<html> <head> <title>Vladimir Pozner, crivain</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF"> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="6">Extraits de presse</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font size="4">Une    fidlit obstine</font> </font></p> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Vladimir Pozner,    romancier, journaliste, traducteur, scnariste, <br>   est mort dans sa quatre-vingt-septime anne,  son domicile parisien mercredi    19 fvrier. <br>   Trente ans, presque jour pour jour, aprs l'attentat de l'OAS <br>   qui avait gravement bless et dfigur ce militant communiste, partisan dclar    de l'anticolonialisme <br>   et de l'indpendance de l'Algrie. <br>   N  Paris en 1905, prs du Luxembourg dans une famille d'migrs russes, <br>   Vladimir Solomonovitch Pozner avait cinq ans quand ses parents repartirent pour    Saint-Ptersbourg. <br>   Le jeune garon apprendra alors le russe, lira Hugo en franais, Pouchkine en    russe, <br>   et restera marqu par le souvenir des annes de la Rvolution, <br>   tout autant que par le milieu des crivains qu'il ctoie  Petrograd et  Moscou    : <br>   Gorki, l'ami de sa famille, mais aussi Maakovski, Blok, Akhmatova, Victor Chklovski,    <br>   l'avant-garde littraire ; plus tard, il connatra Pasternak, Babel, tant d'autres...    <br>   En 1921, il revient en France et  sa langue maternelle et, tout en frquentant    la Sorbonne,<br>   il fait du journalisme, traduit Tolsto, Dostoevski, <br>   de jeunes auteurs sovitiques qu'il est un des premiers  faire connatre, <br>   notamment dans un <i>Panorama de la littrature russe contemporaine</i> paru    chez Kra, <br>   s'attachant  tre un trait d'union entre Paris et Moscou. <br>   En 1933, il adhre au Parti communiste et ne reviendra jamais sur cet engagement    <br>   de prs de soixante annes de fidlit obstine malgr les temptes et les rvlations.    <br>   Il publie ses premiers livres : <i>Tolsto est mort</i>, un roman-documentaire    <br>   sur les derniers jours du grand crivain, un reportage sur l'Amrique de la    Dpression, <i>Les tats-Dsunis</i>,<br>   et, surtout, se fait remarquer avec <i>Le mors aux dents</i>, l'odysse d'un    baron balte en Mongolie, <br>   qui s'illustre par sa frocit dans sa lutte contre la jeune rvolution sovitique.    <br>   Mobilis en 1939, il russira, aprs l'armistice,  partir avec sa famille pour    les tats-Unis, <br>    New York d'abord, puis en Californie o il fait tous les mtiers <br>   et termine son roman sur la guerre et la dbcle, <i>Deuil en 24 heures,</i>    publi d'abord chez Brentano ; <br>   il vit ensuite trois ans  Hollywood o il retrouve Brecht, Heinrich Mann, Hanns    Eisler, <br>   et travaille comme scnariste pour divers studios. <br>   Aprs la guerre, de retour en Europe, Vladimir Pozner va poursuivre un uvre    o il mle <br>   le monde qu'il a vu, le contexte politique et ses convictions dans des romans-document    : <br>   <i>Qui a tu H. O. Burrell ?</i>, tir d'un fait divers  propos de la mort,    en 1951, d'un Amricain <br>   qui se suicide par crainte du communisme, <i>Le lieu du supplice</i> (1959),    <br>   le premier ouvrage " littraire " sur la guerre d'Algrie ; <i>Le lever du rideau</i>    (1961), <br>   un rcit sur la posie de l'enfance ; <i>Espagne premier amour</i> (1965), <br>   sur l'engagement d'un artiste quand clate un conflit ; <i>Mille et un jours</i>    (1967), <br>   vocation de son adolescence  Petrograd et du pays des soviets ; <i>Le temps    est hors des gonds</i> (1969), <br>    Elseneur occup par les nazis o les Danois refusrent de livrer les juifs    ; <br>   des souvenirs, <i>Vladimir Pozner se souvient</i> (1972) ; <br>   un roman de science-fiction sur la guerre atomique, <i>Mal de lune</i> (1974)    ; <br>   <i>Descente aux enfers ; Les brumes de San Francisco ; Cuisine bourgeoise</i>.    <br>   Scnariste, il a collabor avec Louis Daquin (<i>Le point du jour, Bel-Ami</i>),    Joris Ivens (<i>Le chant des fleuves</i>), Cavalcanti (<i>Matre Puntila et    son valet Matti</i>), Mauro Bolognini, Marcel Pagliero, etc. <br>   Un homme de bonne volont, habit par un dsir de paix et de justice utopique,    <br>   une passion obstine, que mme ceux qui ne partageaient pas ses convictions    respectaient. <br>   Nicole Zand <br>   Le Monde, 22 fvrier 1992</font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><font size="3"><font size="4">Le    sens le plus haut</font></font> </font></p> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Vladimir Pozner    est mort mercredi  Paris  l'ge de quatre-vingt-sept ans. <br>   Le France perd sans le savoir un grand crivain <br>   et nous, qui le savons, un ami gnreux, profond, discret. <br>   Voil un homme qui a travers sans tapage tous les tumultes du sicle <br>   et qui en a nourri son criture, laborant une somme romanesque <br>   dont l'envergure et la teneur humaine l'galent aux plus illustres, <br>   qui a pay dans sa chair le fait d'avoir pris fait et cause <br>   contre un moment de honte nationale et, surtout, qui a sans cesse tent <br>   de donner  entendre le monde sans effets de manche, <br>   tapant sur sa vieille machine  crire des fictions qui le passent au crible.    <br>   " On crit pour tre lu, me dit-il un jour. Recevoir une lettre d'un lecteur    est un bonheur. <br>   Mme si elle est d'injures. " <br>   La vie de Volodia, ainsi qu'on le nomme avec affection, c'est dj un roman.    <br>   N  Paris (6e arrondissement) dans une famille de la bourgeoisie juive claire,    <br>   migre de Russie avant 1905, c'est au jardin du Luxembourg qu'il apprend     marcher. <br>   Sa premire langue est le franais.  l'ge de cinq ans, il accompagne ses parents     Saint-Ptersbourg. <br>   Pendant plusieurs annes, il passera l'hiver l-bas et l't en France. <br>   " Je lisais Hugo en franais et Pouchkine en russe.  douze ans, je me sentais    un pote russe, <br>   je dclamais mes vers chez Gorki le dimanche. " <br>    l'cole Tnichev, il a pour condisciples Chostakovitch et le fils de Trotski.    <br>    la rvolution, la famille quitte Ptersbourg pour Moscou. <br>   C'est l qu' quinze ans il devient l'un des " Frres Srapion ", groupe littraire    <br>   dont sortirent maints crivains de valeur (Vsevolod Ivanov, Constantin Fdine,    Kavrine, <br>   Nikola Tikhonov, Zochtchenko...). <br>   " Nous lisions  haute voix nos nouvelles, nos pomes, des chapitres de romans.    <br>   Nous nous disions la vrit. Nous n'avions pas de religion littraire. Notre    devise tait <br>   " Chacun son tambour ", pour dire que nous n'avions pas de credo exclusif.<br>   </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Nous tions    onze. C'tait 1920. Nous avions faim et froid. <br>   La vie tait dure mais nous riions beaucoup.