute; par leurs actions et leurs d&eacute;clarations qu'ils n'ont aucune intention d'&eacute;liminer leurs arsenaux nucl&eacute;aires. Les d&eacute;marches visant au d&eacute;sarmement sont faites par &agrave;-coups, sont inad&eacute;quates et r&eacute;versibles. De surcro&icirc;t, elles sont d&eacute;cousues et de port&eacute;e limit&eacute;e, et sont min&eacute;es par la d&eacute;pendance qui pr&eacute;vaut vis-&agrave;-vis des armes nucl&eacute;aires. La plupart d'entre elles semblent orient&eacute;es vers la non-prolif&eacute;ration, mais pas vers le d&eacute;sarmement des Etats nucl&eacute;aires.</P>  <P>Afin de lancer et de r&eacute;aliser un plan de d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire total et durable, il nous faut r&eacute;pondre &agrave; un vaste champ de probl&egrave;mes: facteurs socio-&eacute;conomiques (particuli&egrave;rement l'in&eacute;galit&eacute; et l'instabilit&eacute; &eacute;conomiques), les besoins de s&eacute;curit&eacute; collective, la politique &eacute;nerg&eacute;tique, et tous les probl&egrave;mes li&eacute;s plus directement &agrave; la recherche, au d&eacute;veloppement, aux essais, &agrave; la production et au d&eacute;ploiement des armes nucl&eacute;aires, y compris les cons&eacute;quences sanitaires et &eacute;cologiques de ces activit&eacute;s. Une grande partie du probl&egrave;me r&eacute;side dans le monde extr&ecirc;mement in&eacute;quitable que repr&eacute;sente le syst&egrave;me &eacute;conomique et militaire, dans lequel les puissants cr&eacute;ent et imposent des r&egrave;gles aux faibles, mais changent ou cassent ces r&egrave;gles en toute impunit&eacute; lorsque cela les arrange. (Voir l'article: <A href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/traites.html">Les trait&eacute;s ne suffisent pas </A>)</P>  <P>Pour ces raisons, la r&eacute;alisation d'un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire durable sera un processus long et complexe. De plus, le processus doit garantir, autant que possible, que l'&eacute;limination compl&egrave;te des armes nucl&eacute;aires (ou dans les termes de la Cour Internationale de Justice, le d&eacute;sarmement &laquo;sous tous ses aspects&raquo;) ne permettra pas &agrave; un Etat de revenir &agrave; un statut nucl&eacute;aire.</P>  <P>L'espoir d'une r&eacute;duction drastique des dangers nucl&eacute;aires &agrave; court terme, par la cr&eacute;ation d'un moratoire effectif sur l'utilisation des armes et des menaces nucl&eacute;aires, d&eacute;rive essentiellement du fait que les armes nucl&eacute;aires sont en train de miner la s&eacute;curit&eacute; des puissants eux-m&ecirc;mes. En effet, les Etats nucl&eacute;aires sont ceux qui risquent le plus aujourd'hui d'&ecirc;tre d&eacute;vast&eacute;s par ces armes. Pourtant, obtenir ne serait ce qu'un moratoire va n&eacute;cessiter un &eacute;norme effort afin de convaincre l'establishment nucl&eacute;aire de ces Etats.</P>  <P>Toutefois, un moratoire sur les armes nucl&eacute;aires ne pourra, &agrave; lui seul, aboutir &agrave; un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire durable, m&ecirc;me s'il est codifi&eacute; en trait&eacute;. Ce dernier n&eacute;cessitera desr&eacute;formes de grande ampleur pour rendre les dispositions politiques, &eacu te;conomiques et de s&ucirc;ret&eacute; nationale plus &eacute;quitables et d&eacute;mocratiques. Cela n&eacute;cessitera un syst&egrave;me &eacute;nerg&eacute;tique mondial pouvant &ecirc;tre capable de relever simultan&eacute;ment les d&eacute;fis des objectifs &eacute;conomiques, politiques et &eacute;nerg&eacute;tiques et les d&eacute;fis des objectifs de non-prolif&eacute;ration et de d&eacute;sarmement.</P>  <P>Sans ces changements, un trait&eacute; interdisant les armes nucl&eacute;aires risque de contenir des dispositions permettant un retrait du trait&eacute;, ou le maintien des installations de production et d'essais, toutes choses pouvant engendrer des dangers et compromettre la s&eacute;curit&eacute;, et dont la tendance serait difficile &agrave; inverser.