<HTML> <HEAD> <TITLE>12. bras de fer</TITLE>  <style> <!-- 	a {text-decoration: none; } 	A:Hover {text-decoration: underline;} 	.form {width: 150; background-color: #FFFFFF; padding: 3; border-style: solid ; border-width: 1; border-color: #E86519; color: #E86519} 	.forml {width: 450; background-color: #FFCC66; background-position: center bottom; float: none; color: #000000} 	.formo {width: 450; background-color: #970038; background-position: center bottom; float: none; color: #FFFFFF} 	.formlc {width: 200; background-color: #FFCC66; background-position: center bottom; float: none; color: #000000} 	.formoc {width: 200; background-color: #970038; background-position: center bottom; float: none; color: #FFFFFF} 	.formcc {width: 150; background-color: #FFCC66; background-position: center bottom; float: none; color: #000000} 	.cadre {border-style: solid ; border-width: 2; border-color: #6E003A} 	.formcadre {width: 200; background-color: #970038; background-position: center bottom; float: none; color: #FFFFFF; font-family: helvetica, arial; font-size: 10} --> </style>  </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" VLINK="#006666" LINK="#00AAAA">   <CENTER> <BR><BR>   <img src="IMG2/logo-haut.gif" alt="***** VACARME *****" width="731" height="44" border="0" usemap="#maphaut">  <map name="maphaut">    <area shape="rect" coords="250,26,314,43" href="rubrique10.html">     <area shape="rect" coords="328,26,380,42" href="rubrique13.html">     <area shape="rect" coords="1,1,169,43" href="index.html">     <area shape="rect" coords="168,-1,313,22" href="index.html">     <area shape="rect" coords="170,26,234,42" href="rubrique15.html">   <area shape="rect" coords="395,25,458,42" href="rubrique11.html">   <area shape="rect" coords="472,25,547,42" href="rubrique12.html">   <area shape="rect" coords="563,25,657,42" href="rubrique16.html">   <area shape="rect" coords="667,25,751,42" href="rubrique19.html"> </map><P>        <TABLE WIDTH=720 BORDER=0 CELLPADDING=0 CELLSPACING=0> <TR> <TD WIDTH=420>  	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=3> 	<BR><BR><P><B><p class='spip' align='justify'>Le 23 mars, deux millions de personnes manifestent  Rome pour dfendre l'article 18, symbole du statut des travailleurs. Le 16 avril, une grve gnrale paralyse le pays. Le 1er juin, le gouvernement parvient  diviser les syndicats  la table des ngociations. Paolo Testa, syndicaliste  la FIOM, &nbsp;l'aile gauche&nbsp; mtallurgique de la CGIL, donne sa lecture d'une bataille  l'issue incertaine. </p> <p class="spip" align='justify'><i class="spip">Recueilli le 6 juin 2002 et traduit par Salvatore Puglia</i></p></B> 	</font> 	  </TD> <TD WIDTH=50></TD> <TD WIDTH=250 VALIGN="bottom"> 	<BR><BR> 	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=3> 		JUILLET 2002 	</font> 	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=4> 		<BR>par Paolo Testa 	</font> </TD> </TR> <TR> <TD WIDTH=720 COLSPAN=3> <BR><BR> 	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=4> 	<BR>4/ &Agrave; L'ITALIENNE 	<BR><FONT SIZE=6>bras de fer</FONT> 	 	</font> 	<P><BR><BR> </TD> </TR> <TR> <TD WIDTH=420 VALIGN="top">  	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=3> 	<p class='spip' align='justify'>Article 18 du Statut des travailleurs (aux termes de la loi du 20 mai 1970)&nbsp;: &nbsp;<i class="spip"> le juge, en rendant un verdict dclarant inefficace le licenciement, au sens de l'article 2 de ladite loi, annule le licenciement impos hors de juste cause ou de motif justifiable, ou en dclare la nullit conformment  la loi et ordonne  l'employeur [] la rintgration du travailleur  son poste de travail</i>&nbsp; </p> <p class="spip" align='justify'>Une dpche d'agence (ANSA) du 23 mai 2002&nbsp;: &nbsp;<i class="spip">Une heure aprs avoir dclar  son entreprise son inscription  la SLC-CGIL, une employe reoit un tlgramme de la direction qui l'informe de son licenciement. Il s'agit d'une femme de vingt-sept ans qui travaillait dans une entreprise de Foggia de moins de quinze employs. La femme s'tait plainte du non-respect des horaires de travail.