<HTML> <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 2.0 Mac">   <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">   <TITLE>InfraStructures - Les grands chantiers du si&egrave;cle : le haut barrage d'Assouan</TITLE>   <!-- Author: Clickon Technologies                 -->   <!-- Date:   8/7/96                               -->   <!-- URL:    www.infrastructures.com              --> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff" LINK="#e68200" VLINK="#0064a5">  <P><TABLE BORDER="0" WIDTH="100%" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0"> <TR> <TD><A HREF="../../Default.htm"><IMG SRC="../infrasml.gif" ALT="Retour  l'index" BORDER="0" WIDTH="137" HEIGHT="25" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM"></A></TD> <TD>&nbsp;</TD> <TD ALIGN="RIGHT"><A HREF="article.htm"><MAP NAME="p-art">     <AREA SHAPE="rect" COORDS="0,0,95,50" HREF="../0899/article.htm"> </MAP><IMG SRC="../p-art.gif" ALT="Articles" BORDER="0" WIDTH="95" HEIGHT= "50" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM" USEMAP="#p-art" ISMAP></A><A HREF= "../0899/communique.htm"> </A><A HREF="communique.htm"><MAP NAME="tb-com">     <AREA SHAPE="rect" COORDS="0,0,112,50" HREF="../0899/communique.htm"> </MAP><IMG SRC="../tb-com.gif" ALT="Communiqus" BORDER="0" WIDTH="112" HEIGHT="50" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM" USEMAP="#tb-com" ISMAP></A><A HREF="../0899/auto.htm"> </A><A HREF="auto.htm"><MAP NAME="tb-auto">     <AREA SHAPE="rect" COORDS="0,0,120,50" HREF="../0899/auto.htm"> </MAP><IMG SRC="../tb-auto.gif" ALT="Chronique Automobile" BORDER="0" WIDTH= "120" HEIGHT="50" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM" USEMAP="#tb-auto"  ISMAP></A><A HREF="../0899/annonce.htm"> </A><A HREF="annonce.htm"><MAP NAME="tb-ann">     <AREA SHAPE="rect" COORDS="0,0,107,50" HREF="../0899/annonce.htm"> </MAP><IMG SRC="../tb-ann.gif" ALT="Annonces" BORDER="0" WIDTH="107" HEIGHT= "50" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM" USEMAP="#tb-ann" ISMAP></A></TD></TR> </TABLE> </P>  <P>&nbsp;</P>  <P ALIGN=CENTER><TABLE WIDTH="600" BORDER="0" CELLSPACING="2" CELLPADDING= "0"> <TR> <TD WIDTH="100%"><P><FONT FACE=arial,helvetica><B><STRONG><FONT SIZE=+2>Les grands chantiers du si&egrave;cle : le haut barrage d'Assouan</FONT></STRONG></B></P>  <P><BR> <IMG SRC="fev00018.jpg" WIDTH="276" HEIGHT="219" ALIGN="RIGHT" NATURALSIZEFLAG= "3"><FONT FACE=arial,helvetica><I>Par Sylvain Lafontaine</I></P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE=arial,helvetica><I>Cette chronique a pour mission de pr&eacute;senter de grandes r&eacute;alisations humaines qui ont un impact significatif sur le d&eacute;veloppement de certaines r&eacute;gions du monde. Fin de si&egrave;cle oblige, nous accorderons une importance particuli&egrave;re sur les projets qui ont marqu&eacute; le 20e si&egrave;cle tant par leur utilit&eacute; que par l'ampleur des travaux n&eacute;cessaires &agrave; leur &eacute;rection.