<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN""http://www.w3.org/TR/REC-html40/loose.dtd"> <HTML> <HEAD> <!-- Traduit par RTFHTML le dimanche 9  mars 2003. --> <TITLE>BRIBES [ AMOUR-PROPRE ]</TITLE> <LINK REV="made" HREF="mailto:jl_morel@bribes.org"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </HEAD> <BODY BACKGROUND="papier.gif"> <TABLE WIDTH="100%" BGCOLOR="#FFCCCC" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"><TR><TD WIDTH="220"><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"><A HREF="amour.htm"><IMG SRC="blueleft.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" amour " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="lexique.htm"><IMG SRC="tdir.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[lexique]" ALIGN="Middle"></A><A HREF="cherche.htm"><IMG SRC="rech.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[Recherche]" ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="animaux.htm"><IMG SRC="bluerigh.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" animaux " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="2" ALT=""></TD><TD><B>Corr&eacute;lats&nbsp;:</B> <A HREF="moi.htm">moi</A> <FONT COLOR="#009933">amour-propre </FONT><A HREF="orgueil.htm">orgueil</A> <A HREF="modestie.htm">modestie</A> <A HREF="coquette.htm">coquetterie</A> <A HREF="vanite.htm">vanit&eacute;</A> </TD><TD><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"></TD></TR></TABLE>  <H1 ALIGN="Center"><FONT FACE="Arial,Helvetica"> AMOUR-PROPRE </FONT></H1> <P> <UL> <LI> <B> MARC-AUR&Egrave;LE </B>/ Pens&eacute;es / Les Sto&iuml;ciens / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1962<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je suis souvent &eacute;tonn&eacute; de voir combien chacun s'aime lui-m&ecirc;me plus que tout et pourtant tienne moins compte de son propre jugement sur lui-m&ecirc;me que celui des autres. De fait, si un dieu plac&eacute; pr&egrave;s de lui ou un ma&icirc;tre sage l'invite &agrave; n'avoir &agrave; part lui aucune pens&eacute;e, aucune id&eacute;e qu'il ne prof&egrave;re aussit&ocirc;t &agrave; haute voix, il ne le supportera pas un seul jour. Et ainsi nous avons honte de ce que notre prochain pense de nous plus que de ce que nous en pensons nous-m&ecirc;mes.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;XII (4) p.1242&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  &Eacute;RASME </B>/ &Eacute;loge de la Folie / Robert Laffont - Bouquins 1992<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dites-moi, je vous prie&nbsp;: peut-on aimer quelqu'un quand on se hait soi-m&ecirc;me&nbsp;? S'entendre avec autrui si on n'est pas d'accord avec soi-m&ecirc;me&nbsp;? Donner du plaisir &agrave; quelqu'un si on est pour soi-m&ecirc;me p&eacute;nible et ennuyeux&nbsp;? Pour l'affirmer je crois qu'il faudrait &ecirc;tre plus fou que la Folie elle-m&ecirc;me. Eh bien, si l'on me chassait, loin de pouvoir supporter les autres chacun se prendra lui-m&ecirc;me en d&eacute;go&ucirc;t, m&eacute;prisera ce qui est &agrave; lui, se ha&iuml;ra lui-m&ecirc;me. Car la Nature, en bien des cas plus mar&acirc;tre que m&egrave;re, a grav&eacute; dans l'esprit des mortels, surtout des plus sens&eacute;s, le m&eacute;contentement de soi et l'admiration d'autrui. De l&agrave; vient que tous les dons, toute l'&eacute;l&eacute;gance, tout le charme de la vie s'alt&egrave;rent et p&eacute;rissent. Car &agrave; quoi bon la beaut&eacute;, le plus inestimable pr&eacute;sent des dieux immortels, si elle est contamin&eacute;e par le vice du d&eacute;go&ucirc;t de soi&nbsp;? Et la jeunesse si elle se corrompt au ferment d'une m&eacute;lancolie s&eacute;nile&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.28&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  LA ROCHEFOUCAULD </B>/ Maximes / Garnier 1967<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On aime mieux dire du mal de soi-m&ecirc;me que de n'en point parler.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;M 138 p.36&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Nous ne ressentons nos biens et nos maux qu'&agrave; proportion de notre amour-propre.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;M 339 p.82&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Ce qui fait voir que les hommes connaissent mieux leurs fautes qu'on ne pense, c'est qu'ils n'ont jamais tort quand on les entend parler de leur conduite&nbsp;: le m&ecirc;me amour-propre qui les aveugle d'ordinaire les &eacute;claire alors, et leur donne des vues si justes qu'il leur fait supprimer ou d&eacute;guiser les moindres choses qui peuvent &ecirc;tre condamn&eacute;es.