<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="Dr Franois Muller">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [fr] (WinNT; I) [Netscape]">    <meta name="KeyWords" content="travail sur cran, cran de visualisation">    <title>Travail sur &Eacute;cran de Visualisation_AIMT67</title> </head> <body background="bg3.jpg"> <a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/somdos.html"><img SRC="som.gif" BORDER=0 height=35 width=580></a> <center><b><font face="Times New Roman,Times"><font size=+2>Travail sur &Eacute;cran de Visualisation</font></font></b> <br><b><font face="Times New Roman,Times"><a href="mailto:f.muller@aimt.sdv.fr">Dr Fran&ccedil;ois Muller</a></font></b> <br><b><font face="Times New Roman,Times">AIMT du Bas - Rhin</font></b></center>  <p><font face="Times New Roman,Times"><a href="#Introduction">Introduction</a></font> <br><font face="Times New Roman,Times"><a href="#La Charge de Travail">La charge de travail</a> et <a href="#Pauses">Importance des pauses</a></font> <br><font face="Times New Roman,Times"><a href="#Agencement du Poste de W">L'agencement du poste de travail</a></font> <br><font face="Times New Roman,Times"><a href="#Rglementation">R&eacute;glementation</a> &amp; <a href="#Normes">Normes</a></font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sujets de discussion ou de pol&eacute;mique...</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="#Les Radiations emises">Les radiations &eacute;mises</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="#L'Oeil et les Radiations">L'oeil et les radiations</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="#Les problmes dermatologiques">Les probl&egrave;mes dermatologiques</a></font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="#Grossesse et travail sur cran">Grossesse et le travail sur &eacute;cran</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a href="#Les filtres d'cran">Les filtres d'&eacute;cran</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="#Les imprimantes"> Les imprimantes</a></font> <br><a href="#Liens utiles">Liens utiles</a> <br><font face="Times New Roman,Times"><a href="#Conclusion">Conclusion</a></font> <p><i><font face="Times New Roman,Times">Derni&egrave;re mise &agrave; jour Juillet 2002</font></i> <br> <hr WIDTH="100%"> <p><a NAME="Introduction"></a><font face="Times New Roman,Times"><b>D</b>epuis l'aube de l'&eacute;criture, les supports de l'information n'ont cess&eacute; d'&eacute;voluer. L'informatique, v&eacute;ritable r&eacute;volution dans ce domaine, a envahi les entreprises et les foyers. C'est l'ordinateur de bureau pour faire le courrier ou g&eacute;rer le fichier client, c'est l'ordinateur pour les logiciels &eacute;ducatifs ou les jeux &agrave; notre domicile.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>C</b>et outil engendre un changement profond des habitudes et fait partie d&eacute;sormais de l'environnement physique et psychologique du travail.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>M</b>ais ce nouvel outil respecte-t-il notre sant&eacute; ??</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>P</b>our y r&eacute;pondre nous allons d&eacute;tailler la <b>charge de travail </b>devant un &eacute;cran, puis donner des <b>conseils d'agencement</b> du poste de travail pour minimiser la fatigue due &agrave; cette charge.</font> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>P</b>our ce faire, il faut veiller au bon <b>agencement du poste de travail</b>. Celui-ci concernera autant les caract&eacute;ristiques physiques des <b>mat&eacute;riels informatiques et les logiciels</b>, que le <b>plan de travail</b>, le <b>si&egrave;ge</b> et l'<b>&eacute;clairage</b> du poste. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>D</b>e plus, cette activit&eacute; professionnelle fait l'objet d'<b><u>une r&eacute;glementation et de normes</u></b>. <p> <hr WIDTH="100%"> <center><a NAME="La Charge de Travail"></a><b><font face="Times New Roman,Times"><font size=+2>La Charge de Travail</font></font></b></center>  <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>L</b>a charge de travail comporte deux niveaux : <b>Contrainte</b> et <b>Astreinte</b>.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La contrainte est l'<i>ensemble des &eacute;l&eacute;ments de travail qui conditionnent l'activit&eacute; de l'op&eacute;rateur</i>.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'astreinte est l'<i>effet de la contrainte sur la personne</i>. Ces cons&eacute;quences seront observ&eacute;es en terme de sant&eacute; et en</font> <font face="Times New Roman,Times">terme de productivit&eacute;.</font> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>L</b>'analyse du travail sur &eacute;cran conduit &agrave; envisager la charge dans ses<b> composantes visuelles</b>, <b>posturales et musculosquelettiques, ainsi que mentales</b>. <ul> <li> <b>Le travail sur &eacute;cran sollicite fortement la vision</b>. Le regard se d&eacute;place plus ou moins rapidement, et se porte sur les documents, le clavier et l'&eacute;cran. Ce travail met en jeu&nbsp; les m&eacute;canismes physiologiques d'accommodation, d'adaptation et de convergence, de fa&ccedil;on dynamique et statique.</li>  <ul> <li> L'<u>accommodation</u> permet &agrave; l'oeil de mettre au point pour voir net de pr&eacute;s, gr&acirc;ce au cristallin et &agrave; des petits muscles ciliaires.</li>  <li> L'<u>adaptation</u> assure l'ajustement selon les conditions de lumi&egrave;re par variation du diam&egrave;tre de la pupille.</li>  <li> La <u>convergence</u> permet la fusion des deux images r&eacute;tiniennes gr&acirc;ce &agrave; la contraction de muscles situ&eacute;s autour de l'oeil.</li> </ul> Dans l'&eacute;tat actuel des connaissances, le travail sur &eacute;cran n'entra&icirc;ne pas d'alt&eacute;rations visuelles irr&eacute;versibles (tel que myopie, astigmatisme ou hyperm&eacute;tropie). En revanche, ce type de travail peut r&eacute;v&eacute;ler des anomalies de l'oeil qui passaient inaper&ccedil;ues avant ce travail.