<HTML><head><title>Historia R&eacute;f&eacute;rentiel</title> <script language='JavaScript'><!-- // Ouverture d'une popup function popup(URL,nom,option){ 	window.open(URL,nom,option+",copyhistory=no,screenX=0 screenY=0,top=0 left=0") } // END //--></script> </head><BODY BGCOLOR=white TOPMARGIN=0 LEFTMARGIN=0 MARGINWIDTH=0 MARGINHEIGHT=0 link=#000000 vlink=#000000 alink=#990000><TABLE BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH=780><MAP NAME="barre"> 	<AREA SHAPE="RECT" COORDS="0,0,185,17" HREF="/service/plan.html"> 	<AREA SHAPE="RECT" COORDS="185,0,385,17" HREF="mailto:mlebas@tallandier.fr "> 	<AREA SHAPE="RECT" COORDS="385,0,584,17" HREF="http://www.lepoint.fr"> </MAP> <TR valign=top> 	<TD BGCOLOR=#CC6600 WIDTH=196 ALIGN=center><A HREF=/><IMG SRC=/images/LogoHistoria.gif WIDTH=195 HEIGHT=76 BORDER=0></A></TD> 	<TD COLSPAN=4 BGCOLOR=#CC6600> 		<TABLE BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH=100%> 		<TR> 			<TD BGCOLOR=#CC6600> 				<CENTER><a href="/special/redirect.php3?url=http%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr"><IMG 				SRC=http://www.lepoint.fr/static/images/autopromo/promo_point_shist.gif WIDTH=468 HEIGHT=60 border=0></a></CENTER> 			</TD> 		</TR> 		<TR> 			<TD BGCOLOR=#CC6600> 				<IMG SRC=/images/barre/menu_haut.gif WIDTH=585 HEIGHT=21 usemap=#barre border=0> 			</TD> 		</TR> 		</TABLE> 	</TD> </TR> <TR valign=top> 	<TD BGCOLOR=#CC6600 WIDTH=196><IMG SRC=/images/spacer.gif WIDTH=194 HEIGHT=1></TD> 	<TD COLSPAN=3 BGCOLOR=#FFFFFF VALIGN=bottom align=left><IMG SRC=/images/suivant.gif	HEIGHT=37></td> 	<td width=140 align=right><IMG SRC=/images/barre/around.gif WIDTH=140 HEIGHT=37></TD></TR> <TR valign=top><TD WIDTH=196 BGCOLOR=#CC6600><FORM action=/mail/abonne.php3 method=post><TABLE BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 width=100%><tr valign=top><td align=left width=100%><a href=/service/historia.html><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/historia_of.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></a><BR><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_1.gif WIDTH=193 HEIGHT=17><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><A HREF=/sommaire.php3><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/sommaire_on.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><A HREF=/sommaire.php3><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_3_of.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><A HREF=/somm_them.php3><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_4_of.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><A HREF=/somm_ref.php3><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_5_on.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><A HREF=/article.php3><IMG BORDER=0 WIDTH=193 HEIGHT=17 SRC=/images/barre/article_of.gif></A><BR><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_6.gif WIDTH=193 HEIGHT=30><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><A HREF=/boutique.php3><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/boutik_of.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_13.gif WIDTH=193 HEIGHT=45><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><A HREF=/abonnement.php3><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/abonne_of.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_14.gif WIDTH=193 HEIGHT=30><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><A HREF=/service/annonces.html><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/annonce_of.gif WIDTH=193 HEIGHT=17></A><BR><IMG BORDER=0 SRC=/images/barre/TX_15.gif WIDTH=193 HEIGHT=30><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=8><BR><center><font size=1 color=black face=Helvetica,Arial>Powered by Ratio.Media&#153;,<br>a <A HREF="http://www.rosebud.fr"><font size=1 color=black face=Helvetica,Arial>Rosebud Technologies