<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="GENERATOR" content="Evrsoft 1st Page 2000">    <META NAME="description" CONTENT="Traditional French stories and fairy tales"> <TITLE>FSL activities with M. Renaud - Printouts - Stories/Fairy Tales - Snow White and the Seven Dwarfs - http://french.isgreat.net</TITLE> <style> <!-- A:Link, A:Active, A:Visited        {         color: #e00000;         font-weight: normal;         text-decoration: none; } A:hover  {         color: #e00000;         text-decoration: none; background-color: white; color: green; } P,TD {         font-size: 12pt;         font-family: Verdana, Tahoma, Arial, sans-serif; } -->  </style> </head> <body text="#000099" bgcolor="#FFFFFF" link="#e00000" vlink="#e00000" alink="#e00000" background="../menu/bg_5.gif"> <center>   <br> </center> <div align="center">   <center>     <table border="0" width="600" bgcolor="#339966">     <tr>         <td><div align="center"><center><table border="0"         width="596" CELLPADDING=10 bgcolor="#FFFFFF">             <tr>                   <td>                     <p align="center"><a href="../stories.html">Back to Stories                        Menu</a></p>  <center> <script LANGUAGE="JavaScript">  <!-- This script and many more are available free online at --> <!-- The JavaScript Source!! http://javascript.internet.com -->  <!-- Begin if (window.print) { document.write('<form>' + '<input type=button name=print value="Print this page" ' + 'onClick="javascript:window.print()"></form>'); } // End --> </script></center><P>                      <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+2"><b><u>Blanche-Neige                        et les Sept Nains</u></b></font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">C</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">ela                        se passait en plein hiver et les flocons de neige tombaient                        du ciel comme un duvet l&eacute;ger. Une reine &eacute;tait                        assise &agrave; sa fen&ecirc;tre encadr&eacute;e de bois                        d'&eacute;b&egrave;ne et cousait. Tout en tirant l'aiguille,                        elle regardait voler les blancs flocons. Elle se piqua au                        doigt et trois gouttes de sang tomb&egrave;rent sur la neige.                        Ce rouge sur ce blanc faisait si bel effet qu'elle se dit                       : Si seulement j'avais un enfant aussi blanc que la neige,                        aussi rose que le sang, aussi noir que le bois de ma fen&ecirc;tre                        ! Peu de temps apr&egrave;s, une fille lui naquit ; elle                        &eacute;tait blanche comme neige, rose comme sang et ses                        cheveux &eacute;taient noirs comme de l'&eacute;b&egrave;ne.                        On l'appela Blanche-Neige. Mais la reine mourut en lui donnant                        le jour. <br>         Au bout d'une ann&eacute;e, le roi &eacute;pousa une autre femme. Elle          &eacute;tait tr&egrave;s belle ; mais elle &eacute;tait fi&egrave;re et          vaniteuse et ne pouvait souffrir que quelqu'un la surpass&acirc;t en beaut&eacute;.          Elle poss&eacute;dait un miroir magique. Quand elle s'y regardait en disant         :</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Le miroir r&eacute;pondait         : </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle au pays. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Et elle &eacute;tait          contente. Elle savait que le miroir disait la v&eacute;rit&eacute;. Blanche-Neige,          cependant, grandissait et devenait de plus en plus belle. Quand elle eut          atteint ses dix-sept ans elle &eacute;tait d&eacute;j&agrave; plus jolie          que le jour et plus belle que la reine elle-m&ecirc;me. Un jour que celle-ci          demandait au miroir: </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Celui-ci r&eacute;pondit         : </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle ici <br>         Mais Blanche-Neige est encore mille fois plus belle. </font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">L</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">a                        reine en fut &eacute;pouvant&eacute;e. Elle devint jaune                        et verte de jalousie. &Agrave; partir de l&agrave;, chaque                        fois qu'elle apercevait Blanche-Neige, son coeur se retournait                        dans sa poitrine tant elle &eacute;prouvait de haine &agrave;                        son &eacute;gard. La