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;M 494 p.111&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le premier mouvement de joie que nous avons du bonheur de nos amis ne vient ni de la bont&eacute; de notre naturel, ni de l'amiti&eacute; que nous avons pour eux&nbsp;; c'est un effet de l'amour-propre qui nous flatte de l'esp&eacute;rance d'&ecirc;tre heureux &agrave; notre tour, ou de retirer quelque utilit&eacute; de leur bonne fortune.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;MS 17 p.139&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dans l'adversit&eacute; de nos meilleurs amis, nous trouvons toujours quelque chose qui ne nous d&eacute;pla&icirc;t pas.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;MS 18 p.139&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Georg Christoph LICHTENBERG </B>/ Le miroir de l'&acirc;me / Domaine romantique Jos&eacute; Corti 1997<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;La Rochefoucauld, dans ses <I>Maximes</I>, &eacute;crit que "dans l'adversit&eacute; de nos meilleurs amis nous trouvons toujours quelque chose qui ne nous d&eacute;pla&icirc;t pas"&nbsp;; celui qui en d&eacute;savoue la v&eacute;rit&eacute;, ou bien ne la comprend pas, ou bien ne se conna&icirc;t point.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;RA 28 p.242&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Blaise PASCAL </B>/ Pens&eacute;es / OEuvres compl&egrave;tes / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1954<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Voulez-vous qu'on croie du bien de vous&nbsp;? N'en dites pas.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;15 p.1091&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Madame de LAMBERT </B>/ Avis d'une m&egrave;re &agrave; sa fille / OEuvres compl&egrave;tes / Paris L.Collin 1808 [BnF]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Notre amour-propre nous d&eacute;robe &agrave; nous-m&ecirc;mes, et nous diminue tous nos d&eacute;fauts. Nous vivons avec eux comme avec les odeurs que nous portons&nbsp;; nous ne les sentons plus, elles n'incommodent que les autres&nbsp;: pour les voir dans leur vrai point de vue, il faut les voir dans autrui.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.85&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Madame de LAMBERT </B>/ Trait&eacute; de l'amiti&eacute; / OEuvres compl&egrave;tes / Paris L.Collin 1808 [BnF]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Voulez-vous &ecirc;tre estim&eacute;&nbsp;? vivez avec des personnes estimables.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.114&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  MARIVAUX </B>/ Lettres sur les habitants de Paris (1718) / Journaux et OEuvres diverses / Classiques Garnier 1988<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'amour-propre est &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; l'esprit ce qu'est la forme &agrave; la mati&egrave;re. L'un suppose l'autre. Tout esprit a donc de l'amour-propre, comme toute portion de mati&egrave;re a sa forme&nbsp;: de m&ecirc;me aussi que toute portion de mati&egrave;re est pliable &agrave; une forme plus ou moins fine et vari&eacute;e, suivant qu'elle est plus ou moins fine et d&eacute;licate elle-m&ecirc;me, de m&ecirc;me encore notre amour-propre est-il plus ou moins subtil, suivant que notre esprit a lui-m&ecirc;me plus ou moins de finesse.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.35&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  MONTESQUIEU </B>/ Mes pens&eacute;es / OEuvres compl&egrave;tes I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1949<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il y a autant de vices qui viennent de ce qu'on ne s'estime pas assez, que de ce qu'on s'estime trop.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;1039 p.1274&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il n'est pas &eacute;tonnant qu'on ait tant d'antipathie pour les gens qui s'estiment trop&nbsp;: c'est qu'il n'y a pas beaucoup de diff&eacute;rence entre s'estimer beaucoup soi-m&ecirc;me et m&eacute;priser beaucoup les autres.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;1046 p.1274&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  LA BEAUMELLE </B>/ Mes pens&eacute;es ou Le qu'en dira-t-on (1752) / Droz 1997<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je ne sais si c'est un go&ucirc;t particulier&nbsp;; mais on ne me para&icirc;t jamais grand, quand on me fait sentir que je suis petit.