<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="Franois Lavalle">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [en] (Win98; I) [Netscape]">    <meta name="KeyWords" content="critique, critiques, film, film, Moi, moi-mme et Irne, me, myself and irene, jim carrey, malna, miss personnalit, miss congeniality, sandra bullock, Moulin Rouge, Osmosis Jones, Le voyage fantastique, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe, Bobby Farrelly, Time Machine, machine  explorer le temps, machine  voyager dans le temps, Mary Poppins, h.g. wells, L'Odysse d'Alice Tremblay, Michel Brault, Les ordres, Octobre, Falardeau, crise d'octobre, octobre 70, meurs un autre jour, james bond, mchant menteur, le ng, robert morin, vincent biolodeau, sacres, jurons, montral vu par, denys arcand, hlne loiselle">    <meta name="Description" content="Critiques de films par Franois Lavalle">    <title>Fran&ccedil;ois Lavall&eacute;e - Le critique - Films</title> </head> <body background="../parchment.gif" nosave>  <blockquote> <blockquote><a NAME="Sommet"></a><font face="Arial"><font color="#660000"><a href="../index.html">Fran&ccedil;ois Lavall&eacute;e</a> > <a href="Le_critique_Index.html">Le critique</a> > <a href="Cotes_Films.html">Films</a> > Critiques en fran&ccedil;ais (M-N-O)</font></font></blockquote> </blockquote>  <blockquote> <blockquote> <hr width="100%" color="#660000"> <br><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1><a href="Cotes_Films.html#SensDesCotes">Explication des notes sur 10</a></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MachineTemps02"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Machine &agrave; explorer le temps, La&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1><i>The Time Machine</i> (2002)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>9 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial,Helvetica"><font color="#660000"><font size=-1>Malgr&eacute; une fin <i>tempus ex machina...</i></font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Ayant vivement appr&eacute;ci&eacute; l'<a href="#MachineTemps60">anc&ecirc;tre de ce film</a>, je me disais, en m'installant dans mon fauteuil au cin&eacute;ma, que la barre &eacute;tait haute. Surtout que les r&eacute;alisateurs &eacute;tats-uniens des films grand public de ce d&eacute;but du XXI</font><sup><font size=-2>e</font></sup><font size=-1> si&egrave;cle, enivr&eacute;s par les nouvelles possibilit&eacute;s techniques de leur art, ont tendance &agrave; consid&eacute;rer que le tape-&agrave;-l'oeil les exempte de tout.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Et puis, on se demande toujours dans quelle mesure le <i>remake</i> d'une oeuvre apportera quelque chose de neuf.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Or, pour &ecirc;tre diff&eacute;rent, le film est diff&eacute;rent. On reconna&icirc;t certes les grandes lignes : un homme qui invente une machine &agrave; explorer le temps &agrave; la fin du XIX</font><sup><font size=-2>e</font></sup><font size=-1> si&egrave;cle se retrouve dans une civilisation tout &agrave; fait diff&eacute;rente de la n&ocirc;tre autour de 800 000 apr&egrave;s J&eacute;sus-Christ (dans le premier film, c'&eacute;tait autour de 600 000, mais bon...). L&agrave;-bas, il fait la connaissance d'un peuple jeune, pacifique et doux, les &Eacute;lo&iuml;s, r&eacute;duit &agrave; l'&eacute;tat de b&eacute;tail (&agrave; des fins de consommation) par un autre peuple, monstrueux celui-l&agrave;, et vivant dans des cavernes, les Morlocks.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Mais le parall&egrave;le s'arr&ecirc;te &agrave; peu pr&egrave;s l&agrave;. L'histoire est consid&eacute;rablement remani&eacute;e. Tout d'abord, elle se passe non plus &agrave; Londres, mais &agrave; New York. Je n'ose m'interroger sur les motifs de ce d&eacute;m&eacute;nagement. Ensuite, les &eacute;changes entre George et ses amis du club, au d&eacute;but du film de 1960, sur la notion de voyage dans le temps, sont compl&egrave;tement escamot&eacute;s. On a d&ucirc; tenir pour acquis que le public de 2002 &eacute;tait parfaitement au fait de ces notions.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Au d&eacute;but, on a donc plut&ocirc;t droit &agrave; une petite idylle amoureuse puis &agrave; un voyage dans le pass&eacute; r&eacute;cent, qui nous expliqueront la qu&ecirc;te existentielle men&eacute;e par le professeur Hartdegen (ce n'est plus George) dans le futur.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>On n'a plus la sc&egrave;ne fascinante du film de 1960 o&ugrave; George fait avancer sa machine lentement, observant avec &eacute;merveillement les aiguilles de l'horloge presser le pas, la bougie fondre en quelques secondes et le soleil traverser le ciel en un rien de temps. En revanche, le long p&eacute;riple de plusieurs si&egrave;cles ne se passe plus dans la lave p&eacute;trifi&eacute;e : on nous montre, par reconstitution informatique, les transformations du paysage sur plusieurs si&egrave;cles en acc&eacute;l&eacute;r&eacute; : &egrave;res glaciaires, formation de montagnes, &eacute;rosion, creusement de vall&eacute;es, etc. C'est ici que j'ai commenc&eacute; &agrave; consid&eacute;rer que le film de 2002 n'avait pas &agrave; rougir devant celui de 1960.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Mais c'est une fois arriv&eacute; dans le lointain avenir que j'ai &eacute;t&eacute; convaincu. Les probl&egrave;mes pos&eacute;s par ce genre de situation ne sont pas faciles &agrave; r&eacute;soudre : Comment imaginer une civilisation <i>totalement </i>diff&eacute;rente de la n&ocirc;tre? Comment r&eacute;gler, par exemple, le probl&egrave;me de la langue? Dans le film de 1960, il semble tout naturel que les &Eacute;lo&icirc;s parlent anglais, ce qui appelle tout de m&ecirc;me un sourcillement. Ici, c'est avec plaisir que j'ai entendu les &Eacute;lo&iuml;s parler une langue inconnue, ce qui donne plus d'authenticit&eacute; aux &eacute;motions probables du professeur Hartdegen &agrave; son r&eacute;veil. (J'admets que le fait que son h&ocirc;tesse connaisse l'anglais &agrave; titre de langue morte n'est pas si convaincant non plus; on aurait pu laisser au professeur quelques mois pour apprendre la langue du milieu, mais je suppose qu'on n'avait pas le temps.)</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Quant &agrave; la civilisation m&ecirc;me des &Eacute;lo&iuml;s, c'est une vraie splendeur. Alors que les &Eacute;lo&iuml;s de 1960 vivaient simplement dans la nature et se rassemblaient dans une sorte de grand temple impersonnel, ceux de 2002 logent dans des habitations de bambou juch&eacute;es sur les parois de tr&egrave;s hautes falaises. Le d&eacute;paysement est total.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Les Morlocks aussi sont &eacute;videmment plus impressionnants que les esp&egrave;ces de mini-Hulk de 1960, &eacute;tant notamment aid&eacute;s par l'informatique dans leurs mouvements d'une grande vivacit&eacute;.