</I></P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&nbsp;</P>  <P>Le haut barrage d'Assouan qui se dresse devant le Nil au sud de l'&Eacute;gypte a chang&eacute; &agrave; jamais le visage de la vall&eacute;e du plus long fleuve d'Afrique. Faisant &agrave; l'origine l'objet d'une vaste intrigue internationale, il procure &agrave; la fois de l'&eacute;lectricit&eacute; et une capacit&eacute; d'irrigation &agrave; pr&egrave;s de la moiti&eacute; de la nation &eacute;gyptienne. Il fait partie d'un club s&eacute;lect d'infrastructures qui ont eu un impact majeur sur une r&eacute;gion du globe. </P>  <P>Depuis des mill&eacute;naires, l'&Eacute;gypte est tributaire des eaux du Nil. Source de vie, les eaux de ce fleuve l&eacute;gendaire ont toujours apport&eacute; &agrave; la fois des avantages et inconv&eacute;nients importants. Avant la construction du barrage, l'&Eacute;gypte devait faire face &agrave; des inondations annuelles importantes qui avaient toutefois l'avantage de d&eacute;poser plus de 4 millions de tonnes de s&eacute;diments nutritifs sur les berges, donnant aux terres riveraines un fertilisant difficile &agrave; &eacute;galer. Ce rituel existait bien avant que les pharaons n'&eacute;tendent leur domination sur cette r&eacute;gion du monde et a persist&eacute; jusqu'en 1889, lorsque le premier barrage d'Assouan fut construit. Toutefois, ce barrage d&eacute;montra son incapacit&eacute; &agrave; retenir les eaux du fleuve &agrave; plusieurs reprises (en 1912 et 1933) et, en 1946, les eaux ont presque atteint le sommet de la structure. Devant cette situation, le gouvernement &eacute;gyptien effectua en 1952 les premi&egrave;res d&eacute;marches qui allaient aboutir 18 ans plus tard &agrave; la mise en op&eacute;ration du haut barrage d'Assouan. </P>  <P>Les fonds recueillis afin de permettre sa construction avait la particularit&eacute; de provenir en partie de l'Union Sovi&eacute;tique. Le choix de cette source &eacute;tait r&eacute;v&eacute;lateur des tensions qui existaient alors dans cette r&eacute;gion du globe, l'&Eacute;gypte devant prot&eacute;ger sa souverainet&eacute; face &agrave; des nations aussi importantes que la France, Isra&euml;l et la Grande-Bretagne, pays qui avaient tent&eacute; sans succ&egrave;s d'envahir l'&Eacute;gypte en 1956 lorsque le gouvernement &eacute;gyptien nationalisa le canal de Suez, lieu strat&eacute;gique pour la circulation maritime de cette r&eacute;gion du monde. Environ le tiers du co&ucirc;t de la construction (sur un total de pr&egrave;s d'un milliard $) provenait d'Union Sovi&eacute;tique. D'ailleurs la contribution du g&eacute;ant communiste ne se limita pas qu'&agrave; l'aspect mon&eacute;taire car plus de 400 techniciens et ing&eacute;nieurs du bloc de l'Est furent employ&eacute;s lors de la r&eacute;alisation des travaux. Les 650 millions $ manquants furent pr&eacute;lev&eacute;s &agrave; m&ecirc;me les b&eacute;n&eacute;fices engendr&eacute;s par la nationalisation du canal de Suez.</P>  <P> <IMG SRC="fev00019.jpg" WIDTH="216" HEIGHT="144" ALIGN="RIGHT" NATURALSIZEFLAG= "3">Normalement, la construction d'un barrage d'une telle ampleur apporte son lot de contro-verses et le Haut barrage d'Assouan ne fit pas exception. Bien que vital pour le d&eacute;veloppement du pays, le barrage allait cr&eacute;er un immense r&eacute;servoir d'eau qui recouvrerait une r&eacute;gion riche en vestiges arch&eacute;ologiques. En 1960, une importante op&eacute;ration de sauvetage dirig&eacute;e par l'UNESCO fut r&eacute;alis&eacute;e afin de pr&eacute;server les monuments les plus importants. L'op&eacute;ration se d&eacute;roula en trois &eacute;tapes : exploration de la r&eacute;gion affect&eacute;e, excavation des sites arch&eacute;ologiques et finalement le d&eacute;m&eacute;nagement de certains monuments. Des monuments furent d&eacute;mantel&eacute;s et d&eacute;plac&eacute;s, 20 en &Eacute;gypte et 4 au Soudan (pays voisin dont une partie du territoire allait &ecirc;tre