jalousie et l'orgueil croissaient en                        elle comme mauvaise herbe. Elle en avait perdu le repos,                        le jour et la nuit. Elle fit venir un chasseur et lui dit                       : <br>                       - Emm&egrave;ne l'enfant dans la for&ecirc;t ! je ne veux                        plus la voir. Tue-la et rapporte-moi pour preuve de sa mort                        ses poumons et son foie. <br>                       Le chasseur ob&eacute;it et conduisit Blanche-Neige dans                        le bois. Mais quand il eut d&eacute;gain&eacute; son poignard                        pour en percer son coeur innocent, elle se mit &agrave;                        pleurer et dit:<br>                       - 0, cher chasseur, laisse-moi la vie ! je m'enfoncerai                        au plus profond de la for&ecirc;t et ne rentrerai jamais                        &agrave; la maison. <br>                       Et parce qu'elle &eacute;tait belle, le chasseur eut piti&eacute;                        d'elle et dit:<br>                       - Sauve-toi, pauvre enfant ! <br>                       Les b&ecirc;tes de la for&ecirc;t auront t&ocirc;t fait                        de te d&eacute;vorer ! songeait-il. Et malgr&eacute; tout,                        il se sentait soulag&eacute; de ne pas avoir d&ucirc; la                        tuer. Un marcassin passait justement. Il le tua de son poignard,                        prit ses poumons et son foie et les apporta &agrave; la                        reine comme preuves de la mort de Blanche-Neige. Le cuisinier                        re&ccedil;ut ordre de les appr&ecirc;ter et la m&eacute;chante                        femme les mangea, s'imaginant qu'ils avaient appartenu &agrave;                        Blanche-Neige. </font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">L</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">a                        pauvre petite, elle, &eacute;tait au milieu des bois, toute                        seule. Sa peur &eacute;tait si grande qu'elle regardait                        toutes les feuilles de la for&ecirc;t sans savoir ce qu'elle                        allait devenir. Elle se mit &agrave; courir sur les cailloux                        pointus et &agrave; travers les &eacute;pines. Les b&ecirc;tes                        sauvages bondissaient autour d'elle, mais ne lui faisaient                        aucun mal. Elle courut jusqu'au soir, aussi longtemps que                        ses jambes purent la porter. Elle aper&ccedil;ut alors une                        petite maisonnette et y p&eacute;n&eacute;tra pour s'y reposer.                        Dans la maisonnette, tout &eacute;tait minuscule, gracieux                        et propre. On y voyait une petite table couverte d'une nappe                        blanche, avec sept petites assiettes et sept petites cuill&egrave;res,                        sept petites fourchettes et sept petits couteaux, et aussi                        sept petits gobelets. Contre le mur, il y avait sept petits                        lits align&eacute;s les uns &agrave; c&ocirc;t&eacute; des                        autres et recouverts de draps tout blancs. Blanche-Neige                        avait si faim et si soif qu'elle prit dans chaque assiette                        un peu de l&eacute;gumes et de pain et but une goutte de                        vin dans chaque gobelet: car elle ne voulait pas manger                        la portion tout enti&egrave;re de l'un des convives. Fatigu&eacute;e,                        elle voulut ensuite se coucher. Mais aucun des lis ne lui                        convenait ; l'un &eacute;tait trop long, l'autre trop court.                        Elle les essaya tous. Le septi&egrave;me, enfin, fut &agrave;                        sa taille. Elle s'y allongea, se confia &agrave; Dieu et                        s'endormit.<br>                       Quand la nuit fut compl&egrave;tement tomb&eacute;e, les                        propri&eacute;taires de la maisonnette arriv&egrave;rent.                        