<HTML> <!--This file created 21/12/02 16:32 by Claris Home Page version 3.0This file created 21/12/02 17:14 by Claris Home Page version 3.0--> <HEAD>    <TITLE>Jimmy Sabater : Les Ecrits : Le Sarcophage d'amour</TITLE>    <X-CLARIS-WINDOW TOP=86 BOTTOM=870 LEFT=92 RIGHT=852>    <X-CLARIS-TAGVIEW MODE=minimal> <meta name="description" content="Une jeune femme se sent prisonniere du plaisir que lui offre son corps et ne parvient plus a mener une existence normale..."><meta name="keywords" content="Art, romans, Salon du livre, litterature, science-fiction, SF, fantastique, erotique, histoire courte, masturbation, onanisme, auteur, ecrivain, destruction, reves, nouvelle litteraire"><STYLE>a:link,a:visited {text-decoration:none} a:hover,a:active{text-decoration:underline;}</STYLE><!--DEBUT CODE INTERDIRE SELECTION TEXTE--><script language="JavaScript1.2">function disableselect(e){return false}function reEnable(){return true}//if IE4+document.onselectstart=new Function ("return false")//if NS6if (window.sidebar){document.onmousedown=disableselectdocument.onclick=reEnable}</script><!--FIN CODE INTERDIRE SELECTION TEXTE--> </HEAD> <BODY TEXT="#FFFFFF" BGCOLOR="#000000" LINK="#FCF8FF" ALINK="#FFEABA" VLINK="#FAFFEE"> <CENTER><B><IMG SRC="../Presse/SAm584676875.JPG" WIDTH=650 HEIGHT=99 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom></B><MAP NAME=map1>    <AREA SHAPE=rect COORDS="498,0,555,25" HREF="../Shop/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="555,0,591,25" HREF="mailto:webmaster@jimmysabater.com?SUBJECT=Jimmy_Sabater_Archives">    <AREA SHAPE=rect COORDS="610,1,647,23" HREF="mailto:webmaster@jimmysabater.com?SUBJECT=JimmySabaterArchives">    <AREA SHAPE=rect COORDS="443,1,497,25" HREF="Auteurs/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="383,0,443,25" HREF="../Presse/Critiques.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="339,0,383,23" HREF="../Presse/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="238,0,336,25" HREF="../Desktops/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="195,0,238,25" HREF="../Emaux/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="147,0,194,25" HREF="../Photos/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="83,0,144,25" HREF="../Peint/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="40,0,81,25" HREF="index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="0,0,38,23" HREF="../index.htm"> </MAP><IMG USEMAP="#map1" SRC="../Presse/menu2.GIF" WIDTH=592 HEIGHT=26 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT SIZE="+2" FACE="Times"><B>&nbsp;</B></FONT><A HREF="http://adventice.com/store/detail/9552/affl=" TARGET=new><IMG SRC="../Presse/HCPromo.gif" WIDTH=368 HEIGHT=47 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom></A></P>  <P><FONT FACE="Times">&nbsp; </FONT><TABLE BORDER=0 BGCOLOR="#FFFFFF" CELLPADDING=10 WIDTH=600>    <TR>       <TD VALIGN=top WIDTH=21>          <CENTER><FONT SIZE="+2" FACE="Times" COLOR="#000000"><B>Jimmy          Sabater</B></FONT>                    <P><FONT SIZE="+3" FACE="Times" COLOR="#000000"><B>&#171; Le          Sarcophage d'amour &#187;</B></FONT></P>                    <P><FONT FACE="Times" COLOR="#000000">Extrait du Jardin des          anges</FONT></P>                    <P>&nbsp;</P></CENTER>                    <P><FONT FACE="Times" COLOR="#000000"><IMG SRC="J.gif" WIDTH=22 HEIGHT=27 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom>e          me trouvais tellement lasse que je d&eacute;cidai de          m'enfermer dans mon sarcophage d'amour. Je retirai mes          v&ecirc;tements et m'installai dans l'antre chaud et humide          de mon appareil. Je n'avais pas fait l'amour depuis au moins          quatre heures et mon corps semblait en manquer.