</P>  <P>La question de savoir comment modifier suffisamment les liens de pouvoir sous-jacents pour obtenir un trait&eacute; de d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire durable et satisfaisant, d&eacute;passe largement le cadre de ce bulletin. Mais nous nous devons de faire remarquer que notre analyse, tout comme l'exp&eacute;rience pratique des trait&eacute;s du pass&eacute;, nous am&egrave;ne &agrave; dire clairement que des r&eacute;formes au moins modestes, visant &agrave; une meilleur &eacute;galit&eacute; &eacute;conomique et une plus grande d&eacute;mocratie mondiales, sont n&eacute;cessaires &agrave; un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire irr&eacute;versible. Par exemple, moins de 400 personnes contr&ocirc;lent plus de richesses que deux milliards des plus pauvres de la plan&egrave;te. L'histoire est l&agrave; pour nous montrer qu'une telle in&eacute;galit&eacute; est incompatible avec le maintien de la paix ou de la d&eacute;mocratie. Au contraire, la r&eacute;pression, le militarisme et la violence de toutes sortes sont des cons&eacute;quences in&eacute;vitables d'un syst&egrave;me dans lequel des enfants ouvriers fabriquent des jouets qu'ils ne peuvent acheter, et des agriculteurs des fruits qu'ils ne peuvent se procurer. Le caract&egrave;re injuste du TNP a clairement jou&eacute; un r&ocirc;le dans la prolif&eacute;ration en Asie du Sud. Il continue d'exacerber les pressions pour la prolif&eacute;ration au Moyen-Orient.</P>  <P>Il est n&eacute;cessaire de reconna&icirc;tre les liens entre ces probl&egrave;mes pour d&eacute;finir un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire durable, de proposer les conditions dans lesquelles il pourrait &ecirc;tre durable, et d'insister sur les &eacute;tapes qui seront n&eacute;cessaires pour y parvenir. Nous traiterons des liens entre le militarisme et l'injustice &eacute;conomique par rapport aux armes nucl&eacute;aires et &agrave; la destruction de l'environnement dans des publications &agrave; venir.</P>  <P>Dans cet article, nous allons bri&egrave;vement traiter de quatre de ces domaines: les accords de s&eacute;curit&eacute; internationale, l'inertie financi&egrave;re et institutionnelle, l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire et la crise &eacute;conomique en Russie.</P>  <P><h3>Les accords en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; internationale</h3></P>  <P>Bien que des accords soient actuellement en place pour interdire les armes chimiques et biologiques, les Etats-Unis et probablement d'autres pays ont des projets pr&eacute;voyant d'&eacute;normes sauts qualitatifs vers d'autres armements ou d'autres techniques de guerre. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, les Etats-Unis pr&eacute;voient ou envisagent la possibilit&eacute; de changements radicaux des techniques de guerre non nucl&eacute;aire qui entrent dans la rubrique g&eacute;n&eacute;rale de &laquo;r&eacute;volution dans les affaires militaires -- RAM&raquo; ou &laquo;RMA -- revolution in military affairs&raquo;. Par exemple, une &eacute;tude affirme:</P>  <P>&quot;La plupart des analystes croient que la RAM actuelle se fera en au moins deux &eacute;tapes. La premi&egrave;re est bas&eacute;e sur des plates-formes distantes, la furtivit&eacute;, la pr&eacute;cision, la domination de l'information,l'am&eacute;lioration de la communication, l'utilisation de <BR> l'informatique, de syst&egrave;mes de positionnement universels, de digitalisation, de syst&egrave;mes d'armes &laquo;intelligents&raquo;, les actions coordonn&eacute;es et les coalitions ad hoc. La deuxi&egrave;me &eacute;tape pourrait &ecirc;tre bas&eacute;e sur la robotique, les armes non-l&eacute;tales, la psycho-technologie, la cyberd&eacute;fense, la nanotechnologie, d'&laquo;excellents&raquo; syst&egrave;mes d'armes, des organisations hyperflexibles et des techniques &laquo;fire ant warfare&raquo;. Si cette id&eacute;e est exacte, le changement qui s'est produit jusqu'ici sera bient&ocirc;t annihil&eacute; par une transformation encore plus profonde.&quot;<SUP>1</SUP></P>  <P>Les projets du Pentagone comportent la domination de l'espace. Par exemple, le projet &agrave; long terme de l' US Space Command, s'&eacute;tendant jusqu'en l'an 2020, a la &laquo;vision&raquo; suivante de la &laquo;<I>domination </I>de la dimension spatiale des op&eacute;rations militaires et de la protection des int&eacute;r&ecirc;ts et des investissements am&eacute;ricains&raquo; (italique dans le document original):</P>  <P>&quot;Aujourd'hui, les Etats-Unis sont la puissance militaire dominante dans le domaine de l'espace. La &laquo;vision&raquo; de l'USSPACECOM pour l'an 2020 continue d'int&eacute;grer cette domination, apportant une base solide pour notre s&eacute;curit&eacute; future nationale.