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Les r&eacute;alisateurs de films fantastiques ont l'air d'avoir renonc&eacute; &agrave; jamais &agrave; l'id&eacute;e de se pr&eacute;occuper de vraisemblance. D'&eacute;puisement, on finit par se plier. Ainsi, je ne m'interrogerai pas ici sur la fa&ccedil;on dont le professeur Hartdegen, sa nouvelle petite amie et les &Eacute;lo&iuml;s qu'il sauve ont r&eacute;ussi &agrave; franchir en quelques secondes la distance qui s&eacute;pare les grottes mal&eacute;fiques du sommet de la montagne d'o&ugrave; ils observeront tous les Morlocks, qui les talonnaient encore au moment o&ugrave; ils s'enfuyaient par le puits, p&eacute;rir sans exception par une immense explosion quarko-spatio-temporelle qui d&eacute;truit &agrave; jamais leur royaume des t&eacute;n&egrave;bres. Car malgr&eacute; cette fin <i>tempus ex machina</i>, le film vaut encore le d&eacute;tour.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1><a href="Critiques_Films_Complement.html#ProgresTemps">R&eacute;flexions sur la notion de progr&egrave;s dans les deux films <i>La machine &agrave; explorer le temps</i></a></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MachineTemps60"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Machine &agrave; explorer le temps, La&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1><i>The Time Machine</i> (1960)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>8 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial,Helvetica"><font color="#660000"><font size=-1>Un voyage dans le temps qui n'a pas vieilli</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>L'arriv&eacute;e d'une nouvelle version de ce film en 2002 ne rel&eacute;guera jamais dans l'ombre l'original de 1960. Le pr&eacute;pos&eacute; du club vid&eacute;o me disait justement que celui-ci connaissait un regain de popularit&eacute; &agrave; la faveur de la sortie du <i><a href="#MachineTemps02">remake</a></i>.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Si l'atmosph&egrave;re de l'Angleterre victorienne est si bien recr&eacute;&eacute;e dans ce film, c'est sans doute que celui-ci a lui-m&ecirc;me &eacute;t&eacute; tourn&eacute; &agrave; une &eacute;poque de grand optimisme et de foi en la science pour l'humanit&eacute;. Les sc&egrave;nes initiales, o&ugrave; George (repr&eacute;sentant l'auteur du roman, H.G. Wells) discute de la quatri&egrave;me dimension dans un salon feutr&eacute; avec ses amis ont d'ailleurs &eacute;t&eacute; &eacute;limin&eacute;es du film de 2002 (qui se passe, et c'est tout dire, &agrave; New York).</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Ce qui frappe, quand on regarde ce film quarante ans plus tard, c'est &agrave; quel point il n'a pas vieilli. Et Dieu sait &agrave; quel point les films d'anticipation de cette &eacute;poque ne tiennent g&eacute;n&eacute;ralement plus la route aujourd'hui qu'&agrave; titre de documents historiques qui s&eacute;duisent surtout par leur c&ocirc;t&eacute; kitsch. Il y a peut-&ecirc;tre les Morlocks, certainement moins convaincants que ceux de 2002, mais tout le reste me semble avoir... travers&eacute; le temps sans anicroche. La machine elle-m&ecirc;me - dont on ne prend jamais vraiment la peine d'expliquer la m&eacute;canique, ni en 1960, ni en 2002 - me para&icirc;t plus belle dans sa sobri&eacute;t&eacute; victorienne de 1960 que dans son baroquisme futuriste de 2002.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Ce sont les sc&egrave;nes finales qui laissent un peu sur notre faim dans ce premier film. L'&eacute;vasion des grottes des Morlocks frise le clich&eacute; et ne r&eacute;serve aucune surprise. Et c'est justement &agrave; partir du long voyage vers l'avenir que le film de 2002 sommence &agrave; se distinguer pour le meilleur. Alors pourquoi ne pas s'offrir le meilleur des deux mondes?</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1><a href="Critiques_Films_Complement.html#ProgresTemps">R&eacute;flexions sur la notion de progr&egrave;s dans les deux films <i>La machine &agrave; explorer le temps</i></a></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="Malena"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Mal&egrave;na&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(2000)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>8 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Mal&egrave;na, fin de la vingtaine, c'est le p&eacute;tard du village. Tous les hommes se retournent sur son passage, toutes les femmes m&eacute;disent contre elle. Son mari est &agrave; la guerre. Car nous sommes en Sicile vers 1940.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Renato, lui, vit une pubert&eacute; nouvelle et d&eacute;brid&eacute;e. Mal&eacute;na en sera l'objet, mais de loin, comme un &ecirc;tre dont on n'ose s'approcher parce qu'il appartient trop &agrave; un autre monde.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Par le r&eacute;alisateur de <i>Nuovo cinema Paradiso </i>(<i>Cin&eacute;ma Paradiso</i>) et d'<i>Una pura formalit&agrave; </i>(<i>Une pure formalit&eacute;</i>,<i> </i>avec G. Depardieu et R. Polanski), un film qui s'ouvre sur des vulgarit&eacute;s inqui&eacute;tantes pour se clore sur une sensibilit&eacute; irr&eacute;sistible. Un film o&ugrave; le brut c&ocirc;toie la retenue. Une r&eacute;flexion sur les r&eacute;alit&eacute;s sociales des petits villages... qui ne sont pas toujours si loin des r&eacute;alit&eacute;s du monde en g&eacute;n&eacute;ral.</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MaryPoppins"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Mary Poppins&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(1964)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>10 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="../../../E:/PERS/Page%20web/Le_critique/Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Des sornettes auxquelles on aime croire</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Le message de Mary Poppins est extr&ecirc;mement classique. Mais peu dauteurs ont r&eacute;ussi &agrave; le faire passer aussi efficacement et superbement. Pour cela, il faut non seulement avoir une grande comp&eacute;tence technique, mais aussi y croire soi-m&ecirc;me. Le g&eacute;ant Walt Disney serait-il capable de mettre autant de candeur et de richesse dans un film aujourdhui?</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Mais avant m&ecirc;me le message, tout dans Mary Poppins est une joie pour les yeux. La partie la plus impressionnante est sans doute celle qui souvre lorsque la nanny britannique, avec les deux enfants dont elle a la charge et son ami Bert, sautent dans un dessin &agrave; la craie pour participer &agrave; une f&ecirc;te foraine. Comment oublier les costumes de cette sc&egrave;ne, ainsi que le num&eacute;ro de danse avec les serveurs-manchots?</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Tous les autres tableaux sont aussi m&eacute;morables : celui de la banque, dont le pr&eacute;sident cherche avidement &agrave; arracher les deux pences des mains du petit Michael, qui veut les conserver pour nourrir le pigeons, ou encore ce ballet des ramoneurs sur les toits de Londres.