  <HTML> <!-- #BeginTemplate "/Templates/temp_photo_texte.dwt" -->  <HEAD> <!-- #BeginEditable "doctitle" -->  <TITLE>Forum - Parlez-moi d'amour</TITLE> <!-- #EndEditable -->  <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset="> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0"> <a name="haut"></a>  <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="433">   <tr>      <td colspan="3" align="left" valign="bottom">        <div align="left"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="1" height="5" border="0"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="35" height="75"><a href="http://www.umontreal.ca"><img src="../../../images/logos/logo_udem_index.gif" width="111" height="75" border="0"></a><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="408" height="75"><a href="http://www.forum.umontreal.ca/numeros/rech-htdig.html"><img src="../../../images/btn/btn_recherche.gif" width="45" height="75" border="0"></a></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td colspan="3" height="2"><img src="../../../images/pxl/pxl_bleue.gif" width="600" height="4"></td>   </tr>   <tr width=140">      <td valign="TOP" width="183" bgcolor="#FFFFFF" height="447">        <table width="181" border="0" cellspacing="0">         <tr align="center" valign="top">            <td height="49"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="180" height="8"><br>             <!-- #BeginEditable "Forum" --><a href="index.html"><img src="../../../images/logos/forum_logo.gif" width="152" height="35" border="0"></a><!-- #EndEditable --><br>             <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><!-- #BeginEditable "Numero" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000">V<font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000">olume              35 num&eacute;ro 20<br>             12 f&eacute;vrier 2001</font></font></font></font><!-- #EndEditable --><br>             <img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="180" height="8"><br>             <img src="../../../images/pxl/pxl_bleue.gif" width="180" height="4"></font></td>         </tr>       </table>       <p>&nbsp;</p>     </td>     <td bgcolor="#FFFFFF" width="11" align="left" valign="top" height="447"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="10" height="10"></td>     <td bgcolor="#FFFFFF" valign="top" width="408" height="447">        <div align="center">          <div align="left">            <p><br>             <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="0033cc"><!-- #BeginEditable "Titre_principal" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="0033cc">Parlez-moi              d&#146;amour </font><!-- #EndEditable --><br>             </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3">              <i><!-- #BeginEditable "Sous_titre" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"><i><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Myriam              Spielvogel &eacute;tudie le discours de femmes h&eacute;t&eacute;rosexuelles,              lesbiennes et religieuses sur les rapports amoureux. </font></i></font><!-- #EndEditable --></i></font></p>           <table width="406" border="0" cellspacing="0" height="70">             <tr align="left" valign="top">                <td height="126" align="left" valign="middle" width="100"><!-- #BeginEditable "Photo" --><img src="photos/spielvogel.jpg" width="200" height="249"><!-- #EndEditable --></td>               <td height="126" width="299" valign="middle">                  <table width="150" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" height="200">                   <tr>                      <td height="184"><!-- #BeginEditable "Texte_photo" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1">&laquo;L&#146;expression                        de l&#146;individualisme, de l&#146;autonomie et de l&#146;&eacute;panouissement                        personnel ne conduit pas n&eacute;cessairement &agrave;                        plus de pouvoir et de libert&eacute; pour les femmes&raquo;,                        selon Myriam Spielvogel. La sociologue fait pr&eacute;sentement                        un stage postdoctoral au Centre de recherche en droit public.