&quot;<SUP>2</SUP></P>  <P>Parmi les projets visant &agrave; la domination de l'espace, on trouve des projets pour un syst&egrave;me de d&eacute;fense &agrave; partir de missiles balistiques, avec comme finalit&eacute; recherch&eacute;e, ce qui suit:</P>  <P>&quot;D'ici &agrave; l'an 2020, tout un ensemble de capacit&eacute;s spatiales et terrestres, &agrave; la fois robustes et totalement int&eacute;gr&eacute;es, fournira un savoir dominant sur la &laquo;guerre de l'espace&raquo;, permettant, sur demande, &agrave; tous les missiles balistique et de croisi&egrave;re de viser leur cibles; et, s'il est dirig&eacute; par la NCA (National Command Authority), la capacit&eacute; d'identifier, de suivre et de tenir &agrave; leur port&eacute;e des cibles terrestres d&eacute;sign&eacute;es en fonction de leur importance.&quot;<SUP>3</SUP></P>  <P>Il y a des probl&egrave;mes l&eacute;gitimes de s&eacute;curit&eacute; dans l'espace, tels que la protection de satellites commerciaux. Ils sont parall&egrave;les &agrave; des probl&egrave;mes plus anciens, toujours cruciaux, tels que la protection des couloirs de navigation pour la marine marchande. Mais des projets tels que ceux d&eacute;crits ci-dessus, qui comportent de fa&ccedil;on explicite le d&eacute;ploiement de syst&egrave;mes de d&eacute;fense &agrave; base de missiles balistiques, rendront le d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire encore plus difficile, voire impossible &agrave; obtenir. Les accords de s&eacute;curit&eacute; internationale peuvent et doivent &ecirc;tre faits sans militarisation de l'espace.</P>  <P>Sur des questions plus globales de s&eacute;curit&eacute; internationale, le monde est maintenant domin&eacute; soit par l'OTAN, soit par les cinq membres permanents du Conseil de S&eacute;curit&eacute; des Nations unies, qui sont tous des Etats dot&eacute;s de l'arme nucl&eacute;aire et d&eacute;tiennent seuls le pouvoir de veto des Nations unies sur les questions de s&eacute;curit&eacute;. En outre, il est clairement reconnu en Russie et ailleurs que les armes nucl&eacute;aires constituent l'atout pour un statut sur la sc&egrave;ne mondiale, &eacute;tablissant une d&eacute;marcation claire entre ces pays et, disons, l'Indon&eacute;sie (l'exemple cit&eacute; le plus souvent). Bien que le d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire soit clairement dans l'int&eacute;r&ecirc;t de tous les peuples du monde, notamment ceux de la Russie et des Etats-Unis, cet argument risque de ne pas l'emporter face aux projets explicites des Etats-Unis ou de tout autre pays visant &agrave; dominer le monde.<SUP>4</SUP></P>  <P>Il semble clair, &agrave; partir de l&agrave;, que si l'on veut am&eacute;liorer les chances de parvenir &agrave; un d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire, il faut rechercher des restrictions qualitatives sur les armes non nucl&eacute;aires et les autres syst&egrave;mes militaires, ainsi que des accords plus d&eacute;mocratiques pour la s&eacute;curit&eacute; mondiale.</P>  <P><h3>Inertie financi&egrave;re et institutionnelle</h3></P>  <P>Dans chaque Etat nucl&eacute;aire, les establishments nucl&eacute;aires ont d&eacute;fendu avec succ&egrave;s le maintien de grands flux financiers &agrave; destination des installations pour la fabrication des armes nucl&eacute;aires sous couvert de s&eacute;curit&eacute; nationale. Entre le bombardement d'Hiroshima et Nagasaki en 1945 et les programmes de &laquo;gestion des stocks (d'armes nucl&eacute;aires)&raquo; des ann&eacute;es 1990, l'argent a &eacute;t&eacute; le souci principal.</P>  <P>Bien que la d&eacute;cision de bombarder Hiroshima et Nagasaki ait &eacute;t&eacute; complexe, les consid&eacute;rations d'ordres financi&egrave;res furent cruciales.