C'&eacute;tait sept nains qui, dans la montagne, travaillaient                        &agrave; la mine. Ils allum&egrave;rent leurs sept petites                        lampes et quand la lumi&egrave;re illumina la pi&egrave;ce,                        ils virent que quelqu'un y &eacute;tait venu, car tout n'&eacute;tait                        plus tel qu'ils l'avaient laiss&eacute;. <br>                       - Le premier dit: Qui s'est assis sur ma petite chaise                        ? <br>                       - Le deuxi&egrave;me: Qui a mang&eacute; dans ma petite                        assiette ? <br>                       - Le troisi&egrave;me: Qui a pris de mon pain ? <br>                       - Le quatri&egrave;me: Qui a mang&eacute; de mes l&eacute;gumes                        ? <br>                       - Le cinqui&egrave;me: Qui s'est servi de ma fourchette                        ? <br>                       - Le sixi&egrave;me: Qui a coup&eacute; avec mon couteau                        ? <br>                       - Le septi&egrave;me: Qui a bu dans mon gobelet ? <br>                       Le premier, en se retournant, vit que son lit avait &eacute;t&eacute;                        d&eacute;rang&eacute;. <br>                       - Qui a touch&eacute; &agrave; mon lit ? dit-il. <br>                       Les autres s'approch&egrave;rent en courant et chacun s'&eacute;cria                       :<br>                       - Dans le mien aussi quelqu'un s'est couch&eacute; ! <br>                       Mais le septi&egrave;me, quand il regarda son lit, y vit                        Blanche-Neige endormie. Il appela les autres, qui vinrent                        bien vite et pouss&egrave;rent des cris &eacute;tonn&eacute;s.                        Ils prirent leurs sept petites lampes et &eacute;clair&egrave;rent                        le visage de Blanche-Neige. <br>                       - Seigneur Dieu ! Seigneur Dieu ! s'&eacute;cri&egrave;rent-ils                        ; que cette enfant est jolie !<br>                       Ils en eurent tant de joie qu'ils ne l'&eacute;veill&egrave;rent                        pas et la laiss&egrave;rent dormir dans le petit lit. Le                        septi&egrave;me des nains coucha avec ses compagnons, une                        heure avec chacun, et la nuit passa ainsi. <br>                       Au matin, Blanche-Neige s'&eacute;veilla. Quand elle vit                        les sept nains, elle s'effraya. Mais ils la regardaient                        avec amiti&eacute; et posaient d&eacute;j&agrave; des questions                       :<br>                       - Comment t'appelles-tu ? <br>                       - Je m'appelle Blanche-Neige, r&eacute;pondit-elle. <br>                       - Comment es-tu venue jusqu'&agrave; nous ? <br>                       Elle leur raconta que sa belle-m&egrave;re avait voulu la                        faire tuer, mais que le chasseur lui avait laiss&eacute;                        la vie sauve et qu'elle avait ensuite couru tout le jour                        jusqu'&agrave; ce qu'elle trouv&acirc;t cette petite maison.                        Les nains lui dirent: <br>                       - Si tu veux t'occuper de notre m&eacute;nage, faire &agrave;                        manger, faire les lits, laver, coudre et tricoter, si tu                        tiens tout en ordre et en propret&eacute;, tu pourras rester                        avec nous et tu ne manqueras de rien. <br>                       - D'accord, d'accord de tout mon c&#156;ur, dit Blanche-Neige.                        <br>                       Et elle resta aupr&egrave;s d'eux. Elle s'occupa de la maison.                        le matin, les nains partaient pour la montagne o&ugrave;                        ils arrachaient le fer et l'or ; le soir, ils s'en revenaient                        et il fallait que leur repas f&ucirc;t pr&ecirc;t. Toute                        la journ&eacute;e, la jeune fille restait seule ; les bons                        petits nains l'avaient mise en garde:<br>                       - M&eacute;fie-toi de ta belle-m&egrave;re ! Elle saura                        bient&ocirc;t que tu es ici ; ne laisse entrer personne                        ! <br>                       La reine, cependant, apr&egrave;s avoir mang&eacute; les                        poumons et le foie de Blanche-Neige, s'imaginait qu'elle                        &eacute;tait redevenue la plus belle de toutes. Elle se                        mit devant son miroir et demanda:</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Le miroir r&eacute;pondit         :</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle ici, <br>         Mais, par-del&agrave; les monts d'airain, <br>         Aupr&egrave;s des gentils petits nains, <br>         Blanche-Neige est mille fois plus belle. </font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">L</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">a                        