<br>   Chklovski,  vingt-sept ans, tait notre an attentif. Nous n'avions ni encre    ni papier. <br>   En classe, nous gardions nos gants, le manteau... " <br>   Il est chez lui en quatre langues : la franaise et la russe donc, plus l'allemande    et l'anglaise, <br>   plutt dans sa version amricaine, car il a t scnariste  Hollywood pendant    la guerre <br>   (pour la Columbia, la Warner, Universal...), <br>   ratant de peu un oscar pour son travail sur <i>The Dark Mirror</i>, ralis    par Robert Siodmak, <br>   avec Olivia de Haviland en vedette... <br>   Il a aussi t charpentier en fer aux chantiers navals de Richmond, <br>   tout prs d'un petit port cher au cur de Jack London. <br>   Je me perds dans la chronologie. Revenons en arrire. Son premier ouvrage paru    est, en 1929, <br>   un <i>Panorama de la littrature russe contemporaine</i>, suivi de <i>Toslto    est mort</i>. <br>   En 1937, c'est ce chef d'uvre, <i>Le Mors aux dents</i>, d'abord roman montr    en train de se faire, <br>   puis rcit pique  la Babel,  la Pilniak, <br>   sur un sujet voisin du film <i>Tempte sur l'Asie</i> de Poudovkine, <br>   et c'est enfin la prodigieuse analyse de la psych d'un contre-rvolutionnaire,    <br>   le baron balte Ungern (quel rle superbe 'et t pour Klaus Kinski !) <br>   pour qui " penser est une lchet " et qui rve de se rincarner en Gengis Khan.    <br>   Autre coup de matre, <i>Deuil en 24 heures</i> (Frank Cassenti en tirera un    tlfilm en 1982). <br>   C'est,  partir de son exprience de la " drle de guerre ", le rcit haletant,    <br>   d'un minutie et d'une acuit de regard digne du cinma, de la dbcle sur les    routes de France. <br>   Sur cette priode, je place ce roman (salu en son temps par Caldwell <br>   et les frres Mann, Thomas et Heinrich, excusez du peu) sur les rayons de la    bibliothque, <br>   entre <i>La route de Flandres</i> de Claude Simon et <i>Un balcon en fort</i>,    de Gracq. Pas moins. <br>   Au milieu des annes trente, se trouvant aux tats-Unis pendant la grande crise,    <br>   Vladimir Pozner en ramne <i>Les tats-Dsunis</i>, qui tiennent  la fois du    reportage et de la nouvelle <br>   (l'une inspirera Sartre pour sa pice <i>La putain respectueuse</i>). <br>   Plus tard, avec <i>Qui a tu H. O. Burrell ?</i>,  partir d'un fait divers    - un petit bourgeois <br>   se tranche la gorge pour " sauver sa femme et ses enfants des communistes "    - il prend <br>   le pouls exact du pays  l'heure maccarthyste. <br>   Comme tous les crivains, Volodia uvre  sa table, mais son combustible de    base <br>   c'est l'exprience historique vcue,  tout le moins approche au plus prs.    <br>   En exergue d'<i>Espagne premier amour</i>, qui s'abreuve, vingt ans aprs les    faits, <br>    ce qu'il vcut en allant repcher, en mission officielle, les intellectuels    espagnols <br>   jets dans les camps d'internement des Pyrnes  la fin de la guerre contre    Franco, <br>   il reprend  son compte cette sentence de Cervants : <br>   " Les histoires inventes sont d'autant meilleures, d'autant <br>   agrables qu'elle s'approchent davantage de la vrit ou de la vraisemblance,    <br>   et les vritables valent d'autant mieux qu'elle sont plus vraies. "<br>   </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Volodia est    membre du Parti communiste franais (depuis 1933, sur le conseil de Gorki, aime-t-il     dire). <br>   Ce n'est certes pas accessoire dans une vie d'homme. Mais le mtier d'crire    <br>   ne se juge pas  cette aune. Son ami Brecht disait aux peintres : <br>   " Si l'on vous demande si vous tes communistes, <br>   mieux vaut produire comme preuves vos tableaux plutt que votre carte du Parti.    " <br>   Ainsi s'avance Volodia, avec ses tableaux taps  la machine. <br>   Quant  l'art d'crire, il se mfie des thories. <br>   " J'y vois trop souvent la tentation de se baser sur ses propres habitudes <br>   pour dcider que ce sera un thorme universel. Chaque fois que j'cris un livre,    <br>   j'ai la sensation d'escalader une montagne. Monter est dur, vers le sommet a    va mieux, <br>   on commence  respirer dans la descente. " <br>   crivain de la plus haute veine, il ne cesse pas d'tre aussi journaliste,<br>   </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">avant-guerre     <i>Vendredi</i>, dans <i>Marianne</i>, <i>Regards</i>, <i>L'Humanit</i> <br>   (collaboration qu'il n'interrompra quasiment jamais, sauf dans son grand ge)    <br>   afin de tmoigner de l'tat du monde ici et l. <br>   J'ai encore en tte sa participation  notre srie " Lire le pays " (1977, le    temps passe, <br>   il ne fait mme que cela). Sous le titre <i>Saint-Tropez dans le rtroviseur</i>,    <br>   il voquait le petit port varois dans les annes vingt, quand il n'y avait pas    de touristes ! <br>   On ne compte pas, non plus, ses interventions dans nos colonnes<br>   sur telle ou telle question brlante. Toujours avec la mme criture, <br>   fluide, prcise, sensible o chaque mot pse son juste poids, sans lest superflu.    <br>   Je le revois dans son appartement, rue Mazarine, au milieu de petites collines    instables de livres, <br>   avec des photos de ses enfants et petits-enfants, des jouets en bois... <br>   Il ouvre un album : courts textes manuscrits de Gorki, Pasternak, Maakovski...,    <br>   autographes de Douglas Fairbanks, Mary Pickford, Chaplin... <br>   Il me confie qu' Hollywood il prenait souvent son petit-djeuner en compagnie    de Garbo. <br>   Je l'envie. C'est qu'il a rencontr, sur presque un sicle, tous ceux qui ont    compt <br>   dans le domaine de l'esprit. Ils l'ont aim ou estim. <br>   C'est qu'il est n ami - comme d'autres sont roux ou hypermtropes - <br>   tant pour le jeune crivain balbutiant que pour le tnor des lettres <br>   qui lui demande conseil sur tel ou tel vers de Pouchkine <br>   ou sur le costume que portait Dashiell Hammett, quand il lui serra la main pour    la premire fois. <br>    la veille de Charonne, Volodia est cruellement bless  la tte par les plastiqueurs    de l'OAS, <br>   Malraux et Andr Wurmser tant galement victime d'attentats. <br>   C'est que les tueurs, par ou-dire, ont su qu'il a publi <i>Le lieu du supplice</i>,    <br>   une suite de rcits qui traitent de l'infamie alors en cours en Algrie. <br>   Il y a, de son propre aveu, quelque chose de cinmatographique dans sa vision    littraire : <br>   " Cela suppose le souci de rechercher le biais, l'angle par lequel la camra    <br>   va saisir un aspect d'un visage, d'un dcor, d'une scne, <br>   qui  la fois en apporte ainsi une vision diffrente et souligne les caractristiques    du sujet. <br>   " On lui doit, n'est-ce pas, avec Daquin, <i>Le point du jour</i>, ce film magnifique    sur les mineurs du Nord. <br>   Avec Roger Vailland, il conut le scnario de <i>Bel-Ami</i> d'aprs Maupassant,    film de Daquin, <br>   aussitt censur pour cause d'allusion directe aux " vnements " d'Algrie.    <br>   Pour Joris Ivens, il compose le texte du sublime <i>Chant des fleuves</i>. <br>   Un crivain complet, qui jamais ne fait le beau dans le cirque littraire. <br>   Un pudique. Un homme fier et bon. <br>    y regarder de prs, ils n'abondent pas, les tres de cette trempe. <br>   Mmorialiste hors pair, dans <i>Vladimir Pozner se souvient</i> (Messidor),    il nous rgale de portraits de sa mre aussi bien que d'Anna Seghers, Oppenheimer,    Hammett, Mauriac, Alexandre Blok, Picasso, <br>   Babel, Neruda, Chagall, Fernand Lger... <br>   Je suis sr qu'il a crit jusqu' son dernier souffle. <br>   En 1986, il donne, aux ditions Actes Sud, un roman bouleversant <br>   qui ne hausse jamais le ton, <i>Le fond des ormes</i>, <br>   qui tresse subtilement l'histoire d'une vie - celle d'un garon <br>   qui perd prmaturment sa mre -  la douleur de voir la nature mutile. <br>   Avec <i>Le lever du rideau</i>, il avait dj explor, de faon bouleversante    et elliptique, <br>   le territoire de l'enfance. <br>   Dans <i>Cuisine bourgeoise</i> (Actes Sud), il se livre  d'poustouflantes    variations balzaciennes <br>   sur les annes trente. Son art d'crire est tout entier tendu vers la simplicit.    <br>    son propos, Claude Prvost rappelle le mot de Goethe : <br>   " Le sens le plus haut dans l'espace le plus mince. " <br>   C'est cela qui, d'ores et dj, le constitue en vritable classique. <br>   Volodia s'est effac, l'uvre demeure, qui va grandir, ayant tout le temps devant    elle. <br>   Nous pensons au chagrin des siens,  Ida, son pouse, son double attentif et    tendre. <br>   C'est dchirant de perdre Volodia. <br>   Jean-Pierre Lonardini <br>   L'Humanit, 21 fvrier 1992 </font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="4">Mort de Vladimir    Pozner</font></p> <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">L'auteur du <i>Mors    aux dents</i>, ce superbe portrait du baron Ungern et de son pope <br>   contre les bolcheviks, vient de mourir. S'il n'a pas connu la clbrit qu'il    mritait, <br>   il ne s'en souciait gure : <br>   " La gloire et les honneurs ne me font pas courir, avait-il coutume de dire    ces dernires annes. <br>   L'essentiel reste le plaisir que l'on prend  faire les choses. Je l'ai trouv    dans l'criture, cela me suffit. " <br>   Il aurait pu ajouter le plaisir de l'amiti. Car Vladimir Pozner, au cours d'une    vie<br>   </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">ballotte    par l'Histoire, a rencontr un bon nombre des figures du sicle : <br>   Bertolt Brecht et Charlie Chaplin, Dashiell Hammett et Fernand Lger, <br>   Franois Mauriac et Robert Oppenheimer, Picasso, Aragon et Malraux... <br>   N  Paris en 1905, issu de parents d'origine juive et russe qui avaient migr    pour raisons politiques, <br>   Vladimir Pozner reviendra souvent en Russie  la suit d'une amnistie. <br>   Ainsi, en 1917, il assistera par hasard  la Rvolution d'Octobre. <br>   C'est par amiti pour Gorki qu'il adhrera plus tard, en 1933, au PCF. C<br>   Car, entre-temps, Pozner est revenu en France o il fait ses dbuts dans le    journalisme. <br>   Il collabore  une foule de journaux de gauche, <i>Vendredi</i>, <i>L'Humanit,    Marianne</i> <br>   et commence  publier des livres qui tiennent autant du tmoignage, <br>   du reportage ou du document que de la fiction. <br>   Parmi ses uvres marquantes de l'entre-deux-guerres, citons <i>Les tats-Dsunis</i>    (1938), <br>   une charge svre contre les tats-Unis, et <i>Le mors aux dents</i> (1937).    <br>   En 1940, afin d'chapper  la Gestapo, il part pour les tats-Unis. <br>   Il y publiera <i>Deuil en 24 heures</i> (1942), certainement l'un des romans    les plus durs <br>   sur la dbcle de 1940. Mais surtout, il est introduit  Hollywood <br>   o il commence une carrire de scnariste. <br>   Revenu en France, il publie de nouveaux livres, <i>Le lieu du supplice</i>,    sur la guerre d'Algrie, <br>   <i>Espagne premier amour</i>, sur la guerre d'Espagne, ou <i>Mal de lune</i>,    sur la guerre atomique... <br>   En lisant son beau recueil de souvenirs, <i>Vladimir Pozner se souvient</i>    (Messidor), <br>   on s'aperoit que ce grand tmoin a su crer un genre qui tient  la fois du    documentaire <br>   et de la forme romanesque. <br>   Le Figaro, 21 fvrier 1992 </font></p> <p align="right"><b><a href="../">&lt;&lt; Retou</a></b><a href="Site%20VP%20Home.html">r</a></p> </body> </html> 
