<HTML> <!--This file created 1/2/01 21:44 by Claris Home Page version 3.0This file created 15/3/01 22:52 by Claris Home Page version 3.0This file created 15/3/01 22:52 by Claris Home Page version 3.0This file created 16/03/1 22:27 by Claris Home Page version 3.0This file created 16/3/01 22:33 by Claris Home Page version 3.0This file created 17/3/01 23:53 by Claris Home Page version 3.0This file created 30/4/01 16:45 by Claris Home Page version 3.0This file created 19/12/01 15:39 by Claris Home Page version 3.0--> <!--This file created 27/12/01 21:38 by Claris Home Page version 3.0--> <HEAD>    <TITLE>bibliocides</TITLE>    <META NAME=GENERATOR CONTENT="Claris Home Page 3.0">    <X-CLARIS-WINDOW TOP=66 BOTTOM=501 LEFT=8 RIGHT=538>    <X-CLARIS-TAGVIEW MODE=minimal> </HEAD> <BODY> <CENTER><FONT SIZE="-2" FACE="Palatino" COLOR="#000000"><IMG SRC="adattl.gif" WIDTH=339 HEIGHT=51 ALIGN=bottom></FONT>  <P><FONT FACE="Palatino" COLOR="#000000">notes pour un</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+3" FACE="Palatino" COLOR="#CC0000">dictionnaire des bibliocides</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+2" FACE="Palatino">iconoclastes et &eacute;cumeurs d'archives</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1" FACE="Palatino">&eacute;galement une quantit&eacute; de censeurs obtus</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1" FACE="Palatino">d'illumin&eacute;s, d'obscurantistes et de m&ecirc;le-tout</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1" FACE="Palatino">plusieurs veufs et veuves abusives</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1" FACE="Palatino">un choix de tra&icirc;ne-sabre, divers pr&eacute;lats</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1" FACE="Palatino">et une liste d'autres nuisibles</FONT></P></CENTER>  <P><FONT FACE="Palatino">  <HR>  </FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">BACHELIN (Henri)&nbsp;: voir RENARD Jules, Mme.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">BELLARMIN (Cardinal Robert). A la t&ecirc;te de l'Inquisition, en 1615, condamne Galil&eacute;e, qui ne l'avait pas vol&eacute;, puisqu'il avait d&eacute;montr&eacute; que la Terre tourne autour du Soleil, contrairement &agrave; ce que professaient l'Eglise, la Bible et Aristote&nbsp;- et qui se permettait en plus de faire de l'ironie sur Josu&eacute;. (1542-1621, b&eacute;atifi&eacute; en 1924, canonis&eacute; en 1931.)</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">CESAR (Jules). En 47 av. J.-C., C&eacute;sar prend Alexandrie. Les entrep&ocirc;ts br&ucirc;lent et mettent le feu &agrave; la biblioth&egrave;que d'Alexandrie. </FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">GORBATCHEV (Micka&iuml;l). Des incomp&eacute;tents dangereux d&eacute;truisent un manuscrit, un tableau, un temple. Il est plus rare qu'on fasse dispara&icirc;tre un pays, mais cet homme d'Etat russe parvint &agrave; effacer de la carte le pays qu'il dirigeait. (1931-)</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino"><A NAME=Ancra></A>HUBBARD (Lafayette Ron). Romancier populaire et fondateur d'une parodie de la psychanalyse et d'une organisation souvent condamn&eacute;e par les cours p&eacute;nales, appel&eacute;e Eglise de scientologie. </FONT><A HREF="dicoimbeciles.htm#Anc"><FONT FACE="Palatino">VOIR LE DICTIONNAIRE DE L'INFAMIE</FONT></A><FONT FACE="Palatino">. Hubbard doit sa pr&eacute;sence dans ces pages &agrave; la plus ambitieuse op&eacute;ration de vol et de destruction d'archives du 20e si&egrave;cle. L'op&eacute;ration Blanche Neige (rien &agrave; voir avec un c&eacute;l&egrave;bre conte de Grimm) consista &agrave; infiltrer &agrave; peu pr&egrave;s toutes les administrations am&eacute;ricaines, jusqu'au plus haut niveau, et &agrave; voler ou &agrave; photocopier des dizaines de milliers de pages d'archives concernant Hubbard et son racket. Les taupes de Hubbard pill&egrave;rent les archives du FBI, qui avait des dossiers extr&ecirc;mement complets sur la Scientologie, mais aussi celles de la justice, de l'administration fiscale, des garde-c&ocirc;tes et de la Drug Enforcement Agency. Hubbard voulait &eacute;videmment &ecirc;tre averti par ses taupes de toute inculpation &eacute;ventuelle, et il voulait &eacute;viter d'autre part que la post&eacute;rit&eacute; ne se pench&acirc;t sur les d&eacute;buts de son &#171;&nbsp;Eglise&nbsp;&#187;. L'op&eacute;ration Blanche Neige tourna mal. Sa troisi&egrave;me femme fut arr&ecirc;t&eacute;e, ainsi que plusieurs de ses collaborateurs. Il lui &eacute;crivit que, si elle l'aimait, elle devait se suicider. </FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">ICONOCLASTES. Nom d'une secte d'h&eacute;r&eacute;tiques du 8e si&egrave;cle qui s'&eacute;taient donn&eacute;s pour t&acirc;che de supprimer l'art sacr&eacute;. C'est &agrave; cause d'eux que si peu de repr&eacute;sentations religieuses des premiers si&egrave;cles sont parvenues jusqu'&agrave; nous. Condamn&eacute;s par le deuxi&egrave;me concile de Nic&eacute;e (787). </FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">LANDA (Don Diego de). Ce franciscain, &eacute;v&ecirc;que du Yucatan, fit d&eacute;truire une biblioth&egrave;que de 259 manuscrits maya - et raya de l'histoire une civilisation -, parce qu'il estimait &agrave; juste titre que tous ces livres ne devaient pas &ecirc;tre bien catholiques. Il les rempla&ccedil;a avantageusement en &eacute;crivant une Relation des choses du Yucatan. Il s'agit d'une collection ennuyeuse et bigote de diverses sornettes, &eacute;crites dans un affreux volap&uuml;k.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">MAGNARD (Francis). R&eacute;dacteur en chef du <I>Figaro</I> en 1887. Donnait des le&ccedil;ons d'&eacute;criture &agrave; Villiers de l'Isle-Adam&nbsp;:</FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">&#171;&nbsp;Cher Monsieur,</FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">Vous allez probablement trouver que je suis un bourgeois infect&nbsp;: mais j'aime mieux vous dire tout de suite que je trouve votre placard &#91;<I>Le Couronnement de M. Gr&eacute;vy</I>&#93; absolument incompr&eacute;hensible.</FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">Les fantaisies de cet ordre doivent &ecirc;tre tr&egrave;s courtes ou extr&ecirc;mement r&eacute;ussies...&nbsp;&#187;</FONT></P>  <P><FONT SIZE="-1" FACE="Palatino">Source&nbsp;: Correspondance g&eacute;n&eacute;rale de Villiers (tome second, p. 202) lettre en date du 27 novembre 1887.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">MALRAUX (Andr&eacute;). Aventurier, trafiquant d'art, le futur ministre de la Culture de De Gaulle commen&ccedil;a sa carri&egrave;re en d&eacute;bitant des temples Khmer &agrave; la scie pour en revendre les statues. Il eut la maladresse de se faire pincer. Clara Malraux se d&eacute;mena dans le milieu parisien (celui des intellectuels) pour faire &eacute;largir le futur grand homme et d&eacute;j&agrave; romancier. Malraux fut &eacute;galement le protagoniste d'une petite exp&eacute;dition en avion au royaume de la reine de Saba, qui n'eut que le d&eacute;faut d'avoir &eacute;t&eacute; quelque peu &#171;&nbsp;bidonn&eacute;e&nbsp;&#187;.</FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">M&ecirc;me le transfert de sa d&eacute;pouille au Panth&eacute;on (1996), c&eacute;r&eacute;monie command&eacute;e par le pouvoir gaulliste, fut bizarre, car elle donna amplement l'occasion aux m&eacute;dias de rediffuser son intervention de ministre la plus c&eacute;l&egrave;bre, qui &eacute;tait justement le discours de r&eacute;ception des cendres de Jean Moulin au Panth&eacute;on, en 1964, de sorte que, par une sorte de loucherie de l'histoire, on ne savait plus au juste qui enterrait qui, ni pourquoi. (1901-1976)</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">MAO ZEDONG. Dictateur chinois. Outre de nombreuses campagnes de massacre g&eacute;n&eacute;ral (l'objectif &eacute;tait souvent d'&eacute;cr&eacute;mer 5 &agrave; 10&nbsp;% de la population) et l'organisation syst&eacute;matique de la plus grande famine qu'ait connue l'histoire, celle du Grand bond en avant (1958-1961, 50 millions de morts), Mao est rest&eacute; c&eacute;l&egrave;bre pour la R&eacute;volution culturelle (1966-1968), confi&eacute;e aux c&eacute;l&egrave;bres Gardes rouges (qui n'&eacute;taient autres que les lyc&eacute;ens et les &eacute;tudiants fanatis&eacute;s, dont les premi&egrave;res victimes furent, in&eacute;vitablement, leurs propres professeurs). La R&eacute;volution culturelle fit un petit million de morts seulement, mais permit de d&eacute;truire temples, livres, manuscrits anciens, Corans chez les Ouighours, et jusqu'aux costumes de l'op&eacute;ra de P&eacute;kin et &agrave; de grands morceaux de la Grande Muraille de Chine, dont les briques furent reconverties en porcheries. Apr&egrave;s deux ans, le r&eacute;gime trouva que la plaisanterie avait assez dur&eacute; et les Gardes rouges furent tu&eacute;s ou envoy&eacute;s aux champs. Le Tibet, occup&eacute; depuis 1950, fut durement touch&eacute; par la R&eacute;volution culturelle. A la fin des r&eacute;jouissances, seuls 13 des 6259 temples fonctionnaient encore. Zhou Enlai avait d&ucirc; faire prot&eacute;ger le Potala de Lhassa par la troupe pour emp&ecirc;cher sa destruction. En 1983, une mission venue de Lhassa retrouva &agrave; P&eacute;kin 32 tonnes de reliques tib&eacute;taines, qui incluaient 13537 statues et statuettes. Si le g&eacute;nocide physique contre les Tib&eacute;tains men&eacute; depuis l'occupation n'a &eacute;t&eacute; que partiellement men&eacute; &agrave; bien (le gouvernement tib&eacute;tain en exil parle de l'assassinat d'un Tib&eacute;tain sur quatre), Mao a incontestablement achev&eacute; le culturicide. (1893-1976) </FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">MICHEL (Louise). Pendant la Commune de Paris, voulait absolument mettre le feu au Louvre. Les nouvelles circulant encore plus vite et &eacute;tant encore plus d&eacute;form&eacute;es que de nos jours, Nietzsche crut que c'&eacute;tait fait et &eacute;crivit des pages poignantes sur la fin de la civilisation occidentale. (1830-1905)</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">OMAR (Calife). Derni&egrave;re incendiaire de la biblioth&egrave;que d'Alexandrie, en 642. Selon la l&eacute;gende, quand on lui demanda ce qu'il fallait faire de tous ces bouquins, aurait r&eacute;pondu non sans logique&nbsp;: &#171;&nbsp;S'ils sont conformes au Coran, ils ne servent &agrave; rien, s'ils sont contraires au Coran, ils sont nocifs.