reine en fut boulevers&eacute;e ; elle savait que le miroir                        ne pouvait mentir. Elle comprit que le chasseur l'avait                        tromp&eacute;e et que Blanche-Neige &eacute;tait toujours                        en vie. Elle se creusa la t&ecirc;te pour trouver un nouveau                        moyen de la tuer car aussi longtemps qu'elle ne serait pas                        la plus belle au pays, elle savait que la jalousie ne lui                        laisserait aucun repos. Ayant finalement d&eacute;couvert                        un stratag&egrave;me, elle se farda le visage et s'habilla                        comme une vieille marchande ambulante. Elle &eacute;tait                        m&eacute;connaissable. <br>         Ainsi d&eacute;guis&eacute;e, elle franchit les sept montagnes derri&egrave;re          lesquelles vivaient les sept nains. Elle frappa &agrave; la porte et dit         : <br>         - J'ai du beau, du bon &agrave; vendre, &agrave; vendre !<br>         Blanche-Neige regarda par la fen&ecirc;tre et dit: <br>         - Bonjour, cher Madame, qu'avez-vous &agrave; vendre ? <br>         - De la belle, de la bonne marchandise, r&eacute;pondit-elle, des corselets          de toutes les couleurs.<br>         Elle lui en montra un tress&eacute; de soie multicolore. <br>         &laquo; Je peux bien laisser entrer cette honn&ecirc;te femme ! &raquo;          se dit Blanche-Neige. Elle d&eacute;verrouilla la porte et acheta le joli          corselet. <br>         - Enfant ! dit la vieille. Comme tu t'y prends ! Viens, je vais te l'ajuster          comme il faut !<br>         Blanche-Neige &eacute;tait sans m&eacute;fiance. Elle se laissa passer          le nouveau corselet. Mais la vieille serra rapidement et si fort que la          jeune fille perdit le souffle et tomba comme morte. <br>         - Et maintenant, tu as fini d'&ecirc;tre la plus belle, dit la vieille          en s'enfuyant. <br>         Le soir, peu de temps apr&egrave;s, les sept nains rentr&egrave;rent &agrave;          la maison. Quel effroi fut le leur lorsqu'ils virent leur ch&egrave;re          Blanche-Neige &eacute;tendue sur le sol, immobile et comme sans vie !          Ils la soulev&egrave;rent et virent que son corselet la serrait trop.          Ils en coup&egrave;rent vite le cordonnet. La jeune fille commen&ccedil;a          &agrave; respirer doucement et, peu &agrave; peu, elle revint &agrave;          elle. Quand les nains apprirent ce qui s'&eacute;tait pass&eacute;, ils          dirent: <br>         - La vieille marchande n'&eacute;tait autre que cette m&eacute;cr&eacute;ante          de reine. Garde-toi et ne laisse entrer personne quand nous ne serons          pas l&agrave; ! <br>         La m&eacute;chante femme, elle, d&egrave;s son retour au ch&acirc;teau,          s'&eacute;tait plac&eacute;e devant son miroir et avait demand&eacute;         :</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, Miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Une nouvelle fois,          le miroir avait r&eacute;pondu:</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle ici. <br>         Mais, par-del&agrave; les monts d'airain, <br>         Aupr&egrave;s des gentils petits nains, <br>         Blanche-Neige est mille fois plus belle. </font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">Q</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">uand                        la reine entendit ces mots, elle en fut si boulevers&eacute;e                        qu'elle sentit son c&#156;ur &eacute;touffer. Elle comprit                        que Blanche-Neige avait recouvr&eacute; la vie. <br>         - Eh bien ! dit-elle, je vais trouver quelque moyen qui te fera dispara&icirc;tre          &agrave; tout jamais ! <br>         Par un tour de sorcellerie qu'elle connaissait, elle empoisonna un peigne.          Elle se d&eacute;guisa &agrave; nouveau et prit l'aspect d'une autre vieille          femme. <br>         Elle franchit ainsi les sept montagnes en direction de la maison des sept          nains, frappa &agrave; la porte et cria: <br>         - Bonne marchandise &agrave; vendre !<br>         Blanche-Neige regarda par la fen&ecirc;tre et dit:<br>         - Passez votre chemin ! je n'ai le droit d'ouvrir &agrave; quiconque.          <br>         - Mais tu peux bien regarder, dit la vieille en lui montrant le peigne          empoisonn&eacute;. Je vais te peigner joliment. <br>         La pauvre Blanche-Neige ne se douta de rien et laissa faire la vieille          ; &agrave; peine le peigne eut-il touch&eacute; ses cheveux que le poison          agit et que la jeune fille tomba sans connaissance. <br>         - Et voil&agrave; ! dit la m&eacute;chante femme, c'en est fait de toi,          prodige de beaut&eacute; !<br>         Et elle s'en alla. Par bonheur, le soir arriva vite et les sept nains          rentr&egrave;rent &agrave; la maison. Quand ils virent Blanche-Neige &eacute;tendue          comme morte sur le sol, ils song&egrave;rent aussit&ocirc;t &agrave; la          mar&acirc;tre, cherch&egrave;rent et trouv&egrave;rent le peigne empoisonn&eacute;.          D&egrave;s qu'ils l'eurent retir&eacute; de ses cheveux, Blanche-Neige          revint &agrave; elle et elle leur raconta ce qui s'&eacute;tait pass&eacute;.          Ils lui demand&egrave;rent une fois de plus d'&ecirc;tre sur ses gardes          et de n'ouvrir &agrave; personne. <br>         Rentr&eacute;e chez elle, la reine s'&eacute;tait plac&eacute;e devant          son miroir et avait demand&eacute;:</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au Pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Comme la fois pr&eacute;c&eacute;dente,          le miroir r&eacute;pondit:</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle ici. <br>         Mais, par-del&agrave; les monts d'airain, <br>         Aupr&egrave;s des gentils petits nains, <br>         Blanche-Neige est mille fois plus belle. </font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">Q</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">uand                        la reine entendit cela, elle se mit &agrave; trembler de                        col&egrave;re. <br>         - Il faut que Blanche-Neige meure ! s'&eacute;cria-t-elle, duss&eacute;-je          en p&eacute;rir moi-m&ecirc;me !<br>         Elle se rendit dans une chambre sombre et isol&eacute;e o&ugrave; personne          n'allait jamais et y pr&eacute;para une pomme empoisonn&eacute;e. Ext&eacute;rieurement,          elle semblait belle, blanche et rouge, si bien qu'elle faisait envie &agrave;          quiconque la voyait ; mais il suffisait d'en manger un tout petit morceau          pour mourir.<br>         Quand tout fut pr&ecirc;t, la reine se farda le visage et se d&eacute;guisa          en paysanne. Ainsi transform&eacute;e, elle franchit les sept montagnes          pour aller chez les sept nains. Elle frappa &agrave; la porte. Blanche-Neige          se pencha &agrave; la fen&ecirc;tre et dit: <br>         - Je n'ai le droit de laisser entrer quiconque ici ; les sept nains me          l'ont interdit. <br>         - D'accord ! r&eacute;pondit la paysanne. J'arriverai bien &agrave; vendre          mes pommes ailleurs ; mais je vais t'en offrir une. <br>         - Non, dit Blanche-Neige, je n'ai pas le droit d'accepter quoi que ce          soit. <br>         - Aurais-tu peur d'&ecirc;tre empoisonn&eacute;e ? demanda la vieille.          Regarde: je partage la pomme en deux ; tu mangeras la moiti&eacute; qui          est rouge, moi, celle qui est blanche. <br>         La pomme avait &eacute;t&eacute; trait&eacute;e avec tant d'art que seule          la moiti&eacute; &eacute;tait empoisonn&eacute;e. Blanche-Neige regarda          le fruit avec envie et quand elle vit que la paysanne en mangeait, elle          ne put r&eacute;sister plus longtemps. Elle tendit la main et prit la          partie empoisonn&eacute;e de la pomme. &Agrave; peine y eut-elle mis les          dents qu'elle tomba morte sur le sol. La reine la regarda de ses yeux          m&eacute;chants, ricana et dit: <br>         - Blanche comme neige, rose comme sang, noir comme &eacute;b&egrave;ne          ! Cette fois-ci, les nains ne pourront plus te r&eacute;veiller ! <br>         Et quand elle fut de retour chez elle, et demanda au miroir:</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Celui-ci r&eacute;pondit          enfin: </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle au pays. </font></p>                     <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+3" color="#FF0000">E</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">t                        son coeur jaloux trouva le repos, pour autant qu'un coeur                        jaloux puisse le trouver. <br>         Quand, au soir, les petits nains arriv&egrave;rent chez eux, ils trouv&egrave;rent          Blanche-Neige &eacute;tendue sur le sol, sans souffle. Ils la soulev&egrave;rent,          cherch&egrave;rent s'il y avait quelque chose d'empoisonn&eacute;, d&eacute;firent          son