<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//IETF//DTD HTML//EN"> <html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="AUTHOR" content="Priphries, tous droits rservs"> <meta name="DESCRIPTION" content="PRIPHRIES, journal en ligne - Entretien avec Jean-Charles Massra, auteur de &quot;Amour, Gloire et CAC 40&quot; et de &quot;France guide de l'utilisateur&quot;"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 3.0"> <meta name="KEYWORDS" content="Massra, massra, massera, Massera, jean-charles, Jean-Charles, art, contemporain, thtre, theatre, littrature, litterature, prcarit, precarite, conomie, economie, mdias, medias, critique, Priphries, Peripheries, priphries, peripheries, priphrie, peripherie"> <meta name="ROBOTS" content="ALL"> <title>Priphries - &quot;Amour, gloire et CAC 40&quot;, de Jean-Charles Massra (entretien)</title> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" font face="times new roman"> <div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="550">   <tr>     <td><div align="left"><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="10" width="500">       <tr>         <td><img src="logos/LOGFEU.JPG" WIDTH="170" HEIGHT="104"></td>         <td align="right"><strong><font size="4">Essai</font></strong></td>       </tr>     </table>     </div><div align="left"><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="10" width="500">       <tr>         <td align="center"><font size="4"><i>Amour, Gloire et CAC 40</i>, de Jean-Charles Massra</font><font size="3"><br>         </font><b><big><big>&quot;<em>Comment faire</big></big><small> </small><big><big>avec cet         aujourd'hui</big></big><small><br>         </small><big><big>qui nous est donn?</em>&quot;</big></big></b></td>       </tr>     </table>     </div><div align="left"><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="10" width="500">       <tr>         <td colspan="6"><img src="images/massera.gif" alt="Jean-Charles Massra. Photo: POL" align="right" hspace="7" vspace="7" WIDTH="85" HEIGHT="110"><strong>&quot;<em>Comment rduire la distance entre         l&#146;Histoire telle qu&#146;elle nous est transmise &#150; la croissance, le CAC 40         &#150; et l&#146;emploi du temps, les vnements qui rythment mon quotidien?</em>&quot;         Aprs <i>Gangue son</i> et <a href="f-mass.htm"><i>France guide de l&#146;utilisateur</i></a>,         qui abordaient ces questions avec les armes de la fiction, Jean-Charles Massra publie <i>Amour,         Gloire et CAC 40</i>, un essai ambitieux qui offre une lecture des mutations rcentes de         la socit  travers les propositions artistiques contemporaines.</strong><p><strong>-         Vous travaillez  montrer que chacun de nos actes, chacune de nos penses, mme les         plus intimes, sont conditionns par une rhtorique, une mtrique qui nous empchent de         penser par nous-mmes. Comment pouvons-nous nous en manciper? </strong></p>         <p><strong>J.-C.M.</strong>: Nous ne sommes pas conditionns par cette rhtorique, mais         par autre chose qui s&#146;appuie sur cette rhtorique pour faire passer le         &quot;message&quot;, pour nous faire ragir, agir, de telle ou telle manire. Ce qui         m&#146;intresse, ce n&#146;est pas la prosodie des pouvoirs, mais la manire dont ces         pouvoirs difficilement localisables &#150; la loi du march, la raison conomique &#150;         nous conforment, instrumentalisent nos comptences, notre nergie et nos affects par         certains types de discours.  dfaut de proposer la forme d&#146;mancipation miracle,         j&#146;essaie plutt de mettre en forme des processus de conscientisation de ces modes         d&#146;instrumentalisation et d&#146;alination. Comment &quot;se mettre          distance&quot; de ces discours sans recourir  la posture classique de l&#146;auteur qui         se retire sur son le dserte et se construit un espace potique refoulant toute         apparition du monde qui l&#146;emmerde? Il ne s&#146;agit pas de recourir  une utopie         hritire des premires avant-gardes du vingtime sicle. Je me sens davantage         hritier de la deuxime vague de l&#146;avant-garde nord-amricaine qui ne met plus         l&#146;utopie au centre des enjeux, qui se situe plutt dans l&#146;optique d&#146;une         mancipation avec l&#146;existant, le donn. Comment faire avec cet aujourd&#146;hui qui         nous est donn? </p>         <p align="center"><strong><big>&quot;<em>Dans mes textes, une machine langagire est          l&#146;&#156;uvre,<br>         une ritournelle qui pntre les consciences lectrices,<br>         qui agence des langues gnriques