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;LXXVIII p.60&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Jean-Benjamin de LABORDE </B>/ Pens&eacute;es et Maximes (1791) / Paris, Lamy 1802 [BnF]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Pourquoi les m&ecirc;mes &eacute;gards que l'on se croit dus lorsqu'un grand les refuse, semblent-ils une gr&acirc;ce lorsqu'il les accorde&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;290, p.49&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  VOLTAIRE </B>/ Lettres Philosophiques / M&eacute;langes / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1961<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il est aussi impossible qu'une soci&eacute;t&eacute; puisse se former et subsister sans amour-propre, qu'il serait impossible de faire des enfants sans concupiscence, de songer &agrave; se nourrir sans app&eacute;tit, etc. C'est l'amour de nous-m&ecirc;mes qui assiste l'amour des autres&nbsp;; c'est par nos besoins mutuels que nous sommes utiles au genre humain&nbsp;; c'est le fondement de tout commerce&nbsp;; c'est l'&eacute;ternel lien des hommes. Sans lui il n'y aurait pas eu un art invent&eacute;, ni une soci&eacute;t&eacute; de dix personnes form&eacute;e&nbsp;; c'est cet amour-propre que chaque animal a re&ccedil;u de la nature qui nous avertit de respecter celui des autres. La loi dirige cet amour-propre et la religion le perfectionne.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.113&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  VOLTAIRE </B>/ Trait&eacute; de m&eacute;taphysique / M&eacute;langes / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1961<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'amour-propre et toutes ses branches sont aussi n&eacute;cessaires &agrave; l'homme que le sang qui coule dans ses veines&nbsp;; et ceux qui veulent lui &ocirc;ter ses passions, parce qu'elles sont dangereuses ressemblent &agrave; celui qui voudrait &ocirc;ter &agrave; un homme tout son sang, parce qu'il peut tomber en apoplexie.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.195&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul Henri Dietrich baron d'HOLBACH </B>/ La Morale universelle (I) / Amsterdam M.-M. Rey 1776 [BnF cote 1070]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'on aime les personnes timides, et qui ne r&eacute;sistent point, parce qu'on se promet d'en disposer &agrave; son gr&eacute;&nbsp;; cependant la timidit&eacute; que d'ordinaire on aime et que l'on prend souvent pour de la modestie, n'est quelquefois l'effet que d'une vanit&eacute; secr&egrave;te qui craint de n'&ecirc;tre point autant consid&eacute;r&eacute;e qu'elle croit le m&eacute;riter&nbsp;: cet amour-propre d&eacute;licat ne veut pas s'exposer &agrave; des assauts qu'il se sent incapable de soutenir.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;III ii p.254&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Les gens les plus &eacute;pris d'eux-m&ecirc;mes font commun&eacute;ment de leur mieux pour en d&eacute;go&ucirc;ter les autres.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;III xii p.386&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Jean-Benjamin de LABORDE </B>/ Pens&eacute;es et Maximes (1791) / Paris, Lamy 1802 [BnF]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On aime &agrave; bl&acirc;mer les vices que l'on n'a point, parce que c'est une mani&egrave;re tacite de se louer.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;5, p.2&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Georg Christoph LICHTENBERG </B>/ Aphorismes /  Collection Corps 16 - &Eacute;ditions Findakly 1996<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Qui s'amourache de soi procure &agrave; son amour au moins cet avantage que d'avoir fort peu de rivaux.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.19&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Joseph JOUBERT </B>/ Carnets / nrf Gallimard 1938-1994<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dites &agrave; M&eacute;lanthe qu'il a un grand talent. Il se tient grave, il est distrait, il n'&eacute;coute pas. Dites-lui qu'il est grand po&egrave;te, il vous pr&ecirc;te quelque attention. Ajoutez que non seulement il est grand po&egrave;te, mais le plus grand de nos po&egrave;tes, le po&egrave;te par excellence, il vous entend, il vous r&eacute;pond, il remercie, il est content. Vous devinez.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;12 mai 1796 t.1 p.184&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  CHAMFORT </B>/ Maximes et Pens&eacute;es, Caract&egrave;res et Anecdotes / Garnier-Flammarion 1968<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses int&eacute;r&ecirc;ts ou de soi-m&ecirc;me, est le besoin d'une &acirc;me noble, l'amour-propre d'un coeur g&eacute;n&eacute;reux, et, en quelque sorte, l'&eacute;go&iuml;sme d'un grand caract&egrave;re.