<HTML><HEAD><TITLE>L'amour Chante</TITLE><META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"></HEAD><BODY BGCOLOR=white> <H1>L'amour Chante</h1> Set by <I><a href=/lieder/m/milhaud.html>Darius Milhaud</a>  </I>(1892-1974), 1964, published 1966<BR> <P><HR> <H2>1. Le vrai amour </H2> Text by <I><a href="b/bellay/">Joachim du Bellay</a>  </I>(1525-c1560) <BR> <pre>    Le vrai amour na&icirc;t du premier regard  Et ne veut point se fa&ccedil;onner par art:  Et c'est pourquoi ces moiti&eacute;s s&eacute;par&eacute;es,  &Eacute;tant jadis dans le monde &eacute;gar&eacute;es,  Se retrouvant si bien se rejoignaient,  Que jamais plus elles ne s'&eacute;loignaient.   </pre> [See <a href=b/bellay/lc1.html> translation(s) of the text</a>.]<BR> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>2. J'aime </H2> Text by <I><a href="m/musset/">Louis Charles Alfred de Musset</a>  </I>(1810-1857) <BR> <pre>   J'aime, et je sais r&eacute;pondre avec indiff&eacute;rence.  J'aime; et rien ne le dit. J'aime et seul je le sais;  Et mon secret m'est cher, et ch&eacute;re ma souffrance.  Et j'ai fait le serment d'aimer sans esp&eacute;rance,  Mais non pas sans bonheur: Je vous vois, c'est assez.  Non, je n'&eacute;tais pas fait pour ce bonheur supr&ecirc;me,  De mourir dans vos bras et de vivre &agrave; vos pieds,  Tout me le prouve, h&eacute;las, jusqu'&agrave; ma douleur m&ecirc;me.  Si je vous le disais pourtant, que je vous aime,  Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez?  </pre> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>3. Sonnet</H2> Text by <I><a href="l/labe/">Louise Lab&eacute</a>  </I>(1526-1566) <BR> <pre>   Je vis, je meurs: je me br&ucirc;le et me noie.  J'ai chaud extr&ecirc;me en endurant froidure:  Ma vie m'est et trop molle et trop dure.  J'ai grands ennuis entre-m&ecirc;l&eacute;s de joie:  Tout &agrave; coup je ris et je larmoie,  Et en plaisir maint grief tourment j'endure:  Mon bien s'en va, et &agrave; jamais il dure:  Tout en un coup je s&egrave;che et je verdoie.    Ainsi Amour, inconstamment me m&egrave;ne:  Et quand je pense avoir plus de douleurs,  Sans y penser je me trouve hors de peine.    Puis quand je crois ma joie &ecirc;tre certaine,  Et &ecirc;tre au haut de mon d&eacute;sir&eacute; heur,  Il me remet en mon premier malheur.   </pre> [See <a href=l/labe/lc3.html>other settings and  translation(s) of the text</a>.]<BR> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>4. De sa peine, et des beaut&eacute;s de sa Dame </H2> Text by <I><a href="b/bellay/">Joachim du Bellay</a>  </I>(1525-c1560) <BR> <pre>   C'est mon feu, c'est ma cordelle,  Mon froid, ma fl&egrave;che mortelle.  C'est mon aigle d&eacute;vorant,  Qui m'ard, lie, englace et blesse,  Et qui d&eacute;vore sans cesse  Mon coeur sans cesse mourant.   </pre> [See <a href=b/bellay/lc4.html> translation(s) of the text</a>.]<BR> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>5. Moins je la vois </H2> Text by <I><a href="s/sceve/">Maurice Sc&egrave;ve</a>  </I>(16th cent.) <BR> <pre>   Moins je la vois, certes plus je la hais:  Plus je la hais, et moins elle me f&acirc;che.  Plus je l'estime, et moins compte j'en fais.  Plus je la fuis, plus veux qu'elle me sache.  En un moment deux divers traits me l&acirc;che,  Amour et haine, ennui avec plaisir.  