<HTML> <HEAD>   <META name="Author" content="Ministere de la Recherche">   <META name="Webmaster" content="Anne Bedel et Christophe Jacquemin">   <TITLE>Colloque international "Science et soci&eacute;t&eacute;" : discours   de cl&ocirc;ture de Roger-G&eacute;rard Schwartzenberg (1er d&eacute;cembre   2000)</TITLE>   <BASE TARGET="_top"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#6699cc" TEXT="#003366" LINK="#CC0000" VLINK="#990000"> <CENTER>   <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="0" ALIGN="Center" bgcolor=#f0f8ff>     <TR>       <TD><FONT face="Arial" size="2"><A HREF="../../default.htm"><IMG SRC="../../images/logo/logorech.gif" 	    WIDTH="107" HEIGHT="70" ALT="logo du minist&egrave;re de la Recherche" BORDER="0"></A></FONT></TD>       <TD><P ALIGN=Center> 	<FONT size="2" face="Arial Rounded MT Bold"> &nbsp; 	&nbsp;&nbsp;</FONT><FONT size="2" face="Arial"><A HREF="../../ministre/default.htm" 	    TARGET="_top">Ministre</A></FONT> <FONT size="2" face="Arial"> 	|</FONT>&nbsp;<FONT size="2" face="Arial Rounded MT Bold">&nbsp;</FONT><FONT 	    size="2" face="Arial"><A HREF="../../ministere.htm">Minist&egrave;re</A> 	|</FONT> 	<FONT size="2" face="Arial"><A HREF="../../recherche/default.htm">Recherche</A><FONT 	    size="2"> | <A HREF="../../technologie/default.htm">Technologie</A> | 	<A HREF="../../espace/default.htm">Espace</A></FONT> | 	<A HREF="../../recherche/politic/default.htm">Politique 	g&eacute;n&eacute;rale</A> | 	<A HREF="http://www.education.gouv.fr/bo/default.htm">B.O.</A></FONT><BR> 	<FONT size="2" face="Arial"><A HREF="../../appel/default.htm" TARGET="_top">Appels 	&agrave; propositions</A> | 	<A HREF="../../recherche/aci/default.htm">ACI</A>&nbsp;|<I> 	</I></FONT><FONT size="2" face="Arial "><A HREF="../../technologie/reseaux/default.htm">R&eacute;seaux 	de recherche</A></FONT><FONT size="2" face="Arial"><I> 	</I>|<I>&nbsp;</I><A HREF="../../discours/default.htm">Communiqu&eacute;s</A> 	| <A HREF="../../rapport/default.htm">Rapports</A> | 	<A HREF="../../brochure/default.htm">Brochures</A></FONT><BR> 	<FONT size="2" face="Arial"><A HREF="../../actu/default.htm">Actualit&eacute; 	du&nbsp;site</A> |&nbsp;<A HREF="../../htdig/default.htm">Chercher</A> | 	<A HREF="../../courrier.htm"><IMG SRC="../../images/base/courrier.gif" ALIGN="Top" 	    BORDER="0" WIDTH="20" HEIGHT="12" ALT="nous &eacute;crire"></A> | 	<A HREF="../../lien.htm">Liens utiles </A>| <A HREF="../../faq.htm">FAQ</A> 	| <A HREF="../../sigle.htm">Sigles</A> | <A HREF="../../plan.htm">Plan du 	site</A> | 	</FONT><FONT face="Arial"><FONT size="2"><A HREF="../../apropos.htm">A propos 	</A></FONT></FONT></TD>     </TR>   </TABLE> </CENTER> <P> <CENTER>   <TABLE width="615" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" bgcolor="#FFFFFF">     <TR>       <TD align="left" valign="top"><TABLE width="615" height="294" border="0" 	cellspacing="0" cellpadding="0" bgcolor="#FFFFFF"> 	  <TR> 	    <TD align="left" valign="top"><DIV align="center"> 		<CENTER> 		  <TABLE BORDER="0" CELLSPACING="4" CELLPADDING="10" WIDTH="100%" BGCOLOR="#FFFFFF"> 		    <TR> 		      <TD align="center" valign="top" width="586"><IMG SRC="../../images/logo/vpfue.gif" 			    WIDTH="20" HEIGHT="21" ALT="vignette logo pr&eacute;sidence fran&ccedil;aise de l'Union Europ&eacute;nne" 			    BORDER="0"> 			<FONT face="Arial" COLOR="#CC0000" SIZE="5"><B>C</B></FONT><FONT face=arial 			    size="4">olloque international "Science et Soci&eacute;t&eacute;"</FONT><BR> 			&nbsp;<BR> 			<FONT face=arial size="3"><B>Discours de cl&ocirc;ture de Roger-G&eacute;rard 			Schwartzenberg</B> </FONT> 			<P ALIGN=Left> 			<I>1er&nbsp;D&eacute;cembre 2000 </I>- <I>Paris </I>- <I>La Sorbonne</I> 			<P ALIGN=Left> 			Ayant pris connaissance avec beaucoup d'int&eacute;r&ecirc;t des rapports 			&eacute;manant des Tables rondes et des interventions de mes coll&egrave;gues 			ministres de la Recherche, je voudrais, en cl&ocirc;ture, exprimer mon point 			de vue sur l'objet de ce colloque "Science et soci&eacute;t&eacute;".<BR> 			Longtemps a pr&eacute;valu la confiance dans les sciences et les techniques, 			dans le progr&egrave;s qu'elles apportaient n&eacute;cessairement &agrave; 			la soci&eacute;t&eacute;. 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Le scientisme du XIX&egrave;me si&egrave;cle</B><BR> 			Le XIX&egrave;me si&egrave;cle, dans sa seconde moiti&eacute;, a &eacute;t&eacute; 			le si&egrave;cle du scientisme. Le si&egrave;cle de la confiance absolue 			dans la Science, magnifique, exalt&eacute;e, cens&eacute;e pouvoir apporter 			des solutions &agrave; tous les probl&egrave;mes de l'humanit&eacute;.