recouvert par les eaux du futur r&eacute;servoir) et le site le plus important fut sans contredit celui des temples nubiens d'Abou Simbel qui &agrave; eux seuls mobilis&egrave;rent plus de 900 personnes pendant plus de deux ans. Plusieurs autres monuments n'eurent toutefois pas cette chance et furent engloutis par les eaux, non sans avoir fait l'objet d'&eacute;tude de la part d'arch&eacute;ologues venus de partout &agrave; travers le monde. </P>  <P>La construction du barrage d&eacute;buta en 1960, se termina en 1971 et mobilisa 30&nbsp;000 travailleurs. Il a d'abord fallu creuser un canal de d&eacute;rivation pour d&eacute;tourner le Nil de son cours. 10 millions de m3 de granit furent ainsi excav&eacute;s. Le canal mesure 1950 m de long, 80 m de profondeur et 200 m de large &agrave; certains endroits. Son d&eacute;bit atteint 11&nbsp;000 m3/s et ses eaux actionnent les 12 turbines de la centrale &eacute;lectrique qui fournit 8 milliards de kW/h par ann&eacute;e. Une fois les eaux du Nil d&eacute;vi&eacute;es, la construction proprement dite du barrage d&eacute;buta. Il fallut entasser 43 millions de m3 de roche et de grav&acirc;t, soit 17 fois la haute pyramide de Ch&eacute;ops.  Le barrage s'&eacute;tire sur 4 km, atteint 114 m de hauteur au-dessus du Nil et a une &eacute;paisseur de 1,5 km &agrave; sa base.  Il a donn&eacute; naissance &agrave; l'un des plus hauts lacs artificiels du monde, baptis&eacute; Nasser (en l'honneur du pr&eacute;sident &eacute;gyptien Gamal Abdel Nasser, d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1970), qui s'&eacute;tend sur 500 km de long et contient 169 milliards de m3 d'eau. Environ 17% de ce r&eacute;servoir recouvre le Soudan, de sorte qu'une entente entre les deux pays existe en ce qui concerne la distribution de l'eau. Le barrage eut &eacute;galement des cons&eacute;quen-ces sur pr&egrave;s de 100&nbsp;000 personnes qui vivaient sur le territoire vis&eacute;, ce qui entra&icirc;na l'exode de cette population, certains d'entre eux &eacute;tant m&ecirc;me relocalis&eacute;s &agrave; plus de 600 km de l&agrave;. </P>  <P><IMG SRC="fev00020.jpg" WIDTH="216" HEIGHT="144" ALIGN="RIGHT" NATURALSIZEFLAG= "3">La r&eacute;alisation de ce barrage eut plusieurs effets b&eacute;n&eacute;fiques sur la r&eacute;gion : contr&ocirc;le du d&eacute;bit du fleuve, &eacute;limination des inondations annuelles, augmentation de plus de 50% du pouvoir &eacute;lec-trique de cette r&eacute;gion, augmentation marqu&eacute;e du pourcentage de terre arable, augmentation de la production agricole de cette r&eacute;gion et un r&eacute;servoir liquide de plusieurs ann&eacute;es d'irrigation en r&eacute;serve. D'ailleurs, gr&acirc;ce &agrave; ce r&eacute;servoir, l'&Eacute;gypte fut en partie &eacute;pargn&eacute;e de la haute s&eacute;cheresse qui a s&eacute;vi &agrave; la fin des ann&eacute;es 80 en Afrique.</P>  <P>Toutefois, le projet n'est pas enti&egrave;rement une r&eacute;ussite et cause m&ecirc;me certains d&eacute;sagr&eacute;ments : le limon apport&eacute; par la crue reste en partie bloqu&eacute; en amont du barrage, comblant trop vite le lac, et les terres en aval ne re&ccedil;oivent plus cet engrais naturel qui faisait autrefois la richesse de la vall&eacute;e du Nil. Cela entra&icirc;ne un appauvrissement des terres arables et l'on doit donc recourir &agrave; des fertilisants chimiques afin d'obtenir un rendement satisfaisant. De plus, le fleuve n'entra&icirc;ne plus jusqu'au delta