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Et les oreilles du spectateur ne sont pas en reste. Toutes les musiques, dont la plupart sont devenues des classiques, sont agr&eacute;ables &agrave; r&eacute;entendre, depuis <i>Supercalifragilisticexpialidocious</i> jusqu&agrave; <i>Chim Chim Cheree</i>, en passant &eacute;videmment par <i>A Spoonful of Sugar</i>. Ce dernier titre cependant moblige &agrave; faire une remarque sur la traduction. La plupart des gens de ma g&eacute;n&eacute;ration connaissent les chansons en fran&ccedil;ais telles quelles ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es &agrave; la fin des ann&eacute;es 60 dans une adaptation phonographique de Lucien Ad&egrave;s. Une mauvaise surprise les attend &agrave; l&eacute;coute du film, o&ugrave; les chansons ont &eacute;t&eacute; traduites par Christian Jollet. Le splendide</font></font></b> <blockquote> <blockquote><b><i><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>La vie est moins am&egrave;re avec un ptit morceau de sucre</font></font></i></b> <br><b><i><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Un ptit morceau de sucre</font></font></i></b> <br><b><i><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Un ptit morceau de sucre</font></font></i></b></blockquote> </blockquote> <b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>devient ici tout b&ecirc;tement :</font></font></b> <blockquote> <blockquote><b><i><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Cest le morceau de sucr qui aid la m&eacute;dcine &agrave; couler</font></font></i></b> <br><b><i><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>La m&eacute;dcine &agrave; couler</font></font></i></b> <br><b><i><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>La m&eacute;dcine &agrave; couler</font></font></i></b></blockquote> </blockquote> </blockquote>  <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Un petit rappel des paroles anglaises (<i>That a spoonful of sugar helps the medicine go down</i>) nous fait rapidement comprendre que Jollet na pas su s&eacute;loigner de loriginal, ce quil ne faut jamais craindre de faire en traduisant des chansons. Dans ce cas-ci, outre le fait que la phrase &laquo; coule &raquo; moins bien, rappelons que le mot <i>m&eacute;decine </i>en fran&ccedil;ais na pas le sens de &laquo; m&eacute;dicaments &raquo; comme <i>medicine </i>en anglais.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Toujours au sujet de la traduction, que laccent tonique ait &eacute;t&eacute; malmen&eacute; en divers endroits, on le tol&eacute;rera car cette subtilit&eacute; &eacute;chappe au commun des mortels et rares sont les chansons traduites dans les films qui vont jusqu&agrave; respecter ce point. Toutefois, une &eacute;coute le moindrement attentive permet de rep&eacute;rer bien des occasions rat&eacute;es de faire rimer les paroles, ce qui quand m&ecirc;me n'aurait pas &eacute;t&eacute; trop demander!</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Au demeurant, comment ne pas pr&eacute;f&eacute;rer le<i> supercalifragilisticexpid&eacute;lilicieux</i> du disque au b&ecirc;te emprunt <i>supercalifragilisticexpialidocious</i> de la version fran&ccedil;aise du film?</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1><a href="http://www.geocities.com/merrystar3/travers.html.">Pamela Lyndon Travers</a>, la romanci&egrave;re australienne qui a invent&eacute; le personnage dans les ann&eacute;es 30, sest dite d&eacute;&ccedil;ue du long m&eacute;trage, mais &eacute;videmment pour dautres raisons. En effet, la Mary Poppins du grand &eacute;cran n&eacute;tait pas assez stricte &agrave; son go&ucirc;t. &Eacute;tonnant. Car une des choses qui frappent &agrave; l&eacute;coute du film, cest justement &agrave; quel point Mary Poppins, tout en &eacute;tant la nounou r&ecirc;v&eacute;e des enfants, demeure tr&egrave;s aust&egrave;re lorsque ceux-ci semblent samuser le plus. Cest peut-&ecirc;tre &agrave; ce paradoxe que tient le myst&egrave;re de ce personnage. (Une sc&egrave;ne est particuli&egrave;rement troublante &agrave; cet &eacute;gard : celle o&ugrave; Mary Poppins, &agrave; lheure de mettre les enfants au lit, nie fermement tous les &eacute;v&eacute;nements de la journ&eacute;e, dont elle est pourtant &agrave; lorigine, et dont les petits s&eacute;merveillent encore.) Soulignons au passage le jeu parfait (<i>practically perfect</i>) de la radieuse Julie Andrews.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Le personnage de Bert est aussi extr&ecirc;mement inspirant. On pourrait dire quil y a trop did&eacute;al &agrave; d&eacute;peindre ainsi un gar&ccedil;on de la rue qui a toujours le sourire aux l&egrave;vres et qui se transforme en marchand de marrons quand il fait froid, en marchand de cerfs-volant quand il fait beau et en ramoneur quand il fait nuit. Et pourtant, tout colle, son mode de vie nous parle, et lorsque vers la fin, il explique &agrave; Jane et Michael que leur p&egrave;re vit dans une cage dor&eacute;e, cest devenu l&eacute;vidence m&ecirc;me. Ce dialogue, et lautre un peu plus loin entre Bert et le George Banks lui-m&ecirc;me, est dautant plus convaincant et remarquable quil est totalement d&eacute;nu&eacute; de m&eacute;pris, et cest une autre force de ce film : ne jamais montrer de ficelles, ne jamais prendre un ton moralisateur, alors quil est &eacute;vident ici que le divertissement, bien quau cur de lexercice, nest pas le seul but de lhistoire. Comme je lai dit, pour r&eacute;ussir un tel tour de force, il fallait croire profond&eacute;ment au message.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Pamela Lyndon Travers disait quelle n&eacute;crivait pas pour les enfants. Et de fait, on ferait erreur, ici, dattendre den avoir un avec soi pour soffrir le plaisir de ce film qui na pas vieilli (surtout dans sa version DVD, qui nous pr&eacute;sente une image et des couleurs &eacute;clatantes) et qui a encore bien des choses &agrave; dire &agrave; notre coeur.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MechantMenteur"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>M&eacute;chant menteur&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(<i>Big Fat Liar</i>) (2002)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>7 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="../../../E:/PERS/Page%20web/Le_critique/Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Bonne com&eacute;die</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Excellente com&eacute;die sans pr&eacute;tention. Les gags, jamais ind&eacute;cents, sont souvent amusants; l'intrigue est assez innocente pour qu'on se d&eacute;tende, le rythme est soutenu, on rit &agrave; plusieurs endroits, il n'y a aucune mauvaise surprise.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MeursJour"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Meurs un autre jour</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(<i>Die Another Day</i>) (2002)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>9 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="../../../E:/PERS/Page%20web/Le_critique/Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Le meilleur James Bond depuis longtemps</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Plusieurs gags originaux et amusants, des cascades &eacute;poustouflantes, <a href="Critiques_Films_UVWXYZ.html#XXX">un h&eacute;ros qui a de la classe</a>. Un des grands d&eacute;fis d'un r&eacute;alisateur de film d'action consiste &agrave; trouver des situations nouvelles, car les amateurs en ont vu d'autres. Il y a un bon nombre de trouvailles r&eacute;ussies ici, comme la poursuite en hovercraft dans un champ de mines et le palais de glace en Islande. Quant au surf, on en a d&eacute;j&agrave; vu ailleurs, mais ici les images sont &agrave; couper le souffle.