<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="Patrick Peralta">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.5 [fr] (Win98; I) [Netscape]">    <meta name="Description" content="Historique et construction du barrage de l'oued Fergoug en Algrie">    <meta name="KeyWords" content="barrage,Habra, oued Fergoug,Perrgaux,Dupr de Saint Maur,Mascara,irrigation, catastrophe,Mostaganem, Sahouria, Gnie, Bou-Henni">    <meta name="Classification" content="histoire du barrage de Perrgaux, gographie">    <title>barrage de l'oued Fergoug</title> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" link="#0000EE" vlink="#993366" alink="#FF0000" background="glass1.jpg">  <center><b><u><font size=+2>LE BARRAGE DE PERREGAUX</font></u></b> <p><font size=-2>-<b> sud vers Mascara -</b></font> <br><img SRC="barrage.jpg" BORDER=4 height=180 width=468> <br><b><font size=-2>- nord vers Perr&eacute;gaux -</font></b> <br><b><u><font size=-1>Le barrage de l'Oued Fergoug,</font></u></b> <br><b><font size=-1>20 km en amont de Perr&eacute;gaux sur la route de Mascara, avant la catastrophe de 1927.</font></b> <br><b><font size=-1>Voir <a href="P16-ouedhammam.htm">carte de 1883</a>.</font></b></center>  <p><b><u><font size=+1>La construction du barrage.</font></u></b> <p><b>Il n&eacute;tait pas envisag&eacute; de cr&eacute;er un centre de colonisation sans &eacute;tudier au pr&eacute;alable le probl&egrave;me vital de leau, dans une r&eacute;gion o&ugrave; l&eacute;t&eacute; est synonyme de s&eacute;cheresse.</b> <p><b>La construction dun barrage sur lHabra en amont du futur centre de Perr&eacute;gaux &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute;e dans le <a href="P4-pvcreationvillage.htm">proc&egrave;s verbal denqu&ecirc;te</a> du 14 avril 1853 sur la cr&eacute;ation du futur centre de Perr&eacute;gaux:</b> <br><b>&lt;&lt; ... l&eacute;tude relative au barrage qui doit relever le niveau des eaux de lHabra et les verser dans la plaine, nest pas encore faite et sera commenc&eacute;e seulement cette ann&eacute;e... des fonds sont allou&eacute;s pour l&eacute;tude du barrage et des grands canaux darrosage au moyen desquels on pourra porter au loin les eaux de lHabra, qui d&egrave;s lors deviendront une cause de fertilit&eacute; au lieu d&ecirc;tre une source dinfections et de maladies...</b> <br><b>Le village sera aliment&eacute; par les eaux de la rivi&egrave;re qui sont saines et ne sont nullement saum&acirc;tres. Ces eaux peuvent &ecirc;tre amen&eacute;es par les canaux dirrigation tr&egrave;s pr&egrave;s du village et probablement sur le plateau m&ecirc;me.>></b> <p><b>Aliment&eacute;e par lOued Habra, la plaine de lHabra &eacute;tait constitu&eacute;e de terres mar&eacute;cageuses quil fallait assainir et irriguer. Cette op&eacute;ration sinscrivait dans le cadre dun projet gigantesque, insuffl&eacute; par les premiers colons install&eacute;s &agrave; Perr&eacute;gaux.