<SUP>5</SUP> Le projet Manhattan avait consacr&eacute; 2 milliards de dollars des ressources pr&eacute;cieuses en temps de guerre et n'avait rien de concret &agrave; montrer, m&ecirc;me &agrave; l'approche de la fin de la guerre froide. Les organisateurs du projet, notamment le g&eacute;n&eacute;ral Leslie Groves, qui le dirigeait, &eacute;taient tr&egrave;s soucieux du fait qu'il y aurait des investigations incessantes sur leur travail si le projet ne prouvait pas qu'il avait contribu&eacute; en quelque chose &agrave; l'effort de guerre. En effet, en mars 1945, James Byrnes, qui &eacute;tait secr&eacute;taire d'Etat lorsque Hiroshima fut bombard&eacute;, &eacute;crivit au pr&eacute;sident Roosevelt en tant que directeur du Bureau de mobilisation de guerre (Office of War Mobilization) pour dire que &laquo;si le projet (Manhattan) s'av&eacute;rait &ecirc;tre un &eacute;chec, il serait l'objet d'investigations et de critiques sans fin&raquo;.<SUP>6</SUP> Il &eacute;tait crucial de montrer que les armes nucl&eacute;aires avaient contribu&eacute; &agrave; l'effort de guerre afin de prouver que le projet n'&eacute;tait pas un &eacute;chec. Les armes furent utilis&eacute;es d&egrave;s qu'elles furent pr&ecirc;tes et que les conditions climatiques le permettaient. En cons&eacute;quence, d&egrave;s les premiers jours de l'&egrave;re nucl&eacute;aire, l'argent &eacute;tait l'un des moteurs les plus puissants incitant &agrave; l'utilisation des bombes nucl&eacute;aires.</P>  <P>Plus pr&egrave;s de notre &eacute;poque, les d&eacute;penses engag&eacute;es sur la conception et les essais des armes nucl&eacute;aires, consid&eacute;r&eacute;es comme une partie du programme am&eacute;ricain de &laquo;gestion des stocks&raquo;, sont plus &eacute;lev&eacute;es que le niveau de d&eacute;penses moyen de la guerre froide. Et la longue insistance de la Chine pendant les n&eacute;gociations pour le Trait&eacute; d'Interdiction Totale des Essais, afin de pr&eacute;server l'option de proc&eacute;der &agrave; des &laquo;explosions nucl&eacute;aires pacifiques&raquo; (finalement abandonn&eacute;e), &eacute;tait au moins, en partie, due &agrave; la pression exerc&eacute;e par ses propres laboratoires, pour une poursuite des financements dans ce domaine. Le nombre d'armes qui furent construites, les rivalit&eacute;s au sein des services, et l'id&eacute;e selon laquelle chaque branche militaire devait avoir sa propre capacit&eacute; &laquo;dissuasive&raquo;, peuvent au moins en partie &ecirc;tre expliqu&eacute;s par le pouvoir d'attraction de l'argent. Un livre r&eacute;cent, <I>Atomic Audit</I>, passe en revue les sommes d'argent impliqu&eacute;es et le contexte de ces d&eacute;cisions d'engagements financiers.<SUP>7</SUP> Le gouvernement am&eacute;ricain lui-m&ecirc;me n'a jamais proc&eacute;d&eacute; &agrave; un tel audit. D'ailleurs, autant que nous le sachions, aucun autre gouvernement d'un quelconque autre pays nucl&eacute;aire ne l'a fait non plus. Il sera difficile de changer d'orientation &agrave; cet &eacute;gard.</P>  <P>Le probl&egrave;me provient en partie du fait que certains des buts vis&eacute;s par le d&eacute;sarmement pourraient impliquer une augmentation des sommes d'argent vers&eacute;es aux establishments nucl&eacute;aires; par exemple, pour la d&eacute;contamination des sites et la gestion des mati&egrave;res nucl&eacute;aires. Cet aspect n'a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;ellement &eacute;voqu&eacute; dans la discussion de la politique de d&eacute;sarmement.</P>  <P>Mis &agrave; part le montant des sommes d'argent, il y a une r&eacute;sistance significative &agrave; l'int&eacute;rieur des establishments nucl&eacute;aires, particuli&egrave;rement de la part de certains scientifiques, pour travailler sur de tels probl&egrave;mes plut&ocirc;t que sur la conception et la production d'armes nucl&eacute;aires. Les fonctions de conception et d'exp&eacute;rimentations d'armes r&eacute;apparaissent souvent d&eacute;guis&eacute;es sous l'apparence d'applications pacifiques. Par exemple, une proposition (qui, semble-t-il, n'est plus d'actualit&eacute;), &eacute;mise par des scientifiques au Laboratoire National Lawrence Livermore aurait utilis&eacute; une explosion nucl&eacute;aire souterraine d'une kilotonne afin de produire de l'&eacute;nergie &eacute;lectrique. Environ deux millions d'explosions semblables seraient n&eacute;cessaires chaque ann&eacute;e afin de produire simplement 20% de l'approvisionnement &eacute;lectrique des Etats-Unis. Les scientifiques remarqu&egrave;rent qu'il faudrait forc&eacute;ment exempter de telles explosions du CTBT tel qu'il &eacute;tait propos&eacute;.