<HTML> <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Win">   <TITLE>Document sans titre</TITLE> </HEAD> <BODY BACKGROUND="esterel/FOND.JPG" LINK="#ff0000" VLINK="#ff0000">  <FORM> <script language="JavaScript"><!--  function right(evnt) { if (navigator.appName.toUpperCase().match(/NETSCAPE/) != null) { if (evnt.which>= 2){ alert(" 2002 - Copyright Alain REMPFER - Tous droits rservs"); return false; } } else if (event.button>=2) alert(" 2002 - Copyright Alain REMPFER - Tous droits rservs"); } document.onmousedown=right; if (document.layers) window.captureEvents(Event.MOUSEDOWN); window.onmousedown=right; //--></script>  <PRE><CENTER> <B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+4" FACE="Arial">e    s    t    &eacute;    r    e    l    -    5</FONT></B></CENTER></PRE>  <PRE> <FONT FACE="Arial"><HR ALIGN=LEFT></FONT></PRE>  <P><CENTER><INPUT TYPE="button" value="Photos Estrel" onClick="location.href='EsPage1.html'"> <INPUT TYPE="button" value="Page d'Accueil" onClick="location.href='index.html'"></CENTER></P>  <P><CENTER><INPUT TYPE="button" value="Stages Photo" onClick="location.href='Stage.html'"></CENTER></P>  <BLOCKQUOTE>   <BLOCKQUOTE>     <PRE>  <A HREF="EsTexte1.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">l'exemple du parc du yellowstone</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte1.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">un jardin secret</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte2.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">le feu du magma</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte2.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">au temps des Oxubii</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte3.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">un travail de romain</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte3.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">les mystiques au d&eacute;sert</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte4.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">un repaire de brigands</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte4.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">le d&eacute;barquement de 1944</FONT></B></A> <B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+1" FACE="Arial">le barrage de malpasset</FONT></B> <B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+1" FACE="Arial">tintin et l'&icirc;le d'or</FONT></B></PRE>   </BLOCKQUOTE> </BLOCKQUOTE>  <P>&nbsp;</P>  <PRE><B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+3" FACE="Arial">le barrage de malpasset</FONT></B></PRE>  <BLOCKQUOTE>   <P><B><FONT SIZE="+1">J</FONT></B>e suis all&eacute; plusieurs   fois sur le site de Malpasset au bout de la D.37 apr&egrave;s   les anciennes mines de Boson. Il faut franchir le Reyran &agrave;   gu&eacute;, &agrave; pied ou en voiture (une trentaine de cm)   puis se garer un peu plus loin sous le pont de l'autoroute. De   l&agrave;, on part au fond du vallon jusqu'aux vestiges du barrage.   Plus de 40 ans apr&egrave;s, c'est encore la m&ecirc;me impression   de d&eacute;solation et d'apocalypse qui r&egrave;gne ici. Des   morceaux du barrage jonchent le parcours. Des blocs de b&eacute;ton   de la dimension d'une maison de 2 &eacute;tages qui laissent   &eacute;chapper des ferrailles tortur&eacute;es et rouill&eacute;es   se dressent vers le ciel. Le vallon est assez encaiss&eacute;   et l'on imagine sans peine la puissance inou&iuml;e des 50 millions   de m&egrave;tres cube d'eau qui se sont d&eacute;vers&eacute;s   ici lorsque le barrage a c&eacute;d&eacute; emportant tout sur   son passage jusqu'&agrave; la mer, habitations, hommes, animaux   ...