</font><!-- #EndEditable --></td>                   </tr>                 </table>               </td>             </tr>           </table>           <!-- #BeginEditable "Texte" -->            <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Qu&#146;est-ce              que l&#146;amour? &laquo;C&#146;est une &eacute;motion, une chimie,              une source de plaisir, de bien-&ecirc;tre et d&#146;accomplissement.&raquo;              &laquo;Pour moi, c&#146;est une sorte d&#146;&eacute;nergie positive              qu&#146;on recherche quand on ne l&#146;a pas et dans laquelle on              investit beaucoup.&raquo; &laquo;C&#146;est quelque chose qui n&#146;est              pas palpable, mais qu&#146;on ressent dans nos tripes.&raquo; <br>             <br>             Ces propos tenus par des femmes &acirc;g&eacute;es de 33 &agrave;              45 ans t&eacute;moignent que l&#146;amour est un &eacute;tat difficilement              descriptible dont la quintessence nous &eacute;chappe, dit Myriam              Spielvogel, chercheuse au D&eacute;partement de sociologie. <br>             <br>             &laquo;Ses joies sont &eacute;voqu&eacute;es &agrave; travers les              doux souvenirs du pass&eacute; ou dans l&#146;espoir d&#146;un avenir              plus heureux, mais l&#146;amour, le &#147;vrai&#148;, semble toujours              ailleurs ou encombr&eacute; d&#146;artifices qui entravent sa pleine              r&eacute;alisation, souligne-t-elle. Les gens continuent n&eacute;anmoins              &agrave; tenter l&#146;aventure amoureuse, car ils y voient un enjeu              d&eacute;terminant par rapport au sens de leur vie ou &agrave; la              possibilit&eacute; d&#146;atteindre un jour le bonheur. L&#146;existence              des femmes se trouve ainsi jalonn&eacute;e par diverses exp&eacute;riences              humaines, heureuses ou malheureuses, qui viennent modifier leur vision              de l&#146;amour et leur mani&egrave;re de le vivre. Ces changements              sont parfois provoqu&eacute;s par des &eacute;v&eacute;nements-chocs,              des coups durs de la vie, souvent des ruptures amoureuses.&raquo;              <br>             <br>             La question &laquo;Qu&#146;est-ce que l&#146;amour?&raquo; a &eacute;t&eacute;              pos&eacute;e &agrave; une vingtaine de Qu&eacute;b&eacute;coises h&eacute;t&eacute;rosexuelles,              lesbiennes et religieuses par la sociologue, qui a consacr&eacute;              sa th&egrave;se de doctorat &agrave; deux ph&eacute;nom&egrave;nes              tr&egrave;s actuels: l&#146;amour et les rapports entre les sexes.              Trop de gens semblent oublier, selon elle, que, au-del&agrave; de              l&#146;expression de l&#146;individualisme, de l&#146;autonomie et              de l&#146;&eacute;panouissement personnel, les femmes subissent encore              aujourd&#146;hui, dans la sph&egrave;re tant publique que priv&eacute;e,              la dissym&eacute;trie des r&ocirc;les et des statuts sociaux. &laquo;Et              pourtant, affirme Mme Spielvogel, la r&eacute;f&eacute;rence &agrave;              ces rapports de pouvoir entre les sexes est pratiquement absente du              discours des femmes sur les relations amoureuses, qui met pr&eacute;cis&eacute;ment              l&#146;accent sur l&#146;individualit&eacute; des partenaires plut&ocirc;t              que sur leur appartenance &agrave; des groupes sociaux.&raquo;<br>             <br>             Voil&agrave; bien le genre de paradoxe qui &eacute;tonne la chercheuse              &acirc;g&eacute;e de 39 ans. Elle en discute d&#146;ailleurs dans              un article paru r&eacute;cemment dans la revue litt&eacute;raire de              cr&eacute;ation et de critique Libert&eacute;, qui rassemble une quinzaine              de textes ax&eacute;s sur les diff&eacute;rences entre les hommes              et les femmes.