qu&#146;on retrouve dans la presse conomique,         juridique,<br>         et des phrases qu&#146;on peut changer au sujet de nos expriences les plus         quotidiennes et les plus triviales,</big><br>         <big>sur l&#146;entreprise, le social, le sexe, la famille</em>&quot;</big></strong></p>         <p>Les expriences auxquelles l&#146;individu se trouve aujourd'hui confront sont         radicalement nouvelles. Les expriences existent toujours, mais nous n&#146;avons plus         les moyens de les reprsenter: les modes de transmission de l&#146;Histoire qui nous ont         longtemps t donns par le rcit sous ses formes les plus varies ne se sont plus         opratoires. C&#146;est cette ncessit de travailler  des formes de reprsentation         en phase avec les expriences contemporaines qui se trouve au c&#156;ur de l&#146;essai <i>Amour         Gloire et CAC 40</i>. Je crois que cette crise des reprsentations, qui se pose en termes         politiques, sociaux, anthropologiques et galement esthtiques, constitue         aujourd&#146;hui un enjeu fondamental. L&#146;art contemporain est pour moi,         potentiellement, l&#146;espace le plus adquat pour travailler ces questions.</p>         <p><strong>- Quels outils utilisez-vous?</strong></p>         <p><a name="retour"></a><strong>J.-C.M.</strong>: L&#146;histoire de l&#146;art et de la         littrature ont produit des formes: utilisons-les. Quand j&#146;ai besoin de la boucle de         Gertrud Stein, je m&#146;en sers, non pour elle-mme ou en rfrence  Stein, mais         parce que j&#146;ai besoin de la boucle pour parler de notre rapport obsessionnel au         monde, de nos structures de reprsentation, du systme de pense qu&#146;on applique          toute situation et  tout moment indpendamment des spcificits de ces mmes         situations, de ces mmes moments. L&#146;histoire de l'art est dans ce sens une bote          outils, un stock de logiciels dont on a besoin  certains moments. Mme si mon         criture, mes rcits analytiques n&#146;ont pas la rigueur des appareils thoriques qui         m&#146;ont form, comme tout le monde, je suis trs redevable  certains textes         majeurs, certains concepts, notamment ceux de <a href="http://www.liberation.fr/livres/99avril/0401angamben.html" target="_blank">Giorgio         Agamben</a>, Michel de Certeau [<a href="#certeau">1</a>], <a href="http://www.liberation.fr/livres/25ans/foucault.html" target="_blank">Michel Foucault</a>         ou encore <a href="http://www.freecyb.com/CATALOG/DELEUZE.HTM" target="_blank">Flix         Guattari et Gilles Deleuze</a>.  partir de l, j&#146;essaie d&#146;apprhender         l&#146;aujourd'hui, nos mythologies, nos croyances, en utilisant le filtre de l&#146;art         et du cinma. Mon travail est modeste. Je ne me sens pas vraiment essayiste, plutt         crivain. Si on doit poser la question de savoir d&#146;o a parle, disons que a         parle de mes travaux d&#146;auteur de fiction ou d&#146;missions radiophoniques. Dans         mes textes de fiction &#150; que ce soit dans <i>France guide de l&#146;utilisateur</i> ou         <i>United Problems of Flexibilit</i> &#150; une machine langagire est          l&#146;&#156;uvre, une ritournelle qui pntre les consciences lectrices, qui agence des         langues gnriques qu&#146;on retrouve dans la presse conomique, juridique, et des         phrases qu&#146;on peut changer au sujet de nos expriences les plus quotidiennes et         les plus triviales, sur l&#146;entreprise, le social, le sexe, la famille, etc. Ce ne sont         que des matriaux reconnaissables monts, mis en tension, par un agencement obscne.         Ces formes gnriques et spcifiques ne semblent pas pouvoir cohabiter, tant elles         s&#146;excluent mutuellement, tant elles sont distantes l&#146;une de l&#146;autre.         C&#146;est pourtant cette exclusion, cette articulation impossible des formes gnriques         qui structurent nos existences et des rcits d&#146;expriences spcifiques au         quotidien, qui constituent la forme des fictions que j&#146;essaie de mettre en place.</p>         <p><strong>- Dans vos essais, vous prenez au srieux ce que peut dire l&#146;art         contemporain sur le monde.</strong></p>         <p><strong>J.-C.M.