<BR> 			Port&eacute;s par le progr&egrave;s rapide des connaissances, les savants 			apparaissaient alors comme les d&eacute;positaires de la raison et de la 			v&eacute;rit&eacute;. Comme les servants du progr&egrave;s.<BR> 			Si&egrave;cle du rationalisme triomphant, le XIX&egrave;me si&egrave;cle 			consid&eacute;rait la science comme le vecteur essentiel du progr&egrave;s 			humain. 			<P ALIGN=Left> 			C'est l'attitude m&ecirc;me d'Alfred Nobel quand il r&eacute;dige le 27 novembre 			1895 son testament et quand il cr&eacute;&eacute; les prix Nobel, annuellement 			"attribu&eacute;s &agrave; ceux qui auront rendu les plus grands services 			&agrave; l'humanit&eacute;".<BR> 			Le postulat, c'est que les d&eacute;couvertes de la science ne peuvent apporter 			que des bienfaits concrets &agrave; la soci&eacute;t&eacute;. 			<P ALIGN=Left> 			Certains &eacute;taient all&eacute;s encore plus loin dans cet &eacute;loge 			de la science. Comme par exemple Ernest Renan dans L'Avenir de la science. 			Consid&eacute;rant que la religion devait &ecirc;tre remplac&eacute;e par 			une science de l'humanit&eacute;. Son objectif : "organiser scientifiquement 			l'humanit&eacute;."<BR> 			Les savants &eacute;tait presque consid&eacute;r&eacute;s comme les ap&ocirc;tres 			de ce nouveau culte, de cette nouvelle religion de remplacement, substitut 			fonctionnel des croyances d&eacute;funtes. 			<P ALIGN=Left> 			La fin du XIX&egrave;me si&egrave;cle, c'&eacute;tait "la mort de Dieu" 			annonc&eacute;e par Nietzsche, et l'av&eacute;nement du culte de la Science. 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Le XX&egrave;me si&egrave;cle : une attitude ambivalente face &agrave; 			la science</B><BR> 			Cette confiance d&eacute;vote dans la science et ses vertus n'a plus cours 			au XX&egrave;me si&egrave;cle, qui exerce son droit d'inventaire par rapport 			aux d&eacute;couvertes scientifiques.<BR> 			D&eacute;sormais, la soci&eacute;t&eacute; a une attitude ambivalente face 			&agrave; la science, dont les applications sont consid&eacute;r&eacute;es 			comme sources tant&ocirc;t de bienfaits, tant&ocirc;t de m&eacute;faits.<BR> 			Auparavant, la science n'avait que des avocats. D&eacute;sormais, elle a 			aussi ses procureurs, souvent excessifs, qui requi&egrave;rent contre ses 			risques et ses dangers. 			<P ALIGN=Left> 			Parmi les bienfaits de la science, bien s&ucirc;r, les progr&egrave;s dus 			&agrave; la m&eacute;decine et &agrave; l'hygi&egrave;ne, c'est-&agrave;-dire 			l'am&eacute;lioration de la sant&eacute; et l'allongement de la dur&eacute;e 			de vie.<BR> 			Le Pr Maurice Tubiana le rappelait r&eacute;cemment : "Jamais la sant&eacute; 			dans notre pays n'a &eacute;t&eacute; meilleure et elle continue &agrave; 			s'am&eacute;liorer". L'indicateur de l'esp&eacute;rance de vie en t&eacute;moigne. 			En 1900, l'esp&eacute;rance de vie moyenne &eacute;tait seulement de 45 ans. 			Aujourd'hui, elle d&eacute;passe 78 ans et elle continue de s'accro&icirc;tre 			au rythme de deux mois tous les ans. 			<P ALIGN=Left> 			Le Pr Etienne-Emile Baulieu le souligne aussi : "La moiti&eacute; des fillettes 			qui naissent aujourd'hui atteindront 100 ans." D&eacute;sormais, l'on vit 			plus longtemps et en meilleure forme. 			<P ALIGN=Left> 			Le XX&egrave;me si&egrave;cle a fait reculer la maladie et la mort. Du prix 			Nobel d&eacute;cern&eacute; en 1945 &agrave; Alexander Fleming pour l'invention 			de la p&eacute;nicilline aux th&eacute;rapies cellulaires et g&eacute;niques, 			si prometteuses, qui marquent la derni&egrave;re d&eacute;cennie.<BR> 			Pourtant, l&agrave; aussi, une r&eacute;action ambivalente se fait jour face 			aux d&eacute;veloppements de la g&eacute;nomique et de la post-g&eacute;nomique, 			per&ccedil;us &agrave; la fois comme facteur de progr&egrave;s et comme facteur 			d'inqui&eacute;tude.<BR> 			D'un c&ocirc;t&eacute;, on voit bien les chances de mise au point de nouvelles 			th&eacute;rapies, de nouveaux m&eacute;dicaments. Mais, de l'autre, on 			appr&eacute;hende les risques de manipulation de la substance vivante, avec 			le clonage reproductif, ou de commercialisation, de "marchandisation" de 			l'humain. 			<P ALIGN=Left> 			Car on dresse aussi la liste des risques, des dangers, voire des m&eacute;faits 			de la science, avec sa capacit&eacute; &agrave; intervenir au c&#156;ur 			m&ecirc;me des m&eacute;canismes de la mati&egrave;re et du vivant. 			D&eacute;sormais, la science peut modifier la mati&egrave;re, le monde vivant 			et m&ecirc;me la nature humaine. 			