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="Microcosmos"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Microcosmos - le peuple de l'herbe&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(1996)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>7 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="../../../E:/PERS/Page%20web/Le_critique/Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Des images auxquelles mille mots nauraient pas nui</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Le film remplit pleinement ses promesses de festin pour les yeux. Il faut saluer sans r&eacute;serve le travail remarquable de ces chasseurs dimages. Cependant, un commentaire po&eacute;tique et &eacute;clair&eacute;, conform&eacute;ment &agrave; ce &agrave; quoi nous sommes habitu&eacute;s en mati&egrave;re de documentaires sur la nature, naurait pas &eacute;t&eacute; d&eacute;daign&eacute;. Au lieu de cela, les auteurs ont d&eacute;cid&eacute; de nous priver de toute narration, sans doute pour nous laisser m&eacute;diter tout notre so&ucirc;l, estimant que les images parlent delles-m&ecirc;mes. Ny aurait-il pas eu moyen de trouver un juste milieu?</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Les effets sonores (authentiques ou reconstitu&eacute;s?) sont impressionnants, mais on pourrait imaginer une meilleure exploitation de la musique, m&ecirc;me si celle-ci, g&eacute;n&eacute;ralement discr&egrave;te et &eacute;vocatrice, sav&egrave;re ad&eacute;quate. Mentionnons enfin une structure un peu d&eacute;cousue. Sans doute voulue comme le reste, mais on se prend encore ici &agrave; imaginer comment un ensemble mieux ficel&eacute; aurait pu donner plus de force &agrave; si riche mati&egrave;re brute.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Ainsi, malgr&eacute; luniversalit&eacute; et lint&eacute;r&ecirc;t du sujet, jh&eacute;siterais &agrave; &eacute;couter ce documentaire avec des enfants ou des ados. Ce qui aurait pu constituer un extraordinaire outil dinformation et de sensibilisation semble plut&ocirc;t sadresser &agrave; un public gagn&eacute; davance (lequel ne sera pas d&eacute;&ccedil;u).</font></font></b> <br>&nbsp;</blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MissPersonnalite"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Miss Personnalit&eacute;&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1><i>(Miss Congeniality)</i> (2000)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>7 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Miss double personnalit&eacute;</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Ce que jaime chez Sandra Bullock, cest quelle est belle sans &ecirc;tre poup&eacute;e; active et solide sans perdre son charme. Dans <i>Miss Personnalit&eacute;</i>, on s&eacute;pare les deux &eacute;l&eacute;ments de cette compl&eacute;mentarit&eacute; : elle est soit belle et poup&eacute;e, soit active et moche. Et alors, il se passe une chose bizarre : on a beau chercher, on narrive jamais &agrave; la voir sous son meilleur jour.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Gracie Hart (Sandra Bullock) est ce quon appelle un &laquo; gar&ccedil;on manqu&eacute; &raquo;. D&eacute;j&agrave; dans la cour d&eacute;cole, elle prenait la d&eacute;fense des petits gar&ccedil;ons timides, et d&eacute;j&agrave; dans la cour d&eacute;cole, elle se faisait traiter de laideron. Devenue grande et agente du FBI, elle ne manque pas de cran... et essuie r&eacute;guli&egrave;rement des sarcasmes de ses camarades qui remarquent &agrave; peine quelle nest pas du m&ecirc;me sexe queux.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>On a ici une Sandra Bullock toujours mal peign&eacute;e, gomme en bouche, qui boit la bi&egrave;re &agrave; la bouteille et renifle lorsqu'elle rit. Elle sapplique bien &agrave; jouer ce personnage, mais je nai pas senti quelle samusait. Et je ne suis m&ecirc;me pas s&ucirc;r quelle soit convaincante.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Voil&agrave; quon d&eacute;couvre quun attentat terroriste pourrait avoir lieu &agrave; la finale du concours de Miss United States. Pourquoi ne pas choisir un agent f&eacute;minin qui pourrait sinfiltrer parmi les candidates? Ces messieurs du FBI, qui nont certainement jamais vu Sandra Bullock dans un autre film, mettent bien du temps &agrave; envisager que Gracie Hart, moyennant un &laquo; avant-apr&egrave;s &raquo; comme seul le cin&eacute;ma &eacute;tats-unien en est capable, pourrait tr&egrave;s bien faire laffaire.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Et voici Gracie qui doit apprendre &agrave; marcher comme une dame, &agrave; se maquiller, &agrave; fermer la bouche quand elle mange, &agrave; articuler quand elle parle, bref &agrave; se transformer en Barbie, pour participer &agrave; un genre de concours quelle a toujours m&eacute;pris&eacute;. Certes, elle accote Miss Texas et Miss New York nimporte quand, mais je nai pas senti quelle samusait l&agrave; non plus. Pourtant, bon sang, cest une com&eacute;die.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Malgr&eacute; ces r&eacute;serves sur la principale attraction de ce film, <i>Miss Personnalit&eacute;</i> est un bon divertissement. On y d&eacute;coche quelques fl&egrave;ches (pas originales, mais qui font toujours du bien) en direction des concours de beaut&eacute;, et on a aussi quelques sc&egrave;nes daction r&eacute;ussies et, &agrave; la fin, un bon suspense. Rien qui ne sorte des cadres standard, mais tout de m&ecirc;me un tout efficace.</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MoiMemeIrene"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Moi, moi-m&ecirc;me et Ir&egrave;ne&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1><i>(Me, Myself and Irene)</i> (2000)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>7 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Qu'est-ce que le caca a de si dr&ocirc;le?</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Apr&egrave;s nous avoir fait croire quil naspirait &agrave; rien de plus que devenir le Jerry Lewis des ann&eacute;es 90, Jim Carrey nous a pris par surprise en nous livrant coup sur coup <i>Le gars du c&acirc;ble</i> (1996), <i>Menteur menteur</i> (1997) et <i>Le show Truman</i> (1998), o&ugrave; il a montr&eacute; quil savait trouver des sc&eacute;narios inspirants et sappuyant sur autre chose que ses grimaces.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Apr&egrave;s cette s&eacute;quence gagnante, jattendais beaucoup de <i>Moi, moi-m&ecirc;me et Ir&egrave;ne</i>, &eacute;crit par les fr&egrave;res Farrelly, auteurs du r&eacute;ussi <i>Marie a un je-ne-sais-quoi</i>.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Dautant plus que lintrigue de ce film semble taill&eacute;e sur mesure pour Jim Carrey : un policier qui est la ris&eacute;e de sa petite ville parce quil narrive pas &agrave; saffirmer devient victime dun d&eacute;doublement de personnalit&eacute; : alors que &laquo; Charlie &raquo; sexcuse presque lorsquil se fait marcher sur les pieds, &laquo; Hank &raquo; est un dur de dur qui provoque tout le monde.