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;147 p.80&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;C'est par notre amour-propre que l'amour nous s&eacute;duit&nbsp;; h&eacute;&nbsp;! comment r&eacute;sister &agrave; un sentiment qui embellit &agrave; nos yeux ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu et nous donne ce que nous n'avons pas&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;356 p.133&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je demandais &agrave; M. de T... pourquoi il n&eacute;gligeait son talent et paraissait si compl&egrave;tement insensible &agrave; la gloire&nbsp;; il me r&eacute;pondit ces propres paroles&nbsp;: <I>Mon amour-propre a p&eacute;ri dans le naufrage de l'int&eacute;r&ecirc;t que je prenais aux hommes.</I> &nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;986 p.269&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  STENDHAL </B>/ Journal / OEuvres intimes I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1981<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le plus ou moins de finesse qu'on met &agrave; satisfaire les besoins de l'amour-propre, besoins aussi n&eacute;cessaires que celui de boire et de manger, indique la classe &agrave; laquelle appartient l'individu.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;17 avril 1810 p.563&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Alphonse KARR </B>/ Les Gu&ecirc;pes (troisi&egrave;me s&eacute;rie) / Calmann L&eacute;vy 1888<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On aime &agrave; temp&eacute;rer l'admiration qu'on croit ne pouvoir refuser &agrave; un homme par quelque chose d'horrible ou de ridicule qu'on sait de lui, ce qui r&eacute;tablit l'&eacute;quilibre&nbsp;; et, tout en nous le montrant sup&eacute;rieur par un c&ocirc;t&eacute;, nous rend cette sup&eacute;riorit&eacute; d'un autre c&ocirc;t&eacute;. Il n'est pas un seul homme, si &eacute;lev&eacute; qu'il soit au-dessus des autres, que nous ne nous croyions sup&eacute;rieur &agrave; lui en quelque point.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;Novembre 1841, p.162&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Alphonse KARR </B>/ Sous les orangers / M. L&eacute;vy fr&egrave;res 1859<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;"Il pense bien&nbsp;; il a raison&nbsp;; c'est un homme de bon sens," sont des formules destin&eacute;es &agrave; exprimer, sous pr&eacute;texte d'autrui, son admiration pour soi-m&ecirc;me, "il pense bien, il a raison, c'est un homme de bon sens," n'ayant jamais voulu dire que "il pense comme moi".&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.272&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Oscar WILDE </B>/ Formules et maximes / OEuvres / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1996<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;S'aimer soi-m&ecirc;me, c'est se lancer dans une belle histoire d'amour qui durera toute la vie.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.970&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Jules RENARD </B>/ Journal / Robert Laffont - Bouquins 1990<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Quand il fait l'&eacute;loge de quelqu'un, il lui semble qu'il se d&eacute;nigre un peu.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;11 janvier 1893 p.116&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Comment se fait-il donc qu'on connaissent toutes les bonnes actions discr&egrave;tes&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;19 janvier 1895 p.203&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'amour du drapeau, de la patrie, c'est ce petit soldat perdu dans les rangs, qui tra&icirc;ne un pied, et dont la figure reluit de cambouis, se croit regard&eacute; comme s'il &eacute;tait colonel &agrave; cheval.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;7 mai 1894 p.174&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  L&eacute;on BLOY </B>/ Ex&eacute;g&egrave;se des lieux communs / Mercure de France 1968<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;<I>Je ne suis pas plus b&ecirc;te qu'un autre.</I><BR>  L'universelle sup&eacute;riorit&eacute; de l'homme qui n'est pas plus b&ecirc;te qu'un autre est ce que je connais de plus &eacute;crasant.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.147&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Friedrich NIETZSCHE </B>/ Humain, trop humain. (1878-1879) / OEuvres I /  Robert Laffont - Bouquins 1990<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;<I>Fr&eacute;quentation et arrogance.