<P ALIGN=Left> 			D&egrave;s les ann&eacute;es 1950, les sp&eacute;cialistes de l'atome et 			de la physique nucl&eacute;aire, comme Albert Einstein, Robert Oppenheimer 			ou Fr&eacute;d&eacute;ric Joliot-Curie, avaient pris conscience des risques 			impliqu&eacute;s par leurs travaux et s'en &eacute;taient publiquement 			alarm&eacute;s. En s'interrogeant sur le r&ocirc;le de la science dans le 			monde contemporain.<BR> 			A son tour, le nucl&eacute;aire civil allait provoquer inqui&eacute;tude 			et pol&eacute;miques, concentr&eacute;es aujourd'hui autour du devenir des 			d&eacute;chets radioactifs. 			<P ALIGN=Left> 			Au-del&agrave; du risque nucl&eacute;aire, la fin du XX&egrave;me sic&egrave;le 			est marqu&eacute;e par d'autres interrogations, doutes et craintes, qui 			concernent surtout la sant&eacute;, la s&eacute;curit&eacute; alimentaire 			et l'environnement : OGM, "vache folle" (ESB) et nouveau variant de la maladie 			de Creutzfeldt-Jakob, &eacute;mission de gaz &agrave; effet de serre, changements 			climatiques et r&eacute;chauffement de la plan&egrave;te, devenir des 			d&eacute;chets radioactifs...<BR> 			D&eacute;sormais, plut&ocirc;t que de rappeler les progr&egrave;s dus &agrave; 			la science (et notamment &agrave; la recherche th&eacute;rapeutique), on 			met parfois l'accent sur ce qu'on pourrait appeler "les infortunes du 			progr&egrave;s" scientifique et technologique. 			<P ALIGN=Left> 			L'aventure du savoir provoque moins de r&eacute;actions positives que de 			doutes et de craintes. Nagu&egrave;re, l'image du savant &eacute;tait celle 			du savant bienfaiteur de l'humanit&eacute;, tel Louis Pasteur. Aujourd'hui, 			revient parfois le mythe du Dr Frankenstein, comme dans le roman de 1817 			de Mary Shelley, "Frankenstein ou le Prom&eacute;th&eacute;e moderne".<BR> 			L'image du savant bienfaiteur commence &agrave; &ecirc;tre supplant&eacute;e 			par celle de l'apprenti-sorcier, qui d&eacute;fierait inconsid&eacute;r&eacute;ment 			les lois de la nature, en d&eacute;miurge mal inspir&eacute; ou irresponsable. 			<P ALIGN=Left> 			La science est d&eacute;sormais en proc&egrave;s. Elle suscite rarement 			l'enthousiasme de nagu&egrave;re, et parfois le scepticisme, 			l'anxi&eacute;t&eacute; voire l'hostilit&eacute;.<BR> 			Dans ce proc&egrave;s fait &agrave; la science, les doctrinaires de 			l'&eacute;cologisme -que je confonds pas avec les d&eacute;fenseurs de 			l'environnement- sont souvent en premi&egrave;re ligne. On sacralise, on 			mythifie la nature. Celle-ci est toujours jug&eacute;e pr&eacute;f&eacute;rable 			&agrave; l'invention humaine, dans un r&eacute;flexe au fond tr&egrave;s 			conservateur. Face &agrave; l'&eacute;cosyst&egrave;me, investi d'une valeur 			intrins&egrave;quement sup&eacute;rieure, l'homme est pr&eacute;sent&eacute; 			comme un pr&eacute;dateur nuisible, parfois anim&eacute; d'une barbarie 			destructrice. 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>La grande peur de l'an 2000</B><BR> 			D'apr&egrave;s les m&eacute;morialistes, "l'an mil" a &eacute;t&eacute; 			marqu&eacute; par de grandes frayeurs collectives, li&eacute;es &agrave; 			l'entr&eacute;e dans un nouveau mill&eacute;naire. 			<P ALIGN=Left> 			Avec l'an 2000, on retrouve presque ces grandes peurs mill&eacute;naristes, 			orchestr&eacute;es par de nouveaux proph&egrave;tes, prompts &agrave; dresser 			un tableau apocalyptique d'un futur qui serait menac&eacute; par la mont&eacute;e 			des p&eacute;rils.<BR> 			Dans ce climat de d&eacute;sarroi ou d'anxi&eacute;t&eacute; collective, 			certains cultivent le recours &agrave; l'irrationnel. Il ne s'agit pas de 			convaincre par des arguments logiques, d'expliquer, d'informer. Il s'agit, 			au contraire, de miser sur l'&eacute;motion, voire de cultiver des 			fantasmes.<BR> 			Cette culture de l'irrationnel donne la priorit&eacute; &agrave; l'&eacute;motion 			sur la raison. On quitte le domaine de la pens&eacute;e organis&eacute;e, 			rationnellement construite, logiquement exprim&eacute;e pour le registre 			des impressions et des sentiments subjectifs, des passions et des peurs. 			<P ALIGN=Left> 			Le scientisme excessif de 1900 va-t-il &ecirc;tre remplac&eacute; en 2000 			par un nouvel obscurantisme, par le refus des nouveaux savoirs, des nouvelles 			connaissances, des nouvelles techniques ? Va-t-on se situer d&eacute;sormais 			&agrave; l'oppos&eacute; des valeurs h&eacute;rit&eacute;es des Lumi&egrave;res 			et faire l'apologie de l'anti-science pour soutenir que le progr&egrave;s 			scientifique et technologique apporterait non le bonheur, mais le malheur 			de l'humanit&eacute; ? 			