</P> </BLOCKQUOTE>  <P>&nbsp;</P>  <P><CENTER><IMG SRC="esterel/Es89M.jpg" WIDTH="453" HEIGHT="601" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></CENTER></P>  <P><CENTER>226</CENTER></P>  <BLOCKQUOTE>   <P><B><FONT SIZE="+1">U</FONT></B>n homme s'est trouv&eacute;   en toute premi&egrave;re ligne de cette catastrophe. Il s'agit   d'Andr&eacute; Ferro, le gardien du barrage de Malpasset. Sa   maison se situait &agrave; 2 km et demi en aval. Ce soir-l&agrave;,   le 2 d&eacute;cembre 1959 &agrave; 20 h.50. il vient de rentrer   d'une tourn&eacute;e d'inspection au barrage. Tout semble normal.   Habituellement il va contr&ocirc;ler le niveau du lac trois fois   par jour. Il veille &agrave; ce que la c&ocirc;te 95 ne soit   pas d&eacute;pass&eacute;e. Il y a deux jours la c&ocirc;te a   d&eacute;j&agrave; atteint le niveau 98 du fait des fortes pr&eacute;cipitations   qui s'abattent sur la r&eacute;gion depuis une quinzaine de jours.   Jamais le lac, long de 18 km, large de 3 km par endroits, n'a   &eacute;t&eacute; aussi plein. Dans ce cas il t&eacute;l&eacute;phone   au G&eacute;nie Rural de Toulon qui lui donne le feu vert pour   &quot;faire un l&acirc;chure&quot;. Il ouvre la vanne du d&eacute;versoir   au pied de l'&eacute;difice qui mesure 60 m. de haut. 90 m&egrave;tres   cube d'eau par seconde s'&eacute;chappent du barrage. Dans 3   heures ce seront 300.000 m&egrave;tres cube qui auront d&eacute;val&eacute;   les pentes du Reyran. Le niveau du lac n'aura baiss&eacute; que   de 3 cm. Mais ce 2 d&eacute;cembre il sait que le barrage est   plein jusqu'au d&eacute;bordement malgr&eacute; la vanne du d&eacute;versoir   ouverte au maximum. Il est inquiet. Il s'appr&egrave;te &agrave;   remonter au barrage pour s'assurer que tout est normal ... Il   est 21 h.13.</P>   <P><B><FONT SIZE="+1">C</FONT></B>'est &agrave; ce moment qu'il   entend &quot;<I>comme une sorte de grognement d'animal</I>&quot;,   un craquement sinistre. Le sol vibre sous lui. Tout de suite,   le gardien comprend. Il crie : &quot;<I>Le barrage ! Vite ! Tout   va s'&eacute;crouler !</I> &quot; Saisissant son petit gar&ccedil;on   d&eacute;j&agrave; couch&eacute;, il s'&eacute;lance suivi de   sa femme vers le haut de la colline. Au-dessous d'eux, ils voient   d&eacute;ferler une premi&egrave;re vague de 60 m&egrave;tres   de haut qui a jailli du barrage et qui s'engouffre dans la vall&eacute;e   du Reyran que franchissent, &agrave; peu de distance, les tron&ccedil;ons   de l'autoroute A8 en construction. Un paysan t&eacute;moigne   : &quot;<I>J'&eacute;tais chez moi au deuxi&egrave;me &eacute;tage,   j'ai vu arriver la trombe d'eau qui me dominait de plusieurs   dizaines de m&egrave;tres, encerclant la maison. Les murs ont   tenu. Quelques secondes plus tard, elle &eacute;tait pass&eacute;e,   mais le flot continuait &agrave; couler, dans lequel je pouvais   tremper mes mains. Au loin, la vague progressait &agrave; la   vitesse d'un cheval au galop et je voyais sur la route les phares   des voitures bouscul&eacute;es et tra&icirc;n&eacute;es comme   des f&eacute;tus de paille.