les mati&egrave;res solides qui emp&ecirc;chaient la M&eacute;diterran&eacute;e de gagner sur les terres, ce qui accentue l'&eacute;rosion du littoral. &Eacute;galement, en l'absence de crues, le fleuve ne chasse plus le sel venu de la mer (qui remonte des eaux souterraines), ce qui menace de st&eacute;riliser une haute partie des terres irrigu&eacute;es. Autre cons&eacute;quence, on note dans la r&eacute;gion une augmentation de l'incidence de la bilharziose, une maladie parasitaire caus&eacute;e en partie par la pr&eacute;sence d'eaux stagnantes. Finalement, le barrage constitue une menace en cas de guerre ou d'acte terroriste : s'il &eacute;tait d&eacute;truit ou fortement endommag&eacute;, les eaux du lac submergeraient toute l'&Eacute;gypte.</P>  <P>La r&eacute;alisation du haut barrage d'Assouan eut un impact majeur sur l'&Eacute;gypte. Il a permis &agrave; ce pays de se munir d'une v&eacute;ritable politique agricole et lui a assur&eacute; une v&eacute;ritable ind&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique, lui permettant ainsi de solidifier sa base industrielle. Malgr&eacute; les d&eacute;sagr&eacute;ments caus&eacute;s par son existence, le haut barrage d'Assouan figure en bonne position parmi les grandes r&eacute;alisations d'infrastructures de ce si&egrave;cle.</P>  <P>&nbsp;</P>  <P>R&eacute;f&eacute;rences : </P>  <P><I>Le grand guide de la vall&eacute;e du Nil</I>, &Eacute;ditions Gallimard, 1996;</P>  <P><I>Aimer l'&Eacute;gypte</I>, &Eacute;dition Larousse-Bordas, 1997;</P>  <P><I>En &Eacute;gypte</I>, &Eacute;dition Hachette livre, 1993;</P>  <P><A HREF="http://www.egyptguide.net/tourism/touristic/places/nile_valley/aswan_dam.html">www.egyptguide.net/tourism/touristic/places/nile_valley/aswan_dam.html</A></P>  <P><A HREF="http://www.conexpoconagg.com/">www.conexpoconagg.com</A></P>  <P><A HREF="http://www.optonline.com/">www.optonline.com</A></P>  <P><A HREF="http://geography.miningco.com/education/geography/library/weekly/aa012698.html">geography.miningco.com/education/geography/library/weekly/aa012698.html</A></P>  <P>&nbsp;</P>  <P>N.B. Vous pouvez me parvenir vos commentaires ou suggestions par courrier &eacute;lectronique &agrave; l'adresse suivante :</P>  <P><A HREF="mailto:s-m.lafontaine@sympatico.ca">s-m.lafontaine@sympatico.ca</A></TD></TR> </TABLE> </P>  <P ALIGN=CENTER>&nbsp;</P>  <P ALIGN=CENTER><HR SIZE="3"></P>  <P ALIGN=CENTER><BR> <BR> <A HREF="../../archives.htm"><IMG SRC="../b-arch.gif" BORDER="0" WIDTH= "98" HEIGHT="75" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM"></A><A HREF="../../services.htm"><IMG SRC= "../b-serv.gif" BORDER="0" WIDTH="98" HEIGHT="75" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN= "BOTTOM"></A><A HREF="../../liens.htm"><IMG SRC="../b-liens.gif" BORDER= "0" WIDTH="90" HEIGHT="75" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM"></A><A HREF= "../../abonne.htm"><IMG SRC="../b-abon.gif" BORDER="0" WIDTH="104" HEIGHT= "75" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM"></A><A HREF="../../info.htm"><IMG SRC= "../b-info.gif" BORDER="0" WIDTH="99" HEIGHT="75" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN= "BOTTOM"></A><A HREF="mailto:editor@infrastructures.com"><IMG SRC="../b-courr.gif" BORDER="0" WIDTH="95" HEIGHT="75" NATURALSIZEFLAG="0" ALIGN="BOTTOM"></A> <BR> <BR> <font color="#E68200" size="1" face="arial,helvetica"><B>&copy; 1996 Infrastructures - Tous droits r&eacute;serv&eacute;s</B></FONT> </BODY> </HTML> 