<P ALIGN=Left> 			Va-t-on passer de l'esprit de l'Encyclop&eacute;die, va-t-on passer de Diderot 			au Rousseau du Discours sur les sciences et les arts, pr&eacute;sentant celles-ci 			comme forgeant le malheur de l'homme, qui se serait &eacute;loign&eacute; 			de la nature ? 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Le sondage " Les Fran&ccedil;ais et la recherche scientifique"</B><BR> 			Il &eacute;tait donc n&eacute;cessaire d'interroger les Fran&ccedil;ais 			eux-m&ecirc;mes, pour savoir ce qu'ils pensent v&eacute;ritablement aujourd'hui 			de la science. C'est ce qu'a fait en ce mois de novembre la SOFRES &agrave; 			la demande du Minist&egrave;re de la Recherche dans un sondage intitul&eacute; 			"Les Fran&ccedil;ais et la recherche scientifique". 			<P ALIGN=Left> 			En r&eacute;alit&eacute;, ce qui ressort de cette enqu&ecirc;te, c'est que 			nos concitoyens se font une image largement positive de la science : 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    90 % estiment que la recherche doit &ecirc;tre une priorit&eacute;, dont 			    30 % estiment qu'elle doit &ecirc;tre "une des principales priorit&eacute;s 			    du pays". 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    65 % estiment que la part du budget de l'Etat consacr&eacute;e &agrave; la 			    recherche scientifique et technologique doit &ecirc;tre augment&eacute;e. 			    Deux tiers des sond&eacute;s accordent donc du prix &agrave; la recherche 			    et d&eacute;sirent que le budget, aliment&eacute; par leurs imp&ocirc;ts, 			    lui consacre des cr&eacute;dits accrus. 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			Il y a donc une tr&egrave;s bonne conscience chez nos concitoyens de l'importance 			primordiale de la recherche scientifique et technologique, matrice des nouvelles 			connaissances et moteur principal de la comp&eacute;titivit&eacute;, de la 			croissance et de l'emploi. 			<P ALIGN=Left> 			A la question, "compte tenu du progr&egrave;s scientifique et technologique, 			avez-vous le sentiment que l'on vit mieux qu'il y a 20 ans ?", 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    67% r&eacute;pondent oui.<BR> 			    Ce pourcentage &eacute;lev&eacute; traduit une tr&egrave;s forte confiance 			    dans le progr&egrave;s scientifique et technologique, dans ce qu'il apporte 			    comme bienfaits, comme contributions positives et concr&egrave;tes &agrave; 			    la vie quotidienne. 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    10% des sond&eacute;s estiment que l'on vit "pareil" qu'il y a 20 ans et 			    21 % seulement "moins bien". 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			Brefs, les Fran&ccedil;ais n'ont pas peur du progr&egrave;s. Ils le 			pl&eacute;biscitent presque, sans verser dans les grandes peurs fantasmatiques 			d&eacute;velopp&eacute;es par certaines contempteurs du progr&egrave;s. 			<P ALIGN=Left> 			Cette foi optimiste dans la science se manifeste aussi par la conviction 			que celle-ci pourra toujours continuer &agrave; avancer. 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    70% pensent que "la connaissance scientifique pourra toujours continuer &agrave; 			    progresser", contre 26% seulement qui estiment que celle-ci "finira par se 			    heurter &agrave; des obstacles insurmontables." 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			Par ailleurs, quand on leur demande quelles doivent &ecirc;tre les deux 			priorit&eacute;s de la recherche : 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    84 % choisissent la recherche m&eacute;dicale et 54 % la recherche 			    environnementale (biodiversit&eacute;, pollution, r&eacute;chauffement 			    climatique). 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			La recherche la plus appr&eacute;ci&eacute;e est donc celle qui porte sur 			la sant&eacute; et sur l'environnement. Ce qu'on appr&eacute;cie d'abord 			dans la recherche, c'est sa capacit&eacute; &agrave; sauver des vies humaines 			et &agrave; sauvegarder l'environnement. 			<P ALIGN=Left> 			La recherche s'humanise et se met "&agrave; l'&eacute;chelle humaine ". Les 			enjeux de la recherche quitte le monde des machines, privil&eacute;gi&eacute; 			dans les ann&eacute;es 1950 &agrave; 1970, pour le monde du vivant et de 			la nature.<BR> 			Cette confiance dans la science et ses r&eacute;alisations s'accompagne d'une 			confiance dans les scientifiques. <BR> 			A la question "pour contr&ocirc;ler le progr&egrave;s scientifique et 			technologique et s'assurer de son respect des questions &eacute;thiques, 			&agrave; qui feriez-vous le plus confiance ?" 