Solution</font></a></font></center></td></tr></table></form></TD><TD WIDTH=10><IMG SRC=/images/spacer.gif WIDTH=10 HEIGHT=1></TD><TD VALIGN=top WIDTH=424><IMG SRC=/images/spacer.gif WIDTH=424 HEIGHT=10><BR><FONT FACE=Helvetica,Arial SIZE=5><B>Traditions</B></FONT><br><IMG SRC=/images/ligne.gif WIDTH=390 HEIGHT=2><br><IMG SRC=/images/spacer.gif HEIGHT=5><BR> <TABLE bgcolor="#ffffff" WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"> <tr> <td height="154" width="92%" valign="top"> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"> <b> <font size="6" color="#990000" face="Arial, Helvetica, sans-serif"> <TITRE> Colporteurs, les routards du n&eacute;goce</TITRE> </font> </b> <BR>  <BR>  <B> <I> <font size="3"> <CHAPEAU> Depuis le XIIIe si&egrave;cle, ces camelots &agrave; la verve joyeuse sillonnent les routes leur bazar sur le dos. Jusqu'&agrave; ce que, dans les villages, la prosp&eacute;rit&eacute; du commerce de d&eacute;tail fasse taire leur faconde au lendemain de la Premi&egrave;re Guerre mondiale.</CHAPEAU> </font> </I> </B> <BR>  <BR>  <font SIZE="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000">  	Par <B> <AUTEUR> Janine Trotereau</AUTEUR> </B> </font> <BR>  <BR>  </font> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"> <TEXTE> <font SIZE="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000"> <P> Dans la m&eacute;moire populaire, le colporteur est cet homme charg&eacute; d'une hotte, sillonnant les campagnes fran&ccedil;aises, jusqu'&agrave; l'entre-deux-guerres. Un homme sans grande richesse, souvent &agrave; la limite du vagabondage, redout&eacute; par les commerces bien &eacute;tablis en ville et surtout dans les villages. Il est per&ccedil;u comme un concurrent sans foi ni loi que les autorit&eacute;s se mettent &agrave; &eacute;troitement surveiller.</P> <P> Une cloche ou un petit instrument de musique annoncent l'arriv&eacute;e du camelot.</P> <P> Dans <I> Histoire d'un conscrit de 1813</I> , on en trouve une description assez fid&egrave;le sous la plume d'Erckmann-Chatrian : &laquo; [...] avec sa grande hotte, son bonnet de loutre, ses gants de laine et son b&acirc;ton &agrave; pointe de fer. La lanterne pendue &agrave; la bretelle de la hotte &eacute;clairait sa figure avin&eacute;e, son menton h&eacute;riss&eacute; de poils jaunes et son gros nez en forme d'&eacute;teignoir. &raquo; Les t&eacute;moignages &eacute;voquent toujours cette immense hotte, plut&ocirc;t une grosse caisse &agrave; tiroirs, en bois, port&eacute;e sur le dos, cette solide canne ferr&eacute;e pour se d&eacute;fendre en cas de besoin et, souvent, une cloche ou un petit instrument de musique pour annoncer son arriv&eacute;e en vue du village. Certains voyagent seuls, d'autres accompagn&eacute;s d'un chien ou d'un &acirc;ne portant leurs marchandises ou tirant une carriole. Leur venue est toujours un moment fort qui rompt avec la monotonie des jours. Et, surtout, ils exposent aux yeux &eacute;blouis des femmes et des enfants impatients les nouveaut&eacute;s de la ville, les menus jouets et autres brimborions manufactur&eacute;s, les brochures, images et chansons imprim&eacute;es.</P> <P> Et s'ils finissent par dispara&icirc;tre, c'est &agrave; cause des tracasseries et, surtout, de la prosp&eacute;rit&eacute; du commerce de d&eacute;tail qui s'enracine dans les villages.