<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <title>Ange review</title> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <meta name="Microsoft Theme" content="trick-of-the-tail-01 011, default"> <meta name="Microsoft Border" content="t, default"> </head>  <body background="../_themes/trick-of-the-tail-01/cheval.jpg" bgcolor="#000000" text="#FFFFCC" link="#FF9900" vlink="#999900" alink="#669933"><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td><!--mstheme--><font face="Arial, Helvetica">  <p align="center"><font size="6"><strong><img src="_derived/ange_review.htm_cmp_trick-of-the-tail-01010_bnr.gif" width="600" height="60" border="0" alt="Ange review"></strong></font><br> <a href="http://" target="_top"> <script language="JavaScript"><!-- MSFPhover =    (((navigator.appName == "Netscape") &&    (parseInt(navigator.appVersion) >= 3 )) ||    ((navigator.appName == "Microsoft Internet Explorer") &&    (parseInt(navigator.appVersion) >= 4 ))); 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margin-right: 100" align="center"><img border="0" src="../images/Reviews/ange_band.jpg" width="307" height="204"></p> <!--mstheme--></font><table cellSpacing="2" cellPadding="2" width="100%" border="0">   <tbody>     <tr vAlign="top">       <td widht="80%"><!--mstheme--><font face="Arial, Helvetica">         <p style="margin-left: 100; margin-right: 100"><font face="verdana" size="2">ANGE         21 septembre 2002 : SPIRIT OF SIXTY SIX VERVIERS. MAGNIFIQUE !!!<br>         <br>         Qui pourrait, mieux que Jean-Nol COGHE, parler de  ANGE ?<br>         Dans son livre  Autant en emporte le rock  (EPM/Le Castor         Astral/2001), jai trouv un petit passage qui rsume trs bien les         choses. Reportons-nous quelques annes en arrire :<br>         <br>          La voiture de Jean Jime de Century, est une vieille Peugeot. On a         quitt Bruxelles au petit matin, et on espre atteindre Seloncourt         avant la fin de laprs-midi. Jime est impliqu dans le festival         de deux jours mis sur pied par un jeune type de Belfort, Jean-Claude         Pognant. Il soutient cinq musiciens de son pays, respectueux de leurs         origines. Un groupe franais vraiment pas comme les autres, qui         transporte son public, nombreux dans lEst, au septime ciel. Normal,         il sappelle Ange. Le groupe volue sous laile de son chanteur,         Christian Descamps. Tomb du firmament, un soir de pleine lune, il crit         en 1969, la Fantastique Epope du Gnral Machin, un pop opra de         trois heures. Ses compagnons de route sont tous issus de son terroir :         son frre Francis Descamps, organiste, Jean-Michel Brzovar, guitare         solo, Daniel Haas, guitare basse, Grald Jelsh, batterie. Un terroir         qui est source dinspiration et mle le fantastique, le conte (mdival),         lhomme. Un groupe rsolument agressif sur scne et qui ne fait         aucune concession au mtier parisien./<br>         Le soir, Daniel Haas, le bassiste de Ange, nous hberge dans une grande         et belle maison  quelques kilomtres de Seloncourt. Une maison         glaciale aux plafonds immensment hauts. Le bois qui crpite dans la         chemine rpand une agrable odeur, sans toutefois parvenir          chauffer la pice. Fantasmagorique. Avec Ange on est au pays de         lillusion, du merveilleux, du mystrieux. Lors de leur tourne         dadieu (25 ans de carrire et la nique au show-business), on se remmore         tout cela. Je demande  Daniel Haas quelle est cette maison o il nous         a entrans cette nuit-l. Il ne sen souvient mme pas ! Je         men doutais ! A-t-elle seulement exist ? .<br>         <br>         Dadieux, il nen est plus question depuis puisque Christian         Descamps, inoxydable, est toujours sur la route. On a mme pu le redcouvrir         plusieurs fois au Spirit en groupe ou en Vers Solitaires toujours anim         par cette emphase symbolique et gnreusement djante qui est la         sienne. Pilier incontournable dun groupe tonnant, atypique, parfois         grandiloquent, mais capable de rivaliser avec certains modles         anglo-saxons dont il a russi le tour de force de smanciper, il         est et reste lme de Ange.<br>         <br>         Je sais que je vais dire des choses qui semblent tomber sous le sens         mais je pense que ce groupe dispose dune notorit qui va plus loin         encore que son propre succs. Dabord parce quil a montr le         premier une puissance de dploiement francophone internationale et un         sens inn de la rsistance aux pressions de tous les calibres (du mtier         parisien , entre autres, comme dit si finement Jean-Nol Coghe).         