&nbsp;&#187;</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">OMAR (Mollah Mohammed)&nbsp;: Chef de la milice islamiste au pouvoir en Afghanistan de 1995 jusqu'en d&eacute;cembre 2001. L'Afghanistan des talibans ressemblait davantage, toutes proportions gard&eacute;es, au Cambodge de Pol Pot qu'&agrave; un Etat islamique m&ecirc;me tr&egrave;s r&eacute;trograde. Toute activit&eacute; de l'esprit autre que la m&eacute;morisation et la psalmodie du Coran fut bannie et s&eacute;v&egrave;rement r&eacute;prim&eacute;e. La t&eacute;l&eacute;vision fut interdite. La musique disparut. les jeux d'enfants (le cerf-volant) et ceux des adultes (le match de polo avec un mouton mort en guise de balle) furent prohib&eacute;s. Le seul spectacle autoris&eacute; &eacute;tait l'ex&eacute;cution d'une balle dans la nuque des suspects du r&eacute;gime et l'amputation de la main et du pied des voleurs, organis&eacute;es tous les vendredis dans les stades. Les seuls livres qui surv&eacute;curent furent ceux qu'on avait cach&eacute;s. Le r&eacute;gime mit un point d'honneur &agrave; interdire l'alphab&eacute;tisation des filles, car on voyait dans le fait de savoir lire la cause de tous les d&eacute;vergondages. Une police de la rectitude morale avait pour t&acirc;che de menacer, tabasser, enfermer et liquider ceux qui ne montraient pas assez de ferveur, par exemple les paysans qui pr&eacute;tendaient cultiver leur champ au lieu de b&acirc;tir des mosqu&eacute;es.</FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">Omar ordonna en f&eacute;vrier 2001 la destruction syst&eacute;matique de toutes les statues se trouvant sur son territoire, &agrave; commencer par les bouddhas g&eacute;ants sculpt&eacute;s dans la falaise de Bamian au centre du pays. Non seulement l'Islam n'a jamais condamn&eacute; les images des civilisations qui l'ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; (les grands voyageurs musulmans des si&egrave;cles pass&eacute;s ont au contraire consid&eacute;r&eacute; les bouddhas de Bamian comme faisant partie des merveilles du monde), mais il semble que les destructions bien visibles de ce qui ne pouvait pas se d&eacute;placer aient &eacute;t&eacute; un &eacute;cran de fum&eacute;e destin&eacute; &agrave; cacher le pillage et le trafic de ce qui ne pouvait &ecirc;tre emport&eacute;.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">POL POT (Saloth Sar). Dictateur cambodgien. A la t&ecirc;te des Khmers rouges, il mit en oeuvre, entre 1976 et l'invasion vietnamienne de 1979, le g&eacute;nocide de ses concitoyens (3 millions de morts selon les chiffres officiels, presque certainement 2 millions&nbsp;; Pol Pot aurait envisag&eacute; d'en tuer 5 millions de plus, estimant qu'un million d'habitants &eacute;tait largement suffisant pour le pays), mais aussi le programme de destruction de toute culture probablement le plus ambitieux et le plus bizarre que l'histoire ait connu. 5857 &eacute;coles, 1987 pagodes, 108 mosqu&eacute;es, l'&eacute;glise catholique de Phnom Penh, 796 h&ocirc;pitaux, de nombreuses usines, furent d&eacute;truits, mais ce n'&eacute;tait l&agrave; que broutille. Toute la population fut d&eacute;port&eacute;e &agrave; la campagne. La seule activit&eacute; devenait la production de riz et le Cambodgien devait s'y employer exclusivement. Il n'y avait plus ni &eacute;ducation, ni loisirs, ni m&ecirc;me d'infrastructures. 91&nbsp;% des m&eacute;decins du pays furent tu&eacute;s. La monnaie fut supprim&eacute;e, la Banque centrale d&eacute;truite. Tous les livres furent br&ucirc;l&eacute;s. Finalement, le papier lui-m&ecirc;me devint tabou, et la possession de simples papiers d'identit&eacute; ou de photographies de sa famille valut une condamnation &agrave; mort (l'individu devait perdre toute individualit&eacute; et tout sentiment). Assez curieusement, Pol Pot se r&eacute;clamait constamment de la p&eacute;riode d'Angkor. Le r&eacute;gime s'appelait l'Angkar (Angkar padevat, Organisation r&eacute;volutionnaire) et ce n'est qu'en septembre 1977 que l'Angkar fut officiellement identifi&eacute; comme