<BR>          <BR>          Sa langue &eacute;paisse, chaude et humide commen&ccedil;a          &agrave; me recouvrir et je me sentis aussit&ocirc;t          &agrave; mon aise. Ici, au moins, on ne risquait pas          d'&ecirc;tre d&eacute;rang&eacute; par tous ces officiers          qui pullulaient dans cette partie du b&acirc;timent. Je          jetai la t&ecirc;te en arri&egrave;re, m'abandonnant aux          d&eacute;lices que m'offraient ces milliers de petits doigts          qui me caressaient avec une infinie douceur. Vraiment, si je          pouvais le faire, je crois que je resterais dans mon          sarcophage d'amour pendant des milliers d'heures. Seulement,          le probl&egrave;me est qu'il doit demeurer inactif au moins          trois heures toutes les trente heures et pour moi, ces trois          heures semblent durer une &eacute;ternit&eacute;.<BR>          <BR>          Voil&agrave; maintenant mon sarcophage qui d&eacute;verse          sur moi cette sorte de p&acirc;te humide, recouvrant le          moindre centim&egrave;tre carr&eacute; de ma peau, me          plongeant &agrave; la fois dans une ivresse sensuelle et          dans une d&eacute;tente que je ne peux trouver qu'ici et          &agrave; laquelle je ne d&eacute;couvre aucun nom. La          p&acirc;te devient plus solide et elle commence &agrave;          masser mon corps de haut en bas, sans jamais m'irriter ni me          faire mal. Ivoire, mon mari, ne comprend pas mon attrait          pour le sarcophage d'amour. Il pense que je devrais voir un          m&eacute;decin et faire examiner mes cellules de plaisir. Il          croit que mes zones &eacute;rog&egrave;nes ont subi un          quelconque choc, qu'elles sont &agrave; vif et finissent par          mener mon esprit. Mais je sais que je vais tr&egrave;s bien          et qu'il ferait mieux d'utiliser son bon sens pour          r&eacute;gler ses propres probl&egrave;mes.<BR>          <BR>          Il y a quatre cents heures, nous nous sommes encore          disput&eacute;s &agrave; ce sujet. Il voulait          m'emp&ecirc;cher de p&eacute;n&eacute;trer dans mon          sarcophage d'amour. J'ai d&ucirc; lui rappeler qu'il          n'&eacute;tait qu'un Ilh et qu'il appartenait &agrave; une          race inf&eacute;rieure &agrave; la mienne, celle des Iels.          Les Ilhs m'agacent. Parfois, je me dis que j'aurais mieux          fait d'&eacute;pouser une Iel. Mais, aux vues de la fonction          que j'occupe, je ne peux me permettre une relation demandant          autant d'attention et de volupt&eacute;.<BR>          <BR>          Je suis Projectrice de Trajectoires. C'est-&agrave;-dire que          je suis responsable du chemin qu'utilise notre flotte pour          aller de notre syst&egrave;me &agrave; celui de          Lo&uuml;&agrave;dhge. Je dois veiller &agrave; ce qu'aucun          monde important ne fasse obstacle au bon d&eacute;roulement          de notre exp&eacute;dition. Un seul de nos b&acirc;timents          est souvent bien plus grand qu'un monde de taille moyenne et          notre flotte en compte quatre cents. Ainsi, un d&eacute;tour          nous ferait perdre trop de temps et d'&eacute;nergie. C'est          pourquoi je veille &agrave; ce que nous n'empruntions que          des lignes droites. Elles doivent s'inscrire dans des          trajectoires ne croisant aucune &eacute;toile, ni          plan&egrave;te, ni trou noir.<BR>          <BR>          Mon sarcophage d'amour retira sa p&acirc;te humide et me          lava de ses petites langues parfum&eacute;es. Une telle          douceur me ravissait au plus haut point.