<SUP>8</SUP> La version actuelle de cette id&eacute;e est d'utiliser des explosions plus petites de fusion pure, qui seraient men&eacute;es en violation du CTBT (voir l'article: <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/fusion.html">Des armes &agrave; fusion pure?</A>). Il faudrait r&eacute;pondre &agrave; ce probl&egrave;me par un engagement ferme, et non &eacute;quivoque pris par les chefs d'Etats et les institutions internationales, renforc&eacute; par la vigilance des populations, qu'il n'y aura aucune d&eacute;pendance vis-&agrave;-vis des explosions nucl&eacute;aires quelque soit la raison.</P>  <H3>L'&eacute;nergie nucl&eacute;aire</H3>  <P>Continuer &agrave; d&eacute;pendre de l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire est un autre obstacle complexe auquel le d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire est confront&eacute;. L'&eacute;nergie nucl&eacute;aire a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;e comme un outil dans la comp&eacute;tition id&eacute;ologique de la guerre froide <SUP>9</SUP>et fut d&eacute;velopp&eacute;e en tandem avec les programmes d'armes nucl&eacute;aires. Un probl&egrave;me fondamental est que les technologies, mais aussi les mat&eacute;riaux n&eacute;cessaires sont, pour les deux, essentiellement les m&ecirc;mes. Deuxi&egrave;mement, un probl&egrave;me au moins aussi important, tient au fait que les bureau-craties et les establishments scientifiques qui ont cr&eacute;&eacute; les armes nucl&eacute;aires sont aussi ceux qui encouragent l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire industrielle. Ces derni&egrave;res 25 ann&eacute;es ont vu se produire aux Etats-Unis un modeste d&eacute;but de s&eacute;paration des deux types de nucl&eacute;aire (civil et militaire), mais, m&ecirc;me cela, est en train d'&ecirc;tre &eacute;rod&eacute; par des propositions de fabrication de tritium pour les armes nucl&eacute;aires &agrave; l'int&eacute;rieur de r&eacute;acteurs nucl&eacute;aires commerciaux, et par des projets de conversion des surplus de plutonium militaire en combustible nucl&eacute;aire.</P>  <P>Le d&eacute;veloppement &agrave; long terme de l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire &agrave; partir de la fission d&eacute;pendra probablement soit du plutonium 239, soit de l'uranium 233 (d&eacute;riv&eacute; du thorium 232) comme combustible, les deux pouvant, sous forme s&eacute;par&eacute;e, &ecirc;tre utilis&eacute;s pour la fabrication d'armes. Cela pr&eacute;sente un s&eacute;rieux obstacle aux efforts de d&eacute;sarmement, puisque l'existence de stocks de plutonium industriel et/ou de stocks d'uranium 233 r&eacute;duiraient les barri&egrave;res politiques et financi&egrave;res permettant &agrave; un Etat de retourner &agrave; un statut de d&eacute;tenteur de l'arme nucl&eacute;aire. En fait, les establishments nucl&eacute;aires pourraient utiliser l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire comme une couverture derri&egrave;re laquelle ils pourraient rester pr&ecirc;ts &agrave; red&eacute;marrer la production d'armes nucl&eacute;aires. Une telle possibilit&eacute; fut rappel&eacute;e explicitement par le pr&eacute;sident de la General Advisory Committee de l'Atomic Energy Commission, J.Robert Oppenheimer, en 1946, dans le contexte d'une convention sur le contr&ocirc;le international des armes nucl&eacute;aires et du d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire:</P>  <P>&quot;Nous savons fort bien ce que nous ferions si nous signions une telle convention: nous ne fabriquerions pas d'armes nucl&eacute;aires, au moins au d&eacute;but, mais nous fabriquerions d'&eacute;normes centrales, et nous les appellerions centrales nucl&eacute;aires commerciales -- elles produiraient peut-&ecirc;tre vraiment de l'&eacute;nergie: nous les concevrions de fa&ccedil;on &agrave; ce qu'elles puissent &ecirc;tre converties avec le plus de facilit&eacute; et le moins de d&eacute;lais pour la production d'armes atomiques, en d&eacute;clarant que c'est juste au cas o&ugrave; quelqu'un nous duperait; nous garderions nos r&eacute;serves d'uranium; nous garderions nos d&eacute;veloppements aussi secrets que possible; nous construirions nos centrales, non pas l&agrave; o&ugrave; la production d'&eacute;nergie serait la plus avantageuse, mais l&agrave; o&ugrave; elles seraient le mieux prot&eacute;g&eacute;es contre une attaque ennemie.