</b> <p><b>En <u>1877</u>, le maire de Perr&eacute;gaux, <a href="P13-mairie.htm#Duforest">Jules Duforest</a>, consignait ces quelques lignes dans sa notice historique:</b> <br><b>&lt;&lt; <i>Il serait injuste de croire que les premiers colons nont pas cherch&eacute; &agrave; sortir de la situation qui leur &eacute;tait faite par le manque deau; en 1863 alors que les colons n&eacute;taient quune trentaine, ils demandaient d&eacute;j&agrave; d&ecirc;tre autoris&eacute;s &agrave; construire &agrave; leurs frais, un barrage r&eacute;servoir aux environs de Perr&eacute;gaux, barrage primitif, il est vrai, mais qui ne leur aurait pas moins permis darroser leurs terres, comme l&eacute;taient celles de lHabra, par le barrage de Saint-Maur; il leur fut r&eacute;pondu que ladministration allait construire un grand barrage r&eacute;servoir, &agrave; loued&nbsp; Fergoug; ils demandaient aussi d&eacute;tablir une pompe qui aurait &eacute;lev&eacute; leau de la rivi&egrave;re, pour permettre lalimentation du village.</i>>></b> <p><b>Parmi les pionniers de <u>1863</u>, on note un certain Dupr&eacute; de Saint-Maur qui donna son nom au petit barrage situ&eacute; au nord-ouest de Perr&eacute;gaux. Cette m&ecirc;me ann&eacute;e, Monsieur Dupr&eacute; de Saint-Maur, riche concessionnaire de la soci&eacute;t&eacute; de lHabra, propose au conseil g&eacute;n&eacute;ral la construction dun barrage dans la plaine de lHabra sur loued-Fergoug. Le colonel Deligny, commandant la province, estime le projet peu urgent et inique. Dupr&eacute; de Saint-Maur ne se d&eacute;courage pas et ouvre une souscription dans l&eacute;cho dOran, afin de construire le barrage aux frais des volontaires. Lautorit&eacute; militaire, sestimant outrag&eacute;e, fit passer en justice linstigateur du projet et limprimeur.</b> <br><b>Monsieur Dupr&eacute; de Saint-Maur &eacute;tait concessionnaire dans la soci&eacute;t&eacute; de lHabra. Il &eacute;tait aussi propri&eacute;taire de 2 000 hectares &agrave; Harbal pr&egrave;s dOran. "&nbsp; <i>Je ne viens pas chercher fortune, affirmait-il, je viens ici risquer une fraction de la mienne. Il est digne de savoir exposer ses capitaux pour rendre productive une terre arros&eacute;e du sang de tant de Fran&ccedil;ais </i>".</b> <p><b>Enfin la construction du barrage d&eacute;buta en <u>1865</u>.</b> <p><b>Louvrage construit de <u>1865 &agrave; 1871</u>, &eacute;tait un barrage-poids en ma&ccedil;onnerie hydraulique de 316 m&egrave;tres de long flanqu&eacute; en rive droite dun mur de 30 m&egrave;tres faisant un angle de 120&deg; avec louvrage central, et en rive gauche dun d&eacute;versoir de 125 m&egrave;tres de long faisant un angle de 35&deg; avec le prolongement de laxe du barrage. Le d&eacute;versoir &eacute;tait fait de deux murs verticaux r&eacute;unis par un glacis en pente; sa cr&ecirc;te &eacute;tait &agrave; 1,60 m&egrave;tre en contrebas de la plate-forme du barrage.</b> <br><b>La hauteur au dessus du thalweg &eacute;tait de 35 m&egrave;tres; la hauteur totale au dessus du point le plus bas des fondations &eacute;tait de 43 m&egrave;tres, la largeur maximum des fondations atteignait 33 m&egrave;tres. La capacit&eacute; totale de la cuvette &eacute;tait &eacute;valu&eacute;e &agrave; 30 millions de m&egrave;tres cubes.</b> <br><b>Le d&eacute;versoir est un des &eacute;l&eacute;ments n&eacute;cessaires dun barrage r&eacute;servoir; son but est de servir &agrave; l&eacute;coulement des eaux de crues lorsque le r&eacute;servoir est plein. Il est construit en fonction du volume des grandes eaux. Sur lHabra, le d&eacute;bit des crues &eacute;tait estim&eacute; entre 4 et 500 m3/s.