</P> <P> Ce serait une erreur de rattacher cette figure truculente au XIXe si&egrave;cle, comme ont essay&eacute; de nous le faire croire les premiers folkloristes. En r&eacute;alit&eacute;, le marchand ambulant est d&eacute;j&agrave; un rouage essentiel du commerce m&eacute;di&eacute;val. Il semble que, d&egrave;s cette &eacute;poque, en Europe occidentale, le colportage ait surtout &eacute;t&eacute; le fait de montagnards soucieux de relier leurs r&eacute;gions enclav&eacute;es et pauvres aux plus riches contr&eacute;es des vall&eacute;es et des plaines. C'est au XIIIe si&egrave;cle surtout que le ph&eacute;nom&egrave;ne se d&eacute;veloppe. L'&eacute;conomie est alors en pleine expansion. Dans le domaine de l'&eacute;levage, les montagnards se transforment en transhumants, descendant vers les plaines &agrave; la mauvaise saison pour gagner de nouvelles p&acirc;tures. Par l&agrave; m&ecirc;me, ils c&ocirc;toient un autre monde et d&eacute;couvrent les foires qui s'&eacute;tablissent le plus souvent &agrave; la jonction des routes. Ils commencent vraisemblablement par y vendre le cuir et la laine de leurs b&ecirc;tes pour un march&eacute; de l'&eacute;toffe qui prend de l'ampleur.</P> <P> Avec le temps apparaissent de v&eacute;ritables dynasties villageoises de marchands ambulants</P> <P> L'arc alpin est tout particuli&egrave;rement concern&eacute;, notamment la Savoie, le Tyrol et le Vorarlberg sans oublier les Pyr&eacute;n&eacute;es. En Grande-Bretagne, l'Ecosse devient &eacute;galement la patrie de nombre de ces marchands, pi&egrave;ces ma&icirc;tresses du commerce avec la Pologne et le Danemark, notamment tout au long des XVIe et XVIIe si&egrave;cles.</P> <P> Il se forme alors dans ces r&eacute;gions de v&eacute;ritables dynasties de colporteurs. Elles sont d'ailleurs autant familiales que villageoises, avec une organisation &eacute;conomique tr&egrave;s sp&eacute;cifique. Il s'agit g&eacute;n&eacute;ralement d'une association donnant lieu &agrave; contrat, avec mise en commun des fonds au sein d'un m&ecirc;me village, entre gens issus de la m&ecirc;me parent&egrave;le. La plupart des contractants mettent en jeu l'essentiel de leur patrimoine pour la dur&eacute;e de l'entente qui peut s'&eacute;tendre sur un ou plusieurs hivers. Ces fonds personnels sont gel&eacute;s jusqu'&agrave; la fin du contrat afin, par exemple, qu'une mort subite ne mette l'ensemble en danger par le jeu des h&eacute;ritages. Il s'agit d'un v&eacute;ritable syst&egrave;me bancaire, garanti par l'appartenance au village. Aucun migrant ne peut laisser de dettes ou dispara&icirc;tre avec les recettes. Ses biens, demeur&eacute;s au pays, lui servent de caution. Et il laisse derri&egrave;re lui femme et enfants. Au reste, l'endogamie est la r&egrave;gle ce qui renforce le dispositif et, partant, les solidarit&eacute;s.</P> <P> Les femmes interviennent peu, encore qu'elles mettent en jeu dans cette entreprise leur dot ou leur h&eacute;ritage. Lorsqu'un mariage est contract&eacute; &agrave; l'ext&eacute;rieur, c'est le plus souvent pour r&eacute;pondre &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; d'une implantation commerciale au sein d'une ville ou d'une r&eacute;gion. Ce qui permettra &agrave; certaines familles et &agrave; certains villages de quadriller une bonne partie de l'Europe, avec &eacute;tapes oblig&eacute;es chez des parents install&eacute;s &agrave; l'&eacute;tranger mais demeurant partie int&eacute;grante du syst&egrave;me.</P> <P> Vraisemblablement, le colportage d&eacute;bute d'abord de mani&egrave;re locale, puis r&eacute;gionale. Avec l'augmentation de l'aisance, le champ d'activit&eacute;s s'&eacute;largit, tant en ce qui concerne les marchandises propos&eacute;es que l'aire g&eacute;ographique des d&eacute;placements. Puis de nouveaux financements et de nouvelles relations permettent &agrave; certains de s'implanter en ville comme marchands de rue, ou mieux, apr&egrave;s avoir obtenu un droit de bourgeoisie, de s'installer dans une &eacute;choppe. La ville devient &agrave; son tour le point de d&eacute;part d'une nouvelle r&eacute;partition du colportage, distribuant et stockant les denr&eacute;es &agrave; &eacute;couler tout alentour. Lyon tient souvent ce r&ocirc;le pour des familles de colporteurs, ainsi que Venise, Fribourg, Strasbourg, Dantzig ou G&ouml;teborg. Il