</ul>  <ul> <li> D'autre part le<b> travail sur &eacute;cran se fait en g&eacute;n&eacute;ral en posture assise</b>. Celle-ci entra&icirc;ne une contracture des muscles de la nuque, de l'&eacute;paule et du dos, et des mouvements r&eacute;p&eacute;t&eacute;s de la t&ecirc;te et du tronc.</li>  <br>Pour que cette posture soit confortable, il faut que les &eacute;l&eacute;ments mat&eacute;riels qui constituent le poste de travail - &eacute;cran, clavier, plan de travail, si&egrave;ge, repose pieds - soient adapt&eacute;s et &eacute;ventuellement r&eacute;glables. <br>&nbsp; <li> La <b>compensante mentale de la charge de travail est tr&egrave;s complexe</b>.</li>  <br>Toutefois, il est &eacute;vident qu'un certain nombres de facteurs jouent un r&ocirc;le d&eacute;terminant : <ul> <li> la formation initiale</li>  <li> l'exp&eacute;rience de l'op&eacute;rateur</li>  <li> l'ad&eacute;quation du logiciel qui permet le dialogue homme-machine</li>  <li> l'insertion de l'outil informatique dans l'organisation du travail</li> </ul> </ul>  <ul> <li> Depuis peu, on observe une multiplication du nombre de <b>troubles musculosquelettiques(TMS) du membre sup&eacute;rieur</b>. Lors de l'utilisation des dispositifs d'entr&eacute;e ( souris, boule roulante, clavier parfois &eacute;pais des ordinateurs portables), tout &eacute;cart excessif du poignet de part et d'autre de sa position de repos, constitue un facteur de risque.</li>  <br>Avec un clavier, les poignets sont souvent en extension car l'op&eacute;rateur prend appui sur la table avec ses avants-bras. La force d'appui sur les touches peut &eacute;galement &ecirc;tre un important facteur de TMS, cette force est parfois nettement sup&eacute;rieure &agrave; celle n&eacute;cessaire &agrave; l'activation des touches. <br>L'emploi de la souris peut constituer un facteur de TMS localis&eacute; &agrave; l'index droit ou gauche et au pouce, si l'op&eacute;rateur la serre trop fortement. Par ailleurs, une souris trop petite ou trop grande par rapport &agrave; la taille de la main peut &ecirc;tre responsable de douleurs &agrave; l'annulaire et &agrave; l'auriculaire. <br>Un clavier plac&eacute; trop haut, par rapport au coude, constitue un facteur potentiel de <b>TMS aux &eacute;paules</b>. Par ailleurs un &eacute;cran positionn&eacute; trop haut ou trop bas, par rapport au niveau des yeux, ainsi que des documents install&eacute;s &agrave; plat sur le plan de travail, constituent des facteurs potentiels de <b>TMS cervicaux</b>. <p>En conclusion, les effets des composantes visuelle, posturale et mentale se combinent et entra&icirc;nent ainsi une fatigue. Cette fatigue, qui est une r&eacute;duction r&eacute;versible des capacit&eacute;s physiques et mentales de l'individu, peut se traduire par des sympt&ocirc;mes tr&egrave;s divers : <ul> <li> br&ucirc;lures ou picotements oculaires</li>  <li> maux de t&ecirc;te, sensation de t&ecirc;te vide</li>  <li> douleurs dorsales</li> </ul> </ul> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ces diff&eacute;rents ph&eacute;nom&egrave;nes disparaissent apr&egrave;s un repos suffisant. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais pour &eacute;viter ces sympt&ocirc;mes, il est conseill&eacute; de faire&nbsp;<a NAME="Pauses"></a><b>une interruption avec changement d'activit&eacute; ou des exercices</b> apr&egrave;s deux heures (au maximum) de travail sur &eacute;cran et surtout de veiller &agrave; un bon agencement du poste de travail. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Selon le d&eacute;cret n&deg; 91 - 451, l'employeur est tenu de concevoir l'activit&eacute; du travailleur de telle sorte que son temps quotidien de travail sur &eacute;cran soit p&eacute;riodiquement interrompu par des pauses ou par des changements d'activit&eacute; r&eacute;duisant la charge de travail sur &eacute;cran. En g&eacute;n&eacute;ral, ces pauses am&eacute;liorent la qualit&eacute; et la quantit&eacute; de travail. Elles doivent servir &agrave; d&eacute;contracter les muscles des articulations de la nuque, du dos et du membre sup&eacute;rieur. Les temps d'attente de r&eacute;ponses qui imposent la surveillance de l'&eacute;cran ne peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme des pauses (circulaire DRT&nbsp;&nbsp; n&deg; 91-18). Des pauses courtes mais fr&eacute;quentes diminuent consid&eacute;rablement la fatigue, elles sont nettement plus efficaces que des pauses longues et rares, surtout si elles sont prises avant l'installation de la fatigue. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Par ailleurs, des exercices physiques, pratiqu&eacute;s lors d'une gymnastique de pause, r&eacute;duisent efficacement l'astreinte musculosquelettique mais ils ne peuvent &ecirc;tre qu'un compl&eacute;ment &eacute;ventuel aux recommandations ergonomiques. Ces exercices ne doivent pas augmenter les contraintes biom&eacute;caniques d&eacute;j&agrave; impos&eacute;es par le travail sur &eacute;cran. Ils doivent favoriser la circulation sanguine dans les muscles, activer les muscles non sollicit&eacute;s et d&eacute;tendre les muscles sur sollicit&eacute;s par une posture statique pendant la t&acirc;che. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On peut ainsi proposer divers exercices : <ul> <li> Exercices oculaires :</li>  <ul> <li> d&eacute;tacher le regard de l'&eacute;cran et fixer intens&eacute;ment un objet &eacute;loign&eacute;</li>  <li> regarder loin &agrave; droite puis loin &agrave; gauche sans bouger la t&ecirc;te, et r&eacute;p&eacute;ter ce mouvement une dizaine de fois. Puis faire la m&ecirc;me chose de haut en bas.