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>On comprend assez vite que notre homme ne retrouvera l&eacute;quilibre que sil arrive &agrave; exprimer sa col&egrave;re en tant que Charlie, sa premi&egrave;re personnalit&eacute;. Cette id&eacute;e est riche. Et les auteurs ouvrent m&ecirc;me assez de portes pour nous le faire voir, mais malheureusement, ils restent sur le seuil et nous servent plut&ocirc;t des d&eacute;tours insignifiants. Les situations o&ugrave; lon voit Charlie qui se fait exploiter sont bien pens&eacute;es, mais &agrave; peu pr&egrave;s toutes celles qui nous montrent Hank ont lair b&acirc;cl&eacute;es.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Curieux que Jim Carry nait pas remarqu&eacute;, au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, que le caca n&eacute;tait pas n&eacute;cessaire pour faire rire les gens.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Je donne malgr&eacute; tout un 7/10, car malgr&eacute; les faiblesses et mes d&eacute;ceptions, il faut avouer que jai pass&eacute; un bon moment : bon nombre de gags sont malgr&eacute; tout efficaces.</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MontrealVu"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Montr&eacute;al vu par...&nbsp;</font></font></font></b><img SRC="nouveau.gif" height=10 width=46> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(1991)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>4 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Le cin&eacute;ma, cest vraiment difficile</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Ce film est compos&eacute; de six courts m&eacute;trages sign&eacute;s par six r&eacute;alisateurs diff&eacute;rents. Une commande pour souligner le 350</font><sup><font size=-2>e</font></sup><font size=-1> anniversaire de la fondation de Montr&eacute;al.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Une commande. &Ccedil;a cr&egrave;ve les yeux. &laquo; Quest-ce que je pourrais bien dire sur Montr&eacute;al? &raquo; &laquo; Sous quel angle vais-je aborder ce th&egrave;me? &raquo; En &eacute;coutant une &agrave; une ces six historiettes, on imagine ais&eacute;ment les six r&eacute;alisateurs s&ecirc;tre creus&eacute; le m&eacute;ninges chacun dans leur coin pour arriver &agrave; quelque chose de potable et de personnel. Malheureusement, linspiration vient rarement en m&ecirc;me temps que les commandes.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Il faut beaucoup de volont&eacute; pour passer &agrave; travers les trois premiers sketches, sans rythme, pleins de temps mort et de r&eacute;p&eacute;titions, aux textes &eacute;pars et d&eacute;cousus. Dans <i>Desperanto</i> (3/10), de Patricia Rozema, une Torontoise fait une folle delle en venant &agrave; Montr&eacute;al pour senvoyer en lair, ayant une vision un peu d&eacute;form&eacute;e de cette ville, notamment apr&egrave;s avoir vu <i>Le d&eacute;clin de lempire am&eacute;ricain</i>. Dans <i>La toile du temps</i> (3/10), de Paul Leduc, on voit Jacques Viger, premier maire de Montr&eacute;al, autour de 1850, se faire peindre en portrait, puis on voit lhistoire de la toile qui en r&eacute;sulte, au prix de quelques bonds dans le temps, jusqu&agrave; aujourd'hui. Comme dans la pr&eacute;c&eacute;dente, cette histoire finit en queue de poisson et ne sest pas d&eacute;roul&eacute;e autrement. Dans <i>La derni&egrave;re partie</i> (4/10), de Michel Brault, on a enfin un premier &eacute;l&eacute;ment digne dint&eacute;r&ecirc;t : le jeu litt&eacute;ralement parfait dH&eacute;l&egrave;ne Loiselle. Malheureusement, le sc&eacute;nario est dune banalit&eacute; &agrave; faire pleurer : une femme choisit une soir&eacute;e de hockey, au Forum, pour annoncer &agrave; son mari quelle le quitte apr&egrave;s quarante ans de mariage. Le mari, clich&eacute; parfait mais peu cr&eacute;dible, l&eacute;coute plus ou moins, trop int&eacute;ress&eacute; par la partie. Dans <i>En passant</i> (3/10), dAtom Egoyan, on sent que le r&eacute;alisateur a r&eacute;fl&eacute;chi longtemps et a voulu faire quelque chose. Une douani&egrave;re fait des portraits, de m&eacute;moire, de gens dont elle a fouill&eacute; les bagages dans la journ&eacute;e. Parall&egrave;lement, un de ces touristes fait une visite guid&eacute;e, &eacute;couteurs sur les oreilles, de la ville de Montr&eacute;al. Mais encore une fois, tout cela sent le chiqu&eacute;, et il faudrait probablement un beau programme savant &eacute;crit noir sur blanc pour comprendre exactement o&ugrave; lauteur voulait en venir.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Lavant-derni&egrave;re histoire, <i>Rispondetemi</i> (5/10) de L&eacute;a Pool, a au moins un assez bon fil conducteur et une certaine sensibilit&eacute;, quoique lon sente encore une fois la sueur de la cr&eacute;ation forc&eacute;e. Une femme vient de faire un accident de voiture. Dans lambulance qui lemm&egrave;ne &agrave; lh&ocirc;pital, elle voit Montr&eacute;al couch&eacute;e sur le dos : les arbres, le ciel, les corridors de gratte-ciel. Pendant ce temps, on a droit &agrave; un petit r&eacute;sum&eacute; de sa vie, par bribes.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Apr&egrave;s tous ces sketches qui respirent lamateurisme, le segment de Denys Arcand, <i>Vue dailleurs</i> (8/10), tranche nettement. Enfin, des dialogues qui se tiennent, qui ont lair naturels, qui apportent quelque chose, qui campent les personnages, qui ont du rythme. La sc&egrave;ne o&ugrave; le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral du Qu&eacute;bec (R&eacute;my Girard) re&ccedil;oit un &agrave; un ses invit&eacute;s &agrave; loccasion dune r&eacute;ception et se met &agrave; &laquo; d&eacute;parler &raquo; &agrave; force de r&eacute;p&eacute;ter toujours la m&ecirc;me chose et en raison de sa nervosit&eacute;, est hilarante et tr&egrave;s bien construite. Puis Arcand nous emm&egrave;ne dans une histoire tr&egrave;s sensuelle dautant plus efficace quon ne sy attendait pas, pas plus dailleurs le personnage f&eacute;minin qui la raconte, lorsque cette histoire lui est arriv&eacute;e.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Il faut voir tous ces r&eacute;alisateurs, pleins did&eacute;es, se casser la figure d&egrave;s quon leur met une cam&eacute;ra entre les mains. Cest l&agrave; quon voit que le cin&eacute;ma, cest un art tr&egrave;s difficile, et qui demande beaucoup de travail.</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MoulinRouge"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Moulin Rouge!&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(2001)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>10 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Point d'exclamation!</font></font></font></b> <p><img SRC="moulinrouge.jpg" height=100 width=120 align=LEFT> <b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>&laquo; Le cabaret du Moulin Rouge, c'&eacute;tait bien, mais &ccedil;'aurait &eacute;t&eacute; mieux si les Fran&ccedil;ais avaient fait leurs classes en Am&eacute;rique. &raquo; Tel est le message arrogant que je croyais entendre en assistant aux premi&egrave;res minutes de <i>Moulin Rouge!</i>. Alors qu'on s'attend &agrave; une reconstitution de ce Paris effervescent de 1900 et du quartier Montmartre o&ugrave; se ramassaient les forces vives de l'art et de la folie de toute une &eacute;poque, on se heurte &agrave; des personnages &agrave; court d'inspiration qui accueillent comme une b&eacute;n&eacute;diction un petit &eacute;tranger qui leur chante triomphalement <i>The Sound of Music </i>(<i>La m&eacute;lodie du bonheur</i>), classique hollywoodien qui ne verra le jour que bien des ann&eacute;es plus tard.