est alors possible de prendre une part dans un bateau marchand, et d'&eacute;tendre le r&eacute;seau de distribution au-del&agrave; des mers. </P> <P> Au XVIIe si&egrave;cle, l'imagerie imprim&eacute;e prend place dans les fournitures de colportage aux c&ocirc;t&eacute;s des &eacute;pingles, &eacute;pices, &eacute;toffes, galons, rubans, bas, lacets, bijoux, pi&egrave;ces de v&ecirc;tements, graines, couteaux, articles de quincaillerie et de m&eacute;nage, plumes, chapelets, tabac... A cette m&ecirc;me p&eacute;riode, la litt&eacute;rature populaire fait un grand progr&egrave;s avec la publication de brochures bon march&eacute;, romans de chevalerie, farces et almanachs o&ugrave; l'astrologie a toute sa place.</P> <P> Mais c'est au XVIIIe si&egrave;cle que le colportage d'imprim&eacute;s va conna&icirc;tre une formidable expansion. Avec l'exil des protestants fuyant le royaume &agrave; la suite de la r&eacute;vocation de l'&eacute;dit de Nantes, une part de l'&eacute;lite marchande s'installe &agrave; l'&eacute;tranger - c'est notamment le cas dans le Brian&ccedil;onnais et le Queyras. L'essor des grandes compagnies maritimes met un frein aux migrations de colporteurs en pays lointains. Le n&eacute;goce s'internationalise d&eacute;finitivement en changeant de mains. La R&eacute;volution fran&ccedil;aise et les guerres napol&eacute;oniennes ach&egrave;vent ce que les guerres de Louis XIV ont commenc&eacute; en mati&egrave;re de dislocation des r&eacute;seaux de colportage transfrontalier. Ces r&eacute;seaux, morcel&eacute;s, doivent se resserrer et se relocaliser pour survivre, devenant nationaux par la force des choses.</P> <P> Les imprimeurs toutefois ne tardent pas &agrave; profiter de l'aubaine, rempla&ccedil;ant les livres religieux par ceux de la Biblioth&egrave;que bleue de Troyes notamment, puis de Rouen. C'est par ce canal peu banal que les textes s&eacute;ditieux, en fait les &eacute;crits des philosophes des Lumi&egrave;res, s'introduisent jusque dans les int&eacute;rieurs les plus modestes, parfois broch&eacute;s sous une couverture au titre bien-pensant. <I> L'Esprit des Lois</I>  dans la hotte du colporteur catholique du Cotentin, du Tessin ou, surtout, du Brian&ccedil;onnais...</P> <P> Il faut savoir lire, &eacute;crire, compter et parler toutes sortes d'idiomes inconnus.</P> <P> La migration saisonni&egrave;re des populations montagnardes entra&icirc;ne une alphab&eacute;tisation que l'on ne conna&icirc;t pas en plaine. Il faut savoir lire, &eacute;crire et compter pour faire du commerce, et apprendre l'usage d'idiomes inconnus. Les villages de colporteurs sont donc particuli&egrave;rement instruits en comparaison de ceux de bien d'autres r&eacute;gions. C'est ainsi qu'au cours du XIXe si&egrave;cle, des montagnards descendront dans les basses vall&eacute;es pour devenir instituteurs pour les enfants et les adultes des plaines. Ce sera le cas des jeunes du Queyras, du Brian&ccedil;onnais et du Gapen&ccedil;ais (en France), des hautes vall&eacute;es des Grisons (en Suisse) et du Pi&eacute;mont (en Italie). Signe particulier : une, deux ou trois plumes &agrave; leur chapeau indiquent l'&eacute;tendue de leur savoir, une sorte de CV bien utile lors des v&eacute;ritables lou&eacute;es d'instituteurs.</P> <P> Les Uissans - les habitants de l'Oisans - se sp&eacute;cialisent &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, dans la vente de semences, de graines, de bulbes, voire de boutures de v&eacute;g&eacute;taux. A l'origine, il &eacute;tait question de plantes de montagne, lis, martagon ou edelweiss. Mais avec le succ&egrave;s, ils se mettent &agrave; s'approvisionner chez les grossistes d'Angers. Pour vanter la qualit&eacute; de leur marchandise et faire conna&icirc;tre le devenir de la plante qu'ils vendent, ils &eacute;laborent, au pochoir, des planches colori&eacute;es, parfois de leur propre main, repr&eacute;sentant les futurs fleurs et fruits. D'autres sont le fait de dessinateurs et coloristes professionnels. Mais la plupart de ces repr&eacute;sentations, fort belles, n'ont qu'une lointaine ressemblance avec leur mod&egrave;le. Ces intr&eacute;pides porteballes, les fleuristes comme on les appelle alors, quittent leur village pour courir aux confins de l'Europe, de Moscou &agrave; Saint-P&eacute;tersbourg, du Caire &agrave; la Chine et m&ecirc;me au Japon, et jusqu'en Am&eacute;rique latine.