</i>&nbsp; </p> <p class="spip" align='justify'>Engageons,  partir de ces quelques lignes, une courte rflexion sur la tentative du gouvernement italien de modifier l'article 18 du Statut des travailleurs et sur ce que signifie sa dfense pour les syndicats. Il y a une nouveaut dans la situation politique italienne&nbsp;: jamais auparavant un gouvernement de la Rpublique italienne n'avait fait siens  ce point les objectifs du systme industriel. Le gouvernement de Berlusconi colle exactement  l'idologie du prsident de la Confindustria&nbsp;[<a href='#nb1' name='nh1' class='spip_note'>1</a>], D'Amato, telle qu'il la formulait devant une assemble d'industriels en mai 2001&nbsp;: 1/ L'entreprise est le fondement du progrs matriel et moral de la socit&nbsp;; par consquent tout ce qui est bon pour l'entreprise est bon pour la socit tout entire&nbsp;; 2/ Pour atteindre ces objectifs, il faut de grandes rformes structurelles, telles que le projet de rforme du droit du travail, avec en son coeur l'abolition de l'article 18 du Statut des travailleurs&nbsp;; 3/Toutes les forces politiques et sociales qui ne collaborent pas  ce but ne comprennent pas qu'il s'agit d'une ncessit du systme conomique actuel, que c'est l'une des facettes de la mondialisation&nbsp;; les syndicats, surtout, ne veulent pas le comprendre&nbsp;; 4/ Le retard dans la ralisation de cette &nbsp;Italie que nous voulons&nbsp; est d  la rigidit du travail. </p> <p class="spip" align='justify'>Face aux protestations, le gouvernement et la Confindustria ont cherch  minimiser la porte de la guerre qu'ils ont dclare au Statut des travailleurs. Ils assurent que leur seul objectif est d'augmenter de quelques points la proportion des travailleurs - actuellement moins de 15% - qui ne sont pas protgs par le Statut. Une telle modification permettrait, d'aprs eux, de rendre les entreprises plus comptitives et de permettre de nouvelles embauches. Ce ne serait donc que cela, l'obstacle  franchir&nbsp;? L se trouverait le centre du problme L'argument ne convainc pas. </p> <p class="spip" align='justify'>Quel est le vritable enjeu de cette rforme Aujourd'hui, 45% des travailleurs sont employs dans une entreprise qui compte entre un et dix salaris, ce qui veut dire que plus de trois millions de postes de travail ne sont pas couverts par les contrats traditionnels et les garanties de l'article 18. Environ 30% des contrats de travail dbuts l'anne dernire ont dur moins d'un mois, 50% moins d'un an, signe d'une flexibilit croissante du travail. Ajoutons que la diversification de maintes entreprises, notamment celle des industries manufacturires cherchant  se lancer dans le domaine des services, a signifi et signifie que les travailleurs occups dans la production sont de moins en moins nombreux. </p> <p class="spip" align='justify'>Les dboires de Fiat-automobile en sont un exemple notable. La plupart des voitures Fiat ne sont plus produites par des ouvriers Fiat. D'une part, la production s'est largement dlocalise, et en Italie mme, elle est confie  des entreprises sous-traitantes. D'autre part, le groupe Fiat s'est reconverti dans les services, o les profits sont trois  quatre fois suprieurs  ceux issus de la production de voitures. Ces stratgies financires expliquent en partie les graves difficults actuelles du gant italien de l'automobile. Cela va videmment entraner un plan de redressement, avec recours  la mobilit durable, telle que les pr-retraites et les &nbsp;casse integrazione&nbsp;&nbsp;[<a href='#nb2' name='nh2' class='spip_note'>2</a>]. Dans les deux prochaines annes, dix mille emplois disparatront avec des effets dvastateurs pour les entreprises sous-traitantes. </p> <p class="spip" align='justify'>Dans ce contexte, on comprend aisment que le rel objectif du gouvernement et des patrons n'est pas de <i class="spip">dplacer</i> le seuil fatidique des 15%, dj largement brch. Leur objectif est de <i class="spip">l'abattre</i>, et cela au bnfice notamment des moyennes et des grandes entreprises. Le gouvernement et la Confindustria veulent restaurer la comptitivit des industries, mais ne conoivent pas cette comptition en termes d'innovation et de qualit&nbsp;; ils ne pensent qu'en termes de flexibilit du travail et de compression des droits. Dans le mme ordre de raisonnement, la baisse des cots de production doit tre atteinte par la baisse du cot du travail et des impts, et non pas par l'innovation dans la technologie ou dans les produits. </p> <p class="spip" align='justify'>Supprimer de notre systme juridique le contrle des licenciements injustifis tabli par l'article 18 consiste en fait  dtruire la capacit des syndicats  dfendre les garanties contractuelles des travailleurs&nbsp;;  accrotre, en somme, la surveillance des prestations des travailleurs, en rduisant les relations et les confrontations sociales  des formalits. Les dlgus syndicaux, dans les annes 1970, jouaient un rle fondamental dans le contrle de leur prestation par les travailleurs, ils s'taient mme constitus pour cela. Actuellement toutes les nouvelles formes de travail (temps partiel, atypiques&nbsp;[<a