<BR>          <BR>          Soudain, je sentis qu'il me p&eacute;n&eacute;trait de part          en part et je dois avouer que cela me faisait toujours          entrer dans un parfait &eacute;tat d'extase. Ces mouvements          de va-et-vient me mettaient toujours hors de moi et mon          sarcophage d'amour avait d&ucirc; le remarquer puisqu'il          terminait toujours mes s&eacute;ances de cette          mani&egrave;re.<BR>          <BR>          Plus tard, lorsque j'en fus sortie, Ivoire me rejoignit dans          le Salon aux Illusions. Il arborait une triste mine et sa          peau bleue &eacute;tait d'une p&acirc;leur &agrave; faire          peur. &#171; Eh bien, que t'arrive-t-il, tu es malade ?<BR>          - Non, &ccedil;a doit &ecirc;tre l'&acirc;ge. Tu sais, tu ne          t'en rends pas compte, mais j'ai d&eacute;j&agrave;          trente-six millions d'heures. Je n'en ai plus pour          longtemps.<BR>          - Trente-six millions ! D&eacute;j&agrave; !<BR>          - Je suis all&eacute; voir le m&eacute;decin, il dit qu'avec          une transplantation du cerveau, il pourrait me sauver.<BR>          - Tu n'y penses pas. Ce charlatan va nous demander trop          cher. Si tu passais un peu plus de temps dans le sarcophage          d'amour, je suis certaine que tu te sentirais mieux. Il          r&eacute;g&eacute;n&eacute;rerait tes cellules et tu          retrouverais toute ta vigueur d'antan.<BR>          - Je d&eacute;teste les sarcophages d'amour, ils agissent          comme une drogue. Regarde-toi, tu ne sembles jamais aussi          heureuse que lorsque tu y rentres ou en sors. Et je ne<BR>          compte pas le nombre d'heures que tu y passes.<BR>          - La diff&eacute;rence, c'est que moi, j'ai cent          quarante-cinq millions d'heures et que je suis aussi          fra&icirc;che qu'une jeune Iel. &#187;<BR>          <BR>          Il se tourna vers moi avec une &eacute;trange expression de          supplication.<BR>          &#171; S'il te pla&icirc;t, offre-moi cette transplantation.          Je n'ai pas envie de mourir, je veux faire encore beaucoup          de choses avant de partir.<BR>          - Et si &ccedil;a rate ?<BR>          - Peut-&ecirc;tre bien que je mourrais. Mais on peut au          moins essayer. On doit le faire.<BR>          - Si tu meurs, je me retrouverai seule, une fois          encore...<BR>          - Voil&agrave; une raison suppl&eacute;mentaire pour que tu          m'aides.<BR>          - Qui te dit que tu ne p&egrave;ses pas sur moi ? C'est          vrai, j'ai d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; seule des          centaines d'heures et je n'en suis pas morte.<BR>          - Tu es &eacute;go&iuml;ste. Je te demande la vie sauve et          toi, tu me dis que tu peux vivre sans moi.<BR>          - Ne m'insulte pas, je sais ce que j'ai &agrave; faire. Je          vais y r&eacute;fl&eacute;chir ; accorde-moi seulement          quelques heures avant de te donner une r&eacute;ponse.<BR>          - Je t'en supplie, pense un peu &agrave; moi, je ne veux pas          mourir. &#187;<BR>          <BR>          Je le regardai une derni&egrave;re fois, puis quittai la          pi&egrave;ce sans rien ajouter &agrave; ses propos. Ce Ilh          finissait par m'&eacute;puiser avec ses probl&egrave;mes. Je          d&eacute;cidai de retourner dans le sarcophage d'amour. Il          n'y avait que lui, dans cette gigantesque flotte, que          j'aurais voulu sauver de la mort. Apr&egrave;s tout, il          &eacute;tait attentif, doux, souvent disponible et          n'exigeait rien.