<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <title>L'ange exterminateur</title> <meta name="Microsoft Border" content="none"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#000066" vlink="#000066" alink="#000066" leftmargin="0" topmargin="0"> <table width="660" height="100%" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>      <td width="70%" valign="top"> <p align="center" style="margin-top: 35"><strong><big><big>27          fvrier 2002</big></big></strong></p>       <hr width="70%"> <p align="center" style="margin-left: 30; margin-right: 30"><font size="6">L'ange          exterminateur</font>       <p style="margin-left: 20; margin-top: 20">Max Aub : Lide de la mort ta          obsde depuis ton enfance ?<br>         Luis Bunuel : Oui<br>         M.A : Quelle a t ta premire image de la mort ?<br>         L.B : La putrfaction. Javais huit ans,  Calanda. Je me promenais avec          mon pre. Nous avons vu un mulet mort. Une charogne.<br>         M.A : Ca a quelque chose  voir avec les nes crevs dUn chien andalou          ?<br>         L.B : Bien sr<br>         M.A : On dit que cest une ide de Dali.<br>         L.B : Pas du tout. Cest une ide de moi. Je lavais dans la tte depuis          1923. Ca, et puis les cloches. Les cloches de Calanda. Qui sonnent toute          la journe. Pour qui sonne le glas ? Cloches, cloches pour la messe, pour          le rosaire, pour lagonie. Jallais souvent au cimetire  les ossements.          Il y a beaucoup de a dans Lange exterminateur . Les moutons. Une vision          de mort continuelle, et le sens du pch. Tu te rends compte, moi, le          pch ! Mais je ne peux rien y faire, je ne peux pas dissocier : pour          moi, instinctivement le cot est quelque chose dinfernal.<br>         M.A : Jai parfois limpression que tu nest pas surraliste.<br>         L.B : Je suis plus surraliste que jamais. La seule littrature, la seule          posie qui me plaise, cest la posie surraliste. La seule peinture qui          me plaise, cest la peinture surraliste. Malgr tout, quand je ferme          les yeux, je suis nihiliste. Vraiment. Totalement nihiliste, nihiliste          jusqu la molle, sans rserve daucune sorte. Mais quand jouvre  nouveau          les yeux, je me rend compte que cest impossible.<br>         Ne cherchez pas de symbole dans le film qui va vous tre prsent. Si          parfois les situations sont absurdes, cest que la vie lest aussi.<br>         <br>         <font size="2">Luis Bunel, entretiens avec Max Aub, Belfond, 1991</font>        <p align="right" style="margin-left: 20; margin-top: 20"><a href="cineclub2001-2002.htm">Retour</a>     </td>     <td width="30%" valign="top"> <p style="margin-left: 15">&nbsp;</p>       <p style="margin-left: 15">de Luis Bunuel</p>       <p style="margin-left: 15; margin-top: 35"><br>         1962<br>         Mexique<br>         93 mn<br>         Ralisateur : Luis Bunuel<br>         Producteur : Gustavo Alatriste<br>         Scnario : Luis Bunuel et Luis Alcoriza<br>         Directeur de la photo : Gabriel Figueroa<br>         Musique : Raul Lavista<br>         Monteur : Carlos Savage<br>         Interprtes : Silvia Pinal, Jacqueline Andere, Jos Baviera, Augusto Benedicto<br>       </p></td>   </tr> </table> </body> </html> 