</I>&quot; Dans la vall&eacute;e du   Reyran, en quelques secondes, 53 maisons sont d&eacute;truites.   Il y a d&eacute;j&agrave; pr&egrave;s de 120 morts. Sept minutes   apr&egrave;s la rupture du barrage, plusieurs millions de m&egrave;tres   cubes d'eau et de boue envahissent les quartiers ouest de Fr&eacute;jus   et se r&eacute;pandent dans la plaine. Dans une maison situ&eacute;e   entre la route et la voie ferr&eacute;e, un couple est r&eacute;veill&eacute;   par le vacarme. La femme, assoupie, murmure : &quot;<I>C'est   le train</I>.&quot; Le mari se l&egrave;ve, ouvre la fen&ecirc;tre:   &quot;<I>A la place du train, et presque aussi vite que lui,   j'ai vu passer un arbre, un camion et des tonneaux entra&icirc;n&eacute;s   par un courant furieux qui montait presque aussi vite que du   lait dans une casserole</I>.&quot; Les passagers du rapide Riviera-Gen&egrave;ve   ont eu de la chance. Il s'en est fallu de peu que le train ne   d&eacute;raille. Dix secondes apr&egrave;s son passage en gare   de Fr&eacute;jus, la d&eacute;ferlante arrache la voie ferr&eacute;e   sur 2,5 km. Dix minutes apr&egrave;s la rupture du barrage, la   vague atteint le centre de Fr&eacute;jus totalement priv&eacute;   d'&eacute;lectricit&eacute; et de t&eacute;l&eacute;phone depuis   d&eacute;j&agrave; 10 minutes, lorsque les deux centrales ont   &eacute;t&eacute; emport&eacute;es par les eaux. Le grad&eacute;   de permanence &agrave; la gendarmerie s'est pr&eacute;cipit&eacute;   chez le cur&eacute; : &quot;<I>Faites sonner le tocsin !</I>&quot;   Pendant que le tocsin retentit, la vague emporte tout sur son   passage. Les habitants qui le peuvent encore fuient. Les survivants   t&eacute;moignent : &quot;<I>D&egrave;s que le tocsin s'est mis   &agrave; sonner, sans h&eacute;siter, j'ai pouss&eacute; ma femme   dans la voiture et j'ai d&eacute;marr&eacute;. La vague nous   a rejoints et nous a projet&eacute;s contre un mur.</I>&quot;;   &quot; <I>J'&eacute;tais couch&eacute; avec ma femme quand un   voisin a cogn&eacute; &agrave; la porte.&quot; &quot;Malpasset   a c&eacute;d&eacute;, </I>a-t-il cri&eacute;<I>, l'eau arrive</I>.&quot;;   &quot;<I>Nous entendions d&eacute;j&agrave; le grondement de   la vague. Dans la rue, nous avons d&eacute;couvert une file ininterrompue   de voitures qui cherchaient &agrave; fuir dans la direction de   Saint-Rapha&euml;l. Nous avons tout abandonn&eacute; et nous   sommes partis. Nous avons vu des gens qui, comme nous, avaient   juste pris le temps d'enfiler un pardessus sur leur pyjama.</I>&quot;   Un quart d'heure apr&egrave;s l'explosion du barrage, la vague   a atteint la mer. Elle n'a plus qu'une hauteur de 2 m&egrave;tres   mais balaie encore une demi-douzaine d'avions de la base a&eacute;ronavale.   A 21 h 40, la vague s'est perdue dans la mer, charriant toutes   sortes de d&eacute;bris et des dizaines de cadavres. Plusieurs   semaines apr&egrave;s on conna&icirc;tra le bilan du cataclysme:   381 morts dont 135 enfants, 107 disparus, 1881 familles sinistr&eacute;es,   104 maisons enti&egrave;rement d&eacute;truites, 700 endommag&eacute;es.   La catastrophe laissera 79 orphelins d&eacute;sempar&eacute;s   &agrave; la veille de ce No&euml;l 1959.</P>   <P><B>Pourquoi cette catastrophe ?