<html> <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <title>Francesco Biamonti : L&#146;Ange d&#146;Avrigue</title> <base target="principal"> <meta name="Microsoft Border" content="none"> <link rel="stylesheet" href="../../style2.css" type="text/css"> </head> <body bgcolor="#FFFFFF" background="../../medias/images/fond.jpg" text="#000000" link="#000000" vlink="#808080" alink="#C0C0C0" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0" class="times" stylesrc="../../medias/1modele1.htm"> <p> <map name="FPMap0"> <area href="#texte" shape="rect" coords="136, 36, 189, 54"> <area href="#presse" shape="rect" coords="196, 36, 247, 52"> <area href="../auteurs/biamonti.htm" shape="rect" coords="409, 39, 466, 53"> <area href="../../presentation.htm" shape="rect" coords="483, 41, 536, 53"> <area href="javascript:history.back()" target="principal" shape="rect" coords="54, 35, 121, 53"> </map> <img rectangle="(409,39) (466,53) ../auteurs/biamonti.htm" src="../../medias/images/onglets/onglet_livretp.gif" border="0" usemap="#FPMap0" width="555" height="60"></p> <table border="0" width="100%"> <tr>  <td width="61%" valign="bottom"><h3 align="right">L&#146;Ange d&#146;Avrigue</h3> <p align="right">Roman&nbsp;</p> <p align="right"><em>Traduit par Philippe Renard</em></p> <p align="right">136 pages<br> 13&nbsp;</p> <p align="right">ISBN&nbsp;: 2-86432-115-7<br> </td> <td width="39%" align="left" valign="bottom"><p align="left">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img src="../images/couv/ange_avrigue.gif" alt="ange_avrigue.gif (9664 octets)" WIDTH="125" HEIGHT="200"></td> </tr> </table> <table border="0" width="100%"> <tr>  <td width="2%"></td> <td width="7%"></td> <td width="91%">&nbsp; <h4><a href="#top"><img src="../../medias/images/puce.gif" border="0" align="absmiddle" width="19" height="27"></a><font color="#0000A0" face="Arial">  Rsum</font></h4> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Marin que le &nbsp;mal du fer&nbsp; (l&#146;angoisse des traverses)  rive  sa terre de Ligurie, prs de la frontire franaise, Gregorio dchiffre peu  peu autour de  lui les signes d&#146;une mort qui,  travers l&#146;errance ou la drogue, bouleverse un pays autrefois  familier. La disparition de Jean-Pierre, le jeune ami silencieux, est-elle meurtre ou suicide&nbsp;?  Plus que les femmes croises par Gregorio, qui ajoutent leur solitude  la sienne, c&#146;est le dialogue  abrupt de la mer, des roches et du vent qui accompagne son enqute, de fulgurantes intuitions en gouffres  obscurs, sur la frontire. Une voix loyale et forte, dont le lyrisme bref voque la grande posie  ligure (Sbarbaro, Montale, Caproni), par ses pleurs retenus devient secrte consolation, tisse un  thrne sans pathos, comme un lumineux cong.</p> <p align="right"><a name="texte"><font color="#0000A0" face="Arial">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font></a><a href="ange_avrigue.htm#top"><img src="../../medias/images/top.gif" border="0" align="middle" WIDTH="20" HEIGHT="27"></a>&nbsp;  &nbsp; </p> <h4><img src="../../medias/images/puce.gif" align="middle" WIDTH="19" HEIGHT="27"><font color="#0000A0" face="Arial">  Extrait du texte</font></h4> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&#146;homme, presque un vieillard sacr, expliqua qu&#146;il avait  march toute la nuit pour descendre, pour fuir le vent de neige (<em>l&#146;auro de nu</em>) ennemi  de ceux dont les biens taient ces btes faites de sang, du sang de Dieu.<br> Il parlait provenal en une trange cantilne&nbsp;: la cadence des Alpes maritimes&nbsp;;  des tons  aigus comme des sanglots faisaient suite des sons descendants qui tranaient, des douceurs de berceuse.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il regarda avec tristesse un bataillon de chvres hors du troupeau et  dj sur la ligne de fate&nbsp;: elles cimaient des gents pineux et tordaient le museau en avalant.  