corselet, coiff&egrave;rent ses cheveux, la lav&egrave;rent avec de          l'eau et du vin. Mais rien n'y fit: la ch&egrave;re enfant &eacute;tait          morte et morte elle restait. Ils la plac&egrave;rent sur une civi&egrave;re,          s'assirent tous les sept autour d'elle et pleur&egrave;rent trois jours          durant. Puis ils se pr&eacute;par&egrave;rent &agrave; l'enterrer. Mais          elle &eacute;tait rest&eacute;e fra&icirc;che comme un &ecirc;tre vivant          et ses jolies joues &eacute;taient roses comme auparavant. <br>         Ils dirent:<br>         - Nous ne pouvons la mettre dans la terre noire. <br>         Ils fabriqu&egrave;rent un cercueil de verre transparent o&ugrave; on          pourrait la voir de tous les c&ocirc;t&eacute;s, l'y install&egrave;rent          et &eacute;crivirent dessus son nom en lettres d'or, en ajoutant qu'elle          &eacute;tait fille de roi. Ils port&egrave;rent le cercueil en haut de          la montagne et l'un d'eux, sans cesse, monta la garde aupr&egrave;s de          lui. <br>         Longtemps Blanche-Neige resta ainsi dans son cercueil toujours aussi jolie.          Il arriva qu'un jour un prince qui chevauchait par la for&ecirc;t s'arr&ecirc;ta          &agrave; la maison des nains pour y passer la nuit. Il vit le cercueil          au sommet de la montagne, et la jolie Blanche-Neige. Il dit aux nains         : <br>         - Laissez-moi le cercueil ; je vous en donnerai ce que vous voudrez. <br>         Mais les nains r&eacute;pondirent:<br>         - Nous ne vous le donnerons pas pour tout l'or du monde. <br>         Il dit: <br>         - Alors donnez-le-moi pour rien ; car je ne pourrai plus vivre sans voir          Blanche-Neige ; je veux lui rendre honneur et respect comme &agrave; ma          bien-aim&eacute;e. <br>         Quand ils entendirent ces mots, les bons petits nains furent saisis de          compassion et ils lui donn&egrave;rent le cercueil. Le prince le fit emporter          sur les &eacute;paules de ses serviteurs. Comme ils allaient ainsi, l'un          d'eux buta sur une souche. La secousse fit glisser hors de la gorge de          Blanche-Neige le morceau de pomme empoisonn&eacute;e qu'elle avait mang&eacute;.          Bient&ocirc;t apr&egrave;s, elle ouvrit les yeux, souleva le couvercle          du cercueil et se leva. Elle &eacute;tait de nouveau vivante !<br>         - Seigneur, o&ugrave; suis-je ? demanda-t-elle. <br>         - Aupr&egrave;s de moi, r&eacute;pondit le prince, plein d'all&eacute;gresse.          <br>         Il lui raconta ce qui s'&eacute;tait pass&eacute;, ajoutant: <br>         - Je t'aime plus que tout au monde ; viens avec moi, tu deviendras ma          femme. <br>         Blanche-Neige accepta. Elle l'accompagna et leurs noces furent c&eacute;l&eacute;br&eacute;es          avec magnificence et splendeur. <br>         La m&eacute;chante reine, belle-m&egrave;re de Blanche-Neige, avait &eacute;galement          &eacute;t&eacute; invit&eacute;e au mariage. Apr&egrave;s avoir rev&ecirc;tu          ses plus beaux atours, elle prit place devant le miroir et demanda: </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Miroir, miroir joli,          <br>         Qui est la plus belle au pays ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Le miroir r&eacute;pondit         :</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">Madame la reine,          vous &ecirc;tes la plus belle ici, <br>         Mais la jeune souveraine est mille fois plus belle. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1">La m&eacute;chante          femme prof&eacute;ra un affreux juron et elle eut si peur, si peur qu'elle          en perdit la t&ecirc;te.</font></p>                     <center>                     </center>                     <p>                        <center>                       </center>                       <center>                         <center>                           <a href="../stories.html"> Back to Stories Menu</a>                          </center>                     </center>                     </td>             </tr>         </table>         </center></div></td>     </tr> </table> </center></div>  <!-- eStat --> <br> <center> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!-- var _UJS=0; //--> </SCRIPT> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript" SRC="http://perso.estat.com/js/m.js"></SCRIPT>   <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!-- if(_UJS) _estat('233033126285','blanche_neige','stories'); //--> </SCRIPT> </center> <!-- /eStat -->  </body> </html> 