</B></P>   <P><B><FONT SIZE="+1">I</FONT></B>l faudra plusieurs ann&eacute;es   d'enqu&ecirc;te, deux rapports d'experts et de contre-experts   pour tenter de d&eacute;terminer les responsabilit&eacute;s du   drame. Imm&eacute;diatement un nom s'impose aux esprits, celui   d'Andr&eacute; Coyne, l'ing&eacute;nieur qui a con&ccedil;u et   calcul&eacute; l'ouvrage. Mais Coyne est tr&egrave;s exp&eacute;riment&eacute;.   Il a construit des centaines de barrages. L'entreprise charg&eacute;e   des travaux, une trentaine. On incrimine la minceur de ce barrage   qui appartient &agrave; la cat&eacute;gorie des barrages dits   &quot;&agrave; vo&ucirc;te mince&quot;. Le barrage de Malpasset   mesurait 6,50 m d'&eacute;paisseur &agrave; la base et 1,50 m   au sommet pour une hauteur de 60 m. Pour le comparer &agrave;   un ouvrage similaire, celui de G&eacute;nissiat mesurait 100   m &agrave; la base et 9 m au sommet pour une hauteur de 104 m.   L'ing&eacute;nieur Coyne avait opt&eacute; pour un barrage &agrave;   vo&ucirc;te mince parceque c'&eacute;tait le plus fiable de tous   : &quot;<I>C'est une chose rare et sans doute unique dans l'art   de b&acirc;tir qu'un type d'ouvrage qui n'a jamais l&acirc;ch&eacute;,   </I>dit-il<I>. Malgr&eacute; certaines apparences contraires,   la finesse et la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; des formes, les   fatigues &eacute;lev&eacute;es, la preuve est faite que le barrage-vo&ucirc;te   est le plus s&ucirc;r de tous.</I>&quot; Il avait toutefois &eacute;mis   certaines r&eacute;serves : &quot;<I>Le barrage-vo&ucirc;te est   une solution &agrave; &eacute;carter quand on craint si peu que   ce soit l'instabilit&eacute; des rives, le risque d'&eacute;boulement,   la d&eacute;t&eacute;rioration par l'air, la pluie, le gel, etc</I>.&quot;   Les rives, tout se serait donc jou&eacute; l&agrave; ! Le barrage-vo&ucirc;te   appuie &eacute;norm&eacute;ment sur les rives. En 1955 un universitaire   grenoblois a publi&eacute; une &eacute;tude dans laquelle il   &eacute;crit : &quot;<I>Le service du G&eacute;nie rural construit   en ce moment un grand barrage vo&ucirc;te pour cr&eacute;er sur   le Reyran une retenue. Cet ouvrage est fond&eacute; sur des gneiss   micac&eacute;s tr&egrave;s alt&eacute;r&eacute;s et tout &agrave;   fait impropres &agrave; la fabrication du b&eacute;ton</I>.&quot;   En 1963, les envoy&eacute;s sp&eacute;ciaux du journal <I>Paris-Presse</I>   &eacute;crivaient &agrave; la fin du mois de d&eacute;cembre   : &quot;<I>Les roches d'appui &eacute;taient fissur&eacute;es   et inclin&eacute;es vers l'aval. Des pluies exceptionnelles avaient   modifi&eacute; la structure g&eacute;ologique. L'entreprise charg&eacute;e   de la construction de l'autoroute au pied du barrage a fait exploser   des charges de plus de 350 kg de tolamite. Il n'y a pas eu de   malfa&ccedil;ons techniques.</I>&quot; Au cours de son enqu&ecirc;te   pour <I>le Monde</I> du 3 D&eacute;cembre 1959, le lendemain   du drame, le journaliste Henri de Virieux &eacute;crit que la   rupture aurait pu &ecirc;tre la cons&eacute;quence des vibrations   provoqu&eacute;es par des tirs de mines lors de la construction   de l'autoroute Est&eacute;rel-C&ocirc;te - d'Azur &agrave; deux   kilom&egrave;tres en aval du barrage. Et puis il y a le t&eacute;moignage   d'Andr&eacute; Ferro, encore plus accablant. Evoquant les tirs   de mines sur le chantier de construction de l'autoroute, il d&eacute;clare   : &quot;<I>Il y avait des secousses terribles. Je voyais bouger   l'eau du lac au moment du tir. Je suis all&eacute; le dire sur   le chantier : vous tirez des charges &agrave; 80 m&egrave;tres   de l'appui gauche du barrage.