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Puis on comprend avec soulagement que le Paris de <i>Moulin Rouge!</i> n'est qu'un Paris de carton-p&acirc;te, un Paris de Broadway, un simple d&eacute;cor fertile, un riche pr&eacute;texte &agrave; couleurs et &agrave; impressions, rien de plus que l'Inde des op&eacute;ras fran&ccedil;ais du XIX</font><sup><u><font size=-2>e</font></u></sup><font size=-1> si&egrave;cle ou m&ecirc;me que le Hollywood de <i>Singin' in the Rain</i>.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Car c'est tout simplement d'une com&eacute;die musicale qu'il s'agit ici. Une com&eacute;die musicale comme on n'en a pas vue depuis longtemps, ou m&ecirc;me carr&eacute;ment comme on n'en a jamais vue. Je dirais m&ecirc;me une <i>fr&eacute;n&eacute;sie</i> musicale qui renouvelle le genre, tellement bien l&eacute;ch&eacute;e que l'on pourrait faire un arr&ecirc;t sur image &agrave; n'importe quelle seconde, prise au hasard, pour cr&eacute;er une affiche digne de celles de Toulouse-Lautrec.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>L'histoire suit de tr&egrave;s pr&egrave;s celle de <i>La dame aux cam&eacute;lias</i> d'Alexandre Dumas (reprise dans <i><a href="Critiques_Films_ST.html#Traviata">La traviata</a></i> de Verdi et Piave). Elle n'est donc ni nouvelle ni particuli&egrave;rement originale, mais elle a tout ce qu'il faut pour &eacute;mouvoir; on regrettera par ailleurs que le nom de l'auteur fran&ccedil;ais ne figure nulle part au g&eacute;n&eacute;rique. Mais baste! l'essentiel d'une com&eacute;die musicale n'est-il pas de divertir?</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Et on dira ce qu'on voudra, malgr&eacute; tout le respect que l'on doit aux Fran&ccedil;ais et &agrave; l'authentique Moulin Rouge, les &Eacute;tats-Uniens sont incontestablement les ma&icirc;tres de l'<i>entertainment</i>!</font></font></font></b> <p><b><i><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1><a href="http://www.foxfrance.com/moulinrouge/">Site officiel du film en fran&ccedil;ais</a></font></font></font></i></b> <br><b><i><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1><a href="http://www.clubmoulinrouge.com">Site officiel du film en anglais</a></font></font></font></i></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="MysterieuseC"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Myst&eacute;rieuse Mademoiselle C, La&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(2002)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>6 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>St&eacute;r&eacute;otype, quand tu nous tiens...</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Il est extr&ecirc;mement difficile d&eacute;crire des dialogues pour enfants qui sonnent r&eacute;alistes. Rares sont les r&eacute;alisateurs qu&eacute;b&eacute;cois (t&eacute;l&eacute;vision et cin&eacute;ma) qui y ont r&eacute;ussi. &Agrave; tel point quon dirait quil existe maintenant une &laquo; langue de bois des enfants &raquo; &agrave; l&eacute;cran. Je suis d&eacute;sol&eacute;, mais les enfants de <i>Mademoiselle C.</i> qui s&eacute;crient &laquo; cest full cool! &raquo;, nont pas lair naturels. On dirait quon voit en grosses lettres, au-dessus de l&eacute;cran, un message du dialoguiste qui crie : &laquo; Avez-vous vu comme je ma&icirc;trise bien la langue des jeunes? &raquo;</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Le film est color&eacute;, vivant et bien tourn&eacute;. Malheureusement, les personnages sont tellement st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;s que le plaisir est r&eacute;guli&egrave;rement g&acirc;ch&eacute; par la curieuse sensation de ne plus regarder une oeuvre cin&eacute;matographique mais d&ecirc;tre en train de lire un projet de script. Cest dautant plus &eacute;tonnant que ces st&eacute;r&eacute;otypes sont dun autre &acirc;ge... malgr&eacute; tous les d&eacute;fauts quon peut trouver aux &eacute;coles primaires daujourdhui, sil y a une chose quon ny trouve plus, cest bien des institutrices pinc&eacute;es qui r&eacute;citent comme un perroquet les r&egrave;gles du participe pass&eacute; en regardant les &eacute;l&egrave;ves par-dessus leurs lunettes.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Gildor Roy, avec son talent naturel, r&eacute;ussit bien dans le r&ocirc;le du directeur d&eacute;cole insensible et ambitieux, mais encore une fois, on dirait quon ne lui laisse pas assez de latitude pour quil puisse approfondir le personnage, m&ecirc;me dans le sens de la loufoquerie.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Quant &agrave; la fameuse Mademoiselle C., cest un merveilleux personnage admirablement jou&eacute; par Marie-Chantal Perron. Cependant, elle personnifie encore une fois une id&eacute;ologie simpliste selon laquelle tout serait soudainement merveilleux si on laissait la discipline dans le placard. Cest si facile, nest-ce pas, dint&eacute;resser &agrave; la lecture la t&ecirc;te forte de la classe? Il suffit de le mobiliser pour la r&eacute;fection de la biblioth&egrave;que, et le reste se fait tout seul! Cest si facile aussi de faire cesser les batailles dans la cour de r&eacute;cr&eacute;ation! Il suffit de se faire aimer des enfants puis de menacer de partir d&egrave;s quon voit un nez saigner!</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>D&egrave;s larriv&eacute;e de Mademoiselle C. &agrave; l&eacute;cole, on voit tout de suite la parent&eacute; avec <a href="#MaryPoppins">Mary Poppins</a>. Le probl&egrave;me, cest que<i> Mary Poppins </i>nous emm&egrave;ne vraiment dans le monde du cur et du merveilleux. Dans <i>Mademoiselle C.</i>, on sent que lauteure voudrait tellement faire la m&ecirc;me chose, mais quelle na pas encore vraiment trouv&eacute; ses ailes.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Il reste que Dominique Demers, auteure de ce r&eacute;cit et de nombreux romans jeunesse, a fait ses preuves aupr&egrave;s des 7-12 ans. Nul doute que son histoire est efficace aupr&egrave;s de ce public, dautant plus que le r&eacute;alisateur Richard Ciupka a fait un tr&egrave;s bon travail technique. Les parents se r&eacute;jouiront donc de cette solution de rechange locale rafra&icirc;chissante aux omnipr&eacute;sents films diseneyiens et &agrave; effets sp&eacute;ciaux dans ce cr&eacute;neau.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="Neg"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>N&egrave;g', Le&nbsp;</font></font></font></b><img SRC="nouveau.gif" height=10 width=46> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(2002)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>7 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Dur, mais original et efficace</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Il faut avoir le cur solide pour passer &agrave; travers <i>Le N&egrave;g</i>. Et encore, le r&eacute;alisateur, Robert Morin, a la pudeur den sugg&eacute;rer plus quil nen montre.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Un soir d&eacute;t&eacute;, en pleine campagne, un policier fait une crise de d&eacute;sespoir parce quil vient de tuer un Noir pendant une intervention. Le tout sest pass&eacute; sur le terrain dune dame qui vient justement de se faire tuer aussi, do&ugrave; la pr&eacute;sence des policiers. Au beau milieu du terrain, une statue de petit n&egrave;gre en train de p&ecirc;cher, mais en mille miettes. On comprend lorigine du probl&egrave;me, mais que sest-il pass&eacute; exactement?