</b> <p><b>Le <u>10 mars 1872</u>, une crue exceptionnelle estim&eacute;e &agrave; 700 m3/s provoqua la rupture du d&eacute;versoir en cr&eacute;ant une br&egrave;che de 55 m&egrave;tres de longueur sur 12 m&egrave;tres de hauteur. Le d&eacute;bit deau sortant de la br&egrave;che fut &eacute;valu&eacute; &agrave; 5600 m&egrave;tres cubes par seconde et plus de 200 000 m3 de d&eacute;blais furent entra&icirc;n&eacute;s.</b> <br><b>Il fut reconstruit sous forme dun mur unique, profil&eacute; pour &eacute;viter les affouillements, bas&eacute;s sur de solides fondations apr&egrave;s remplissage des excavations d&eacute;couvertes dans le rocher, et d&eacute;finitivement termin&eacute; en <u>mai 1873</u>.</b> <p><b>Le <u>15 d&eacute;cembre 1881</u>, le barrage c&eacute;dait &agrave; nouveau. Une crue de 850m3/s emporta 125 m&egrave;tres du barrage sur la rive droite. Deux cent cinquante personnes furent noy&eacute;es, ponts, et maisons emport&eacute;s par les flots d&eacute;cha&icirc;n&eacute;s. La reconstruction du barrage dura deux ann&eacute;es, de 1883 &agrave; 1885, avec modification du profil et co&ucirc;ta 1.300.000 fr.</b> <p><b>En <u>1880</u>, Guy de Maupassant se trouvait en Alg&eacute;rie. DOran, il d&eacute;cidait de se rendre &agrave; Sa&iuml;da et rapportait plus tard dans ses nouvelles parues sous le titre *Au Soleil *:</b> <br><b>"&nbsp;<i> Jai donc pris, avec un billet pour Sa&iuml;da, le petit chemin de fer &agrave; voie &eacute;troite qui grimpe sur les hauts plateaux.</i></b> <br><b><i>Apr&egrave;s quelques heures de route on atteint les premi&egrave;res pentes de lAtlas. Le train monte, souffle, ne marche plus qu&agrave; peine, serpente sur le flanc des c&ocirc;tes arides, passe aupr&egrave;s dun lac immense form&eacute; par trois rivi&egrave;re que garde, amass&eacute;es dans trois vall&eacute;es le fameux barrage de l'Habra. Un mur colossal, long de cinq cents m&egrave;tres, contient, suspendus au-dessus dune plaine d&eacute;mesur&eacute;e, quatorze millions de m&egrave;tres cubes deau.</i></b> <br><b><i>(Ce barrage sest &eacute;croul&eacute; lan suivant, noyant des centaines dhommes, ruinant un pays entier. C&eacute;tait au moment dune grande souscription nationale pour des inond&eacute;s hongrois ou espagnols. Personne ne sest occup&eacute; de ce d&eacute;sastre fran&ccedil;ais.) </i>"</b> <p><b>On sent bien &agrave; travers cette description que Maupassant voyageait accompagn&eacute; dun guide touristique. Louis Piesse &eacute;voquait longuement le barrage de Perr&eacute;gaux dans le guide Joanne de 1882, Itin&eacute;raire de lAlg&eacute;rie:</b> <br><b>" <i>En quittant Perr&eacute;gaux, le chemin franchit lHabra sur un pont en fer de 40 m&egrave;tres et sengage, par une mont&eacute;e, entre la route de loued-El-Hammam &agrave; droite, et les berges escarp&eacute;es de lHabra &agrave; gauche; elle s&eacute;l&egrave;ve jusquau col des juifs, ainsi nomm&eacute; parce que six juifs y furent massacr&eacute;s par des bandits arabes.</i></b> <br><b><i>La route de Perr&eacute;gaux &agrave; lOued-El-Hammam offre des sites tr&egrave;s pittoresques. Le barrage de lOued-Fergoug est dun effet saisissant: la voie longe sur ce point le magnifique lac form&eacute; par le barrage et se trouve comme suspendue sur le flanc dun escarpement de rochers presque &agrave; pic.