Cest aussi linventeur dun des tous premiers concepts opras-rock         en rupture avec le genre dominant de lpoque qui a su rallier  lui         une jeunesse demanderesse dmotions amples et vibrantes, dpassant         les modles artistiques dj formats par les mass media du moment.         Cest enfin le hrault le plus universel dun rgionalisme         culturel pacificateur et fdrateur, artisan habile dune imagerie         touchant  la fois, le cur, la tte et les tripes<br>         <br>         En ce qui me concerne, je ne suis pas  proprement parler un fan de la         premire heure. Javais dj choisi dans les annes soixante une         voie moins complexe et, sans doute, dj, trs (trop) basique, comme         diraient certains. Je ne renie ni ne regrette rien mais je nai pas pu         chapper  lomniprsence des chansons de Christian Descamps tant         nombre de mes amis vnraient ce groupe. Jai donc pu lapprcier         en me frottant rgulirement aux longs dbats et aux coutes polmiques         tardives dun monument quon ne classait pas encore dans la musique         progressive puisque cette AOC nexistait pas encore. Je crois         dailleurs quon ne peut limiter Ange au progressif. Cest bien         plus que cela, je me rjouis de les voir toujours sur la route et forcment         de les retrouver au Spirit of 66.<br>         <br>         Tant de choses ont dj t si bien dites  propos du groupe         franc-comtois que je me contenterai de quelques impressions et rflexions          chaud (oui je sais, avec moi  quelques  a peut dj faire         des lignes, mais lobjectif ntant pas den remettre, on verra         bien).<br>         <br>         Le fait dtre au Spirit est dj en soi un grand bonheur et avoir         la chance dy voir Ange en est un autre<br>         <br>         Combien dalbums tu dis ? Moi jen compte 40 au moins, recenss sur         le site, sans les CD solos de Christian Descamps, cest dire Ca         fait dj des millions de plaques vendues dis donc ! (dudidon). On         parle de trois millions et demi, bien, non ?<br>         <br>         Bonne petite surprise, en arrivant, on fait la file Il y aura du         monde, a se sent Monsieur Gron  a billetterie, voil qui         nest pas frquent<br>         <br>         Le merchandising (comme on dit maintenant) occupe un bon carr dentre.         Cest loccasion de se rendre compte du dynamisme parallle qui         na cess de contribuer  lexistence de Ange,  toutes les poques,         au plus fort comme au plus bas.<br>         <br>         Lassociation-fan club  Un pied dans la marge  en est une belle         illustration.<br>         <br>         Dans la salle qui se remplit petit  petit, la moyenne dge tourne         autour de la bonne trentaine voire de la petite quarantaine avec, a et         l, des tout jeunes voire des tout vieux comme moi<br>         <br>         Une rflexion me vient en attendant le dmarrage et en regardant         limmense dessin de la carte qui surplombe la scne. Le jour o je         memmerderai vraiment au Spirit, (je crois que a ne risque pas         darriver) je pourrai toujours refaire mentalement la parcours de la         route 66 avec ses repres mythiques et y associer un paysage ou une         gloire locale, a me permettra de moccuper.<br>         <br>         Mais on nen est pas l.<br>         <br>         Le band (prononcez  bande ) monte sur scne gentiment en essayant         de se frayer un passage entre la batterie (Premier) trs classe et lchafaudage         des claviers (Roland) qui se font face, surmonts par une lanterne qui         servira plus tard.<br>         <br>         Au complet cest six personnes  caser quand mme, puisque, petite         surprise, (qui nen nest plus une depuis la sortie de Culinaire         Lingus) une chanteuse (et quelle chanteuse) accompagne dsormais le         groupe (Caroline Crozat).<br>         <br>         Intro sonore et parle forte  Quand nous aurons matris les vents,         les vagues, les mares et la pesanteur / nous aurons dcouvert         pour la deuxime fois le feu  Le ton est donn avec un enchanement         immdiat sur  Ethnies  (La Voiture A Eau 1999)  la rythmique         canardeuse et saccade mais belle Les contrepoints discrets de la         chanteuse laissent dj poindre ses immenses possibilits vocales (et         dire quelle nous a avou tre malade ce soir, ben quest-ce que         cest quand elle est en forme alors ?).<br>         <br>         Je note la basse  cinq cordes sur laquelle on reviendra plus loin et dj         le formidable son de la PRS du soliste. Je savais quils avaient volu         les cocos mais  ce point-l, jen suis baba (normal, cool et tout         quoi).