</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Cest le sergent-d&eacute;tective Garry Racine  jou&eacute; sans faille aucune par Vincent Bilodeau  qui tentera de tirer cette affaire au clair, en interrogeant successivement quatre t&eacute;moins. &Eacute;videmment, les versions ne concordent pas tout &agrave; fait, et cest &agrave; la derni&egrave;re, racont&eacute;e par une danseuse du coin qui, elle, na rien &agrave; cacher, que lon finit par comprendre ce qui sest vraiment pass&eacute;.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Les quatre t&eacute;moins ont chacun une personnalit&eacute; tr&egrave;s bien camp&eacute;e et sont tr&egrave;s bien jou&eacute;s, notamment &laquo; Canard &raquo; (Emmanuel Bilodeau), un paum&eacute; brouillon, et &laquo; T&acirc;ton &raquo;, un autre paum&eacute; qui na pas la langue dans sa poche. Gr&acirc;ce &agrave; ces personnages, lhumour a une petite place dans ce film, malgr&eacute; un sujet et une histoire dramatiques.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Jai d&eacute;j&agrave; dit <a href="Critiques_Films_UVWXYZ.html#VentWyoming">ailleurs</a> que curieusement, il est rare que lon entende des &laquo; sacres &raquo; qui sonnent naturels dans des films qu&eacute;b&eacute;cois. La r&eacute;daction des dialogues est un art en soi. Ici, on a un mod&egrave;le du genre. T&acirc;ton, en particulier, sonne tout ce quil y a de plus naturel. Il faut cependant ne pas avoir les oreilles sensibles pour suivre cette pitoyable bande de so&ucirc;lons et de jureurs jusqu&agrave; la fin du sabbat quils soffrent autour de ce petit Noir pris en flagrant d&eacute;lit de vandalisme.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Il faut aussi mentionner le tr&egrave;s bon jeu de B&eacute;atrice Picard, ainsi que limportance de son r&ocirc;le, par lequel le r&eacute;alisateur &eacute;vite de se complaire dans le grossier et nous montre toute la subtilit&eacute; et la complexit&eacute; de ce qui peut &ecirc;tre en jeu dans le concept de &laquo; racisme &raquo;, parfois trait&eacute; avec trop de simplisme.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Il reste un ou deux dialogues sur le racisme qui sont cousus de fil blanc et quelques &eacute;l&eacute;ments malheureusement inexpliqu&eacute;s (que vient faire Polo, le retard&eacute; mental, dans toute cette histoire exactement? et aussi, pourquoi linspecteur Racine se plante-t-il une punaise dans la main?), mais il faut saluer lensemble du film pour son efficacit&eacute; et son originalit&eacute;, notamment dans les petits interm&egrave;des o&ugrave; lon voit les personnages sous forme de statuettes de pl&acirc;tre (telles que celle qui a &eacute;t&eacute; cass&eacute;e par le Noir) sur un fond de musique de Fernand Gignac.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Et une fin brutale, cynique et inattendue.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="Octobre"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Octobre&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(1994)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>6 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="../../../C:/Documents%20and%20Settings/Fran%E7ois%20Lavall%E9e/Mes%20documents/PERS/Page%20web/Le_critique/Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Un film comme les ravisseurs : pas &agrave; la hauteur de ses ambitions</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Falardeau relate ici les &eacute;v&eacute;nements doctobre 1970 vus de lint&eacute;rieur (de la prise d'otage). Le film napporte pas grand-chose au d&eacute;bat sociologique ni historique dailleurs, dautant plus quon ne sait pas exactement ce qui sest pass&eacute; entre Pierre Laporte et ses ravisseurs, ni m&ecirc;me si le ministre est d&eacute;c&eacute;d&eacute; par un acte d&eacute;lib&eacute;r&eacute; des terroristes ou dans des circonstances ind&eacute;pendantes de leur volont&eacute;.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>&Agrave; ce r&eacute;cit lin&eacute;aire et sans relief, m&eacute;diocrement &eacute;crit et jou&eacute; tout juste d&eacute;cemment, on pr&eacute;f&eacute;rera mille fois <i><a href="#Ordres">Les ordres</a></i> de Michel Brault, qui sen tient aux &eacute;v&eacute;nements connus - mais &ocirc; combien plus inspirants  et qui le fait en utilisant une formule &agrave; la fois originale et efficace.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Pour conna&icirc;tre les faits et chiffres, on lira aussi <a href="Critiques_Livres_EFG.html#FournierFLQ">F.L.Q.  Histoire dun mouvement clandestin</a> de Louis Fournier.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="OdysseeAlice"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Odyss&eacute;s d'Alice Tremblay, L'&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(2002)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>6 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>De l'originalit&eacute; de la tarte la cr&egrave;me</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Venue au monde (professionnellement) dans le burlesque des ann&eacute;es 50 et 60, Denise Filiatrault n'a jamais montr&eacute; la moindre envie d'en sortir. Y compris dans ce film. Pourquoi n'ai-je pas &eacute;t&eacute; &eacute;tonn&eacute; d'y voir un p&acirc;tissier tapette, un prince charmant qui tr&eacute;buche tous les deux pas et se fait piquer le derri&egrave;re par un bouc, et un noble recevoir une tarte &agrave; la cr&egrave;me en pleine figure (dans un mouvement de ralenti, pour qu'on ait le temps de rire longtemps cette trouvaille magnifique)? Y a-t-il encore des gens qui trouvent original, ou ne serait-ce qu'amusant, de voir Blanche Neige annoncer d'un air coquin qu'elle a &laquo; un nain pour chaque soir de la semaine &raquo;?</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>J'esp&eacute;rais au moins un peu de bonne humeur, et le plaisir de voir une belle brochette d'acteurs bien de chez nous s'amuser ensemble. Je crois bien que la plupart s'amusent en effet, faisant ce qu'ils peuvent avec les dialogues qu'on leur donne. Encore que les faiblesses de jeu ne soient pas toutes imputables &agrave; la banalit&eacute; des textes.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Soyons honn&ecirc;te : le film est color&eacute;, et il y a bien quelques passages amusants, comme celui o&ugrave; le loup prend des notes en &eacute;coutant &agrave; la t&eacute;l&eacute; un Daniel Pinard canin donner quelque trucs pour la cuisson des grands-m&egrave;res. Mais l'ensemble ne vole pas vraiment plus haut, et fait probablement moins rire, qu'une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre d'&eacute;t&eacute; m&eacute;diocre.