</i></b> <p><b><i>Cest &agrave; Perr&eacute;gaux que le touriste partira pour visiter le barrage (12 kil). En suivant la route accident&eacute;e qui conduit &agrave; Mascara par Oued-El-Hammam, on aper&ccedil;oit, longtemps avant dy arriver, et se d&eacute;tachant sur un fond de montagnes bois&eacute;es, une ligne blanche qui grandit immens&eacute;ment &agrave; mesure que lon approche: cest le barrage de lHabra.</i></b> <p><b><i>Ce barrage construit au-dessous de la r&eacute;union de lOued-Hammam, de lOued-Tezou et de lOued-Fergoug, qui prend alors le nom de lHabra, a une longueur de 478 m&egrave;tres, y compris les 128 m&egrave;tres du d&eacute;versoir; sa hauteur est de 40 m&egrave;tres; la partie b&eacute;tonn&eacute;e est de 7 m&egrave;tres; enfin l&eacute;paisseur de ce mur cyclop&eacute;en est de 38 m&egrave;tres 90 c. &agrave; la base. Leau arr&ecirc;t&eacute;e derri&egrave;re le barrage forme un immense lac dont les bords semblent attendre des constructions, lac qui, se divisant en trois branches, remonte la vall&eacute;e de lOued-Hammam pendant 7 kil., celle de Taourzout pendant trois ou quatre, celle de lOued-Fergoug pendant 7. Les flots quapportent les trois oued sont troubles, mais ils se reposent dans le lac et ils en ressortent bleus. La contenance du bassin est de 14 millions de m&egrave;tres cubes. Cette eau s&eacute;coule vers le bief inf&eacute;rieur par de puissantes vannes quun seul homme peut ouvrir au moyen dun ing&eacute;nieux m&eacute;canisme.</i></b> <center> <p><img SRC="mur-barrage.jpg" BORDER=4 height=190 width=315></center> <b><font size=-1>La pr&eacute;sence de cet homme sur la passerelle dominant le r&eacute;servoir nous donne la dimension de l&eacute;norme muraille de ma&ccedil;onnerie et de ciment de 36 m&egrave;tres de hauteur et de 38 m&egrave;tres d&eacute;paisseur &agrave; la base.</font></b> <p><b><i>Les travaux du barrage de lHabra ont n&eacute;cessit&eacute; une d&eacute;pense de plus de 4 millions de francs &agrave; la soci&eacute;t&eacute; Debrousse et Cohen, qui, en &eacute;change de cette immense entreprise, a obtenu une concession de 25 000 hectares dans la magnifique plaine de lHabra, entre Perr&eacute;gaux et la mer, &agrave; plus de 20 km de Perr&eacute;gaux. Cest &agrave; M. Barrelier, ing&eacute;nieur, constructeur du barrage et g&eacute;rant de la concession, que nous devons les renseignements si int&eacute;ressants quil nous a donn&eacute;s sur place. </i>"</b> <p><b>Le barrage est &agrave; nouveau d&eacute;truit en cette fin dann&eacute;e 1881. Monsieur Louis Laurent, alors maire de Perr&eacute;gaux et Monsieur Jules Duforest, conseiller g&eacute;n&eacute;ral, obtiennent &agrave; Paris les fonds et lassurance de la reconstruction du barrage. D&egrave;s 1882, les travaux &eacute;taient activement entrepris.</b> <center> <p><img SRC="barragecoul1907.jpg" BORDER=4 height=224 width=388> <br><b><u>Le barrage en 1907</u> - carte postale coloris&eacute;e.</b></center> <b><font size=-1>Sur la colline situ&eacute;e sur la rive droite du barrage, on distigue une sorte de tour. Elle fait partie de " ling&eacute;nieux m&eacute;canisme " d&eacute;crit par Louis Piesse : le d&eacute;bit des eaux est r&eacute;gl&eacute; par deux &eacute;normes robinets et deux grandes vannes de chasse permettant d&eacute;vacuer les eaux en peu de temps. La tour situ&eacute;e au sommet du mamelon est une cuve &agrave; eau o&ugrave; le liquide est &eacute;lev&eacute; au moyen dune pompe &agrave; bras. Cette eau est destin&eacute;e au fonctionnement des deux presses hydrauliques qui commandent la manoeuvre des vannes rendue&nbsp; tr&egrave;s facile puisquun seul homme peut alternativement les ouvrir et les fermer en quelques minutes.