Il se plaignit de l&#146;herbe, l autour, toute dure et sche. Les nues de haute mer (<em>dis auti  mar</em>) n&#146;taient pas venues en automne et maintenant  la scheresse succdait le gel.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Gregorio l&#146;invita  descendre dans les olivettes car de toute faon  elles taient  l&#146;abandon&nbsp;: il ne pouvait pas faire de dgts. Mais le berger refusa de  la main. Les paysans n&#146;aimaient pas &nbsp;<em>lou pastre&nbsp;</em>, ajouta-t-il. Au berger,   &nbsp;lou pastre&nbsp;, dit-il rsign, taient destins seulement la pierraille, les terrains  maigres ou les roches sur la mer o poussaient une herbe dure comme de la ficelle et des broussailles  qu&#146;aucune bte n&#146;apprciait.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quelle trange cantilne.  des tons stridents faisaient suite d&#146;autres  plus bas et plus longs. On comprenait difficilement. Mais  qui parlait-il&nbsp;? L&#146;homme semblait  parler aux anges ou  lui-mme.</p> <p align="right">&nbsp; </p> <h4><font color="#0000A0" face="Arial"><a href="../auteurs/biamonti.htm#top"><img src="../../medias/images/puce.gif" border="0" align="absmiddle" width="19" height="27"></a>  Le point de vue d&#146;Italo Calvino</font></h4> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il y a des romans-paysages comme il y a des romans-portraits. <em>L&#146;Ange  d&#146;Avrigue</em>, page aprs page, heure par heure, vit de la lumire du paysage pre et escarp  de l&#146;arrire-pays ligurien,  son extrmit du Ponant&nbsp;: la frontire franaise.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Comme s&#146;il suivait une morale tacite et libertaire, le personnage  principal refuse de juger la faon dont chaque individu dpense sa propre vie&nbsp;; mais il voudrait  comprendre ce qu&#146;est ce dsir d&#146;autodestruction qu&#146;on sent dans l&#146;air&nbsp;; et  ses alles et venues le conduisent  enquter sur la mort mystrieuse d&#146;un jeune homme. Quatre  personnages de femmes, chacune porteuse de sa hantise, croisent ses pas&nbsp;; mais les solitudes  ne s&#146;annulent pas en s&#146;ajoutant.</p> <p>&nbsp;</p> <p align="right"><a name="presse">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img src="../../medias/images/top.gif" border="0" align="middle" WIDTH="20" HEIGHT="27"></a>&nbsp;&nbsp;  </p> <h4><img src="../../medias/images/puce.gif" align="middle" WIDTH="19" HEIGHT="27"><font color="#0000A0" face="Arial">  Extraits de presse</font></h4> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Le Magazine littraire,</em> mars&nbsp;1991<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp; par Jean-Paul Manganaro<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp; [...] Que rsumer, ou retenir d&#146;histoire en ce que Calvino appelait un &nbsp;roman-paysage&nbsp;&nbsp;?  Loin de la plaine du P qui tait le paysage de <em>Tout l&#146;or du monde,</em> le roman de Francesco  Biamonti palpite des lumires de la Ligurie&nbsp;: non point la Ligurie touristique et assourdissante  de San Remo ou de Portofino, mais celle, immensment secrte, de l&#146;arrire paysage montagneux  et svre. Et si Calvino nous avait dj donn des descriptions de ces hommes qui habitent et vivent  dans ces zones, Biamonti nous parle d&#146;une gnration bien plus jeune mais qui vit chaque geste  et chaque mot avec la mme intensit muette que ses ans, comme si le gne qui nous fait communs  n&#146;arrtait pas de travailler nos visages et nos penses  partir d&#146;un paysage qui serait  lectivement le ntre.