<BR>          <BR>          Il devait &ecirc;tre heureux de me retrouver. A peine y          fus-je entr&eacute;e qu'il me p&eacute;n&eacute;tra avec          chaleur et sensualit&eacute;. J'avais envie de crier le          bonheur de le retrouver, mais me retins de peur que l'on          m'entende &agrave; l'ext&eacute;rieur. Il est vrai que,          depuis de nombreuses heures, j'occupais tout mon temps dans          le sarcophage d'amour. Peut-&ecirc;tre avais-je tendance          &agrave; n&eacute;gliger ma fonction de Projectrice de          Trajectoires et mon mari. Mais je ne voyais aucun mal          &agrave; cela. J'avais pass&eacute; des milliers d'heures          &agrave; calculer notre route et je trouvais inutile de          demeurer une seconde de plus devant les &eacute;crans de          contr&ocirc;le. Je ne me trompais jamais. En ce qui concerne          Ivoire, je ne me suis jamais consid&eacute;r&eacute;e comme          son ange gardien et je crois qu'il faut savoir garder ses          distances pour ne pas sombrer dans la lassitude et l'ennui.          Mais les Ilhs sont des &ecirc;tres faibles et incapables de          prendre une d&eacute;cision sans l'aval d'une Iel.<BR>          <BR>          J'entendis quelqu'un frapper sur mon sarcophage et cela          m'ennuya beaucoup : j'allais atteindre l'orgasme et ce bruit          inopportun me coupa tout plaisir. Je sortis donc et          d&eacute;couvris Ivoire, qui affichait une mine triste et          malade.<BR>          &#171; Un messager de l'Empereur vient de passer. L'empereur          veut te parler.<BR>          - L'Empereur ? Pourquoi veut-il me voir ? Quelqu'un lui          aurait-il fait part de mon souhait d'acc&eacute;der &agrave;          un autre emploi que celui dans lequel je perds mon temps          ?<BR>          - Je ne sais pas, mais il faut que tu y ailles maintenant,          c'est ce qu'a dit son messager.<BR>          - Tr&egrave;s bien. Je vais m'habiller.<BR>          - S'il te pla&icirc;t, d&eacute;p&ecirc;che-toi de revenir,          regarde o&ugrave; j'en suis. Dans quelques heures, je serai          peut-&ecirc;tre mort. &#187;<BR>          <BR>          Fid&egrave;le &agrave; mon habitude, je restai muette et          entrai dans la salle Orme pour me v&ecirc;tir d'un ensemble          de circonstance.<BR>          <BR>          Je marchai maintenant &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la serre          g&eacute;ante et me r&eacute;p&eacute;tai qu'il fallait que          j'y vienne un jour. Il y avait l&agrave; des milliers de          plantes fantastiques r&eacute;colt&eacute;es par nos plus          glorieuses exploratrices. &Agrave; travers les          fen&ecirc;tres entrouvertes, je sentais ce parfum frais qui          me rappelait l'&eacute;poque pr&eacute;cieuse o&ugrave; je          vivais encore dans notre monde.<BR>          <BR>          Je traversai une voie de tramway et me faufilai sur un          escalator v&eacute;g&eacute;tal qui menait jusqu'&agrave; ma          destination. Le palais de l'Empereur se situait &agrave;          quelques couloirs de l&agrave;. Une foule dense          d'architectes, de peintres et de fonctionnaires s'y          pr&eacute;cipitaient, sans doute pour des motifs similaires          aux miens. J'aimais beaucoup cet endroit. Construit des          milliards d'heures avant ma naissance, il avait gard&eacute;          toute sa beaut&eacute; et son prestige. Ses hauts murs noirs          &eacute;taient recouverts d'un cristal bleut&eacute; et une          gigantesque vo&ucirc;te d'or sculpt&eacute;e accueillait les          centaines de visiteurs, venus des quatre cents          b&acirc;timents de notre flotte, pour &ecirc;tre entendus          par l'Empereur et ses sujets.<BR>          <BR>          J'atteignis bient&ocirc;t mon but. Le secr&eacute;taire me          re&ccedil;ut et me demanda de patienter un instant. Mais          &agrave; peine fus-je install&eacute;e dans la salle          d'attente qu'il r&eacute;apparut.