<br>         <br>         Pas beaucoup le temps de se remettre dun service vole que voici le         truc qui ma fait frmir (au propre) jusque dans les chaussettes :          Nonne Assistante  (Les Larmes du Dala Lama 1992). Limage de la de         la mine qui sort du ventre de la mre et lintensit du sens de         cette chanson par les temps qui courent ne font quen renforcer la         puissance. Des chorus fantastiques et un emballage tendu, massif et         dramatique font de ce moment dj un vrai sommet et nous en sommes          peine  la deuxime chanson. Cela dit, les jeux de mots sont destroy (         Nonne assistante  personne  Tanger  a vaut de lor).         Jajoute un long solo final (cest du blues, franc-comtois peut-tre         mais du blues quand mme, je ldis moi !) qui me fait craquer dfinitivement         pour le son de cette guitare Paul Reed Smith.<br>         <br>         Mais quest-ce que la batterie (Herv Rouyer) est bien rgle dis         donc (gldidon) ! Mieux que celle de Machiavel (qui reprsentait         pourtant un vrai sommet). Les beats de toms me prennent aux tripes comme         cest pas permis. Ca frappe dur et bien et a se confirme avec          Le Ballon de Billy  (id. 1992). Javais dj remarqu le         guitariste, Hassan Hadji qui a tout pour plaire. Forcment, il joue         bien (je viens de le dire), mais sa faon de tenir la guitare (pile au         milieu du corps et trs droite) et son look black sur black, lunettes,         latex et tout le toutim, lui donnent une stage-attitude empreinte dlgance         et de noblesse Jvois pas son ampli (mais mon pote Philippe V.         mexplique quil repasse probablement par une GK2A ou quelque chose         comme cela).<br>         <br>         Je ne sais trop pourquoi,  ce moment-l, je repense  Pierre Martin,         chanteur de chez nous, trop vite parti, et je me dis quau fond,         sil est bien une rfrence ou une parent suprme  lui         attribuer, cest tout--fait Ange. Ses expressions physiques un rien         dcales, sa contestation douce mais ferme et son sens de lhumour         cest chez Christian Descamps quil est all les chercher. Il         devait connatre a par cur, jen suis certain<br>         <br>         Lamplitude basse/batterie du fond de jeu, saupoudre des sorties de         rythmiques traantes de Christian Descamps, nappe de longues effluves         musicales ondulantes venant des claviers de Tristan et paracheve par         des soli de guitare sublimes, donne au morceau une allure de perfection         qui ne se dmentira plus un seul instant pour le reste de la soire.<br>         <br>         Je remarque un gimmick ravageur dans le final pour la pomme  Duteil et         a me fait marrer<br>         <br>         Suit alors un trio de chansons extraites du dernier album  Culinaire         Lingus  lhommage au treize pchs capitaux :  Adrnaline /          Jusquo iront-ils ? /  Culinaire Lingus , le titre matre.<br>         <br>          Adrnaline  illumine des duos de claviers pre/fils nous loigne         franchement de limagerie mdivale, surtout que, pour enchaner         sur  Jusquo iront-ils, comme le rappelle Christian Descamps,          spcule  rime avec   sodomie . !<br>         <br>         Lopposition entre les boursicotteurs et limage du voile islamique         traduite par la mise en scne donne  cette chanson un sens effrayant.         Pas toujours rigolo le pre Descamps, faut dire Les incantations de         la chanteuse ne sont gure quivoques non plus et le ton musical gnral         qui suit achve de convaincre les derniers hsitants. En ce qui me         concerne, je serais tent de rpondre  la question  Jusquo         iront-ils ?  par  Jusquau bout, Christian, cest bien cela qui         me glace et mempche de rire, jusquau bout ils iront mon         garset pour les arrter a va pas tre de la tarte .<br>         <br>         Scotch jtais, scotch sur ce tableau dment dune vie folle         et dun monde qui va pter quand laut con de gdoubleyou aura         sorti ses colts de merde Le final dingue aux claviers ma fait         commettre le plus bad joke que jaie pu sortir :  cest vraiment         un morceau qui tue ! .<br>         <br>         Le gros son continue  drouler ses tonnes de dcibels (et         personnellement je nai vraiment rien contre) pour larrive de          Culinaire Lingus  et le look  engageant  de la frontwoman (ah ! je         retrouve mes racines). Les dons dacteurs de Christian Descamps sont         ici admirablement seconds par laura trs naturelle et trs saine         de Caroline Crozat. Cette chanson tout empreinte dquivoques et         dimages pimentes donne de lair aprs le carton prcdent.         Toutefois le beat gnral reste haut et a nous met au moins          quatre sur lchelle de Richter.