</P> <P> L'industrialisation et la Premi&egrave;re Guerre mondiale mettront un terme d&eacute;finitif &agrave; cette longue histoire du marchand ambulant, encore que l'on ait pu voir, en France, les derniers colporteurs errer dans les campagnes au cours de l'entre-deux-guerres. Leurs h&eacute;ritiers sont les voyageurs de commerce et les commer&ccedil;ants motoris&eacute;s qui, de nos jours, passent de village en village vendre leurs marchandises depuis que, les uns apr&egrave;s les autres, les petits commerces locaux ferment peu &agrave; peu leurs portes.</P> </font> </TEXTE> <BR>  </font> <I> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"> </font> </I> <TABLE BORDER="1" CELLPADDING="2" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD bgcolor="#FFFFCC" WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="4" color="#990000"> <B> <ENCTITRE> Des &quot;hommes-vitrines&quot;</ENCTITRE> <BR>  </B> </font> </TD> </TR> </TABLE> <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="3" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"> <ENCTEXTE> Petite apothicairerie sur la t&ecirc;te, imagerie vari&eacute;e, calendriers, cartes g&eacute;ographiques, babioles en tout genre. Des marchandises pittoresques vendues &agrave; la cri&eacute;e et &agrave; bout de bras.</ENCTEXTE> <BR>  </font> </TD> </TR> </TABLE> <BR>  <TABLE BORDER="1" CELLPADDING="2" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD bgcolor="#FFFFCC" WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="4" color="#990000"> <B> <ENCTITRE> Sur les chemins de Saint-Jacques</ENCTITRE> <BR>  </B> </font> </TD> </TR> </TABLE> <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="3" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"> <ENCTEXTE> Des montagnes cantaliennes, on partait &laquo; au chaudron &raquo; vendre les productions des batteurs de cuivre d'Aurillac, franchissant les Pyr&eacute;n&eacute;es vers l'Espagne en reprenant les vieux chemins de Saint-Jacques. Mais ces marchands ambulants allaient aussi vendre bassinoires, pichets, louches et bouilloires partout en France, remontant vers le Nord pour la Lorraine et l'Allemagne, ou pour les Pays-Bas, joignant aussi l'Italie vers le Sud. Ces &laquo; jagots &raquo;, comme on les appelait alors, avertissaient les villageois de leur arriv&eacute;e en soufflant dans des fl&ucirc;tes en cuivre, leur v&eacute;ritable signe de reconnaissance.</ENCTEXTE> <BR>  </font> </TD> </TR> </TABLE> <BR>  <TABLE BORDER="1" CELLPADDING="2" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD bgcolor="#FFFFCC" WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="4" color="#990000"> <B> <ENCTITRE> Le galant colporteur</ENCTITRE> <BR>  </B> </font> </TD> </TR> </TABLE> <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="3" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"> <ENCTEXTE> Marchand ambulant &agrave; l'allure &eacute;l&eacute;gante vers lequel les jeunes coquettes des villages se pressent &agrave; la recherche de rubans, d'&eacute;toffes, de bas, de bijoux...