<BR>          &#171; L'empereur vous attend, vous pouvez entrer.<BR>          - Merci &#187;, lui dis-je.<BR>          <BR>          Juch&eacute; en haut d'un haut tr&ocirc;ne de cristal,          l'Empereur demanda &agrave; tous ses serviteurs de quitter          les lieux pour s'entretenir seul &agrave; seule avec          moi.<BR>          <BR>          Inhabitu&eacute;e et flatt&eacute;e par tant d'attention de          sa part, je lui pr&eacute;sentai mon sourire le plus jovial,          mais il se baissa vers moi et fron&ccedil;a les          sourcils.<BR>          &#171; Peux-tu m'expliquer ce que tu as fait ce matin ?          &#187;<BR>          <BR>          Je compris alors que cette invitation subite &eacute;tait          motiv&eacute;e par une obscure raison.<BR>          &#171; Je suis rest&eacute;e chez moi.<BR>          - Pourquoi n'es-tu pas all&eacute;e au Centre de          Surveillance ?<BR>          - Parce que je suis certaine que mes calculs sont justes. Je          ne me suis jamais tromp&eacute;e jusqu'&agrave;          pr&eacute;sent. &#187;<BR>          <BR>          L'Empereur ronchonna d'une &eacute;trange fa&ccedil;on. Il          pressa un bouton situ&eacute; sur l'accoudoir de son          tr&ocirc;ne et l'un des murs de la pi&egrave;ce devint          opaque. Enfin, plusieurs plan&egrave;tes apparurent :          c'&eacute;tait un syst&egrave;me solaire.<BR>          &#171; Voil&agrave; o&ugrave; nous sommes. Dans quelques          poign&eacute;es d'heures, nos b&acirc;timents heurteront          huit de ces plan&egrave;tes.<BR>          - Ho ! m'&eacute;criai-je. Comment est-ce possible ?<BR>          - Tu t'es tromp&eacute;e et, par ta faute et ton orgueil,          nous risquons de d&eacute;truire la vie sur ces mondes.<BR>          - J'en suis d&eacute;sol&eacute;e, vraiment, j'&eacute;tais          &agrave; mille lieues d'imaginer...<BR>          - Que faisais-tu ce matin au lieu de travailler ?<BR>          - J'&eacute;tais dans mon sarcophage d'amour, j'avais besoin          de me d&eacute;tendre.<BR>          - Et toutes ces autres heures ? Tu ne travailles plus depuis          un moment d'apr&egrave;s ce que l'on m'a dit.<BR>          - Je passais le plus clair de mon temps... dans le          sarcophage d'amour. C'est le seul endroit o&ugrave; je me          sente en paix et...<BR>          - &Ccedil;a suffit ! Maintenant, il faut agir vite. Tu vas          de ce pas aller au Centre de Surveillance. Et tu vas          &eacute;viter le pire. Je ne veux aucun bless&eacute;, aucun          mort, ou c'est toi qui le paieras...<BR>          - Mais pourtant, personne n'a le droit de tuer. Pourquoi me          menacez-vous ?<BR>          - Qui t'a parl&eacute; de te tuer ? Si tu &eacute;choues, je          ferai d&eacute;truire toutes les zones          &eacute;rog&egrave;nes de ton corps. Il te sera          d&eacute;fendu d'entrer dans un sarcophage d'amour et nous          te retirerons toute motivation de go&ucirc;ter au plaisir.          Et maintenant, va travailler. Tu d&eacute;tiens entre tes          mains le pouvoir d'&eacute;pargner nos vies et notre          &eacute;nergie. &#187;<BR>          <BR>          Je m'esquivai aussit&ocirc;t et partis pour le Centre de          Surveillance. Lorsque j'arrivai, il &eacute;tait          d&eacute;j&agrave; bien tard. Aussi, je m'attelai &agrave;          mes commandes d&egrave;s que je le pus. Les calculs seraient          complexes mais si j'avais un peu de temps, je pouvais m'en          sortir sans grande perte.<BR>          <BR>          Je tentai de joindre Ivoire, mais celui-ci ne          r&eacute;pondit pas. Je voulais juste le pr&eacute;venir que          je rentrerais plus tard.