</li> </ul>  <li> Relaxation du cou :</li>  <ul> <li> faire d'amples ronds avec les &eacute;paules d'avant en arri&egrave;re, et d'arri&egrave;re en avant</li>  <li> faire doucement et sans forcer des moulinets avec la t&ecirc;te, puis pencher la t&ecirc;te en avant et en arri&egrave;re</li> </ul>  <li> D&eacute;tente du dos :</li>  <ul> <li> en position assise, &eacute;tirer le dos en poussant les fesses vers le bas et la t&ecirc;te vers le haut</li>  <li> en position debout, &eacute;tirer le dos en essayant de "toucher le plafond" membres sup&eacute;rieurs tendus, et en poussant les talons "dans le sol"</li>  <li> faire des rotations du tronc</li> </ul>  <li> Relaxation des doigts et des poignets :</li>  <ul> <li> secouer les mains comme si elles &eacute;taient mouill&eacute;es</li>  <li> faire des rotations des poignets vers l'int&eacute;rieur, puis vers l'ext&eacute;rieur</li> </ul>  <li> D&eacute;tente des membres inf&eacute;rieurs :</li>  <ul> <li> disposer le si&egrave;ge de fa&ccedil;on &agrave; pouvoir tendre les membres inf&eacute;rieurs sur toute leur longueur. Faire une flexion forc&eacute;e des pieds puis une extension forc&eacute;e, et ceci une dizaine de fois.</li> </ul> </ul> <b>A consulter :</b> <ul> <li> F. Cail. Les perspectives de la recherche. <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1997, n&deg; 9, pp. 38-42.</li>  <li> INRS. Les troubles musculosquelettiques du membre sup&eacute;rieur. <i>&Eacute;dition INRS ED 797</i>, mai 1996, 65 p.</li>  <li> F. Cail et R. Floru. Travail sur &eacute;cran de visualisation et sant&eacute;, Revue bibliographique. <i>&Eacute;dition INRS ND 1938</i>, janvier 1995.</li>  <li> F. Cail et R. Floru. Organisation temporelle du travail sur &eacute;cran de visualisation. <i>Cahiers de notes documentaires</i>, 1993, n&deg; 153, pp. 551-556.</li>  <li> F. Cail. Colloque " &Eacute;cran et Vision" Paris 1992. <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1993, n&deg; 6, pp. 422-423</li> </ul>  <hr WIDTH="100%"> <center><a NAME="Agencement du Poste de W"></a><b><font size=+2>Agencement du Poste de Travail</font></b> <br><b><font size=+1>Principes G&eacute;n&eacute;raux</font></b></center>  <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>Lors de l'achat du mat&eacute;riel informatique</u> : <ul> <li> l'&eacute;cran doit &ecirc;tre de bonne qualit&eacute; et de taille adapt&eacute; au travail &agrave; faire, trait&eacute; d'origine contre les reflets, et comport&eacute; un bouton de r&eacute;glage de la luminosit&eacute;. Il doit &ecirc;tre orientable en hauteur et lat&eacute;ralement. Il doit &ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;poussi&eacute;r&eacute; en utilisant des bombes d'air comprim&eacute;, soit des chiffons secs et non pelucheux.</li>  <li> le clavier doit &ecirc;tre fonctionnel: une &eacute;paisseur au milieu du clavier de 4 cm maximum &eacute;vite une extension des poignets, les touches doivent &ecirc;tre faciles &agrave; enfoncer</li>  <li> la taille de la souris doit &ecirc;tre adapt&eacute;e &agrave; celle de la main</li>  <li> le logiciel doit &ecirc;tre facile d'utilisation (temps d'apprentissage, aide en ligne, langue compr&eacute;hensible). Les logiciels qui font appara&icirc;tre un fond d'&eacute;cran clair lors de leur utilisation, seront pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s &agrave; ceux o&ugrave; le fond d'&eacute;cran est sombre. Lors de l'utilisation du logiciel, la taille de police de caract&egrave;re la plus grande possible sera s&eacute;lectionn&eacute;e.</li> </ul> &nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>Tout ce mat&eacute;riel sera pos&eacute; sur un plan de travail</u> : <ul> <li> les surfaces de travail doivent &ecirc;tre mates, non r&eacute;fl&eacute;chissantes</li>  <li> les surfaces de travail doivent &ecirc;tre assez grandes pour disposer le mat&eacute;riel (ordinateur, t&eacute;l&eacute;phone,..) et les documents papier, qui pourront &eacute;ventuellement&nbsp; &ecirc;tre mis sur un porte document, de fa&ccedil;on &agrave; avoir le minimum de mouvements de la nuque et des yeux &agrave; faire quand le regard passe de l'&eacute;cran au document, et vice versa&nbsp; :</li>  <ul> <li> positionn&eacute; &agrave; droite ou &agrave; gauche de l'&eacute;cran et r&eacute;glable &agrave; hauteur du regard</li>  <li> ou mis entre le clavier et l'&eacute;cran, avec un butoir en bas, en position inclin&eacute;e de telle sorte que le haut du document se situe &agrave; la limite inf&eacute;rieure de l'&eacute;cran (cette disposition permettant d'effectuer sans difficult&eacute;s de courtes annotations et de mettre des documents &eacute;pais)</li> </ul>  <li> &eacute;viter de poser l'&eacute;cran sur l'unit&eacute; centrale</li>  <li> l'&eacute;cran sera plac&eacute; &agrave; 50-70 cm des yeux (cette distance est facile &agrave; v&eacute;rifier : en &eacute;tirant au maximum les bras, le bout des doigts effleure l'&eacute;cran) et pench&eacute; l&eacute;g&egrave;rement en arri&egrave;re, le haut de l'&eacute;cran &eacute;tant au niveau des yeux de l'op&eacute;rateur , ou mieux l&eacute;g&egrave;rement en dessous (sauf pour les &eacute;crans de grande taille o&ugrave; ce dernier param&egrave;tre de hauteur n'est pas prioritaire))</li>  <li> le bord du clavier devra se situ&eacute; &agrave; 10-15 cm du bord de la table</li>  <li> pensez &agrave; mettre le clavier et l'&eacute;cran &agrave; droite, ainsi que la lampe de bureau et le porte document &agrave; gauche pour un droitier, et faire l'inverse pour un gaucher</li> </ul> &nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>Le plan de travail sera &eacute;quip&eacute;</u> d'un si&egrave;ge dont le choix doit correspondre &agrave; des imp&eacute;ratifs de confort, et de respect des courbures lombaires et de la physiologie musculo-tendineuse. Les r&eacute;glages doivent pouvoir &ecirc;tre effectu&eacute;s sans quitter le si&egrave;ge et aboutir &agrave; une position correcte et confortable : <ul> <li> l'angle form&eacute; par le bras et l'avant-bras doit avoir 90&deg; environ, les mains reposant sur le clavier et les coudes proches du