</I><BR>  On d&eacute;sapprend l'arrogance quand on se sait toujours entre gens de m&eacute;rite&nbsp;; &ecirc;tre seul produit l'outrecuidance. Les jeunes gens sont arrogants, car ils fr&eacute;quentent leurs pareils, qui tous, n'&eacute;tant rien, aiment &agrave; passer pour beaucoup de chose.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;316 p.600&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  NADAR </B>/ Quand j'&eacute;tais photographe (1900) / Babel Actes Sud 1998<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Si bonne est l'opinion de chacun sur ses m&eacute;rites physiques que la premi&egrave;re impression de tout mod&egrave;le devant les &eacute;preuves de son portrait est presque in&eacute;vitablement d&eacute;sappointement et recul (il va sans dire que nous ne parlons ici que d'&eacute;preuves parfaites).<BR>  Quelques-uns ont l'hypocrite pudeur de dissimuler le coup sous une indiff&eacute;rente apparence, mais n'en croyez rien. Ils &eacute;taient entr&eacute;s d&eacute;fiants, hargneux d&egrave;s la porte et beaucoup sortiront furibonds.<BR>  [...]<BR>  Trois fois heureux l'op&eacute;rateur qui tombe sur un client semblable &agrave; mon brave Philippe Gille (sans <I>s</I>&nbsp;!) -&nbsp;ce mandarin lettr&eacute;, toujours de si belle humeur. &Agrave; peine ai-je eu le temps de lui soumettre sa premi&egrave;re &eacute;preuve que, m&ecirc;me sans regarder la seconde, l'excellent homme s'&eacute;crie&nbsp;:<BR>  -&nbsp;Parfait&nbsp;! Et comme tu as bien rendu <I>mon bon regard -&nbsp;doux -&nbsp;loyal -&nbsp;et intelligent&nbsp;!</I>&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.45&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Jean COCTEAU </B>/ Le Rappel &agrave; l'ordre / Romans, Po&eacute;sies, OEuvres diverses / La Pochoth&egrave;que LdP 1995<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Nous abritons un ange que nous choquons sans cesse. Nous devons &ecirc;tre gardiens de cet ange.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.447&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul VAL&Eacute;RY </B>/ M&eacute;lange (1939) / OEuvres I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1957<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le moi est ha&iuml;ssable... mais il s'agit de celui des autres.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.325&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Georges BERNANOS </B>/ Les Enfants humili&eacute;s (1940) / Essais et &eacute;crits de combats I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1971<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je voudrais le dire maladroitement, aussi gauchement que je le pense&nbsp;: la difficult&eacute; n'est pas d'aimer son prochain comme soi-m&ecirc;me, c'est de s'aimer soi-m&ecirc;me assez pour que la stricte observation du pr&eacute;cepte ne fasse pas tort au prochain. Pardonner les offenses ne serait qu'une disposition de l'&acirc;me assez naturelle, si nous pouvions nous pardonner aussi facilement d'avoir &eacute;t&eacute; un imb&eacute;cile.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.827&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  ALAIN </B>/ 81 chapitres sur l'esprit et les passions / Les Passions et la Sagesse / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1960<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On dit qu'il y a des hommes qui sont assez contents d'eux-m&ecirc;mes, mais je n'en ai point vu. Il n'y a pas que les sots qui aient besoin d'&eacute;loges, et renouvel&eacute;s souvent. Je sais que le succ&egrave;s donne une esp&egrave;ce d'assurance. Mais m&ecirc;me dans le plein succ&egrave;s, le sentiment le plus ordinaire est une d&eacute;tresse, par la n&eacute;cessit&eacute; de le soutenir. Il est p&eacute;nible de d&eacute;plaire&nbsp;; il est d&eacute;licieux de plaire&nbsp;; mais quel est l'homme ou la femme qui soient si s&ucirc;rs de plaire par leurs ressources seulement&nbsp;? Les plus assur&eacute;s s'entourent de politesse et de parures, et se fortifient de leurs amis. L'abus des soci&eacute;t&eacute;s oisives et le d&eacute;go&ucirc;t de penser &agrave; soi jettent presque tout le monde dans la recherche des flatteries, m&ecirc;me pay&eacute;es&nbsp;; par ce moyen on arrive &agrave; une esp&egrave;ce d'assurance. Mais cela ce n'est pas l'amour de soi, c'est la vanit&eacute;. Personne n'en est exempt que je sache, en ce sens que tout &eacute;loge pla&icirc;t un petit moment. Je trouve quelque chose de touchant dans la vanit&eacute;&nbsp;; c'est na&iuml;vement demander secours aux autres. Mais cette parure ne tient gu&egrave;re. La vanit&eacute; est vanit&eacute;.