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    53 % r&eacute;pondent "les scientifiques". <BR> 			    Ce pourcentage monte m&ecirc;me &agrave; 55 % chez les 18-24 ans. 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			Pour veiller &agrave; la sauvegarde de l'&eacute;thique par la recherche, 			les Fran&ccedil;ais font donc spontan&eacute;ment confiance aux scientifiques 			eux-m&ecirc;mes. En les percevant comme des femmes et des hommes de science 			et de conscience tout &agrave; la fois. Des femmes et des hommes de raison 			et de sagesse, de responsabilit&eacute;, jug&eacute;s les mieux plac&eacute;s 			pour concilier eux-m&ecirc;mes science et &eacute;thique. 			<P ALIGN=Left> 			Le scientifique donc inspire confiance &agrave; ses concitoyens. <BR> 			De m&ecirc;me, le m&eacute;tier de chercheur est valoris&eacute; : 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    84 % le jugent "attirant pour un jeune" 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    59 % le jugent "ouvert sur le monde et la soci&eacute;t&eacute; ". 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Pour une science publique</B><BR> 			Il faut conforter ce sentiment positif &agrave; l'&eacute;gard de la science 			par des mesures concr&egrave;tes.<BR> 			En <A HREF="dsciesoc.htm">ouvrant hier ce colloque</A>, j'ai soulign&eacute; 			qu'&agrave; mon sens, la science doit &ecirc;tre une science publique et 			une science citoyenne.<BR> 			La science ne peut vivre isol&eacute;e de la soci&eacute;t&eacute;. Repli&eacute;e 			dans une tour d'ivoire ou dans une forteresse du savoir acad&eacute;mique. 			Elle ne peut cultiver l'herm&eacute;tisme et communiquer seulement avec un 			petit cercle d'initi&eacute;s. Elle ne peut s&eacute;parer le savoir et le 			faire-savoir. 			<P ALIGN=Left> 			Il faut am&eacute;liorer la connaissance de la science par les citoyens. 			Le public doit pouvoir conna&icirc;tre les r&eacute;sultats de la recherche 			et se faire une opinion sur l'&eacute;tat des ses avanc&eacute;es.<BR> 			Dans ce but, il faut renforcer le syst&egrave;me d'&eacute;valuation de la 			recherche et sa publicit&eacute;. Il faut d&eacute;velopper la communication 			scientifique, afin que les chercheurs d&eacute;fendent publiquement leurs 			projets de recherche.<BR> 			Surtout, il faut d&eacute;velopper la culture scientifique et technique par 			tous les moyens disponibles : journaux et revues, &eacute;missions scientifiques 			sur les radios et les t&eacute;l&eacute;visions, films, expositions des 			mus&eacute;es scientifiques, festivals, journ&eacute;es portes ouvertes dans 			les universit&eacute;s et les organismes de recherche, "semaine de la Science", 			etc. 			<P ALIGN=Left> 			C'est l'objet m&ecirc;me de la 			"<A HREF="../../fete/2000/default.htm">F&ecirc;te de la science</A>", que 			le Minist&egrave;re de la Recherche vient d'organiser du 16 au 22 octobre 			: cr&eacute;er un sentiment de proximit&eacute; et de familiarit&eacute; 			avec la science. Une science qui doit &ecirc;tre proche de tous.<BR> 			La science doit aller &agrave; la rencontre du public et "descendre dans 			la rue". Elle doit &ecirc;tre une science d&eacute;sanctuaris&eacute;e. Elle 			doit &ecirc;tre une science publique, une science vivante et conviviale. 			Bref, une science partag&eacute;e par la soci&eacute;t&eacute;. 			<P ALIGN=Left> 			Ce qui est en jeu, c'est le droit de savoir, pour disposer du pouvoir de 			d&eacute;cider.<BR> 			Cela pose le probl&egrave;me des m&eacute;dias face &agrave; la science. 			<P ALIGN=Left> 			63% des personnes sond&eacute;es par la SOFRES en novembre 2000 ne s'estiment 			"pas suffisamment inform&eacute;es sur les d&eacute;couvertes scientifiques". 			Ce pourcentage monte m&ecirc;me &agrave; 74% chez les 18-24 ans.<BR> 			D'o&ugrave; vient ce d&eacute;ficit d'information ? Des m&eacute;dias, surtout 			audiovisuels. "Diriez-vous qu'il y a suffisamment ou pas suffisamment 			d'information scientifiques ?". Pour la presse &eacute;crite, la r&eacute;ponse 			est presque &eacute;quilibr&eacute;e : "suffisamment" : 44%, "pas suffisamment" 			42%. En revanche, pour la t&eacute;l&eacute;vision et la radio, la r&eacute;ponse 			" pas suffisamment " l'emporte tr&egrave;s nettement avec respectivement 			62% et 58%. 			