&quot;<SUP>10</SUP></P>  <P>Enfin, si l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire continue d'&ecirc;tre une source d'&eacute;nergie, le terrorisme nucl&eacute;aire continuera &agrave; poser des risques, m&ecirc;me si nous parvenons au d&eacute;sarmement.</P>  <P>Bien qu'une sortie compl&egrave;te de l'&eacute;nergie nucl&eacute;aire soit un processus qui, tout comme le d&eacute;sarmement, va prendre un temps consid&eacute;rable, la s&eacute;paration du plutonium peut &ecirc;tre stopp&eacute;e imm&eacute;diatement. Cela devrait &ecirc;tre le cas -- il ne peut y avoir de justification militaire ou commerciale en sa faveur. Un sc&eacute;nario coh&eacute;rent de sortie du nucl&eacute;aire de fa&ccedil;on compatible avec la fiabilit&eacute; du syst&egrave;me &eacute;lectrique et avec la r&eacute;duction d'&eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre, devrait &ecirc;tre men&eacute; jusqu'&agrave; son terme. Bien s&ucirc;r, cela signifie qu'aucune nouvelle centrale nucl&eacute;aire ne devrait &ecirc;tre construite  (voir <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-5/no5frnch/contents.html"> E&amp;S, n&deg;5</A>). </P>  <H3>La crise &eacute;conomique en Russie</H3>  <P>La crise &eacute;conomique en Russie est, en de nombreux points, similaire aux crises &eacute;conomiques de nombreux autres pays. Les r&eacute;formes que nous examinons ci-dessous (voir: <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/projet.html"> Projet de d&eacute;sarmement de l'IEER</a> et <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/mesures.html"> Mesures urgentes</a>)  sont &eacute;galement n&eacute;cessaires pour des buts plus g&eacute;n&eacute;raux d'&eacute;galit&eacute; &eacute;conomique et de d&eacute;mocratie. Mais en Russie ces probl&egrave;mes sont devenus li&eacute;s &agrave; la crise nucl&eacute;aire. Le risque de cr&eacute;ation de march&eacute;s noirs du nucl&eacute;aire provenant de la crise &eacute;conomique dans l'ex-Union sovi&eacute;tique et particuli&egrave;rement en Russie a &eacute;t&eacute; reconnu depuis quelques ann&eacute;es. Mais au cours de l'ann&eacute;e derni&egrave;re, la crise s'est fortement aggrav&eacute;e.</P>  <P>Les origines de la crise sont complexes et mettent en jeu, &agrave; la fois, des facteurs nationaux et internationaux. Ils sont, &agrave; la fois, politiques et &eacute;conomiques. Par exemple, la &laquo;privatisation&raquo; de capitaux nationaux a mis de vastes ressources entre les mains de quelques personnes priv&eacute;es par le biais des liens &eacute;troits entre le gouvernement et les personnes qui ont pris le contr&ocirc;le de ces capitaux. Ces capitaux sont actuellement utilis&eacute;s non seulement pour des profits priv&eacute;s, mais, selon toutes les informations rapport&eacute;es, pour transf&eacute;rer les revenus en devises &eacute;trang&egrave;res en exportations financi&egrave;res ill&eacute;gales. De tels comptes &eacute;trangers ill&eacute;gaux peuvent maintenant d&eacute;tenir une vaste quantit&eacute; des richesses de la Russie, frustrant les tentatives de r&eacute;formes nationales et internationales.</P>  <P>Les tentatives de r&eacute;formes internationales ont elles-m&ecirc;mes &eacute;t&eacute; accus&eacute;es de favoriser les riches sp&eacute;culateurs et une privatisation in&eacute;quitable et trop soudaine aux d&eacute;pends de la stabilit&eacute; de l'emploi et des salaires. Les recettes du Fonds Mondial International, qui sont cens&eacute;es relancer une &eacute;conomie saine, ont au mieux &eacute;t&eacute; inefficaces et au pire une partie du probl&egrave;me.<SUP>11</SUP></P>  <P>Depuis 1997, la crise &eacute;conomique russe a &eacute;t&eacute; coupl&eacute;e avec celle de l'Asie. Maintenant plusieurs probl&egrave;mes, &agrave; la fois nationaux et &eacute;trangers, se renforcent les uns les autres &agrave; une fr&eacute;quence rapide, contribuant au risque de d&eacute;sint&eacute;gration de la Russie. Le sort de dizaines de milliers d'armes et de mat&eacute;riaux nucl&eacute;aires, suffisants pour en fabriquer de nombreuses autres, d&eacute;pend en partie et de fa&ccedil;on pr&eacute;caire de r&eacute;glementations &eacute;conomiques qui semblent ne pas fonctionner, au moment m&ecirc;me o&ugrave; elles aggravent les conditions de vie des gens ordinaires. Seule une exploitation continue, &agrave; grande &eacute;chelle, des vastes ressources naturelles de la Russie a emp&ecirc;ch&eacute; la situation de s'aggraver encore davantage. Il est int&eacute;ressant de remarquer que la chute des prix du p&eacute;trole a &eacute;t&eacute; un facteur important de la d&eacute;t&eacute;rioration de l'&eacute;conomie russe au cours de l'ann&eacute;e pass&eacute;e.