</font></b> <p><b><u><font size=+1>La rupture du barrage en 1927.</font></u></b> <p><b>Il avait plu toute la semaine et en ce <u>vendredi 25 novembre 1927</u>, le niveau de leau ne cessait de monter obligeant les responsables du barrage &agrave; ouvrir les vannes d&eacute;vacuations &agrave; leur d&eacute;bit maximum. Cette op&eacute;ration ne suffit pas &agrave; diminuer la pression qui sexer&ccedil;ait sur le barrage-poids. En 22 heures et 20 minutes, le plan deau s&eacute;leva de 27 m 85!</b> <br><b>Le samedi matin, &agrave; 10 h. 45, le barrage de lOued-Fergoug, de 32 m de hauteur, se mettait &agrave; vibrer. Soudain le barrage fl&eacute;chissait dans son milieu, souvrait, et une &eacute;norme trombe deau jaillissait au point de rupture.</b> <p><b>Le barrage est rompu. Une br&egrave;che de 16 m de hauteur sur 200 m de largeur, sest form&eacute;e au milieu du barrage. Une vague gigantesque se pr&eacute;cipite vers Perr&eacute;gaux emmenant avec elle les cinq &agrave; six mille m&egrave;tres cubes de ma&ccedil;onnerie arrach&eacute;s au barrage. Le d&eacute;bit de ce raz de mar&eacute;e terrestre atteint 2500 m&egrave;tres cubes &agrave; la seconde. Ling&eacute;nieur subdivisionnaire Avargues put pr&eacute;venir par t&eacute;l&eacute;phone le maire de Perr&eacute;gaux, Monsieur Pascal Serres, qui fit donner lalarme. Les cloches de <a href="P8-eglise.htm">l&eacute;glise Saint-Martin</a> r&eacute;sonnaient &agrave; tout-va ainsi que le sifflet du d&eacute;p&ocirc;t de chemin de fer.</b> <p><b>A Perr&eacute;gaux, la population sest r&eacute;fugi&eacute;e sur les hauteurs de la colline des planteurs, ou dans les &eacute;tages des maisons qui lui paraissait &ecirc;tre suffisamment solides pour r&eacute;sister &agrave; un tel cataclysme.</b> <p><b>Enfin, trois quarts dheure apr&egrave;s lannonce de la rupture du barrage, les flots torrentiels d&eacute;ferlaient dans les rues de Perr&eacute;gaux, dans un vacarme assourdissant et angoissant.</b> <br><b>La vague, puissante et d&eacute;vastatrice, emporte sur son passage le pont m&eacute;tallique du chemin de fer; au d&eacute;p&ocirc;t des chemins de fer de l&eacute;tat, les locomotives et les wagons sont soulev&eacute;s, renvers&eacute;s, transport&eacute;s jusque dans les rues de la ville. Les routes sont coup&eacute;es, les vergers arrach&eacute;s, les r&eacute;coltes an&eacute;anties. Leau submerge et d&eacute;grade la route Perr&eacute;gaux-Oran. Dans la ville, une cinquantaine&nbsp; de maisons nont pas r&eacute;sist&eacute; et se sont effondr&eacute;es sous le choc et la pouss&eacute;e de cette force naturelle que lon avait essay&eacute; de ma&icirc;triser. Dans les rues, la hauteur des eaux boueuses atteint deux m&ecirc;tres. Gr&acirc;ce &agrave; lappel t&eacute;l&eacute;phonique de ling&eacute;nieur du barrage, mais aussi du fait que la catastrophe se soit d&eacute;roul&eacute;e de jour, il ny eut pas de victime &agrave; Perr&eacute;gaux. On d&eacute;nombra cependant quelques noy&eacute;s dans la plaine, des indig&egrave;nes essentiellement.