<P ALIGN=Left> 			Enfin, les sond&eacute;s estiment que les m&eacute;dias en g&eacute;n&eacute;ral 			rendent plut&ocirc;t mal compte des d&eacute;couvertes scientifiques (47%), 			des applications pratiques des innovations scientifiques (51%) et des sujets 			sur lesquels les chercheurs travaillent (60%). 			<P ALIGN=Left> 			Ce d&eacute;sir de connaissance, cette volont&eacute; d'&ecirc;tre inform&eacute; 			et de disposer du droit de savoir se heurte donc &agrave; une fonction 			d'information scientifique mal assur&eacute;e par les m&eacute;dias, surtout 			audiovisuels. 			<P ALIGN=Left> 			Je souhaite que les dirigeants des grands m&eacute;dias audiovisuels 			s'interrogent face &agrave; ces r&eacute;ponses et exercent mieux leurs 			responsabilit&eacute;s, en cessant de r&eacute;duire la science &agrave; 			la portion congrue dans leurs programmes. 			<P ALIGN=Left> 			Alors que la science a occup&eacute; une part importante dans les programmes 			t&eacute;l&eacute;vis&eacute;s jusqu'aux ann&eacute;es 1975, celle-ci a de 			moins en moins de place sur les cha&icirc;nes fran&ccedil;aises et &agrave; 			m&ecirc;me disparu de certaines dont les &eacute;crans sont vides 			d'&eacute;missions sur la science. <BR> 			Il serait regrettable que, pour la science, la t&eacute;l&eacute;vision devienne 			le monde du silence. 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Une science citoyenne</B><BR> 			Nous devons aussi d&eacute;velopper une science citoyenne. Une science au 			contact direct des citoyens et de leurs interrogations.<BR> 			Il faut rapprocher science et soci&eacute;t&eacute;. Il faut "repolitiser 			la science", c'est-&agrave;-dire lui faire retrouver sa place dans la Cit&eacute;, 			dans le d&eacute;bat civique et politique. Comme il importe en 			d&eacute;mocratie.<BR> 			Celle-ci ne peut s'arr&ecirc;ter aux portes de la science et de la technologie. 			Les citoyens ne veulent plus qu'on &eacute;vacue du d&eacute;bat politique 			ce qui rel&egrave;ve des sciences et des techniques. Ils veulent avoir leur 			mot &agrave; dire. Bref, ils veulent davantage de d&eacute;mocratie. 			<P ALIGN=Left> 			L'attention de nos concitoyens se porte tr&egrave;s l&eacute;gitimement vers 			des questions essentielles comme les applications de la g&eacute;nomique 			et de la post-g&eacute;nomique, les th&eacute;rapies g&eacute;niques et 			cellulaires, les recherches sur les cellules souches embryonnaires, l'ESB 			et la maladie de Creutzfeldt-Jakob, les OGM, l'effet de serre ou le devenir 			des d&eacute;chets radioactifs. 			<P ALIGN=Left> 			Par ailleurs, la science est largement absente du d&eacute;bat public et 			des programmes politiques. Jaur&egrave;s ou Mend&egrave;s France parlaient 			de la science. Aujourd'hui, les partis politiques n'en parlent plus 			gu&egrave;re.<BR> 			Les enjeux scientifiques doivent faire leur entr&eacute;e -ou plut&ocirc;t 			leur retour- dans les programmes des partis politiques. Ceux-ci doivent sortir 			de leur mutisme sur ces sujets, sinon les crises &agrave; chaud, comme celle 			de la "vache folle" risquent de se multiplier. Dans l'urgence.<BR> 			S'il y a aujourd'hui crise de la repr&eacute;sentation et une certaine perte 			de confiance dans les institutions politiques, c'est notamment parce que 			le Parlement, qui devrait &ecirc;tre le lieu naturel des grands d&eacute;bats 			de soci&eacute;t&eacute;, est parfois devenu le lieu de d&eacute;bats convenus 			et traditionnels, qui paraissent hors du temps pr&eacute;sent. 			<P ALIGN=Left> 			Il appartient donc au Parlement de d&eacute;battre davantage des choix 			scientifiques et technologiques, en organisant p&eacute;riodiquement des 			d&eacute;bats d'orientation qui leur soient sp&eacute;cifiquement 			consacr&eacute;s. 			<P ALIGN=Left> 			Pour favoriser le d&eacute;veloppement du d&eacute;bat, l'on pourrait aussi 			s'inspirer des nouvelles formes de dialogue en usage au Royaume-Uni, aux 			Pays-Bas et en Scandinavie : c'est-&agrave;-dire les "conf&eacute;rences 			de citoyens" ou les "conf&eacute;rences de consensus". 			<P ALIGN=Left> 			Ces nouvelles proc&eacute;dures de consultation et de discussion peuvent 			contribuer utilement au d&eacute;bat et &agrave; la prise de parole des citoyens. 			Une fois en possession de tous les &eacute;l&eacute;ments d'information, 			des citoyens ordinaires peuvent mener un dialogue de qualit&eacute; avec 			les experts, poser &agrave; ceux-ci des questions judicieuses, &eacute;mettre 			des jugements &eacute;quilibr&eacute;s et parvenir &agrave; un consensus 			raisonnable.