</P>  <P>Une r&eacute;forme mod&eacute;r&eacute;e, visant &agrave; limiter les pratiques les plus manifestes, concernant les r&eacute;glementations des monnaies internationales et des op&eacute;rations bancaires, est maintenant un besoin vital pour r&eacute;duire le risque de d&eacute;sint&eacute;gration de la Russie. Ces m&ecirc;mes mesures sont aussi n&eacute;cessaires pour r&eacute;duire la sp&eacute;culation financi&egrave;re qui contribue au risque d'effondrement dans d'autres pays &eacute;galement. De telles r&eacute;formes ne peuvent certainement pas aborder de nombreux probl&egrave;mes internes, politiques et financiers, li&eacute;s &agrave; la crise &eacute;conomique et potentiellement &agrave; la crise nucl&eacute;aire. Mais elles constituent une condition essentielle pour renverser la tendance &agrave; la fuite des capitaux de l'&eacute;conomie russe, qui a &eacute;t&eacute; un facteur majeur emp&ecirc;chant la Russie d'utiliser les revenus de l'exportation pour le d&eacute;veloppement &eacute;conomique national.</P>  <H3>Projet de d&eacute;sarmement de l'IEER</H3>  <P>Aux pages 26 et 27, nous mettons en avant les suggestions de l'IEER pour des mesures de d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire. Les mesures s'appliquent aux cinq Etats nucl&eacute;aires qui sont signataires du TNP, ainsi qu'&agrave; l'Inde, au Pakistan et &agrave; Isra&euml;l, &agrave; moins que d'autres pays ne soient sp&eacute;cifi&eacute;s ou qu'un Etat particulier ne poss&egrave;de pas les sortes d'armes et/ou de mat&eacute;riaux sp&eacute;cifi&eacute;s.</P>  <P>Nous admettons volontiers qu'il s'agit d'une liste tr&egrave;s longue. C'est ce que nous consid&eacute;rons &ecirc;tre n&eacute;cessaire pour satisfaire &agrave; la clause de d&eacute;sarmement nucl&eacute;aire pr&eacute;vue &agrave; l'Article VI du TNP. Etant donn&eacute; l'&eacute;tat actuel du leadership et des politiques dans les Etats nucl&eacute;aires, les graves probl&egrave;mes des relations am&eacute;rico-russes et les conditions actuelles en Asie du Sud et au Moyen-Orient, il est peu probable que la liste enti&egrave;re des mesures soit r&eacute;alis&eacute;e (si l'on exclut la survenue d'&eacute;v&eacute;nements transformant la situation &agrave; l'int&eacute;rieur m&ecirc;me des Etats nucl&eacute;aires).</P>  <P>Les risques de guerre nucl&eacute;aire accidentelle, de march&eacute;s noirs nucl&eacute;aires, ou de guerre nucl&eacute;aire r&eacute;gionale sont, pourtant, si grands qu'il est imp&eacute;ratif que les gouver-nements r&eacute;alisent certaines actions d'ici &agrave; l'an prochain, afin de garantir que nous allons r&eacute;ellement atteindre le si&egrave;cle prochain avec de raisonnables perspectives de survie &agrave; long terme. Par cons&eacute;quent, plusieurs &eacute;tapes urgentes sont mises en avant en premier, prises parmi celles qui sont dans la liste plus d&eacute;taill&eacute;e des mesures &agrave; court, moyen, long terme et de continuit&eacute;. (Voir <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/projet.html"> Projet de d&eacute;sarmement de l'IEER</a>). </P> </td></tr></table> </center></center>  <hr> <a href="http://www.ieer.org/ensec/no-6/no6frnch/contents.html"><img src="http://www.ieer.org/pointer.gif" border=0> <em>nergie et Scurit</em> No.6 et 7 Index</a><br> <a href="http://www.ieer.org/ensec/frncmain.html"><img src="http://www.ieer.org/pointer.gif" border=0> <em>nergie et Scurit</em> Index</a><br> <a href="http://www.ieer.org/index.html"><img src="http://www.ieer.org/pointer.gif" border=0>IEER page d'accueil</a><br> <h5><img align=middle src="http://www.ieer.org/egg_ltl2.gif"> L'Institut pour la Recherche sur l'nergie et l'Environnement</h5>  <font size="-1">Envoyez vos impressions  <a href="mailto:annie@ieer.org">la rdactrice en chef</a>, <em>nergie et Scurit</em><br> Takoma Park, Maryland, USA<p> <em>1999</em> (La