</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="Ordres"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Ordres, Les&nbsp;</font></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>(1974)</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="../../../C:/Documents%20and%20Settings/Fran%E7ois%20Lavall%E9e/Mes%20documents/PERS/Page%20web/Le_critique/Critiques_Films_MNO.html#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" ALT="" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font color="#660000"><font size=-1>Un film insuffisamment diffus&eacute;</font></font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Au lieu de tenter de sp&eacute;culer sur les &eacute;tats d&acirc;me et les actes des terroristes comme le fait Pierre Falardeau dans <i><a href="#Octobre">Octobre</a></i>, Michel Brault sen tient ici aux &eacute;v&eacute;nements publics et connus : des centaines de Qu&eacute;b&eacute;cois ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s sans mandat et emprisonn&eacute;s sans sursis et sans accusation pendant des semaines parce quils figuraient sur des listes de militants syndicaux et de partisans du Parti qu&eacute;b&eacute;cois, le tout dans une atmosph&egrave;re surr&eacute;aliste de parano&iuml;a, dhyst&eacute;rie politique et dabus de pouvoir.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Il recourt pour ce faire &agrave; une formule originale et terriblement efficace, qui combine les t&eacute;moignages genre documentaire (quoique fictifs) et les sc&egrave;nes darrestation et de vie en prison.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Le Qu&eacute;bec a v&eacute;cu dans un &eacute;tat policier pendant des semaines en 1970, &agrave; une &eacute;poque pourtant o&ugrave; la gauche triomphait dans les mentalit&eacute;s. Ce film nous rappelle que le respect des libert&eacute;s civiles nest jamais acquis.</font></font></b> <p><b><font face="Helvetica, Arial, sans-serif"><font size=-1>Pour ceux que le sujet int&eacute;resse, on pourra lire <a href="Critiques_Livres_EFG.html#FournierFLQ">F.L.Q. - Histoire d'un mouvement clandestin</a> de Louis Fournier.</font></font></b></blockquote> </blockquote>  <table WIDTH="100%" > <tr> <td><a NAME="OsmosisJones"></a><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>Osmosis Jones (2001)&nbsp;</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"><b><font face="Arial"><font color="#CC0000"><font size=-1>9 sur 10</font></font></font></b></td>  <td WIDTH="10%"> <div align=right><a href="#Sommet"><img SRC="Ar24.gif" height=15 width=15></a></div> </td> </tr> </table>  <blockquote> <blockquote><b><font face="Arial"><font color="#660000"><font size=-1>L&agrave; o&ugrave; le gag en bas de la ceinture fait du bien</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>D&eacute;cid&eacute;ment, le th&egrave;me semble infaillible. Depuis <i>Fantastic Voyage / Le voyage int&eacute;rieur </i>(1966) (d'apr&egrave;s Asimov) jusqu'&agrave; <i>Innerespace</i> / <i>Interespace</i> (1987) l'id&eacute;e d'&ecirc;tre t&eacute;moin en direct de la &laquo; vie int&eacute;rieure &raquo; d'un humain, au sens biologique du terme, a toujours &eacute;t&eacute; source de fascination. Source de plaisir, aussi, si on pense &agrave; l'hilarant sketch final de <i>Everything You Always Wanted to Know About Sex</i> / <i>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander)</i> (1972) de Woody Allen. C'est plut&ocirc;t dans cette derni&egrave;re veine (sans jeu de mots &eacute;videmment) que se range <i>Osmosis Jones</i>.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>Cette fois-ci, c'est l'int&eacute;rieur de Frank (Bill Murray) qui est en vedette. Une v&eacute;ritable ville, avec tout en haut, au cerveau, son maire sans scrupules (conseill&eacute; par une conscience qu'il rel&egrave;gue &agrave; un r&ocirc;le d'apparat), dans le &laquo; Downtown Frank &raquo;, ses enzymes qui se tapent le travail de bras, et un peu partout ailleurs ses escouades de globules blancs, ses autoroutes art&eacute;rielles et ses petits parasites fl&acirc;neurs. On a droit &agrave; des incursions dans plusieurs recoins de ce grand univers, y compris l'ongle incarn&eacute;, le bouton d'acn&eacute; dans le front et le court mais non moins impressionnant passage dans le subconscient.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>C'est dans ce petit monde que p&eacute;n&eacute;trera Thrax, un virus encore inconnu et extr&ecirc;mement puissant, en profitant de l'hygi&egrave;ne d&eacute;ficiente de Frank.&nbsp; &Agrave; peine arriv&eacute;, Thrax incendie et neutralise tout sur son passage et se rallie la racaille du coin (sous les aisselles) pour se frayer un chemin jusqu'&agrave; l'hypothalamus afin d'y arracher son troph&eacute;e et, par le fait m&ecirc;me, d&eacute;clencher en moins de 48 heures une fi&egrave;vre fatale qui fera sa gloire dans les annales (toujours sans jeu de mots) de la m&eacute;decine.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>C'est compter sans l'intr&eacute;pide Osmosis Jones, leucocyte d&eacute;chu et t&eacute;m&eacute;raire du FPD (Frank Police Department) qui a le don de se m&ecirc;ler de ce qui ne le regarde pas, ce qui est - tout bon consultant vous le confirmera - tr&egrave;s pratique dans toute situation fonci&egrave;rement nouvelle et impr&eacute;vue. Frank sera &eacute;paul&eacute; par son fid&egrave;le compagnon Drix, comprim&eacute; contre la toux et les maux de gorge qui vient &agrave; la rescousse pour gu&eacute;rir ce qui se pr&eacute;sente au d&eacute;part comme un simple rhume (on voit tout de suite la roublardise du m&eacute;chant Thrax), et qui sera d'abord accueilli par les uns comme un sauveur, par les autres comme un intrus. En fait, il est un peu des deux. Il s'av&egrave;re m&ecirc;me que Drix pourrait &ecirc;tre un simple placebo, mais il para&icirc;t que les placebos peuvent faire des miracles s'ils ne savent pas qu'ils en sont.</font></font></font></b> <p><b><font face="Arial"><font color="#000000"><font size=-1>D'accord : &agrave; l'aune de Woody Allen, Orson Welles et Martin Scorsese, et m&ecirc;me de certains autres dessins anim&eacute;s comme <i>Antz / Fourmiz</i> (1998) et <i>Toy Story / Histoire de Jouets</i> (1995 et 1999), ce nouveau film des fr&egrave;res Farrelly (&agrave; qui l'on doit <i>Marie a un je ne sais quoi</i> et <i><a href="#MoiMemeIrene">Moi, moi-m&ecirc;me et Ir&egrave;ne</a></i>) ne vole peut-&ecirc;tre pas toujours tr&egrave;s haut, mais moi, je m'y suis amus&eacute; comme un petit fou du d&eacute;but (o&ugrave; Drix arrive dans l'a&eacute;rogare de l'estomac) jusqu'&agrave; la fin (o&ugrave; il est question d'aller se chercher un avocat dans la r&eacute;gion des h&eacute;morro&iuml;des).</font></font></font></b></blockquote> </blockquote>  <hr width="100%"> <blockquote> <blockquote> <div align=right><b><i><font face="Arial"><font size=-1>&copy; Fran&ccedil;ois Lavall&eacute;e pour tous les textes figurant dans le pr&eacute;sent site</font></font></i></b></div>  <div align=right><b><i><font face="Arial"><font size=-1>Voir la br&egrave;ve <a href="../Droits_d_auteur.html">notice de droits d'auteur</a></font></font></i></b></div>  <p><br><b><font face="Arial"><font size=-1><a href="../index.html">Retour &agrave; la page d'accueil de Fran&ccedil;ois Lavall&eacute;e</a></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font size=-1><a href="Le_critique_Index.html">Retour &agrave; <i>Fran&ccedil;ois Lavall&eacute;e... Le critique</i></a></font></font></b> <br><b><font face="Arial"><font size=-1><a href="Cotes_Films.html">Retour &agrave; l'index des films critiqu&eacute;s</a></font></font></b> <div align=right><b><font face="Arial"><font size=-1>R&eacute;actions? Commentaires? Suggestions? <a href="mailto:flav@videotron.ca">&Eacute;crivez-moi!</a></font></font></b></div> </blockquote> </blockquote>  <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; </body> </html> 