Forte est l'amour, qui tors me vient saisir,  Quand haine vient et vengeance me crie:  Ainsi me fait hair mon vain d&eacute;sir  Celle pour qui mon coeur toujours me prie.  </pre> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>6. Nevermore </H2> Text by <I><a href="v/verlaine/">Paul Verlaine</a>  </I>(1844-1896) <BR> <pre>   Souvenir,  Souvenir, que me veux-tu?  L'automne  Faisait voler la grive &agrave; travers l'air atone,  Et le soleil dardait son rayon monotone  Sur le bois jaunissant o&ugrave; la bise d&eacute;tone.  Nous &eacute;tions seul &agrave; seule et marchions en r&ecirc;vant  Elle et moi, les cheveux et la pens&eacute;e au vent.  Soudain, tournant vers moi son regard &eacute;mouvant  "Quel fut ton plus beau jour?" fit sa voix d'or vivant,  Sa voix douce et sonore, au frais timbre ang&eacute;lique  Un sourire discret lui donna la replique  Et je baisai sa main blanche d&eacute;votement.  Ah! les premi&egrave;res fleurs qu'elles sont parfum&eacute;es!  Et qu'il bruit avec un murmure charmant  Le premier "oui" qui sort des l&egrave;vres bien-aim&eacute;es.  </pre> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>7. Veill&eacute;es </H2> Text by <I><a href="r/rimbaud/">Arthur Rimbaud</a>  </I>(1854-91) <BR> <pre>   C'est le repos &eacute;clair&eacute;,  ni fi&eacute;vre, ni langueur,  sur le lit ou sur le pr&eacute;.  C'es l'ami ni ardent ni faible.  L'ami.  C'est l'aim&eacute;e, ni tourmentante ni tourment&eacute;e.  L'aim&eacute;e.  L'air et le monde point cherch&eacute;s.  La vie.  &Eacute;tait-ce donc ceci?  Et le r&ecirc;ve fra&icirc;chit.  </pre> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>8. Plusieurs de leurs corps d&eacute;nu&eacute;s </H2> Text by <I><a href="r/ronsard/">Pierre de Ronsard</a>  </I>(1524-1585) <BR> <pre>   Plusieurs de leurs corps d&eacute;nu&eacute;s.  Se sont vus en diverse terre  Miraculeusement mu&eacute;s  L'un en serpent et l'autre en pierre,  L'un en fleur, l'autre en arbrisseau  L'un en loup, l'autre en colombelle;  L'un se vit changer en ruisseau:  Et l'autre devint arondelle.   Mais je voudrais &ecirc;tre miroir,  A fin que toujours tu me visses;  Chemise je voudrais me voir,  Afin que souvent tu me prisses.  Volontiers eau je deviendrais,  Afin que ton corps je lavasse;  &Ecirc;tre du parfum je voudrais,  Afin que ton corps je parfumasse.   Je voudrais &ecirc;tre le ruban  qui serre ta belle poitrine;  Je voudrais &ecirc;tre le carcan  qui orne ta gorge ivoi rine.  Je voudrais &ecirc;tre tout autour  Le corail qui tes l&egrave;vres touche  Afin de baiser nuit et jour  Tes belles l&egrave;vres et ta bouche.  </pre> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><H2>9. Le Lai du Ch&egrave;vrefeuille </H2> Text by <I><a href="m/marie/">Marie de France</a>  </I>(12th cent.) <BR> <pre>   D'eux deux il &eacute;tait ainsi  Comme du ch&egrave;vre-feuille &eacute;tait  Qui au coudrier se prenait.  Quand il s'est enlac&eacute; et pris  Et tout autour le f&ucirc;t s'est mis,  Ensemble peuvent bien durer.  Mais qui les veut ensuite d&eacute;sunir  Le coudrier meurt bien vite  Et le ch&egrave;vre-feuille avec lui.  "Belle amie ainsi est de nous  Ni vous sans moi, ni moi sans vous."  </pre> <HR>  Back to the <a href=/lieder/>Lied and Song Texts Page</a><BR> </BODY></HTML> 