</strong>:  la fin des annes soixante et au dbut des annes         soixante-dix, l&#146;art contemporain a propos un bouleversement radical des conditions         de l&#146;exprience esthtique. Un certain nombre de dmarches d&#146;alors         s&#146;appuyaient sur des formes, des syntaxes, qu&#146;avaient proposes les artistes de         la gnration minimale ou conceptuelle, mais pour les activer en dehors de la sphre         spare de l&#146;art, pour les rebrancher sur de l&#146;histoire &#150; l&#146;histoire         dans ses dimensions conomiques, politiques, sociales, etc. Ces formes sont devenues des         formes de lecture et de questionnement du monde, comme le roman a pu l&#146;tre au         sicle prcdent, ou le cinma au vingtime sicle.</p>         <p><strong>- Quels sont les artistes qui vous ont men  cette rflexion? </strong></p>         <p><strong>J.-C.M.</strong>: Mon plus grand choc a t la dcouverte et surtout         l&#146;exprience de l&#146;installation <i>Anthro/Socio</i> de Bruce Nauman au Muse         d&#146;Art Moderne de New York en 1991. La pice de Bruce Nauman occupait une immense         salle noire simplement claire par des projections vidos. Il y avait quelques         moniteurs au sol, et des projections  4 ou 5 mtres de hauteur qui reprsentaient la         tte tournante d&#146;un homme au crne ras qui scandait:&nbsp; &quot;&nbsp;<i>Feed         Me/Eat Me/Anthropology/Help Me/HurtMe/Sociology/Feed Me, Help Me, Eat Me, Hurt Me</i>&nbsp;&quot;.         Cette litanie tait extrmement saisissante dans le rapport ambigu qu&#146;elle crait         avec les spectateurs. Cet appel dramatis au corps social mlait notre fascination          notre rpulsion. Cette parole assourdissante qui nous prenait en otages, cette parole         presque fascisante, s&#146;adressait  une foule prte  dire oui au discours de sa         propre destruction. Cette prise en compte de la dimension spectaculaire de la parole         politique, intgrant ses conditions de rception en prenant physiquement les spectateurs         en otages, m&#146;a paru intressante dans le travail de conscientisation qu&#146;elle         nous permettait d&#146;oprer. Les fascismes du XXe sicle se sont appuys sur ces         modes de reprsentation et d&#146;instrumentalisation des corps pour s&#146;aliner les         consciences. Nauman insiste sur la dimension fascinante de cette parole en mettant en         mme temps l&#146;accent sur son ct destructeur. Il travaille toujours sur ce         seuil-l:  quel moment ma fascination me fait basculer dans ma propre destruction?         Jusqu&#146;o ma conscience peut-elle tenir, que peut-elle accepter? Doit-on fuir, sortir         immdiatement de ce dispositif? Le rejet immdiat est-il la condition <i>sine qua non</i>         de ma libert? </p>         <p align="center"><strong><big>&quot;<em>La littrature, le thtre, le cinma,</big><br>         <big>la sculpture ou la musique</big><br>         <big>restent toujours dans un espace de reprsentation</big><br>         <big>dans lequel je peux au mieux me projeter,</big><br>         <big>un espace qui reste spar</big><br>         <big>de celui dans lequel je me trouve</em>&quot;</big></strong></p>         <p>Pour la premire fois, j&#146;tais face  un art qui ne pointait pas le doigt sur         quelque chose, mais qui provoquait un acte. Je n&#146;tais pas dans l'interprtation,         mais dans l&#146;action. Je ne regardais pas, mais je ralisais physiquement la         proposition. Je ne me trouvais pas devant une &#156;uvre, mais dans un dispositif qui         intgrait ma conscience et mon corps. Pour la premire fois, l&#146;espace         d&#146;exposition dans lequel je me trouvais et l&#146;espace de reprsentation ne         formaient qu&#146;un seul espace dans lequel j&#146;tais intgr. La littrature, le         thtre, le cinma, la sculpture ou la musique restent toujours dans un espace de         reprsentation dans lequel je peux au mieux me projeter, un espace qui reste spar de         celui dans lequel je me trouve. La dcouverte du travail de Bruce Nauman a vritablement         t un choc pour moi: pour l&#146;anecdote, j&#146;ai d&#146;ailleurs arrt         d&#146;crire pendant cinq six ans. Cette exprience me montrait la limite des formes         spcifiques, et notamment des formes spcifiques de la littrature.</p>         <p align="right">Propos recueillis par<br>         <strong>Jean-Christophe Planche</strong></p>         <p><small>Voir la <a href="http://www.pol-editeur.fr/db/auteurs/index_296.html" target="_blank">biographie</a> difiante de Jean-Charles Massra sur le site de son         diteur, POL.