</I>&quot; Or c'est bien l'appui   gauche qui a l&acirc;ch&eacute;. La roche, quoique de qualit&eacute;   m&eacute;diocre, &eacute;tait th&eacute;oriquement suffisamment   solide pour r&eacute;sister &agrave; la pouss&eacute;e. Mais   une s&eacute;rie de failles sous le c&ocirc;t&eacute; gauche   du barrage, &quot;ni d&eacute;cel&eacute;es, ni soup&ccedil;onn&eacute;es&quot;   pendant les travaux de prospection, mais constat&eacute;es post&eacute;rieurement   &agrave; la rupture du barrage, ont fait qu'&agrave; cet endroit   la vo&ucirc;te ne reposait pas sur une roche homog&egrave;ne,   selon le rapport des experts. Les vibrations des tirs de mines   ont-elles caus&eacute; l'affaiblissement de l'appui gauche ?   Cet affaiblissement est-il d&ucirc; &agrave; une cause naturelle   d'ordre hydro-g&eacute;ologique tel que des infiltrations d'eau   ? On ne le saura sans doute jamais vraiment. L'arr&ecirc;t de   la Cour de cassation a n&eacute;anmoins conclu en 1967, apr&egrave;s   maintes proc&eacute;dures, qu'&quot; <I>aucune faute, &agrave;   aucun stade, n'a &eacute;t&eacute; commise</I>&quot;. Ce qui   a fait dire que &quot;<I>la nature avait pr&eacute;par&eacute;   un v&eacute;ritable pi&eacute;ge</I>&quot; ... La trag&eacute;die   de Malpasset s'est ainsi referm&eacute;e : 450 morts et pas de   coupable. D'un ouvrage humain, con&ccedil;u, calcul&eacute; et   construit par des hommes on a voulu faire une catastrophe naturelle   pour laquelle on ne pouvait relever aucune responsabilit&eacute;   humaine.</P> </BLOCKQUOTE>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="esterel/Es57M.jpg" WIDTH="364" HEIGHT="466" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></CENTER></P>  <P><BR> </P>  <P>&nbsp;</P>  <PRE><B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+3" FACE="Arial">tintin et l'&icirc;le d'or</FONT></B></PRE>  <PRE><CENTER><B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+3" FACE="Arial"><IMG  SRC="esterel/Es87M.jpg" WIDTH="486" HEIGHT="489" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></FONT></B></CENTER></PRE>  <P>&nbsp;</P>  <BLOCKQUOTE>   <P><B><FONT COLOR="#000000" SIZE="+1">E</FONT></B><FONT COLOR="#000000">n   face du Cap Dramont et du port du Poussa&iuml; se trouve l'Ile   d'Or. C'est en</FONT> 1897 que l&#146;&eacute;tat mit en vente   aux ench&egrave;res publiques l&#146;Ile, qui - selon Maupassant   - doit son nom &agrave; sa couleur (<I>Sur l'Eau</I>). L'adjudication   est prononc&eacute;e en faveur de Monsieur Sergent, architecte,   au prix de 280 francs. Mais au cours d'une partie de cartes bien   arros&eacute;e, partie dont l'&icirc;le est l'enjeu, elle change   de main : l'excentrique Docteur Auguste Lutaud en devient propri&eacute;taire.   Il y fait &eacute;difier une tour sarrasine et en 1912 au nez   et &agrave; la barbe du concert des nations, il s'auto proclame   <FONT COLOR="#000000">&quot;Roi des Roches battues par les flots&quot;   : </FONT>Roi de l'&icirc;le d'Or, sous le nom d&#146;Auguste   1er. Il frappe monnaie, &eacute;met des timbres et organise une   fastueuse r&eacute;ception pour l'inauguration de son royaume   le 25 septembre 1913.