<br>         <br>          Dignit  dont je ne connais pas lorigine (sauf le live de 77)         donne loccasion aux claviers de sexprimer  nouveau pour le plus         grand bonheur dune assistance  la fois acquise, conquise et exquise         (eh ! je suis bon l Francis, non ?). Ce morceau doit invitablement         plaire  mon Cama de Namur Piero-The-First Rebelote pour les jokes         denfer :  Et quand terrien, des fois tes quelque chose . merci         Monsieur Desc(ap)amps.<br>         <br>          Sur la Trace des Fes  (Emile Jacotey 1975) dmarre en douceur         aux pianotements cristallins de claviers puis progressivement prend une         ampleur que les rebonds de drums rendent quasi-cosmique. Si cest au         mois de mai que les fes enlvent leurs robes blanches alors cest         bien, a veut dire que le mois de mai nest pas que le mois de Marie.<br>         On a affaire ici  un jeu de batterie exemplaire, je le rpte.<br>         <br>          Au-del du Dlire  (Eponyme 1974) est introduit successivement         aux vocals par Tristan, Thierry Sidhoum, le bassiste et Hassan. On y         trouve des dialogues de claviers qui rendent le morceau gant. La         participation de la salle est requise pour distinguer, les chats, les         chiens et les oiseaux. Ca dmnage et a dlire (objectif atteint).         Cest  cet instant que le Nord et le Sud vont se rejoindre. Le solo         final  la guitare est indescriptible, cest du  Free Bird ,         niveau premire division, tout y est, la force, le doigt, la         souplesse, la rigueur. Gary Rossington lui-mme en serait rest baba.         L jcris dans mon carnet :  Top Total : Je Meurs De Bonheur .<br>         <br>         Un  Bal des Laze  (lanterne allume) extraordinairement intense et          classe  succde  cette folie. Franchement le petit Tristan         (quest grand comme moi) il a du talent ce bonhomme. Vocalement autant         que digitalement dailleurs. Ce quil fait l dans cette chanson         renvoie Polnareff aux oubliettes (il y est dj non ?). Non, je ne         plaisante pas, lemballage final et les secousses de claviers sur ses         cris dchirs resteront longtemps dans ma mmoire auditive. GRAND LE         TRISTAN !<br>         <br>         Lintermde de Lola Beaumembre et de Gilbert Mon Latin (de Verviers)         prfigure forcment  On Sexe  (Culinaire Lingus 2001).  la         solitude cest quand les autres sont moins nombreux que moi , cette         phrase mriterait un trait danthologie<br>         Ici la petite Caroline y va gaiement, elle paie de sa personne, on peut         le dire. Le look ravageur  donf, a dmnage dans un trip         techno-prog hypnotique et chaud qui force ladmiration. Et cette voix,         puissante sans tre criarde, chaude sans minauderie, expressive          souhait, cest du velours Elle sacralise  elle seule cette         jouissance tant souhaite, oserais-je dire  rclame  corps et          cris  (oui jose). Cette chanson est un hymne dithyrambique au         plaisir. Le support musical actionn en rafales dcuple limportance         de lenvie, tout y procde du rentre-dedans magistral (mon Dieu la         comparaison est trop belle !). Basse et batterie pour un tonnerre de fin         du monde surpasses par une solo dmente en appui sur les grosses         cordes, cest divin, grand, ample, GEANT !!!<br>         <br>          Crever dAmour  (Fou 1984) a d tre compos dans une autre         vie pour Caroline Crozat. Cest magnifique et malheureusement si         court On en voudrait un quart dheure au moins. La transition est         utile car le final qui sannonce va tre apocalyptique (oui oui je pse         mes mots).<br>         <br>          Les Cadavres Exquis  (Culinaire Lingus 2001) et sa suite sont tout         bonnement surrels dans lenvergure du contenu et de lhabillage         musical. Dj lintro  La meilleure faon de vivre, cest de         vieillir  (tiens !? cest le contraire de Neil Young :  Its         better to burn out than it is to rust ), ajout  cela :  la mort         est une maladie sexuellement transmissible  et le sublime exemple de         rime  / que le cosmos, nous disent-ils, nous distille/),         on est dans lart pur et beau, grand et ambitieux (malgr les         connards qui gueulent au bar), cest gigaphnostouflant,         fantasmidable, dliromnalumineux, vertigisationnel, et je pse mes         mots. Lalternance des voix (Christian, Tristan, Caroline) conjugue le         superbe  tous les temps de lternel puisque lamour exorcise la         mort. CQFD ! Comme Quoi Faut Dcoder ! La mise en place du groupe est         phnomnale, les longs solis chauds et ravageurs dHassan         solidarisent le tout avec une cohrence et une puissance de marche en         avant vers la lumire. Puis vient la fin, apaisante, rassurante, chaque         musicien extnu quitte la scne un par un, sous les applaudissements         dchans du public. Ne reste pour finir quune guitare tintant ses         notes finissantes qui nous relie  ces Anges de bonheur partis se         cacher au creux de nos rves.