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.1199&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;J'ai pens&eacute; souvent &agrave; ce musicien qui, apr&egrave;s quelques oeuvres de grande beaut&eacute;, ne trouva plus rien de bon&nbsp;; sans doute mit-il tout son g&eacute;nie &agrave; se condamner&nbsp;; il mourut fou. Peut-&ecirc;tre est-il sage de prendre un peu de vanit&eacute;, mais sans s'y donner, comme on prend le soleil &agrave; sa porte.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.1200&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  ALAIN </B>/ Les id&eacute;es et les &acirc;ges / Les Passions et la Sagesse / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1960<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Nul ne se choisit lui-m&ecirc;me. Nul n'a choisi non plus ses parents&nbsp;; mais la sagesse commune dit bien qu'il faut aimer ses parents. Par le m&ecirc;me chemin je dirais bien qu'il faut s'aimer soi-m&ecirc;me, chose difficile et belle. En ceux que l'on dit &eacute;go&iuml;stes je n'ai jamais remarqu&eacute; qu'ils fussent contents d'eux-m&ecirc;mes&nbsp;; mais plut&ocirc;t ils font sommation aux autres de les rendre contents d'eux-m&ecirc;mes. Faites attention que, sous le gouvernement &eacute;go&iuml;ste, ce sont toujours les passions tristes qui gouvernent. Pensez ici &agrave; un grand qui s'ennuie. Mais quelle vertu, en revanche, en ceux qui se plaisent avec eux-m&ecirc;mes&nbsp;! Ils r&eacute;chauffent le monde humain autour d'eux. Comme le beau feu&nbsp;; il br&ucirc;lerait aussi bien seul, mais on s'y chauffe.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.279&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  ALAIN </B>/ Propos I /  Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1956<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On ne peut pas dire que l'envieux s'aime lui-m&ecirc;me&nbsp;; au contraire, il est triste en face de lui-m&ecirc;me&nbsp;; il voudrait &ecirc;tre autre. Ambition exactement vaine, c'est-&agrave;-dire sans substance, sans pouvoir, sans espoir. Aussi l'envie est peut-&ecirc;tre un d&eacute;sespoir. Car vais-je envier une facilit&eacute; de mon voisin qui le fait avancer dans les math&eacute;matiques&nbsp;? Envier cela, qui est de lui, non de moi&nbsp;? Qu'en ferais-je&nbsp;? Toute ma math&eacute;matique &agrave; moi, il faut qu'elle sorte de moi, que je la tire de moi. Je n'ai jamais &agrave; moi que ce que je d&eacute;veloppe de moi. Ce genre de courage et ce genre d'exp&eacute;rience est le v&eacute;ritable amour de soi.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;juillet 1930 p.951&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Emil CIORAN </B>/ Carnets 1957-1972 / nrf Gallimard 1997<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le grand art est de savoir parler de soi sur un ton impersonnel. (Le secret des moralistes).&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.131&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le m&eacute;galomane est un homme qui dit tout haut ce que chacun pense de soi tout bas.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;18 octobre 1966 p.425&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Georges BERNANOS </B>/ Les Grands Cimeti&egrave;res sous la lune (1938) / Essais et &eacute;crits de combats I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1971<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'homme est n&eacute; d'abord orgueilleux et l'amour-propre toujours b&eacute;ant est plus affam&eacute; que le ventre. Un militaire ne se trouve-t-il pas assez pay&eacute; de risques mortels par une m&eacute;daille de laiton&nbsp;? Chaque fois que vous portez atteinte au prestige de la richesse, vous rehaussez d'autant le pauvre &agrave; ses propres yeux. Sa pauvret&eacute; lui fait moins honte, il l'endure, et telle est sa folie qu'il finirait peut-&ecirc;tre par l'aimer. Or, la soci&eacute;t&eacute; a besoin pour sa machinerie de pauvres qui aient de l'amour-propre. L'humiliation lui en rabat un bien plus grand nombre que la faim et de meilleure esp&egrave;ce, de celle qui rue aux brancards, mais tire jusqu'au dernier souffle. Ils tirent comme leurs pareils meurent &agrave; la guerre, non tant par go&ucirc;t de mourir que pour ne pas rougir devant les copains, ou encore pour emb&ecirc;ter l'adjudant. Si vous ne les tenez pas en haleine, talonn&eacute;s par le propri&eacute;taire, l'&eacute;picier, le concierge, sous la perp&eacute;tuelle menace du d&eacute;shonneur attach&eacute; &agrave; la condition de