<BR> 			Une 			<A HREF="http://www.senat.fr/Extense/bin/nph-cgi_view.cgi?file=%2Fappl%2Fusers%2Fmcweb%2Fdoc%2Fopecst%2Fconference.html&amp;words=conf%E9rence+de+citoyens+OGM&amp;base=http%3A%2F%2Fwww.senat.fr%2Fopecst%2Fconference.html#marker">exp&eacute;rience 			de ce type a eu lieu en France</A> &agrave; propos des OGM, &agrave; l'initiative 			de l'Office parlementaire d'&eacute;valuation des choix scientifiques et 			technologiques, qui, d'ailleurs, produit des travaux de grande qualit&eacute;. 			<P ALIGN=Left> 			Etre inform&eacute;s, pouvoir d&eacute;battre et, enfin, participer &agrave; 			la d&eacute;cision. Soit par une r&eacute;vision constitutionnelle visant 			&agrave; &eacute;largir le champ du r&eacute;f&eacute;rendum. Soit par une 			nouvelle attitude des candidats et des partis politiques, qui inscriraient 			les choix scientifiques et technologiques dans les programmes qu'ils soumettent 			aux &eacute;lecteurs pour les l&eacute;gislatives et les pr&eacute;sidentielles, 			comme cela vient de se faire pour la campagne pr&eacute;sidentielle 			am&eacute;ricaine.<BR> 			A cet &eacute;gard, si l'on veut que les &eacute;lecteurs puissent ressaisir 			le pouvoir de d&eacute;cider sur ces enjeux, la campagne pr&eacute;sidentielle 			et l&eacute;gislative de 2002 devra faire une place nettement accrue aux 			grands choix scientifiques. 			<P ALIGN=Left> 			C'est le devoir des partis politiques, qui, sur ces sujets, paraissent 			aujourd'hui inop&eacute;rants. <BR> 			"Pour emp&ecirc;cher la mise en &#156;uvre d'un choix scientifique qui vous 			para&icirc;t avoir des cons&eacute;quences dangereuses pour l'homme ou la 			nature (par exemple dans le domaine de l'&eacute;nergie, de l'alimentation 			ou de la sant&eacute;), &agrave; quoi seriez vous pr&ecirc;t ?" ; signer 			une p&eacute;tition (56%), boycotter un produit (54 %), participer &agrave; 			une manifestation (42%), r&eacute;clamer un r&eacute;f&eacute;rendum (39%), 			adh&eacute;rer &agrave; une association (30%) et, enfin, militer dans un 			parti politique : 5% seulement&#133;.<BR> 			Il est grand temps que les formations politiques r&eacute;int&egrave;grent 			les enjeux scientifiques dans leur discours et leur projet. 			<P ALIGN=Left> 			La politique est l'affaire de chacun. Elle doit donc englober aussi la science, 			qui concerne chacun.<BR> 			Notre d&eacute;mocratie est politique, sociale et &eacute;conomique. Elle 			doit devenir aussi une d&eacute;mocratie scientifique. 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Dix propositions</B><BR> 			Pour rapprocher science et soci&eacute;t&eacute;, pour d&eacute;velopper 			une science publique et citoyenne, je propose donc 10 mesures concr&egrave;tes, 			concernant plus particuli&egrave;rement la France. 			<UL> 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Favoriser l'&eacute;ducation civique &agrave; la science</B>, en 			    renfor&ccedil;ant dans les programmes d'&eacute;ducation civique des 			    coll&egrave;ges et lyc&eacute;es la place consacr&eacute;e au r&ocirc;le 			    des citoyens et des institutions repr&eacute;sentatives en mati&egrave;re 			    de grands choix scientifiques et technologiques.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Renforcer le syst&egrave;me d'&eacute;valuation </B>par des rapports publics 			    portant &agrave; la connaissance de tous les r&eacute;sultats (avanc&eacute;es 			    et, dans certains cas, lacunes) de la recherche scientifique et technologique. 			    Pour assurer la pleine transparence sur l'&eacute;tat de la recherche.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Agir aupr&egrave;s du Conseil sup&eacute;rieur de l'audiovisuel</B> pour 			    renforcer les obligations incombant, dans leurs cahiers des charges, aux 			    soci&eacute;t&eacute;s audiovisuelles en mati&egrave;re de diffusion de 			    l'information scientifique et technique.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Cr&eacute;er une cha&icirc;ne th&eacute;matique consacr&eacute;e &agrave; 			    la science</B>, qui serait une cha&icirc;ne europ&eacute;enne, cofinanc&eacute;e 			    par les Etats et la Commission europ&eacute;enne.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Apporter une aide financi&egrave;re aux associations scientifiques</B> 			    qui contribuent &agrave; la diffusion du savoir scientifique et &agrave; 			    leurs publications.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Cr&eacute;er dans tous les organismes de recherche </B>(EPST et EPIC) 			    <B>des comit&eacute;s d'&eacute;thiques consultatifs</B> saisis pour avis 			    sur les recherches effectu&eacute;es quand celles-ci peuvent poser des 			    probl&egrave;mes particuliers (OGM, nucl&eacute;aire civil, etc.).