version anglaise de ce numro a t publie en octobre 1998.) </font> <hr> <center> <table width="85%"><tr><td> <font size="-1"> <center><B> LES NOTES BAS DE PAGE</b></center><P>  <P><SUP>1</SUP> Voir par exemple un document &eacute;crit par Steven Metz, professeur et James Kievit, analyste au &laquo;US Army War College,: &laquo;Revolution in Military Affairs: From Theory to Policy&raquo;, sur Internet, sur le site: http://carlisle-www.army.mil/usassi/ssipubs/pubs95/rmastrat /smrmastc.htm</P>  P><SUP>2</SUP> United States Space Command, <I>Long Range Plan: Executive Summary, </I>Pr&eacute;face du g&eacute;n&eacute;ral Howell M. Estes III, Commandant en chef, US Air Force, mars 1998, p. 4.</P>  <P><SUP>3</SUP> Ibid., p. 8. (avec insistance dans l'original).</P>  <P><SUP>4</SUP> Un ex-officiel (official) de la CIA a d&eacute;clar&eacute;, par rapport au bombardements am&eacute;ricains de cibles en Afghanistan et au Soudan, en ao&ucirc;t 1998, &laquo;Dans notre frustration compr&eacute;hensible, avons-nous recours &agrave; une forme moderne de la m&ecirc;me politique de la canonni&egrave;re (gunboat) qui s'est av&eacute;r&eacute;e si contre productrice pour les empires europ&eacute;ens moribonds &agrave; la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle ? &laquo;Raymond Close, &laquo;Hard Target: We Can't Defeat Terrorism With Bombs and Bombast,&raquo; <I>The Washington Post</I>, 30 ao&ucirc;t 1998, Outlook Section, p. C5.</P>  <P><SUP>5</SUP> Pour plus de d&eacute;tails, voir Arjun Makhijani, &laquo;Japan: 'Always' the Target?&raquo;, <I>Bulletin of the Atomic Scientists</I>, mai/juin 1995.</P>  <P><SUP>6</SUP> James F. Byrnes, &laquo;Memorandum for the president, 3 mars 1945,&raquo; Record Group 227, Modern Military Branch, National Archives, Washington, DC.</P>  <P><SUP>7</SUP> Stephen I. Schwartz, ed., <I>Atomic Audit</I>: <I>The Costs and Consequences of U.S. Nuclear Weapons Since 1940</I>. (Washington, D.C.: Brookings Institution Press, 1998). Voir particuli&egrave;rement les pages 151-160, et 184-89. A un moment donn&eacute;, un officiel de l'Arm&eacute;e am&eacute;ricaine estima que l'Arm&eacute;e de Terre &agrave; elle seule avait besoin de 151 000 armes nucl&eacute;aires (p. 189). Un analyste, John Midgely Jr., a d&eacute;clar&eacute; que &laquo;d&eacute;j&agrave; au milieu des ann&eacute;es 1960, le champ de bataille nucl&eacute;aire n'&eacute;tait qu'une fa&ccedil;ade, utile puisqu'elle permettait de justifier les acquisitions mais manquait de la moindre logique militaire explicite.&raquo; (p. 155, note 114). Il est possible de se procurer l'&eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e, the <I>Atomic Audit</I> en contactant le US Nuclear Weapons Costs Study Project, The Brookings Institution, (202) 797-6030, ou sur Internet, sur le site: http://www.brook.edu/pub/books/atomic.htm.</P>  <P><SUP>8</SUP> Abraham Sz&ouml;ke et Ralph W. Moir, &laquo;A Practical Route to Fusion Power,&raquo; <I>Technology Review</I>, juillet 1991, p. 21-27.Voir &eacute;galement une lettre au sujet de cette proposition par Arjun Makhijani, <I>Technology Review</I>, f&eacute;vrier/mars 1992.</P>  <P><SUP>9</SUP> Arjun Makhijani et Scott Saleska, <I>The Nuclear Power Deception</I> (Takoma Park: IEER, 1996). Va &eacute;galement &ecirc;tre publi&eacute; sous format de livre par Apex Press, New York, en 1999. Des &eacute;ditions russes et fran&ccedil;aises seront &eacute;galement publi&eacute;es prochainement.</P>  <P><SUP>10</SUP> J. Robert Oppenheimer, &laquo;International Control of Atomic Energy,&raquo; voir Morton Grodzins et Eugene Rabinowitch, eds., <I>The Atomic Age: Scientists in National and World Affairs</I>, (New York: Basic Books, 1963), p. 55.</P>  <P><SUP>11</SUP> La dette du tiers-monde a &eacute;t&eacute; aggrav&eacute;e durant les 15 derni&egrave;res ann&eacute;es par une application r&eacute;p&eacute;t&eacute;e des formules du FMI. Elle est pass&eacute;e d'environ 600 milliards de dollars en 1982 &agrave; environ 2 000 milliards de dollars aujourd'hui (en dollars actuels). Pour un &eacute;tude du syst&egrave;me mon&eacute;taire international, voir Arjun Makhijani,<I> From Global Capitalism to Economic Justice</I>, (New York: Apex Press, 1992), chapitres 3, 11, et l'annexe.  </font> </td> </tr> </table></center> </BODY> </HTML> 