tronc</li>  <li> la position du poignet doit &ecirc;tre plus &eacute;lev&eacute;e que l'extr&eacute;mit&eacute;s des doigts (ne pas poser les poignets sur le bord du bureau)</li>  <li> la t&ecirc;te l&eacute;g&egrave;rement pench&eacute;e en avant</li>  <li> il faut s'asseoir au fond du si&egrave;ge, les genoux ne doivent pas &ecirc;tre plus hauts que les hanches : l'id&eacute;al &eacute;tant les cuisses horizontales (mettre un repose-pied pour les personnes petites ou en cas de plan de travail trop haut )</li>  <li> l'espace libre entre les genoux et la table doit &ecirc;tre d'au moins 15 cm</li>  <li> le dos doit &ecirc;tre soutenu sur toute sa longueur, avec une inclinaison de 10&deg;-20&deg; vers l'arri&egrave;re</li> </ul>  <ul><a NAME="Exemples d'un amnagement correct et d'un"></a>Exemples d'un am&eacute;nagement <b><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/Bonposte.htm">correct</a></b> et d'un <b><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/Mauvaisposte.htm">mauvais</a></b></ul> &nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>Au niveau de l'implantation des postes dans l'espace de travail</u>, il faut &eacute;viter les trop grands contrastes d'&eacute;clairement et de luminance <ul> <li> veillez &agrave; une distance &eacute;cran-fen&ecirc;tre de 2 m&egrave;tres au moins pour &eacute;viter un &eacute;blouissement direct important</li>  <li> &eacute;viter une orientation de l'&eacute;cran, face ou dos aux fen&ecirc;tres, qui peut entra&icirc;ner un &eacute;blouissement direct ou des reflets importants</li>  <li> essayer de ne pas mettre l'&eacute;cran &agrave; moins de 2 m&egrave;tres d'un mur, de tel sorte que lorsqu'on l&egrave;ve le regard, l'oeil puisse se reposer de son accommodation de pr&eacute;s</li> </ul> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Une fois le poste de travail bien &eacute;quip&eacute; et correctement install&eacute;, il faut s'occuper de l'<u>&eacute;clairage</u>. Celui-ci doit permettre &agrave; la vision de s'effectuer correctement, tant en performance qu'en confort. <br>En pratique : <ul> <li> il faut utiliser la lumi&egrave;re naturelle par des ouvertures d'importance moyenne, permettant une vue sur l'ext&eacute;rieur mais en &eacute;vitant de les mettre du cot&eacute; Sud. Il est n&eacute;cessaire de pr&eacute;voir une protection solaire, modulable en fonction de l'ensoleillement ( stores int&eacute;rieurs ou ext&eacute;rieurs &agrave; lamelles horizontales )</li>  <li> <a NAME="Retour image luminaires"></a>l'&eacute;clairage artificiel compl&egrave;te l'&eacute;clairage naturel. Le projet d'&eacute;clairage avec une <b><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/Dispositionluminaires.htm">implantation</a></b> et un choix judicieux des luminaires, permettra d'aboutir &agrave; une bonne performance et un bon confort visuels</li>  <li> on conseille un niveau d'&eacute;clairement de 200 &agrave; 300 Lux au niveau du plan de travail pour un &eacute;cran &agrave; fond sombre (environ 400 &agrave; 500 Lux pour un fond clair)</li>  <li> un luminaire individuel de bureau avec &eacute;ventuellement un variateur d'intensit&eacute;, permettra de moduler l'&eacute;clairement du plan de travail selon l'&acirc;ge, la capacit&eacute; visuelle de l'op&eacute;rateur, les caract&eacute;ristiques de la t&acirc;che ( saisie, consultation, DAO,..) et des documents n&eacute;cessaires (contraste de l'&eacute;criture, couleur,..)</li>  <li> il faut &eacute;galement respecter un rapport correct entre l'&eacute;clairement de la t&acirc;che et celui de l'environnement du poste de travail. L'oeil, lors du changement de direction du regard, ne doit pas trouver des diff&eacute;rences de niveau d'&eacute;clairement trop importants, source de fatigue visuelle.</li>  <li> il faut aussi veiller d'&eacute;viter les &eacute;blouissements directs (spots,..) ou indirects (r&eacute;flexion de lampe sur le clavier ou le bureau) possibles</li>  <li> pour plus de d&eacute;tails, veuillez consulter le dossier <b><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/eclairage.html">Projet d'&eacute;clairage</a></b> du site de l'AIMT67.</li> </ul> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour vous aider &agrave; r&eacute;aliser une &eacute;tude de poste, veuillez consulter la <b><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/etudedeposte_ecran.htm">fiche de recueil de donn&eacute;es</a></b>. <p><b>A consulter :</b> <ul> <li> F. Cail. M&eacute;thode d'implantation de postes avec &eacute;cran de visualisation en secteur tertiaire. Fiche<i> pratique de s&eacute;curit&eacute;</i> <i>INRS DE 51, </i>1994.</li>  <li> F. Cail. M&eacute;thodes d'am&eacute;nagement de postes assis avec &eacute;cran de visualisation. <i>Documents pour le m&eacute;decin du travail</i>, 1994, n&deg; 59, pp. 271-273.</li>  <li> F. Cail. Pr&eacute;sentation de l'information sur &eacute;cran de visualisation. Revue bibliographique. <i>Cahiers de notes documentaires</i>, 1993, n&deg; 151, pp. 305-312.</li> </ul>  <hr WIDTH="100%"> <center><a NAME="Rglementation"></a><b><font size=+2>R&eacute;glementation</font></b></center>  <p>Il convient tout d'abord de rappeler que l'application de la r&eacute;glementation est obligatoire alors que le respect des normes est facultatif. <br><b>Une directive europ&eacute;enne (90/270/CEE)</b> concernant les prescriptions minimales de s&eacute;curit&eacute; et de sant&eacute; relatives au travail sur des &eacute;quipements &agrave; &eacute;cran de visualisation a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e le 29 mai 1990. Elle a &eacute;t&eacute; reprise en droit fran&ccedil;ais en 1991 sous la forme d'un <b><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/D91-451.htm">d&eacute;cret n&deg; 91-451</a> </b>du 14 mai 1991, accompagn&eacute; de sa<b> <a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/Drt91_18.htm">circulaire DRT n&deg; 91-18</a></b> du 4 