</small></p>         <p><small><strong>Bibliographie: </strong>Fiction: <strong><i>Gangue son</i></strong>,         Mral, 1994 - <strong><i>La vie qui va avec</i></strong> (documentaire/fiction en         collaboration avec Vincent Labaume), France Inter, t 1997 - <strong><i>France guide de         l'utilisateur</i></strong>, POL, 1998 - <strong><i>United emmerdements of New Order</i></strong>,         gratuit pour l'exposition World Corners de Thomas Hirschorn, Muse d&#146;art moderne de         Saint-Etienne, 1999 - <strong><i>United problems of flexibilit</i></strong>, Atelier         Culture. Universit du Littoral Cte d&#146;Opale, 1999. Essais: <i><strong>A quoi         rvent les annes 90?</strong> (le catalogue)</i>, Centre d&#146;Art Moderne, Montreuil,         1998 - <i><strong>Amour, Gloire et CAC 40</strong> (Esthtique, sexe, entreprise,         croissance, mondialisation et mdias)</i>, POL, 1999. Expositions: <strong><i>Laboratorium</i></strong>,         Muse Provincial de la Photographie, Antwerpen, curated by Barbara Vanderlinden et         Hans-Ulrich Obrist, 1999 - <strong><i>Les filles de ct</i></strong> (atelier         d'criture, CD audio ralis par les tudiantes de l&#146;Ecole Suprieure des         Beaux-Arts de Tours, 1999.</small></p>         <font size="1"><p></font><a name="certeau"></a><font SIZE="2">[1] Auteur de <em>L'invention         du quotidien</em>, Folio essais, 1980.<br>         [<a href="#retour">Retour</a>] <br>         </font></td>       </tr>       <tr>         <td valign="middle" align="left" height="50"><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(5,4) (69, 44)  default.htm" src="logos/LOGAC1.jpg" alt="Accueil" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="5, 4, 69, 44" HREF="default.htm"></MAP><a href="_vti_bin/shtml.exe/f-mass2.htm/map"><img ismap usemap="#FrontPageMap" border="0" height="45" alt="Accueil" src="logos/LOGAC1.jpg" width="70"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="30298" --></td>         <td valign="middle" align="left" height="50"><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(2,7) (69, 44)  edito.htm" src="logos/LOGED1.jpg" alt="Editorial" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap1"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="2, 7, 69, 44" HREF="edito.htm"></MAP><a href="_vti_bin/shtml.exe/f-mass2.htm/map1"><img ismap usemap="#FrontPageMap1" border="0" height="45" alt="Editorial" src="logos/LOGED1.jpg" width="70"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="37230" --></td>         <td valign="middle" align="left" height="50"><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(4,2) (69, 44)  g-acc.htm" src="logos/LOGGE1.jpg" alt="Gens de bien" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap2"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="4, 2, 69, 44" HREF="g-acc.htm"></MAP><a href="_vti_bin/shtml.exe/f-mass2.htm/map2"><img ismap usemap="#FrontPageMap2" border="0" height="45" alt="Gens de bien" src="logos/LOGGE1.jpg" width="70"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="48515" --></td>         <td valign="middle" align="left" height="50"><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(4,3) (69, 44)  i-acc.htm" src="logos/LOGIN1.jpg" alt="Incursions" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap3"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="4, 3, 69, 44" HREF="i-acc.htm"></MAP><a href="_vti_bin/shtml.exe/f-mass2.htm/map3"><img ismap usemap="#FrontPageMap3" border="0" height="45" alt="Incursions" src="logos/LOGIN1.jpg" width="70"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="49083" --></td>         <td valign="middle" align="left" height="50"><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(1,6) (69, 44)  f-acc.htm" src="logos/LOGFE1.jpg" alt="Feuilles de route" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap4"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="1, 6, 69, 44" HREF="f-acc.htm"></MAP><a href="_vti_bin/shtml.exe/f-mass2.htm/map4"><img ismap usemap="#FrontPageMap4" border="0" height="45" alt="Feuilles de route" src="logos/LOGFE1.jpg" width="70"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="55244" --></td>         <td valign="middle" align="left" height="50"><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(0,3) (69, 44)  courrier.htm" src="logos/LOGCO1.jpg" alt="Courrier" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap5"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="0, 3, 69, 44" HREF="courrier.htm"></MAP><a href="_vti_bin/shtml.exe/f-mass2.htm/map5"><img ismap usemap="#FrontPageMap5" border="0" height="45" alt="Courrier" src="logos/LOGCO1.jpg" width="70"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="40050" --></td>       </tr>       <tr>         <td colspan="6"><p align="center"><small> <em>Priphries</em>, mars 2000</small></td>       </tr>     </table>     </div></td>   </tr> </table> </center></div> </body> </html> 