le Parti communiste. Pol Pot lui-m&ecirc;me &eacute;tait l'Angka (les Cambodgiens ignor&egrave;rent presque jusqu'au bout le nom de leur bourreau). </FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">RENARD (Mme Jules). A la mort de Jules Renard, Mme Jules Renard, n&eacute;e Marie Morneau (1871-1938), fit l'&eacute;dition de son Journal, avec Henri Bachelin (1879-1941), en coupant les passages g&ecirc;nants pour les vivants, en tout &agrave; peu pr&egrave;s la moiti&eacute; du texte. Puis, ayant fait cette copie expurg&eacute;e et consid&eacute;rablement trafiqu&eacute;e (erreurs de lectures, omissions, corrections pour ainsi dire dans chaque phrase), elle br&ucirc;la les 54 cahiers du manuscrit.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">SCHIFRES (S&eacute;bastien). Le 30 juin 1998, une manifestation de ch&ocirc;meurs et de sans-papiers occupait les locaux du Conseil constitutionnel. L'&eacute;tudiant S&eacute;bastien Schifres mit la main sur l'un des dix exemplaires originaux de la constitution dans une salle servant ordinairement de bureau au Pr&eacute;sident. Il y inscrivit au stylo rouge&nbsp;: &#171;&nbsp;La dictature capitaliste est abolie, le prol&eacute;tariat d&eacute;cr&egrave;te l'anarchie et le communisme&nbsp;&#187;, avant de d&eacute;chirer le document. Il fut condamn&eacute; le 8 septembre 1998 &agrave; six mois de prison avec sursis par la 23e chambre correctionnelle de Paris.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">TATHAM (Frederick). Il fut l'ami de William Blake et h&eacute;rita de nombreux manuscrits et originaux de Blake que lui laissa la veuve du po&egrave;te et graveur, Catherine. Malheureusement, il se convertit &agrave; l'&eacute;glise d'Irving, une secte fondamentaliste de la moiti&eacute; du 19e si&egrave;cle, et, soucieux d'&eacute;radiquer ce qui &eacute;voquait m&ecirc;me lointainement toute id&eacute;e d'h&eacute;r&eacute;sie ou d'&eacute;rotisme, il fit un holocauste du tout. </FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">THEOPHILE. En 391, le patriarche Th&eacute;ophile ordonna aux fid&egrave;les de d&eacute;truire le serapeum d'Alexandrie. La biblioth&egrave;que fut br&ucirc;l&eacute;e aussi. Elle comptait 500&nbsp;000 rouleaux.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><FONT FACE="Palatino">WERTHAM (Fredric). Auteur du plus c&eacute;l&egrave;bre pamphlet contre la bande dessin&eacute;e, <I>Seduction of the Innocent</I> (Rinehart, 1954). Sa diatribe contre les comics r&eacute;v&egrave;le un homme intelligent et observateur, quoique tourment&eacute; d'illusions et anim&eacute; d'un z&egrave;le missionnaire. Ses griefs contre les comics sont, <I>grosso modo</I>, les m&ecirc;mes que ceux des &eacute;ducateurs fran&ccedil;ais de la m&ecirc;me &eacute;poque&nbsp;: les blancs sont de type aryen, tous les h&eacute;ros sont des supermen, les femmes ont de gros seins, de hauts talons et sont sadiques, les m&eacute;chants sont st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;s de fa&ccedil;on raciste, les comics sont lus par des analphab&egrave;tes&nbsp;; enfin et surtout&nbsp;: ils transforment l'enfant en d&eacute;linquant.</FONT></P>  <P><FONT FACE="Palatino">L'influence de son &eacute;tude fut consid&eacute;rable sur les p&eacute;dagogues francophones - persuad&eacute;s d'ailleurs, dans leur compl&egrave;te ignorance du sujet, que ce que lisaient les petits fran&ccedil;ais provenait tout droit d'Am&eacute;rique.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><A HREF="sommarchiv.htm#Ancrage5959"><FONT FACE="Palatino">Retour au sommaire des archives de l'Adamantine</FONT></A></P>  <P></P> </BODY> </HTML> 