</b> <p><b>Dans la plaine, la vague a perdu de sa puissance et sa hauteur nest plus que dun m&egrave;tre. Sa puissance sest affaiblie en rencontrant sur son parcours diff&eacute;rents obstacles: les routes et les voies de chemin de fer sur&eacute;lev&eacute;es de Perr&eacute;gaux &agrave; Mostaganem et &agrave; Sahouria, ont fait office de barrages tout au long de sa progression. Finalement le flot s&eacute;tale sur 20 km de largeur, couvrant la plaine de lHabra dune &eacute;paisse couche de limon.</b> <p><b>En ville, leau sest retir&eacute;e. La boue et la vase ont recouvert les rues, ont envahi les caves et les rez-de-chauss&eacute;es dont les planchers se sont &eacute;croul&eacute;s.</b> <center> <p><img SRC="rupture.jpg" BORDER=4 height=214 width=352> <br><b><u><font size=-1>Le barrage de l'oued Fergoug apr&egrave;s la catastrophe - 1928 -</font></u></b></center>  <p><b>Les secours sorganisent. Le 32&deg; bataillon du g&eacute;nie de Hussein-Dey, pr&eacute;venu &agrave; 17 heures, envoie &agrave; Perr&eacute;gaux, sur ordre du G&eacute;n&eacute;ral commandant&nbsp; le 19&deg; corps darm&eacute;e, un d&eacute;tachement constitu&eacute; dun chef de bataillon, de trois officiers et de 150 hommes. Le 28 novembre, le d&eacute;tachement est rejoint par des t&eacute;l&eacute;graphistes et des sapeurs du 45&deg; bataillon du g&eacute;nie. Le lendemain, le 29 novembre, la compagnie de pionniers du 1&deg; R&eacute;giment Etranger arrive &agrave; Perr&eacute;gaux et cantonne sur wagons.</b> <p><b>La l&eacute;gion Etrang&egrave;re et une compagnie du 15&deg; G&eacute;nie remettent en &eacute;tat la voie entre Perr&eacute;gaux et Bou-Henni.</b> <br><b>Le G&eacute;nie travaille &agrave; la remise en &eacute;tat de la gare de lEtat.</b> <center> <hr SIZE=3 WIDTH="30%"></center> <b>Il pleut depuis huit jours en ce <u>30 d&eacute;cembre 1927</u>; &agrave; Perr&eacute;gaux, loued Habra coule &agrave; pleins bords. Le pont du chemin de fer menace d&ecirc;tre emport&eacute; dun moment &agrave; lautre. Par crainte dune catastrophe, la compagnie P.L.M. a cess&eacute; d&egrave;s le matin toute exploitation entre Perr&eacute;gaux et Bou-Henni. Elle a en cons&eacute;quence arr&ecirc;t&eacute; &agrave; 9h50, en gare de Bou-Henni, lexpress Oran-Alger ; le 31 d&eacute;cembre une nouvelle crue enl&egrave;ve le pont mixte constitu&eacute; de route et rail sur 55m de longueur et 15 de large.&nbsp; Les t&eacute;l&eacute;graphistes r&eacute;tablissent les communications, en particulier sur la ligne Perr&eacute;gaux Mascara o&ugrave; elles sont coup&eacute;es sur 2 km.</b> <br><b>Le 31 d&eacute;cembre, le barrage de Saint-Maur, &agrave; 2 Km en aval de Perr&eacute;gaux, c&egrave;de &agrave; son tour.</b> <br><b>D&egrave;s le 31 d&eacute;cembre, on d&eacute;cide de construire sur l'Habra deux ponts distincts. A lemplacement de lancien pont, on projette de construire 3 trav&eacute;es de pont Pigeaud, exp&eacute;di&eacute;s de m&eacute;tropole. Mais la rivi&egrave;re emporte une des deux cul&eacute;es du pont le <u>6 janvier 1928</u>, puis lautre le <u>26 janvier</u>. La br&egrave;che atteint alors 370 m.</b> <center> <p><img SRC="barrage-Stmaur.jpg" BORDER=4 height=206 width=344> <br><b><font size=-1><u>Le barrage de Saint-Maur</u>,&nbsp; dans la plaine de l'Habra,</font></b> <br><b><font size=-1>apr&egrave;s sa destruction - janvier 1928 -</font></b></center>  <p><b>Le pont portant le nom de pont Tesson, en b&eacute;ton arm&eacute;, a tenu bon malgr&eacute; une br&egrave;che de 16 m&egrave;tres derri&egrave;re la cul&eacute;e de la rive droite. En 10 jours, les sapeurs r&eacute;alisent un pont sur pilotis, seul lien de communication terrestre avec Oran en attendant les ponts Pigeaud.