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#146;interrogation du roman porte ici sur la disparition d&#146;un tre fait  de silence dont on ne sait s&#146;il est mort par suicide, par accident, ou par meurtre. Aucune des  personnes de Gregorio, celui qui s&#146;interroge sur l&#146;ami disparu, croise dans sa recherche  d&#146;une rponse, mre ou matresse ou ami, n&#146;est capable d&#146;apporter une rponse  son  questionnement. Seul le paysage semble suggrer, selon sa disposition dans la page narrative, un embryon  de solution&nbsp;; mais chaque fois que l&#146;on parvient  une image qui semblerait dnouer l&#146;nigme,  voil que ce mme paysage est l pour brouiller les pistes prcdentes et n&#146;offre que des murmures  diffus qui crucifient toute expression et tout sentiment aux artes des rochers, aux raflures du  vent, aux crtes de la mer. Joue ici cette incapacit qui est la ntre  tablir la plus simple des  communications avec nous-mmes avant qu&#146;avec les autres, mais qui est aussi le fondement essentiel  de cette recherche de l&#146;autre et de la reconnaissance de sa difficult  tre. Et on dcouvre  en soi,  travers l&#146;autre, un humanisme dchir dont on essaie en vain de recoller les filaments  et les bribes.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais il y a aussi, dans ce texte d&#146;une humilit tonnante, des dialogues continus,  les marques mmes des questionnements qu&#146;on ne cesse de se faire en les posant aux autres, qui  sont sans doute, avec la langue de Vincenzo Consolo, une des plus belles mises en scne potiques  du langage. Une sonorit transparente et douce, jamais mielleuse, une tendresse du verbe qui avance  de pair avec les tranes des transparences du paysage, toujours voques par la langue plus que par  la description. criture du passage, des frontires, en ce qu&#146;elle relve et laisse entendre   l&#146;oreille de l&#146;esprit sa menaante fragilit, la stupeur de sa force.</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>L&#146;Indpendant,</em> 20&nbsp;novembre 1990<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; par Serge Bonnery<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp; <em> l&#146;ore du silence</em><br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il rgne sur l&#146;arrire-pays ligurien un silence monacal.  peine entend-on  une cloche. Et le sifflement qui donne au vent ses notes mditerranennes. C&#146;est ici, autour  de cette falaise peuple d&#146;ombres  l&#146;heure violette, que Francesco Biamonti situe son roman  <em>L&#146;Ange d&#146;Avrigue</em>.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#146;histoire est celle de Gregorio, un marin rong par l&#146;angoisse  des traverses, et qui attend.  Avrigue, tout d&#146;ailleurs est attente. Et mort. La mort brutale  d&#146;un jeune garon, Jean-Pierre, retrouv au pied de la falaise. Ne dirait-on point qu&#146;il  dort&nbsp;? Mais c&#146;est la drogue qui l&#146;a tu. Ou autre chose.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Gregorio cherche plus  comprendre qu&#146; connatre le pourquoi de cette  mort. Il devient le regard des autres. Qu&#146;il pose sur chaque signe d&#146;un lent glissement  vers le rien. Un jour,  force de marches, les paysages d&#146;Avrigue se confondent. Les visages.  Et les mots de ceux qui disent encore. Ou simplement parlent. En attendant.<br> <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&#146;Ange d&#146;Avrigue</em> est un long pome. Dans la ligne des  Montale et Caproni ce roman se situe  l&#146;ore du silence. Tout de confidences murmures. De gestes  bauchs, avec pudeur, par des personnages que la mort saisit au vif.<br> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Le soir, ils allrent dner  Poggioscuro, sur le contrefort qui barre,  au Nord, le val Creuse. Poggioscuro, village perch, n&#146;est pas abrit et murmure sans cesse dans  le vent du soir. L&#146;auberge est un peu  l&#146;cart, dans un bosquet de chnes verts qu&#146;ils  parcoururent  pied.&nbsp; Le roman de Francesco Biamonti est un chant de la terre, dernire demeure  de ceux qui n&#146;ont plus rien. <p>&nbsp;</td> </tr> <tr>  <td width="2%"></td> <td width="98%" colspan="2"><p align="right"><a href="ange_avrigue.htm#top"><img src="../../medias/images/top.gif" border="0" align="middle" WIDTH="20" HEIGHT="27"></a>&nbsp;&nbsp;  </td> </tr> <tr>  <td width="2%"></td> <td width="7%"></td> <td width="91%"></td> </tr> </table> </body> </html> 