<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Organiser p&eacute;riodiquement au Parlement des d&eacute;bats d'orientation 			    </B>sp&eacute;cifiquement consacr&eacute;s aux choix scientifiques et 			    technologiques.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Renforcer les moyens dont dispose l'Office parlementaire d'&eacute;valuation 			    des choix scientifiques et technologique</B>s.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Envisager d'&eacute;largir le champ de r&eacute;f&eacute;rendum,</B> pour 			    que les recours &agrave; celui-ci devienne possible sur ces grands choix.<BR> 			    &nbsp; 			  <LI> 			    <P ALIGN=Left> 			    <B>Engager les partis politiques &agrave; inscrire les enjeux scientifiques 			    et technologiques dans les programmes</B> qu'ils soumettent aux &eacute;lecteurs 			    pour les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles et l&eacute;gislatives. 			</UL> 			<P ALIGN=Left> 			<IMG SRC="../../images/base/trirouge.gif" WIDTH="12" HEIGHT="11" BORDER="0"> 			<B>Mondialiser la science</B><BR> 			Ces mesures concernent plus particuli&egrave;rement la France, mais je pense 			qu'elle pourrait sans doute susciter des solutions &eacute;quivalentes dans 			d'autres pays d'Europe, voire du monde.<BR> 			Nos probl&egrave;mes sont les m&ecirc;mes. Nos interrogations sont les 			m&ecirc;mes. Nos espoirs et nos doutes sont les m&ecirc;mes.<BR> 			D&eacute;sormais, les probl&egrave;mes d'un pays sont aussi ceux des autres. 			L'ensemble de l'humanit&eacute; est expos&eacute;e simultan&eacute;ment aux 			m&ecirc;mes d&eacute;fis et aux m&ecirc;mes risques. On le voit bien avec 			les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre et le r&eacute;chauffement 			climatique de la plan&egrave;te. 			<P ALIGN=Left> 			Comme le disait Paul Val&eacute;ry, "le temps du monde fini commence". Avec 			le transport supersonique, avec les m&eacute;dias internationaux (comme CNN), 			avec l'Internet, le monde ressemble de plus en plus au "village 			plan&eacute;taire", dont parlait d&eacute;j&agrave; Marshall Mac Luhan, et 			reprend conscience de son unit&eacute;. 			<P ALIGN=Left> 			Notre soci&eacute;t&eacute; du XXI&egrave;me si&egrave;cle sera une " World 			Society ", une soci&eacute;t&eacute; mondiale.<BR> 			L'unit&eacute; du genre humain n'est jamais apparue aussi clairement. Nous 			sommes devenus des habitants du "village plan&eacute;taire", des "citoyens 			du monde". La Terre devient notre patrie et nous sommes ses citoyens. 			<P ALIGN=Left> 			La science du XXI&egrave;me si&egrave;cle sera mondiale. Elle sera fond&eacute;e 			sur quoi ? Sur la mobilit&eacute; croissante des chercheurs. Sur la 			rapidit&eacute; et l'intensit&eacute; de leurs &eacute;changes &agrave; travers 			Internet. Sur l'interconnexion &agrave; travers l'Europe, puis le monde, 			des r&eacute;seaux d'enseignement sup&eacute;rieur et de recherche. 			<P ALIGN=Left> 			Louis Pasteur disait : "La science n'a pas de patrie." Il le disait pourtant 			au XIX&egrave;me si&egrave;cle. Il le disait au c&#156;ur d'un monde 			h&eacute;riss&eacute; de fronti&egrave;res qui &eacute;taient souvent des 			cicatrices de l'histoire.<BR> 			<BR> 			Le XXI&egrave;me si&egrave;cle, qui commence dans 30 jours, validera-t-il 			cette vision pr&eacute;monitoire ? Et confirmera-t-il cette conviction profonde 			des femmes et des hommes de science ? La conviction que l'humanit&eacute; 			est une et qu'elle peut retrouver son unit&eacute; perdue. 			<P ALIGN=Left> 			On dira que c'est utopie. Mais, l'utopie, c'est souvent la v&eacute;rit&eacute; 			de demain. 			<P ALIGN=Left> 			Demain sera ce que vous le ferez. En femmes et hommes de science et de 			conscience. D&eacute;cid&eacute;s &agrave; b&acirc;tir ensemble un monde 			de progr&egrave;s. R&eacute;solus &agrave; construire ensemble une 			soci&eacute;t&eacute; humaine, une soci&eacute;t&eacute; qui donne confiance, 			enfin confiance, dans l'avenir du bonheur. 			<P ALIGN=Left> 			<P ALIGN=Center> 			http://www.recherche.gouv.fr/discours/2000/csciesoc.htm<BR> 			<A HREF="#top"><IMG SRC="../../images/trrwh.gif" WIDTH="21" HEIGHT="18" BORDER="0" 			    ALT="top"></A></TD> 		    </TR> 		  </TABLE> 		</CENTER> 	      </DIV> 	    </TD> 	  </TR> 	  <TR> 	    <TD align="center" valign="top" width="585"></TD> 	  </TR> 	</TABLE>       </TD>     </TR>   </TABLE> </CENTER> <P align="left"> <CENTER>   <P ALIGN=Center> </CENTER> <BLOCKQUOTE> </BLOCKQUOTE> </BODY></HTML> 