<br>         <br>         On est au moment le plus attendu, celui des rappels. On sait bien que         cet instant est volontiers convenu et que tout artiste qui se respecte         et respecte son public reviendra au moins une fois. Mais jaime autant         vous dire que le public les a gagns de haute lutte, ce soir, les trois         rappels.<br>         <br>         Cest comme si un nouveau show dmarrait. La premire reprise date         du dluge.  Docteur Man  est la face B du premier vinyle de Ange rarrange          la sauce hardeuse ( Dr Man, mets le monde  feu et  sang  pas         si gentil que cela Ange quand mme). Ca dcolle dans le genre Mach         deux au moins, on nest plus sur terre l, premier moteur largu.<br>         <br>          Quasimodo  (3me Etoile  gauche 1997) nous fait lcher le deuxime         tage dans les riffs de rythmique ensorcellante et les balaiements         croiss de drums et de basse dmente. La voix de Tristan est superbe         et les coups de lead sont autant de paillettes stellaires brillant dans         la nuit. Puis le son descend  zro repouss par cette voix         lancinante et dchire, pour prparer un changement de cap. Tout le         groupe sur les dents va actionner la propulsion et faire virer la         machine vers les plus hautes toiles. Cinq ou six beats de basses         fabuleux nous catapultent instantanment dans la stratosphre. A ce         moment, les cris, les dchirures, les joies, les peines, les larmes et         les souffrances se mlangent dans un halo desprance et damour,         denvie et de vie, divresse et de plaisir. Le pont est jet une         fois pour toutes avec le rock and roll et je jubile vraiment. Les         transitions subtiles ny changeront rien, cest encore plus beau aprs         : ON Y EST, ON Y RESTE !!! Le voyage nest pas termin : un dernier         tage  larguer et a repart de plus belle sur un vrai martlement         de basses comme je les aime avec le batteur qui actionne le marteau-pic          larrire de manire dmesure. Puis cest la monte en         front stage dHassan et de Christian dans une fusion daccords         vertigineuse, folle, phnodingue (je ldis oui !).<br>         <br>          Ode  Emile  (Emile Jacotey 1975) a lair dtre une petite         balade gentillette. Elle le fut sans doute mais sa version actualise         la rendue particulirement muscle. Ce dernier titre (malgr des         rappels incessants) fut le plus bel au-revoir possible pour cette salle         enfivre et emballe par un concert de rve. Cest vraiment le         terme exact. Rve pour la qualit musicale et la mise en place de ce         groupe merveilleux, rve pour la beaut des mots et des images, rve         pour lenvie de rester debout et pour la dignit<br>         <br>         Ne reste plus qu prendre ses rves pour des ralits Cest         un peu le sens du message et je le trouve pas con du tout<br>         <br>         Ajoutons  cela que les musicos sont tous des gens super-sympas qui         nont en rien la grosse tte. Je veux les remercier pour leur talent         et leur gentillesse. Toi le bassiste qui ma fait dcouvrir une         guitare denfer (comment dj ? Petulla ?), toi le chanteur du Bal         des Laze qui signa si gentiment le CD pour Marianne et toi la chanteuse         aux yeux de braise, tellement douce, tellement sincre, tellement bien         dans ton art, on vous adore vous et les trois autres, tous et comme         dirait Christian Descamps :  A bientt sur la vie,  toujours sur le         rve .<br>         <br>         Je vous retrouve probablement pour Chilly, A + DD<br>         <br>         PS : il y a toujours des choses fantastiques en marge des concerts au         Spirit. Jai retrouv avec normment de plaisir Philippe V. super         soliste et multi-instrumentiste rcidiviste qui ma tuyaut un max         sur les instruments, merci mon pote et puis, suprme moment dmotion,         jai vu Ronald faire la vaisselle ben oui tout arrive !<br>         <br>         </font><img border="0" src="../images/Reviews/ange_cd.jpg" width="307" height="230"></p>       <!--mstheme--></font></td>     </tr>   </tbody> </table><!--mstheme--><font face="Arial, Helvetica"> <p style="margin-left: 100; margin-right: 100" align="center">&nbsp;</p> </font> <!--mstheme--></font><!--msnavigation--></td></tr><!--msnavigation--></table></body>  </html> 