clochard, de vagabond, ils ne cesseront peut-&ecirc;tre pas de travailler, mais ils travailleront moins, ou ils voudront travailler &agrave; leur mani&egrave;re, ils ne respecteront plus les machines. Un nageur fatigu&eacute; qui sent sous lui un fond de cinq cents m&egrave;tres tire sa coupe avec plus d'ardeur que s'il &eacute;gratigne des orteils une plage de sable fin. Et remarquez vous-m&ecirc;me qu'au temps o&ugrave; les m&eacute;thodes de l'&eacute;conomie lib&eacute;rale avaient leur enti&egrave;re valeur &eacute;ducative, leur pleine efficacit&eacute;, avant la d&eacute;plorable invention des syndicats, le v&eacute;ritable ouvrier, l'ouvrier form&eacute; par vos soins, restait si profond&eacute;ment convaincu d'avoir &agrave; racheter chaque jour par son travail le d&eacute;shonneur de sa pauvret&eacute; que, vieux ou malade, il fuyait avec une &eacute;gale horreur l'hospice ou l'h&ocirc;pital, moins par attachement &agrave; la libert&eacute; que par honte -&nbsp;honte de "ne pouvoir plus se suffire" comme il disait dans son admirable langage.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.373&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Philippe BOUVARD </B>/ Maximes au minimum / Robert Laffont 1984<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le comble de la suffisance intellectuelle est de croire qu'on peut apprendre quelque chose en s'&eacute;coutant monologuer.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.83&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;&Agrave; partir du moment o&ugrave; le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.91&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Philippe BOUVARD </B>/ Journal 1992-1996 / Le cherche midi &eacute;diteur 1997<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dommage que l'admiration de soi -&nbsp;qui aide &agrave; vivre -&nbsp;ne d&eacute;bouche que sur le m&eacute;pris des autres -&nbsp;qui assombrit l'existence.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.64&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible cr&eacute;dit qu'on accorde &agrave; sa propre opinion.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.100&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Georges PICARD </B>/ Petit trait&eacute; &agrave; l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison / Jos&eacute; Corti 1999<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On sait que l'&eacute;loge &agrave; autrui est l'une des figures d&eacute;tourn&eacute;es de la vanit&eacute; personnelle. Il y aurait du ridicule &agrave; adresser des &eacute;loges &agrave; plus grand que soi, mais quelle douce autosatisfaction que de complimenter quelqu'un du haut de notre g&eacute;n&eacute;reuse attention.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.208&gt;<BR> <BR> </UL> <P> <TABLE WIDTH="100%" BGCOLOR="#FFCCCC" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"><TR><TD WIDTH="220"><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"><A HREF="amour.htm"><IMG SRC="blueleft.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" amour " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="lexique.htm"><IMG SRC="tdir.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[lexique]" ALIGN="Middle"></A><A HREF="cherche.htm"><IMG SRC="rech.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[Recherche]" ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="animaux.htm"><IMG SRC="bluerigh.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" animaux " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="2" ALT=""></TD><TD><B>Corr&eacute;lats&nbsp;:</B> <A HREF="moi.htm">moi</A> <FONT COLOR="#009933">amour-propre </FONT><A HREF="orgueil.htm">orgueil</A> <A HREF="modestie.htm">modestie</A> <A HREF="coquette.htm">coquetterie</A> <A HREF="vanite.htm">vanit&eacute;</A> </TD><TD><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"></TD></TR></TABLE>  <BR>Version du dimanche 9  mars 2003.<BR> <B>Contact : </B><A HREF="mailto:jl_morel@bribes.org">jl_morel@bribes.org</A> &nbsp;<A HREF="cgi-bin/note.cgi"><IMG SRC="email.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[formulaire&nbsp;HTML]" ALIGN="Middle"></A> &nbsp;&nbsp;<A HREF="intro.shtml" ><IMG SRC="info3.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[infos]" ALIGN="Middle"></A> <BR><SMALL>Copyright&nbsp;&copy;&nbsp;1997-2003&nbsp;J-L.&nbsp;MOREL<BR>*&nbsp;BRIBES&nbsp;:&nbsp;<A HREF="http://www.bribes.org/">http://www.bribes.org/</A><BR></SMALL> <A HREF="http://validator.w3.org/check/referer"><IMG BORDER="0" SRC="vh40.gif" ALT="[Validation&nbsp;HTML&nbsp;4.0!]" ALIGN="Right" HEIGHT="31" WIDTH="88"></A> </BODY></HTML> 