href='#nb3' name='nh3' class='spip_note'>3</a>], intrimaires) sont presque entirement dpourvues de normes ou de garanties contractuelles. Sur ce point, il est vrai, la CGIL mme et le prcdent gouvernement de centre-gauche portent une grande responsabilit. Le syndicat se doit de faire siennes les questions de la reprsentation, des conditions de travail, en consolidant la rgle de ngociation au niveau national, seule manire de dfendre rellement le salaire des travailleurs. </p> <p class="spip" align='justify'>Aujourd'hui, on veut abattre tous les droit existants, sous prtexte d'en crire des nouveaux, mais trs, trs lentement &nbsp;<i class="spip">Le droit des pres doit tre celui des fils</i>&nbsp; n'est pas seulement un mot d'ordre trs habile de la manifestation nationale de la CGIL du 23 mars dernier,  l'heure o le gouvernement cherchait  opposer les gnrations. C'est aussi l'expression d'un sentiment parfaitement naturel&nbsp;: celui de vouloir dcider de ses droits, de les dfendre et de les transmettre, dans un contexte o les conditions du travail deviennent, de manire gnrale, plus dures. </p> <p class="spip" align='justify'>On ne peut pas avoir une vision partielle et rductrice de la mondialisation, qui rduit la main-d'oeuvre et les tres humains  une question de profit, de libre circulation des marchandises et des capitaux spculatifs et financiers. Ce qui nous spare de l'idologie du gouvernement italien actuel, c'est que, pour nous, le progrs social et civil n'est pas un sous-produit du dveloppement conomique, mais un objectif poursuivi avec conscience.</p> 	 	<P><HR NOSHADE SIZE=1><FONT SIZE=2><P>[<a href='#nh1' name='nb1' class='spip_note'>1</a>] Le MEDEF italien. </p> <p class="spip_note">[<a href='#nh2' name='nb2' class='spip_note'>2</a>]  La CIG (<i class="spip">Cassa Integrazione Guadagni</i>) constitue un dispositif fondamental du <i class="spip">welfare</i> en Italie, diffrent de celui des indemnits de chmage en France. Le rgime de CIG ordinaire peut tre apparent, mais seulement en partie, au chmage technique. La CIG extraordinaire, en revanche, prvoit, sur des priodes de plusieurs annes (et mme  vie), la prise en charge totale par l'tat des employs en &nbsp;<i class="spip">cassa integrazione</i>&nbsp;. Ceux-ci restent salaris de l'entreprise, mais sans emploi, et sont rmunrs  hauteur de 80% de leur dernier salaire par l'tat. Toutes les entreprises ne peuvent pas bnficier du recours  la CIG dans les phases de restructuration, ce qui implique que toutes les personnes ayant perdu leur emploi  la suite de leurs licenciements ne pourront bnficier d'un revenu compensatoire. </p> <p class="spip_note">[<a href='#nh3' name='nb3' class='spip_note'>3</a>] Contrats qui ne font pas rfrence  une convention collective.</p></P></FONT> 	</font> 	  </TD> <TD WIDTH=50></TD> <TD WIDTH=250 VALIGN="top"> 	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=2> 	 	 	 	<BR><BR> 	<B> 	<P><A HREF="sommaire.html">SOMMAIRE</A> 	 	<P><A HREF="rubrique10.html">CHANTIERS<BR>[MONUMENTS VUS D'EN BAS]<BR></A> 	 	 	<P><A HREF="rubrique86.html">20. &Eacute;LECTIONS&nbsp;: D&Eacute;TOURS DE SCRUTIN</A> 	 	 	</B> 	 	<TABLE WIDTH=250 CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> 	<TR><TD WIDTH=20>&nbsp;</TD> 	<TD> 	<font face="Arial,Helvetica" SIZE=1> 	 		- <A HREF="article336.html">Editorial</A><BR> 	 		- <A HREF="article338.html">Un moment constituant</A><BR> 	 		- <A HREF="article386.html">Classes populaires, parti populiste&nbsp;? Avant-propos</A><BR> 	 		- <A HREF="article340.html">tre contre&nbsp;:  propos de la condition ouvrire (entretien avec Stphane Beaud et Frdrique Matonti)</A><BR> 	 		- <A HREF="article344.html">Le &nbsp;vote Le Pen&nbsp;&nbsp;: la faute au populaire&nbsp;?</A><BR> 	 		- <A HREF="article388.html">3/ gauche&nbsp;: combien de divisions&nbsp;? avant propos</A><BR> 	 		- <A HREF="article345.html">la vie  tous les tages -  propos du peuple et des minorits</A><BR> 	 		- <A HREF="article349.html">les divisions de la gauche mouvemente</A><BR> 	 		- <A HREF="article350.html">4/  l'italienne - introduction</A><BR> 	 		- <A HREF="article352.html">une histoire italienne</A><BR> 	 		- <A HREF="article354.html">rifondare&nbsp;?</A><BR> 	 	</font> 	</TD></TR> 	</TABLE> 	 	</font>	 	 </TD> </TABLE>            <P> <BR><BR> <img src="IMG2/logo-bas.gif" alt="email" width="731" height="26" border="0" usemap="#map_bas">  <map name="map_bas">   <area shape="rect" coords="694,6,730,24" href="mailto:vacarme@lalune.org">   <area shape="rect" coords="630,5,687,23" href="rubrique40.html"> </map>  </CENTER> </BODY> </HTML> 