novembre 1991. Ce d&eacute;cret prend effet depuis le 1er janvier 1997 pour tous les postes comportant un &eacute;cran alphanum&eacute;rique ou graphique, voire de T.V., &agrave; l'exception de certains &eacute;quipements mentionn&eacute;s par la loi. Il r&eacute;glemente l'analyse et l'organisation du travail, la formation des travailleurs, la surveillance m&eacute;dicale, l'&eacute;quipement et les conditions d'ambiance. <center> <p><a NAME="Normes"></a><b><font size=+2>Normes</font></b></center>  <p>En ce qui concerne la normalisation, il existe depuis 1987 une <b>norme AFNOR intitul&eacute;e "<i>Travail sur &eacute;cran de visualisation et clavier</i>" (NF X 35-121)</b> qui concerne l'environnement physique et le dimensionnement du poste. Elle s'applique &agrave; tous les postes de travail, aux pupitres de contr&ocirc;le ou de commande de tout processus technique ou administratif concourant &agrave; la marche des ateliers et des services. Elle ne s'applique ni aux postes de conduite de v&eacute;hicules ou d'engins, ni aux syst&egrave;mes informatiques embarqu&eacute;s &agrave; bord d'un moyen de transport. Enfin, elle ne s'applique pas sans adaptation particuli&egrave;re aux postes de conception ou de dessin assist&eacute;s par ordinateur (CAO, DAO), aux postes de travail &eacute;quip&eacute;s d'un &eacute;cran autre que cathodiques non graphique. Cette norme ne traite pas de l'&eacute;mission de rayonnements par les ordinateurs. <p>Depuis plusieurs ann&eacute;es, une norme internationale intitul&eacute;e "<b><i>Exigences ergonomiques pour travail de bureau avec terminaux &agrave; &eacute;crans de visualisation</i>" (ISO 9241)</b> qui comprend 17 parties est en cours d'&eacute;laboration. Elle concerne l'affichage, l'environnement et l'am&eacute;nagement du poste, les r&eacute;flexions, les couleurs affich&eacute;es, le clavier et les dispositifs d'entr&eacute;e autres que ce dernier ainsi que le dialogue avec l'ordinateur. Actuellement, seules l'introduction g&eacute;n&eacute;rale (partie I), le guide g&eacute;n&eacute;ral concernant les exigences des t&acirc;ches (partie II), les exigences relatives aux &eacute;crans de visualisation (partie III) et les principes de dialogue (partie X) ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s par l'AFNOR sous l'indice de classement respectif&nbsp; X 35-122-1, 2, 3 et 10. Les parties 5 et 6 devraient remplacer la norme NF X 35-121, d&egrave;s qu'elles seront publi&eacute;es. Cette norme ISO 9241 ne traite pas de l'&eacute;mission de rayonnements ni de la s&eacute;curit&eacute; &eacute;lectrique. L'aspect s&eacute;curit&eacute; est abord&eacute; dans les publications de la Commission &Eacute;lectrotechnique Internationale ( CEI 65 et CEI 950 ). <br><b>Cette norme est parue en f&eacute;vrier 2000.</b> <p>Il existe &eacute;galement une norme pour les &eacute;crans plats : ISO 13 406, intitul&eacute;e "Exigences ergonomiques pour travail sur &eacute;crans de visualisation &agrave; panneuax plats". <p>Des associations de fabricants ont &eacute;galement adopt&eacute;s des recommandations qui ne concernent qu'eux-m&ecirc;mes mais qui peuvent apporter une meilleure qualit&eacute; en mat&eacute;riel et un meilleur confort d'utilisation. <p><b>A consulter :</b> <ul> <li> F.Cail. Le point sur la r&eacute;glementation et la normalisation concernant le travail sur &eacute;cran. <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1994,n&deg; 2, pp. 106-107.</li> </ul>  <hr WIDTH="100%"> <center><b><font size=+2>Sujets de discussion ou de pol&eacute;mique ...</font></b></center>  <p><a NAME="Les Radiations emises"></a><b><font size=+2>Les Rayonnements &eacute;mis</font></b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les rayonnements &eacute;mis par les &eacute;crans couvrent pratiquement toute l'&eacute;tendue du spectre &eacute;lectromagn&eacute;tique. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le <b>rayonnement optique</b> &eacute;mis comprend de l'ultraviolet (U.V.) proche, du rayonnement visible et de l'infrarouge (I.R.) <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les <b>champs &eacute;lectriques et magn&eacute;tiques</b> sont &eacute;mis dans trois gammes de fr&eacute;quences diff&eacute;rentes. Les bobines de d&eacute;flexion horizontale &eacute;mettent des champs op&eacute;rant principalement entre 15 kHz et 35 kHz. Des champs de fr&eacute;quence extr&ecirc;mement basse, 50 ou 60 Hz, sont g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par la source d'&eacute;nergie, les transformateurs et les bobines de d&eacute;flexion verticale. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le probl&egrave;me de l'exposition aux rayonnements &eacute;lectromagn&eacute;tiques &eacute;mis par les &eacute;crans cathodiques constitue toujours un sujet de pol&eacute;mique. La question des risques &eacute;ventuels li&eacute;s aux rayonnements &eacute;mis est apparue &agrave; la fin des ann&eacute;es soixante-dix avec les premiers &eacute;crans cathodiques. Elle ne semble pas constituer un sujet de recherches majeur dans le futur. En effet, depuis cette date, aucune enqu&ecirc;te &eacute;pid&eacute;miologique n'a d&eacute;montr&eacute; que ces rayonnements &eacute;mis constituaient un danger pour la sant&eacute;. Une &eacute;tude effectu&eacute;e par l'INRS en 1995 [...] montre que les niveaux de ces rayonnements sont inf&eacute;rieurs aux valeurs limites d'exposition commun&eacute;ment admises. De m&ecirc;me, il n'est pas scientifiquement correct d'attribuer aux rayonnements &eacute;lectromagn&eacute;tiques &eacute;mis tous les maux dont peuvent souffrir les op&eacute;rateurs qui utilisent ce mat&eacute;riel. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Par ailleurs, les fabricants d'&eacute;crans informatiques s'alignent aujourd'hui sur le standard su&eacute;dois MPRII, voir MPRIII. Celui-ci d&eacute;finit des niveaux de rayonnements &eacute;lectromagn&eacute;tiques nettement inf&eacute;rieurs &agrave; ceux des standards internationaux retenus par la loi fran&ccedil;aise (ACGIH ou IRPA). <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, les nouvelles technologies d'affichage, comme celles des &eacute;crans &agrave; cristaux liquides ou des &eacute;crans &agrave; plasma, permettent d'abaisser encore plus le niveau de radiations. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; En ce qui concerne les<b> rayons X</b>, les <b>ultraviolets</b>, les<b> ultrasons</b>, et les <b>champs &eacute;lectrostatiques</b>, les mesures trouvent soit des niveaux proches du seuil de d&eacute;tection, soit des niveaux inf&eacute;rieurs aux valeurs limites d'exposition admises. <p><b>A consulter :</b> <ul> <li> R. De Seze et coll. Effets biom&eacute;dicaux des champs &eacute;lectromagn&eacute;tiques et m&eacute;decine du travail. Documents pour le m&eacute;decin du travail, 1998, n&deg; 73, pp. 47-53.</li>  <li> Cnockaert JC. M&ecirc;me en batterie, les &eacute;crans et moniteurs d'ordinateurs ne sont pas dangereux...<i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1995, n&deg; 11, pp. 576-578</li>  <li> Barbier A., Salsi S., Cail F., Clauzade B., Klein R. Rayonnements divers et ultra-sons &eacute;mis par les mat&eacute;riels vid&eacute;o et informatiques. <i>INRS, coll. Notes scientifiques et techniques</i>, 1995, NS 135, 59 p.</li>  <li> Cail F. &Eacute;crans cathodiques et radiations, la fin d'une controverse ? <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1988, n&deg; 11, pp. 533-536.</li> </ul> <a NAME="L'Oeil et les Radiations"></a><b><font size=+2>L'Oeil et les radiations</font></b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; La fatigue visuel due au travail sur &eacute;cran a &eacute;t&eacute; beaucoup &eacute;tudi&eacute;e de 1980 &agrave; 1990. Depuis 1991, le nombre d'&eacute;tudes qui lui ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;es a fortement diminu&eacute;. En effet, les facteurs qui d&eacute;terminent cette fatigue dans le travail informatis&eacute; avec les &eacute;crans actuels sont aujourd'hui bien identifi&eacute;s et les moyens de pr&eacute;vention sont connus. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toutefois, des recherches exp&eacute;rimentales sont actuellement men&eacute;es au Japon concernant les effets sur la vision, des images virtuelles en trois dimensions obtenues gr&acirc;ce &agrave; un casque &eacute;quip&eacute; de lunettes plac&eacute; sur la t&ecirc;te du sujet.&nbsp; En ce qui concerne la recherche d'effets pathologiques visuels li&eacute;s au travail sur &eacute;cran, les plus longues enqu&ecirc;tes &eacute;pid&eacute;miologiques r&eacute;alis&eacute;s &agrave; ce jour, notamment par des &eacute;quipes italiennes, ne portent que sur des dur&eacute;es de 7 &agrave; 8 ans. Les &eacute;tudes ne montrent pas de modification irr&eacute;versible de la convergence de repos, la fr&eacute;quence des pathologies reste la m&ecirc;me, le degr&eacute; de transparence du cristallin n'est pas corr&eacute;l&eacute; &agrave; l'anciennet&eacute; sur &eacute;cran, ni au temps de travail hebdomadaire devant le terminal. <br>On peut toutefois s'interroger sur les cons&eacute;quences &agrave; tr&egrave;s long terme de ce travail sur la fonction visuelle (possibilit&eacute; de "myopisation"?). Des enqu&ecirc;tes &eacute;pid&eacute;miologiques comparatives entre des populations travaillant sur &eacute;cran et d'autres n'utilisant pas ce mat&eacute;riel seront donc encore n&eacute;cessaires. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; D'autre part, aucune &eacute;tude n'a conclu &agrave; l'apparition plus fr&eacute;quente de cataracte chez les op&eacute;rateurs sur &eacute;cran, que chez ceux ne travaillant pas sur terminal. L'&eacute;mission d'ultraviolets est si faible qu'il faudrait demeurer plus de 650 ans devant l'&eacute;cran pour pr&eacute;senter une cataracte. Au point de vue exposition, un mois de travail &agrave; temps plein sur terminal &eacute;quivaut &agrave; rester une minute au soleil. On peut donc se poser la question de l'indication (et donc de l'utilit&eacute;) de lunettes &agrave; verres teint&eacute;s, dites souvent anti-fatigue, pr&eacute;conis&eacute; par certains fabricants pour filtrer les rayons U.V.. <ul> <li> F.Cail. Travail sur &eacute;cran et s&eacute;cheresse oculaire. <i>Document pour le m&eacute;decin du travail</i>, 2002, n&deg;90, pp; 131-135.</li> </ul> <a NAME="Les problmes dermatologiques"></a><b><font size=+2>Les probl&egrave;mes dermatologiques</font></b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les probl&egrave;mes dermatologiques se manifestent surtout au niveau du visage des op&eacute;rateurs et par des &eacute;ryth&egrave;mes, des picotements, des d&eacute;mangeaisons, une sensation de chaleur ou de peau s&egrave;che. Il n'a pas &eacute;t&eacute; trouv&eacute; de relation causale entre les l&eacute;sions cutan&eacute;es et le travail sur &eacute;cran. Par ailleurs, il semble qu'il y ait une relation entre les plaintes cutan&eacute;es et une charge de travail &eacute;lev&eacute;e ou des probl&egrave;mes psycho-sociaux <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ces sympt&ocirc;mes peuvent &ecirc;tre dus &agrave; une s&eacute;cheresse de l'air qui favorise une accumulation de charges &eacute;lectrostatiques, ou des temp&eacute;ratures &eacute;lev&eacute;es dans le local, ou encore la pr&eacute;sence de polluants dans l'air (fum&eacute;e de cigarettes, a&eacute;rosols,...). <br>Le respect d'un taux d'humidit&eacute; correct est tr&egrave;s important. Ceci est parfois tr&egrave;s difficile &agrave; r&eacute;aliser, car la climatisation a souvent pour effet de produire un air sec (humidit&eacute; relative &lt; &agrave; 30 %). Le rev&ecirc;tement des mat&eacute;riaux ne doit pas entra&icirc;ner de stockage d'&eacute;lectricit&eacute; statique dans le corps. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; A l'inverse, le traitement antistatique de la moquette, ou la pose de moquettes particuli&egrave;res, la ventilation de l'espace de travail, et surtout le maintien d'un taux d'humidit&eacute; entre 40 et 60 % entra&icirc;nent la disparition de la plupart des probl&egrave;mes. <p><b>A consulter :</b> <ul> <li> Cail F. Le travail avec &eacute;cran de visualisation. 3 me conf&eacute;rence scientifique internationale, Berlin septembre 1992. <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1992, n&deg; 12, pp. 696-697.</li> </ul> <a NAME="Grossesse et travail sur cran"></a><b><font size=+2>Grossesse et travail sur &eacute;cran</font></b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chez les femmes enceintes utilisant un &eacute;cran, le risque d'avortements spontan&eacute;s ou de malformations cong&eacute;nitales chez leurs nouveaux-n&eacute;s n'est pas plus &eacute;lev&eacute; que chez les autres femmes, mais les op&eacute;ratrices sur &eacute;cran ont plus souvent que les autres des troubles menstruels. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les &eacute;tudes laissent &agrave; penser que s'il existe des effets li&eacute;s &agrave; la reproduction, ils sont peut-&ecirc;tre associ&eacute;s &agrave; d'autres facteurs professionnels tels que le stress li&eacute; &agrave; ce type de travail. <p><b>A consulter :</b> <ul> <li> Cail F. Le travail avec &eacute;cran de visualisation. 3 me conf&eacute;rence scientifique internationale, Berlin septembre 1992. <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1992, n&deg; 12, pp. 696-697.</li> </ul>  <p><br><a NAME="Les filtres d'cran"></a><b><font size=+2>Les filtres d'&eacute;cran</font></b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un minimum de discipline concernant l'am&eacute;nagement du poste de travail est n&eacute;cessaire. Mais, par opposition &agrave; ce comportement rationnel, de multiples recettes empiriques circulent dans les milieux de travail, valorisant de faux probl&egrave;mes et cultivant les id&eacute;es fausses. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; L'utilisation &agrave; "tout va" de filtres d'&eacute;cran, choisis d'ailleurs, la plupart du temps sans r&eacute;flexion, entre dans ce domaine essentiellement symbolique. On a vraiment l'impression de "faire quelque chose", de "se prot&eacute;ger", de cr&eacute;er une barri&egrave;re suppl&eacute;mentaire entre le tube (agressif) et l'op&eacute;rateur. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; M&ecirc;me ceux qui diminuent effectivement les &eacute;missions n'ont aucun int&eacute;r&ecirc;t pratique, puisque les &eacute;missions &eacute;lectromagn&eacute;tiques et autres rayonnements sont bien inf&eacute;rieurs aux normes nationales et internationales d'exposition autoris&eacute;e. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; En fait, les filtres n'ont gu&egrave;re d'autre int&eacute;r&ecirc;t que de r&eacute;duire les reflets sur l'&eacute;cran lorsque ceux-ci ne peuvent &ecirc;tre ma&icirc;tris&eacute;s autrement. Il faut v&eacute;rifier qu'ils les r&eacute;duisent effectivement sans trop nuire au contraste. <p>L'indication d'acqu&eacute;rir et d'utiliser un filtre d'&eacute;cran devrait donc &ecirc;tre exceptionnelle, et seulement dans le cas o&ugrave; les facteurs lumineux d'environnement ne sont pas ma&icirc;trisables. L'usage des filtres (en plastique, en verre, &agrave; polarisation ou &agrave; micro mailles) est toujours un pis-aller. Donc, pas de filtre sans &eacute;tude de poste pr&eacute;alable. Ces dispositifs de "protection" ne sont pas recommand&eacute;s par le B.I.T. et l'O.M.S. <p><b>A consulter :</b> <ul> <li> Courrier S., Les crois&eacute;s de l'antifatigue, <i>Science et Vie Micro</i>, mars 1996, pp. 260-262</li>  <li> Gonzalez N., A propos des filtres d'&eacute;crans, <i>Cahiers de M&eacute;decine Interprofessionnelle-CAMIP</i>, 1996, n&deg; 1, pp. 25-27</li>  <li> Mu P., Quelles caract&eacute;ristiques pour les filtres ?, <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1995, n&deg; 534, pp. 184-185</li>  <li> Joly R., Griffe-Ozenne J., Anatomie, physiologie et psychologie d'emploi des "filtres d'&eacute;cran", <i>Cahiers de M&eacute;decine Interprofessionnelle-CAMIP</i>, 1993, n&deg;3, pp. 333-338</li> </ul> <a NAME="Les imprimantes"></a><b><font size=+2>Les imprimantes</font></b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le <b>bruit</b> sec et continu des imprimantes &agrave; marguerite ou &agrave; aiguilles pr&eacute;sente une s&eacute;rieuse g&ecirc;ne au travail. Le bruit perturbe l'attention et la communication entre coll&egrave;gues de travail, et peut &eacute;galement &ecirc;tre source d'&eacute;nervement et de stress. Quelque soit le type d'imprimante et &agrave; fortiori si elle est utilis&eacute;e par plusieurs personnes, il est conseill&eacute; de la placer dans une pi&egrave;ce non habit&eacute;e et si possible ventil&eacute;e. On peut aussi ,si on ne dispose pas de local, utiliser des caissons ou des capots adapt&eacute;s qui &eacute;vitent la propagation du bruit dans la pi&egrave;ce. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Concernant les imprimantes &agrave;<b> laser</b>, il y a une <u>production d'ozone</u> due &agrave; la transformation de l'oxyg&egrave;ne atmosph&eacute;rique sous l'influence du rayonnement U.V.. L'ozone est un gaz irritant pour les voies respiratoires et les muqueuses oculaires. En principe si l'appareil est utilis&eacute; dans des conditions normales et dans un local correctement ventil&eacute;, la concentration en ozone de l'air ambiant ne devrait pas induire de pathologie particuli&egrave;re. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il convient de noter que l'&eacute;mission d'ozone ne se produit que pendant le temps r&eacute;el de fonctionnement de la machine (un mat&eacute;riel &agrave; l'arr&ecirc;t ou uniquement sous tension n'en produit pas). <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; La plupart des constructeurs &eacute;quipent leurs imprimantes laser de filtre sp&eacute;cifique. On conseille lors du changement de la cartouche d'encre, de remplacer &eacute;galement le filtre d'ozone. Il est &eacute;galement possible de raccorder directement le capotage &eacute;ventuel de l'imprimante &agrave; une extraction vers l'ext&eacute;rieur. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Concernant le<u> risque laser</u>, ces imprimantes, con&ccedil;ues en tant que mat&eacute;riel de bureau, sont g&eacute;n&eacute;ralement de classe 1 au sens de la norme europ&eacute;enne NF EN 60-825-1 (1994). La classe 1 concerne tout appareil construit de telle sorte que l'acc&egrave;s humain &agrave; un rayonnement laser dont les caract&eacute;ristiques de source laser d&eacute;passent les limites d'&eacute;mission accessibles de la classe 1, soit impossible. <br><b>A consulter :</b> <ul> <li> Mu P. Photocopieuse laser : les risques ? <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1995, n&deg; 4, pp. 236-237.</li>  <li> Hur&eacute; P., Rousselin X. L'&eacute;mission d'ozone par les photocopieuses et les imprimantes laser. <i>Travail et S&eacute;curit&eacute;</i>, 1994, n&deg;1, pp. 7-9.</li>  <li> Koene M. Les &eacute;missions d'ozone &agrave; l'origine de probl&egrave;mes climatiques. Janus, 1992, n&deg;10, pp. 2-4.</li> </ul>  <hr WIDTH="100%"> <center><a NAME="Liens utiles"></a><b><font size=+2>Liens utiles</font></b></center>  <ul> <li> <a href="http://www.inrs.fr/dossiers/trav_ecran.htm" target="fenetre">Le travail sur &eacute;cran : risques et pr&eacute;vention</a> (dossier INRS, 2002)</li>  <li> <a href="http://www.apsam.com/pdf/fiche/FT13.pdf" target="fenetre">L'am&eacute;nagement du poste de travail &agrave; &eacute;cran de visualisation (APSAM fiche au format PDF 106 Ko)</a></li>  <li> <a href="http://www.who.int/inf-fs/fr/am201.html">Terminaux &agrave; &eacute;cran de visualisation et sant&eacute;</a> (aide-m&eacute;moire n&deg; 201 de l'O.M.S.)</li>  <li> Travail sur &eacute;cran de visualisation. <i><a href="http://www.afe-eclairage.com.fr/" target="fenetre">Document AFE</a></i>, 1997.</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/produits/publications/ED51.html">INRS ED051</a> M&eacute;thodes d'implantation de postes avec &eacute;cran en secteur tertiaire</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/produits/publications/ED712.html">INRS ED712</a> Mieux vivre avec votre &eacute;cran</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/produits/publications/ED728.html">INRS ED728</a> Le travail sur &eacute;cran en 50 questions</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/produits/publications/ED666.html">INRS ED666</a> Les &eacute;crans de visualisation. Guide m&eacute;thodologique pour le m&eacute;decin du travail</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/produits/revues_dmttap/TL14.html">Documents pour les m&eacute;decins du travail: TL14</a> : M&eacute;thodes d'am&eacute;nagement de postes assis avec &eacute;cran de visualisation</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/recherche/etudes/3276.html">&Eacute;tude publi&eacute;e: 3276</a> : Travail sur &eacute;cran - Les perspectives de la recherche</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/recherche/etudes/3281.html">&Eacute;tude publi&eacute;e: 3281</a> : Troubles musculosquelettiques dans le travail sur &eacute;cran : facteurs de risque et pistes de pr&eacute;vention</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/recherche/etudes/3210.html">&Eacute;tude publi&eacute;e: 3210</a> : Troubles musculosquelettiques - Une m&eacute;thodologie pour pr&eacute;venir ensemble les TMS.</li>  <li> <a href="http://www.inrs.fr/produits/publications/ED797.html">Publication ED797</a> : Les troubles musculosquelettiques du membre sup&eacute;rieur</li>  <br>&nbsp; <li> <a href="http://www.chez.com/ophtasurf/" target="fenetre">Ophtasurf</a> : Tout savoir sur l'oeil, la vue, les maladies et traitements des yeux, les illusions d'optiques</li> </ul>  <hr WIDTH="100%"> <center><a NAME="Conclusion"></a><b><font size=+2>Conclusion</font></b></center>  <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il ne faut, ni surestimer, ni sous estimer les difficult&eacute;s que peuvent engendrer les nouvelles technologie comme le travail sur &eacute;cran de visualisation. Il est certain que l'informatique demande un r&eacute;el effort d'apprentissage de la part de l'op&eacute;rateur mais il ne faut pas oublier de respecter un minimum de r&egrave;gles &eacute;l&eacute;mentaires au niveau de l'organisation du travail et de l'am&eacute;nagement du poste, afin que l'ergonomie informatique rende le service qu'on est en droit d'attendre d'elle. <p> <hr WIDTH="100%"> <br><i>Document r&eacute;alis&eacute; par Fran&ccedil;ois Muller, m&eacute;decin du travail</i> <br><i>AIMT du Bas - Rhin ( France )</i> <br> <hr WIDTH="100%"> <center><b>Travail sur &eacute;cran de visualisation</b> <br><b>1998</b> <br>&nbsp; Cette page appartient au site de l'<a href="http://www.aimt67.org">AIMT 67</a> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vous pouvez t&eacute;l&eacute;charger et diffuser ces pages <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; mais veuillez mentionner le site de l'AIMT 67 et le nom de l'auteur.</center>  <p> <hr WIDTH="100%"> <center>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si vous avez des commentaires ou des suggestions <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; permettant d'am&eacute;liorer ce document d'informations, <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <a href="mailto:f.muller@aimt67.org">cliquez ici.</a></center>  <p><a href="http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/somdos.html"><img SRC="som.gif" BORDER=0 height=35 width=580></a> <br>&nbsp; </body> </html> 