</font></p>           <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="0033cc"><br>             Un nouveau mod&egrave;le de l&#146;amour </font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>             &laquo;On observe, &eacute;crit Myriam Spielvogel, que l&#146;&eacute;volution              sociohistorique des rapports amoureux &#151; souvent pr&eacute;sent&eacute;s              par les th&eacute;oriciennes f&eacute;ministes comme l&#146;un des              enjeux fondamentaux des rapports entre les sexes &#151; adopte aujourd&#146;hui              des formes in&eacute;dites, dans lesquelles des mod&egrave;les anciens              et nouveaux se c&ocirc;toient, provoquant des tensions et des contradictions.              Celles-ci sont &agrave; mettre en relation avec l&#146;intensification              du pluralisme et la volont&eacute; d&#146;affirmation des diff&eacute;rences              qui caract&eacute;risent l&#146;&eacute;volution sociale. Tous ces              facteurs modifient assur&eacute;ment la relation de couple, qui n&#146;est              plus d&eacute;finie exclusivement par la norme h&eacute;t&eacute;rosexuelle.&raquo;<br>             <br>             C&#146;est d&#146;ailleurs la perspective originale qu&#146;adopte              Mme Spielvogel dans ses recherches. Elle prend en compte des lesbiennes              et des religieuses en tant que femmes et non comme des objets d&#146;&eacute;tude              &laquo;&agrave; part&raquo;, comme on le fait habituellement en sociologie.              &Agrave; son avis, l&#146;amour vou&eacute; &agrave; Dieu par les              religieuses s&#146;apparente entre autres par ses dimensions fusionnelle              et inconditionnelle &agrave; une relation de couple. &laquo;Ne parle-t-on              pas d&#146;&eacute;pousailles mystiques?&raquo; Qu&#146;on donne son              coeur &agrave; Dieu, &agrave; une femme ou &agrave; un homme, l&#146;amour              exige entretien, vigilance et communication. <br>             <br>             Par ailleurs, en d&eacute;pit de certaines particularit&eacute;s,              le discours des religieuses sur l&#146;amour rejoint sensiblement              celui des h&eacute;t&eacute;rosexuelles et des lesbiennes. Il est              notamment teint&eacute; d&#146;un souci de soi et d&#146;un besoin              d&#146;accomplissement personnel, soutient la sociologue. &laquo;Les              attentes que les femmes entretiennent &agrave; l&#146;&eacute;gard              de l&#146;amour et les qualit&eacute;s recherch&eacute;es chez l&#146;&ecirc;tre              aim&eacute; &#151; capacit&eacute; d&#146;&eacute;coute, dialogue,              complicit&eacute;, tendresse, soutien, respect, etc. &#151; sont orient&eacute;es              vers la satisfaction de leurs propres besoins plut&ocirc;t que de              les amener &agrave; s&#146;oublier elles-m&ecirc;mes au profit de              la r&eacute;alisation du bonheur de l&#146;autre.&raquo; <br>             <br>             Cet individualisme n&#146;est-il pas narcissique? Oui, r&eacute;pond              la chercheuse, mais l&#146;accomplissement de soi &#151; dont le discours              f&eacute;ministe s&#146;est aussi fait le promoteur &#151; combin&eacute;              &agrave; la recherche de l&#146;id&eacute;al amoureux romantique donne              lieu &agrave; un nouveau mod&egrave;le de relations amoureuses. Ce              mod&egrave;le, nomm&eacute; par Mme Spielvogel &laquo;romantico-pragmatique&raquo;,              repose sur un fragile &eacute;quilibre entre les notions d&#146;union              et de respect de l&#146;individualit&eacute;. </font></p>           <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="0033cc"><br>             G&eacute;rer sa relation amoureuse</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>             Selon la sociologue, l&#146;id&eacute;e de gestion se retrouve &eacute;galement              au coeur des conceptions de ce qu&#146;est l&#146;amour pour les individus.              &laquo;Les rapports amoureux constituent de nos jours un domaine de              la vie qu&#146;il convient de g&eacute;rer comme une entreprise&raquo;,              observe-t-elle. <br>             <br>             On parle notamment de &laquo;cultiver&raquo; et d&#146;&laquo;entretenir&raquo;              l&#146;amour ou encore d&#146;&laquo;investir dans la relation&raquo;              et d&#146;&laquo;y travailler&raquo;. Mais paradoxalement, souligne              la chercheuse, les petites attentions que les amoureux se prodiguent              n&eacute;cessitent une certaine planification qui, elle, contraste              avec l&#146;id&eacute;al amoureux, qu&#146;on souhaite empreint de              spontan&eacute;it&eacute;. <br>             <br>             &laquo;Malgr&eacute; le fait qu&#146;en th&eacute;orie un minimum              d&#146;organisation n&#146;exclue pas la possibilit&eacute; de vivre              des moments de spontan&eacute;it&eacute;, une contradic-tion subsiste              n&eacute;anmoins entre ces termes oppos&eacute;s, indique Mme Spielvogel.              L&#146;un s&#146;apparente davantage &agrave; la mentalit&eacute;              gestionnaire qui traverse le discours sur les rapports amoureux depuis              ces derni&egrave;res ann&eacute;es, l&#146;autre aux exigences du              romantisme.&raquo; </font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">              </font></p>           <p align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i><font color="0033cc">Dominique              Nancy </font></i></font></p>           <hr>           <p align="left"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="0033cc">&laquo;Amouriti&eacute;&raquo;</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>             &laquo;L&#146;amour, c&#146;est de l&#146;amiti&eacute; plus le sexe&raquo;,              selon l&#146;ensemble des femmes h&eacute;t&eacute;rosexuelles et              des lesbiennes interview&eacute;es par Myriam Spielvogel, chercheuse              au D&eacute;partement de sociologie. Mais pour les r&eacute;pondantes,              l&#146;amour vou&eacute; &agrave; une personne ne d&eacute;pend pas              principalement de la satisfaction des besoins sexuels.<br>             <br>             &laquo;La relation amoureuse se d&eacute;marque de l&#146;amiti&eacute;              notamment par le type d&#146;&eacute;motion ressentie, la profondeur              de l&#146;engagement, de l&#146;&eacute;change, de la connaissance              de l&#146;autre et les attentes entretenues par les partenaires &agrave;              l&#146;&eacute;gard l&#146;un de l&#146;autre, affirme la sociologue.              Par ailleurs, l&#146;amour se distingue aussi du coup de foudre qui,              passager, na&icirc;trait spontan&eacute;ment en dehors de notre volont&eacute;.              Ces distinctions servent &agrave; attribuer une dimension de profondeur              &agrave; l&#146;amour. Car en lui opposant la passion, on met en valeur              le caract&egrave;re s&eacute;rieux, durable, voire sacr&eacute;, qu&#146;on              accole au &#147;v&eacute;ritable&#148; amour. Il est toutefois admis              que la passion puisse mener &agrave; une relation durable et enrichissante,              mais l&#146;amour avec le temps devient plus temp&eacute;r&eacute;.&raquo;<br>             <br>             L&#146;amiti&eacute;, contrairement aux histoires de coeur, est per&ccedil;ue              comme un type de relation plus stable, mais que les femmes ont souvent              le sentiment de n&eacute;gliger lorsqu&#146;elles sont amoureuses.              En consid&eacute;rant que pr&egrave;s d&#146;un mariage sur deux se              termine par un divorce dans nos soci&eacute;t&eacute;s occidentales              contemporaines, les femmes auraient avantage &agrave; entretenir leurs              amiti&eacute;s. &Agrave; supposer que ce soit bien la stabilit&eacute;              qu&#146;elles recherchent...</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">              </font></p>           <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i><font color="0033cc">D.N.</font></i></font></div>           <!-- #EndEditable -->            <p align="center"><img src="../../../images/btn/haut_page.gif" width="342" height="14" usemap="#Map" border="0"><map name="Map">               <area shape="rect" coords="270,2,340,12" href="#haut">             </map></p>         </div>       </div>     </td>   </tr> </table> </BODY> <!-- #EndTemplate --> </HTML> 