</b> <p><b>Le premier pont Pigeaud est construit 500 m en amont de lancien pont, sur une partie de loued dont la largeur est de 77m. Les travaux d&eacute;butent le 15 janvier et le premier pont est termin&eacute; le <u>23 mars 1928</u>.</b> <p><b>Le <u>29 mars 1928</u>, le pont route construit sur lHabra par le 32&deg; bataillon est termin&eacute; et la compagnie PLM reprend lexploitation de la ligne Alger-Oran avec transbordement &agrave; Perr&eacute;gaux. Quant aux Perr&eacute;gaulois, l'heure &eacute;tait &agrave; la reconstruction et au nettoyage de la ville envas&eacute;e par des tonnes de boue et de d&eacute;bris de toutes sortes.</b> <center> <p><b><font size=-2>- nord - vers Perr&eacute;gaux et Mostaganem</font></b> <br><img SRC="barrage1958.jpg" BORDER=4 height=226 width=347> <br><b><font size=-2>- sud - vers Mascara</font></b> <br><b><font size=-1>Sur la route de Mascara, le long du barrage - 1958 -</font></b> <br>&nbsp; <p><img SRC="barrage1986.jpg" BORDER=4 height=262 width=395> <br><b><font size=-1><u>Le barrage de l'Oued-Fergoug en 1986</u> - photo Louisette Peralta -</font></b> <br><b><font size=-1>Le barrage fut r&eacute;am&eacute;nag&eacute; par une entreprise d'un pays de l'Est.</font></b> <br><b><font size=-1>Copyright Louisette Peralta</font></b> <br>&nbsp; <p><b><u>A lire sur ce sujet</u> :</b></center>  <p><b>- Le guide Joanne - Itin&eacute;raire de l'Alg&eacute;rie par Louis Piesse - 1879 -</b> <br><b>- Site et monuments de l'Alg&eacute;rie - 1902 -</b> <br><b>- L'illustration n&deg; 4423 du 10 d&eacute;cembre 1927 - Les eaux d&eacute;cha&icirc;n&eacute;es en Oranie -</b> <br>-<b> L'oeuvre de l'Arme du G&eacute;nie en Alg&eacute;rie (1830-1930), &eacute;d. Berger-Levrault - 1931 -</b> <br><b>- L'Alg&eacute;rianiste n&deg;83 - T&eacute;moignage de Andr&eacute; Kapp&egrave;s - 1998 -</b> <center> <p><b>- </b><u>Cliquer pour aller sur la page:</u> <br><b><a href="P1-naissancevillage.htm">[Naissance du village]</a>&nbsp; - <a href="P5-premierscolons.htm">[Les premiers colons]</a> - <a href="P6-erectioncommune.htm">[Erection en commune]</a></b> <br><b>&nbsp; <a href="P7-jardinpublic.htm">[Le jardin public]</a> - <a href="P8-eglise.htm">[L'&eacute;glise Saint-Martin]</a></b> <br><b><a href="P10-monumentmorts.htm">[Le monument aux morts]</a> - <a href="P11-gendarmerie.htm">[La Gendarmerie]</a> - <a href="P12-chemindefer.htm">[Stations de chemin de fer]</a> -</b> <br><b><a href="P13-mairie.htm">[La mairie]</a> - <a href="P14-boulevard.htm">[Le Boulevard]</a>&nbsp; - <a href="P16-ouedhammam.htm">[L'oued El Hammam]</a></b> <p><b><a href="P0-SitePerregaux.htm">[Retour &agrave; la page principale]</a></b> <p> <hr SIZE=3 WIDTH="30%"></center>  </body> </html> <!-- DEBUT / Cybermonitor / START --> <script language="javascript"><!-- CM_RUBRIQUE = "edit_PagesPersos_abonnes"; CM_CLIENT = "clubv3"; CM_SECTION1 = "PagesPersos"; // --></script> <script language="javascript" src="http://js.cybermonitor.com/clubv3.js"> </script> <noscript> <img src="http://stat3.cybermonitor.com/clubv3_v?R=edit_PagesPersos_abonnes&S=total;PagesPersos"> </noscript> <!-- FIN / Cybermonitor / END --> 