<BR>          <BR>          Dans l'heure qui suivit, une amie m'informa qu'on l'avait          retrouv&eacute; mort &agrave; proximit&eacute; de mon          sarcophage d'amour. J'avais envie de pleurer et je me          d&eacute;testais de n'avoir rien fait pour le sauver. Mais          je ne disposais que de peu de temps, et chaque heure          pass&eacute;e mettait en p&eacute;ril la r&eacute;ussite de          notre exp&eacute;dition.<BR>          <BR>          Dix longues heures s'&eacute;coul&egrave;rent et je          r&eacute;ussis &agrave; ma&icirc;triser ce qui aurait pu          &ecirc;tre une catastrophe.<BR>          <BR>          On m'annon&ccedil;a que nous devions d&eacute;truire deux          plan&egrave;tes pour ne pas perdre l'un de nos          b&acirc;timents. Fort heureusement, celles-ci n'&eacute;tant          pas habit&eacute;es, nous n'an&eacute;antirions pas          d'&ecirc;tres vivants.<BR>          <BR>          J'avais r&eacute;vis&eacute; mes calculs et nous devions          effectivement passer par ce syst&egrave;me. Les informations          dont je disposais au moment de mes travaux indiquaient des          plan&egrave;tes de circonf&eacute;rences bien moindres par          rapport &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Voil&agrave;          pourquoi j'avais commis cette maladresse.<BR>          <BR>          Nous avan&ccedil;&acirc;mes donc, au milieu de ce          syst&egrave;me, confiants en mes r&eacute;sultats et surtout          heureux d'avoir pu ma&icirc;triser une situation          s'annon&ccedil;ant si dramatique.<BR>          <BR>          Je regardais le gigantesque &eacute;cran de contr&ocirc;le          quand j'aper&ccedil;us une sorte de point jaune grossissant          sur l'une des plan&egrave;tes que nous approchions. Je          demandai &agrave; ce que la visualisation soit agrandie          &agrave; son maximum. A cet instant, une seconde explosion          d&eacute;vasta une autre partie de ce monde.<BR>          &#171; Ces explosions sont dues &agrave; des compressions          d'atomes, dit une coll&egrave;gue. Sans doute des bombes          atomiques ou quelque chose du m&ecirc;me ordre. &#187;<BR>          <BR>          Deux nouvelles explosions nucl&eacute;aires          d&eacute;truisirent un autre continent.<BR>          &#171; Donnez-moi toutes les informations stock&eacute;es          sur cette plan&egrave;te &#187;, exigeai-je.<BR>          <BR>          Une jeune Iel m'interpella en affichant un z&egrave;le          t&eacute;moignant sa volont&eacute; d'&ecirc;tre          remarqu&eacute;e.<BR>          &#171; Il y a de la vie sur ce monde. Des sortes de          bip&egrave;des peu &eacute;volu&eacute;s. Il y a aussi des          animaux et des plantes. L'air est visiblement respirable...          &#187;<BR>          <BR>          Deux nouvelles bombes pulv&eacute;ris&egrave;rent ce disque          bleu en un trou gigantesque qui le d&eacute;forma.<BR>          &#171; Mais que font-ils ?<BR>          - Ils se suicident, r&eacute;pondis-je.<BR>          - Pourquoi ?<BR>          - Parce qu'ils ont peur. &#187;<BR>          <BR>          J'observai cette destruction avec un regain          d'int&eacute;r&ecirc;t. Je savais qu'&agrave; compter de          sept bombes atomiques de cette intensit&eacute;, le magma et          le noyau de ce monde se r&eacute;veilleraient pour crever la          cro&ucirc;te terrestre et an&eacute;antir toute la          plan&egrave;te. De ma longue exp&eacute;rience spatiale,          c'&eacute;tait la premi&egrave;re fois que j'assistais          &agrave; un spectacle aussi fascinant. Un monde vivant en          autodestruction.