</ENCTEXTE> <BR>  </font> </TD> </TR> </TABLE> <BR>  <TABLE BORDER="1" CELLPADDING="2" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD bgcolor="#FFFFCC" WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="4" color="#990000"> <B> <ENCTITRE> Vendeurs multicartes</ENCTITRE> <BR>  </B> </font> </TD> </TR> </TABLE> <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="3" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"> <ENCTEXTE> La Renaissance a bien connu les colporteurs. Rabelais les nomme bisouars et porte-balles dans son <I> Gargantua</I>  : &laquo; Un (dictes-vous) livre trepelu, qui se vend par les bisouars et porte-balles, au titre : <I> le Blason des couleurs. </I> &raquo; Ce bisouar rabelaisien est l'anc&ecirc;tre des bisouards dauphinois du XIXe si&egrave;cle, dont Mistral affirmait qu'ils &eacute;taient particuli&egrave;rement rus&eacute;s et qui, descendant de leurs Alpes natales, gagnaient jusqu'&agrave; la pointe sud de l'Espagne ou de l'Italie. Ils vendaient des simples, de la bijouterie, des objets de bois et remontaient au pays, charg&eacute;s de denr&eacute;es m&eacute;diterran&eacute;ennes, de mules qu'ils revendaient en route. A la m&ecirc;me &eacute;poque, ceux de Franche-Comt&eacute; diffusaient la lunetterie de Morez, les objets tourn&eacute;s de Moirans, les peignes d'Oyonnax, les pipes de Saint-Claude, la boissellerie de Bois-d'Amont. Ils furent les meilleurs diffuseurs des produits de leur r&eacute;gion.</ENCTEXTE> <BR>  </font> </TD> </TR> </TABLE> <BR>  <TABLE BORDER="1" CELLPADDING="2" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD bgcolor="#FFFFCC" WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="4" color="#990000"> <B> <ENCTITRE> P&eacute;r&eacute;grinations motoris&eacute;es</ENCTITRE> <BR>  </B> </font> </TD> </TR> </TABLE> <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="3" CELLSPACING="0" width="100%" bgcolor="#eeeeee"> <TR> <TD WIDTH="100%"> <font face="verdana,Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"> <ENCTEXTE> Apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre mondiale, l'activit&eacute; s'essouffle mais se modernise. La camionnette remplace la carriole. Femmes et enfants sont toujours au rendez-vous.</ENCTEXTE> <BR>  </font> </TD> </TR> </TABLE> <BR>  <blockquote> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"> </font> </blockquote> <TABLE BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"> <TR> <TD> </TD> </TR> <TR> <TD> <I> </I> </TD> </TR> </TABLE> <BR>  <font size="SMALL" color="#FFFFFF">  <SOURCE> Les r&eacute;f&eacute;rentiels d'Historia</SOURCE>  -</font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF"> <DATE> 01/03/2003 -  	</DATE> </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF"> N&deg; <PRIX> <NUMERO> 082</NUMERO> </PRIX>  - </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF"> Rubrique <RUBRIQUE> Traditions</RUBRIQUE>  - </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF">  P <PAGE> <FOLIO> 88</FOLIO> </PAGE>  - </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF"> <NBMOTS> 1824</NBMOTS> </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF">  mots </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF">  - </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF"> Dossier :<DOSSIER> </DOSSIER> </font> <font size="SMALL" color="#FFFFFF"> <AUTEUR> Janine Trotereau</AUTEUR> </font> </td> </tr> </TABLE>  </td><TD WIDTH=10><IMG SRC=/images/spacer.gif WIDTH=10 HEIGHT=1></TD><TD VALIGN="top" WIDTH="140" ALIGN="left" bgcolor="#FFCC99"> <script language="JavaScript1.2"> 	<!-- 	function garantie() 		{ 			window.open('/special/garantie.html','','height=350,width=400') 		}	 	 	function catalogue() 		{ 			window.open('/special/formulaire.html','','height=450,width=650') 		} 	//--> </script>  <table border=0 cellpadding=0 cellspacing=0 width=140> <td><br> <FONT SIZE=3 COLOR=990000 face=Helvetica,Arial><b>Traditions</b></FONT><br>- <FONT SIZE=2 COLOR=black face=Helvetica,Arial>Colporteurs, les routards du n&eacute;goce</font><BR>&nbsp;</td> </table> </TD> </TR></TABLE></BODY></HTML> 