</P> </BLOCKQUOTE>  <P><CENTER><IMG SRC="esterel/iledor.jpg" WIDTH="199" HEIGHT="139" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></CENTER></P>  <BLOCKQUOTE>   <P><B><FONT SIZE="+1">D</FONT></B>eux de ces timbres ont &eacute;t&eacute;   retrouv&eacute;s par <A HREF="http://appa.aix.free.fr/dossiers/iles.html">un   collectionneur</A> sur des cartes postales de 1910 et 1922 oblit&eacute;r&eacute;es   &agrave; St. Rapha&euml;l et Nice. Les timbres repr&eacute;sentent   la tour sarrasine et portent l'inscription <I>Insula Aurea</I>   (&icirc;le d'Or en latin) en bas et une inscription en arabe   en haut (on le devine sur ces reproductions de mauvaise qualit&eacute;).   A sa mort, en 1925, l'urne contenant les cendres de Sa Majest&eacute;   Auguste fut scell&eacute;e dans un rocher de l' &icirc;le, face   au sud. Elle s'y trouve toujours. Pendant la guerre la tour a   &eacute;t&eacute; pill&eacute;e et lors du d&eacute;barquement   de 1944 un incendie l'a ravag&eacute;e. Dans les ann&eacute;es   cinquante, il n'en subsistait plus que les quatre murs ext&eacute;rieurs.   En 1961, Fran&ccedil;ois Bureau, ancien officier de marine, achetait   l'&icirc;le. Il faisait reconstruire l'int&eacute;rieur de la   tour, am&eacute;nageait un d&eacute;barcad&egrave;re, apportait   de la bonne terre et y fit pousser des plantes grasses. Tous   les jours, il faisait le tour de son &icirc;le &agrave; la nage.   Il est mort le 16 ao&ucirc;t 1994, &agrave; 76 ans, au cours   de sa s&eacute;ance de natation. Ses cinq enfants et seize petits   enfants continuent &agrave; venir passer leurs vacances sur l&#146;Ile   d&#146;Or qui est toujours une &icirc;le priv&eacute;e.</P>   <P><B><FONT COLOR="#000000" SIZE="+1">L</FONT></B><FONT COLOR="#000000">a   silhouette d&eacute;chiquet&eacute;e de l'Ile d'Or a inspir&eacute;   &agrave; Herg&eacute; le d&eacute;cor d'une de ses BD, <I>L'&icirc;le   noire</I>.</FONT></P> </BLOCKQUOTE>  <P><CENTER><FONT COLOR="#000000"><IMG SRC="Tintin.jpg" WIDTH="145" HEIGHT="200" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></FONT><FONT  COLOR="#cccccc">.....</FONT><FONT COLOR="#000000"><IMG SRC="Tintin2.jpg" WIDTH="149" HEIGHT="200" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></FONT><FONT  COLOR="#cccccc">.....</FONT><FONT COLOR="#000000"><IMG SRC="Tintin3.jpg" WIDTH="150" HEIGHT="200" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></FONT></CENTER></P>  <P><CENTER><I><FONT COLOR="#000000">Trois couvertures d'Herg&eacute;</FONT></I></CENTER></P>  <BLOCKQUOTE>   <P><B><FONT SIZE="+1">L</FONT></B>'histoire ne se passe pas en   m&eacute;diterrann&eacute;e mais en Ecosse. Voulant aider un   avion en difficult&eacute;, Tintin se fait tirer dessus. Poursuivant   ses assaillants, le c&eacute;l&egrave;bre reporter se retrouve   sur une &icirc;le rocheuse sur laquelle un manoir isol&eacute;   a &eacute;t&eacute; &eacute;difi&eacute;. La rumeur a r&eacute;pandu   le bruit qu'une b&ecirc;te myst&eacute;rieuse en a fait son repaire.   En fait l'&icirc;le abrite une bande de faux-monnayeurs. Apr&egrave;s   diverses p&eacute;rip&eacute;ties, Tintin mettra fin &agrave;   leurs activit&eacute;s et r&eacute;velera au grand jour la v&eacute;ritable   nature de la b&ecirc;te.