<BR>          &#171; Quel est le nom de cette sph&egrave;re ?          demandai-je.<BR>          - Je crois qu'on l'appelle "La Terre".<BR>          - Tr&egrave;s bien, vous n'oublierez pas de la rayer de nos          cartes, avec les autres. &#187;<BR>          </FONT></P>                    <CENTER><TABLE BORDER=0 BGCOLOR="#000000" CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH=150>             <TR>                <TD>                   <CENTER><A HREF="mailto:webmaster@jimmysabater.com?SUBJECT=JimmySabaterArchivesLeSarcophagedAmour"><FONT SIZE="-1" FACE="Helvetica" COLOR="#FFFFFF"><B>Votre                   commentaire sur cette                   nouvelle</B></FONT></A></CENTER>                </TD>                <TD ALIGN=center WIDTH=28>                   <P ALIGN=left><A HREF="mailto:webmaster@jimmysabater.com?SUBJECT=JimmySabaterArchivesLeSarcophagedAmour"><IMG SRC="../Presse/Mail.GIF" WIDTH=28 HEIGHT=18 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom></A></P>                </TD>             </TR>          </TABLE>           <FONT FACE="Times" COLOR="#000000">&nbsp;</FONT>                    <P><FONT FACE="Times" COLOR="#000000">&copy; 1995 Jimmy          Sabater - webmaster@jimmysabater.com - Tous droits          r&eacute;serv&eacute;s - Copie et diffusion          interdites</FONT></P>                    <P><FONT COLOR="#000000">&nbsp;</FONT><A HREF="index.htm"><FONT SIZE="-1" FACE="Helvetica" COLOR="#000000"><B>retour</B></FONT></A><FONT SIZE="-1" FACE="Helvetica" COLOR="#000000"><B><BR>          </B></FONT></P></CENTER>       </TD>    </TR> </TABLE>  <IMG SRC="../Presse/ad.gif" WIDTH=395 HEIGHT=60 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom><BR> <BR> <A HREF="../Photos/Muses/index.htm"><FONT FACE="Helvetica"><IMG SRC="../Photos/Muses/Musesbann2.JPG" WIDTH=400 HEIGHT=59 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom></FONT></A></P>  <P><A HREF="ecrits2.htm"><FONT SIZE="-1" FACE="Helvetica"><B>Toutes les nouvelles comment&eacute;es</B></FONT></A></P>  <P>&nbsp; &nbsp;&nbsp;<MAP NAME=map2>    <AREA SHAPE=rect COORDS="498,0,555,25" HREF="../Shop/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="555,0,591,25" HREF="mailto:webmaster@jimmysabater.com?SUBJECT=Jimmy_Sabater_Archives">    <AREA SHAPE=rect COORDS="610,1,647,23" HREF="mailto:webmaster@jimmysabater.com?SUBJECT=JimmySabaterArchives">    <AREA SHAPE=rect COORDS="443,1,497,25" HREF="Auteurs/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="383,0,443,25" HREF="../Presse/Critiques.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="339,0,383,23" HREF="../Presse/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="238,0,336,25" HREF="../Desktops/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="195,0,238,25" HREF="../Emaux/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="147,0,194,25" HREF="../Photos/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="83,0,144,25" HREF="../Peint/index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="40,0,81,25" HREF="index.htm">    <AREA SHAPE=rect COORDS="0,0,38,23" HREF="../index.htm"> </MAP><IMG USEMAP="#map2" SRC="../Presse/menu2.GIF" WIDTH=592 HEIGHT=26 X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom><BR> <B><BR> </B>&nbsp;<FONT SIZE="-2" FACE="Helvetica">&copy; 2001-2003 Atelier JimmySabater - Tous droits r&eacute;serv&eacute;s<BR> Copies, t&eacute;l&eacute;chargements, archivages et reproductionspartielles ou totales interdits sur tout le site<BR> (sauf documentspromotionnels indiqu&eacute;s).<BR> This site is registred and protected, copies are forbidden.</FONT><SCRIPT LANGUAGE=JavaScript>document.onmousedown = rightclick</SCRIPT></P></CENTER> </BODY> </HTML> 