</P>   <P>&nbsp;</P> </BLOCKQUOTE>  <PRE><B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+3" FACE="Arial">l'est&eacute;rel, terre de cataclysmes</FONT></B></PRE>  <BLOCKQUOTE>   <P><B><FONT COLOR="#000000">E</FONT></B><FONT COLOR="#000000">n   commen&ccedil;ant cette pr&eacute;sentation je disais que se   promener dans l'Est&eacute;rel c'est sentir toute une histoire   tumultueuse et tourment&eacute;e encore pr&eacute;sente. Les   quelques rappels historiques donn&eacute;s dans les pages qui   pr&eacute;c&egrave;dent ont contribu&eacute; &agrave; le montrer,   je l'esp&egrave;re. L'Est&eacute;rel n'est pas une terre de tout   repos. J'ai toujours l'impression que l'apaisement n'est que   temporaire et qu'&agrave; chaque instant de nouveaux cataclysmes   peuvent s'y d&eacute;clencher. On y sent le volcanisme sournois   qui ne demande qu'&agrave; resurgir, les Oxubii dont les ombres   furtives se faufilent derri&egrave;re les rochers, les Romains   qui tent&egrave;rent, orgueilleusement, de le soumettre, les   &eacute;pid&eacute;mies, les destructions, les guerres. M&ecirc;me   les pacifiques ermites ont &eacute;t&eacute; imit&eacute;s par   les brigands de grand chemin en &eacute;lisant domicile dans   ses grottes pour pr&eacute;parer leurs attaques. Le &quot;vent   aigre&quot; passe sur ses hauteurs, s'insinue dans ses anfractuosit&eacute;s   et balaie les rumeurs des histoires anciennes. Les hommes ont   donn&eacute; son nom, <I>Vinaigre</I>, au point culminant du   massif, pour rappeler que tout est chim&eacute;rique sur cette   terre, que tout passe, comme &quot;l'homme aux semelles de vent&quot;,   cher &agrave; Rimbaud. Il reste une terre inhospitali&egrave;re,   ou seuls quelques marginaux ont pu survivre. Repaire de brigands   c'est un aussi un point de rep&egrave;re. C'est un refuge pour   l'imaginaire, une sorte de <I>no man's land</I> pos&eacute; sur   une c&ocirc;te d'azur factice. C'est une enclave de nature et   de fantasmagories. C'est une chance que de tels espaces de libert&eacute;   existent encore. Puissions nous faire tout notre possible pour   les pr&eacute;server.</FONT></P>   <BLOCKQUOTE>     <PRE><A HREF="EsTexte1.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">l'exemple du parc du yellowstone</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte1.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">un jardin secret</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte2.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">le feu du magma</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte2.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">au temps des Oxubii</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte3.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">un travail de romain</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte3.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">les mystiques au d&eacute;sert</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte4.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">un repaire de brigands</FONT></B></A> <A HREF="EsTexte4.html"><B><FONT SIZE="+1" FACE="Arial">le d&eacute;barquement de 1944</FONT></B></A> <B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+1" FACE="Arial">le barrage de malpasset</FONT></B> <B><FONT COLOR="#ff0000" SIZE="+1" FACE="Arial">tintin et l'&icirc;le d'or</FONT></B></PRE>   </BLOCKQUOTE>   <P>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</P> </BLOCKQUOTE>  <P><CENTER><INPUT TYPE="button" value="Photos Estrel" onClick="location.href='EsPage1.html'"> <INPUT TYPE="button" value="Page d'Accueil" onClick="location.href='index.html'"></CENTER></P>  <PRE><CENTER> <FONT COLOR="#cccccc">.</FONT></CENTER></PRE> </FORM>  </BODY> </HTML> 
